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Iguerot Kodesh — lettres 3426 à 3445

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3426

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3426, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Nissan 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 27(2) Nissan. Conformément à votre demande, j’ai mentionné tous ceux que vous citez à la fin du “ mois de l’éclat ” et à la veille du Roch ‘Hodech de l’éclat(3), selon l’expression des Tossafot, au traité Roch Hachana 2b, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, l’un de ceux qui apporte l’éclat au monde.

Conformément à son dicton bien connu(4), je conclus en vous souhaitant “ un été en bonne santé et joyeux ”. Vous donnerez de bonnes nouvelles de tout ce que vous citez dans votre lettre.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son propos, les lettres n°3160, 3589, 3685 et 3707. (2) Le Rabbi écrit Za’h, pur, mot dont la valeur numérique est vingt sept. (3) Nissan et Iyar. (4) Celui du précédent Rabbi.

Lettre n°3427

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3427, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Nissan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous évoquez l’état de santé de cette personne.

La ‘Hassidout traite de la douleur à laquelle vous faites allusion. Spirituellement, celle-ci est liée à la parole et, plus encore, à la pensée. La personne qui en est atteinte devrait donc connaître par cœur quelques chapitres du Tana’h, en particulier des Tehilim, des chapitres de Michna et, si possible, au moins un chapitre de Tanya. Elle les récitera par cœur, oralement et les aura également dans sa pensée.

Vous m’écrivez qu’il s’agit d’un homme du commun, qui n’aura pas une compréhension profonde de ces textes. Il suffit donc qu’il en répète les mots, tels qu’ils ont été transmis à Moché sur le mont Sinaï et, disent nos Sages, “ ils seront, chaque jour, comme nouveaux à tes yeux ”.

Bien évidemment, il devra, en plus de tout cela, s’en tenir aux prescriptions d’un médecin spécialiste, en la matière. En effet, il faut systématiquement avoir recours aux voies de la nature.

Que Dieu vous accorde la réussite afin que vous puissiez m’annoncer qu’il va mieux, tout comme vous m’avez transmis sa requête.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3428

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3428, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Nissan 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Nissan, dans laquelle vous me dites que vous poursuivez vos études sans enthousiasme, car vous n’éprouvez pour elles aucun intérêt.

Il est inutile de vous rappeler que ces deux points ne dépendent que de vous. En effet, votre âme se trouvait près du mont Sinaï. Vous avez donc reçu les forces, la possibilité, la capacité d’étudier avec soumission et ardeur. Et, le résultat est à la mesure de l’effort.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3429

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3429, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Tiféret de Tiféret(1) 5715,

Brooklyn, New York,

Aux participants à la réunion de création

des jeunes de l’Association ‘Habad, à New York,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, le compte-rendu de votre première réunion. Tout de suite après la réunion ‘hassidique du Chabbat au cours duquel a été béni le mois de l’éclat(2), vous vous êtes attelés à la tâche importante que constitue l’organisation des jeunes de l’Association ‘Habad, conformément à l’instruction de notre saint maître(3).

Le but de cette réunion ‘hassidique est d’apporter la motivation et de favoriser l’action concrète. Différents concepts de la Torah font la preuve qu’il ne doit pas y avoir d’interruption entre une telle réunion et le début de l’action. C’est également ce que souligne la fête qui vient de passer(4), celle de Pessa’h, qui est introduite par la recherche du ‘Hamets(5). Or, il ne faut pas s’interrompre entre la bénédiction qui est alors dite et le début de cette recherche. En l’occurrence, la bénédiction est la motivation, l’appel céleste(6) et l’action, la vérification proprement dite.

On peut en conclure qu’une réunion n’est pas suffisante. En effet, il faut, en outre, poursuivre l’action à l’extérieur.

Vous m’interrogez sur votre programme d’action et sur vos activités. Je suis surpris de cette question et du doute que vous pouvez éprouver, en la matière. Différentes causeries, prononcées au cours de nombreuses réunions, détaillent tout cela. Bien plus, les jeunes de l’Association ‘Habad sont actifs, en Erets Israël, depuis plusieurs années, comme cela a été dit au cours de cette réunion. Vous devez donc imiter leurs qualités.

Néanmoins, afin d’accéder à votre requête, je citerai brièvement ici quelques points.

De façon générale, l’action de l’homme est une conquête(7) et il est dit que “ vous êtes appelés des hommes ”. La Michna, à la fin du traité Kiddouchin(8), dit: “ J’ai été créé pour servir mon Créateur ”. Il est évident que ce service est la finalité de la création du monde. Il est dit, en effet, que “ le Saint béni soit-Il conçut le désir de résider ici-bas ”. Il faut donc conquérir ce qui se trouve ici, le grand monde, en général et le petit monde que constitue l’homme, en particulier, afin qu’ils soient aptes à être la demeure de Dieu et qu’ils le deviennent effectivement(9).

