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Iguerot Kodesh — lettres 3526 à 3545

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3526

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3526, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que vous vous efforcez, l'un et l'autre, de trouver de bons partis pour les élèves de la Yechiva, en particulier ceux qui n'ont pas de famille. J'en suis satisfait.

Puisse Dieu vous accorder la réussite. L'importance de cet accomplissement peut être établi à partir du verset: Avoir une femme avisée est le fait de Dieu. Et nos Sages soulignent que le Saint béni soit-Il constitue des couples, depuis les six jours de la création. Quiconque intervient dans ce domaine reçoit donc une immense récompense, comme l'établissent différents textes.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles et pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,

Lettre n°3527

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3527, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la maison d'étude de rite Ari Zal,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J'ai bien reçu votre lettre du 24 Iyar, qui était rédigée par votre secrétaire, au nom de tous les dirigeants et j'y fais réponse.

De façon générale, lorsque deux conceptions s'opposent(1) et qu'éclate une dispute, déclarée et conduisant à prononcer des mots sévères, la responsabilité en incombe aux deux parties. Cette responsabilité peut être inégalement partagée, parfois même être le fait d'un côté beaucoup plus que de l'autre. Mais, en tout état de cause, les deux camps la supportent effectivement.

Il est inutile de préciser que les divergences de vues sont normales, car tous ne sont pas du même avis. Pour autant, il ne doit pas en résulter un conflit, surtout sous sa forme la plus âpre.

Combien plus en est-il ainsi, quand il s'agit d'une synagogue, dans laquelle on prie Dieu, Dans laquelle des Juifs se réunissent pour implorer l'Eternel de satisfaire leurs besoins matériels et spirituels. Et, Dieu, Qui est l'Essence du bien, souhaite accéder à leurs requêtes et à leurs prières. Néanmoins, il convient, pour cela, que tous ceux qui prient dans cette synagogue, tous ceux qui ont un avis à y donner, gardent présente à l'esprit l'affirmation de la Michna selon laquelle le Saint béni soit-Il ne trouva pas d'autre réceptacle contenant la bénédiction pour Israël que la paix.

Cette décision de la Michna permet de comprendre encore plus clairement à quel point il est fondamental que la paix règne, dans une synagogue. Ceci s'ajoute au fait que, de manière générale, la paix est, bien évidemment, souhaitable.

Il est difficile de n'entendre l'argumentation que d'une partie(2) ou d'aboutir à une décision finale, dans une telle situation, en se trouvant à distance. Néanmoins, je suis convaincu qu'avec de la bonne volonté, toute décision prise à partir d'un autre endroit sera inutile. Il suffira d'en parler et de se rappeler de ce que l'Admour Hazaken explique, au chapitre 41 du Tanya: Le Saint béni soit-Il écarte les créatures célestes et terrestres, se trouve devant lui, l'observe, sonde ses reins et son cœur. Il en est ainsi, au sens le plus littéral, pour chacun de ceux qui se réuniront, afin de traiter du problème que vous évoquez, dans votre lettre.

Chacun doit méditer à la vérité de tout cela, se pénétrer pleinement de l'élévation de l'endroit, qui révèle la sainteté, lorsque l'on s'y trouve, qui permet, par la suite, d'emporter chez soi cette sainteté. Ainsi, on trouvera sûrement le moyen que la paix règne entre tous, pour de longs jours et de bonnes années. Tous, d'un cœur entier, répandront, dans leur entourage, l'influence positive émanant de cette maison d'étude, comme il convient pour une synagogue portant un tel nom, de rite Ari Zal.

Ces jours, au cours desquels on se prépare au don de la Torah, sont particulièrement propices, pour mettre en pratique les termes du verset, affirmant que les enfants d'Israël reçurent la Torah, lorsque Israël campa là-bas, face à la montagne, au singulier, c'est-à-dire tous comme un seul homme.

Dans l'attente d'obtenir prochainement de vos bonnes nouvelles, à ce sujet et avec ma bénédiction pour que vous receviez la Torah avec joie et de manière profonde,

Notes

(1) Voir également la lettre suivante. (2) La Hala'ha interdisant de le faire.

Lettre n°3528

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3528, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[3 Sivan 5715]

Il est sûrement inutile de réitérer mes propos et le but de la présente est uniquement de conseiller l'empressement à ceux qui, par nature, possèdent cette qualité, sur les points suivants:

A) Il n'est pas convenable de se démettre des fonctions que l'on exerce au sein d'une maison d'étude et d'une synagogue(1). Bien au contraire, il faut redoubler d'ardeur, dans ce domaine.

