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Iguerot Kodesh — lettres 3606 à 3625

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3606

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3606, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5715,

Brooklyn, New York,

En ces jours où nous célébrons la libération(1), les 12 et 13 Tamouz, qui approchent, je propose d’étudier la séquence de discours ‘hassidiques intitulée “ Rabbi ‘Hanina Ben Dossa dit ”, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Ce texte est imprimé dans Ha Krya Ve Ha Kedoucha, à partir de Tamouz 5704(2) et dans le Séfer Ha Maamarim Yiddish, à partir de la page 165.

De même, nous éditons, à l’occasion de ces jours de la délivrance, le quatrième tome de ses notes(3) sur son dernier emprisonnement(4).

Il a rédigé ces notes un an après son emprisonnement, le 15 Sivan 5788(5), à Riga. La première partie a été imprimée pour les 12 et 13 Tamouz 5712(6). Elle figure dans le fascicule n°34. La seconde partie est parue pour les 12 et 13 Tamouz 5713(7) et se trouve dans le fascicule n°35. La troisième partie, éditée pour les 12 et 13 Tamouz 5714(8), est présentée dans le fascicule n°36.

A titre d’additif, on trouvera, à la fin de ce fascicule, un compte rendu des propos de mon beau-père, le Rabbi, prononcés le dimanche de la Parchat Balak 5787(9), avant de se rendre dans sa ville d’exil, Kostroma. Ce texte a été rédigé par ceux qui étaient alors présents.

*

*

*

Le contenu de cette fête a déjà été précisé par mon beau-père, le Rabbi, dans sa lettre(10), rédigée à l’occasion de la première célébration des 12 et 13 Tamouz, en 5688(5).

Elle doit être un jour de réunion ‘hassidique, de renforcement de la Torah et du Judaïsme, en tout endroit selon ses besoins.

Il(11) bénit “ tous nos frères, chérissant la Torah, l’étudiant et l’enseignant publiquement, que Dieu leur accorde longue vie, ouvre pour eux Son bon trésor et leur dispense, de même qu’à tous les autres Juifs, la vie et une immense bénédiction, au-delà de toute limite. Qu’Il raffermisse leur cœur afin qu’ils redoublent d’ardeur dans la diffusion de la Torah et le renforcement du Judaïsme. Puissions-nous tous avoir des enfants et des petits-enfants se consacrant à la Torah et aux Mitsvot, dans la largesse et l’opulence matérielle ”.

Et, que Dieu accomplisse pleinement les bénédictions du Juste, chef de notre génération.

M. Schneerson,

Notes

(1) Cette lettre fut jointe au quatrième tome de Likouteï Dibbourim, à la page 670b. (2) 1944. (3) Celles du précédent Rabbi. (4) Dont il fut libéré le 12 Tamouz. (5) 1928. (6) 1952. (7) 1953. (8) 1954. (9) 1927. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Elle est imprimée dans le fascicule n°59, paru pour le 12 Tamouz 5708, à la page 27 ”. Voir également les lettres du précédent Rabbi, tome 2, lettre n°386. (11) Le précédent Rabbi.

Lettre n°3607

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3607, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Après une très longue interruption, j’ai enfin reçu votre lettre, dont le cheminement a été quelque peu retardé. Je suis surpris que le laps de temps entre deux lettres, émanant de vous, soit si long. Parfois, il vous arrive, après avoir écrit une lettre, d’attendre quelques semaines pour l’envoyer, comme vous le dites vous même dans la présente.

Vous me dites qu’il vous arrive de vous sentir grossier. En pareil cas, la meilleure solution est de s’immerger dans l’eau de la Torah, en général, dans celle de la ‘Hassidout, en particulier. On reçoit ainsi l’élévation et l’affinement, même si l’on n’en pas immédiatement conscience. En effet, Tevila, immersion, est l’anagramme de Bitoul, soumission.

Je suis surpris que les hommes n’aident pas les femmes à assumer leur mission sacrée, à travers l’organisation des femmes et jeunes filles ‘Habad, alors que les propos de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, montrant l’importance d’un tel accomplissement, ont fait l'objet d'une diffusion depuis bien longtemps, parmi les ‘Hassidim.

Certes, les hommes doivent mener à bien ce qui leur est confié, mais nos Sages constatent qu’une femme est soumise à l’autorité de son mari. Puisse donc Dieu faire que vous vous serviez de votre autorité dans ce domaine et que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais d'une manière largement accrue. Il multipliera donc la satisfaction ‘hassidique que vous-même et votre épouse concevrez de tous vos enfants.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3608

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3608, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Akiva Yossef Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez la visite des Cohanim aux tombeaux des Justes. Vous connaissez, à ce propos, la lettre du Maharil de Yanovitch(2), frère de l’Admour Hazaken, qui est relative aux alentours du tombeau, à Haditch(3). Celle-ci est imprimée dans Hatamim et vous pouvez en déduire la réponse à la question que vous posez.

Vous parlez également d’un caveau particulier, cette situation découlant, semble-t-il, d’une tradition. Bien évidemment, une vérification doit être faite sur place, auprès de personnes dignes de foi. Mais, en tout état de cause, il est clair qu’une différence doit être faite entre l’impureté résultant de la participation à l’enterrement d’un chef d’Israël ou d’un Juste(4) et la visite à son tombeau, par la suite(5). Nombreux sont ceux qui traitent de ce sujet.

Sans doute prenez-vous une part active aux réalisations des jeunes de l’association ‘Habad en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être rebâtie et restaurée. Je suis surpris que vous n’en parliez pas, d'une manière détaillée.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le Rav A.Y. Friedman. (2) Dans son livre Chéérit Yehouda, additifs, chapitre 14. Voir également la lettre n°3026. (3) Celui de l’Admour Hazaken. (4) Qui peut être permise plus facilement. (5) Après son enterrement.

Lettre n°3609

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3609, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5715,

Brooklyn,

A madame Ra’hel(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 29 Sivan, dans laquelle vous me décrivez les longues réunions féminines, qui ont été fructueuses. Vous me dites surtout que vous comptez désormais de nouveaux membres.