Il en résulte que l’action, en particulier la vôtre, s’inscrit dans deux domaines, celle envers les autres et celle envers vous-mêmes. De fait, ces deux domaines font quatre. Il faut agir pour “ l’autre qui se trouve en l’autre ”, toucher sa profondeur, révéler également sa propre profondeur, enfin s’adresser à “ l’autre ” que l’on porte en soi-même. Je fais bien allusion à vous-mêmes et à la partie profonde de votre personne.

Vous appartenez à la communauté des ‘Hassidim ‘Habad et votre action profonde concerne donc la ‘Hassidout, le renforcement et le développement des cours permettant de l’étudier, car elle est l’enseignement profond de la Torah, l’adoption de ses pratiques et de ses usages, l’enthousiasme et la chaleur pour la Torah et les Mitsvot, en général. Par ailleurs, il faut renforcer et développer les cours portant sur la partie révélée de la Torah, pratiquer les Mitsvot de manière scrupuleuse.

Et, il en est de même pour l’autre. Pour la partie révélée de lui-même, il faut le conduire à étudier la Torah et à pratiquer les Mitsvot. Pour sa dimension profonde, il faut lui expliquer et lui enseigner clairement, ainsi qu’il est dit “ Tu placeras devant eux ”, les idées, les pratiques et les usages de la ‘Hassidout. Il faut lui souligner qu’à notre époque, “ Il est une Mitsva ” de révéler tout cela. Chaque Juif est tenu de le faire et c’est précisément de cette façon

que “ Israël sera libéré de l’exil dans la miséricorde ”(10), que nous mériterons l’accomplissement des promesses selon lesquelles “ Tous Me connaîtront, du plus petit au plus grand ” et “ Ce sera, par la suite, Je déverserai Mon esprit sur toute chair. Alors, vos fils et vos filles prophétiseront ”.

Comme vous le savez, tout cela doit être basé sur l’amour du prochain. Il faut donc faire porter ses efforts envers chacun et chacune, quelle que soit sa situation actuelle, qui, à n’en pas douter, s’améliorera. En effet, “ Celui Qui crée leur cœur ensemble ” donne l’assurance que “ aucun d’entre eux ne sera repoussé ”(11).

Cela doit également être basé sur l’amour de Dieu. Il faut donc conduire chacun et chacune à L’aimer, ce qui signifie qu’il faut aussi Le craindre.

Cela est, enfin, basé sur l’amour de la Torah, qu’il faut donc faire pénétrer en tout endroit.

Je citerai un autre exemple d’action menée envers l’autre. Il faut réciter des discours ‘hassidiques dans les synagogues, se lier aux élèves des Yechivot, en général et leur apporter la ‘Hassidout, en particulier, se lier également aux anciens élèves des Yechivot Tom’heï Temimim ou d’autres Yechivot, qui ont déjà quitté ces institutions, diffuser les livres et les écrits imprimés de nos saints maîtres.

Plusieurs de ces actions ont déjà été introduites, il y a quelques temps déjà, de différentes façons, par des ‘Hassidim. Les jeunes de l’Association ‘Habad doivent les renforcer et les développer, quantitativement et qualitativement, les organiser méthodiquement, afin que leur apport s’en trouve accru.

Tout ce qui vit grandit et se développe, y compris par ses forces propres et non uniquement par un soutien extérieur permanent. Il en va de même pour votre action. Celle-ci vous montrera des domaines nouveaux d’intervention. De temps à autre, vous l’intensifierez. Vous ne vous contenterez pas de ce qui a été fait jusqu’à maintenant. Vous prendrez également d’autres initiatives.

*

*

*

En réalité, comme je le disais au début de cette lettre, tout ceci devrait être le fait de chacun, conformément au proverbe de l’Admour Hazaken(12), auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon lequel la ‘Hassidout est la part et l’héritage de chacun et de chacune.

Peu à peu, la connaissance de Dieu se développe, comme le rapportent nos Sages(13): “ Lorsque l’on se rapprochera de la période du Machia’h, il arrivera que les enfants eux-mêmes connaissent les secrets de la Torah ”. Et, au final, “ Tous Me connaîtront ”. Néanmoins, ceux qui ont le mérite de se consacrer, d’ores et déjà, à la ‘Hassidout, partie profonde de la Torah, à ses pratiques et à ses voies, reçoivent plus spécifiquement la sainte mission de préparer les cœurs, d’en diffuser les sources auprès de tous et de toutes, jusqu’à ce qu’elles parviennent à l’extérieur.

Et, ceux qui possèdent plus de forces et d’enthousiasme, qui se limitent encore à un contact réduit avec les préoccupations de ce monde, ont, en la matière, une responsabilité accrue. De plus, “ le résultat est à la mesure de l’effort ”(14).

En conséquence, les jeunes, qui possèdent ces deux qualités, un enthousiasme accru et un faible engagement envers les préoccupations du monde, doivent être les premiers à prendre en charge tous les détails de ces actions. Ils seront guidés, en cela, par les anciens. On sait, en effet, ce que disent nos Sages de ce que les anciens détruisent. Combien plus cela s’applique-t-il à ce qu’ils construisent.