B) Dieu attend de chacun d'entre nous la paix et l'amour du prochain, ainsi qu'il est dit: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Or, pour ce qui est de soi-même, le verset dit que l'amour propre cache toutes les fautes. Il doit donc en être de même, au moins quelque peu, dans l'application de la Mitsva d'aimer son prochain.

Bien plus, nul ne saurait répondre, avec certitude, des arguments qu'il avance(2). La Torah, Torah de Vérité, affirme que nul ne porte témoignage sur son propre compte(3).

Puisse Dieu faire que vous m'annonciez bientôt que la paix règne dans la synagogue et que la joie se manifeste donc chez vous.

Notes

(1) Voir la lettre précédente. (2) Chacun peut se tromper dans son analyse. (3) Ne pouvant être objectif, pour ce qui le concerne personnellement.

Lettre n°3529

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3529, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Iyar, dans laquelle vous me faites part des difficultés que vous éprouvez dans votre service de Dieu. Vous ressentez, de temps à autre, un élan, mais, souvent, il n'en résulte rien concrètement. Vous me demandez donc quelles sont les pratiques que vous devez adopter, en la matière, sachant, par ailleurs, que vous êtes limité par votre état de santé(1).

J'ai déjà répondu plusieurs fois, à différentes personnes qui m'interrogeaient, sur ce point, que le service du Créateur ne doit pas être miraculeux, qu'il ne fait pas appel à des compétences particulières, si ce n'est dans des situations exceptionnelles. Une telle voie n'est pas celle de tous. Il en est une autre, en revanche, qui peut être empruntée par chacun, qui est bien la voie tracée, comme le soulignent nos Sages, à propos d'un cas similaire, au traité Baba Batra 100b. Il ne faut donc pas se laisser détourner et rechercher des méandres, dont on ne sait où ils conduisent.

Globalement, voici ce qu'il faut savoir, en la matière. Le chapitre 27 du Tanya affirme que l'on ne doit pas se décourager. De plus, à l'heure actuelle, les hommes se sont affaiblis, de sorte que les jeûnes et les mortifications ne peuvent plus être le fait de tous(2) et n'interviennent que dans des cas tout à fait exceptionnels. Combien plus est-ce le cas lorsqu'il s'agit d'un élève de la Yechiva, qui doit, avant tout, se consacrer à l'étude. Et, l'on sait ce que disent nos Sages, en pareil cas, de celui qui jeûne malgré tout(3).

Vous consulterez, de temps à autre, votre guide spirituel et vous graverez en votre esprit les termes du verset Je le(4) renverrai peu à peu, qui fut dit lorsque l'on fit la conquête physique d'Erets Israël et qui s'applique également à la conquête de l'Erets Israël spirituelle.

Que Dieu vous accorde la réussite,

Avec ma bénédiction pour que vous receviez la Torah avec joie et de manière profonde,

Notes

(1) L'auteur de cette lettre ne peut donc pas supporter les jeûnes et les mortifications. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3399. (3) Celui-ci porte la grave responsabilité de la négligence de l'étude résultant de son affaiblissement physique. (4) En l'occurrence, le mal et, dans le verset, l'ennemi.

Lettre n°3530

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3530, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier des trois jours de

limitation(1) 5715,

Brooklyn, New York,

Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu,

homme de qualité, rendant le jugement,

dirigeant sa communauté avec droiture,

le Rav Yehouda Chettrit, Agadir(2),

Je vous salue et vous bénis,

J'ai bien reçu votre lettre et, conformément à votre demande, lorsque je me suis trouvé près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d'Israël, j'ai mentionné le nom de ces personnes, afin qu'elles conduisent leurs enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la joie et l'enthousiasme.

L'enseignement du Baal Chem Tov, qui fut transmis par nos maîtres, souligne la nécessité de mettre en pratique les termes du verset: Servez Dieu dans la joie et, de fait, la Hala'ha est également tranchée en ce sens, dans la partie révélée de la Torah, qui en est le corps. En effet, le grand Maître(3), dans ses lois des opinions, reproduit par le Tour et le Beth Yossef, dans le Ora'h 'Haïm, chapitre 231, souligne que l'homme doit servir Dieu en toutes ses voies, c'est-à-dire quand il mange, quand il boit et dans toutes les autres actions également citées par le Rambam. On peut en conclure qu'à tout moment, il faut servir Dieu par chaque acte, lequel reçoit ainsi toute son importance. On doit, en outre, le faire avec joie et enthousiasme, comme le dit le Rambam, à la fin des lois du Loulav.

