Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3586
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3586, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je fais réponse à votre lettre du 17(1) Sivan, dans laquelle vous évoquez votre travail au sein de l’école professionnelle, en tant que guide spirituel. Et, d’après les informations que j’ai obtenues par ailleurs, on peut constater une évolution positive chez les élèves, depuis que vous assumez ces fonctions. Ceci se manifeste, en particulier, dans leur étude de la Torah et leur pratique des Mitsvot.
Bien évidemment, tout cela n’est pas encore suffisant. On observe, certes, une évolution positive, mais “ tous les commencements sont difficiles ”. Vous et vos amis, vous vous investirez donc dans cette mission sacrée, afin que l’amélioration se poursuive. Dieu vous accordera la réussite.
Puisse Dieu faire que vos élèves soient un exemple de ce que doivent être des enfants poursuivant leurs études dans une école ‘Habad.
B) En fonction de ce qui vient d’être dit, et sachant que “ le Saint béni soit-Il ne retient la récompense d’aucune créature ”, qu’Il agit “ mesure pour mesure ”, cette action vous apportera également le succès dans votre situation personnelle, dans les trois domaines du service de Dieu, que sont la Torah, les sacrifices et la prière qui les remplace, les bonnes actions qui correspondent aux Mitsvot.
Vous connaîtrez une grande réussite dans le moment que vous fixerez pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. En un temps relativement court, vous aurez le même succès qu’en une longue période. L’Admour Hazaken explique(2), en effet, que “ l’on obtient un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”.
C) On peut également déduire de tout cela qu’il ne faut pas être troublé ou décontenancé, au point d’envisager de se rendre dans un autre endroit, surtout si vous le faites pour vous améliorer dans la Torah et ce qui la concerne. En effet, le résultat dépend de l’aide de Dieu, que l’on obtient par des actions susceptibles de la mettre en évidence.
Or, rien n’est plus important que de séparer le grain de l’ivraie, comme le soulignent nos Sages(3), à propos de ce verset(4).
Avec ma bénédiction pour une considérable réussite dans la mission qui vient d’être définie, dans la joie, ainsi qu’il est dit : “ Servez Dieu dans la joie ”,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (2) Au début du Torah Or. (3) Au traité Baba Metsya 85a. (4) Yermyahou 15, 19.
Lettre n°3587
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3587, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Hillel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Sivan, de même qu’à celles qui la précédaient, avec tout ce qu’elles contenaient.
A) Les demandes de bénédiction qui accompagnaient votre lettre seront lues, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Pour votre part, vous vous efforcerez d’expliquer à chacun d’entre eux(2) qu’ils doivent intensifier leur engagement en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. C’est de cette façon que l’on obtient les bénédictions de Dieu, en tout ses besoins, matériels et spirituels, de même qu'en ceux des membres de sa famille.
Cette demande de bénédiction sera lue près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, auquel il convient donc de s’attacher, afin de forger le canal et le réceptacle nécessaires pour intégrer les bénédictions que l’on reçoit, quand il invoque la miséricorde divine. Pour cela, une action permettant de se lier à lui est nécessaire.
On fixera donc une étude de son enseignement ou, tout au moins, de la ‘Hassidout, puisqu’il est le successeur de son fondateur. On mettra en pratique ses décisions, en particulier celle de lire des Tehilim, chaque jour, après la prière.
Et, nos Sages disent que “ les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur ”(3).
B) J’ai été satisfait d’apprendre que vous avez organisé une réunion ‘hassidique pour les élèves(4) et que vous l’avez fait précisément à Brunoy(5), c’est-à-dire loin de Paris, ainsi qu’il est dit : “ Va-t-en, pour toi, de ton pays et de la maison de ton père ”.
Heureux sont ceux qui ont apporté leur concours pour organiser tout cela. Vous voudrez bien leur transmettre mes remerciements, en particulier aux responsables que vous mentionnez dans votre lettre, messieurs Yadlitski, Zilberman, Morde’haï Miller et Pinkas. Que Dieu augmente Sa bénédiction pour chacun d’eux, en tous leurs besoins, matériels et spirituels.
C) J’espère que la réussite de cette entreprise vous conduira à redoubler d’ardeur pour la renouveler, à plusieurs reprises, pendant l’été. Bien évidemment, vous pouvez également le faire sous une autre forme et avec un autre contenu.
L’essentiel est d’apporter aux élèves ce dont ils ont besoin(6) pour passer l’été.
D) Vous me dites que vous enverrez vos fils passer l’été à la Yechiva. Cela est une bonne initiative.
Puisse Dieu faire qu’ils raffermissent leur santé, moralement et donc aussi physiquement.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
N. B. : On a sûrement indiqué aux professeurs qu’ils doivent, suffisamment tôt, parler aux élèves du 12 Tamouz.
Je vous joins la suite de la note sur l’emprisonnement(7), qui vient d’être éditée.
Notes
(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°2676. (2) De ceux qui ont demandé une bénédiction. (3) Ainsi, il sera possible de convaincre ces personnes. (4) Des Talmud Torah. (5) Dans la
Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de la région parisienne. (6) Textuellement “ des provisions pour la route ”. (7) Du précédent Rabbi.
Lettre n°3588
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3588, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, issu
d'une illustre famille, le Rav Eliméle'h(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens d'apprendre que vous pensez retourner vous installer, prochainement, en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie par notre juste Machia'h, très bientôt et de nos jours. Que Dieu fasse que votre voyage se passe bien et qu'il soit fructueux. Parvenu en votre ville, vous redoublerez d'ardeur dans vos actions pour renforcer le Judaïsme et diffuser l'esprit de la Tradition, grâce à laquelle ce peuple réside seul parmi les nations(2).
En effet, c'est précisément de cette façon que l'on peut être un peuple unique sur la terre, mettre en évidence l'unité de Dieu dans le monde. Il faut donc commencer par sa propre personne et par ses quatre coudées, que l'on doit pénétrer de la conscience que la seule vérité, le seul but est de proclamer que Dieu est un et Son Nom est un.
Pour cela, il faut avancer dans Sa Torah, Torah unique, sans compromis et sans arrangement. Ainsi, il fut dit, du roi Chlomo, que son règne était intègre et qu'à son époque, la royauté d'Israël se révéla dans toute sa gloire. Malgré cela, nos Sages affirment: Que soient perdus Chlomo et mille personnes qui lui sont identiques, plutôt qu'une seule lettre de la Torah.
Combien plus en est-il ainsi, en cette génération égarée et confuse, en laquelle il ne nous reste plus, en chaque situation et dans chaque détail, que notre Torah, de la même étymologie que Horaa, enseignement. Elle est notre vie et assure notre maintien, à titre individuel comme en tant que nation.
A ceci, s'ajoutent le mérite et la responsabilité de ceux qui descendent du Baal Chem Tov, du Maguid(3) et de leurs disciples. Ceux-là doivent diffuser les sources de l'enseignement du Baal Chem Tov, qui sont l'âme de la Torah, jusqu'à l'extérieur. Il leur faut, pour y parvenir, propager l'enseignement de la 'Hassidout, ses pratiques et ses voies, dans des cercles de plus en plus larges, jusqu'à ce qu'ils deviennent l'héritage de tout le peuple d'Israël.