Une assurance du Tribunal céleste a été donnée(15) à ceux qui assument cette activité. Parce que l’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad fit don de lui-même, il fut décidé que l’on serait vainqueur, pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, avec une joie véritable,

M. Schneerson,

Notes

(1) 2 Iyar. (2) Celui d’Iyar. C’est au cours de cette réunion que le Rabbi a demandé de créer, aux Etats Unis, une organisation des jeunes de l’Association ‘Habad, comparable à celle qui existe en Terre Sainte. (3) Le Rabbi note, en bas de page: “ Voir également le Séfer Ha Si’hot été 5700, à partir de la page 44 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page: “ Nous obtenons alors l’avancement et celui-ci est sans limite, ainsi qu’il est dit: ‘Tu M’as suivi dans le désert’. Voir le Or Ha Torah du Tséma’h Tsédek, page 48. ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page: “ Voir ce que l’Admour Hazaken dit, à ce sujet, dans son Sidour. Et, Rav Hay Gaon, qui cite le Chaar Ha Collel, dit: ‘C’est un héritage de nos ancêtres’. ” (6) Le Rabbi note, en bas de page: “ Voir, dans le Torah Or, le discours ‘Pour comprendre le sens des bénédictions’, figurant dans le Likouteï Torah sur trois Parachyot ”. (7) Le Rabbi note, en bas de page: “ Voir les Tikouneï Zohar, Tikoun 21, page 60a: ‘Il faut conquérir son mauvais penchant, ainsi qu’il est dit: “ Et conquérez-le ”, jusqu’à le maîtriser’ ”. (8) Le Rabbi note, en bas de page: “ Voir le chapitre 46 du Tanya et le chapitre 10 d’Iguéret Hatechouva, qui commentent l’expression ‘Il nous a sanctifiés par Ses Commandements’ ”. (9) Le Rabbi note, en bas de page: “ Tout cela est expliqué par le Chaareï Ora, aux chapitres 7 et 8 du discours ‘Qu’il soit conduit avec un habit royal’ ”. (10) Le Rabbi note en bas de page: “ Voir Iguéret Hakodech, chapitre 26 et le Raya Méhemna qui y est reproduit ”. (11) Le Rabbi note en bas de page: “ Voir les lois de l’étude de la Torah de l’Admour Hazaken, chapitre 4, paragraphe 3, dont le Kountrass A’haron dit: ‘Ceci s’applique également au maître’. Voir le chapitre 32 du Tanya ”. (12) Voir, à ce sujet, les lettres n°2199 et 2941. (13) Le Rabbi note, en bas de page: “ Zohar, tome 1, page 118a ”. (14) Le Rabbi note, en bas de page: “ Voir le traité Ketouvot 66b et le Tanya, à la fin du chapitre 30 ”. (15) Le Rabbi note, en bas de page: “ Voir la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, aux pages 122 et 123 des notes et résumés sur le Tanya ”. Voir également, à ce propos, les lettres n°3100, 3461, 3640, 3711 et 3748.

Lettre n°3430

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3430, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Nissan, dans laquelle vous me dites qu’après avoir enseigné, vous sentez que vous êtes épuisé. Il est sans doute possible de ménager une courte interruption, au milieu des études. Avant celles-ci, il convient, en outre, que vous soyez parfaitement reposé. Lorsque l’on agit de manière naturelle, on reçoit une réussite surnaturelle.

Concernant les partis que l’on vous propose, il ne faut pas transiger avec les qualités essentielles que la jeune fille doit posséder. En revanche, ce qui est accessoire, a fortiori totalement négligeable et superficiel, ne doit nullement entrer en ligne de compte. Comme vous le savez, chaque fois que l’aspect profond se révèle, ce qui est extérieur disparaît totalement.

Si vous adoptez une telle attitude, il est clair que les épreuves et les prétendus obstacles disparaîtront. Ainsi, vous trouverez très prochainement un parti qui vous conviendra, matériellement et spirituellement. De manière générale, on finit par s’apercevoir que l’aspect extérieur convient également et qu’il est satisfaisant.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, en bonne santé,

Lettre n°3431

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3431, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du douzième jour de l’Omer, avec ce qui l’accompagnait, pour lequel vous trouverez ci-joint un reçu.

J’ai été satisfait d’apprendre que vous étudiez les fascicules que l’on vous adresse. Sans doute le ferez-vous encore plus largement, à l’avenir. Je vous joins une causerie de la fête de Pessa’h 5703, prononcée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elle a été rééditée cette année.

Il est sûrement inutile de vous rappeler ce que disent nos Sages, dans les Pirkeï Avot, à propos de la manière de donner de la Tsédaka. Ils affirment que la façon la plus élevée consiste à la fois à en donner soi-même et à en faire donner par les autres. En conséquence, vous donnerez sans doute de la Tsédaka en diffusant dans votre entourage, de la manière qui convient, le contenu des fascicules qui vous sont adressés.

Lorsque votre entourage raffermira sa santé morale, Dieu renforcera la santé physique de celui qui est à l’origine de cette diffusion.

