Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3626
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3626, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 7 Tamouz. Entre temps, vous avez sûrement vous-même déjà reçu la mienne.
Vous exprimez votre reconnaissance pour l’invitation(2). Néanmoins, vous devez connaître cette très ancienne explication(3), selon laquelle, lorsque deux Juifs se rencontrent d’une manière conforme à la Torah, il doit, à n’en pas douter, en découler du bien pour l’un et pour l’autre. Pour autant, il convient, en outre, de faire en sorte qu’il en résulte du bien également pour un troisième Juif, même si celui-ci n’a pas assisté à cette rencontre.
Combien plus en est-il ainsi quand il s’agit de renforcer l’action de diffusion de la lumière juive et ‘hassidique, dans son entourage et, a fortiori, parmi ses proches. Puisse Dieu faire que cela soit ma récompense et également la vôtre(4).
Je suis satisfait que vous ayez transmis mes salutations aux membres de votre famille, comme vous le précisez dans votre lettre. A ce propos, je vous joins une copie de l’une de mes lettres, adressées à l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. Son contenu concerne toutes les femmes juives. J’ai donc bon espoir que votre épouse saisira l’occasion, au moment qui convient, pour le transmettre à toutes celles qu’elle connaît, qu’elles appartiennent déjà aux femmes ‘Habad ou non. En effet, elles sont bien, en tout état de cause, les descendantes de nos mères, Sarah, Rivka, Ra’hel et Léa.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération(5),
Notes
(1) Le Rav C.Perrin. Voir, à son sujet, la lettre n°2421. (2) Vraisemblablement à rencontrer le Rabbi (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3159. (4) Que cette diffusion soit une réalité. (5) Du précédent Rabbi, le 12 Tamouz.
Lettre n°3627
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3627, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 4 Tamouz, dans laquelle vous me décrivez votre état de santé physique. Il serait peut-être bon de souligner à votre médecin qu’en pareil cas, certains se servent d’un nouveau médicament, qui est appelé hydrocortisone. Mais, bien évidemment, chaque cas est particulier et il lui appartient de déterminer s’il s’agit, en l’occurrence, du traitement approprié.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une prompte et complète guérison.
Le matériel est lié au spirituel et, en pareil cas, il faut multiplier les paroles de Mitsva, c’est-à-dire les mots de la Torah et de la prière. Il faut, tout particulièrement, éviter les paroles interdites, y compris celles qui sont repoussantes, même permises, en fonction des différentes catégories qui sont définies dans le commentaire de la Michna du Rambam, au traité Avot, fin du chapitre 1.
Le mérite qu'apporte le fait de se consacrer, avec les autres jeunes gens de ‘Habad, à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux vous protégera et vous permettra de donner prochainement de bonnes nouvelles, de tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3628
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3628, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Tamouz, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose une jeune fille en mariage.
Il s’agit effectivement d’une bonne proposition.
Vous m’écrivez également que celle-ci a un frère, plus âgé qu’elle. Il faut donc qu’elle lui demande pardon, en présence de trois Juifs et qu’il déclare lui pardonner de tout son cœur. De plus, vous-même, la jeune fille et ses parents, vous donnerez un certain montant, afin de participer aux dépenses du mariage de ce frère, lorsqu’il se déroulera, en un moment bon et fructueux.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. Je suis surpris que vous ne disiez rien de vos réalisations positives, dans le domaine de ‘Habad, dans le cadre des jeunes de l’association ‘Habad.
Lettre n°3629
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3629, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 8 Tamouz , avec les notes qu’elle contenait. Celles-ci seront lues, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous me parlez de vos interventions auprès de la famille de ce jeune homme et j’en suis satisfait. Il vous semble, pour l’heure, n’avoir obtenu aucun résultat. Vous ne devez cependant pas en être découragé, ce qu’à Dieu ne plaise. Il est établi qu’un effort n’est jamais vain. Bien plus, celui-ci est hautement utile et il apporte de nombreux résultats. Mais, parfois, cela prend un peu plus longtemps.
Vous savez ce que disent les Avot de Rabbi Nathan, au chapitre 6, commentant l’affirmation selon laquelle “ l’eau a pu dissoudre les pierres ”. En effet, celle-ci s’écoule, goutte à goutte, et, au final, elle marque de son empreinte, même la pierre matérielle.
Combien plus en est-il ainsi pour le cœur de pierre de chaque Juif et de chaque Juive. Car, cette expression a uniquement un sens figuré. Il ne s’agit pas, à proprement parler, de pierre, pas même au sens moral. En effet, la ‘Hassidout explique que, profondément, chacun, chacune est bon, désire mettre en pratique les Injonctions divines.