On s'est déjà plaint du fait que on m'a chargé de garder la vigne, qui est, certes, une vigne au plein sens du terme. On peut, néanmoins, se désoler en constatant que je n'ai pas gardé ma propre vigne. Je veux dire, très simplement que Dieu a fait que vous puissiez exercer votre influence sur des cercles qui, pour l'heure, n'ont pas connaissance du luminaire de la Torah, qui est la 'Hassidout. Une obligation sacrée, une mission de première importance, vous incombe donc, celle de leur faire connaître l'enseignement du Baal Chem Tov, de ses disciples et successeurs, jusqu'à ce que cette conscience modifie leur existence quotidienne, leurs pensées, leurs paroles et leurs actions.
Et, le résultat est à la mesure de l'effort(4), d'autant que le mérite de vos ancêtres vous soutient. Vous serez donc le canal par lequel les sources(5) parviendront à de nombreux Juifs. Pour quelqu'un comme vous, il est sûrement inutile de préciser à quel point tout cela est important.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d'être dit,
Notes
(1) Le Rav E.Shapiro. (2) En évitant l'assimilation. (3) De Mézéritch. (4) Textuellement, la trace, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau. (5) De la 'Hassidout
Lettre n°3589
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3589, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement été déjà contacté, à la suite de votre lettre du jeudi de la Parchat Beaalote'ha, lorsque tu élèveras les lumières. Néanmoins, pour vous marquer mon respect, je vous adresse moi-même la présente, afin de vous confirmer que j'ai bien reçu votre lettre, avec ce qu'elle contenait.
Puisse Dieu faire que cela soit un bon début et que la promesse se réalise pleinement, pour l'ensemble du montant fixé(2), ou même que celui-ci soit dépassé. En effet, le Saint béni soit-Il agit mesure pour mesure(3). Si l'on tient promesse et, a fortiori, si l'on va au-delà de celle-ci, Dieu réalise ce qu'Il nous a promis et Il va même au-delà de cet engagement.
Selon la terminologie de la 'Hassidout, l'éveil d'en haut est à la mesure de l'éveil d'en bas qui le provoque. Puis, vient un autre éveil d'en haut, sans aucune commune mesure avec celui qui le précède.
Vous avez commencé cette action et il vous appartient donc de la conduire à son terme(4). Ainsi, vous aurez le mérite d'élever les lumières(5), la bougie de Dieu (qui) est l'âme de l'homme, y compris dans ce domaine précis, jusqu'à ce que la flamme s'élève d'elle-même(6).
Bien plus, il s'agit, en l'occurrence, d'éducation et, d'après la Torah intègre, sa partie révélée comme son enseignement caché, en cette génération du talon du Machia'h, alors que le soleil se couche(7), il est certain que ces lumières ne disparaîtront jamais(8), comme le souligne le commentaire de la Torah du Ramban, à propos du verset lorsque tu élèveras les lumières(9).
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d'être dit,
J'ai bien reçu votre lettre du 26 Sivan et je vous remercie pour le récit qu'elle rapporte. Nos Sages disent que celui qui offre un cadeau…(10), d'autant qu'il le fait parce qu'il en conçoit lui-même du plaisir. En conséquence, je dois vous dire que j'ai mentionné votre nom et celui des membres de votre famille près du tombeau de celui dont nous célébrerons la délivrance, le mois prochain(11).
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°3426. (2) Qui a vraisemblablement été promis à la Tsédaka. (3) De la manière dont l'homme agit envers lui. (4) Conformément au principe de nos Sages selon lequel à celui qui commence une Mitsva, on demande de la conduire à son terme. (5) Le destinataire de cette lettre est un Cohen. (6) Le Rabbi note, en bas de page: Ceci est expliqué dans le Likouteï Torah Chir Hachirim, à partir de la page 22b. (7) Le Rabbi note, en bas de page: D'après l'affirmation de nos Sages dans le Midrach Chemot Rabba, chapitre 15, paragraphe 6. (8) Comme nos Sages le disent à propos des lumières de 'Hanouka. (9) Au début de la Parchat Beaalote'ha. (10) Doit le faire savoir à celui qui le reçoit. (11) Le précédent Rabbi, qui fut libéré le 12 Tamouz.
Lettre n°3590
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3590, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its'hak Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi, qui m'annonce une bonne nouvelle. En effet, vous me dites que votre contrat a été renouvelé par votre communauté, à une large majorité. Puisse Dieu faire que cela soit en un moment bon et fructueux. Vous parviendrez à être le maître de l'endroit(2) selon la définition que donne l'Admour Hazaken de cette expression(3), c'est-à-dire celui qui le dirige réellement.
Vous ferez usage de ce pouvoir pour faire de cet endroit un lieu de Torah et de Mitsvot, illuminées par le luminaire de la Torah, qui est l'enseignement de la 'Hassidout, avec ses pratiques et ses usages.
On attend de vous un tel résultat et l'on vous a donc accordé les forces nécessaires pour l'obtenir, de même que la possibilité de vous servir de ces forces, selon les chemins de la Torah (qui) sont agréables. De plus, toutes ses voies sont paix.
Bien évidemment, pour ce qui vous concerne, vous devez également mettre en pratique les termes du verset: Tu ne te déroberas pas à ta propre chair, dans les trois domaines que sont l'étude de la Torah, les sacrifices qui, à notre époque, sont remplacés par le service de Dieu du cœur(4), c'est-à-dire, selon l'interprétation de l'Admour Hazaken, dans le cœur et avec le cœur, les bonnes actions qui sont, globalement, la Tsédaka et la bonté, basées sur l'amour du prochain.
C'est sur ces trois piliers que repose le grand monde, de même que le petit monde, que l'homme constitue.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d'être dit,
Notes
(1) Le Rav I.Z. Pozner. Voir, à son sujet, la lettre n°3044. (2) Le Rav de la communauté. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3450. (4) La prière.
Lettre n°3591
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3591, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch 'Hodech Tamouz 5715,
Brooklyn, New York
Au Rav grand et distingué, homme de qualité,
issu d'une illustre famille, possédant l'élévation,
'Hassid qui craint Dieu et possède une profonde
compréhension, le Rav Sliman David Sasson(1),
Je vous salue et vous bénis,
J'ai reçu avec plaisir, la brochure sur la Che'hita que vous avez éditée. Je vous remercie pour votre attention et je suis sûr que vous en ferez de même pour vos prochaines publications et également pour les anciennes. Je vous en remercie d'avance. Si vous souhaitez recevoir, en échange, les publications des éditions Kehot, nous serons heureux de vous les adresser.