Avec ma bénédiction, conforme au proverbe de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour que vous ayez “ un été en bonne santé ”,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3432

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3432, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’est pas datée, dans laquelle vous évoquez votre subsistance matérielle et vous me dites que Dieu permet de gagner sa vie en tout endroit.

Cela est incontestablement vrai et il est clair, en conséquence, que l’on ne peut pas Lui fixer des conditions, Lui demander qu’il en soit ainsi précisément en l’endroit que l’on apprécie. Il faut accepter la Volonté de Dieu. Un Juif doit désirer mettre en pratique la mission qu’Il lui confie, laquelle ne se passe pas nécessairement dans le lieu que l’on aime, mais là où l’on est conduit par la divine Providence, afin d’y agir le plus efficacement pour les valeurs juives et envers son prochain. C’est ainsi que l’on multiplie les bénédictions de Dieu, en tous les besoins de chaque Juif et des membres de sa famille.

Dieu agit “ mesure pour mesure ” et, lorsque l’on se trouve dans un endroit où peu de personnes ont besoin d’être aidées, on n’est pas en droit de demander l’attribution de ce mérite et de cette bénédiction. On peut, néanmoins, espérer que Dieu, Qui voit que l’on vient en aide à son prochain, en le rapprochant de la Torah et des Mitsvot, bien plus qu’on le fait en un endroit où ceux qui agissent ainsi sont peu nombreux, accordera Son aide en ce dont on a besoin, d’une manière largement accrue.

Dieu fasse que vous vous installiez de manière positive, en l’endroit qui convient au Saint béni soit-Il, de la manière qui plaît à Dieu. Car un tel endroit est le meilleur pour y accomplir tout ce qu’il faut, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3433

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3433, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée, le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre des 25 et 27 Nissan, qui faisait suite à un long silence. J’ai déjà transmis, par le ‘Hassid, Rav N.N.(2), que chacun de vous doit agir, avec tout son enthousiasme, par toutes ses forces, pour l’éducation des jeunes gens venant du Maroc(3). Il y a actuellement là une mission sacrée, consistant à faire de ce pays un réceptacle pour l’enseignement du Baal Chem Tov et de ses disciples, en particulier pour la ‘Hassidout ‘Habad.

Or, il dépend de vous que ces élèves soient les canaux et les émissaires qui diffuseront les sources dans tout ce pays, après être venus vers vous. Et, il faut déplorer chaque instant qui n’est pas pleinement consacré à cette sainte mission.

On peut penser que ces jeunes gens, s’ils reçoivent l’éducation qui convient, sauront guider nos frères Sefardim, qui connaissent actuellement une grande déconvenue. A mon sens, ils se trouvent à la croisée des chemins. En effet, vous savez quelle est leur situation, en Terre Sainte comme au Maroc et dans les pays voisins. Or, la divine Providence a fait le choix de quatre ou cinq personnes et leur a donnée la possibilité de former des centaines de milliers de ‘Hassidim, en un temps relativement court. Il y a là un phénomène saisissant.

Malgré cela, les mois, les années s’écoulent. Jusqu’à quand adoptera-t-on une telle attitude? En effet, “ il(4) se tient derrière notre mur ”. Bien évidemment, il n’y a pas de mots pour décrire la grande récompense, spirituelle et matérielle, de celui qui agit, comme il convient, dans ce domaine. A fortiori est-ce là le moyen d’obtenir la santé physique.

Bien entendu, ce qui vient d’être dit ne s’adresse pas seulement à vous et je vous charge de diffuser ce message auprès de tous vos collègues, les enseignants et recteurs de la Yechiva. Puisse Dieu faire que ces propos agissent, à la mesure de la situation. Vous serez donc mon émissaire pour activer tout cela, dans toute la mesure du possible.

Avec ma bénédiction de bonne santé et de réussite en ce qui vient d’être dit,

N. B. : Votre visite ici pour les jours redoutables(5) est une bonne initiative, même si elle est négligeable par rapport à tout ce qui vient d’être dit. Vous ferez connaître les noms et les informations, afin que l’on vous adresse l’invitation(6). Bien évidemment, votre épouse doit donner son accord à ce voyage.

Notes

(1) Le Rav C.Z. Levittin, de Brunoy. Voir, à son sujet, les lettres n°507 et 664. (2) Le Rav Nissan Nemanov, de Brunoy. (3) Afin de poursuivre leurs études à la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Brunoy, France. Voir, à ce sujet, les lettres n°2824, 2928, 3434 et 3740. (4) Le Machia’h. (5) Roch Hachana et Yom Kippour. (6) Nécessaire pour l’obtention du visa.

Lettre n°3434

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3434, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav N.N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du trentième jour de Nissan, premier jour de Roch ‘Hodech du “ mois de l’éclat ”(2) et aux deux précédentes, des 7 et 9 Nissan.

J’apprends avec plaisir, par votre lettre, que les études ont commencé, en un moment bon et fructueux. Puisse Dieu faire que s’accomplisse le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, premier et dernier directeur exécutif de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, selon lequel “ vous aurez un bon et joyeux été ”.