Nos Sages constatent que “ toutes les jeunes filles juives sont belles, mais la pauvreté les enlaidit ”. Or, “ il n’est de pauvre que par la connaissance ”. Dieu vous accordera la réussite et votre effort sera bientôt récompensé.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête de la libération,
N. B. : Je vous joins un fascicule, qui présente la suite de la description de l’emprisonnement. Il est édité à l’occasion de la fête de la libération des 12 et 13 Tamouz, qui approche. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition de tous. Ainsi, le mérite public dépend de vous.
Lettre n°3630
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3630, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, est empli
d’empressement, multiplie les accomplissements
positifs, le Rav Chimchon Raphaël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Les jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, commémorent sa délivrance de la prison dans laquelle il fut enfermé pour le don qu’il fit de sa propre personne, afin de renforcer la Torah et les Mitsvot.
A l’époque, ce fut une immense victoire, emportée sur les forces qui s’opposaient à Dieu et à Sa Torah. Mais, un enseignement clair en découle également pour les années et les générations suivantes. Car, la Torah dirige l’existence, même si la logique des hommes est incapable de le comprendre.
A l’occasion de ces jours de la libération, nous avons coutume d’éditer un livre ou un fascicule traitant de l’actualité et comportant des propos d’encouragement.
Vous trouverez ci-joint la brochure qui a été publiée, pour cette année. Il s’agit d’une partie d’une note de mon beau-père, le Rabbi, à propos de son emprisonnement et on y trouve aussi, à titre d’additif, des propos du chef d’Israël, développant l’idée que chaque Juif, chaque Juive est pleinement libre, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Seul Dieu se trouve au dessus de lui.
S’il est nécessaire de se rappeler de tout cela, d’être encouragé, d’observer les non-Juifs(2) et leurs décisions en se disant qu’ils n’ont pas le libre arbitre, ne sont que “ la cognée dans la main du bûcheron ”, combien plus est-ce le cas pour les Juifs, qui doivent avoir conscience de posséder le libre arbitre, ainsi qu’il est dit : “ Vois, J’ai placé devant toi aujourd’hui, la vie et le bien…(3) et tu choisiras la vie ”. Lorsque le Saint béni soit-Il formule une requête, Il accorde Son aide pour la mettre en pratique. En l’occurrence, Il demande : “ Tu choisiras la vie ”, ce qui souligne, tout à la fois, l’importance de la vie et la possibilité du choix.
J’espère que vous vous servirez de ce qui est dit dans ce fascicule pour votre propre service de Dieu. Malgré l’avancement, la lumière accrue que l’on peut observer en cet endroit, certains domaines doivent encore être améliorés, ce qui est possible, pour une large part, en prenant conscience de la vérité précédemment énoncée. En effet, il y a bien là un exil, une occultation, un voile, qui induit en erreur et fait passer l'obscurité pour de la lumière.
Il est surprenant que ce soit précisément notre génération, celle du talon du Machia’h, de laquelle il est dit que “ de nombreux éléments connaîtront l’élévation et seront clarifiés ”, selon l’expression de nos Sages, qui doit être entièrement méritante ou entièrement coupable, en ces derniers jours d’un exil particulièrement sombre.
Or, c’est en cette époque que les frontières sont moins clairement tracées, que la confusion règne. L’habileté du mauvais penchant(4) conduit, au final, à prendre le mal pour du bien et le bien pour du mal. En conséquence, l’obscurité devient de la lumière et la lumière, de l’obscurité, y compris par l’intellect et dans le raisonnement. L’amer devient doux et le doux est amer, pour ce qui est des sentiments et de l’action.
Plusieurs de ceux qui appartiennent à ce peuple se trompent, les uns par crainte, les autres par manque de connaissance ou de réflexion. Et, il en est de même pour leur disciples, qui ressentent également tout cela.
Puisse Dieu faire, pour Son propre bien, que chacun, au sein de tout Israël, soit aspergé, d’eau pure, de “ l’eau de la connaissance pure ”, jusqu’à ce que “ Tous Le connaissent, du plus petit au plus grand ”, par le cerveau et par le cœur. Et, cette connaissance conduit à la pratique des Mitsvot, “ dans ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir ”.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, telle qu'elle vient d’être définie,
N. B. : Je vous remercie d’avoir pris la peine de m’adresser la brochure présentant le compte rendu annuel d’activité du “ Jeune d’Israël ”.
Notes
(1) Le Rav C.R. Weiss. Voir, à son sujet, la lettre n°2186. (2) Voir la lettre n°3650. (3) La mort et le mal. (4) Consistant à agir de manière progressive.
Lettre n°3631
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3631, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Tamouz, dans laquelle vous me demandez quand vous devez vous rendre en France(1).
En été, l'organisation de la Yechiva, là-bas, subit plusieurs modifications. Il n'est donc pas souhaitable d'y arriver précisément lorsque l'on s'écarte de l'habitude. En conséquence, il est préférable de repousser ce voyage jusqu'à la fin de l'été ou le début de l'hiver.