En ces jours propices où l'on se prépare au temps du don de notre Torah, partie révélée et enseignement caché qui, à notre époque, est dévoilé et commenté par la 'Hassidout, puisse Dieu faire que chacun d'entre nous reçoive la Torah, partie révélée et enseignement caché, avec joie et de manière profonde, selon l'expression de mon beau-père, le Rabbi.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Comme vous me l'avez demandé, j'ai également mentionné votre propre nom, en un moment propice, près du saint tombeau, bien que vous ne m'ayez pas précisé, dans votre courrier, le nom de votre mère, conformément à l'explication du saint Zohar, tome 1, page 84a(4).

Notes

(1) Précédant la fête de Chavouot. (2) Maroc. (3) Le Rambam. (4) Selon laquelle le nom de la mère doit être mentionné dans une bénédiction.

Lettre n°3531

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3531, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Sivan 5715,

Brooklyn,

Aux Messibot Chabbat de Montréal,

organisées par Sarah Mindel(1),

Je te bénis et te salue,

J'ai reçu ta lettre avec satisfaction, dans laquelle tu évoques les Messibot Chabbat(2) et la manière dont elles sont organisées.

Il a sûrement été question de la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approche, dans ces Messibot. Durant les Chabbats qui la précèdent, il faut, en effet, y préparer les enfants. Nos maîtres rapportent que Dieu, quand Il donna la Torah à tous les Juifs, s'assura, au préalable(3), que les enfants seraient éduqués selon la voie de la Torah. Et, c'est lorsqu'Il en eut l'assurance qu'Il donna effectivement la Torah à tout Israël.

Or, il en est de même à chaque époque. Lorsque les enfants sont éduqués conformément aux Préceptes de la Torah, chaque Juif s'en trouve renforcé, quel que soit l'endroit de sa résidence et l'on révèle ainsi les bénédictions célestes, en tous ses besoins.

Une telle conscience doit susciter des forces accrues en chacune d'entre vous, au sein de tous les enfants d'Israël, à qui Dieu accordera longue vie, afin que vous suiviez la voie de la Torah et des Mitsvot, avec encore plus de force, que vous attiriez également tous les autres enfants juifs avec lesquels vous pourrez entrer en contact. Ceux-là auront ainsi conscience qu'ils sont les descendants d'Avraham, d'Its'hak et de Yaakov, qu'ils reçoivent la Torah de Dieu, Qui donne la Torah, les protège et les bénit, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction pour une joyeuse fête de Chavouot, temps du don de notre Torah,

Notes

(1) S. M. Gerlitski Chem Tov. (2) Les après-midi récréatives du Chabbat, en l'occurrence pour les petites filles. (3) Voir Likouteï Si'hot, tome 5, page 572. Voir également les lettres n°1574, 1596 et 1603.

Lettre n°3532

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3532, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Sivan 5715,

Brooklyn, New York,

Cher monsieur Yé'hezkel, qui est appelé

le professeur Kutcher(1),

Je vous salue et vous bénis,

J'ai bien reçu vos écrits et je vous en remercie. Il s'agit d'une synthèse de vos conférences sur la langue parlée à l'époque du Talmud, puis dans la période nouvelle et sur les rites nouveaux, qui sont rédigés en araméen. Sans doute ferez-vous encore preuve de largesse, à l'avenir, en adressant ce que vous écrivez à notre bibliothèque. Je vous en remercie d'avance.

La coutume juive veut qu'un courrier soit lié à ce qui est d'actualité. Les jours du don de notre Torah approchent et je voudrais donc souligner une notion, à ce propos, qui est définie et clairement expliquée par la 'Hassidout. En outre, une réflexion, même sommaire, permet d'établir qu'elle figure dans le premier des dix Commandements qui furent énoncés sur le mont Sinaï. Il s'agit de la divine Providence, dont le Baal Chem Tov a maintes fois souligné l'importance, de différentes façons. Par la suite, ses disciples et les disciples de ses disciples en firent de même. C'est, en particulier, le cas de la 'Hassidout 'Habad.

Au sens le plus littéral, la divine Providence est la protection que Dieu accorde à chaque aspect des créatures et de leur existence.

Certains chercheurs et penseurs d'Israël, en particulier au Moyen Age, firent l'erreur de penser que la Providence varie en fonction de l'importance de la créature et de son évolution. Sa forme qui a été définie plus haut ne s'appliquerait donc qu'aux intellects les plus élaborés.

Or, le premier Commandement est: Je suis l'Eternel ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays de l'Egypte. Il est exprimé au singulier et nos Sages soulignent qu'il s'adresse ainsi à chacun et à chacune de ceux qui se trouvaient face au mont Sinaï. A tous, Dieu dit: Je t'ai fait sortir, au singulier, de manière individuelle, bien qu'étaient présents des hommes, des femmes, des enfants, une large foule(2), possédant des moyens intellectuels différents et même, pour certains d'entre eux, tout à fait ordinaires.