Les Juifs sont “ un peuple unique sur la terre ”, qui unifient la spiritualité et la matérialité, qui se lient à l’Unité de Dieu. Au sein de la création, en effet, dès lors que l’on se trouve plus bas que le monde d’Atsilout, on ne peut pas dire que Dieu s’identifie aux lumières et aux réceptacles. Or, l’homme est créé pour servir son Créateur, afin de bâtir pour Lui un nid et une demeure, qui Lui permettront de s’identifier, en ce monde inférieur, aux lumières et aux réceptacles.

Vous me faites part des contacts que vous avez pu obtenir et j’en suis satisfait. Puisse Dieu faire que vos propos émanent du cœur, qu’ils pénètrent dans le cœur et y agissent, qu’en outre, je reçoive moi-même votre bénédiction, conformément au dicton que mon beau-père, le Rabbi, écrivait ou prononçait souvent, à propos d’une bénédiction: “ Que ceci agisse en moi et en ceux qui m’écoutent ”.

J’ai reçu, ces jours-ci, une lettre du Rav C.Z. Levittin(3) et j’ai saisi cette occasion pour souligner encore une fois la grande importance et le mérite considérable de se consacrer aux jeunes gens du Maroc. Tout ce que l’on pourra dire à ce sujet, a fortiori, toute action que l’on pourra faire, en écrivant une lettre, tout cela ne sera en aucune manière suffisant, compte tenu de l’importance de l’enjeu.

Je lui ai donc demandé de transmettre mon message à tous ceux qui prennent part à cette mission sacrée et il accédera sûrement à ma requête. Puisse Dieu faire que ces propos soient bien accueillis et qu’ils fassent leur effet.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour donner prochainement des nouvelles bonnes et détaillées,

Notes

(1) Le Rav Nissan Nemanov, directeur de la Yechiva de Brunoy. Voir, à son sujet, les lettres n°3089, 3714 et 3768. (2) Celui d’Iyar. (3) A laquelle la lettre précédente faisait réponse.

Lettre n°3435

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3435, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Nathan David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur les signes de vocalisation, d’après l’enseignement de la partie ésotérique de la Torah.

La sainteté, non seulement de ces signes, mais aussi de leurs noms(2), est établie par les Tikouneï Zohar, Tikoun 5 et introduction, page 7b, Tikoun 69, par le Zohar ‘Hadach, page 99c et par les Tikounim, selon lesquels ces noms sont constitués par les initiales de ceux des anges.

Concernant leur valeur numérique, au sens le plus simple, chaque point vaut dix et chaque trait, six. Ainsi, la valeur numérique du Tseïré (..), par exemple, est vingt(3). De même, vous consulterez l’introduction du Tikouneï Zohar, affirmant que la valeur numérique du Kamats est seize(4).

Je vous joins ce qui a été édité dernièrement. Sans doute consulterez-vous ce texte, avec tout l’intérêt qu’il présente.

Parfois, on cite les signes de vocalisation en fonction de leurs noms. Ainsi, l’introduction des Tikouneï Zohar, à la page 7b, dit que le compte des lettres du Pata’h(5) est un Youd. Les commentateurs expliquent que les lettres formant le nom de ce signe on pour valeur numérique vingt, en nombre réduit.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav N.D. Rosenblum. Voir, à son sujet, les lettres n°3025, 3122 et 3783. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3386. (3) Le Tseïré est vocalisé é. (4) Le Kamats est vocalisé a. (5) Le Pata’h est vocalisé a.

Lettre n°3436

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3436, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat, à la fin du mois coutumier des miracles(2) et au début du “ mois de l’éclat ”(3), lorsque naquirent ceux qui firent briller le monde(4). J’y ai appris avec plaisir que vous vous êtes attelé à votre mission sacrée, celle de dispenser une bonne éducation et que vous le faites également dans un nouveau secteur de Chicago.

Nos Sages disent que tous les commencements sont difficiles et puisse Dieu faire que vous ne vous affectiez pas des problèmes qui sont fréquents, en la matière. Bien au contraire, ceux-ci éveilleront en vous une énergie nouvelle, révéleront une force cachée.

En effet, la médecine a découvert, dernièrement que l’on peut protéger l’organisme d’une grave maladie en la lui inoculant, sous une forme atténuée. De la sorte, le corps crée des défenses et des armes pour l’empêcher de la contracter. C’est le principe de la vaccination(5).

Il en est de même pour la guérison morale, comme l’affirme le grand maître, le Rambam, dans ses huit chapitres. On y trouve une comparaison entre la guérison morale et physique. Lorsque l’on semble être confronté à une légère difficulté, l’âme prépare des armes, qui permettent de faire disparaître les voiles et les obstacles véritables.