Bien évidemment, ce voyage sera profitable dans la mesure où vous prenez la ferme décision d'adopter l'organisation de la Yechiva. Or, il n'est pas aisé de modifier son comportement, en une seule fois, d'un extrême à l'autre. De ce point de vue, il est utile que le voyage soit retardé, car, pendant ces mois, vous pourrez vous adapter, peu à peu, à une telle organisation(2).
Pour cela, vous deviendrez, en attendant, un élève de la Yechiva Tom'heï Temimim de Montréal(3). Vous ne vous contenterez d'adopter l'organisation de cette Yechiva qui, vraisemblablement, doit aussi être modifiée en été. En fait, vous vous efforcerez également de respecter l'emploi du temps en vigueur tout au long de l'année.
Vous étudierez la Torah avec ardeur et enthousiasme. Vous adopterez, par la parole et par l'action, l'attitude qui convient à un élève de la Yechiva Tom'heï Temimim. Et, Dieu fera que vous puissiez donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Notes
(1) Afin de poursuivre des études à la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. (2) Dont les horaires doivent être scrupuleusement respectés. (3) Où réside, vraisemblablement, le destinataire de cette lettre.
Lettre n°3632
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3632, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Nous venons de vivre les jours de la libération, les 12 et 13 Tamouz. Il est donc sans doute inutile de vous préciser que l'enthousiasme inhérent à ces dates doit être conservé, tout au long de l'année. Et, il est tout aussi superflu de dire ce qui doit en découler. En effet, il s'agit, en l'occurrence, de la libération de mon beau-père, le Rabbi. L'émotion et l'effet qu'elle exerce doivent donc être conformes à sa volonté et à ses enseignements.
Ceci permet d'apporter une réponse à l'objection que vous soulevez, dans votre lettre du 12 Iyar. Vous avez adopté un principe selon lequel pour mon nom, Dieu sera honoré(1). Et, pour qu'il n'y ait aucun doute sur vos intentions, vous soulignez, d'un trait, l'un de ces mots(2).
Une telle attitude n'est pas conforme à ce qui a été dit auparavant. En conséquence, après le 13 Tamouz de cette année, vous changerez de position. En effet, une telle médication est indispensable aux 'Hassidim. Si ce n'était pas le cas et si vous observiez Qui prononce les mots du verset: Pour Mon Nom, Dieu sera honoré(3), vous n'auriez pas eu la même attitude, même sans cette médication.
En réalité, de quoi s'agit-il et qui est ici concerné? Mi'haël, l'ange le plus grand, celui qui consigne, par écrit, les mérites d'Israël et qui souhaite que l'on agisse de manière désintéressée et non pour mon nom. En pareil cas, il peut inscrire un mérite beaucoup plus important, non seulement quantitativement, mais aussi qualitativement.
En revanche, lorsque j'écris aux 'Hassidim de Terre Sainte, ou bien dans mes lettres adressées à tous, je fais allusion à des actions et non à des personnes. Bien évidemment, celles-ci doivent être concrètement réalisées et si telle personne fait intervenir, en la matière, un intérêt personnel, la recherche d'une récompense dans ce monde, dans l'autre monde, ou bien les deux à la fois, il est clair que je ne m'en offusquerai pas.
Néanmoins, si l'on m'interroge, afin d'obtenir une réponse et d'agir en conséquence, je me demanderai alors s'il y a lieu de préférer celui qui agit pour mon nom ou bien celui qui le fait pour le nom de Loubavitch, en général, ce qui peut, du reste, prendre différentes formes. Ainsi, on peut, par exemple, agir pour le bien des 'Hassidim.
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre considère qu'il est tenu de mettre en pratique un enseignement du Rabbi, uniquement lorsque celui-ci lui est personnellement adressé. (2) Vraisemblablement mon nom. (3) Dieu Lui-même prononce ces mots. Dès lors, comment appliquer les termes de ce verset à sa propre personne?
Lettre n°3633
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3633, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au comité pour la construction d'un Mikwé dans le
quartier de Kiryat Elyahou, à 'Haïfa et, à sa tête, au
président, le Rav Avraham Akiva Rudner,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 26 Sivan, dans laquelle vous me parlez du second Mikwé dont vous voulez entamer la construction, dans votre ville. Vous adressez ici votre requête, car vous avez déjà été aidé, une fois, par l'association 'Habad, à Tel Aviv.
L'état de la caisse dont nous disposons ici ne nous permet pas de satisfaire de telles demandes. En effet, d'autres requêtes sont restées sans réponse, y compris dans des endroits où il n'y a pas un seul Mikwé. Or, les moyens de cette caisse sont limités et, lorsque l'on vient en aide à l'un, c'est au détriment…(1).
