KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 3446 à 3465

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3446

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3446, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que votre épouse consultera une doctoresse, la semaine prochaine. Elle devra lui demander, si elle pratique un examen, de ne pas le faire en profondeur(1). En effet, cela ne présente aucun intérêt, si ce n’est pour obtenir une information(2).

Il est donc possible de se contenter d’un examen uniquement superficiel.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

A. Kwint,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3557. (2) Qui n’a aucune incidence sur le traitement, mais est purement informative.

Lettre n°3447

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3447, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me faites part des questions que l’on vous pose, à propos de différentes coutumes.

Vous savez ce que le Zohar, reproduit par Iguéret Hakodech, dit, à ce propos: “ Toute question émane...(1) ”. Ceci s’ajoute à ce qui est dit dans l’index des responsa ‘Havot Yaïr, dont je ne dispose pas actuellement: “ Celui qui pose une question ainsi...(2) ”.

On peut constater, en l’occurrence, que ceux qui posent ces questions, le font uniquement après avoir pris la décision d’afficher leur suffisance, ou même un sentiment encore plus négatif. Ils recherchent donc un prétexte pour le faire. Si vous leur donnez une explication sur un point, ils chercheront donc une autre pratique qui leur pose problème, une autre excuse, Amatla, que l’on peut également lire(3) Emet Lo, ce qui n’est pas la vérité.

Si les ‘Hassidim, en particulier ceux qui exercent une influence sur leur entourage, prennent la ferme décision, que Loubavitch est le bien, s’ils le font avec toute la ténacité nécessaire, à la mesure de l’insatisfaction que procure une telle situation, un peu de lumière suffira pour repousser beaucoup d’obscurité.

Il n’en est pas de même, lorsque l’on observe, chez les ‘Hassidim, de la faiblesse, de la honte, de l’humilité déplacée. En pareil cas, les opposants se redressent et ils s’emplissent d’orgueil.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Du domaine du mal. (2) Ne recherche pas nécessairement la réponse. (3) En coupant le mot en deux.

Lettre n°3448

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3448, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre(1) de la fin d’Adar, présentant le compte-rendu de vos importantes actions. Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années, vous puissiez mettre en pratique la décision de nos Sages selon laquelle “ on connaît l’élévation, dans le domaine de la Sainteté ”. Vous continuerez à diffuser la Torah, en général et les sources(2), en particulier, dans toute la mesure du possible, jusqu’à ce que nous méritions tous la réalisation de la promesse selon laquelle “ Une source émanera de la maison de Dieu et irriguera... ”, comme l’explique longuement la grande séquence de discours ‘hassidiques Veka’ha et, plus encore, le Kountrass Oumayan(3).

De façon générale, je ne suis pas satisfait(4) du morcellement des réalisations et des actions. Toute chose a sa manière d’être et son nom. Or, non seulement on perd du temps pour ce qui est insignifiant, mais bien plus, on fait, en double et en triple, ce qui répond au principe selon lequel “ la bougie qui éclaire une personne peut en éclairer cent ”(5). En conséquence, l’effort est insuffisant, dans un autre domaine.

Parfois, il y a une raison qui empêche de confondre deux actions, au moins par rapport à l’extérieur. Mais, une telle situation doit conserver un caractère exceptionnel, à la différence de la tendance, que l’on constate actuellement chez les jeunes, celle qui consiste à faire grand cas de chaque chose et peut-être même à écrire un livre, sur chaque sujet.

Il serait bon d’organiser une réunion des jeunes de l’Association ‘Habad, en présence des ‘Hassidim âgés. Vous discuterez de tout cela et vous ferez un examen critique des différentes actions menées par les ‘Hassidim, l’Association ‘Habad et les jeunes de l’Association ‘Habad, à Jérusalem. Vous chercherez un moyen de centraliser ces activités, afin de les élargir. Et, il a déjà été dit que “ le salut vient par le nombre des conseillers ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit, en particulier pour connaître la réussite avec vos disciples,

N. B. : Pour différentes raisons, le nom Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, ou même Yossef Its’hak Loubavitch, est, pour l’heure, réservé, en Terre Sainte, uniquement aux écoles du réseau(6). Il faut donc l’écarter de tous les autres domaines.

Notes

(1) La lettre n°3478 semble indiquer que celle-ci fut adressée à deux personnes, l’une d’elles étant le Rav Chmouel Mena’hem Mendel Schneersohn, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3382. (2) De la ‘Hassidout. (3) Textuellement “ le fascicule sur la source ”, du Rabbi Rachab. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3478. (5) Une action inutile, puisque l’accomplissement de quelqu’un d’autre suffit pour satisfaire le besoin. (6) Portant ce nom.

Lettre n°3449

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3449, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’aimerais savoir si les lettres de votre grand-père, le grand Rav et ‘Hassid, Rav Y.H. Zonenfeld ont été imprimées, ou bien si on s’apprête à les éditer prochainement.

A n’en pas douter, ses descendants se consacrent à cette tâche, car nos Sages décrivent à quel point est fort le désir de remuer les lèvres(3).