Puisse Dieu faire que votre mission soit fructueuse, que vous semiez et que vous plantiez également dans le quartier de la ville où vous vous apprêtez à créer une bonne école. Vous insufflerez aux élèves l’amour de Dieu, de la Torah et du prochain. Comme vous le savez, il est dit que “ Avraham était unique ” et “ sa descendance a hérité de toute la terre ”. Or, il en est encore ainsi, à l’heure actuelle, car “ sa descendance ” n’est pas uniquement celle de la génération suivante, mais inclut aussi ce qu’il planta et ce qui résulta de son action.

Vous connaissez sûrement le proverbe de nos saints maîtres, selon lequel “ tout est conditionné par le début ”. Vous ferez donc l’acquisition d’un terrain qui permettra d’avoir un large bâtiment. Et, l’édifice lui-même sera grand, ainsi qu’il est dit: “ Elargis la bouche et Je l’emplirai ”.

Avec ma bénédiction, conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour que vous ayez “ un été en bonne santé ”, de même que votre épouse,

Notes

(1) Le Rav Y.Flyer. Voir, à son sujet, la lettre n°2236. (2) Celui de Nissan. (3) Celui d’Iyar. (4) Les Patriarches, selon le traité Roch Hachana 11a. Voir, à ce sujet, la lettre n°3426. (5) En anglais dans le texte.

Lettre n°3437

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3437, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Nissan, dans laquelle vous me décrivez la situation de cette personne.

D’une part, il faut emprunter les voies de la nature et donc consulter un médecin spécialiste, puis se conformer à sa prescription, car la Torah accorde au médecin l’autorisation et la force de guérir. De plus, vous ferez vérifier les Mezouzot de leur maison et ses Tefillin, afin de s’assurer qu’elles soient cachères. Lui-même a sans doute adopté les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.

Il serait bon qu’il donne, chaque jour de semaine, quelques pièces à la Tsédaka, avant la prière. De plus, il s’efforcera de mettre en pratique l’enseignement de nos Sages selon lequel “ les Sages multiplient la paix dans le monde ”. Or, “ tous tes enfants étudient l’Eternel ” et vous consulterez également l’introduction du ‘Havot Daat sur le Yoré Déa, concernant le titre de Sage.

Et, il est bien précisé que “ les Sages multiplient la paix ”. Or, on peut multiplier à l’infini et plus l’on agira en ce sens, plus l’on aura à faire, comme on peut le vérifier concrètement. Le Saint béni soit-Il, Qui agit “ mesure pour mesure ”, accroîtra donc également la paix pour tout ce qui vous concerne, la paix au sens littéral, la paix ici-bas, comme l’explique le Likouteï Torah, à la Parchat Matot, au discours intitulé “ Enrôlez ”.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Lettre n°3438

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3438, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Yera’hmyel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre question, concernant la première coupe de cheveux, à trois ans et l’usage de conduire l’enfant à Miron(2), à cette occasion.

Cet usage est mentionné dans plusieurs ouvrages des Sefardim. Parmi leurs commentaires, nombreux sont ceux qui portent sur la joie de cette célébration, appelée ‘Halaka. Le Peri Ets ‘Haïm, porte du compte de l’Omer, chapitre 7, en parle brièvement et dit que le Ari Zal se rendit à Miron pour couper les cheveux de son fils, y fit un repas et une fête joyeuse, en cette période. Vous consulterez également le Beer Hétev et le Chaareï Techouva, Ora’h ‘Haïm, chapitre 531, paragraphe 2.

Il semble que l’on ne fasse pas cette coupe de cheveux avant l’âge de trois ans, ce qui répond à la question que vous posez à propos de votre fils. Il faut savoir qu’en certains endroits, les Sefardim ont la coutume de faire cette coupe de cheveux à l’âge de quatre ans. Néanmoins, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, nous a maintes fois dit qu’il fallait le faire à trois ans.

Dans les livres de ‘Hassidout qui sont imprimés, il en est question dans le Sidour du Maharid, à la fin du premier tome, au paragraphe “ on a coutume de couper les cheveux d’un garçon à trois ans ”.

Peut-on repousser cette coupe de cheveux de plusieurs mois pour pouvoir la faire, à Lag Baomer, à Miron? Si tel est l’usage en Terre Sainte, la coutume repousse...(3). Si ce n’est pas le cas, il ne semble pas bon de la retarder aussi longtemps, puisqu’il s’agit, selon le Chaareï Techouva, de “ l’éduquer à la Mitsva de garder les Péot de la tête ”.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Alperovitch. (2) Lieu où est enterré Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. On s’y rend à Lag Baomer pour cette coupe de cheveux. Voir, à ce sujet, les lettres n°2624 et 3384. Voir aussi le Yagdil Torah, édité à New York, tome 48, page 70. (3) Le principe établi.

Lettre n°3439

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3439, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur le fait de vous rendre à Miron, pour Lag Baomer(2). Vous l’avez fait, les années précédentes et il n’est donc pas bon d’abandonner cette pratique, avec toutes les interprétations que l’on pourra faire, à ce sujet, y compris les moins bonnes.