J’espère que l’on ne se contentera pas de ce qui a été fait jusqu’à maintenant, que l’on agira pour développer tout cela, tant par le nombre des membres que par le contenu. La pratique fait la preuve qu’en étant réellement motivé et en agissant avec l’énergie qui convient, on obtient de Dieu une réussite surnaturelle.

Vous projetez de collecter des fonds, même s’il s’agit de petites sommes, à chaque réunion. En la matière, il convient d’être très prudent et de ne pas prendre le risque de repousser celles qui, parfois, ne peuvent même pas contribuer, par une petite somme. De plus, il ne faut pas donner l’impression qu’il s’agit d’une institution destinée à la collecte, ce qui, parfois, a pour effet de jeter le discrédit également sur les autres activités.

S’il est nécessaire de réunir une certaine somme, je pense qu’il est préférable, de différents points de vue, d’organiser, une fois, une réunion dans ce but. En revanche, il ne faut pas introduire une connotation financière en chaque réunion.

Vous trouverez ci-joint une copie de ma lettre collective, adressée à l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. J’espère que vous trouverez l’occasion d’en transmettre le contenu, intégralement ou bien dans ses grandes lignes, aux participantes à votre réunion, qui sont également concernées par ce qu'elle explique. D’après ce que vous m’écrivez, votre association porte un autre nom(2), mais ceci n’est pas essentiel. Seul importe le contenu.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, de même que de vous-même, de votre mari et de vos enfants,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Madame R. Lewin, de Sunderland, Angleterre. (2) Ne mentionnant pas celui de ‘Habad.

Lettre n°3610

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3610, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tamouz 5715,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 29 Sivan.

Vous me signalez quelques modifications dans le Tanya. Ainsi, le mot Eloka(2) est écrit avec un Hé(3) dans l’introduction, la première et la seconde parties, avec un Kouf(4) dans Iguéret Hakodech.

Il faudrait vérifier les deux points suivants :

A) Il convient de lire ces livres, ligne par ligne, afin de s'assurer qu'il en est effectivement ainsi.

B) Il est, en outre, nécessaire de faire une comparaison avec les premières éditions, en particulier celles qui ont été éditées du vivant de l’Admour Hazaken et à proximité(5), ce qui exclut l’édition de Zolkwo.

C’est à l’issue de ces vérifications que l’on pourra répondre à ces questions.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

A. Kwint,

Notes

(1) Le Rav C.M. M. Schneersohn. Voir, à son sujet, la lettre n°3382. (2) Dieu. (3) Selon son orthographe normale. (4) Avec une lettre modifiée afin de ne pas prononcer inutilement le Nom de Dieu. (5) De l’endroit où il se trouvait.

Lettre n°3611

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3611, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Sivan, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie et votre situation actuelle, puisque vous me dites que vous êtes mobilisé.

Comme vous le savez, l’obéissance et la soumission sont fondamentales, dans l’armée des hommes. Parfois, on peut, dans un premier temps, ne pas en comprendre l’importance. Mais, par la suite, quiconque raisonne de manière juste prendra très vite conscience de leur nécessité, même si l’officier est un homme de chair et d’os, auquel le soldat est comparable. Combien plus en est-il ainsi pour les armées de Dieu, auxquelles chaque Juif appartient. Les instructions parviennent du Chef de ces armées, le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.

Dans l’armée des hommes, le chef d’état major n’a pas l’habitude de se rendre chez chaque soldat, pour lui transmettre ses consignes, sans passer par un intermédiaire. Il les lui communique par des officiers, qui sont plus proches de lui. Néanmoins, ces officiers ont eux-mêmes été nommés par le chef d’état major et ils peuvent donc le représenter.

Or, il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos, ceux qui ont reçu la Torah, les Sages de la Michna, de la Guemara, les maîtres d’Israël, enseignant les Préceptes de notre Torah, Torah de Dieu. Tous ceux-là transmettent les instructions du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.

Dans l’armée des hommes, l’obéissance et la soumission n’ont pas pour but d’écraser le soldat, de l’humilier et de lui nuire. Bien au contraire, plus il se pénètre profondément de ces valeurs et plus vite il sera promu et connaîtra le bien, dans tous les domaines.

Combien plus doit-il en être ainsi, lorsqu’il s’agit d’accepter la royauté de Dieu. Cette acceptation se manifeste par l’adoption de la Torah et des Mitsvot, dans l’existence quotidienne. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Vous avez le mérite d’avoir eu connaissance, au moins quelque peu, de la lumière émanant de la ‘Hassidout. Vous avez connaissance de ses enseignements et de ses usages. Vous devez donc les mettre en pratique, y compris dans l’armée. Vous avez, en outre, le mérite et la responsabilité de les faire connaître à vos amis, dans votre brigade et dans votre bataillon. Vous devez être le symbole et l’exemple de quelqu’un, issu d’une famille comme la vôtre, ayant passé quelques temps dans la Yechiva Tom’heï Temimim. Rien ne résiste à la volonté et, si vous le désirez réellement, vous assumerez cette mission avec succès.

Vous avez sûrement un temps fixé, chaque jour, pour étudier la partie révélée de la Torah, la ‘Hassidout et, surtout, les Hala’hot nécessaires au quotidien.

Concernant votre question personnelle, c'est-à-dire les propositions de parti qui vous sont faites, il serait bon, effectivement, de s’y intéresser. Bien plus, vous me dites que ceux qui les formulent sont vos amis, appartenant aux jeunes de l’association ‘Habad.

Que Dieu, Qui accorde Sa Providence à chacun, vous guide sur le chemin qu’Il estime juste, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3612

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3612, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech du mois de la libération de notre chef(1). Celle-ci faisait suite à un silence particulièrement long. Certes, vous m’en expliquez les raisons, mais je ne comprends toujours pas l’utilité de ce silence, ni sa raison d’être.