Je vous adresse mes respects et ma bénédiction afin que vous parveniez à former des élèves animés par la crainte de Dieu, c'est-à-dire respectant les Mitsvot d'une manière concrète, ce qui est bien la finalité de l'homme, ainsi qu'il est dit: Tu craindras l'Eternel ton Dieu et tu respecteras Ses Mitsvot, car c'est là le but de l'homme.

Avec ma bénédiction, à l'occasion de la fête et, selon la formulation traditionnelle de la 'Hassidout, pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,

Le temps m'a permis de feuilleter le texte des conférences que vous m'avez adressé. Je formulerai donc deux ou trois remarques, qui sont les suivantes:

1. L'époque du Talmud: Ceci est lié à la différence qui doit être faite entre Ano'hi et Ani(3) Vous connaissez sûrement la merveilleuse explication de nos Sages, à ce sujet, dans la Pessikta Rabba, chapitre 21 et dans la Pessikta de Rav Kahana, chapitre 12, selon laquelle Ano'hi est, à l'origine, un mot égyptien: On peut citer, à ce propos, l'image d'un roi, de chair et d'os, dont le fils fut captif(4)… Le Saint béni soit-Il dit: Je m'adresserai à eux en Egyptien, ainsi qu'il est dit: Je (Ano'hi) suis l'Eternel ton Dieu.

Vous consulterez également l'article du professeur A. C. Yehouda, dans le recueil annuel pour les Juifs d'Amérique, de 5709(5).

2. La période nouvelle: Je suis un peu surpris de l'évocation sommaire de cette école, qui fut prépondérante, pendant toute la durée de cette époque, selon les termes du Tana'h.

Une remarque d'ordre général sera également formulée, portant sur ces deux conférences à la fois. Aucune référence n'y est indiquée. Certes, il s'agit uniquement d'une synthèse de leur texte. Néanmoins, chaque conférencier désire susciter l'intérêt du lecteur ou de l'auditeur, pour le sujet qu'il traite et lui permettre de l'approfondir. Or, non seulement des références permettent d'y parvenir, mais, bien plus, celles-ci donnent l'orientation souhaitable.

3. Les rites: A la page 235, première colonne, vous citez le mot Kachour, qui apparaît dans le Targoum de Yonathan Ben Ouzyel pour traduire le verset à l'ombre de ma poutre. Celui-ci figure également dans le Guilayon Ha Chass, au traité Baba Kama, dans le Targoum Chir Hachirim 1, 17, qui cite les deux termes du Targoum Onkelos et du Targoum

Yonathan sur Béréchit, soit Chariti et Kachoura. Vous consulterez aussi la Pessikta de Rav Kahana, à la page 98a et dans la note 182.

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°3432. (2) D'Egyptiens. (3) Les deux termes signifiant Je. (4) Et qui, par la suite, oublia la langue de son père. Il en fut de même pour les enfants d'Israël, qui allaient recevoir la Torah et Dieu s'adressa donc à eux en Egyptien. (5) 1949.

Lettre n°3533

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3533, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de Chavouot 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J'ai été satisfait de ce que vous m'écrivez, à propos de la Yechiva et surtout de votre conclusion, selon laquelle vous restez vigilant et vous faites en sorte que cette institution soit conforme au désir de son fondateur, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En effet, rien ne résiste à la volonté.

La proposition d'organiser un centre de vacances pour l'été est particulièrement judicieuse. Bien évidemment, celui-ci doit être plus large que par le passé. J'ai déjà écrit plusieurs fois, à différentes personnes qui s'occupent de cela, pour préciser que cela est également important pour l'hiver qui fait suite à l'été. Ceci s'ajoute, bien sûr, à l'intérêt immédiat des participants à ce centre, auprès desquels il est possible de mener une action plus intense, puisqu'en été, ils sont libérés des autres études.

Se consacrer à une telle activité constitue un grand mérite, qui permet d'obtenir de Dieu une bénédiction de réussite, maintes fois accrue, permettant de mettre en pratique les termes du verset tu les enseigneras à tes enfants et de les éduquer, avec votre épouse, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse véritable.

Avec ma bénédiction afin de recevoir la Torah avec joie et de manière profonde, pour connaître la réussite,

Lettre n°3534

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3534, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de Chavouot 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu

Et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat. J'y ai pris connaissance, avec plaisir, de l'organisation des études et surtout du fait que les élèves progressent dans la crainte de Dieu. Puisse Dieu faire que tout ce qui concerne cette étude soit également une indication pour le futur.

