Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3506
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3506, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Iyar 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Tsvi Hirsh(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du trente deuxième jour de l’Omer, dans laquelle vous me dites que vous établissez un recueil des explications de nos saints maîtres, classé selon la Paracha de la semaine.
Il est clair qu’il s’agit d’une bonne initiative, mais pour que celle-ci soit complète, il est nécessaire d’indiquer la référence de chaque passage. Ainsi, celui qui désire en approfondir la compréhension pourra consulter le texte d’origine.
De même, il est préférable de ne pas introduire, dans ce recueil, des citations d’autres auteurs, y compris parmi les plus grands. Cela est bien évident. De même, il serait bon de préciser si la citation est originale(2) ou bien traduite d’une autre langue. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le Rav T.H. Chitrik. Voir, à son sujet, la lettre n°1999. (2) Dans la langue d’origine.
Lettre n°3507
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3507, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce jeudi. Concernant les Ethroguim d’Italie, j’ai déjà répondu que je n’avais aucune nouvelle de là-bas. Il serait sans doute judicieux que vous preniez contact avec le grand Rav et ‘Hassid, Rav Morde’haï Ha Cohen Perlov, qui réside à Milan, en Italie(2).
Vous décrivez, bien qu’en quelques mots, la réunion ‘hassidique de Lag Baomer et j’en suis satisfait. Puisse Dieu faire que ces réunions soient plus fréquentes. Nos Sages affirment que le fait de partager des aliments rapproche et l’Admour Hazaken décrit ce qui est l’effet d’une réunion ‘hassidique(3). Si celle-ci se déroule comme il convient, tout cela s’accomplira effectivement.
Le Tanya évoque, au début du chapitre 43, la crainte que l’on éprouve en méditant à la grandeur de Dieu. Il précise qu’il s’agit de l’aspect le plus élevé de la crainte inférieure, mais pas encore de la crainte supérieure. Le Kountrass Ha Avoda explique précisément tout cela, au chapitre 3.
Conformément à l’expression de mon beau-père, le Rabbi, je vous adresse ma bénédiction pour que vous receviez la Torah avec joie et de manière profonde.
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav I.Dubov. Voir, à son sujet, les lettres n°3131 et 3656. (2) Voir, à son sujet, la lettre n°3647. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3337, 3677 et 3746.
Lettre n°3508
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3508, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Saadya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Iyar. Vous dites que, peu à peu, le nombre des élèves(2) augmente et j’en suis satisfait. Sans doute, fait-on, en la matière, tout ce qui est possible pour dépasser l’année scolaire précédente. En effet, “ on connaît l’élévation, dans le domaine de la Sainteté ”. De plus, les institutions avec lesquelles vous êtes en relation observent ce développement et elles l’interprètent, de différentes manières.
Vous n’évoquez pas l’étude des lois et des coutumes d’Israël, mais il y a vraisemblablement là uniquement une omission dans votre lettre et cet enseignement est effectivement dispensé, car il est fondamental, comme cela a été maintes fois souligné.
J’ai été particulièrement content de la réunion ‘hassidique organisée pour les élèves, au jour de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï(3). Nos Sages disent que le fait de partager des aliments rapproche et ceci s’applique également aux élèves et aux disciples.
Vous organiserez sûrement une même réunion à l’occasion de Chavouot, pendant la fête, avant ou après celle-ci, ou peut-être même à toutes ces dates.
Sans doute une concertation entre les ‘Hassidim du Maroc existe-t-elle pour ce qui concerne les prochaines vacances. Puisse Dieu vous accorder la réussite, de même que dans tous les autres domaines de votre mission sacrée.
J’aimerais avoir connaissance, de manière officieuse, de la manière dont on a construit le nouveau Mikwé(4), auquel vous faites allusion.
Conformément à l’expression de mon beau-père, le Rabbi, je vous souhaite de recevoir la Torah avec joie et de manière profonde.
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav S.Liberov. Voir, à son sujet, les lettres n°2829, 3568 et 3639. (2) De l’école Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Sefrou, Maroc. (3) A Lag Baomer. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°3568 et 3639.