Je saisis cette opportunité pour vous adresser mes chaleureux remerciements pour la bienveillance et l'intérêt que vous avez manifestés au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, plein d'empressement, Rav Ben Tsion Chem Tov(2), émissaire des Sages, qui vous a rendu visite afin de solliciter votre aide et votre participation, dans le domaine de l'éducation basée sur les valeurs sacrées, en particulier pour nos frères séfarades d'Afrique du nord. Je vous remercie pour votre contribution à cette action de grande importance.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Bien évidemment, s'il vous est, pour des raisons techniques, plus facile de m'écrire dans une langue étrangère, il est clair que vous pouvez utiliser celle que vous voulez et, bien entendu, la langue du pays(3).
Je vous joins une copie de ma lettre, adressée aux jeunes de l'association 'Habad, dont le contenu, en réalité, s'applique à chacun. J'espère qu'elle vous intéressera.
Par pli séparé, vous a également été envoyée une note sur l'emprisonnement de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, à l'occasion de la célébration des 12 et 13 Tamouz, qui approchent.
Concernant la Che'hita, les images de ce livre et leurs explications sont très belles. Vous consulterez également le Avodat Ha Kodech, de Rabbi Meïr Ibn Gabbay, dans la partie sacrifices, au chapitre 34. Mais, bien entendu, ceci ne concerne pas le contenu de votre brochure.
Au fait, nombreux sont ceux qui font attention de ne pas utiliser l'image qui se trouve dans une note de cette brochure, à la fin des pages 11 et 27.
Notes
(1) De la communauté séfarade d'Angleterre. Voir, à son sujet, la lettre n°2711. (2) De Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°3757. (3) L'anglais.
Lettre n°3592
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3592, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
La 'Hala'ha et sa référence, concernant les cheveux d'une jeune fille, apparaissent clairement dans le Tour Choul'han Arou'h Ora'h 'Haïm, au chapitre 75. Vous consulterez également les commentateurs du Choul'han Arou'h Even Ha Ezer, chapitre 21, paragraphe 2.
On peut expliquer la distinction(1) de la façon suivante. Le verset Il découvrira la tête de cette femme fait allusion à celle qui est mariée(2), comme l'indique le traité Ketouvot 72a. De plus, il est dit, dans l'introduction au commentaire de la Michna du Rambam, qu'une controverse n'est pas envisageable pour ce qui est admis en chaque génération, depuis l'époque de Moché, notre maître. Vous consulterez, à ce sujet, le Yerouchalmi Pessa'him, qui dit, au début du chapitre 6: Il ne peut y avoir deux septièmes années.
En la matière, la coutume des jeunes filles, à chaque époque, est clairement établie(3). Bien plus, selon l'avis de Rabbi Ichmaël, exprimé dans le Sifri, à propos du verset Bamidbar 5, 18, on trouve une allusion dans la Torah, au fait que les jeunes filles ne se couvrent pas la tête.
D'après l'enseignement révélé de la Torah, la raison de tout cela est la suivante. Le traité Erouvin 100b dit que la femme se couvre la tête afin de racheter la faute de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, qu'elle fit commettre à son mari et qui ne concerne donc pas une jeune fille.
Bien évidemment, aucune objection ne peut être soulevée du fait du sang de la Nidda, comme le dit le traité Erouvin, à cette même référence, car il y a là un phénomène physique, une manifestation naturelle, ce qui n'est pas le cas pour le fait de se couvrir la tête.
Notes
(1) Entre une femme mariée, qui se couvre la tête et une jeune fille, qui ne le fait pas. (2) Mais, non à la jeune fille. (3) Celles-ci ne se sont jamais couvert la tête.
Lettre n°3593
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3593, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch 'Hodech Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J'ai bien reçu votre compte rendu du 22 Sivan et puisse Dieu faire qu'à l'avenir, s'accomplisse en vous l'affirmation de nos Sages selon laquelle les sages multiplient la paix dans le monde.
Vous consulterez l'introduction du 'Havat Daat sur le Yoré Déa, qui définit ce qu'est un sage. Et, la 'Hassidout précise clairement l'effet de la sagesse sur le service de Dieu. Il en est de même pour les relations avec les autres personnes, comme l'expliquent les discours 'hassidiques intitulés Hé'haltsou(1), depuis celui de l'Admour Hazaken, dans le Likouteï Torah, Parchat Matot, jusqu'à celui de mon beau-père, le Rabbi, édité en additif au Kountrass Hé'haltsou de 5659(2).
Vous occuperez donc le temps, votre temps, vos compétences et votre enthousiasme en diffusant les sources(3) à l'extérieur, conformément à la volonté de notre saint maître.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée. Vous porterez la vengeance de Dieu en Midyan, comme l'expliquent ces discours 'hassidiques. Après cela, vous entrerez dans l'Erets Israël spirituelle. En effet, Erets est celle qui voulut faire la volonté(4) de son Créateur et Israël découle du verset: Tu as combattu les hommes, les anges et tu les as vaincus.
Ceci sera une proche préparation pour s'installer matériellement en Erets Israël, avec notre juste Machia'h, très bientôt et de nos jours, au sein de tout le peuple juif.
Avec ma bénédiction,
Pour une certaine raison, l'envoi de la présente a été retardé et je viens de recevoir votre lettre du premier jour de Roch 'Hodech, avec ce qu'elle contenait.
Je vous remercie pour la bonne nouvelle de ce qui a été organisé à Lag Baomer, même s'il semble que l'opportunité qui se présentait n'a pas été pleinement saisie. Si c'est effectivement le cas, vous mettrez sûrement en pratique l'enseignement qui figure à la fin du chapitre 9 d'Iguéret Ha Techouva(5) et, désormais, votre action sera double. Vous consulterez le Midrach Béréchit Rabba, au début du chapitre 58 et le Or Ha Torah, au discours intitulé Et Avraham entendit.
Notes
(1) Enrôlez, pour vous, des hommes, qui traitent, plus spécifiquement, de la nécessité d'aimer son prochain. (2) 1899, du Rabbi Rachab, père du Rabbi précédent. (3) De la 'Hassidout (4) Erets, la terre, est de la même étymologie que Ratson, la volonté. (5) Selon lequel celui qui doit réparer sa faute, s'il avait coutume d'étudier un chapitre, en apprendra deux.
Lettre n°3594
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3594, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Second jour de Roch 'Hodech Tamouz 5715,
Brooklyn, New York,
Aux membres du comité pour la réunion
des médecins pratiquants de New York,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J'ai appris, avec plaisir, que vous alliez vous réunir, afin de structurer une association des médecins pratiquants. De tout temps, l'union entre ceux qui craignent la Parole de Dieu est une initiative positive. Combien plus est-ce le cas, en la présente époque, alors que la confusion règne dans les esprits, du fait des terribles événements qui ont déçu de nombreuses personnes ayant adopté des opinions et des idéologies erronées et les ont conduites à rechercher sérieusement la vérité.
Une association des médecins pratiquants peut exercer une influence positive sur ce débat d'idées, en faisant des déclarations claires sur différents points, pour lesquels nombreux sont ceux qui se trouvent encore dans l'erreur.
Il faut affirmer qu'un véritable scientifique n'a d'autre but que de rechercher la vérité. Dès lors, les conclusions qu'il adopte ne peuvent pas aller à l'encontre de notre Torah, Torah de vérité. Bien au contraire, plus l'on approfondit sa recherche et plus l'on prend conscience de la vérité des principes et même des détails de notre foi, la foi d'Israël.