Néanmoins, la purification(2) est particulièrement importante et l'on sait que, grâce à elle, on hâte l'issue de cet exil amer et obscur, comme le souligne la Michna à la fin du traité Yoma. Vous consulterez les Tossafot Yom Tov, à cette même référence. Compte tenu de tout cela, je demanderai aux 'Hassidim d'apporter leur participation symbolique à ce Mikwé.
Que Dieu vous accorde la réussite, afin de renforcer la pureté et d'influencer en ce sens tout votre entourage, au sens le plus littéral et également selon ce que l'on peut en déduire, y compris de manière allusive, conformément à l'enseignement du grand maître(3), dans son Michné Torah, à la fin des lois du Mikwé. Il affirme, en effet, qu'une telle action rapproche la fin de notre présent exil. Et, que s'accomplisse la promesse selon laquelle tous Me connaîtront, du plus petit au plus grand.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) De l'autre. (2) Obtenue par l'intermédiaire du Mikwé. (3) Le Rambam.
Lettre n°3634
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3634, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its'hak Levy(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Tamouz. Je pensais que nous participerions à la même réunion 'hassidique(2), pendant les jours des 12 et 13 Tamouz, qui viennent de s'écouler.
Vous savez ce que l'on peut déduire du fait que ces jours viennent de passer, selon l'explication de la 'Hassidout. En effet, ils permettent de connaître l'avancement. Et, telle est précisément la qualité des Juifs, âmes vêtues de corps, que ne possèdent pas les anges, qualifiés de stagnants, d'immobiles(3), comme l'explique le Torah Or, à la page 24b.
Il est regrettable que la construction du Mikwé soit retardée, dans votre ville. Car, qui sait? Chaque jour qui s'écoule, sans que cette construction ne soit faite, conduit à perdre ce que l'on aurait pu obtenir en l'anticipant. Or, qui peut prétendre connaître le secret des âmes?
Vous m'écrivez que le seul problème auquel vous êtes confronté est financier. Si c'est le cas, la solution doit être plus aisée. Peut-être est-il possible de contracter un prêt que l'on remboursera avec le fruit de la collecte, de sorte que ce Mikwé puisse fonctionner concrètement, au plus vite. Que Dieu vous accorde la réussite.
Je vous adresse, ci-joint, un fascicule relatant la suite de l'emprisonnement de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) De Reeding, aux Etats Unis. (2) Que le destinataire de cette lettre viendrait chez le Rabbi. (3) Ainsi qu'il est dit: Je ferai que vous avanciez parmi ceux qui sont immobiles.
Lettre n°3635
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3635, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7 Tamouz, dans laquelle vous me parlez d'un homme qui soigne d'après une conception particulière de la médecine(1). Celui-ci a connu plusieurs succès, en la matière, dont certains vous sont personnellement connus.
En pareil cas, tous les détails doivent être vérifiés. On doit, en particulier, évaluer la réussite qu'il a eue dans les autres situations. Quels sont les cas pour lesquels il a été consulté et de quelle manière a-t-il connu le succès?
Vous exposerez ensuite le fruit de vos investigations à trois amis(2) et vous suivrez leur conseil. Dieu leur suggérera l'idée juste et ils vous diront ce qui est préférable pour votre mère, à laquelle Dieu accordera longue vie.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Par les plantes. (2) Voir également, à ce sujet, la lettre n°3421.
Lettre n°3636
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3636, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Tamouz, dans laquelle vous me faites part de la situation économique, chez vous, précisant que celle-ci, de différents points de vue, compromet votre avenir.
Vous devez exposer tous les aspects de cette situation à trois de vos amis(1), dont l'un sera votre guide spirituel, celui auprès de qui vous sollicitez les conseils.
Dieu leur suggérera l'idée juste et ils vous indiqueront ce qui est bon pour vous, matériellement et spirituellement.
Vous me dites que vous conduisez l'office, à la Yechiva, pour les trois prières quotidiennes(2) et que ceci crée des dissensions entre les élèves, qui prient à ce moment(3).
Vous savez ce que dit l'Admour Hazaken, à ce sujet, dans Iguéret Ha Kodech, Kountrass A'haron, à la page 162b. Celui qui conduit l'office doit prier pendant un temps moyen, c'est-à-dire ni trop longtemps, ni trop rapidement, ce qu'à Dieu ne plaise.
Dans une Yechiva, il faut, en outre, tenir compte de son organisation, de ses horaires de prière et d'étude. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir la lettre précédente. (2) Le destinataire de cette lettre est vraisemblablement en deuil. (3) Qui contestent la cadence de cette prière.