Lettre n°3509
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3509, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5715,
Brooklyn,
Au jeune Shraga Feivich(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez vos études à la Yechiva et votre enseignement au Talmud Torah. Vous mentionnez également votre désir de vous rendre en Amérique(2).
Il est dit, à la fin du traité Kidouchin, que “ ils furent tous créés pour me servir et j’ai moi-même été créé pour servir mon Créateur ”. On peut en conclure que toutes les préoccupations du monde, et non uniquement celles qui vous concernent, dépendent directement de ce service de Dieu.
Dieu vous a conféré la réussite et Il a fait de vous Son émissaire pour rapprocher les cœurs d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en enseignant la Torah aux élèves. Vous exercez également une influence positive, à la Yechiva et au Talmud Torah. Votre préoccupation doit donc être uniquement d’élargir votre action, dans toute la mesure du possible.
Bien plus, la Yechiva doit mobiliser toutes les forces vives afin de se développer, quantitativement et qualitativement, autant que cela est possible. Comme vous le savez, l’Admour Hazaken dit à l’un de ses ‘Hassidim(3) qu’il devait se préoccuper du rôle qui devait être le sien, afin que Dieu satisfasse ce dont il avait lui-même besoin. Et, il en est de même pour chacun d’entre nous.
Vous devez redoubler d’ardeur et d’enthousiasme en votre propre étude et en votre mission sacrée, celle de contribuer au développement de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Melbourne. De la sorte, vous multiplierez le succès et les bénédictions divines en vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,
Notes
(1) Le Rav S.F. Herzog, de Melbourne, Australie. (2) Vraisemblablement pour poursuivre les études dans la Yechiva du Rabbi. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°3473.
Lettre n°3510
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3510, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 25 Iyar 5715, Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez la situation de cet homme(1) et je mentionnerai donc son nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Par ailleurs, on fera vérifier ses Tefillin et les Mezouzot de sa maison, afin de s’assurer qu’elles sont bien cachères, conformément à la Hala’ha. Celui-ci respectera également les règles de la pureté familiale, comme l’exige notre Torah, Torah de vie.
Il faudrait s’assurer que son union n’a pas eu pour effet d’humilier un Juif ou une Juive(2), qu’ils(3) n’ont pas l’habitude de faire des serments(4), y compris pour ce qui est la vérité, a fortiori de jurer sur la vie de quelqu’un. Il serait bon que l’un et l’autre s’intéressent aux valeurs liées à l’amour du prochain, en général et à l’hospitalité, en particulier, en servant de la nourriture et de la boisson à des invités. Puisse Dieu exaucer leur prière et accéder à leur requête.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, consistant à faire de vos élèves des ‘Hassidim, craignant Dieu et érudits et pour que vous receviez la Torah avec joie et de manière profonde,
Notes
(1) Qui, vraisemblablement, demande la bénédiction du Rabbi car il n’a pas d’enfant. (2) Avec qui l’un ou l’autre aurait été préalablement fiancé. Voir, à ce sujet, la lettre n°3326. (3) Cet homme et son épouse. (4) Ce dont il convient de s’abstenir.
Lettre n°3511
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3511, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat. Je suis surpris d’être systématiquement conduit, dans mes lettres aux ‘Hassidim, à répéter de nombreuses fois le dicton suivant de l’Admour Hazaken(1), imprimé à maintes reprises et largement diffusé: “ Tu exprimes ce dont tu as besoin, mais tu ne dis rien de la mission pour laquelle on a besoin de toi ”(2).
Mon propos n’est pas de vous faire de la morale. En effet, lorsque mon beau-père, le Rabbi, fit état de tout cela, il conclut son propos en précisant que ce ‘Hassid de l’Admour Hazaken modifia son comportement en fonction des instructions qu’il avait reçues. Dès lors, sa situation s’améliora et surpassa même ce qu’elle était à l’origine.
En nous faisant savoir tout cela, on nous accorde la possibilité qu’il en soi de même, sans difficulté, pour chacun d’entre nous, avec toutes les conséquences que cela pourra avoir par la suite.
Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vos lettres et, plus généralement, toutes celles des ‘Hassidim, commencent par une bonne nouvelle, l’annonce d’une étude accrue de la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, d’une prière plus fervente et d’une influence positive exercée sur l’entourage. C’est après cela que l’on traitera du reste, car “ Dieu fit l’homme droit(3) ”, de sorte que le matériel découle du spirituel.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom afin que vous gagniez largement votre vie, que vous le fassiez, en outre, avec largesse d’esprit. Je rappellerai également le commerce auquel vous faites allusion.
Je citerai aussi le nom de votre épouse et de tous vos enfants, afin que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, conformément à ce que vous écrivez.
Je conclus en évoquant ce qui est d’actualité, selon les termes de mon beau-père, le Rabbi et je vous souhaite de recevoir la Torah avec joie et de manière profonde.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3473. (2) Voir la fin de la lettre n°3509. (3) C’est-à-dire qu’Il conçut d’abord sa spiritualité, puis, ensuite seulement, son aspect matériel. Les lettres doivent donc être présentées de la même façon.
Lettre n°3512
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3512, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du jour de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne, qui faisait réponse à votre précédent courrier.
Vous évoquez un médecin spécialiste, non-Juif, qui a bonne réputation également parmi les Juifs et vous me demandez ce que j’en pense. Je ne comprends pas votre doute. Introduire une telle distinction n’a pas de sens, dans le domaine médical. De façon générale, un homme exerce consciencieusement son métier et l’on a vu quelle était l’attitude de nos saints maîtres, en la matière. Bien plus, vous précisez que cet homme est pieux.
Que Dieu vous envoie Sa Parole et qu’Il améliore votre état de santé, par l’intermédiaire de telle personne et de tel traitement.
De fait, ces jours sont particulièrement propices, car nous approchons du temps du don de notre Torah, qui apporte la guérison au monde, comme l’explique longuement le Midrach Chemot Rabba. En effet, lorsqu’ils la reçurent, en effet, tous les enfants d'Israël étaient en bonne santé et intègres.
Je vous adresse ma bénédiction, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde.
Je vous remercie de m’avoir adressé la brochure “ le médecin juif ”. Je la recevrai, sans doute, ces jours-ci.
Lettre n°3513
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3513, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Iyar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à ta lettre, dans laquelle tu me dis que tes pensées sont troublées.
Tu dois en parler au guide spirituel qui t’enseigne la ‘Hassidout. Tu diras la prière avec un Sidour et non par cœur. De même, tu étudieras avec un livre ou un fascicule, sauf, bien entendu, s’il s’agit d’en apprendre le texte par cœur. Lorsque l’on procède de la sorte, on peut observer que les mots sont lumineux.
Dieu fasse que tu étudies avec ardeur et enthousiasme, que tu connaisses la réussite dans les après-midi récréatives du Chabbat que tu diriges et, plus généralement, dans l’influence positive que tu exerces sur tes amis.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3514
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3514, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Iyar 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Perets(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Iyar, dans laquelle vous évoquez l’étude, que vous avez fixée, de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous dites qu’après la fête de Chavouot, de nombreux ‘Hassidim partent pour la campagne. Sans doute s’adressera-t-on à eux, à l’avance, afin de leur expliquer qu’il leur faudra, là-bas, étudier la Torah, et même le faire encore plus intensément.
Il est dit que “ Dieu les fit l’un face à l’autre ”(2). Lorsque le corps raffermit sa santé, au sens physique, en mangeant, en buvant, en se promenant, en faisant ce qui ne semble pas toujours participer de manière évidente au service de Dieu, il est indispensable de renforcer également la santé de l’âme, au-delà même de celle du corps.
En effet, en se trouvant à la campagne, on est beaucoup plus attiré vers de telles occupations qu’en étant à la ville. L’ajout moral doit donc se trouver, au moins, à la mesure de ce qu’il est matériellement. C’est, de fait, l’une des raisons pour lesquelles on étudie les Pirkeï Avot dès le début de l’été. Alors, la nature se renforce et les arbres fleurissent.
Bien évidemment, ceci ne remet nullement en cause l’enseignement du Baal Chem Tov selon lequel “ tu lui viendras en aide ”(3). Il ne faut pas avoir recours aux jeûnes et aux mortifications. Bien au contraire, on doit se servir de la force du désir pour le domaine de la Sainteté, jusqu’à l’accomplissement de la promesse tant attendue selon laquelle non seulement le corps ne fera pas obstacle à la spiritualité, non seulement il lui viendra en aide, mais bien plus “ la femme dominera l’homme ”(4).