Notes

(1) Le Rav T.Zonenfeld. (2) Le Rav Yossef ‘Haïm Zonenfeld, Rav de Jérusalem. (3) Lorsque l’on étudie l’enseignement de quelqu’un qui a quitté ce monde, ses lèves remuent, dans son

tombeau.

Lettre n°3450

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3450, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5750,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav M.D. Wolner,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 28 Nissan, dans laquelle vous me décrivez la visite des jeunes de l’association ‘Habad dans votre ville(1) et l’impression qu’ils y ont faite.

Il est inutile de rappeler à quelqu’un comme vous que chaque geste d’un Juif ou d’une Juive, animé par la vitalité de la Torah et des Mitsvot, n’existe que pour modifier la parole et l’action, au quotidien. C’est là sa raison d’être et la Michna précise bien que “ l’acte, et non l’étude, est essentielle ”. C’est de cette façon que l’on peut établir la valeur de cette action et de l’inspiration qu’elle procure.

D’après ce que vous écrivez, j’ai bon espoir que l’évaluation a été positive, que la visite des jeunes de l’Association ‘Habad a bien eu un effet concret. En effet, l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h explique(2) l’expression “ maître de l’endroit ”(3). Concrètement, le Rav dirige l’endroit, à proprement parler.

En conséquence, vous profiterez sûrement de telles occasions pour renforcer le Judaïsme et sa diffusion, en particulier celle de la bonne éducation, qui est une mission sacrée, en tout lieu et à toute époque, mais, plus spécifiquement, en cette période du talon du Machia’h, lorsque l’exil est particulièrement sombre, et en notre Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.

Je vous remercie de me réjouir en me donnant de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

N. B. : Les publications des éditions Kehot sont disponibles, en Terre Sainte, auprès de l’Association ‘Habad, à l’adresse suivante: 22, rue Piarberg, Tel Aviv.

Notes

(1) Celle de Migdal Ashkelon. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°786, 2885, 3235 et 3590. (3) Appliquée au Rav de la communauté, en l’occurrence, au Rav Wolner.

Lettre n°3451

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3451, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5715,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu, le Rav Perets(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles, depuis notre dernière rencontre. Je viens d’apprendre que vous n’êtes pas en bonne santé et j’en suis désolé. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une bonne santé, physique et morale à la fois.

Il me semble que nous avons abordé, lors de notre discussion, un point fondamental de l’enseignement du Baal Chem Tov, la nécessité de servir Dieu dans la joie. Vous connaissez l’affirmation du grand maître, le Rambam, dans ses lois des opinions, selon laquelle on sert Dieu non pas uniquement pendant la prière ou l’étude de la Torah, mais aussi en assumant les activités courantes.

L’effort est donc également nécessaire pendant que l’on mange et avec ce que l’on mange, pendant que l’on se promène et avec la promenade. Or, on n’attend de l’homme que ce qu’il a la force d’accomplir. Chacun et chacune d’entre nous peut donc avoir la certitude de disposer de toutes les forces qu’il faut pour assumer pleinement cette mission sainte et agréable.

Une plus ample réflexion conduit à la conclusion suivante. Les idolâtres disent que “ Son honneur se trouve dans le ciel(2) ” et “ Il est élevé, au dessus des nations(3) ”. Mais, en réalité, Dieu protège chacun et chacune, dans l’existence quotidienne, y compris dans ses aspects que l’on a coutume de qualifier d’insignifiants et de négligeables. Dès lors, tout soucis n’a pas lieu d’être, comme c’est le cas pour un fils qui se trouve auprès de son père. Certes, c’est uniquement dans l’esprit de l’enfant que le père est tout puissant. En revanche, il est bien clair que notre Père Qui se trouve dans les cieux est effectivement Tout Puissant.

J’attends de vos bonnes nouvelles. Vous m’annoncerez que vous allez mieux et, selon le dicton que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, employait fréquemment, vous aurez “ un été en bonne santé et dans la joie ”.

Je conclus donc en vous adressant la bénédiction de votre proche parent.

Notes

(1) Le Rav P.Chen. (2) Et, non sur la terre. (3) Et ne se préoccupe donc pas d’elles.

Lettre n°3452

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3452, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 158, paragraphe 7(2) et vous soulevez la difficulté que vous avez exposée dans votre lettre. A mon sens, l’explication est la suivante.

L’Admour Hazaken dit, à la même référence: “ Certains contestent cet avis et l’on peut donc adopter une position plus conciliante ”, ce qui veut dire que l’avis étant à l’origine de cette contestation est effectivement plus conciliant que celui qui a été exprimé auparavant, en l’occurrence les propos du Maguen Avraham tels que l’Admour Hazaken les interprètent. Cet avis est également rapporté par le Toureï Zahav(3), comme le montrent les références.

En effet, selon le Maguen Avraham, il faut penser faire un aliment de ce miel au moment où il est extrait de la cire. Et, l’on trouve, à ce sujet, deux opinions divergentes. La première, la plus conciliante, est énoncée par le Toureï Zahav, qui l’introduit par “ J’ai entendu que... ”. Selon celle-ci, même si l’on a pensé faire de ce miel un liquide, on peut encore, par la suite, introduire une action concrète qui permettra de le considérer comme un aliment solide.