Lettre n°3637
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3637, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous vous étonnez du contenu de la mienne. Vous faites référence à un courrier qui répondait à une interrogation de votre épouse, la Rabbanit, à laquelle Dieu accordera longue vie:
A) J'écrivais qu'il convient de faire vérifier vos Mezouzot. Cela ne veut pas dire que je suspecte qui que ce soit, ce qu'à Dieu ne plaise. Néanmoins, dans des cas similaires, surtout si l'on prend en compte l'avis de la Me'hilta sur la nécessité de vérifier les Tefillin et les Mezouzot tous les douze mois, qui est exposé par le Roch, à la fin des lois des Tefillin, bien que, selon la Hala'ha, il suffise de le faire deux fois en sept ans, j'ai écrit ce qui me semble être judicieux, c'est-à-dire qu'il faut faire vérifier ces Mezouzot maintenant.
Vous me dites que, dernièrement, ces Mezouzot étaient cachères, mais cela ne contredit pas la nécessité de les faire vérifier. En effet, la Hala'ha établit bien qu'il est une nécessité de le faire, deux fois tous les sept ans. Parfois, l'encre s'écaille, ou bien une goutte d'eau s'introduit dans le boîtier de la Mezouza.
Car, lorsque la santé est en jeu, il faut agir, même au bénéfice d'un faible doute, pour obtenir son amélioration.
B) Mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, a écrit, en son temps, à votre épouse. Il lui a formulé une promesse, une certitude absolue. Or, vous dites que vous n'en trouvez pas l'équivalent, dans ma lettre.
La raison en est très simple. Il était un chef du peuple juif, un Juste, fondement du monde. Il disposait donc de forces totalement différentes. En conséquence, conformément à l'affirmation de nos Sages selon laquelle le Juste décide et le Saint béni soit-Il entérine, il pouvait effectivement formuler une telle assurance.
C) Bien évidemment, j'ai lu personnellement la lettre de votre épouse, la Rabbanit et j'ai dicté, mot à mot, le texte de la réponse que je lui ai faite. Toutes les lettres qui me sont adressées sont ouvertes par mes soins. Votre suspicion, selon laquelle telle personne aurait agi de telle manière, est donc sans aucun fondement.
D) Nous venons de célébrer, les 12 et 13 Tamouz, jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. Que Dieu fasse donc que s'accomplissent les bénédictions qu'il a accordées à votre épouse, la Rabbanit, de la meilleure façon.
Qu'elle et vous, conceviez de tous vos enfants beaucoup de satisfaction juive, pour de longs jours et de bonnes années.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Je vous joins un fascicule qui relate la suite de l'emprisonnement de mon beau-père, le Rabbi. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous en dépend.
Lettre n°3638
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3638, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom'heï Temimim de Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez un changement du programme d'étude, à la Yechiva Tom'heï Temimim et vous envisagez d'y introduire des études profanes, pour quelques classes seulement. Je ne sais pas comment l'on peut se permettre d'envisager pareille chose.
Comment modifier le programme d'étude de Tom'heï Temimim, qui est fixé depuis de nombreuses années déjà? Bien évidemment, ceci ne concerne pas l'étude de la grammaire hébraïque, qui appartient bien au programme de la Yechiva.
Sans doute y a-t-il eu un projet particulier, dans toutes les institutions 'Habad, pour les jours de la libération. Chaque institution me dira ce qu'elle a fait, en la matière, avec le détail qui convient. Je vous en remercie d'avance.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le Secrétaire,
A. Kwint,
Lettre n°3639
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3639, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tamouz 5175,
Brooklyn,
Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Saadya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J'ai bien reçu votre lettre du 9 Tamouz. Sans doute redoublerez-vous d'ardeur pour augmenter, quantitativement, le nombre des élèves(2). Comme je vous l'ai déjà écrit(3), on peut déduire qu'il doit en être ainsi de l'affirmation de nos Sages selon laquelle mille entreprennent l'étude de la Loi Ecrite…, mais un seul parviendra à l'enseigner. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.
Les instructions données par le Rabbi Rachab à propos du Mikwé(3) figurent dans une note du Rav Yaakov Landa(4), qui a été relue par mon beau-père, le Rabbi, ici-même(5). Ce dernier a confirmé qu'elle était bien exacte. Il n'est pas surprenant qu'elle ne soit pas connue, pour l'heure, parmi les 'Hassidim. En effet, elle a été publiée, aux Etats Unis, il y a tout juste six ans.
Je vous joins un fascicule relatant la suite de l'emprisonnement(6). Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite de tous en dépend.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav S.Liberov, du Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°3508. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its'hak Loubavitch, à Sefrou. (3) Voir la lettre n°3568. (4) Par la suite Rav de Bneï Brak. (5) Du précédent Rabbi.
Lettre n°3640
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3640, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J'ai bien reçu votre lettre du 6 Tamouz, qui faisait suite à un long silence. Iguéret Ha Techouva mentionne, à la fin du chapitre 9, l'image d'une corde, dont le nœud qui est fait, après qu'elle ait été sectionnée, est double. De même, puisse Dieu faire que vos réalisations soient, pour le moins, doublées. En effet, ce texte précise: double et multiple(1). Elles le seront donc, quantitativement et qualitativement à la fois.
Que s'accomplisse également en vous ce que disent nos Sages, à la fin du Midrach Esther Rabba, c'est-à-dire que la paix se multiplie, de même que la bénédiction. Vous consulterez cette référence. Sans doute, un bon début a-t-il été introduit, en ce sens en utilisant de manière judicieuse les 12 et 13 Tamouz, jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, de notre délivrance et de la liberté de nos âmes.
Concernant l'affirmation de nos Sages selon laquelle on doit avoir les yeux tournées vers le bas et le cœur, vers le haut, il est expliqué(2) que le fait de diriger les yeux vers le bas a également une incidence sur le service de Dieu. En effet, après la prière, il ne faut pas être impressionné par la vision du monde et, de ce fait, connaître la chute. Il n'en est pas de même pour celui qui a déjà acquis une première expérience, en la matière, qu'il a pu surmonter.
Je veux être certain qu'après ce que vous avez tous vécu, vous ne serez pas impressionnés par ce qui n'est, somme toute, que négligeable. Désormais, vous agirez ensemble, sans relâche. Bien plus, vous vous élèverez, d'une étape vers l'autre. C'est de cette façon que vous vérifierez l'accomplissement de la décision du tribunal céleste(3) selon laquelle, en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui(4) et suivent sa voie auront la main haute. Vous consulterez également les résumés et les notes sur le Tanya, à la fin de la page 122.
Sans doute vous concerterez-vous, au plus vite, afin de déterminer la meilleure manière de profiter de la période des vacances. De nombreux jeunes gens disposent alors de plus de temps, bien que je sois, par ailleurs, surpris par cette coutume, dont on connaît l'anagramme(5), consistant à libérer les élèves et les jeunes gens, au beau milieu de l'été. Si j'en avais le pouvoir, je la supprimerai.
Néanmoins, il importe, avant tout, que les élèves des écoles soient libres et délivrés des enseignants qui pourraient exercer sur eux une mauvaise influence. Il faut donc réfléchir à la possibilité de les réunir, quelques jours par mois, dans un jardin. On commencera par leur distribuer des friandises, puis on leur parlera des trois semaines(6) et de l'exil. Chacun croit en la venue du Machia'h, très bientôt et de nos jours. Tous les Juifs accéderont à la Techouva et il nous libérera. On évoquera aussi, entre autres, la préparation à Elloul, on commentera les lois et les usages de ces semaines. Et, il y aura une subvention pour les dépenses ordinaires occasionnées par ces activités.
Avec ma bénédiction de réussite et afin de donner de bonnes nouvelles, pour tout ce qui vient d'être dit,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page: On consultera Or Ha Torah, au discours 'hassidique intitulé 'Et Avraham entendit'. (2) Le Rabbi note, en bas de page: Dans le Likouteï Torah, à la page 24a. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3429. (4) A l'Admour Hazaken. (5) Minhag, coutume, est l'anagramme de Guéhénom, l'enfer. Voir, à ce sujet, le Sdeï 'Hémed, principes, à l'article Minhag, page 454a, de même que la lettre n°2675. (6) Qui séparent le 17 Tamouz du 9 Av, pendant l'été.
Lettre n°3641
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3641, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav A.‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres des 2 et 10 Tamouz.
Il y a quelques temps, j’ai écrit à quelques ‘Hassidim(2) qui s’occupent ou, plus exactement, qui devraient s’occuper de la diffusion des livres, pour leur dire qu’il serait bon de faire paraître des articles élogieux sur la littérature de ‘Habad. Car, c’est également là un moyen de diffuser les sources(3) à l’extérieur et, pour ce qui vous concerne, cela sera, en outre, utile pour la diffusion de ces livres.
Vous parlez de regrouper les quatre tomes de la description de l’emprisonnement(4) en un seul volume. En fait, les trois premiers tomes ont déjà été édités à Casablanca, au Maroc(5). De nombreux exemplaires ont alors été expédiés en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. Nous recherchons actuellement d’autres extraits, relatifs à cet emprisonnement. Si nous les trouvons, nous publierons un volume avec à la fois les quatre tomes et ces extraits, dans la mesure où ils sont adaptés. La décision finale et les modalités pratiques sont, pour l’heure, en suspens.
Il est inutile de préciser qu’il faut s’efforcer, lorsqu’une parution est faite, relative à ‘Habad, de ne pas se limiter à un seul journal, lié à un parti, mais d’intégrer également les autres journaux, afin de s’adresser aux cercles les plus divers et les plus larges. Il en est de même pour les articles élogieux desquels il est question plus haut.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein. Voir, à son sujet, la lettre n°2989. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°453, par exemple. (3) De la ‘Hassidout. (4) Du précédent Rabbi. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°3083.