Je vous adresse ma bénédiction, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, pour que vous ayez un été en bonne santé et dans la joie, matériellement et spirituellement à la fois.
Notes
(1) Le Rav P.Motshkin. Voir, à son sujet, la lettre n°3183. (2) Le domaine de la Sainteté face à celui du mal. (3) Au corps, sans le briser. Voir, à ce sujet, la lettre n°3381. (4) Le corps aura le rôle déterminant.
Lettre n°3515
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3515, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Iyar 5715,
Brooklyn,
Au distingué 'Hassid qui craint Dieu,
le Rav Azryel Zelig(1)
et à son épouse, madame Rivka,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n'était pas datée. Vous faites état de la proposition qui vous est formulée d'occuper encore le poste qui est actuellement le vôtre, l'an prochain. De plus, votre salaire sera augmenté à l'avenir et également de manière rétroactive.
Cette proposition est judicieuse, d'autant que, semble-t-il, aucune intervention ne soit imposée dans le domaine spirituel(2). Vous pouvez donc, dans toute la mesure du possible, insuffler un esprit de crainte de Dieu et guider les élèves vers la pratique des Mitsvot. Grâce à eux, il en sera de même, par la suite, dans le foyer des parents.
De ce point de vue, la proposition de travailler dans un centre de vacances est positive également et puisse Dieu faire que vous formiez des élèves assumant la finalité de la création de l'homme. La Michna dit, en effet, que j'ai été créé pour servir mon Créateur.
Vous me dites que, dans les réunions féminines, on commente la Paracha de la semaine. C'est, bien entendu, une bonne initiative, mais il faut aussi y expliquer les lois et les coutumes juives(3), en particulier celles qui s'appliquent au quotidien, pendant la semaine, le Chabbat et les fêtes. Une telle étude peut être présentée en sorte qu'elle ne soit pas sèche. Il faut l'adapter au caractère des présentes en l'agrémentant de récits, qui illustrent ces principes et ces usages.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Si vous n'avez pas encore fait vérifier les Mezouzot de votre maison, il serait bon de le faire maintenant, en les confiant à un Sofer compétent.
Notes
(1) Le Rav A.Z. Sharfstein. (2) De la part de ceux qui dirigent l'institution au sein de laquelle le Rav Sharfstein occupe ses fonctions. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3048, 3670, 3672 et 3778.
Lettre n°3516
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3516, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Iyar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n'était pas datée. J'ai déjà écrit à plusieurs 'Hassidim et je vous ai dit, personnellement, à différentes reprises, que dans ce monde, en général, le matériel et le spirituel vont de pair. C'est particulièrement vrai pour ce qui concerne un homme et une femme juifs. S'ils souhaitent la réussite matérielle et sollicitent une bénédiction pour l'obtenir, ils doivent élargir le canal et les réceptacles spirituels permettant de susciter l'influence céleste. Je fais, bien entendu, allusion à la Torah et aux Mitsvot.
Or, mes propos d'encouragement ne restent que des mots et, dans votre lettre, vous ne faites pas une seule allusion à la finalité de la création de l'homme, alors que la Michna affirme, à la fin du traité Kidouchin: J'ai été créé pour servir mon Créateur.
Il est sans doute évident, pour vous également, qu'une âme ne descend pas, d'une cime élevée vers une fosse profonde, dans le seul but de faire du commerce ou de la représentation. Au sens le plus simple, je veux dire que vous devez étudier chaque jour la partie révélée de la Torah et la 'Hassidout. Ceci s'ajoute aux trois études bien connues, qui portent sur le 'Houmach, les Tehilim et le Tanya. Et, vous ferez tout cela avec un sourire. Car, on n'accomplit rien en se taisant.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d'être dit,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3517
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3517, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, qui se consacre aux besoins communautaires,
aux multiples accomplissements, le Rav Israël Zissel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Iyar. J'y ai lu avec plaisir la description de votre rencontre avec mon beau-père, le Rabbi, lorsqu'il se trouvait en Terre Sainte(2), puisse-t-elle être restaurée et rebâtie. De plus, vous avez également rencontré son père, le Rabbi(3), dont le mérite nous protégera.