Selon la seconde opinion, quand on liquéfie le miel sans intention particulière, faisant ainsi une action qui, par la suite, permettra de le considérer comme un aliment, on n’est pas tenu d’avoir, dès le début de cette liquéfaction, la pensée d’en faire un aliment solide. Ceci est l’avis personnel du Toureï Zahav.

Or, le Toureï Zahav exclut complètement ce qu’il introduit par “ J’ai entendu que... ”. Il est nécessaire de ne pas multiplier les controverses et il est donc à peu près certain que l’avis de l’Admour Hazaken est celui, personnel, du Toureï Zahav. Pour autant, l’autre avis, introduit par “ J’ai entendu que... ”, est également concevable, dans le cas où le propriétaire du pain de miel est un non-Juif, auquel cas sa pensée ne suffit pas pour faire de ce miel un liquide ou un aliment solide.

Bien plus, même si le propriétaire du pain de miel est un Juif, on peut imaginer qu’il la liquéfie dans le but de la vendre. En ce cas, son statut final sera déterminé par l’acheteur, en particulier quand le vendeur sait, au moment de la liquéfaction, qu’il ne trouvera acquéreur que par la suite.

On peut trouver de nombreuses illustrations de tout cela dans le Talmud, mais nous n’en dirons pas plus ici.

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°3405. (2) “ Si, lorsque le miel est extrait de la cire, c’est-à-dire lorsque les pains de miel sont liquéfiés afin d’en ôter le miel, on a uniquement l’intention d’en faire un usage alimentaire, cette pensée suffit pour que le miel acquiert le statut d’aliment et il n’est donc pas considéré comme un liquide. Néanmoins, certains contestent cet avis et l’on peut donc adopter une position plus conciliante ”. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3599.

Lettre n°3453

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3453, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, que le jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et a des comportements vertueux, le Rav Morde’haï Eliézer Sharfstein, a prié dans votre synagogue, pendant cette fête de Pessa’h. C’est de cette façon que la question de la séparation(1), dans cette synagogue, a été soulevée(2).

D’après ce qu’il m’a dit, les membres de la synagogue se sont mobilisés, à ce sujet(3), montrant ainsi à quel point sont justes les propos de nos Sages selon lesquels “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil, afin de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot ”. Il est sûrement inutile de vous dire à quel point tout cela est important. Je m’en remets, néanmoins, à l’affirmation de nos Sages, énoncée dans le Sifra, au début de la Parchat Tsav, selon laquelle “ on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”. Je me permets donc de rajouter quelques mots, dans le seul but de souligner cette importance.

Sans envisager directement la question posée, la situation de ces derniers mois est conforme à l’affirmation de nos Sages, relative aux premières et aux dernières ablutions(4). Il est bien connu que la plupart de ceux qui fréquentent la synagogue entrent bien dans cette catégorie(5), avec les membres de leur famille. A leurs yeux, l’édification d’une séparation, dans la synagogue, est effectivement une sanctification du Nom de Dieu. Et, l’on peut en déduire de quelle manière ils perçoivent le contraire de cela, conformément à l’affirmation de nos Sages, selon laquelle “ celui qui, de son vivant, n’a pas assisté à la reconstruction du Temple...(6) ”.

Lorsque Dieu accorde à quelqu’un la capacité d’exercer une influence sur son entourage, en particulier si celui-ci assume une mission sacrée et surtout s’il est un Rav, occupant une place importante dans le monde rabbinique, il doit se servir pleinement de cette influence, matin et soir, pour renforcer les paroles de la Torah, en l’occurrence en construisant une séparation acceptable selon tous les avis.

Dieu merci, c’est précisément dans la période récente, en cet exil particulièrement noir et obscur, que les jeunes, et même ceux qui le sont moins, sont plus attentifs, dans ce pays, à différentes pratiques liées à la crainte de Dieu. Tout dépend donc de l’action des chefs de la communauté, qui en sont les “ yeux ”.

Que Dieu vous accorde la réussite et qu’Il vous permette de réaliser tout cela, sans difficulté et très prochainement.

Avec ma bénédiction de réussite et pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Entre les hommes et les femmes. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2782 et 3695. (3) Pour que cette séparation soit conforme à la Hala’ha. (4) Traité Yoma 83b: “ En l’absence des premières ablutions, on mange de la viande de porc. En l’absence des dernières ablutions, on commet un crime ”. Il est rapporté, en effet, qu’un aubergiste avait coutume de servir de la viande cachère aux Juifs et de la viande de porc aux non-Juifs. Il les distinguait par le fait que les premiers se lavaient les mains avant de manger, alors que les seconds ne le faisaient pas. Une fois, un Juif fut parmi ses clients, qui ne se lava pas les mains et l’aubergiste lui servit donc du porc. De même, quelqu’un tua son épouse parce qu’elle avait remis tous les objets précieux que le couple possédait à un étranger. Celui-ci s’était présenté à elle comme étant mandaté par son mari et, à titre de preuve, il lui rapporta ce qu’ils avaient mangé, lors du précédent repas. Il avait pu le faire parce que cet homme ne s’était pas lavé les mains, à la fin du repas. (5) Une imperfection peut les conduire à un manquement infiniment plus grave, comme dans les exemples précédents. (6) “ Doit considérer qu’il a été détruit de son vivant ”, selon le Yerouchalmi Yoma, chapitre 1, paragraphe 1. Voir également le Likouteï Si’hot, tome 10, page 150.