Un médecin, en particulier, se doit de rejeter la suprématie de la matière, en observant à quel point la santé physique est liée à l'équilibre moral. Déjà, auparavant, un dicton médical parlait d'une âme saine dans un corps sain, mais, de nos jours, on a pu vérifier comment un léger dérèglement moral est la cause d'un profond déséquilibre physique. Plus l'esprit est fort et mieux il domine le corps, est à même de combler ses manques. Plusieurs traitements qui sont administrés matériellement s'avèrent beaucoup plus efficaces si le patient y adhère, est motivé et plein de volonté(1).
Ce principe de la prépondérance de l'esprit sur la matière, du qualitatif sur le quantitatif, est également souligné par le fait que l'on s'aperçoit, de plus en plus clairement, à quel point les actions vitales pour le corps ne peuvent être appréciées en termes quantitatifs. En effet, les glandes et ce qu’elles sécrètent, les hormones, les vitamines, sont quantitativement peu importantes.
A ce propos, le verset dit: Je contemplerai le Divin en observant ma chair. En voyant de quelle manière l'esprit dirige le corps, qui est un petit monde, on franchit donc une petite étape vers la compréhension de la manière dont Dieu dirige le monde, lui-même comparé à un grand homme. Selon les termes de nos Sages, tout comme l'âme emplit le corps, le ressent, le voit, mais n'est pas vue, le Saint béni soit-Il emplit le monde, le ressent, le voit, mais n'est pas vu.
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Ces quelques idées ne sont que des généralités. Toutefois, différents éléments sont directement liés à la fonction médicale, certains ayant même une incidence concrète. Nous en citerons quelques uns:
La diffusion du grand intérêt qu'il y a à respecter les lois de la pureté familiale, à adopter les lois de la Cacherout de l'alimentation, à pratiquer la circoncision.
Les problèmes liés au système génital, la nécessité d'écarter un traitement qui a pour effet de rendre stérile et la possibilité d'un traitement alternatif, en particulier pour l'opération de la prostate(2).
Les médicaments, la possibilité de faire en sorte qu'ils soient cachers, un tel résultat n'étant pas obtenu, à l'heure actuelle, uniquement par manque d'intérêt et d'attention.
La dissection et le manquement au respect dû à un cadavre, l'étude de l'anatomie pouvant être faite sur des formes et des modèles.
La recherche des causes de la mort(3), qui, dans bien des cas, n'est pas du tout nécessaire et, lorsqu'elle l'est, car elle permet de sauver quelqu'un, par exemple de le laver du soupçon d'avoir empoisonné le défunt, peut se limiter à une incision là où cela est nécessaire et l'enterrement, par la suite, des fragments prélevés.
On pourrait également citer d'autres exemples.
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Je soulignais l'intérêt, pour la santé physique, de pratiquer les Mitsvot et il va sans dire que mon propos n'est pas d'expliquer la raison des Mitsvot. Comme on le sait, on les met en pratique parce qu'elles sont l'Injonction et la Volonté du Créateur. Et, la récompense de la Mitsva est la possibilité de la mettre en pratique, car telle est la finalité de l'homme, qui doit s'attacher et s'unifier au Créateur, par l'accomplissement de Ses Commandements.
En fait, je faisais allusion à ceux qui ne sont pas sains d'esprit, ce qu'à Dieu ne plaise. Or, il n'est pas d'autre moyen que celui de les rapprocher de la pratique, ce que l'on est tenu de faire, dans toute la mesure du possible, y compris s'il faut, pour cela, souligner leur intérêt physique.
Je conclus en exprimant mon souhait que s'accomplissent en vous les termes du verset: Alors, ceux qui craignent Dieu dialogueront, l'un avec l'autre. Dieu vous accordera la réussite et vous obtiendrez un résultat concret. Puis, comme le dit la fin de ce même verset: ceci sera consigné dans le livre du souvenir, devant Lui, devant Dieu et également pour le mérite de tous, lequel dépend de vous.
M. Schneerson,
Notes
(1) De guérir. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3400. (3) En pratiquant une autopsie.
Lettre n°3595
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3595, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au distingué 'Hassid, le Rav Avraham,
qui est appelé docteur Aharonov(1),
Je vous salue et vous bénis,
J'ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par le grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Eliézer Karasik. Celui-ci m'écrit que, étant jeune, vous avez été l'élève de la Yechiva Tom'heï Temimim, à Loubavitch. La vitalité, la lumière et la flamme que l'on y puise sont un feu perpétuel, qui ne s'étend pas et, au final, elles font leur effet, de manière évidente.
Bien évidemment, tous ne sont pas identiques quant au laps de temps nécessaire pour que cet effet se révèle. De même, il ne s'exprime pas toujours dans le même domaine. Néanmoins, la matière, même en sa quantité la plus infime, ne peut jamais disparaître et elle ne fait que changer de forme. Combien plus en est-il ainsi pour l'esprit, qui vivifie et perpétue cette matière. A quelqu'un comme vous, il est sûrement inutile d'en dire plus.
A ce propos, j'ai été doublement satisfait en constatant votre désir de participer financièrement à la construction d'une des institutions de Kfar 'Habad, en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. A mon sens, il serait bon qu'il s'agisse d'un des bâtiments de l'école professionnelle. Il y a là un besoin immédiat, compte tenu de l'état d'esprit de la majeure partie des immigrants qui arrivent dernièrement, c'est-à-dire nos frères séfarades.
La présente époque a une caractéristique que la précédente n'avait pas. Lorsqu'un jeune garçon intègre une école dans laquelle il peut recevoir une bonne éducation, il est possible, non seulement de lui apporter les connaissances dont il a besoin pour son existence spirituelle et également matérielle, mais surtout de l'aider à s'écarter du mal, de le sauver d'une vie oisive, avec les conséquence néfastes que celle-ci peut avoir. On a pu vérifier qu'il en était systématiquement ainsi. Combien plus est-ce le cas dernièrement, pour notre génération dont la remise en cause porte sur la base même de l'existence.
Vous avez sûrement vu la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(2), qui établit une comparaison entre la guérison du corps et celle de l'âme(3). Elle est éditée dans le fascicule qui est paru pour le 18 Elloul 5708(4).
J'ai bon espoir que vous étudiez la Torah, en général et la 'Hassidout, en particulier. Comme vous le savez, les penseurs disent que la création de la matière a été réalisée à partir de l'esprit.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°3737. (2) Voir le Séfer Ha Maamarim 5708, à partir de la page 296. (3) Le destinataire de cette lettre est vraisemblablement médecin. Voir également la lettre précédente. (4) 1948, contenant des enseignements du précédent Rabbi.
Lettre n°3596
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3596, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au distingué 'Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Yossef(1), le Cho'het,
Je vous salue et vous bénis,
J'ai bien reçu votre lettre de ce lundi, dans laquelle vos me communiquez la liste de vos cours, pendant l'été et les changements qui sont intervenus, en la matière. Sans doute, de temps à autre, les multiplierez-vous. Comme, vous le savez, il a été enseigné que rien ne résiste à la volonté et que tous les débuts sont difficiles.