Selon un enseignement bien connu du Baal Chem Tov, tout ce qu'un Juif voit ou entend lui délivre un enseignement sur la finalité de son existence. Et, de fait, la Michna constate que j'ai été créé pour servir mon Créateur. Combien plus en est-il ainsi quand on rencontre les chefs d'Israël, chargés de guider leur générations et également celles qui la suivent.
Avec mes respects et ma bénédiction, à l'occasion de la fête(4), pour que vous receviez la Torah avec joie et de manière profonde, selon l'expression de mon beau-père, le Rabbi,
Notes
(1) Le Rav I.Z. Dvurts, de Jérusalem. (2) Durant l'été 1929. (3) Rachab. (4) De Chavouot.
Lettre n°3518
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3518, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Iyar, dans laquelle vous me dites que vous avez commencé à consulter le saint Tanya et en avez été émerveillé. Vous éprouvez une profonde volonté de connaître et d’étudier la ‘Hassidout de Loubavitch.
Vous savez ce que dit la Michna, sur la manière d’acquérir la Torah, c’est-à-dire chaque partie qui la constitue. Il faut, pour cela, se lier à des amis. En conséquence, il serait bon de vous attacher aux ’Hassidim de votre entourage, aux personnes de ‘Habad. Vous pourrez ainsi trouver des compagnons d’étude. En effet, “ rien ne résiste à la volonté ”, d’autant que, selon vos dires, la vôtre est profonde.
Néanmoins, les enseignements suivants de nos Sages s'appliquent à la 'Hassidout, comme à toute autre partie de notre sainte Torah: Celui qui dit ne pas avoir fait des efforts et avoir cependant réussi, ne le crois pas, l'action est essentielle et non l'étude. Il faut donc adopter ses usages et ses pratiques. Mais, pour y parvenir, il faut d'abord étudier, afin de pouvoir agir.
Vous me demandez également pourquoi il faut étudier précisément l'enseignement de 'Habad.
Ceci mérite une longue explication(1), qu’il m'est difficile de développer par écrit, surtout sans savoir quel est, en la matière, votre niveau de connaissances. Néanmoins, l’idée fondamentale est, en l’occurrence, la même que la réponse pouvant être apportée à l’interrogation suivante. Pourquoi étudier la Guemara et ne pas se contenter de la Michna ou même de la Loi Ecrite ?
L’explication est bien évidente. L’étude de la Guemara développe la Michna et la Loi Ecrite, les précise, révèle leurs aspects cachés. Or, il en est de même pour l’enseignement de ‘Habad, qui explique, précise et révèle les facettes cachées de l’enseignement du Baal Chem Tov et de ses disciples ou, plus généralement, la partie profonde de la Torah.
Auparavant, l’étude de l’enseignement caché de la Torah était, pour différentes raisons, réservée à une élite. De nos jours, en revanche, “ il est une Mitsva de révéler cette partie de la Torah ”(2) et même une nécessité, comme le montre Iguéret Hakodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26, se basant sur l’enseignement du Ari Zal.
Vous consulterez également la longue introduction de son disciple, Rabbi ‘Haïm Vital, dans le Chaar Ha Hakdamot. Vous trouverez, en outre, un plus large développement dans le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi(3), père de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Ce dernier texte s’adresse, plus spécifiquement, à ceux qui fréquentent la maison d’étude(4).
Puisse Dieu faire que votre volonté l’emporte sur les voiles et les obstacles, qu’elle soit efficace et vous permette de vous lier à l’arbre de vie(5), comme l’explique Iguéret Hakodech, à la même référence, d’après l’affirmation de Moché notre maître, le berger fidèle.
Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3463. (2) Selon les termes des écrits du Ari Zal. (3) Rachab. (4) Aux érudits de la Torah. (5) La ‘Hassidout.
Lettre n°3519
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3519, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis satisfait que vous mainteniez le contact avec cette personne. Nos Sages érigent en principe le fait qu’un effort n’est jamais vain. Combien plus est-ce le cas lorsque ceux-ci portent sur quelqu’un qui est déjà touché profondément, même s’il n’en comprend pas toujours la raison ou si cette compréhension ne se manifeste pas dans la partie révélée de son cœur, ne marque pas son effet sur ses pensées, ses paroles et ses actions.