Lettre n°3454

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3454, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Iyar, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose d’éditer un livre de commentaires ou d’explications de la Torah, au profit de l’école secondaire ou de la Yechiva. Et, il semble qu’il vous appartienne également de trouver les donateurs, qui permettront le financement de cette édition.

Concernant l’aspect commercial, vous consulterez des personnes se trouvant sur place, qui vous diront si une telle entreprise est rentable. En effet, celui qui fera un don à la Yechiva pour l’impression d’un livre, acceptera difficilement d’en faire un autre, tout de suite après cela, qui sera directement pour la Yechiva(2).

Concernant le projet proprement dit, vous n’avez sûrement pas l’intention d’écrire, dans le livre, que celui-ci a été édité par la Yechiva. Telle n’est pas la raison d’être de la Yechiva Tom’heï Temimim. Vous pensez donc, vraisemblablement, écrire que telle personne édite cet ouvrage et en offre le bénéfice à la Yechiva. S’il en est bien ainsi, vous pouvez envisager cette réalisation, sous réserve de sa rentabilité financière.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.Posner. Voir, à son sujet, la lettre n°2185. (2) Au problème de la rentabilité financière, s’ajoute donc la perte de donateurs.

Lettre n°3455

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3455, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre précieux courrier de la fin du “ mois de l’éclat ”(1), qui est également le début du “ mois de l’éclat ”(2), comme l’expliquent les Tossafot, au traité Roch Hachana 2b. Vous le commencez en m’annonçant une bonne nouvelle et vous me dites que votre fils Ben Tsion poursuit ses études dans la sainte Yechiva Tom’heï Temimim, fondée par le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël.

L’un des premiers Sages, citant le Yerouchalmi(3), explique que le fait de porter le nom Ben Tsion est favorable pour avoir de longs jours et de bonnes années. Votre fils connaîtra donc la réussite et, outre la longévité proprement dite, il aura également de bons jours et de bonnes années, dans le domaine spirituel, ce qui veut dire qu’ils seront emplis de notre sainte Torah, qui est “ plus longue que la terre et plus large que la mer ”. Il aura également ce qui en découle, puisqu’il est dit que “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”. Et, il en sera de même pour tous vos enfants.

J’ai appris avec plaisir, par votre lettre, que vous avez été l’élève du grand Rav, ‘Hassid bien connu pour sa droiture et pour son comportement, le Rav C.Alfandari(4). J’aimerais savoir s’il est possible de se procurer ses livres. Bien évidemment, ceux-ci pourront être échangés contre des publications des éditions Kehot(5). De même, savez-vous si l’on prépare l’impression des écrits et de ses commentaires de la partie révélée de la Torah ou de son enseignement profond, qui sont demeurés dans ses affaires?

Vous me décrivez également votre situation et vous me dites que vous n’êtes pas toujours joyeux. Le saint Tanya, de l’Admour Hazaken, commente cette idée, longuement et brièvement à la fois, en particulier au chapitre 33(6). Et, cette joie peut être accrue par la méditation qui est définie au début du chapitre 41 du Tanya, basée sur le fait que le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il abandonne les créatures célestes et terrestres et se trouve devant chaque Juif, car “ la terre est emplie de Son honneur ” et “ la puissance et l’allégresse se trouvent en Son endroit ”. Vous consulterez également le traité ‘Haguiga 5b et le Avodat Ha Kodech du grand Rav M.Ibn Gabay, partie consacrée à la finalité, au chapitre 57.

Une telle méditation conforte la joie de l’homme et, plus l’on renforce la joie de la Mitsva, qui est, étymologiquement, Tsavta, un lien avec le Créateur du monde, plus l’on supprime ce qui entrave l’homme et le conduit à l’encontre de lui-même, matériellement et spirituellement. En effet, “ la joie brise toutes les limites ”.

De plus, la Présence divine se révèle uniquement dans la joie de la Mitsva et l’on connaît, à ce propos, l’explication du grand maître(7), dans son Michné Torah, lois des fondements de la Torah, chapitre 7, paragraphe 4. Bien évidemment, tout cela ne contredit pas le fait que le service de Dieu requiert parfois l’amertume, comme l’expliquent le saint Tanya, à la fin du chapitre 34(8) et Iguéret Hatechouva, au chapitre 11.