Vous évoquez vos contacts avec les soldats et je suis surpris que vous ne parliez pas des journées d’étude(2) et, plus généralement, de Tsahal. A-t-on profité, en ce sens, du voyage de Lag Baomer, de celui de Chavouot ? En fait-on de même pour les jours de la libération des 12 et 13 Tamouz ? En la matière, ces dates possèdent bien une vertu particulière, puisqu’elles n’introduisent aucune compétition avec un autre objet ou un autre endroit(3), comme cela peut-être le cas pour Pourim, pour ‘Hanouka ou même pour le 19 Kislev.

Je suis satisfait de ce que vous me dites du groupement des femmes et jeunes filles ‘Habad. En revanche, je suis surpris que celles-ci ne soient pas encouragées(4), que leurs activités ne se développent pas. C'est, en particulier, vrai pour l’une des plus essentielles, l’influence exercée sur les mères d’élèves du réseau(5).

Concernant la maison de prière, vous me dites qu’elle a été installée dans une demeure particulière, mais vous ne m’en donnez pas les raisons. En tout état de cause, il y a lieu de craindre que certains cessent d'y venir, de ce fait. Il n’en serait pas de même si elle se trouvait dans un lieu public, c’est bien évident.

J’ai reçu les numéros 14 et 15 de Ma’hanaïm.

Je vous joins un fascicule, qui est la suite de la description de l’emprisonnement(6). Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public en dépend.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Celui de Tamouz. (2) De l’armée israélienne. (3) Puisque les 12 et 13 Tamouz sont spécifiquement célébrés par les ‘Hassidim ‘Habad. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3607. (5) Ohaleï Yossef Its’hak en Terre Sainte. (6) Du précédent Rabbi.

Lettre n°3613

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3613, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Morde’haï Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai enfin reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Tamouz, qui faisait suite à un long silence. Dieu merci, tout va bien chez vous. Puisse Dieu faire qu’il en soit encore plus largement ainsi et que vous connaissiez l’abondance dans tous les domaines, comme l’explique la fin du Midrach Esther Rabba.

Concernant le jeune garçon(2) auquel vous faites allusion, deux points doivent être bien clairs. D’une part, le tort collectif repousse l’intérêt individuel. En conséquence, si sa présence cause du tort aux autres, il n’est pas possible de les mettre en danger de la sorte. Par ailleurs, nos Sages parlent de “celui qui sauve une âme juive ”(3) et il est évident que ceci s’applique également à ce jeune garçon. Il faut donc, par tous les moyens, essayer de le placer dans un rayon de lumière.

De la manière dont vous décrivez sa situation, il semble qu’il y ait également, de sa part, un état maladif. Cela veut dire que ses penchants négatifs peuvent, au moins partiellement, être rectifiés par un traitement médical. Il faudrait consulter un médecin spécialiste dans ce domaine, peut-être même, dans un premier temps, à son insu. C’est ensuite seulement qu’ils se rencontreront, de la manière voulue par ce médecin.

Il est sûrement inutile de vous rappeler ce que j’ai écrit aux écoles sur lesquelles s’exerce mon influence. Il faut préparer, suffisamment à l’avance, de la matière(4) pour les élèves, pendant les vacances. Il serait bon de ne pas couper totalement le lien avec eux, pendant cette période. Bien au contraire, pendant cette période, ils sont libérés des études séculaires et l’action, dans le domaine sacré, peut donc s'en trouver accrue.

Dans la pratique, on peut observer que ce qui est dit comme si c'était accessoire, c’est-à-dire non pas dans le cadre formel d’un cours, mais à la faveur d’une discussion ou d’une promenade, est bien mieux perçu, mieux et plus aisément compris.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.T. Greenwald. Voir, à son sujet, la lettre n°3158. (2) Qui, vraisemblablement, dérange le reste de sa classe. (3) Lequel “ est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier ”. (4) Textuellement “ des provisions pour la route ”.

Lettre n°3614

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3614, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n'était pas datée. Vous parlez de votre fils et vous me dites que vous pensez lui apprendre un métier. En effet, vous m'expliquez que vous vous êtes endetté, afin de pouvoir déménager. Vous ne pouvez donc pas penser à le marier, ce qui vous coûterait plusieurs milliers de livres.

Méditez donc au début et à la fin de votre lettre ! Pour trouver une nouvelle maison, il vous paraît justifié de vous endetter. Or, auparavant, vous en possédiez déjà une, mais celle que vous avez actuellement lui est préférable. En revanche, quand il s'agit de mettre en pratique la Mitsva de tu l'enseigneras à tes enfants, puis de marier votre fils, Préceptes qui sont confiés à la responsabilité du père, selon nos Sages, il vous semble évident non seulement de ne rien faire, mais, bien plus, de ne pas même y penser, pour reprendre votre expression.

Vous habitez à Jérusalem depuis de nombreuses années. Vous n'êtes pas sans ignorer que ceux qui sont réellement pauvres, ce qu'à Dieu ne plaise, marient également leurs enfants, ces derniers mois et s'efforcent même de les maintenir dans la tente de la Torah. Parmi eux, il y a aussi des personnes qui sont dans l'impossibilité de payer les milliers de livres que coûte un appartement.

C'est bien de cette manière qu'intervient le mauvais penchant. Tout d'abord, vous vous trouviez vous-même, tout au long de la journée, dans la tente de la Torah. Puis, pour différentes raisons, vous êtes allé rechercher votre subsistance ailleurs et vous êtes devenu employé. Bien évidemment, votre étude de la partie révélée de la Torah et de la 'Hassidout, la ferveur de votre prière, s'en sont ressenties.

Mais, le mauvais penchant ne se suffit pas de tout cela et il souhaite maintenant que le même principe s'applique également à votre fils. Il lui affirme donc qu'il doit en faire de même, alors qu'il n'est même pas encore installé, alors que son père n'a connu ce changement qu'à un âge beaucoup plus avancé.

Comme le voile est opaque! Car, tout ce qui vient d'être dit est bien évident, mais l'on ne reconnaît pas la nature véritable des événements et l'on cherche à leur donner une autre interprétation.

Concrètement, il faudrait envisager, avec la direction de la Yechiva, que votre fils entreprenne des études de rabbin ou de Cho'het, ce qui lui conviendra bien mieux. Dieu lui accordera la réussite.