Vous me dites que vous êtes découragé en observant que ceux qui assistent à votre cours, dans telle synagogue, ne semblent pas en être changés. Il n'y a sans doute là qu'une impression. Il est impossible que des paroles de Torah, en général et de 'Hassidout, en particulier, restent sans effet. Celles-ci doivent permettre de s'écarter du mal ou de faire le bien, jusqu'à ce que l'observateur, qui ne peut se baser que sur ce qu'il voit de ses yeux, constate également le changement. Mais, cela n'est pas toujours rapide. Tous les professeurs et tous les élèves ne sont pas identiques, en la matière.
En fait, il faut distinguer deux domaines séparés. Car, un Juif doit uniquement assumer la mission qui lui incombe. Et, l'action qu'il exerce sur son élève en est totalement indépendante. Certes, ce résultat procure une satisfaction, qui est pratiquement une récompense(2). Néanmoins, l'assurance a été donnée qu'un effort n'est jamais vain, que les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur.
En conséquence, vous poursuivrez votre action positive, en diffusant les sources(3) en tout endroit, jusqu'à ce qu'elles parviennent à l'extérieur. Vous observerez le résultat de vos efforts en ceux qui assistent à vos cours et vous concevrez une satisfaction 'hassidique des membres de votre famille.
Je vous joins la suite de la note sur l'emprisonnement(4). Sans doute mettrez-vous son contenu à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité de profiter des jours de la libération(4), les 12 et 13 Tamouz, dans toute la mesure du possible, mais de manière que les habitants de Londres, qui vous observent, s'accordent pour admettre que vous empruntez effectivement les voies agréables(5).
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Gurkov. Voir, à son sujet, la lettre n°2593. (2) De l'action menée auprès des autres. (3) De la 'Hassidout. (4) Du précédent Rabbi. (5) Définies par la Torah.
Lettre n°3597
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3597, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J'ai été satisfait de recevoir votre lettre du 27 Sivan, dans laquelle vous me décrivez comment les élèves ont été répartis dans de nouvelles classes. Sûrement, comme vous le dites dans votre lettre, préparez-vous déjà un programme d'étude pour les vacances, d'autant que vous possédez, en la matière, l'expérience de l'année passée. Que Dieu vous accorde la réussite.
Je suis surpris que vous ne parliez pas des jeunes filles, ayant achevé leur scolarité, que l'on a commencé à réunir et à organiser. Depuis quelques temps, je n'ai aucune nouvelle à ce sujet et vous voudrez bien me donner ces explications, à la prochaine occasion.
De même, je voudrais savoir si l'on s'efforce de former les élèves des grandes classes à être les moniteurs et, en quelque sorte, les éducateurs des petites classes. Bien évidemment, il ne s'agit pas de leur confier un travail(2), mais de les habituer à diriger et à éduquer. Cette démarche présente, en outre, un autre avantage. C'est un moyen de les encourager, pour qu'ils redoublent d'ardeur dans l'étude, dans l'acquisition de connaissances et dans le bon comportement.
Il est différents moyens d'obtenir un tel résultat. On peut nommer l'un d'entre eux surveillant pour une semaine, par tour de rôle et celui-ci surveillera alors sa classe. Il peut aussi y avoir des moniteurs et des surveillants pour les temps de repos, entre les cours.
Vous voudrez bien transmettre tout cela au Rav C.M.(3). En effet, le salut provient des nombreux conseillers. Là encore, il faut profiter de la période des vacances, lorsqu'il y a de nombreux élèves nouveaux, à la Yechiva et au Beth Rivka, qui y sont, en quelque sorte, comme des invités par rapport à ceux qui sont là toute l'année.
J'ai été satisfait de ce que vous me dites du Mikwé et surtout du fait qu'un plus grand nombre de femmes le fréquente. Néanmoins, il convient de réduire le prix d'entrée et d'améliorer les conditions, afin d'augmenter encore ce nombre, dans toute la mesure du possible.
Le Mikwé doit être beau et la femme qui y effectue la surveillance doit connaître les lois les plus importantes, en la matière. Elle devra les enseigner à toutes les femmes qui fréquentent ce lieu. En effet, j'ai entendu dire que l'ignorance règne, dans certains milieux. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Dieu fasse que vous puissiez m'annoncer de bonnes nouvelles de tout cela.
Je vous joins la suite de la note sur l'emprisonnement(4). Vous mettrez sûrement son contenu à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav N.Pinson, de Casablanca, Maroc. Voir, à son sujet, les lettres n°2851 et 3736. (2) Rémunéré, au sein de l'école. (3) Le Rav Chlomo Matusof, de Casablanca. Voir, à son sujet, la lettre n°3560. (4) Du précédent Rabbi.
Lettre n°3598
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3598, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au jeune Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
J'ai bien reçu votre lettre du 24 Sivan et je vous félicite pour la satisfaction que vous me causez en me donnant des nouvelles détaillées du développement de Ohaleï Yossef Its'hak à Melbourne(2) et de l'augmentation du nombre d'élèves. Il est clair que du développement quantitatif dépend la progression qualitative. Nos Sages disent, en effet, que mille entreprennent l'étude de la Loi Ecrite, cent celle de la Michna et un seul deviendra enseignant.
Sans doute les autres jeunes gens participent-ils également, dans la mesure de leurs possibilités, au développement de la Yechiva. Leur sort est enviable. Bien évidemment, vous pouvez transmettre la présente bénédiction à tous ceux qui se consacrent à cette activité et y apportent leur concours.
Puisse Dieu faire qu'ils intensifient leur engagement en cette action sacrée et que s'accomplisse la promesse de nos Sages selon laquelle à quiconque ajoute(3), on ajoute(4).
Je vous joins la suite de la note sur l'emprisonnement(5). Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre, de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.Serebrianski, d'Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°3127 et 3330. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3411. (3) Des efforts. (4) Des bénédictions. (5) Le précédent Rabbi.
Lettre n°3599
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3599, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires,
aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous bénis et vous salue,
A) Je fais réponse à votre lettre d'avant la fête de Chavouot, qui a été acheminée avec un peu de retard et à celle qui la précédait. Il est pénible de constater que le front religieux uni n’a pas pu voir le jour(2). Cela est d’autant plus surprenant que l’on peut observer, y compris par ses yeux de chair, à quel point l’esprit de parti s’est instauré. Ces dirigeants politiques qui, dans leur vie privée, sont réellement pratiquants, sont prêts, sans l’ombre d’une hésitation, à abandonner le bénéfice certain qu’un tel front apporterait à la religion pour le “ plat de lentilles ” douteux qu’est l’intérêt du parti.
Le voile est si intense et l’obscurité de cet exil si profond, d’autant qu’il émane d’un stade des forces du mal qui a été autorisé à danser dans le palais royal, dans “ le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”, que ces hommes ne mesurent pas eux-mêmes la portée de leurs actes. Ils ne comprennent même pas ce qu’ils font et s’emploient à tromper des personnes craignant Dieu. Ils parviennent à se convaincre que la crainte de Dieu la plus pure est leur seule motivation et non l’intérêt du parti.