Pour autant, il n’est pas nécessaire que toute la Yechiva s’y rende, avec ses enseignants et ses recteurs. Vous dites que l’étude de la Yechiva sera troublée pendant toute une semaine et j’en suis surpris. En l’occurrence, il faut rechercher la qualité, plutôt que la quantité.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman. Voir, à son sujet, la lettre n°3047. (2) Avec l’ensemble de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch de Lod. Lag Baomer était, cette année-là, au milieu de la semaine et le Rav Kasselman faisait valoir qu’un tel voyage pouvait troubler l’étude de la Yechiva, pendant une semaine, compte tenu des préparatifs et de la nécessité de se reposer, par la suite.

Lettre n°3440

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3440, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[4 Iyar 5715]

A) Concernant les cours du soir pour les jeunes travailleurs, j’ai déjà écrit(1) à plusieurs ‘Hassidim que les responsables communautaires de ‘Habad n’ont pas pour mission de diffuser les connaissances profanes ou de donner leur approbation à certaines écoles, en particulier dans ce cadre.

Néanmoins, s’il est possible de diffuser les valeurs juives, en général et la ‘Hassidout, en particulier, auprès de ceux qui étudient les sciences profanes, il est particulièrement judicieux de le faire. Néanmoins, il ne faudra pas, de cette façon, donner l’apparence d’approuver une école qui n’est pas à recommander.

Cela sera possible si cette activité n’est pas prévue dans le programme de l’école. Il faut donc être attentif, en fonction des conditions du lieu et du moment. Il n’est pas bon qu’une seule personne prenne la décision. Il faut que les ‘Hassidim se trouvant sur place se concertent, après leur avoir exposé la circonspection nécessaire, en fonction de ce qui vient d’être dit.

B) Vous m’expliquez, dans votre lettre pourquoi il n’y a pas eu de rencontre, pendant la fête de Pessa’h, entre les enseignants et les élèves. Il est clair que cette explication n’est nullement suffisante. Et, il est encore moins compréhensible que les enseignants ne se soient pas eux-mêmes rencontrés, pendant leurs vacances, non seulement dans un cadre amical, mais aussi pour des journées d’étude.

C) Je suis surpris que vous ne disiez rien de l’état des inscriptions(2). Vous écrivez simplement que vous en assumez la responsabilité, pour une large part.

D) Vous me dites que les femmes ‘Habad ont rencontré les mères d’élèves et j’en suis satisfait. Vous ferez en sorte qu’il en soit de même dans les autres écoles du réseau(3). Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite et que cette prise de conscience soit suivie d’un effet concret, dans les maisons des parents(4).

E) Vous me dites que la barrière entourant l’école n’a pas encore été construite. J’en suis un peu surpris car, au milieu de l’hiver, on m’avait écrit que l’on commençait à s’en occuper. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles également sur ce point.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°3403. (2) Des élèves pour la nouvelle année scolaire. (3) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (4) D’élèves.

Lettre n°3441

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3441, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez que faire lorsque vous devez marcher seul, la nuit(1). L’assurance a été donnée que Dieu garde Israël, protège chacun en particulier, comme je l’ai écrit(2). Bien plus, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera assume toujours sa mission(3) et il invoquera la miséricorde divine pour tout cela.

Pour autant, vous n’adopterez pas un comportement d’exception et vous agirez comme tous les autres ‘Hassidim, en la matière. Il doit être possible de trouver une solution pour que la situation ne remette pas en cause votre mission sacrée.

Notes

(1) Pour se rendre à Kfar ‘Habad, après l’assassinat perpétré pendant l’hiver. (2) Voir la lettre n°3161. (3) De protection du peuple juif, dont il est le chef.

Lettre n°3442

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3442, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai pris connaissance avec satisfaction de ce que vous me dites de la réunion ‘hassidique du Chabbat qui bénit le mois et surtout du fait que vous avez rendu visite aux ‘Hassidim, dans leur maison. Sans doute, tout cela s’est-il passé de telle façon que les femmes en soient également contentes.

Ainsi, il a été dit, lors de la réunion ‘hassidique d’A’haron Chel Pessa’h, que la libération de Pessa’h fut possible grâce aux femmes. Le Midrach raconte de quelle manière les femmes vertueuses de la génération exercèrent une influence positive sur leur mari.

Il en fut de même lors du don de la Torah, qui fait suite à la fête de Pessa’h et inclut donc toute la période intermédiaire. Le verset dit, en effet “ Ainsi, tu parleras à la maison de Yaakov ” et nos Sages expliquent, dans le Midrach Chemot Rabba, que Dieu demanda, dans un premier temps, que les femmes signifient leur accord.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°3443

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3443, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

est empli d’enthousiasme, le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du dixième jour des trésors cachés(2), dans laquelle vous me décrivez, très brièvement, le programme de cours qui existe, à l’heure actuelle.