Vous avez empêché un élève d'écrire tout de suite ici(2) et vous avez bien fait, car il ne doit pas en être ainsi. Quelqu'un reçoit un conseil, mais n'observe pas immédiatement les merveilles et les miracles évidents qui en résultent. Il n'a donc pas connaissance de l'affirmation de nos Sages selon laquelle: Si quelqu'un te dit qu'il n'a pas fait d'effort, mais a cependant connu le succès, ne le crois pas. Certes, il est plus facile d'écrire une lettre(3).

Bien évidemment, cela ne le concerne pas personnellement, mais s'applique, de la même façon, à tous les autres élèves. En effet, à la suite de l'affirmation précédemment citée, les Sages disent aussi que si quelqu'un te dit qu'il a fait des efforts, mais qu'il n'ont pas été couronnés de succès, ne le crois pas.

A l'occasion de Chavouot, qui approche, puisse Dieu faire, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, que vous receviez la Torah avec joie et de manière profonde. Et, vous pourrez m'annoncer de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d'être dit.

Notes

(1) Le Rav M.Levertov. (2) Au Rabbi, pour se plaindre de son avancement limité. (3) Que de faire un effort.

Lettre n°3535

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3535, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille du temps du don

de notre Torah 5715,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis(1),

Je fais réponse à votre lettre du 19 Iyar, que j'ai reçue avec un peu de retard.

Vous avez souhaité faire venir dans votre pays un Sofer compétent. Dieu merci, vos efforts ont été couronnés de succès et ce projet avance. Pour les modalités pratiques, l'endroit où il doit s'installer, son travail, vous consulterez le grand Rav, distingué 'Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Binyamin Elyahou Gorodetski(2), si possible par écrit, ou bien quand il visitera votre pays, prochainement. Puisse Dieu faire que le Nom de Dieu soit loué, grâce à vous et grâce à moi.

Pour faire suite à votre requête, la série des dix volumes du Sdeï 'Hémed vous a été adressée. Que Dieu accorde, à chacun et à chacune d'entre nous, le mérite de connaître la réussite dans l'enseignement de la Hala'ha(3) concrètement applicable, en particulier celle qui est nécessaire au quotidien. Et, il a déjà été dit que la préparation, le fondement de tout cela est une crainte de Dieu pure, transcendant la rationalité de l'âme intellectuelle et les principes du monde.

Nos Sages enseignent, au traité Sanhédrin 92b, que la Hala'ha reprend systématiquement l'avis du roi David, car Dieu est avec lui, en toute Son Essence, Il est, Il a été et Il sera, transcendant complètement la nature, dépassant le Nom Divin Elokim, qui correspond à Sa manifestation naturelle.

Et, nos Sages font remarquer que la valeur numérique du Nom Elokim est la même que celle de Hatéva, la nature. Le Pardes, porte 12, chapitre 2 et le Chneï Lou'hot Ha Berit, porte des lettres, chapitre 1, page 1 semblent indiquer que cette explication figure dans la version du Zohar dont il disposait.

Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête joyeuse, pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,

Notes

(1) Cette lettre est adressée au Rav David Obadya, de Sefrou, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°2005. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°3443. (3) Le Sdeï 'Hémed est un recueil hala'hique.

Lettre n°3536

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3536, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Veille de Chavouot 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Iyar, que j'ai reçue avec un peu de retard. Vous me décrivez vos multiples activités et vos difficultés pour vous concentrer, ce qui a également un effet sur votre étude de la partie révélée de la Torah et de la 'Hassidout, de même que sur la ferveur de votre prière.

Un bon conseil, en la matière, est le suivant: Acquiers-toi un ami. D'ores et déjà, vous évoquez sûrement tous ces sujets, de temps à autre, avec les 'Hassidim les plus âgés. Mais, en outre, vous aurez également un ami véritable, auquel vous pourrez révéler les défauts que vous portez en votre cœur.

Nos Sages disent que celui qui a un soucis en son cœur en parlera et l'Admour Haémtsahi précise(1) que, de cette façon, deux âmes divines luttent contre une seule âme animale(2). On peut vérifier concrètement l'intérêt d'une telle démarche.

Vous me parlez également de la manière dont vous mettez les Tefillin et de ce que vous avez vu dans les responsa du Tséma'h Tsédek. Vous me demandez si vous devez refaire la bénédiction, quand vous les portez sur votre second bras, après la prière(3). Il n'y a pas lieu de le faire car, dans le doute, on s'abstient de réciter une bénédiction.