Je vous adresse ma bénédiction, afin que votre fils connaisse un avancement véritable et que son père en fasse de même. Dieu fasse que vous retrouviez le niveau qui était le vôtre, il y a quelques années ou même que vous le dépassiez.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3615

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3615, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Sixième jour de Tamouz 5715,

Brooklyn,

Aux 'Hassidim et aux élèves de la Yechiva de Melbourne,

Que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l'occasion des jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d'Israël, les 12 et 13 Tamouz, dates qui sont également celles de notre libération et de la délivrance de nos âmes, je propose une célébration de grande envergure, en plus de la réunion 'hassidique que vous organiserez, en cette période.

Vous tiendrez donc une réunion particulière, dont le seul but sera l'intérêt de la Yechiva(1) portant son nom, Ohaleï Yossef Its'hak Loubavitch en Australie. Vous établirez un programme afin de la renforcer, de la développer et de l'élargir. De plus, chacun et chacune des 'Hassidim et des élèves noteront sur une feuille, en précisant qu'ils n'en font pas le vœu, ce qu'ils offrent, dans ce but, moralement, par leur Torah, de même que physiquement et financièrement(2).

Tous adresseront ici les comptes rendus de ces engagements et le montant des dons, en fonction de leurs moyens et de leur cœur. La lecture en sera faite, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi.

J'ai déjà indiqué, de nombreuses fois, que la portée de tout cela n'est pas uniquement morale, mais qu'elle est aussi matérielle(3). De plus, le matériel et le spirituel vont généralement de pair, surtout quand il s'agit du peuple unique sur la terre.

Avec ma bénédiction, à l'occasion de la fête de la libération et pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d'être dit,

N. B. : Je vous joins la suite de la description de l'emprisonnement(4), qui a été éditée à l'occasion des jours de la libération. Je propose que vous donniez lecture, au cours de cette réunion, de l'additif qui se trouve à la fin de ce fascicule, de la manière qui convient.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3411. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3744. (3) C'est également le moyen de recevoir concrètement la bénédiction. (4) Du précédent Rabbi.

Lettre n°3616

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3616, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5715,

Brooklyn, New York,

Aux participants à la réunion annuelle

de l'union des Rabbanim,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis,

Vous m'avez fait connaître que vous tenez votre réunion annuelle et, en réponse, je formule, par la présente, des vœux pour que celle-ci soit consacrée au Nom de Dieu. Ainsi, la réussite sera une certitude, c'est-à-dire que l'esprit de la réunion entraînera des actions concrètes, tout au long de l’année, de la part de tous les participants, pour eux-mêmes et, avant tout, pour la communauté qu’ils dirigent et pour tout endroit où ils exercent leur influence.

Il est inutile de rappeler quelle est la responsabilité incombant à chaque Rav. Il est tout aussi superflu de souligner l’obligation sacrée reposant spécifiquement sur chaque membre de l’union des Rabbanim. Ceux-ci sont, pour la plupart, nés aux Etats Unis, ce qui leur donne la possibilité d’exercer, de manière directe, leur influence sur leur communauté et sur leur troupeau. Le devoir et le mérite de se préoccuper de la satisfaction des besoins moraux de toutes ces personnes leur échoit donc encore plus clairement.

Il est dit : “ Heureux celui qui comprend le pauvre ” et “ tes pauvres(1) sont prioritaires ”. Or, “ il n’est de pauvre que par la connaissance de la Torah ”. Et, le Zohar souligne que celle-ci(2) est de la même étymologie que Horaa, enseignement. De fait, elle délivre un enseignement pour l’existence quotidienne, permettant que celle-ci soit conforme à la Torah de vie, dans l’action, dans la parole et même dans la pensée.

Comme vous le savez, tout élément qui n’est pas conforme à ce qu’il devrait être, dans la vie juive aux Etats Unis, trouve son origine dans un manque de connaissance. De fait, une incroyable ignorance s’est instaurée dans la vie. Si l’on recherche la cause de cette terrible ignorance, on doit convenir qu’elle est, pour partie, imputable au temps que consacrent le Rav et le guide spirituel de la communauté aux différentes célébrations, souvent passagères et nombreuses, comme la participation aux événements familiaux, à toutes sortes de fêtes dans les environs et dans la société, de même qu'à d’autres activités qui n’ont pas un caractère religieux(3).

En conséquence de tout cela, le Rav, qu’il le veuille ou non, s’écarte de ce qui est l’essentiel de sa fonction, c’est-à-dire de la direction de son troupeau sur la voie conduisant vers la maison de Dieu, en diffusant l’étude de la Torah, en renforçant les valeurs juives et en les propageant. Au lieu de consacrer son temps, ses forces et son empressement à son enseignement, au sens le plus littéral, il limite ses fonctions rabbiniques à tenir de beaux discours. Peu à peu, il ne cherche même plus à délivrer une leçon, à travers ces discours, mais s'attache uniquement à plaire à ceux qui les écoutent.

C’est ainsi que le Rav se transforme en un beau parleur, chargé de divertir sa communauté pendant une demi heure, tous les Chabbats et tous les jours de fête. De même, il sera également un assistant social efficient, au sein de cette même communauté.

Il est donc nécessaire de faire évoluer une situation aussi préoccupante. Pour autant, un tel changement, d’une extrême à l’autre, dans la société, ne peut pas intervenir en une seule nuit. A mon sens, la meilleure solution est donc la suivante. L’une des missions principales d’un Rav, aux Etats Unis, en particulier d’un jeune Rav qui commence sa carrière au sein d'une nouvelle communauté, dans un secteur nouveau, doit consister à rechercher, parmi les membres de cette communauté, des personnes influentes, motivées par les valeurs juives. Il en fera ses adjoints pour ce qui est sa mission essentielle, c’est-à-dire pour le renforcement du Judaïsme et sa propagation auprès de tous les cercles de la communauté, dans l’existence quotidienne. Il s’agira, en la matière, de transformer des pères de famille religieux en dirigeants communautaires, diffusant les valeurs de la Torah.