J’ai demandé aux ‘Hassidim de vous procurer quelques publications des éditions Kehot. Sans doute adopterez-vous, en ce qui les concerne, une attitude de largesse, en mettant leur contenu à la disposition du plus grand nombre, dans votre communauté et parmi vos élèves. Le mérite public dépend de vous.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

Notes

(1) Nissan. (2) Iyar. (3) Le Rabbi note, en bas de page: “ Il est mentionné par le Chem Ha Guedolim, du ‘Hida, tome 1, dans les additifs de la lettre Beth ”. (4) Le Rav Chlomo Alfandari. Voir, à son sujet, les lettres n°3621 et 3741. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°2965. (6) Le Rabbi écrit Gal, dévoile, mot dont la valeur numérique est trente trois. (7) Le Rambam. (8) Le Rabbi écrit Dal, pauvre, mot dont la valeur numérique est trente quatre.

Lettre n°3456

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3456, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav C.Z. Hecht(1).

Conformément à la décision de notre sainte Torah, Torah de vie, qui apporte également la force nécessaire pour la mettre en pratique, car on demande à l’homme ce qu’il est capable de faire et on lui apporte les forces dont il a besoin avant même que l’Injonction ne lui soit énoncée, puisse Dieu faire que vous connaissiez l’élévation dans le domaine de la Sainteté, en étudiant la Torah et en pratiquant les Mitsvot, avec tous les membres de votre famille.

En vous s’accomplira la promesse de nos Sages selon laquelle “ à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”, d’autant que vous venez d’emménager dans une nouvelle maison. Dieu fera qu’en changeant d’endroit, vous changiez de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction, matérielle et spirituelle.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Zalman Hecht. Voir, à son sujet, les lettres n°3384 et 3393. (2) Des efforts. (3) Des bénédictions.

Lettre n°3457

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3457, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné ces personnes près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’elles obtiennent la satisfaction de tous leurs besoins.

Vous avez été l’émissaire m’ayant fait part de leur requête et vous leur transmettrez donc tout cela. Vous leur direz que leur nom a été mentionné près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël. Vous leur rapporterez également ce qu’il expliquait souvent, à propos d’une bénédiction qu’il rapprochait de l’expression “ pluies de bénédiction ”(1). Il soulignait, en effet, qu’il fallait d’abord labourer et planter. C’est uniquement par la suite que la pluie peut révéler une bénédiction considérable.

Il est clair que, pour des Juifs constituant une famille, une telle bénédiction consiste, avant tout, à avoir un foyer qui soit un modèle de ce que doit être un maison juive, c’est-à-dire “ un petit sanctuaire ”, par la manière dont il est tenu. La pratique montre que tout cela dépend essentiellement de la femme, maîtresse de la maison. Mais, l’homme doit également l’aider, dans toute la mesure de ses moyens.

Pour obtenir un tel résultat, il doit, bien sûr, être évident que le mari, se trouvant chez lui ou marchant dans la rue, se levant ou se couchant, est identifié par tous ceux qui le voient comme un descendant d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov.

Ce principe doit s’appliquer en tout lieu et de tout temps, mais combien plus est-ce le cas en notre génération, alors que chacun d’entre nous est “ un tison sauvé du feu ”(2), que le Créateur du monde a préservé, dans Sa grande bonté, “ afin de faire vivre un peuple nombreux ”. Et, dans le pays “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”(3), le mérite et la responsabilité liés à un tel comportement se trouvent considérablement accrus.

Or, Dieu exige uniquement en fonction des forces que chacun possède. D’emblée, tous les moyens, toutes les possibilités sont accordés afin d’accomplir pleinement ce qui vient d’être dit, à l’époque où l’on vit, dans l’endroit où l’on se trouve. J’aimerais que vous transmettiez ce message, avec les précisions nécessaires, à chacune de ces personnes.

Avec ma bénédiction pour que vous accomplissiez pleinement votre mission et que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir à ce sujet, en particulier, les lettres n°3256 et 3694. (2) Un rescapé de la Shoa. (3) En Terre Sainte.

Lettre n°3458

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3458, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Tsvi Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne pas avoir de vos nouvelles, depuis votre lettre de Pessa’h. Puisse Dieu faire que cela soit un bon signe, le signe d’un bien visible et tangible. Néanmoins, notre sainte Torah, Torah de vie, tranche, au début du Yoré Déa, qu’on ne peut se contenter d’une présomption, chaque fois qu’une vérification est possible. Sans doute me confirmerez-vous donc que c’est effectivement le cas.

Vous me posez la question suivante. Un enfant récite une bénédiction, chaque fois qu’il accomplit une Mitsva, bien qu’il le fasse uniquement du fait de la nécessité de recevoir une éducation. Dès lors, pourquoi une exception est-elle faite pour les Tefillin(2), puisque selon notre coutume, rapportée par le Hayom Yom à la date du 2 Mena’hem Av, on commence à les mettre deux mois avant l’âge de treize ans et on le fait, dans un premier temps, sans bénédiction? L’enseignement, à ce sujet, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, est énoncé dans ce texte(3).