Nos Sages disent que l’on accepte le témoignage de quiconque rapporte un fait devant être établi, de lui-même, par la suite. Combien plus en est-il donc ainsi pour ce qui est d'ores et déjà révélé. Malgré cela, les hommes des partis prétendent effrontément le contraire. Or, ils parviennent à le faire, alors que tous peuvent lire ce que les journaux disaient de ces partis, il y a seulement quelques jours. Et, les auteurs de ces articles eux-mêmes prétendent maintenant le contraire.
B) Cette situation nous permet de comprendre à quel point sera intense la lumière de la délivrance véritable. Dieu a donné l’assurance que l’on dira alors : “ Je Te rends grâce, Eternel, car Tu m’a réprimandé ”. En effet, un tel voile est, en l'occurrence, suscité par celui qui possède une âme divine(3) et le Tanya, à la fin du chapitre 24, permet de comprendre clairement ce que cela veut dire.
On prendra conscience de tout cela, quand se révélera notre juste Machia’h, qui libérera nos frères de l’exil, celui de la Terre Sainte comme celui du reste du monde, de la “ fosse profonde ”, de l’effroyable pénombre, que perçoit même l’intellect humain, pour peu qu’il raisonne de manière juste.
C) Je vous remercie de rester en contact avec notre ami, monsieur Chazar. Vous ajoutez qu’il correspond avec moi, mais, pour l’heure, je n’ai reçu aucune de ses lettres.
D) Vous évoquez le Péla’h Ha Rimon(4). Nous venons d’achever l’édition du tome qui porte sur le livre de Chemot. Celui-ci compte plus de quatre cents pages. Bien évidemment, nous vous l’enverrons dès qu’il sera relié.
E) Si vous avez de bonnes nouvelles de l’état de santé de votre fils, vous ne manquerez pas de me les faire savoir. Je vous en remercie d’avance.
F) Vous évoquez la modification qui est introduite à propos de Lag Baomer. En effet, dans les discours ‘hassidiques, on emploie ce terme avec un Beth(5), alors que dans le compte proprement dit, on prononce un Lamed(6), comme on le fait tous les autres jours de l’Omer(7). Vous développez une longue explication, à ce sujet.
Néanmoins, les raisons que vous donnez pour justifier ce changement s’appliquent, de la même façon, aux autres jours de l’Omer, par exemple quand on écrit une lettre, et également à Lag Baomer. Selon l’explication de la ‘Hassidout, les jours précédant importent également, car le raffinement et l’effort(8) se font par étapes. On ne peut pas parvenir à “ Hod de Hod ”(9) sans avoir franchi, auparavant, tous les stades préalables.
De vous à moi, je ne vois qu’une seule explication à ce changement et elle est particulièrement simple. Selon différents avis, on doit employer le Beth(5) pour faire le compte(10) et le fait nouveau est que nous comptons précisément avec un Lamed(6). Il est clair que, pour le compte proprement dit, on doit intégrer les différences qui existent, selon que l’on dit Baomer ou Laomer. En revanche, cela est moins important pour ce qui n’est pas aussi précis(11), par exemple la date que l'on inscrit sur les lettres.
Ainsi, dans les trois premières parties du Tanya(12), on cite des versets illustrant le propos exposé, alors que, dans Iguéret Hakodech(13), on ne le fait pas, comme je l’indique dans l’avant propos de l’index du Tanya. Pour une raison évidente(14), je n’ai pas voulu diffuser largement cette explication.
G) Je vous joins la suite de la note sur l’emprisonnement(15) qui, à n’en pas douter, vous intéressera.
Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
N. B. : Je viens d’apprendre que le fonds de sauvetage se réunira, lundi prochain. J’ai demandé qu’un télégramme vous soit adressé à ce sujet et, par votre intermédiaire, également au Rav Hutner, qui est sûrement en contact avec eux(16), afin qu’une intervention soit faite pour le soutien de l’Encyclopédie. En effet, on leur demande, cette année, de distribuer moins de subventions que l’an dernier. Un effort particulier est donc nécessaire, qui se révélera peut-être efficace.
Concernant la différence entre le Beth et le Lamed, précédemment évoquée, vous consulterez également Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 13.
J’évoquais, dans ma précédente lettre(17), le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, au chapitre 158 :
A) Le Toureï Zahav lui-même, et non uniquement l’avis qu’il rapporte, adopte une position plus conciliante que le Gaon de Vilna, dont l’Admour Hazaken précise la position dans son Choul’han Arou’h, chapitre 158, paragraphe 7.
En effet, il souligne, à différentes reprises, que “ dès lors qu’il réalise une action pour en faire un liquide…, grâce à cette action pour en faire un liquide ”. Il n’en est pas de même pour le Maguen Avraham, qui dit : “ En les liquéfiant, il pensera uniquement à en faire un aliment ”.
De ce fait, le Toureï Zahav et le Maguen Avraham ont des avis divergents sur tous les cas intermédiaires qui peuvent être déterminés entre ces deux extrêmes, par exemple si l’on pense à en faire à la fois un aliment et un liquide, auquel cas il n’y pas d’acte déterminant(18). Tout dépend donc de l’action qu’on réalise par la suite. Et, l'on peut encore trouver d’autres exemples.
B) D’où l’Admour Hazaken déduit-il qu’il faut interpréter les paroles du Maguen Avraham de cette façon ? Cela importe peu, pour notre propos. En effet, quel que soit l’avis personnel du Toureï Zahav, le Maguen Avraham discute, en fait, celui qu’il rapporte. Il faut en conclure que l’Admour Hazaken a une preuve que cette explication est la bonne et ne considère pas uniquement que l’on est incapable de trouver une autre explication.
Cette preuve est peut-être la suivante. Le Maguen Avraham cite, pour étayer son raisonnement, le lavage des mains dont il est question au traité Chabbat 19b : “ Le miel est, d’emblée, un liquide et, en l’occurrence, également un liquide ”.
C) Vous relevez l’expression suivante de l’Admour Hazaken, “ il adopte une position conciliante également en la matière ”. Il est clair que ceci se rapporte à ce qui a été dit auparavant : “ Néanmoins, il pourra le consommer avec une cuillère ou un couteau ”, qu’il reprend pratiquement mot pour mot en disant : “ On peut adopter une position conciliante, en la matière, s’il le fait avec une cuillère ou avec un couteau ”.
D) L’idée que la pensée d’un non-Juif restera sans effet, lors de la liquéfaction, que je cite seulement de manière accessoire, peut être expliquée de la façon suivante. Pour un non-Juif, il importe peu que cela soit, par la suite, un aliment ou un liquide. Il n’en est pas de même dans votre raisonnement, comme si la question et le doute ne se posaient pas encore, comme si l'on n'était pas encore en mesure de fixer une position et de décider. On peut citer plusieurs exemples, à ce sujet.