Les Juifs des Etats Unis sont particulièrement aptes à réaliser tout cela. Car, ceux qui résident dans ce pays se distinguent, pour la plupart d’entre eux, par leur enthousiasme, par leur action personnelle et par leur désir de diriger un cercle plus ou moins large. S’il en est ainsi pour ce qui est de moindre importance, combien plus cela doit-il être le cas dans le domaine religieux. En effet, le cœur de chaque Juif et de chaque Juive est en éveil pour le Saint béni soit-Il, pour Sa Torah et pour Ses Mitsvot, même lorsqu’il dort en exil, conformément à l’affirmation bien connue de nos Sages.

Un autre point est également caractéristique de ce pays. On y est embourbé dans la matérialité et dans la grossièreté. Or, il est inévitable que ceci exerce un effet sur la relation que l’on entretient avec la foi, la Torah et les Mitsvot, lesquelles deviennent elles-mêmes “ grossières ”(4).

Je ne souhaite pas en dire plus, car cela est pénible et douloureux. Quiconque médite à la vie religieuse, dans ce pays, conviendra qu’il en est bien ainsi. Une plus large explication est donc inutile. En conséquence, il est indispensable, ici beaucoup plus que dans l’ancien continent(5), que chacun étudie la Torah, tous les jours, afin d’introduire la spiritualité dans son existence, de la transformer et de l’élever. Selon l’expression de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h(6), il est nécessaire de transformer la matière en spiritualité. Pour cela, il faut étudier l’Ethique et la ‘Hassidout.

Le Rav a pour mission d’enseigner, non pas seulement de manière formelle(7), mais aussi et surtout par son comportement, en servant d’exemple aux membres de sa communauté. Il doit donc fixer une telle étude, non seulement dans le temps, mais aussi dans son âme.

J’espère et je suis sûr que les participants à cette réunion ont déjà, pour la plupart d’entre eux, fixé une telle étude. Néanmoins, chacun d'entre eux est, à lui seul, un monde entier. Une telle résolution est donc importante, même si elle ne concerne qu’une seule personne. Bien plus, elle sera prise en public, par le public, sans en faire le vœu, et surtout pas celui qui émanerait de tous les présents(8). De la sorte, elle sera plus ferme et aura un effet plus long, comme on peut le vérifier concrètement.

Il est bien clair que les avis divergent. Il n’y a donc pas lieu d’assigner, à cette étude, un livre ou bien une méthode d’étude. En revanche, on peut décider le temps minimal qui doit lui être consacré. Peut-être est-il également possible de proposer une liste de livres, parmi laquelle on pourra faire son choix, en fonction de son caractère et selon ce que l’on doit respecter plus scrupuleusement.

Puisque nous évoquons ce sujet, un fait me surprend, depuis quelques années déjà. En effet, la Hala’ha tranchée dans le Choul’han Arou’h est concrètement applicable. Même lorsqu’il y est fait état d’une discussion, certains principes permettent de déterminer la conclusion qu’il convient d’adopter et de mettre effectivement en pratique. Il y a, pourtant, une exception faite à ce principe, dans certaines communautés, y compris parmi celles qui respectent le plus scrupuleusement les Mitsvot.

Il est, en effet, une Hala’ha tranchée, que personne ne remet en cause, selon laquelle chacun, avant la prière, est obligé de méditer à “ la grandeur de Dieu et la petitesse de l’homme, grâce à laquelle ce dernier fait disparaître de son cœur tous les plaisirs ”, selon les termes du Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 98, fin du paragraphe 1, d’après la Michna indiquée à cette référence.

Or, il est nécessaire de prier deux fois par jour(9). De nos jours, en outre, une troisième prière a été rajoutée, celle d’Arvit. Il en résulte que cette Hala’ha s’applique trois fois, chaque jour et elle s’impose à quiconque est tenu de prier.

Jusqu’à quand les Rabbanim, enseignants, professeurs et recteurs de Yechiva se tairont-ils et pourquoi ne font-ils pas connaître cette Hala’ha, qui est si peu respectée, y compris parmi ceux qui la connaissent ?

Je conclus ma lettre en formulant des vœux chaleureux pour que la Volonté de Dieu s’accomplisse, par votre intermédiaire.

Le Tétragramme Avaya(10) porte témoignage que Dieu se trouve en chaque créature. Il souligne que

Il a été, Il est et Il sera , comme le souligne le Zohar, tome 3, page 257b, en tout lieu et de tout temps, car tout ce qui a un caractère divin est éternel.

En l’occurrence, la Volonté de Dieu est que les communautés juives se renforcent, aux Etats Unis.

Du fait de nos multiples fautes, en cette période obscure de l’exil, qui est de plus en plus pesant, de sorte que “ Il n’est pas un jour…(11) ”, cette communauté constitue la majorité numérique et structurelle de notre nation. Il ne faut donc pas se dire que l’on recevra le soutien moral d’un autre pays. Il appartient, bien au contraire, aux Juifs des Etats Unis de penser à ceux qui doivent être encouragés, dans le domaine de la Torah et des Mitsvot, de leur application dans l’esprit de la Tradition d’Israël. Pour l’heure, ces Juifs reçoivent, avant tout, la responsabilité et le mérite de diffuser la Torah de vérité, avec crainte de Dieu, de raffermir les assises de la maison d’Israël, sans compromis.

De la sorte, Dieu prendra en pitié les rescapés de Son peuple et Il réalisera Sa promesse, celle qu’attendent toutes les personnes qui ont foi en la Torah et en Moché, notre maître.

Alors, viendra un homme(12), versé dans la Torah et pratiquant les Mitsvot. Celui-ci conduira tout Israël à la mettre en pratique et à la raffermir. Il rassemblera les exilés d’Israël et nous fera quitter notre exil, lors de la délivrance véritable et complète.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Notes

(1) C’est-à-dire “ les pauvres de ta ville ”. (2) Le mot Torah. (3) Ces activités l’éloignent de ce qui doit être sa fonction véritable. (4) Dépourvues de spiritualité. (5) Textuellement “ de l’autre côté de l’océan ”. (6) Voir, à ce sujet, les lettres n°2281 et 2720. (7) Textuellement par la parole. (8) Car, celui-ci ne peut pas être annulé. (9) A Cha’harit et à Min’ha. (10) De la même étymologie que Mehavé, Celui Qui conduit à l’existence. (11) Qui ne reçoive une malédiction supérieure à celle de la veille. (12) Le Machia’h, selon la définition qu’en donne le Rambam.