Puisse Dieu faire que ceux qui dispensent ces enseignements atteignent leur but et qu’ils fassent pénétrer leurs propos dans le cœur de ceux qui les reçoivent. Pour cela, il est nécessaire de respecter deux conditions bien établies. D’une part, le traité Bera’hot 6b dit: “ Lorsque quelqu’un craint Dieu, ses paroles sont écoutées ”. De plus, nos Sages affirment que “ les mots qui émanent du cœur pénètrent dans le cœur ”, comme le rapporte le Séfer Ha Yachar, de Rabbénou Tam, à la treizième porte et le saint Chneï Lou’hot Haberit, porte des lettres.

Que Dieu vous accorde le succès d’avoir des élèves qui écoutent et appliquent, car “ grande est l’étude ” précisément quand “ elle conduit à l’action ”.

Concernant les projets futurs de cette mission sacrée, je me suis entretenu avec le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires, est empli d’enthousiasme, le Rav B.E. Gorodetski(3). Très bientôt, il vous écrira, afin de vous apporter toutes les précisions nécessaires.

Avec ma bénédiction de réussite et en saluant tous vos amis,

Notes

(1) Le Rav D.Berdah, de Tunis. Voir, à son sujet, la lettre n°3216. (2) De la période de l’Omer. (3) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. Voir également, à son sujet, la lettre n°3535.

Lettre n°3444

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3444, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai enfin reçu votre lettre de la Sefira de Mal’hout de Guevoura(1), qui faisait, encore une fois, suite à une longue interruption. Puisse Dieu faire que vous profitiez de la Sefira de Nétsa’h(2) pour vaincre les obstacles et les voiles empêchant l’homme de servir son Créateur, pour vaincre également les raisons vous empêchant d’écrire des lettres détaillées, annonçant de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles.

J’ai été satisfait d’apprendre que les Séders(3) ont été organisés à la synagogue et qu’il y avait, sur chaque plateau, une Matsa Chemoura. La ‘Hassidout explique que la révélation de chaque célébration et de chaque fête doit être ressentie jusqu’à la fête suivante. Sans doute vous employez-vous donc à renforcer la canal et les réceptacles qui vous permettront de conserver l’inspiration de la “ nuit de protection ”(4) tout au long de l’année.

Il me semble vous avoir déjà dit qu’il serait bon de rédiger vos discours invitant à la pratique de la Torah et des Mitsvot et à la crainte de Dieu. Ainsi, d’autres pourront également en disposer, ce qui ne sera pas le cas, s’ils restent oraux.

Vous me dites qu’il est possible que l’on vous invite, cette année, dans le même endroit que l’an dernier et j’en suis satisfait. A mon sens, vous ne devez pas vous contenter de cette possibilité, mais plutôt intervenir vous-même en ce sens, de manière diplomatique, en sorte que cette invitation vous parvienne effectivement. Il est certain qu’un effort n’est jamais vain, surtout quand il porte sur les jeunes, pour lesquels les tractations commerciales et la nécessité de gagner sa vie sont encore faibles ou même inexistantes.

A l’occasion de la fête de Pessa’h, une lettre a été envoyée à cette femme, par votre intermédiaire. Si celle-ci a besoin d’explications, vous saurez sûrement trouver les mots pour les lui donner. De la sorte, vous aurez une occasion supplémentaire de lui montrer l’importance de ce qui a été dit et de ce que souligne le Baal Chem Tov, c’est-à-dire la nécessité de servir Dieu joyeusement. Tout ce qui est écrit à ce propos est précis. Il faut servir Dieu et il faut aussi le faire joyeusement, d’autant que l’on peut vérifier comment on annule, de la sorte, les voiles et les obstacles indésirables, lesquels disparaissent d’eux-mêmes.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le dernier jour de la seconde semaine de l’Omer, soit le 29 Nissan. (2) Celle de la victoire, qui correspond à la quatrième semaine de l’Omer. (3) Des deux premiers soirs de Pessa’h. (4) Le premier soir de Pessa’h.

Lettre n°3445

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3445, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Iyar 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez le rite de la prière et vous me demandez comment expliquer cette idée aux membres de la synagogue(2).

Vous consulterez l’introduction du Chaar Ha Collel, reproduisant l’enseignement de nos saints maîtres, affirmant que le rite du Ari Zal s’adresse à chacun. Les responsa du Maharachdam, partie Ora’h ‘Haïm, disent que l’on peut changer le rite Ashkénaze pour le rite Séfarade. La même affirmation figure également dans les responsa Divreï ‘Haïm, tome 2, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 8.

Certes, le ‘Hatam Sofer, partie Ora’h ‘Haïm et les responsa du Maharam Shik, partie Ora’h ‘Haïm, s’interrogent, à ce sujet. Néanmoins, vous consulterez les responsa Beth Ha Yotser, parties Ora’h ‘Haïm et Yoré Déa, les responsa Min’hat Eléazar, tome 1, chapitre 11, qui répondent à toutes ces questions et concluent qu’il est permis de changer pour aller du rite Ashkénaze vers le rite Séfarade(3). En revanche, aucun avis ne permet de passer du rite Séfarade au rite Ashkénaze.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.H. Polner. Voir, à son sujet, la lettre n°3788. (2) L’importance du rite Ari Zal. (3) Voir également, à ce sujet, la lettre n°3400.

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