De même, on peut penser que l’utilité de la pensée est conditionnée par le fait que celui qui l’a est bien le propriétaire(19). C’est pour cela que, dans différents domaines, la pensée du non-Juif n’est pas prise en compte, comme l’explique le Tsafnat Paanéa’h, dans le complément du tome 4, page 14. Tout ceci ne sera pas développé ici.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l'Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°3405. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3489. (3) Textuellement “ l’ombre qui n’a pas d’ombre ”, c’est-à-dire l’essence de l’âme juive, qui n’a pas son équivalent, dans les forces du mal. (4) De Rabbi Hillel de Paritch, l’un des grands disciples de l’Admour Haémtsahi et du Tséma’h Tsédek. (5) Baomer. (6) Laomer. (7) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 7, page 337. (8) De cette période de l’Omer. (9) Le compte de l’Omer du jour de Lag Baomer. (10) De chaque jour. (11) Comme, par exemple, la date d'une lettre ou même la manière dont on appelle ce jour, dans les discours ‘hassidiques. (12) Qui sont des textes rédigés avec précision. (13) Qui est un recueil de lettres. (14) Pour ne pas introduire de différence entre les degrés de précision des textes. (15) Du précédent Rabbi. (16) Avec les membres de ce comité. (17) Il s’agit de la lettre n°3452, qui tendait à déterminer à partir de quand le miel peut être considéré comme un liquide. (18) Pour établir quelle intention on a. (19) Du miel.
Lettre n°3600
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3600, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. J'ai été satisfait d'y apprendre que vous gagnez mieux votre vie. En conséquence, je voudrais être certain qu'en observant les bienfaits de Dieu et l'amélioration de votre situation matérielle, vous en comprenez immédiatement le message et, par votre libre arbitre, vous décidez d'améliorer votre situation morale.
En effet, le matériel découle du spirituel et, lorsque Dieu accorde le premier avant le second, l'intellect doit aussitôt faire comprendre à l'homme la nécessité d'agir pour renforcer et élargir le canal et le réceptacle des bénédictions célestes.
Vous me dites que vous n'avez pas compris certaines choses et que vous n'avez pas une connaissance profonde de la Torah. Mon beau-père, le Rabbi, citant son père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, précise ce que doit être le critère à adopter, en la matière(1). Celui-ci est reproduit dans le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan et il est le suivant. Tout ce qui empêche d'étudier la Torah et de servir Dieu ne peut être qu'une intervention du mauvais penchant.
Il est sûrement inutile de vous rappeler que, pour recevoir l'aide de Dieu, il est nécessaire d'adopter l'immersion rituelle selon les principes d'Ezra(2), de donner chaque jour, avant la prière, quelques pièces à la Tsédaka, de lire, chaque jour également, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, après la prière du matin. De même, vous étudierez, chaque jour, l'enseignement profond de la Torah(3).
J'espère que vous agissez, avec l'enthousiasme nécessaire et de la manière qui convient à un jeune 'Hassid, afin de trouver un bon parti. Que Dieu fasse que vous puissiez m'annoncez de bonnes nouvelles de tout cela.
Notes
(1) Permettant de déterminer si une telle idée émane du domaine de la Sainteté ou bien de l'autre côté. (2) Après chaque liaison conjugale. (3) La 'Hassidout.
Lettre n°3601
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3601, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je fais réponse à votre lettre(2), dont l’acheminement a été retardé.
A) Vous me dites que vous ne savez pas dans quelle mesure vous êtes apte à assumer vos fonctions actuelles et si vous êtes capable de répondre aux attentes.
J’ai déjà exprimé mon avis, dans des cas similaires, aux personnes qui m’interrogeaient, qu’il s'agissent de ‘Hassidim ou non. Et, je vous ai même écrit, à vous personnellement, dans l'une de mes précédentes lettres, que quiconque a survécu, comme “ un tison sauvé de la flamme ”, après la terrible période de persécutions que notre génération a connue(3), se doit, en outre, d'accomplir ce qu’auraient dû réaliser nos frères et nos sœurs qui ont été assassinés en sanctifiant le Nom de Dieu.
Dieu n’attend de nous que ce qu’il est en notre pouvoir d’accomplir, en fonction des forces dont chacun et chacune disposent. Il est donc certain que l’on est capable d’agir et tout ne dépend que de la détermination des uns et des autres. Combien plus est-ce le cas lorsque l’on assume d’ores et déjà une telle fonction et que l’on connaît la réussite. Cela ne signifie pas pour autant que l’on utilise pleinement ses forces, ni même qu’on les a entièrement révélées, car un Juif ou une Juive conserve toujours le libre arbitre.
Certes, Dieu dit : “ Vois, J’ai placé devant toi aujourd’hui la vie et le bien…(4) et tu choisiras la vie ”. Néanmoins, ce verset souligne tout autant l'importance de la vie que du choix. C’est la raison pour laquelle on peut souvent constater que l'homme qui sert Dieu pourrait le faire dans une proportion beaucoup plus large et donc connaître une réussite beaucoup plus considérable. Néanmoins, pour diverses raisons, il ne se sert pas pleinement de ses forces. Pour autant, il possède effectivement le moyen de le faire et tout ne dépend bien que de sa volonté.
B) Il est clair qu’un éducateur, un enseignant ou, plus généralement, un responsable communautaire doit comprendre à quel point il est important qu'il soit aidé. Ses élèves ou ceux qui le suivent doivent lui prêter main forte. Un seul homme ne peut pas être disponible pour chacun et pour chacune. Il doit, bien au contraire, former des disciples et confier une partie de ses fonctions à ceux qui sont capables de les assumer.
Vous devez comprendre ce qui en résulte, pour votre action auprès de vos élèves(5).
C) Vous me faites part de votre projet de visiter, avec vos élèves, une école affiliée à un groupe qui, de différentes manières, va à l’encontre des enseignements de la ‘Hassidout et même de la Torah, en général. En effet, cette école est mixte et d’autres points encore, moins voyants mais tout aussi importants, ne sont pas ce qu’ils devraient être.
Il peut résulter du tort d'une telle démarche, y compris dans des domaines fondamentaux, même si celle-ci présente, par ailleurs, un intérêt, pour ce qui est de moindre importance. Il est impossible d’expliquer aux élèves qu’en arrivant dans un certain endroit, elles ne doivent observer que certaines choses et ne prêter aucune attention à d'autres, ou même les écarter.
D) Plus généralement, je ne vois pas la nécessité d’aller visiter une autre école. Ce que vous mentionnez, dans votre lettre, doit pouvoir également être trouvé dans une institution plus orthodoxe. Vous pouvez aussi donner vous-même l’exemple, sans qu'il ne soit nécessaire de visiter des écoles sujettes à caution.
E) Pour faire suite à tout cela, j’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que certaines jeunes filles ont exprimé le désir d’enseigner et de guider les jeunes. Sans doute développerez-vous cette intention. On peut espérer qu’en un temps relativement court, elles s’habitueront à cette activité et connaîtront le succès.
F) Il est sûrement inutile de vous rappeler qu’il est absolument indispensable de profiter des vacances scolaires, en établissant un programme qui convient pour ces jeunes filles, pendant ces quelques semaines.