Lettre n°3642
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3642, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Parchat Balak, dans laquelle vous me demandez quelle position il convient d'adopter, vis à vis des élections pour la Knesset(1). Je suis un peu surpris par cette question, car ces élections sont les troisièmes et la position, pour ce qui les concerne, est bien connue, puisque mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, avait fait connaître son avis, à l’occasion de celles de la première Knesset. Il a dit que quiconque est détenteur d’une carte d’identité(2) et donc d’une carte d’électeur, doit voter et, bien entendu, donner sa voix aux partis les plus orthodoxes.
Vous connaissez la décision de notre sainte Torah selon laquelle un homme doit considérer qu’il se trouve sur une balance en équilibre et qu’il en est de même pour le monde entier. De fait, il en est bien ainsi, pour des élections. Parfois, quelques voix suffisent pour qu’un peu plus tard, une décision indésirable ne soit pas prise ou qu'une autre, déjà en vigueur, soit annulée.
De nos jours, qui peut se permettre de ne rechercher que son propre salut, de ne pas se préoccuper de toute la communauté vivant en Terre Sainte, de ne pas se soucier des réglementations malencontreuses qui pourraient être introduites dans ce pays ?
Bien plus, vous payez des impôts à toutes les administrations, ce qui est un moyen de financer directement leurs actions. Vous avez accepté que l’on vous délivre une carte d’identité et, lorsque vous postez une lettre, vous devez savoir que le prix du timbre que vous payez est versé à l’administration, qui dispose de ces sommes pour différents objets.
Je suis encore plus surpris que nous ne disiez rien de votre étude de la partie profonde de la Torah, de la ‘Hassidout. Comme je vous l’ai déjà écrit auparavant, il s’agit là d’une nécessité fondamentale, comme le précise notre sainte Torah. Vous consulterez, à ce propos, les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 2, paragraphe 10.
En effet, chacun est tenu d’organiser son étude en sorte qu’il apprenne, au moins une fois dans sa vie, la totalité de la Loi Orale. Il est donc étonnant et surprenant que l’on puisse avoir connaissance de ce fait, mais, pour autant, que l'on écarte totalement l’enseignement profond de la Torah. Point n’est besoin d’en dire plus, tant cela est effroyable.
Je ne sais pas quelle était votre intention exacte, en m’écrivant. Je ne peux que faire des suppositions, à ce sujet et c’est la raison pour laquelle je ne veux pas laisser votre question, précédemment citée, sans réponse. Mais, en tout état de cause, oublier la politique, étudiez l’enseignement profond de la Torah, chaque jour. Puisse Dieu vous suggérer de faire tout cela au plus vite et d’un cœur entier.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3559. (2) Israélienne.
Lettre n°3643
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3643, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez les différents événements que vous avez vécus dernièrement. Vous me faites part de vos exigences envers la compagnie d'assurance et également envers celle qui vous employait, lorsque cet événement est survenu.
Sans doute vous concertez-vous avec un homme de loi, connaissant bien ce domaine. Celui-ci sera capable d’établir si ces accusations sont fondées et il pourra déterminer à qui il convient de s’adresser.
Autre point, qui est essentiel, si, comme vous le dites, de tels accidents vous sont dernièrement survenus, il est clair que vous devez accomplir un plus grand nombre de Mitsvot et conformer votre vie quotidienne aux enseignements de notre sainte Torah, Torah de vie. Car, il y a assurément là un signe du ciel, destiné à vous signifier la nécessité d'améliorer certains domaines et certaines pratiques. Si vous modifiez les choses moralement, Dieu en fera de même, matériellement.
Il serait bon que votre mari fasse vérifier ses Tefillin et qu’il prie, chaque jour. Tous les jours de semaine, il donnera trois pièces à la Tsédaka, avant la prière. Vous-même allumerez scrupuleusement les bougies de la veille du Chabbat et des fêtes. Avant cela, vous donnerez également trois pièces à la Tsédaka.
De même, vous placerez des Mezouzot cachères, conformément à la Hala’ha, à chaque porte de votre maison. Puisse Dieu faire que vous puissiez bientôt m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela. Vous me direz, en particulier, que la situation s’est améliorée.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°3644
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3644, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Le Rav Naftali(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Pin’has, dans laquelle vous me posez les questions suivantes :
A) Vous faites référence à une synagogue dans laquelle il y a moins de dix personnes respectant le Chabbat, les autres ne le faisant malheureusement pas. Vous êtes passé à proximité de celle-ci, au matin d'un Chabbat et l’on vous a demandé d’entrer et d'en conduire le premier office.
Ces personnes souhaitent terminer vite leur prière, afin de se rendre à leur travail. Pour autant, elles souhaitent prier avec la communauté et plusieurs d’entre elles récitent le Kaddich. Vous ne savez pas si vous devez accéder à leur requête et diriger cet office.
Selon votre description, il apparaît que ces hommes ne souhaitent pas diriger eux-mêmes l’office, car ils savent que celui qui ne respecte pas le Chabbat ne peut le faire. Si vous n’accédez pas à leur requête, cet office disparaîtra et il est à peu près sûr que certains cesseront totalement de prier.
Si tel est le cas, je n’accepte pas une attitude rigoriste qui est, en l'occurrence, totalement déplacée. Il est loisible de demander à un homme de commettre une faute légère afin d'empêcher son prochain d’en commettre une lourde. Certes, selon un avis, il en est ainsi uniquement lorsque l’on n’est nullement impliqué dans la faute de l’autre. Ce n’est pas vrai, en revanche, si l’on veut adopter un comportement vertueux(2).
En l’occurrence, ce qui vient d’être dit peut, de manière subsidiaire, être complété par les points suivants :
1) Selon certains, celui qui transgresse le Chabbat est considéré comme…(3) uniquement pour certains travaux et seulement s’il le fait en présence de dix Juifs, comme le soulignent les derniers Décisionnaires, dans le Choul’han Arou’h Yoré Déa, chapitre 2, paragraphe 5.
2) Si vous n’accédez pas à leur requête, ces personnes considéreront que vous les repoussez, ce qui aura pour conséquence, en quelque sorte, de profaner le Nom de Dieu.
B) Vous pouvez prier dans une synagogue dans laquelle il n'est pas possible de savoir, avec certitude, qui sont ceux qui conduisent l’office(4). Néanmoins, grâce à votre arrivée, vous aurez la possibilité d’améliorer la situation, pour ce qui concerne la prière et l’étude.
Il est clair que la réponse à la question que vous posez dépend de ce que l’on peut reprocher aux personnes conduisant l’office, ou bien priant dans cet endroit. Dans la pratique, on peut généralement vérifier que même ceux qui n'y récitent pas leur prière, mais ne font qu’y entrer, de temps à autre, pour participer aux études, sont également susceptibles d'accepter les propositions qui leur sont faites(5), dès lors qu’on leur en explique l’importance et l’intérêt.
En fonction de ce qui a été dit auparavant, il est évident qu’il faut intervenir avec diplomatie, de sorte que l’on ne puisse s’apercevoir que vous priez seul, dans un autre endroit.
Je mentionnerai tous ceux que vous citez, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, de même que votre fils Douber, auquel Dieu accordera de longs jours et de bonnes années, afin qu’il gagne largement sa vie, avec largesse d’esprit et soumission à Dieu. On attend, en effet, de chaque Juif qu’il possède ces deux qualités.
Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite de donner de bonnes nouvelles de tout cela.
Sans doute accédez-vous à ma requête en transmettant au moins quelques points de la réunion ‘hassidique(6) aux ‘Hassidim de votre ville. Je vous en remercie.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav N.Junik. (2) Dépassant l'application stricte de la Loi. Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera, à ce sujet, les Tossafot, au traité Guittin 41b, le Riva dans les Tossafot, au traité Chabbat 4a, la seconde explication du Ramban sur le traité Chabbat, à cette même référence, Rabbénou ‘Hananel sur le traité Chabbat, à cette même référence également, citant l’avis de certains Sages et le Ritva sur le traité Erouvin 32b ”. (3) Un idolâtre. (4) Dans quelle mesure ils respectent le Chabbat. (5) De se rapprocher de la Torah et des Mitsvot. (6) Du Rabbi.
Lettre n°3645
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3645, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Le distingué jeune homme, monsieur Meïr Hazanov, m'a transmis une demande de bénédiction pour votre état de santé. Je mentionnerai donc votre nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que les médecins vous prescrivent le traitement qui convient, que votre état de santé aille en s'améliorant, jusqu'à ce que vous soyez totalement guéri.
Bien évidemment, plus vous raffermirez votre lien avec le Créateur, béni soit-Il, Qui guérit toute chair et accomplit des merveilles, plus vous obtiendrez la guérison vite et de manière parfaite. Pour se lier à Lui, il est nécessaire de mettre en pratique les enseignements de notre sainte Torah, Torah de vie, d'étudier la Torah et de pratiquer les Mitsvot.
En conséquence, j'ai été satisfait d'apprendre par le distingué jeune homme Hazanov que vous vous êtes d'ores et déjà engagé sur cette voie.
Puisse Dieu faire que l'amélioration de votre santé physique s'accompagne, simultanément, d'un progrès de la santé de
l'âme, par les valeurs juives, pour vous-même et pour votre foyer.
Il serait bon de placer trois cents dans un tronc de Tsédaka, tous les matins de semaine, avant la prière.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d'être dit,
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