J’ai été très content d’apprendre que vous aurez l’occasion d’échanger avec les disciples de cet homme. Vous ne précisez pas le niveau de leurs connaissances et leur nature. Il m’est donc difficile de me prononcer sur ce que doit être le contenu de votre discussion, d’autant qu’eux-mêmes vous poseront sûrement des questions et ne se contenteront pas de vous interroger.
En tout état de cause, vous avez sûrement connaissance de la synthèse d’une longue lettre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qu’il adressa à un professeur d’Allemagne(1). Celle-ci est imprimée dans le Hatamim. La nécessité d’une pratique concrète des Mitsvot y est expliquée. Ainsi, si quelqu’un perd l’usage de ses sens, il n'est possible d’entrer en contact avec lui qu'en touchant son corps. Ce texte montre également que la connaissance de la Torah dépend des aptitudes de celui qui l’étudie. C’est en cela qu’elle se distingue des autres disciplines de la connaissance.
Il est sans doute inutile de vous préciser que vous devez tisser une relation(2) avec eux, c’est-à-dire vous donner la possibilité de les rencontrer à nouveau, par la suite. Dieu guidera vos propos et vous parviendrez à mettre en éveil la dimension profonde que chaque Juif possède, à n’en pas douter, en particulier lorsqu’il recherche la vérité
Notes
(1) Voir les lettres du précédent Rabi, tome 3, lettres n°837 et 839. (2) Textuellement “ un nœud ”.
Lettre n°3520
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3520, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu le récit qui figurait dans votre lettre, de même que votre livre et, après vous avoir demandé de bien vouloir m’en excuser, je formulerai la remarque suivante.
Chaque reproduction, qu’il s’agisse d’une traduction ou, a fortiori, d’une copie de ce qui a été dit par l’auteur des propos, reflète nécessairement le sentiment et la perception de celui qui en est l’auteur. De façon générale, il ne s’agit pas d’une simple retranscription, mais bien d’une interprétation et d’un commentaire.
Une telle reproduction ne peut donc pas présenter les différents aspects d’un récit ou d’un dicton de la Torah, nos Sages affirmant que chacune de ses notions a “ quarante neuf interprétations ” ou même “ soixante dix interprétations ”. Parfois, il faut effectivement commenter une idée ou, tout au moins, l’expliquer. Mais, cela n’est pas contradictoire, car on peut la présenter telle qu’en elle-même, comme elle a été recueillie, puis l’interpréter par la suite. En pareil cas, on cumule bien les deux aspects à la fois.
Combien plus tout cela s’applique-t-il aux enseignements de nos saints maîtres, aux récits qui les concernent. Car, en dehors de leurs manuscrits, leurs propos, sous leur forme d’origine, n’ont été conservés que par certains.
Certains sont incapables de saisir une idée et de la reproduire en l’état, sans la modifier à travers le prisme de leur esprit. Et, ils se servent de la terminologie de la ‘Hassidout pour transmettre leur propre perception et non la notion proprement dite. Vous connaissant, je pense, néanmoins, que vous êtes capable, si vous le désirez, de présenter cet enseignement tel qu’il est. Le mérite public dépend de vous et, si ces quelques lignes contribuent à obtenir un tel résultat, j’en serais récompensé.
Avec mes respects et ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, pour que vous receviez la Torah avec joie et de manière profonde,
Lettre n°3521
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3521, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5715,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Lod,
Que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez les vacances d’été(1). Il est, bien entendu, plus important(2) que les élèves se trouvent à la Yechiva à la fin d’Elloul et pendant les dix jours de Techouva, plutôt qu’en Av.
Pour autant, il est bien clair que les vacances ne peuvent pas s'étaler à la fois sur Av, Elloul et les dix jours de Techouva.
Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,
Notes
(1) Dans le programme de la Yechiva. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3750 et 3680.
Lettre n°3522
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3522, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous rappelle ce qui est dit dans le Tanya et dans la ‘Hassidout, en général, à propos de la suprématie du cerveau par rapport au cœur. L'Admour Hazaken précise même qu’il s’agit d’un principe naturel, que chacun peut donc couramment adopter un tel comportement. Il suffit, pour cela, de ne pas renforcer son mauvais penchant.