Il est possible d’envisager plusieurs activités de plein air et vous avez sûrement, en la matière, l’expérience des années passées. Il sera aisé de savoir ce qui manquait alors et de le compléter.
Dieu vous accordera le succès, de sorte que vous donnerez de bonnes nouvelles, en la matière. Vous me direz que vous vous consacrez à l’éducation basée sur les valeurs sacrées, dans le domaine de ‘Habad.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, sur le contenu de la présente, la lettre n°3200. (3) Lors de la seconde guerre mondiale, du fait de la barbarie nazie. (4) De même que ce qui en est le contraire. (5) Terme au féminin dans le texte, s'agissant d'une classe de filles.
Lettre n°3602
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3602, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tamouz 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Sivan. Sans doute avez-vous déjà reçu la réponse à votre précédent courrier.
Vous m’annoncez que vous êtes maintenant rémunéré, de manière officielle, pour assumer votre mission sacrée. Puisse Dieu faire que ceci éveille en vous des forces nouvelles, afin de mener à bien la fonction qui vous est confiée, avec encore plus de force et de détermination. De même, vos élèves accepteront plus aisément votre enseignement, grâce auquel ils joueront le rôle qui doit être le leur, ici-bas, ainsi qu’il est dit : “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”.
En notre période de pénombre obscure et profonde, alors que l’exil, particulièrement prégnant, fait passer la lumière pour de l’obscurité et l’obscurité pour de la lumière, y compris lorsque la logique première, si elle fonctionne de manière droite, reconnaît le mensonge, il est indispensable d’avoir recours au luminaire de la Torah, c’est-à-dire à l’étude de son enseignement profond, à l’adoption de ses usages et de ses pratiques.
Le berger fidèle de tout Israël, qui est non seulement le premier, mais aussi le dernier libérateur, appelle cet enseignement “ arbre de vie, sur lequel le domaine du mal n’a aucune emprise ”, selon les termes du Raya Méhemna, à la Parchat Nasso, que l’Admour Hazaken cite dans Iguéret Hakodech, au chapitre 26.
C’est ainsi que s’accomplit la promesse de nos Sages, concernant l’étude de la Torah : “ Pour celui qui en a le mérite, elle sera un élixir de vie ”, comme l’explique le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab. On peut le comprendre d’après la longue explication que donne Rabbi ‘Haïm Vital, à ce sujet, dans l’introduction du Chaar Ha Hakdamot. Ses propos sont à la fois tragiques et merveilleux.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°3603
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3603, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5715,
Brooklyn, New York,
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de …(1),
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
Les 12 et 13 Tamouz, qui approchent, jours de la libération de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, rappellent et commémorent également la victoire du don de soi pour la Torah et les Mitsvot contre les forces qui se sont opposées à elles.
Je suis certain que le souvenir de tout cela renforce, en chaque Juif, homme ou femme, le lien avec la Torah et les Mitsvot, que tous mettront en pratique, au quotidien, qu’il raffermit également la conviction que le Créateur, dirigeant le monde à tout instant, accordera Sa bénédiction, pour que l’on soit heureux, dans son existence, que l’on ne soit pas découragé par les difficultés qu'il faut parfois affronter, que celles-ci diminuent progressivement, jusqu’à disparaître complètement.
Je suis sûr que vous trouverez le moment qui convient, durant le 12 et le 13 Tamouz ou bien à proximité de ces dates, pour vous réunir, de sorte que l’une encourage l’autre en tout ce qui vient d’être dit, afin d'en tirer les forces et l’enthousiasme nécessaires pour les semaines et les mois qui viennent.
Bien plus, nous entrons dans la période pendant laquelle les enfants se consacrent moins à leurs études, conformément à l’usage courant. On se repose alors, pendant quelques semaines ou, tout au moins, on ralentit sa cadence de travail. C’est de cette façon que l’on renforce son corps.
Bien évidemment, il convient, en pareil cas, d’établir un programme convenable, permettant de renforcer également son âme.
En effet, les Juifs sont “ un peuple unique sur la terre ”. Leur corps et leur âme ne forment donc qu’une seule entité. Quand sont-ils réellement heureux ? Lorsque leur âme dirige leur corps, qui met en pratique ses instructions. Selon le dicton bien connu de l’Admour Hazaken(2), “ un Juif ne veut pas et ne peut pas se séparer de la Divinité ”.
En suivant cette voie, on est effectivement en bonne santé, y compris de manière physique. On est serein et heureux, ayant la conviction profonde que Dieu protège chacun d'entre nous, au sein de tout le peuple juif, qu’Il nous conduit vers le bien matériel et spirituel.
J’espère qu’au cours de cette réunion, vous échangerez également vos points de vue sur la manière d’organiser l’action de votre groupement, pour les mois qui viennent et d’utiliser au mieux les opportunités qui se présentent pendant l’été, de même que le temps libre dont on dispose alors(3).
Avec ma bénédiction pour que chacune d’entre vous ait un été en bonne santé et joyeux, avec les membres de la famille et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Cette lettre a vraisemblablement été adressée à plusieurs groupements de femmes et jeunes filles 'Habad. (2) Voir, en particulier, à ce sujet, la lettre n°2079. (3) Voir les deux lettres suivantes.
Lettre n°3604
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3604, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5715,
Brooklyn,
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de Tel Aviv,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu votre lettre, en son temps, avec plaisir. Vous me décrivez votre activité pendant ces derniers mois. Sans doute conserverez-vous cette bonne habitude, à l’avenir, en me donnant régulièrement de bonnes nouvelles de l'extension de vos actions, dans tous les domaines et surtout de l’influence positive que vous exercez sur les mères des élèves des écoles ‘Habad de votre entourage. Que Dieu vous accorde la réussite.
Il est sûrement inutile de vous souligner la nécessité d’établir un programme spécifique pour les mois d’été, afin de s’adapter aux modifications qui interviennent pendant les vacances, comme l’explique également ma lettre, adressée à tous, que je vous joins.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3605
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3605, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Tamouz 5715,
Brooklyn,
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de Bneï Brak(1),
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, dont l’acheminement a été retardé. Vous me décrivez l’organisation du groupement de Bneï Brak et vous me dressez le compte rendu de vos réunions.
Il est dit que “ tous les commencements sont difficiles ”. Or, en l’occurrence, vous avez déjà commencé(2). Dieu permettra donc que vous vous développiez, dans toutes les directions. Vos efforts seront couronnés de succès et vous communiquerez l’esprit de la Torah et des Mitsvot aux cercles les plus larges, d’abord les plus proches, puis les plus éloignées.
Plus vous constaterez le succès de vos propres yeux et plus vous redoublerez d’ardeur, afin de multiplier vos activités et de la développer, quantitativement et qualitativement.
Il est sûrement inutile de vous souligner la nécessité d’établir un programme spécifique pour les mois d’été, afin de s’adapter aux modifications qui interviennent, pendant les vacances, comme l’explique également ma lettre, adressée à tous, que je vous joins.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3482. (2) Les difficultés sont donc passées.
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