En fait, la question se poserait uniquement si elle était formulée en sens inverse. Faut-il dire la bénédiction quand on place les Tefillin sur le premier bras, dès lors qu'il y a un doute? Néanmoins, vous pensez sûrement, en disant cette bénédiction, au second bras, sur lequel vous mettrez les Tefillin par la suite.

Concrètement, comment devez-vous mettre les Tefillin? Tous les détails nécessaires ne figurent pas dans votre lettre et vous soumettrez donc cette question à des Rabbanim, tranchant concrètement la Hala'ha et craignant Dieu. Ils vous indiqueront ce qu'il y a lieu de faire.

Dernier point, qui suscite le plus d'intérêt, vous me dites que vous venez de vous fiancer. Puisse Dieu vous accorder un Mazal Tov. Ce sera en un moment bon et fructueux. Vous bâtirez un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu'elles sont illuminées par le luminaire de la Torah, qui est l'enseignement de la 'Hassidout.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,

N. B. : Vous me dites que le mariage a été fixé en Iyar 5716(4). Je suis surpris que le délai soit si long. Sans doute les deux familles accepteront-elles d'en avancer la date, en un moment bon et fructueux.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3394. (2) L'âme animale de l'ami, en revanche, n'intervient pas. (3) Il s'agit vraisemblablement de quelqu'un qui ne parvient pas à déterminer s'il est droitier ou gaucher. (4) Soit un an plus tard. Voir, à ce sujet, les lettres n°2973 et 3560.

Lettre n°3537

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3537, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Sivan 5715,

Brooklyn,

A l'association des femmes et jeunes filles 'Habad,

Groupement de Keensman, Cleveland,

Je vous bénis et vous salue,

J'ai bien reçu votre lettre du 2 Sivan, relative à la réunion qui a eu lieu, il y a deux semaines. J'ai bien reçu également tout ce qui était joint à ce courrier.

En ces jours qui sont liés au temps du don de notre Torah, votre chèque a été dédié au soutien de ceux qui se consacrent à l'étude, sans aucune autre motivation que d’étudier notre sainte Torah, Torah de vie.

Le mérite de tout cela protégera toutes celles qui appartiennent aux différents groupements. Celles-ci concevront une véritable satisfaction, telle qu'elle est définie par la Torah, matériellement et spirituellement, d'elle-même et de chaque membre de leur famille.

Conformément à l'expression de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chacune de vous, avec toute sa famille, aura un été en bonne santé, au sein de tout le peuple d'Israël.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3538

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3538, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Sivan 5715,

Brooklyn,

Au jeune Yossef Melamed,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Sivan, dans laquelle vous me dites que l'on constitue actuellement une association des élèves de Yechiva d'origine yéménite et vous m'en exposez les objectifs. Vous me demandez si vous devez y participer.

En pareil cas, il faut attendre que se révèle la nature véritable de cette association et ses activités. Tout cela ne dépend pas toujours de la volonté des fondateurs, d'autant que cette volonté, en l'occurrence, n'est pas clairement exprimée.

Nos Sages disent que “ l'on ne peut savoir ce que son prochain a dans son cœur ”. Combien plus est-ce le cas en Terre Sainte. Il faut donc se garder de s'affilier à un groupement ou à une association, avant d'avoir observé ses activités pendant un certain temps. C'est seulement à l’issue de celui-ci que l'on peut déterminer quelle est sa nature et qui la dirige, la situation devenant alors suffisamment claire.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°3539

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3539, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Sivan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 2 Sivan, dans laquelle vous me décrivez votre état de santé. Je suis, toutefois, surpris que vous ne parliez pas de la santé de votre âme, c’est-à-dire de vos études, de votre pratique des Mitsvot, en particulier de la ferveur de votre prière. Or, la santé de corps et celle de l’âme sont liées. Sans doute me donnerez-vous ces précisions, à la première occasion.

Que Dieu vous envoie la guérison, par l’intermédiaire de tel médecin et de tel traitement. Ainsi, vous pourrez intensifier votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de même que la ferveur de votre prière. A quiconque consent cet ajout, on multiplie les bénédictions.

Vous dites sûrement, de manière scrupuleuse, la bénédiction de la lune, qui est favorable pour les maux de dents.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

A. Kwint,

Lettre n°3540

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3540, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Sivan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous échangerez vos avis, de la manière qui convient, afin de préparer la fin de l’année scolaire dans les écoles du réseau(1).