On peut apporter une réponse simple à cette question. Pour les autres Mitsvot, l’enfant qui reçoit une éducation récite une bénédiction parce que sa pratique est identique à celle de l’adulte et seul l’âge requis lui manque. Il n’en est pas de même, en revanche, pour les Tefillin, car il faut savoir où les mettre et comment les attacher.

Et, l’on ne peut s’en remettre à l’enfant, même après quelques jours d’apprentissage. Le Kountrass Ha Tefila en donne la raison, d’après l’enseignement révélé de la Torah. En effet, son âge l’empêche d’avoir conscience de l’importance de cette pratique. Il n’en est plus de même, en revanche, lorsqu’il les a déjà portés depuis quelques semaines.

Tout cela sera encore plus clair, d’après la partie révélée de la Torah qui tend vers son enseignement profond, si l’on précise que la finalité des Tefillin est d’assujettir le cœur et le cerveau(4), comme le précise également le Choul’han Arou’h. Or, un tel objet est spirituel, puisqu’il s’agit de révéler la compréhension, ce qui suppose la maturité intellectuelle. L’éducation est donc plus difficilement concevable, en la matière. Il n’en est pas de même en ce qui concerne les autres Mitsvot, pour lesquelles l’âge est uniquement la condition d’astreinte à la pratique et non la pratique elle-même.

Que Dieu vous accorde la réussite et le mérite d’éduquer vos enfants afin qu’ils craignent Dieu, soient des ‘Hassidim et des érudits.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à son sujet, les lettres n°231 et 3543. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3543. (3) Dans le Hayom Yom. (4) A Dieu.

Lettre n°3459

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3459, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je n’ai pas l’habitude de m’exprimer sur ce qui n’a pas d’incidence sur l’action concrète. Néanmoins, ce qui fait l’objet de la présente peut avoir une répercussion sur le futur. Il semble que vous considériez qu’il appartient aux autres d’agir pour développer votre synagogue. Votre rôle, en revanche, consiste uniquement à y donner des cours à ceux qui y viennent, à y faire des discours devant eux.

Il me semble vous avoir déjà donné mon avis, à ce sujet, dans plusieurs des échanges que nous avons eus. Les membres d’une synagogue sont absorbés par leurs activités. L’effort qu’on attend de leur part est donc bien suffisant, d’autant que celui-ci est physique ou financier. Si l’on veut que la synagogue se développe normalement, il n’y a donc pas lieu d’attendre que les personnes viennent d’elles-mêmes et qu’elles attirent, à leur tour, d’autres membres.

Dieu vous a accordé le succès d’avoir quelques membres s’intéressant également à l’expansion de la synagogue. La ‘Hassidout dit que l’on doit “ porter les vêtements de celui à qui l’on entend apporter l’élévation ”. Imaginez donc que vous soyez vous-même l’un des membres de cette synagogue, résidant à quelque distance de celle-ci et que vous célébriez, par exemple, une joie familiale. La logique première vous conduira à bâtir le raisonnement “ a fortiori ” suivant: “ Si le Rav qui, selon l’acceptation courante et la conception que l’on en a, aux Etats Unis, est un salarié de la synagogue, mais qu’il célèbre néanmoins ses fêtes familiales dans un autre endroit, combien plus dois-je moi-même adopter cette attitude. Par la suite, Dieu viendra en aide et cette synagogue se développera. Alors, tous se tourneront vers elle et je le ferai, moi aussi ”.

Je ne souhaite pas en dire plus, concernant ce qui est douloureux, d’autant qu’il semble que ce soit non pas une situation exceptionnelle, mais bien une position délibérée.

Je ne veux pas dire uniquement que vous devez éviter que quiconque se sente vexé ou même étonné, se demandant pourquoi il en est ainsi. Les membres d’une synagogue ne recherchent pas les interrogations et les étonnements. Seul certains points sont considérés par eux comme étant dignes d’intérêt et ils ne vous importuneront donc pas, à ce sujet, ne vous feront pas de reproches. Pour autant, le risque que j’exposais auparavant existe et, s’ils adoptent effectivement une telle attitude, vous imaginez ce que cela aura pour conséquence sur le développement de la synagogue.

Je souligne encore une fois que, même si l’on considère la nécessité de gagner sa vie, il est admis, de nos jours, que la recherche de sa subsistance doit emprunter les voies de la nature. C’est précisément en ce cas que la réussite peut être surnaturelle. Or, votre recours aux voies naturelles consiste à rechercher une autre synagogue. Mais, au lieu de vous dire que vous ne gagnez pas largement votre vie, d’en être déçu et triste, pourquoi ne pas vous demander comment mieux la gagner, en ayant recours aux voies naturelles? Pour cela, il faut développer la synagogue!

Je vous avais dit de profiter de la fête de Pessa’h pour organiser un Séder dans le quartier où se trouve la synagogue. Les membres auraient pu prendre part à ce Séder, convier des invités au repas. Il semble que rien de tout cela n’ait été fait.

A Lag Baomer, ou à proximité de cette date, il est possible de prévoir une activité pour les enfants du quartier. De cela, également, vous ne dites rien, dans votre lettre.