Lettre n°3617

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3617, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech du mois de la délivrance(2), celle de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef de notre génération. Vous me dites que vous vous êtes installés dans votre nouvelle demeure, au village.

Puisse Dieu faire que cela soit en un moment bon et fructueux. Vous saisirez les occasions qui vous sont ainsi offertes de diffuser l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses voies parmi des personnes qui, autrement, n’en auraient pas eu connaissance. Vous le ferez de manière agréable et pacifique, non seulement dans la maison où vous résidez, mais aussi dans toute la ville.

D’après la Torah, la ville est considérée comme les quatre coudées d’un homme(3). Et, il en est ainsi pour le Erouv(4), comme cela est expliqué dans la séquence de discours ‘hassidiques intitulée “ Cette Matsa ”, de 5640(5).

Puisse Dieu accorder que vous le fassiez en bonne santé, dans la joie et l’enthousiasme.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.Y. Findrick. (2) Tamouz. (3) Son domaine privé. (4) Qui permet d’y transporter des objets pendant le Chabbat. (5) 1880, du Rabbi Maharach.

Lettre n°3618

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3618, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre et, comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me demandez si les trois études(1) doivent également être respectées pendant le Chabbat et les fêtes. Il est bien évidemment que ce doit être le cas, et même encore plus clairement. Vous dites que l’on n’a pas coutume de lire des Tehilim, pendant le Chabbat et les fêtes. Cela n’est pas exact. Bien au contraire, il est de coutume, dans toutes les communautés juives, de lire abondamment les Tehilim, en ces jours.

Vous évoquez la manière de réparer la faute que l’on sait(2). Il faut, pour cela, adopter l’immersion rituelle selon l'usage d'Ezra(3), avoir des paroles de la Torah gravées dans l’esprit, étudier, en particulier, la Michna, multiplier les mots de la Torah et de la prière, donner de la Tsédaka avant la prière du matin, chaque jour de semaine.

Il faut aussi se consacrer à l’éducation, en particulier celle qui est basée sur les valeurs sacrées. Mais, vous devez, avant tout, ne plus penser à cela, pas même à réparer ce qui s'est passé, jusqu’à après votre mariage.

Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,

Notes

(1) Celles qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. (2) L’émission de semence en pure perte. (3) C’est-à-dire après chaque relation conjugale ou, plus généralement, chaque jour.

Lettre n°3619

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3619, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir votre télégramme, m’annonçant que vous étiez bien rentré chez vous. J'ai également été content d'obtenir de vos nouvelles par le docteur Mindel, qui a reçu votre lettre. Sans doute, avez-vous retrouvé les membres de votre famille en bonne santé. Vous avez dû, en outre, saluer tous les ‘Hassidim, de même que votre frère, comme nous en étions convenus.

Les Juifs sont définis comme “ une terre de convoitise ” et, lorsque l’on plante une graine dans un cœur juif, on obtient, au final, des fruits, même s’il est parfois difficile de prévoir quand ils apparaîtront. Il est dit que “ nul, parmi nous, ne sera écarté ”(1), d’autant que le mérite de faire du bien aux autres Juifs empêche que l’on soit matériellement dépouillé. Qu’on le veuille ou non, et même si l’on agit, dans un premier temps, sous la contrainte, on se trouve, au final, attiré par le bien véritable. Or, il n’est de bien que la Torah et la pratique des Mitsvot.

Dieu merci, vous connaissez la réussite, dans d’autres domaines(2). Il faut donc espérer que vous obtiendrez également le succès, en la matière. Bien évidemment, vous pouvez lui transmettre tout cela en mon nom, si vous le jugez utile. Vous connaissez la conclusion définitive(3), également adoptée par les sciences du monde, selon laquelle rien ne disparaît. Tout ce qui existe ne peut en aucune façon retourner au néant.

S’il en est ainsi dans la dimension matérielle, on comprend à quel point cela doit également être le cas dans le domaine moral, auquel appartient l’éducation judicieuse que les parents accordent à leurs enfants.

Je vous joins un fascicule, qui est la suite du récit de l’emprisonnement de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. A n’en pas douter, il vous intéressera. Ce sera, en particulier, le cas pour l’additif, qui traite de l’exil. Or, il est clair que le plus grand exil n’est pas celui qui fait que l'on se trouve parmi des étrangers, mais bien celui qui enferme dans son propre mauvais penchant.

Avec ma bénédiction de bonne santé, pour vous, pour votre épouse et pour toute la famille, afin que vous multipliez les actions pour la Torah, les Mitsvot, en général, pour ce qui concerne les institutions Loubavitch, en particulier,

Notes

(1) Ce sera donc également le cas pour le frère du destinataire de cette lettre. (2) Autre que le fait de rapprocher son frère de la pratique juive. (3) De nos Sages.

Lettre n°3620

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3620, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la question que vous me posez, dans votre lettre du 20 Sivan. Vous savez sans doute qu’un Juif a l’obligation de se lier à son prochain(1), conformément à la Mitsva qui lui enjoint de l’aimer, comme l’explique le Séfer Hamitsvot du Tséma’h Tsédek, commentant cette Mitsva(2). L’Admour Hazaken dit, au début du chapitre 32(3), que “ toutes(4) sont identiques et ont un même Père ”.

Lorsque l’on se trouve à distance, le meilleur moyen de mettre en pratique cette Mitsva consiste à étudier la même partie de la Torah(5), comme l’explique le Tanya, au début du chapitre 5 et à influencer les autres, pour qu’ils en fassent de même. En effet, “ le Saint béni soit-Il agit mesure pour mesure ”(6).

Sans doute gardez-vous les trois études qui concernent chacun et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. Ceci(7) est également lié à ce qui vient d’être dit(8).

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre écrivait au Rabbi qu’il souhaitait se lier à lui. (2) Le Dére’h Mitsvoté’ha, à la Mitsva de Ahavat Israël. (3) Du Tanya. (4) Les âmes. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°3470. (6) De la manière dont l’homme agit envers Lui. (7) Le respect de ces études. (8) Est également un moyen de s’attacher au Rabbi.

Lettre n°3621

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3621, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yé’hezkel Ha Cohen,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Tamouz. Et, je vous remercie des nouvelles que vous me communiquez à propos de la collection des commentaires de la Torah du Rav Alfandari(1).

Vous m’interrogez sur les affirmations suivantes, apparaissant dans différents textes de l’enseignement ésotérique de la Torah : A) Les sept(2) qui sont les plus basses s’introduisent systématiquement dans le monde spirituel inférieur(3). B) Mal’hout, la Sefira de la Royauté s’introduit dans le monde inférieur. Vous me demandez comment ces deux affirmations peuvent être vérifiées, l’une et l’autre(4).

Un principe préalable est établi, pour pouvoir aborder ces notions. Il est dit que : “ En observant ma chair, je contemplerai le Divin ”. Or, on peut constater que l’homme, ici-bas, influence son prochain par son action ou par sa parole. En revanche, le contenu de cette action ou de cette parole peut exprimer aussi bien la bonté que la rigueur. Il en est de même pour les forces de l’intellect, celle de ‘Ho’hma et de Bina, mais uniquement dans leur phase superficielle, car, disent nos Sages, “ un homme ne peut saisir l’avis de son maître(5) ”. Il n’en reçoit que la partie la plus extérieure, formulée de telle façon qu’elle lui soit accessible.

En effet, comment l’élève le plus petit pourrait-il se hisser face à la sagesse du maître ? Il en est ainsi uniquement parce que ce dernier souhaite se rapprocher de lui. Le maître aime son disciple et il souhaite lui transmettre les forces de son propre intellect, ‘Ho’hma et Bina. Néanmoins, il sait que l’élève ne pourra recevoir le concept tel qu’il se trouve en son propre esprit. Il le réduit donc, de la manière qui convient, en faisant intervenir l’Attribut de rigueur.

Or, il en est de même pour l’Homme céleste. Tout ce qui se révèle dans les mondes y apparaît par la Sefira de Mal’hout, comme l’exemple de la parole et de l’action permet de l'établir. De ce point de vue, les sept Sefirot inférieures sont effectivement liées à ce qui est plus haut qu’elles, comme on l’a dit à propos de la bonté et de la rigueur, c'est-à-dire au contenu de la parole et de l’action.

Néanmoins, la compréhension intellectuelle, telle qu’elle existe à ce stade, subit la contraction qui en fait l’origine du sentiment, concrètement ressenti. On consultera également Iguéret Hakodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 15. L’examen attentif qui convient vous permettra d’approfondir tout ce qui vient d’être dit.

Je vous adresse mes vœux de réussite, en votre mission sacrée, pour fixer un temps consacré à l’étude de la ‘Hassidout, permettant de mettre en pratique le Précepte “ Connais le Dieu de ton père ”, de même que la fin de cette même Injonction, de la manière qui convient : “ Sers-Le d’un cœur entier ”.

N. B. : Vous m’interrogez sur l’achat de livres parus aux éditions Kehot. Il me semble vous avoir déjà écrit que ceux qui sont disponibles peuvent être obtenus en Terre Sainte(6). Vous les trouverez auprès de l’association ‘Habad, Re’hov Piarberg, 22, à Tel Aviv.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3455. (2) Sefirot. (3) A celui dans lequel ces Sefirot se trouvent. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera le Ets ‘Haïm, porte d’Ari’h Anpin, chapitre 6, qui dit : ‘Le monde supérieur ne se révèle pas à celui qui lui est inférieur. Seules les sept Sefirot les plus basses le font’. Et, à la même référence : ‘Le monde supérieur ne se révèle pas à celui qui lui est inférieur. Seul le fait l’Attribut de Mal’hout’. Il est dit encore, à la porte de l’ordre d’Atsilout, chapitre 2 : ‘Il ne s’agit pas réellement de ce monde, mais seulement de ses sept Sefirot les plus inférieures’. Et, une note du Tséma’h, à cette même référence, au chapitre 1, précise que : ‘il ne s’agit pas, à proprement parler de ses sept Sefirot les plus essentielles’. A la porte de Mo’hin de Tsélem, fin du chapitre 4 : ‘Il en est ainsi en chaque monde et en chaque Sefira. La partie la plus basse de Mal’hout d’Atsilout s’introduit en Brya’. ” (5) Tant que quarante ans ne se sont pas écoulés. (6) Où réside le destinataire de cette lettre.

Lettre n°3622

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3622, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre de ce lundi et je m’empresse d’y répondre, car j’ai été surpris par son début.

Il est une Mitsva de la Torah de se souhaiter de longs jours et de bonnes années. Dans la mesure où il s’agit d’une obligation, il y a nécessairement là un bien, non seulement matériel, mais aussi spirituel. J’accepte donc volontiers et avec joie la mission de conduire une telle requête(1) près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Toutefois, vous formulez également une autre demande, dans votre lettre(2). Or, l’un des treize principes fondamentaux de la foi consiste à attendre, chaque jour, la venue de notre juste Machia’h, qui nous fera quitter l’exil et nous conduira, âmes vêtues de corps, en notre Terre Sainte. En la matière, il n’y a donc pas lieu de formuler une requête(3).

En conséquence, que Dieu exauce la demande qui est souhaitable(4), en vous accordant de longs jours, de bonnes et agréables années, de même qu’à votre épouse. Vous diffuserez, dans votre ville, la ‘Hassidout, en général et ce qui concerne mon beau-père, le Rabbi, en particulier. Comme l’explique le chapitre 5 du Tanya, on suscite, en agissant ainsi, une unification merveilleuse, dont on ne peut trouver l’équivalent, en ce monde matériel.

De la sorte, nous pourrons, âmes vêtues de corps, nous attacher à mon beau-père, le Rabbi, grâce à son enseignement et à ses directives, pour lesquels il fit don de lui-même. Ainsi, on se liera non seulement, à son Néfech(5), mais aussi à ses Roua’h(6), Nechama(7), ‘Haya(8) et Ye’hida(9), comme l’indique Iguéret Hakodech, au chapitre 27 et dans son commentaire.

Je vous joins un fascicule, présentant la suite du récit de l’emprisonnement de mon beau-père, le Rabbi. Il a lui-même rédigé ce texte et vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Le mérite public dépend de vous.

Avec ma bénédiction pour de longs jours, de bonnes années et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Formulée dans la lettre du destinataire de la présente. (2) Une demande de bénédiction pour la venue du Machia’h. (3) Il faut être certain qu’il peut arriver d’un instant à l’autre. (4) C’est-à-dire la première. (5) Partie de l’âme qui est à l’origine de l’existence physique. (6) Partie de l’âme qui est à l’origine des sentiments. (7) Partie de l’âme qui est à l’origine de l’intellect. (8) Partie de l’âme qui transcende le corps et ne s’y révèle qu’en des moments particuliers. (9) Essence de l’âme, parcelle de Divinité que chacun porte en lui.

Lettre n°3623

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3623, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me dites qu’il y a quelques temps, vous avez poursuivi des études à la Yechiva, avec succès. Par la suite, vous considérez avoir perdu cette réussite. Vous êtes incapable de vous lier à l’étude. Vous avez, en conséquence, un sentiment d’infériorité et vous ne savez pas si vous connaîtrez la réussite, dans l’étude. Vous me demandez ce que j’en pense.

Si vous voulez m’écouter, chassez ce sentiment et toutes ces pensées, non seulement de votre cœur, mais aussi de vos quatre coudées. Poursuivez votre étude de notre Torah, Torah de vie. Néanmoins, vous demanderez au recteur de la Yechiva, de vous permettre d'apprendre ce que vous désirez, dans un premier temps, dans la classe qui vous convient. Toutes vos craintes sont sans fondement. Elles ne sont que des artifices du mauvais penchant.

Néanmoins, en toute situation, chacun a besoin de l’aide de Dieu. Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”. Il serait donc bon que vous deveniez le guide spirituel d’un groupe de jeunes gens qui, bien entendu, seront plus jeunes que vous. Lorsque vous n’étudierez pas vous même, vous leur enseignerez la Paracha de la semaine, les lois qu'ils appliqueront au quotidien, ou, plus exactement, vous en parlerez avec eux, vous les conseillerez à travers les coutumes juives.

Je suis convaincu que vous connaîtrez la réussite, dans ce domaine et cela sera une preuve de plus que toutes vos craintes n’ont pas lieu d’être. De la sorte, vous progresserez dans votre étude et vous le ferez avec succès.

Sans doute garderez-vous, à partir de maintenant, les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues. De même, vous donnerez deux ou trois pièces à la Tsédaka, chaque jour de semaine, avant la prière. Bien évidemment, vous adopterez toutes ces pratiques sans en faire le vœu.

Avec ma bénédiction pour donner, au plus vite, de bonnes nouvelles de tout cela,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3624

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3624, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nous approchons des 12 et 13 Tamouz, dates de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui est aussi notre délivrance et la liberté de nos âmes. On connaît l’explication qui est donnée, à ce propos. En effet, lorsque l’on soulève la tête, le corps s’élève également, de même que les pieds.

A cette occasion, puisse Dieu faire que tous les voiles et les entraves, matériels et spirituels, s’amenuisent, puis disparaissent, que l’on puisse se servir des forces et des possibilités qu’Il accorde, exclusivement pour mettre en pratique l'Injonction “ Tu feras le bien ” et non pas, même partiellement, pour “ Tu t’écarteras du mal ”, afin de lutter contre ce qui trouble, occulte, cache et limite, jusqu'à le faire disparaître.

Je vous joins un fascicule relatant l’emprisonnement de mon beau-père, le Rabbi, qui fait suite aux brochures précédentes, éditées ces dernières années. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition de tous ceux que vous pourrez contacter. Le mérite public en dépend.

Sans en faire le vœu, nous pensons qu’une réunion ‘hassidique aura lieu, ici-même, pendant le Chabbat qui vient, puis le lendemain, dimanche. J’espère que les ‘Hassidim en feront de même, en tout endroit où ils se trouvent.

Lorsque des Juifs se réjouissent et, vraisemblablement, citent aussi un mot de Torah, il y a là une célébration de la Mitsva, qui constitue une action propice, un canal et un réceptacle pour obtenir la satisfaction de tous ses besoins, de même que les révélations les plus hautes. Vous consulterez également le Torah Or, à la page 20b.

Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération et en transmettant mon salut à tous ceux qui participeront à ces réunions,

Lettre n°3625

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3625, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5715,

Brooklyn,

A l’honorable grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

a de bons comportements, responsable communautaire aux

multiples accomplissements, homme de qualité, issu d’une

illustre famille, le Rav Its’hak Meïr Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 28 Sivan, de même que celle qui la précédait, avec ce qu’elle contenait. Je vous remercie d’avoir pris la peine de m’informer de l’évolution de la situation(2).

Il est inutile de traiter longuement de ce qui fait de la peine. Le front religieux uni(3) a été démantelé. Puisse Dieu faire, au moins, que ceci éclaire les yeux de nos frères, les enfants d’Israël qui se trouvent en Terre Sainte, afin qu’ils reconnaissent la vérité intangible, c'est-à-dire le fait que nous ne possédons que notre foi, notre Torah et Israël, qui est “ un peuple unique sur la terre ”. Quiconque adjoint à cela une autre préoccupation, quelle qu’elle soit, masque, peu à peu, la vérité, puis la fait complètement disparaître et, au final, se dresse contre elle.

A l’occasion de la fête de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, nous avons édité la suite du récit de son emprisonnement et je vous la joins. J’espère que ce texte vous intéressera.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.M. Lewin. Voir, à son sujet, la lettre n°3489. (2) En Erets Israël, à la suite des élections. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3489.

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