Or, si l’on considère le mérite que représente la collaboration à une institution dispensant une bonne éducation et portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, on doit s’efforcer, dès lors que l’on obtient un tel poste, de le conserver, bien évidemment sans que rien de négatif n'en résulte pour les élèves.
Certes, parfois, il faut savoir contenir ses sentiments et, de manière passagère, ne pas même formuler un reproche que l’on devrait pourtant faire, d’après la Torah.
Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie, de manière profonde et pour donner de bonnes nouvelles,
Lettre n°3523
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3523, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du premier jour de la Parchat Bamidbar, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait. Vous me communiquez également l’avis du médecin sur votre état de santé. Et, puisse Dieu faire que vous alliez de mieux en mieux, jusqu’à recouvrer toutes vos forces.
Vous évoquez le fait de diffuser une littérature convenable, au sein de l’hôpital. Il faut déterminer si celle-ci doit être offerte à la bibliothèque qui se trouve sur place, afin qu’un seul exemplaire serve à de nombreuses personnes. En effet, nos moyens ne nous permettent pas d’en donner un à chacun et, en outre, cela n’a pas grand intérêt. Bien plus, ce qui est gratuit n’a pas de valeur pour la personne qui le reçoit.
Par ailleurs, il faut prendre conseil auprès de ceux qui connaissent l’état d’esprit des personnes hospitalisées et établir une liste de livres parus aux éditions Kehot qui pourrait leur convenir. A réception de ces informations, nous ferons le nécessaire.
Ces jours sont propices, puisque nous nous rapprochons du temps du don de notre Torah, qui apporte la guérison au monde. En effet, le Midrach Chemot Rabba explique longuement que tous les Juifs étaient en bonne santé et intègres, quand ils reçurent la Torah.
Avec ma bénédiction de bonne santé, physique et morale,
Lettre n°3524
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3524, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Sivan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 24 Iyar, dans laquelle vous me dites que l'on vous attaque en justice(1). En pareil cas, il faut prendre conseil auprès d'un avocat, connaissant les usages locaux. Vous devez également faire valoir que vous avez récemment émigré d'un pays dans lequel l'acheminement postal n'est pas parfait. Depuis votre arrivée en Terre Sainte, vous êtes à la Yechiva, où vous poursuivez vos études avec ardeur. Vous ne connaissez donc pas tous ces règlements et, en conséquence, il n'y a pas lieu de vous suspecter de ce qui ne correspond nullement à la réalité(2). Dieu vous suggérera le discours qu'il convient de tenir.
Les 'Hassidim 'Habad savent qu'il convient d'être prudent, en la matière(3). Ainsi, le Tséma'h Tsédek, dont le mérite nous protégera, lorsqu'il confiait une lettre à un voyageur ou bien à quelqu'un qui se rendait dans un certain endroit, remettait, néanmoins, l'équivalent des frais postaux, en fonction du tarif qui était alors en vigueur, à l'administration. Et, l'on sait à quel point il faut s'efforcer d'imiter l'exemple de nos saints maîtres.
Avec tranquillité d'esprit, vous redoublerez donc d'ardeur et de zèle, dans l'étude de la partie révélée de la Torah, de son enseignement caché et dans la pratique la plus appliquée des Mitsvot.
Avec ma bénédiction pour que vous receviez la Torah avec joie et de manière profonde,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Vraisemblablement pour ne pas avoir réagi à la réception d'un document que le destinataire de cette lettre aurait dû recevoir par la poste, mais qu'il n'a pas reçu. (2) D'avoir délibérément décidé de ne pas réagir. (3) Pour ce qui concerne le recours aux services postaux.
Lettre n°3525
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3525, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Sivan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, dans laquelle vous évoquez les injections que l'on administre actuellement aux petits enfants. Vous me demandez quelle attitude adopter, en la matière.
Il est dit que l'on ne s'écarte pas de la communauté et vous adopterez donc le comportement majoritaire de la classe que vos enfants fréquentent.
Dieu vous aidera à conduire tous vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.
Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,
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