J’ai entendu, une fois, une explication à propos de la réussite et plusieurs textes de ‘Hassidout permettent d’établir qu’elle est bien exacte. Lorsque l’on ne mène aucune action pour élargir sa subsistance, ou même lorsque ce que l’on fait va à l’encontre de celle-ci, non seulement on ne la remet pas en cause pour autant, mais, bien plus, le contraire est vrai et on l’accroît, contre toute logique.

Puisse Dieu faire que ce soit bien le cas, en l’occurrence, qu’à l’avenir, vous vous serviez de cette réussite, non seulement que vous subveniez largement à vos besoins, à l’encontre de votre comportement, mais, bien plus, que vous gagniez d’abord largement votre vie, en adoptant l’attitude qui convient, puis que vous profitiez de la réussite pour accroître largement tout cela.

Lettre n°3460

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3460, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Chemini, le 11 de ce mois, dans laquelle vous me dites que les cours ont dernièrement été affaiblis. Sans doute vous concertez-vous afin de trouver un moyen de les renforcer, bien plus de les multiplier, par rapport à ce qu’ils étaient.

En effet, nos Sages disent que “ l’on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté ” et que “ rien ne résiste à la volonté ”. Bien plus, on attend de chacun d’entre nous de diffuser les sources à l’extérieur et il est donc certain que l’on dispose des forces nécessaires pour le faire concrètement.

Une telle action est particulièrement importante. Elle permet, à ceux qui s’y consacrent et aux membres de leur famille, de recevoir les bénédictions de Dieu et la réussite, dans tous les domaines, en particulier celui de la santé.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

A. Kwint,

Lettre n°3461

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3461, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

aux multiples accomplissements, homme de lettres

et écrivain, le Rav Yochoua(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre de ce mercredi. Soyez apaisé comme je l’ai moi-même été par ce que vous m’avez écrit, à propos de la réunion des ‘Hassidim. Vous me dites que vous désirez élargir les actions afin que celles-ci atteignent également l’extérieur. Il est certain que, si vous le désirez réellement, Dieu vous en donnera les moyens.

Vous connaissez la lettre de mon beau-père, le Rabbi, qui est imprimée dans le recueil de notes et de résumés du Tanya, selon laquelle “ grâce à l’abnégation dont il(2) fit preuve pour l’enseignement de la ‘Hassidout, le tribunal céleste a décidé(3) qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie l’emporteraient ”.

J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que vous ferez une conférence aux femmes ‘Habad, au jour de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï(4), qui approche. Rabbi Akiva lui dit: “ Seuls moi et ton Créateur, nous connaissons ta grandeur ”, selon le Yerouchalmi Sanhédrin, chapitre 1, paragraphe 2. De plus, il fut l’un des cinq élèves de Rabbi Akiva, auxquels s’applique également ce que dit Rabbi Akiva lui-même, selon le traité Ketouvot 63a: “ Ce que je possède et ce que vous possédez(5) est grâce à elle(6) ”.

Puisse Dieu faire que tout cela ait un effet concret. En effet, disent nos Sages, “ l’acte est essentiel ”.

Avec mes respects et ma bénédiction de bonne santé et de réussite, en toutes vos préoccupations,

N. B. : Je lirai le billet qui accompagnait votre lettre, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Notes

(1) Le Rav Y.Sheftman. Voir, à son sujet, la lettre n°1872. (2) L’Admour Hazaken. (3) Après la libération du 19 Kislev. Voir, à ce sujet, la lettre n°3429. (4) Lag Baomer. (5) L’enseignement que Rabbi Akiva transmit à ses disciples. (6) A l’épouse de Rabbi Akiva. Il est donc judicieux de s’adresser aux femmes, à Lag Baomer.

Lettre n°3462

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3462, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat A’hareï, dans laquelle vous évoquez vos pérégrinations, depuis Haditch, ville où vous êtes né, jusqu’en Terre Sainte. Vous me dites que vous êtes actuellement surveillant de Cacherout, à Natanya.

Vous savez sûrement ce qui est dit dans de nombreuses

causeries de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. La mémoire doit faire en sorte que l’on observe, vivant devant ses yeux, l’événement dont on se souvient et que celui-ci exerce son effet. Puisse donc le souvenir de ces voyages et, en particulier, celui de l’entrevue que vous a accordée le Rabbi, chef d’Israël et que vous décrivez, éveiller et raffermir vos forces profondes, afin que tous voient en vous un ‘Hassid ‘Habad, conforme à ce que nos saints maîtres attendaient de leurs ‘Hassidim et de leurs disciples.

L’un des moyens d’obtenir un tel résultat est une étude intense de la ‘Hassidout, l’adoption de ses usages et de ses pratiques et surtout la diffusion de son enseignement et de son action, dans tout son entourage. Et, “ rien ne résiste à la volonté ”.

Je lirai, en un moment propice, la demande de bénédiction qui figure dans votre lettre, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite afin de donner concrètement de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

N. B. : Vous avez sans doute connaissances des trois études, concernant chacun, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous les respectez sûrement.