Vous donnerez également des travaux de vacances(2) aux élèves, pour l’intervalle. Il serait bon également que ces élèves se réunissent quelques fois, pendant les semaines de vacances. Ainsi, on pourra leur rappeler ce qui est d’actualité, par exemple les trois semaines(3) ou la préparation au mois d’Elloul.

On leur rappellera également les lois et les coutumes juives qui les concernent.

Notes

(1) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte. (2) Textuellement “ des aliments pour le voyage ”. (3) Qui séparent le 17 Tamouz du 9 Av.

Lettre n°3541

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3541, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Sivan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du temps du don de notre Torah. Son contenu est lié à l’enseignement suivant de nos Sages, cité par le Rambam, à la fin des lois de ‘Hanouka : “ Grande est la paix, car toute la Torah fut donnée pour la réaliser dans le monde, ainsi qu’il est dit : Ses chemins sont des chemins agréables et toutes ses voies sont paix ”.

Je me suis adressé à vous, oralement, à différentes reprises. Je vous ai également adressé des courriers pour vous dire que la paix doit régner parmi les ‘Hassidim. En outre, vous connaissez le proverbe du Tséma’h Tsédek(1), à propos des quatre premières lettres de l’alphabet, Alef, Beth, Guimel, Dalet, initiales de A’hdout, unité, Bera’ha, bénédiction et Gaava, orgueil, Dalout, pauvreté. Il en est ainsi matériellement et, a fortiori, spirituellement.

Bien évidemment, lorsqu’il n’y a aucune justification au contraire de la paix, il n’est nul besoin d’encourager celle-ci et d’en montrer l’importance, de différentes façons. Mais, même si la logique semble indiquer que l’on doit aller à l’encontre de la paix, même s’il s’agit de la logique véritable, celle de l’âme divine, il faut, envers et contre tout, s’efforcer de la préserver. C’est pour cela que de nombreuses mises en garde, de merveilleuses assurances sont énoncées, à propos de la paix. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Torah sur trois Parachyot, à la fin de la Parchat Noa’h.

En plus de tout cela, il est dit que “ chacun est proche de sa propre personne(2) ”. On est personnellement concerné et la corruption de l’amour propre ne peut que rendre aveugle. Le Talmud cite l’enseignement des grands Sages de la Guemara, en la matière. On ne peut donc pas dénigrer quelqu’un ou lui manquer de respect, ce qu’à Dieu ne plaise, même si l’on pense pouvoir le faire, compte tenu de la situation et des différents éléments, que l’on ne peut pas apprécier objectivement, puisque l’on est impliqué en personne.

Plus encore, même s’il s’avère que l’on a complètement raison, il est impossible qu’une institution soit dirigée par quelques personnes ayant des opinions divergentes. Comme vous le savez, il est dit que “ une génération a un dirigeant et non deux ”.

Certes, il est dit que “ le salut est obtenu par les nombreux conseillers ”. Pour autant, il faut bien s’en remettre à la décision de ceux qui dirigent, bien qu’ils ne soient que des hommes, susceptibles de se tromper. Si ce n’est pas le cas, le désordre sera inéluctable, a fortiori en est-il ainsi quand il s’agit d’une institution appartenant au domaine de la Sainteté, dont le mauvais penchant observe le moindre mouvement pouvant aller à l’encontre du renforcement, le moindre symptôme de discorde pour l’amplifier.

Je vous ai déjà écrit, une fois(3), que, lorsque mon beau-père, le Rabbi, était le directeur exécutif de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, dans la ville de Loubavitch, son père lui-même, le Rabbi(4), n’intervenait pas, pour tout ce qui concernait cette institution et il agissait uniquement par son intermédiaire. Une fois, il y eut, pour une quelconque raison, une divergence d’opinions entre eux et le Rabbi(4) demanda que l’on applique la décision de mon beau-père, le Rabbi.

Ceci permet d’établir un principe, s’appliquant, a fortiori, à ce que vous m’écrivez, dans votre lettre, à propos de la direction de cette institution.

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°2844. (2) N’est pas objectif, pour ce qui le concerne personnellement. (3) Voir la lettre n°2607. (4) Rachab.

Lettre n°3542

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3542, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Sivan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre d’avant la fête du don de notre Torah, dans laquelle vous me dites que vous ressentez un manque, pour ce qui concerne la Torah ou la crainte de Dieu. En revanche, vous ne dites rien de votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, qui, à n’en pas douter, n’est pas satisfaisante. Il n’est donc pas étonnant que vous ressentiez tout cela.

Vous sollicitez un conseil. Avant la prière, chaque matin de semaine, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka et vous étudierez une idée de la ‘Hassidout. Ce sont là deux moyens d’obtenir que votre prière soit exaucée. C’est dans les douze bénédictions intermédiaires de la prière qu’un homme sollicite la satisfaction de ses besoins et le premier de ceux-ci est “ Il accorde le discernement ”. De même, vous respecterez l’immersion rituelle, selon le principe d’Ezra, vous étudierez la Torah avec ardeur et constance. En effet, commentant, d’après le Sifra, le verset “ Si vous avancez dans Mes Décrets ”, Rachi dit : “ En faisant porter vos efforts sur la Torah ”. Et, vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ celui qui te dit ne pas avoir fait d’effort et avoir, néanmoins, connu le succès, ne le crois pas ”.

Vous avez sûrement connaissance des trois études qui concernent chacun. Elles ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et elles portent, comme on le sait, sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les garderez, au moins à l’avenir.

J’ai bon espoir, si vous respectez tout cela, que votre situation s’améliorera, peu à peu. Vous renforcerez votre conscience du manque que vous éprouvez et qu’il faut combler, mais, malgré cela, vous emplirez votre cœur de joie, pendant l’étude de la Torah ou la pratique de la Mitsva, de la meilleure façon. Le Tanya explique longuement que ces deux points ne sont nullement contradictoires.

Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec la crainte de Dieu,

Lettre n°3543

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3543, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Sivan 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Tsvi Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après un long silence, j’ai reçu votre lettre du 4 Sivan. Votre fils Acher Lemel Hacohen commence à mettre les Tefillin(2). Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux et que s’accomplisse en lui ce qui est expliqué, à propos des Tefillin, dans le Choul’han Arou’h et dans le Tanya, au début du chapitre 41. Telle est la finalité de la ‘Hassidout ‘Habad et c’est bien ce que ‘Habad signifie(3), comme le montrent ces textes.

Vous me dites également que vous avez commencé à donner un cours à la Yechiva. Puisse Dieu faire que vous transmettiez à vos élèves “ la Torah que nous a donnée Moché ”, notre Torah, Torah de vie, comme le dit le traité Yoma 72b. Pour cela, il faut servir Dieu en L’aimant et en Le craignant. C’est alors que l’effort de la Torah s’élève vers le Saint béni soit-Il, comme l’établissent différents textes, en particulier le Tanya, au début du chapitre 40.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) De Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3458. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3458. (3) Les forces de l’intellect, qui sont mises en évidence par les Tefillin.

Lettre n°3544

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3544, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Parchat Nasso, dans laquelle vous me donnez de vos nouvelles et de celles de votre famille. Puisse Dieu faire que vous transmettiez de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours, de chacun et de chacune d’entre vous, en particulier de ceux qui se trouvent dans la tente de la Torah, c’est-à-dire dans les quatre coudées de son étude, en apprenant à la fois le corps et l’âme.

Le Zohar, tome 3, page 152a, explique longuement à quel point il est nécessaire d’étudier l’enseignement profond de la Torah, qui en vivifie la partie révélée. Vous consulterez la profonde analyse faite par ce texte, qui est encore plus clairement définie par l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital, le disciple du Ari Zal, au Chaar Ha Hakdamot.

Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui sont issus de familles ‘hassidiques. En effet, les âmes de leurs ancêtres ne connaissent pas le repos et le plaisir tant qu’ils ne voient pas leurs descendants maintenir les enseignements de la ‘Hassidout, l’étudier. Il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident.

Puisse Dieu faire que vous perceviez tout cela et trouviez les mots qu’il faut pour l’expliquer à vos enfants, lesquels recevront l’aide céleste et suivront cette voie, au plus vite. En effet, pour ce qui est de la Torah, en général, de l’étude de son âme, en particulier, chaque instant perdu ne peut être retrouvé. En un seul moment, il est donc possible d’acquérir le monde. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°3545

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3545, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Sivan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui m’a été transmise par un élève et dans laquelle vous me dites que vous êtes sujet à l’oubli.

Vous devez, pour y remédier, vous purifier dans un bain rituel, conformément à la décision d’Ezra. Chaque matin, après la prière, vous lirez des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Avant cette prière, pendant les jours de semaine, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. Vous fixerez également une étude de ce que le saint Zohar appelle l’âme de la Torah. Bien évidemment, vous redoublerez aussi d’ardeur dans l’étude de sa partie révélée, qui en est le corps.

La vitalité est propice à la mémoire, ainsi qu’il est dit (Tehilim 31, 13) : “ J’ai été oublié des cœurs, comme un mort ”. Vous consulterez également les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 2, fin du paragraphe 10. Que Dieu vous confère la réussite d’étudier la Torah en ayant la crainte de Dieu.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

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