Lettre n°3463

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3463, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Iyar 5715,

Brooklyn

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez les points essentiels de la ‘Hassidout et de ses conceptions. En fait, on l’étudie comme on le fait pour n’importe quelle autre partie de la Torah.

Une image permettra d’illustrer votre question. Celui qui souhaite passer de l’étude de la Michna à celle de la Guemara(1) demandera-t-il quels sont les points essentiels de cette dernière? Or, ce qui est vrai de la Guemara s’applique, de la même façon, pour la ‘Hassidout. Et, je n’ai jamais vu que l’on aborde de cette façon l’étude de la Guemara ou des écrits des premiers Sages.

A mon sens, il n’y a donc nullement lieu d’envisager de cette manière l’étude de la ‘Hassidout, même s’il est légitime de rechercher une formulation résumée et donc de poser une telle question, dans l’espoir d’acquérir très rapidement(2) ces connaissances.

D’une certaine manière, vous trouverez les points essentiels de la ‘Hassidout et ses conceptions dans Chaar Hay’houd Vehaémouna, qui est la seconde partie du Tanya, dans la Mitsva de la foi en Dieu qui se trouve dans le Dére’h Mitsvoté’ha(3), dans plusieurs chapitres de “ la source de la Mitsva de la prière ”, dans le même ouvrage et dans le Kountrass Limoud Torat Ha ‘Hassidout(4).

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3518. (2) Textuellement “ en étant debout sur un pied ”. (3) Du Tséma’h Tsédek. (4) Du précédent Rabbi.

Lettre n°3464

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3464, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Iyar et à celle qui la précédait.

J’y apprends avec plaisir que vous vous découvrez des talents d’orateur et que vous vous en servez pour encourager le renforcement de la pratique juive, l’accomplissement de la Torah et des Mitsvot.

Puisse Dieu faire que ces paroles agissent sur celui qui les prononce et sur ceux qui les écoutent. Sans doute faites-vous en sorte que cette activité ne trouble en rien votre ardeur et votre ténacité à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.

Lettre n°3465

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3465, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Iyar, dans laquelle je lis, avec plaisir, que vous avez fixé un temps pour l’étude de “ l’âme de la Torah ”, selon l’expression du Zohar, c’est-à-dire de son enseignement profond qui, à notre époque, a été révélé par la ‘Hassidout.

La Michna dit que “ l’acte est essentiel, et non l’étude ”. Sans doute vous efforcez-vous donc de respecter ses usages et ses pratiques, dans toute la mesure de vos moyens.

L’une de ses pratiques est l’amour du prochain, qui conduit le véritable ‘Hassid ou celui qui s’efforce d’en être un, à diffuser cet enseignement et ce qui s’y rapporte, dans son entourage proche ou même éloigné.

Vous me dites que votre conception du service de Dieu et de Son amour est évolutive(1). N’en soyez donc pas découragé, ce qu’à Dieu ne plaise. Le Tanya et plusieurs autres textes expliquent qu’il en est ainsi du fait du combat qui est livré par le mauvais penchant. Parfois, “ l’un se dresse et l’autre tombe ”(2), d’autres fois...(3).

Lorsque Erets Israël fut conquise pour la première fois, il fut dit que “ Je le(4) renverrai peu à peu ” et il en est de même pour chaque Juif, dans la conquête de son Erets Israël spirituelle, de la part qui lui a personnellement été assignée. Celle-ci ne peut être réalisée de but en blanc. Elle doit être progressive. Et, nos Sages nous disent qu’un effort, investi de cette façon, est nécessairement fructueux.

Il en est de même pour la concentration. Il est courant que la situation s’améliore par étapes et non en une seule fois, en passant d’une extrême à l’autre, si ce n’est dans des cas exceptionnels. Placez donc votre confiance en “ Celui qui crée les cœurs ensemble ”. Car, tout dépend de celui qui consent l’effort. Et, si, parfois, on semble reculer, ceci doit avoir pour effet de mettre en éveil des forces supplémentaires, un courage accru et non le découragement, ce qu’à Dieu ne plaise. C’est ainsi que l’on obtiendra la victoire finale dans ce combat.

Sans doute lisez-vous des Tehilim, chaque jour, après la prière du matin. Vous ferez également connaître cette pratique à votre entourage. Vous trouverez les mots pour expliquer qu’elle concerne particulièrement ceux qui sont dans l’armée, laquelle est basée sur la discipline et l’obéissance. Or, s’il faut obéir aux officiers, qui sont des hommes et doivent eux-mêmes adopter une telle attitude, combien plus cela est-il nécessaire envers le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il.

Je vous adresse ma bénédiction afin de donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit. Vous transmettrez également mes salutations à votre voisin, dont je mentionnerai le nom, avec celui de tous les membres de sa famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, chef d’Israël, comme il vous l’a demandé.

Notes

(1) Parfois forte et parfois faible. (2) Le bien l’emporte sur le mal. (3) Le contraire est vrai. (4) L’ennemi.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam