Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°338
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°338, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar Richon 5708,
Au Rav distingué et ‘Hassid érudit,
le Rav N.Nemanov(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Vous avez sûrement reçu en son temps ma lettre du 16 Tévet, à laquelle était jointe le fascicule édité pour le 19 Kislev. Je suis surpris que vous ne me l’ayez pas confirmé. De même, nous vous avons transmis notre salut par les jeunes gens que nous avons délégués(2). Ils vous ont, sans doute, transmis un exemplaire de la séquence des discours ‘hassidiques prononcés cette année. Vous voudrez bien me le confirmer.
B) Le montant se trouvant, depuis quelques temps, dans votre ville, pour le Maamad(3) ou pour l’achat des lettres du Sefer Torah(4) sera remis au responsable des publications, si le Rav D.s’en va(5) ou au Rav D.lui-même, s’il reste sur place. Vous me direz ce qu’il en est, afin que j’en donne la contrepartie ici.
Vous voudrez bien dire au Rav B.Gorod.(6) de diminuer le montant que je lui ai demandé d’envoyer à Poking(7) pour les publications de ce que vous donnerez vous-même, comme je viens de l’expliquer.
Les reçus pour le Maamad, selon la liste que vous m’avez envoyée, seront expédiés aujourd’hui.
C) Des discours ‘hassidiques, en Hébreu, de mon beau-père, le Rabbi Chlita, sont actuellement sous presse. Les textes en Yiddish et le Séfer Hasi’hot ont été imprimés à Poking. J’écrirai afin que l’on vous en envoie quelques exemplaires pour la Yechiva(8), comme vous l’avez demandé, à condition qu’une partie de leur prix soit adressée au Keren Hamatsot(9) du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et le reste payé par vous, comme vous le dites dans votre lettre.
D) Je ne sais pas quelle en est la raison et qui est responsable, mais il semble que l’on ne contribue plus au Maamad, dans votre pays. Cette contribution aurait pu être obtenue, avec l’effort nécessaire. Lorsque l’on se trouve géographiquement éloigné, il est difficile de proposer des solutions pour remédier à cette situation, d’autant que je ne connais pas les personnes qui se chargent de le collecter et leur situation personnelle.
Vous, par contre, les connaissez et vous êtes sur place. Il serait bon et même nécessaire que vous vous chargiez de ce problème, afin que la situation du Maamad soit améliorée et devienne satisfaisante.
Vous connaissez ma position, qui est constante. Il faut élargir le plus largement le cercle des participants au Maamad et ne pas se limiter uniquement aux anciens élèves de la Yechiva. Pour quelqu’un comme vous, il est sans doute inutile d’en dire plus.
Mon beau-père, le Rabbi Chlita, m’a chargé du Beth Rivka et des publications. Il fait beaucoup d’efforts, se consacre de toutes ses forces à cela, bien au delà de ce que l’on croit.
Il a été question ici d’emprisonnement et je conclurai donc en citant les propos de nos Sages, au traité Taanit 29b, retenus par la Hala’ha, selon lesquels un Juif qui doit être jugé, pour un différent l’opposant à un non-Juif, s’efforcera que ce jugement intervienne en Adar, mois de bonne augure.
Selon un avis, cité par le traité Sotta 12b, Moché est né en Adar Richon. Et la ‘Hassidout explique que seule la soumission est de bonne augure pour un Juif, comme le précise le Likouteï Torah, au début de la Parchat Haazinou.
J’attends votre réponse, n’annonçant que de bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
Si le Rav D.(5) doit s’en aller, qui peut le remplacer, là-bas, pour prendre en charge les publications? Bien évidemment, il s’agira de quelqu’un qui se trouve sur place ou à proximité.
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov. Voir la lettre n°321. (2) Les Rabbanim Pozner et Baumgarten. Voir la lettre n°326. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°209. (4) Ecrit par le précédent Rabbi, pour aller à la rencontre de notre juste Machia’h. (5) Le Rav David Bravman, responsable des publications, en Allemagne, pour le compte des éditions Kehot, qui pensait alors se rendre en Erets Israël. Voir, à ce propos, la lettre n°329. (6) Le Rav Binyamin Gorodetski, de Paris. (7) Camp de réfugiés, en Allemagne, où se trouvaient alors de nombreux ‘Hassidim ‘Habad. (8) De Brunoy, près de Paris, que le Rav Nissan Nemanov dirigeait. (9) Fonds mettant à la disposition des réfugiés des Mezouzot, des Tsitsits et des Tefilin. Voir, à ce propos, la lettre n°240. (10) Voir, à ce propos, la lettre n°240.
Lettre n°339
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°339, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Adar Cheni 5708,
Au ‘Hassid distingué, qui craint Dieu,
le Rav D.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et je serai bref, à cause de la sainteté du Chabbat:
A) Vous trouverez, ci joint, la page du garde du Chaareï Ora, la page de garde et l’introduction du Chaar Haémouna, les négatifs des omissions à insérer dans les Pisskeï Dinim. Bien évidemment, ces dernières seront imprimées noir sur blanc.
B) Concernant les paiements, j’ai demandé, encore une fois, au Rav B.G(2) et au Rav N.N.(2) de vous aider. Les montants vous sont sans doute déjà parvenus.
C) Le Likouteï Torah doit être relié en un seul volume.
D) Nous avons reçu, pour l’heure, quatre cent quatre vingt dix Tanya, cinq Séfer Hamaamarim et cinq Pokéa’h Ivrim.
E) Vous avez sûrement déjà envoyé le Sifrénou en Uruguay, comme je vous l’ai demandé(4). Vous voudrez bien expédier également au comité des implantations, à Paris, cent cinquante exemplaires du Sefer Hamaamarim, du Séfer Hasi’hot et du Pokéa’h Ivrim et cent de chaque, au Rav Binyaminson, de Londres.
Vous adresserez cinquante exemplaires de chacun de ces livres au Rav Hitrik, en Belgique, de même que cinquante Tanya, puis vingt cinq exemplaires de chaque et vingt cinq Tanya, au Rav Tsvi Liberman, de Leents.
F) Vous trouverez ci-joint le Moré Chiyour(5) de l’an prochain. Il serait bon de diffuser cette étude dans toutes les régions.
Concernant les autres points, je vous écrirai une autre fois. J’attends votre réponse détaillée et vos bonnes nouvelles,
En vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav David Bravman, responsable des publications, en Allemagne, pour le compte des éditions Kehot. Voir, à ce propos, les lettres n°279 et 320. (2) Le Rav Binyamin Gorodetski, de Paris. (3) Le Rav Nissan Nemanov. Voir la lettre précédente. (4) Dans la lettre n°329. (5) La répartition de l’étude annuelle du Tanya.
Lettre n°340
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°340, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Adar Cheni 5708,
Au ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins
communautaires, le ‘Hassid Rav D.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu ma lettre, à laquelle étaient jointes les photographies des pages de garde et la fin des Pisskeï Dinim. J’attends votre réponse détaillée.
Je vous adresse, par la présente, le discours ‘hassidique de Pourim, qui vient de paraître. Vous le mettrez assurément à la disposition du plus grand nombre.
En vous souhaitant un Pourim joyeux et agréable,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav David Bravman, responsable des publications des éditions Kehot, en Europe. Voir la lettre n°279. (2) Voir la lettre précédente.
Lettre n°341
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°341, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar Cheni 5708,
Au ‘Hassid érudit, qui craint Dieu ...
Je vous salue et vous bénis,
Il est dit, dans le discours ‘hassidique intitulé «car Dieu vous met à l’épreuve», prononcé en 5708, que l’absence de connaissances ne modifie en rien la situation et une image est même donnée pour illustrer cette idée. Lorsque j’ai étudié ce texte, j’en ai été un peu surpris. N’est-il pas évident qu’il en est ainsi, dans ce monde? Pourquoi insister à ce point?
Puis, j’ai considéré les attitudes des hommes, en particulier dans les endroits où ils sont exposés aux attraits des forces du mal et je me suis rendu compte que cette forme de justification est très courante. On prétend ne plus penser à tel problème, ne plus en parler et cela suffit pour qu’il disparaisse de l’ordre du jour.
Or, il concerne, en l’occurrence, l’action concrète, dont l’importance est capitale. Mais, vous pensez qu’en gardant le silence sur la mission qui vous est confiée et que vous avez promis d’assumer, vous parviendrez à classer l’affaire.
C’est ainsi que l’on ouvre la porte à l’habile spécialiste(1) qui «aujourd’hui dit ... et demain ...»(2).
Vous trouverez ci-joint le discours ‘hassidique de Pourim et vous le mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre.
M. Schneerson,
Notes
(1) Le mauvais penchant. (2) Aujourd’hui conseille une petite faute et, demain, conduit vers une pratique idolâtre.
Lettre n°342
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°342, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Adar Chéni 5708,
Au grand Rav, ‘Hassid érudit qui craint Dieu,
le Rav A.E.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre:
A) Concernant les orifices par lesquels passent les fils de Tsitsit du Talith Katan, je vous ai déjà dit que celui de mon beau-père, le Rabbi Chlita, a la forme suivante:
B) Vous m’interrogez sur le sixième chapitre de Chaar Hay’houd Vehaémouna, selon lequel l’interdépendance des Attributs divins souligne l’unité de la Divinité, de Sa Lumière et de Ses réceptacles. Or, vous notez qu’une telle interdépendance existe également entre les sentiments de l’homme.
Le Chaar Hay’houd Vehaémouna est presque intégralement reproduit dans la séquence de discours ‘hassidiques Maïm Rabim, prononcés en 5636, avec seulement quelques changements et un ordre différent. Cette idée y est évoquée au chapitre 11.
L’interdépendance et l’unification des sentiments peuvent être envisagées de deux façons:
A) Elle peut être la conséquence de la faiblesse de ces sentiments, par exemple parce qu’ils sont contrôlés par l’intellect. Chacun laisse donc une place pour celui qui lui est opposé.
Telles sont, en effet, les émotions du système de Tikoun, «souples comme un jonc», auxquelles l’homme donne naissance par sa réflexion.
B) Les sentiments, même forts, peuvent être canalisés par la révélation de ce qui les dépasse. C’est pour cela que des émotions opposées peuvent coexister.
Telles sont, en effet, les émotions du système de Akoudim, celles qui appartiennent à l’essence de l’âme.
Le Torat ‘Haïm et le Bad Kodech expliquent tout cela longuement.
Le processus qui vient d’être décrit existe, à la fois, dans les sphères célestes et dans la personnalité de l’homme, mais il y a, néanmoins, une différence entre ces deux situations.
Dans les mondes supérieurs, les Attributs de l’émotion sont interdépendants du fait de l’intense Lumière qui émane de celui de ‘Ho’hma, la découverte intellectuelle, car aucune faiblesse ne peut être envisagée, là-haut.
En ces sens, les Attributs de Tikoun sont «souples comme des joncs» uniquement par rapport à ceux de Tohou. C’est de cette manière qu’il faut interpréter le passage de Chaar Hay’houd Vehaémouna, précédemment cité.
Ici-bas(3), en revanche, les sentiments se révèlent de manière faible à cause de l’action que l’intellect exerce sur eux(4).
Vous trouverez, ci-joint, le fascicule de Pourim, qui vient de paraître. Vous le mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre.
En vous souhaitant un Pourim joyeux et agréable,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Avraham Elyahou Axelrod. Voir la lettre n°225. (2) 1876, par le Rabbi Maharach. (3) Dans la personnalité de l’homme. (4) En les canalisant.
Lettre n°343
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°343, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Adar Chéni 5708,
Au ‘Hassid érudit, qui craint Dieu,
le Rav T.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre avec plaisir. J’ai eu connaissance de vos réalisations tendant à renforcer la Torah, les Mitsvot et, en particulier, le domaine éducatif. Vous étendez sûrement, de temps à autre, le champ de votre activité. Le Tanya explique, en effet, qu’une Lumière émanant d’une source élevée se révèle de manière croissante. L’effort accompli ici-bas ou, tout au moins, le réceptacle forgé(2) doivent donc être de plus en plus larges. Même si notre génération ne semble pas être la plus méritante, le résultat obtenu est toujours à la mesure de l’effort accompli.
Je répondrai brièvement à vos questions:
A) Rabbi Barou’h, père de l’Admour Hazaken, gagnait sa vie par le travail de ses mains. Il n’occupait pas de fonction rabbinique, n’était pas prédicateur. Il était jardinier, comme le disent les mémoires(3). Il semble aussi que le Baal Chem Tov ne lui ait pas confié de mission spécifique, si ce n’est, peut-être de manière exceptionnelle.
C’est donc pour cela qu’à une époque où l’on accordait des titres avec parcimonie, il n’était pas appelé «le grand Rav», d’autant qu’il fuyait les honneurs, comme le disent les mémoires, ce qui est sans doute l’explication la plus probante. Et, pour honorer un homme, il faut respecter sa volonté.
B) Vous me demandez comment se préparer à une première entrevue avec le Rabbi. Ceci n’a pas été clairement défini, mais, à mon humble avis, on peut le déduire de la définition même de cette entrevue.
Mon beau-père, le Rabbi Chlita, a expliqué, comme l’indique le Hayom Yom, à la page 86, que cette entrevue a trois objets. Elle permet d’abord de clarifier la situation de celui à qui elle est accordée, de préciser de quelle manière il doit servir Dieu, ce que doit être son attachement et sa soumission.
Ces sentiments ne peuvent être superficiels. Ils doivent être profondément sincères. On doit être apte à recevoir ces bénédictions(4), forger un réceptacle pour les contenir. Plus l’on parvient à s’élever par ses forces propres et plus cette entrevue est bénéfique.
Bien plus, de cela dépend également ce qui est accordé lors de cette entrevue. En effet, à quelques exceptions près, dans lesquelles celui à qui elle était accordée reçut des bénédictions sans aucune commune mesure avec le réceptacle qu’il avait forgé, un rapport avec la personne est conservé. Ce ne fut pas le cas, par exemple, pour Rabbi Yekoutyaël de Lyépli(5).
Pour celui qui privilégie son intellect, il est particulièrement difficile de se soumettre(6), au delà de toute logique, car la rationalité n’intègre pas le sacrifice de sa propre personne, au profit de l’avis de quelqu’un d’autre. L’homme qui est sûr de lui aura des difficultés à supprimer son propre avis, à adopter celui d’une autre personne.
En définitive, plus on est grand et plus la préparation à une entrevue avec le Rabbi est difficile.
C) Vous me dites qu’un de vos amis a recopié le Tanya à la main et vous vous demandez si une telle pratique ne doit pas être encouragée, puisque cet ouvrage est la Loi Ecrite de la ‘Hassidout. Or, il est une Mitsva d’écrire un Séfer Torah, bien que les deux cas ne soient pas totalement comparables.
Voici ce que j’en pense, à mon humble avis. Il y a, dans le service de Dieu, des pratiques logiques et d’autres qui transcendent la logique. Ainsi, on peut briser un mauvais sentiment en cultivant de toutes ses forces un sentiment contraire. On peut apporter l’élévation à la force de désir en l’orientant uniquement vers ce qui est bon. Tout cela est parfaitement logique.
La Tsédaka apporte l’élévation, c'est-à-dire qu’elle rend le cerveau et le coeur mille fois plus fins. Cela transcende la logique.
Dans les termes de cette distinction, chacun est différent. Ce qui s’inscrit dans la logique et ce qui la dépasse n’est pas identique chez chacun. Bien plus, pour une même personne, tous les moments ne sont pas équivalents.
Chacun est tenu de réfléchir à tous les actes rationnels du service de Dieu, en se référant aux écrits de nos maîtres. Ceci concerne aussi bien l’effort personnel que la relation avec son prochain. Rien de tel ne peut être dit de ce qui dépasse la logique. Il faut alors s’en tenir à ce qui est dit et même vérifier si un enseignement a un caractère exceptionnel ou s’il est permanent. Et l’on ne peut rien déduire d’une idée nouvelle.
En l’occurrence, le fait de copier le Tanya transcende la logique. Pour l’un, l’influence qu’une telle action aura sur lui sera si considérable qu’elle justifie de ne pas étudier le Tanya, pendant tout ce temps, puisque le fait de le recopier le pénètre de sa sainteté. Néanmoins, en règle générale, le serviteur qui a la possibilité d’enfiler des perles(7) et se contente de simples travaux, ne fait pas le bon choix. Bien évidemment, ce n’est pas le cas lorsqu’on lui ordonne de le faire. Tout cela est bien évident.
Deux récits de nos Sages présentent deux situations extrêmes. Rabbi Akiva se consacra à l’enterrement d’un mort, dont nul autre ne pouvait se charger, Mitsva qui repousse toutes les autres. Néanmoins, parce qu’il ne servit pas les Sages pendant ce temps, chaque pas lui en fut reproché(8), selon les Tossafot, au traité Ketouvot 17a. A l’opposé, lorsque Rav Zeïra était fatigué, il s’asseyait à la porte de la maison d’étude et se levait devant les Sages(9), selon le traité Bera’hot 28a.
Vous trouverez ci-joint le fascicule de Pourim, qui vient de paraître. Vous en ferez sûrement profiter le plus grand nombre.
Nos autres publications vous seront adressées, comme vous l’avez demandé. Vous voudrez bien nous confirmer les avoir reçues.
En vous souhaitant un Pourim joyeux et agréable, et en saluant tous les vôtres,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Tsvi Liberman, de Leents. Voir la lettre n°354. (2) Pour contenir la bénédiction céleste. (3) Du précédent Rabbi. (4) Accordées pendant cette entrevue. (5) Un ‘Hassid de l’Admour Hazaken qui, malgré ses moyens intellectuels limités, parvint à acquérir de profondes connaissances de ‘Hassidout. Voir Likouteï Dibourim, tome 1, page 27a. (6) Au Rabbi. (7) Un travail de précision, qui est valorisant. (8) Il se consacra à un autre objet que l’étude de la Torah, ce qui lui fut reproché, malgré l’immense importance de la Mitsva accomplie. (9) Il se consacra à un autre objet que l’étude de la Torah et cela ne lui fut pas reproché.
Lettre n°344
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°344, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Adar Chéni 5708,
Très cher monsieur Alexandre Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de Pourim, je vous adresse, au nom du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et en mon nom propre, mes voeux pour une bonne fête.
Je vous joins le discours ‘hassidique que mon beau-père, le Rabbi Chlita, a fait éditer pour Pourim, de même que les copies de mes lettres à nos amis, messieurs Stolman(2) et Lesser.
Le traité Baba Batra 9a dit que «celui qui invite à l’action surpasse celui qui agit». Cela veut dire qu’aussi important que puisse être le mérite des donateurs, soutenant une action de leurs propres moyens, celui des personnes qui les ont rapprochés et leur ont permis de faire de bonnes actions l’est encore plus.
Chaque fois que nous pensons à l’aide que nos amis ont apporté au Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h à la suite de votre intervention, chaque fois que nous leur exprimons notre reconnaissance, nous vous remercions d’autant plus, car vous êtes à l’origine de leur rapprochement des valeurs juives, en général et de l’action du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, en particulier.
J’espère que vous poursuivrez votre action fructueuse, que vous influencerez nos bons amis pour qu’ils augmentent leur participation, afin de réaliser les projets, de plus en plus ambitieux, du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h, qui doivent se développer, car ses besoins minimaux, à l’heure actuelle, dépassent largement ses possibilités maximales, il y a tout juste quelques années.
Je vous salue chaleureusement et vous présente mes meilleurs voeux pour un Pourim joyeux et agréable, pour vous et pour tous les vôtres.
Rav Mena’hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif,
Notes
(1) Voir la lettre n°189. (2) Voir les lettres n°249 et 271.
Lettre n°345
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°345, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar Chéni 5708,
Au ‘Hassid érudit qui craint Dieu,
le Rav M.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Votre frère, le Rav Y.(2), m’a appris que vous aviez eu une fille et que vous l’avez appelée Ra’hel(3). Je voudrais, par la présente, vous remercier d’avoir accepté mon conseil et vous exprimer mes bénédictions pour que vous l’éléviez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse matérielle et spirituelle.
Je conclurai par un mot de Torah. On connaît l’importance du nom et le Yonat Elem, au chapitre 5, dit que Vayehi Or, et la lumière fut, a la même valeur numérique que Ra’hel.
Le Torah Or indique que les âmes juives, quand elles se révèlent, sont également appelées Ra’hel. Et il en est bien ainsi pour chaque Juif, dont la volonté est de se soumettre à Dieu, de se fondre dans Sa Lumière, d’une manière affirmée et enthousiaste.
Chez les Juifs, tout acquis doit être au prix d’un effort. La qualité de la lumière se révèle lorsqu’elle provient de l’obscurité. C’est la raison pour laquelle nos Sages disent, dans le Midrach Béréchit Rabba, au chapitre 3, que Vayehi Or correspond au livre de Chemot, qui raconte de quelle manière les enfants d’Israël quittèrent l’obscurité pour connaître une grande lumière(4). L’occasion ne se prête pas à développer tout cela.
Avec mes voeux de Mazal Tov et en vous souhaitant un Pourim joyeux et agréable,
Rav Mena’hem Schneerson,
Vous trouverez ci-joint un reçu pour les dix huit Shekels(5) offerts à la Tsédaka pour le mérite de Ra’hel, fille de Rivka Hecht.
Je vous joint également le fascicule édité à l’occasion de Pourim. Vous en ferez sans doute profiter le plus grand nombre.
Notes
(1) Le Rav Moché Hecht. Voir la lettre n°184. (2) Le Rav Yaakov Hecht. (3) Nom de la grand-mère maternelle du Rabbi. (4) Lors de la sortie d’Egypte. (5) Dollars.
Lettre n°346
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°346, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Chéni 5708,
A mon proche parent, homme qui craint Dieu,
le Rav I.A. Orenstein(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu, en son temps, le télégramme que j’ai adressé au Collel ‘Habad et au groupe international des Tehilim, demandant de prier pour le rétablissement de Morde’haï Yaakov, fils de Beïla. Cela a sans doute été fait.
Vous recevrez du Rav M.(2) les dons de ses proches, un montant de 36 Shekels(3) pour le Collel et de 36 Shekels pour le groupe international des Tehilim. Vous m’enverrez les reçus, qui seront libellés au nom de monsieur Farber. Vous établirez deux reçus de deux fois dix huit dollars chacun.
Je m’excuse de ne pas avoir répondu plus tôt à votre lettre, du fait de mes nombreuses occupations. Je saisis cette occasion pour vous remercier de m’avoir adressé, dans votre lettre, un commentaire du passage «Il vit notre misère» et du passage «Il déclencha contre eux Sa colère»(3).
Vous m’interrogez sur le Sidour, à la porte de Soukkot, selon lequel la matière première des instruments en métal et en pierre est réputée impure, alors que celle des instruments en bois est pure. En effet, le traité Chabbat 58a dit que la pierre ne peut contracter l’impureté.
On peut donner, à ce propos, plusieurs explications, qui soulèvent, néanmoins, des difficultés et vous ferez donc votre choix:
A) Le Sidour mentionne toutes les catégories qui ne contractent pas l’impureté en distinguant le cas où il y a une différence entre la matière première et l’ustensile fini, du cas où il n’y en a pas. La pierre appartient à cette dernière catégorie, lorsqu’elle est placée à proximité d’une source d’impureté, par exemple une tombe, selon le commentaire des Tossafot, au traité Ketouvot 4b.
B) On peut dire aussi que cette dernière source d’impureté contamine, a priori, le bois, qui est utilisé pour le toit de la Soukka, précisément parce qu’il est susceptible de la contracter. C’est le cas des planches qui constituent un cercueil.
On peut en conclure que le Sidour parle d’abord des végétaux qui, tant qu’ils poussent, ne peuvent contracter l’impureté. Puis, il introduit deux sortes de minéraux, l’un pour lequel l’instrument fini diffère de la matière première et l’autre, pour lequel ils sont identiques, puisque ce commentaire évoque l’impureté des instruments.
Ainsi, sont mentionnés le métal et la pierre car, pour l’un comme pour l’autre, l’impureté ne dépend pas de l’instrument. En effet, le métal, sous forme de matière première, contracte déjà l’impureté, alors que la pierre, déjà devenue un instrument fini, ne devient pas impure.
Le bois, en revanche, appartient à la première catégorie. Néanmoins, une liste exhaustive n’est pas faite ici et seule le début de la Michna est citée pour définir ces lois, suivie de «etc.».
Il est dit ici que «la matière première des instruments en bois ne contracte pas l’impureté, etc.». Dans ce cas, le «etc.» fait allusion à ceux qui les reçoivent et il en est donc de même auparavant.
C) Le Sidour, dans son développement, mentionne uniquement le métal et le bois. On peut donc imaginer qu’il en est de même ici et que la pierre a été cité à la suite d’une faute d’imprimerie.
Il faut donc la supprimer complètement ou bien, la remettre à sa place, à la ligne précédente, en disant: «Dans ce monde matériel, les végétaux, les arbres et les récoltes, par exemple, et les minéraux, comme les pierres, ne sont pas des instruments pouvant contracter l’impureté».
Vous voudrez bien me confirmer avoir reçu cette lettre.
En vous souhaitant un Pourim joyeux et agréable et en saluant tous vos proches,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Its’hak Avigdor Orenstein, de Tel Aviv. Voir la lettre n°241*. (2) Le Rav Moché Gour Aryé, de Tel Aviv. (3) Dollars. (4) De la Haggada de Pessa’h, le Rabbi ayant rédigé un commentaire de celle-ci.
Lettre n°347
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°347, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Adar Chéni 5708,
Au ‘Hassid qui craint Dieu, grand érudit et responsable
communautaire, le Rav N.Mindel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre.
A. Concernant le compte des Mitsvot instaurées par nos Sages(2), vous posez trois questions: 1. Quel est leur nombre? 2. Quels sont les Décrets de nos Sages qui entrent dans cette catégorie? 3. Pourquoi celles-ci et pas les autres? Je répondrai à ces questions dans l’ordre.
1. Quel est le nombre des Mitsvot instaurées par nos Sages? Le Chneï Lou’hot Haberit écrit: «Les dix Commandements ont 620 lettres, valeur numérique de Kéter, la couronne de la Torah. Les 613 premières lettres correspondent aux 613 Mitsvot de la Torah et les sept autres, aux sept Mitsvot de nos Sages, comme l’écrivent les Anciens».
Le ‘Hinou’h, le Megalé Amoukot, le Meoreï Or, l’Admour Hazaken, le Gaon de Vilna, le He’hal Habera’ha sur la Torah, le Mitsvot Hachem et d’autres encore disent aussi qu’il y a sept Mitsvot de nos Sages.
Seul, le Rav D.Nito, dans son Kouzari Cheni, considère qu’il y en a dix.
2. Quels sont les Décrets de nos Sages qui entrent dans cette catégorie? Le lavage des mains, le Erouv(3), la bougie du Chabbat, la lecture de la Meguila, les lumières de ‘Hanouka, la lecture du Hallel.
Tel est l’avis du ‘Hinou’h, du Megalé Amoukot, du Hé’hal Habera’ha, du Mitsvot Hachem et d’autres encore.
3. Pourquoi celles-ci et pas les autres? N’entrent dans ce compte que les Mitsvot qui n’ont aucune référence dans la Torah et pour lesquelles les Sages ont instauré une bénédiction.
Remarque: Le Sefer Mitsvot Gadol et le Chaar Hakedoucha de Rabbi ‘Haïm Vital mentionnent également d’autres institutions de nos Sages, qu’ils comptent comme des Mitsvot et ils omettent certaines de celles qui viennent d’être citées. Toutefois, ni l’un ni l’autre ne disent combien il y a, au total, de Mitsvot des Sages.
On peut en conclure qu’ils ne s’opposent pas à ceux qui en comptent sept, mais discutent uniquement sur la nature de ces Mitsvot. Il en est, du reste, de même, pour les Mitsvot de la Torah. Tous s’accordent pour dire qu’il y en a 613, mais les Décisionnaires ne les comptent pas de la même manière. Néanmoins, ce n’est pas ici le lieu de cette discussion.
B. Trouve-t-on, mentionnés dans la Loi écrite, le nom des trois attributs de l’intellect, ‘Ho’hma, Bina et Daat? Le verset Chemot 31, 2 remplace, en effet, Bina par Tevouna.
On trouve ‘Ho’hma et Bina aux références suivantes: Devarim 4, 6; Ichaya 29, 14; Michlé 4, 5-7; 7, 4; 16, 16; 23, 23; Yov 28, 12; 28, 20; 38, 36; 39, 17.
On trouve ‘Ho’hma, Bina et Daat aux références suivantes: Ichaya 11, 2; Michlé 3, 5-7; 8, 12-14; 9, 10; 30, 2-3.
C. Quelle est la différence entre Bina et Tevouna? Bina est un stade élaboré de l’intellect qui, selon le Zohar, dépasse celui de Tevouna. Certes, Bina introduit l’analyse et permet une compréhension véritable du concept, alors que ‘Ho’hma marque uniquement le tout début de son apparition dans le cerveau. Son aspect dominant reste cependant la réflexion et l’évaluation des différentes parties du raisonnement.
A l’issue de la réflexion, apparaît la conclusion qui, dès lors, devient essentielle. Alors, l’analyse se voile, prend un rôle secondaire. C’est alors que l’on peut parler de Tevouna.
Toutefois, les distinctions qui viennent d’être faites entre Bina et Tevouna ou bien entre ‘Ho’hma et Bina s’appliquent uniquement aux versets qui traitent de ces aspects particuliers du processus intellectuel. En revanche, lorsque ces distinctions sont sans incidence, est choisi l’un de ces termes, en relation avec le contexte, même s’il désigne une autre phase de la compréhension. Point n’est besoin ici de démontrer cette affirmation.
D. Rachi, commentant le verset Chemot 32, 4 dit que les Egyptiens qui avaient accompagné les enfants d’Israël réalisèrent le veau d’or. C’est la raison pour laquelle ils dirent «Voici ton (et non notre) dieu, Israël». Dès lors, comment interpréter le verset(4): «Ecoute Israël»?
Rachi constate qu’ils dirent «ton dieu» et non «notre dieu» et en déduit qu’ils s’exclurent eux-mêmes, par leurs propos. Le verset «Ecoute Israël», en revanche, dit bien, par la suite: «l’Eternel, notre Dieu».
De plus, lorsque le chef s’adresse au peuple, il est d’usage courant qu’il lui dise «tu». A l’opposé, dans l’épisode du veau d’or, c’est le peuple qui dit «tu» et il y a bien là une formule d’exclusion. Il est donc expliqué que ses auteurs sont les Egyptiens.
L’appel à «tes tentes, Israël» (Mela’him 1, 12, 16) n’a rien avoir avec notre sujet, puisque chaque homme possédait, bien entendu, sa propre tente.
Je vous souhaite réussite et bénédiction. Puissent vos discours émaner de votre coeur, afin de pénétrer dans le coeur de ceux qui les écoutent et d’approfondir leur connaissance de Dieu, de les raffermir dans la pratique de la Torah et des Mitsvot.
Vous saluerez tous vos proches,
Rav Mena’hem Schneerson,
Directeur du comité exécutif(5),
Notes
(1) Le Rav Nissan Mindel, qui fut, par la suite, le secrétaire du Rabbi. Voir la lettre n°363. (2) Quelques semaines plus tard, le Rabbi rédigea un commentaire du discours ‘hassidique édité à l’occasion de Pessa’h, par son beau-père, le précédent Rabbi, basé sur le contenu de cette lettre. (3) Permettant de constituer un domaine unique pour le Chabbat. (4) Prononcé par Moché et dans lequel il dit également «tu», s’adressant à Israël. (5) Du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.
Lettre n°348
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°348, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar Cheni 5708,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav D.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Adar Chéni, brièvement à cause du Chabbat:
A) Ma lettre, avec le fascicule de Pourim, vous est assurément parvenue.
B) Nous avons reçu ici mille dix exemplaires du second tome du Sifrénou, mais c’est surtout le tome un qui est demandé.
C) Mon beau-père, le Rabbi Chlita, désire faire imprimer le Sdeï ‘Hémed(2), avec le meilleur papier et la plus belle reliure. Vous voudrez bien faire des recherches et me faire connaître les possibilités et les prix. L’ouvrage a environ quatre mille cinq cents pages et comporte huit volumes.
D) Je vous enverrai l’avant propos, ces jours-ci.
E) Vous trouverez ci-joint le fascicule édité pour le 2 Nissan(3).
En vous souhaitant tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav David Bravman, responsable des publications, pour le compte des éditions Kehot, en Europe. Voir la lettre n°279. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°332. (3) Anniversaire du décès du Rabbi Rachab.
Lettre n°349
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°349, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Nissan 5708,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav A.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais introduire mes propos par une bénédiction, en vous souhaitant Mazal Tov pour la naissance que vous m’avez annoncée, celle de votre petit-fils, Chalom Dov Ber(2). Puissent ses parents l’éduquer à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans l’opulence matérielle et spirituelle, à laquelle vous assisterez vous-même avec plaisir et joie.
Je fais réponse à votre lettre:
A) Vous me dites posséder des discours ‘hassidiques du Rabbi Maharach que vous n’avez pas retrouvé dans la liste que j’ai dressée pour la biographie(3). Pouvez-vous me décrire, en quelques mots, le contenu de ces textes, comme je l’ai fait dans cette liste? Peut-être sera-t-il ainsi possible de les identifier comme d’autres versions de ceux qui sont connus.
B) Conformément à l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi Chlita, celui qui est en deuil ne conduit pas l’office, en un jour où l’on dit la prière de Moussaf. Il ne le fait pas non plus pour Min’ha et Arvit. Il le fait, en revanche, pour Min’ha de la veille du Chabbat ou de Roch ‘Hodech.
Le demi-Kaddich et le second Bare’hou du vendredi soir ne concernent pas l’endeuillé, de même que En Kélokénou et Alénou(4).
C) Vous me rappelez le récit, rapporté par mon beau-père, le Rabbi Chlita, à Riga, à propos du Rabbi Maharach et du Rav de Belz(5). Pouvez-vous rédiger, en quelques points, les explications données(6) pendant cette fête de Soukkot?
Je vous joins le fascicule édité à l’occasion de la fête de Pessa’h, qui vient de paraître. Vous le mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre.
Je vous souhaite, ainsi qu’à vos proches et à tous les vôtres, un Pessa’h cacher et joyeux, la délivrance véritable et complète, de façon immédiate.
Notes
(1) Le Rav Azryel Zelig Slonim. Voir la lettre n°2. (2) Le Rav Chalom Dov Ber Wolpo. (3) Dont le Rabbi est lui-même l’auteur. (4) Le Rav Slonim posait la question suivante: «Le demi-Kaddich et le Bare’hou suivant Mizmor Ledavid, le vendredi soir, doivent-ils être dits par l’endeuillé?». (5) Le Rabbi Maharach, vêtu comme un commerçant, se rendit chez Rabbi Sar Chalom de Belz. Aussitôt, celui-ci s’écria: «De ce jeune homme émane une odeur agréable». Le précédent Rabbi avait raconté cette histoire, à ‘Hol Hamoéd Soukkot 5695 (1934), à Riga, en présence du Rabbi et du Rav Slonim. (6) Par le précédent Rabbi.
Lettre n°350
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°350, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5708,
A mon parent, homme érudit qui craint Dieu,
le Rav A., qui est appelé docteur Hilman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 12 Adar. Entre temps, vous avez dû recevoir la Haggada, que j’ai demandé de vous envoyer une seconde fois et la biographie de l’Admour Hazaken, parue il y a quelques temps.
Il y a quelques jours, j’ai reçu également la parution d’Adar 5707 de la revue Sinaï(2). Je vous en remercie et je vous serais encore plus reconnaissant si vous pouviez me procurer les chapitres précédents de vos commentaires sur la Haggada. Si ces parutions ne sont plus disponibles, peut-être en existe-t-il un tiré à part.
En parcourant vos commentaires, j’ai vu votre affirmation selon laquelle on ne pose pas de question à propos des quatre verres(3) car on ne les a pas encore bus, ce qui n’est pas vrai des quatre autres questions, selon ce qu’explique le Morde’haï, à la fin du traité Pessa’him. Celui-ci souligne qu’à l’époque du Temple, le Séder avait lieu après le repas. C’est aussi ce que dit la Haggada précédemment citée, à la page 35 et tel est également l’avis du Rambam.
A mon humble avis, on ne peut accepter cette explication, car le sacrifice de Pessa’h, la Matsa et les herbes amères étaient également consommés après que l’on ait posé les questions sur la nécessité de tremper les aliments et de griller la viande(4).
Concernant les références du Michné Torah(5), on en trouve une liste à la fin du Rambam des éditions Shlesinger. A ma connaissance, c’est la plus complète qui existe, en la matière.
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour vous et pour tous les membres de votre famille,
Rav Mena’hem Schneerson,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité pour la fête de Pessa’h, qui vient de paraître.
Notes
(1) Docteur Acher Hilman. Voir la lettre n°244. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°317. (3) Du Séder, dans le Ma Nichtana. (4) Il y avait, à l’époque du Temple, une cinquième question: «Pourquoi la viande des autres soirs est-elle grillée, cuite ou bouillie, alors que, ce soir, elle est uniquement grillée?». (5) Que le Rambam choisit délibérément de ne pas indiquer dans son ouvrage.
Lettre n°351
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°351, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5708,
Au ‘Hassid craignant Dieu, qui se consacre aux besoins
communautaires, le Rav ...
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en leur temps, vos lettres du dimanche de la Parachat Tetsavé et du 2 Nissan. Je n’y ai pas répondu jusqu’à maintenant, car rien de ce qui y était mentionné n’avait un caractère d’urgence et également du fait de mes multiples activités.
Je vous joins le fascicule édité à l’occasion de la fête de Pessa’h, qui vient de paraître. A n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre. De même, je vous ai adressé, par courrier ordinaire, le Moré Chiyour(1) et les fascicules de Pourim et du 2 Nissan.
Je vous ai demandé de participer à l’activité du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et vous me répondez que vous n’avez pas le temps de collecter des fonds. Vous occultez ainsi le contenu essentiel de cette activité pour n’en retenir que l’aspect le plus accessoire.
L’objectif essentiel du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h est de développer un bon système éducatif, de repousser celui qui inculque des valeurs étrangères, de former de bons professeurs, de produire des manuels et des livres positifs, implantant la crainte de Dieu chez les éducateurs et les parents, grâce à l’étude de la Torah, en général et à celle de la ‘Hassidout, en particulier.
Il est actuellement possible d’entrer en contact avec certains milieux, qui étaient auparavant inaccessibles. Lorsque l’on s’adresse à eux, ils acceptent d’écouter. Mais la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal(2) fait que l’on s’imagine être confronté à un obstacle, ne pas avoir suffisamment de moyens financiers pour commencer son travail.
Or, il suffit d’assumer sa mission pour s’apercevoir que l’on dispose des moyens et qu’il n’y a pas d’obstacles. C’est toute la différence entre une épreuve et une confirmation(3).
Après ce qui vient d’être dit, quel est le sens de votre réponse?
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et en exprimant le voeu de recevoir de vos bonnes nouvelles.
Notes
(1) Guide de l’étude quotidienne du Tanya, selon sa répartition annuelle. (2) Qui entremêla le bien et le mal dans le monde et soumit l’homme aux attaques de son mauvais penchant. (3) L’épreuve impose un voile et un effort est alors nécessaire pour le soulever. Lorsqu’il n’y a pas de voile, en revanche, la situation concrète n’est qu’une confirmation de la possibilité d’agir.
Lettre n°352
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°352, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5708,
A mon parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et, entre temps, vous avez dû recevoir la mienne:
A) Les manuscrits signalés par le Rav M.Horlov(2) ont déjà été présentés à mon beau-père, le Rabbi Chlita, qui en possède maintenant une copie.
B) Vous me demandez quel est le texte du Mi Chébéra’h(3). Il me semble qu’à Loubavitch, on n’en disait pas du tout. Là où on le fait, il faut adopter la version du Sidour Torah Or, la plus précise que je connaisse.
C) J’ai eu des nouvelles du Rav B.G.(4) et, bien évidemment, vous vous efforcerez de solder ce qui reste de votre dette, dès que possible.
D) Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de la fête de Pessa’h, qui vient de paraître. A n’en pas douter, vous en ferez profiter le plus grand nombre.
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, de même qu’aux membres de votre famille, à votre belle-soeur et aux siens.
Je me souviens encore de la fête de Pessa’h que nous avons passée ensemble, l’an dernier(5).
Vous voudrez bien transmettre mon salut aux responsables de la synagogue(6) et à ceux qui y prient, en leur souhaitant une bonne fête.
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Butman, alors à Paris. Voir la lettre n°273. (2) Le Rav Meïr ‘Horlov. (3) Bénédiction récitée pour celui qui vient d’être appelé à la Torah. (4) Le Rav Binyamin Gorodetski, de Paris. (5) Lorsque le Rabbi était venu à Paris, pour y accueillir sa mère. (6) De la rue Dieu, à Paris 10éme.
Lettre n°353
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°353, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5708,
Au distingué ‘Hassid, érudit qui craint Dieu,
le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat 7 Nissan. J’ai aussitôt transmis cinq cents cinquante Shekels au Maamad(2). Nous vous en établirons les reçus comme vous l’avez demandé, mais ceux-ci parviendront peut-être avec du retard, à cause de la fête.
Les commentaires donnés à Pourim(3) n’ont toujours pas été relus. Nous ne disposons pas même d’une première version. Mais, vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de la fête de Pessa’h, qui vient tout juste d’être relié. La causerie prononcée le 2 Nissan s’y trouve également. A n’en pas douter, vous mettrez ces textes à la disposition du plus grand nombre.
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse. Vous transmettrez mon salut à tous vos proches.
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, de Brunoy. Voir la lettre n°321. (2)Voir, à ce propos, la lettre n°269. (3) Par le précédent Rabbi, n’ont pas été relus par lui, avant impression.
Lettre n°354
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°354, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5708,
Au Rav, ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav T.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres, celle qui me confirmait la réception du fascicule de Pourim et celle du 2 Nissan.
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion du 2 Nissan et, à n’en pas douter, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre, y compris de ceux qui se trouvent actuellement dans le «domaine public»(2). En effet, le Machia’h a répondu(3) qu’il viendrait «lorsque tes sources se répandront à l’extérieur».
Vous avez sans doute des remarques à formuler sur ma lettre du 11 Adar Chéni. Je serais particulièrement satisfait d’y répondre. Nos Sages soulignent, en effet, au traité Baba Metsya 84a que «lorsque Bar Lekicha donnait une explication, on lui posait vingt quatre questions».
Vous transmettrez mon salut à toute la communauté. Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Tsvi Liberman, de Leents. Voir la lettre n°343. (2) Par opposition au «domaine privé» de l’Unique du monde. (3) Au Baal Chem Tov.
Lettre n°355
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°355, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5708,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav C.H.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 23 Adar Chéni et j’y fais réponse:
A) La séquence de discours ‘hassidiques commencée à Roch Hachana se termine avec celui du Chabbat Parchat Noa’h.
B) Le Hayom Yom vous a été envoyé, comme vous l’avez demandé. Cet envoi a un caractère exceptionnel et vous vous efforcerez donc de le mettre à la disposition du plus grand nombre.
C) Vous transmettrez les montants dont vous disposez pour les publications et pour le Séfer Torah(2) au bureau du Rav B.G.(3), qui nous en fera connaître le montant, afin que nous en prélevions la contrepartie ici. Après Pessa’h, le comité du Séfer Torah vous fera savoir quelles lettres vous ont été attribuées, par tirage au sort.
D) Vous trouverez ci-joint le fascicule édité pour la fête de Pessa’h. Vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre.
En étudiant ce fascicule, j’ai cherché une explication sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle «lorsque l’on repousse le domaine du mal, la Lumière céleste se révèle (Istalek) dans tous les mondes». Je l’ai trouvée dans le Torah Or, à la référence signalée dans la note 47 de ce texte.
Et je me suis dit que c’est sans doute la raison pour laquelle ceux qui retranscrivent les textes de ‘Hassidout ont coutume de les conclure par le mot Salik(4). Ils soulignent ainsi, de manière allusive que, quand on parvient à la fin d’un discours ‘hassidique et qu’on l’a compris, on révèle une Lumière, par laquelle on est entouré, grâce à laquelle on est rehaussé et élevé.
C’est alors que la perception de ce que l’on a compris est véritable, alors que l’on sert Dieu par sa soumission après L’avoir servi par son intellect. On pourrait développer cette idée.
Rav Mena’hem Schneerson,
Nous vous avons adressé quelques Moré Chiyour(5) afin que vous en placiez un dans chaque implantation des ‘Hassidim. Je vous remercie de bien vouloir le faire.
Notes
(1) Le Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman, alors à Paris. Voir la lettre n°373. (2) Ecrit par le précédent Rabbi pour aller à la rencontre de notre juste Machia’h. (3) Le Rav Binyamin Gorodetski, de Paris. (4) Fin, mais qui est aussi de la même étymologie que Istalek, se révéler. (5) Guide de l’étude quotidienne du Tanya.
Lettre n°356
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°356, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5708,
Au ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins
communautaires, le Rav M.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous trouverez ci-joint le fascicule édité pour la fête de Pessa’h qui vient d’être relié. Vous l’étudierez et vous en ferez profiter le plus grand nombre, conformément au souhait de mon beau-père, le Rabbi Chlita.
J’espère que vous allez bien, de même que tous les membres de votre famille, y compris, bien évidemment, votre fille qui vient de naître(2).
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse. Vous transmettrez mon salut à tous vos proches.
Rav Mena’hem Schneerson,
Mon Dieu, qu’adviendra-t-il, Rabbi Moché? Le Machia’h a dit au Baal Chem Tov qu’il viendrait lorsque les sources de son enseignement se répandraient à l’extérieur et il nous appartient donc d’obtenir un tel résultat! Or, au bout du compte, que faisons-nous?
On rend donc un «service» en faisant un effort, pendant la période de l’exil. Or, le Rabbi Chlita, dans son discours ‘hassidique, lorsqu’il évoque la délivrance future, précise aussitôt qu’elle sera «très bientôt et de nos jours, Amen»!
Notes
(1) Le Rav Moché Hecht. Voir la lettre n°184. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°345.
Lettre n°357
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°357, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Nissan 5708,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav H.H(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu votre lettre du 18 Adar Chéni. Entre temps, vous avez dû recevoir la mienne du 24 Adar Chéni(2), à laquelle étaient joints le fascicule édité pour le 2 Nissan et le courrier pour le Rav C.Y. Z.(3).
B) Weinberg nous a transmis cinquante dollars.
C) Vous trouverez ci-joint le fascicule édité à l’occasion de la fête de Pessa’h et vous le mettrez sans doute à la disposition du plus grand nombre.
D) J’ai appris que l’un de nos amis a pu obtenir du comité des Yechivot de Chicago(4) une subvention de cinq cents dollars, en plus du premier montant accordé.
E) Vous savez sans doute que le Rav Sorotskin, dès son arrivée ici, a reçu du Joint(5) cent mille dollars pour les Yechivot de Terre Sainte. Ceci s’ajoute à ce qu’il collecte d’ordinaire, dans les institutions et ailleurs.
F) Je vous exprime mes souhaits, à l’occasion de la Bar Mitsva de votre fils, Elyahou David, le 16 Nissan, jour où l’on cueillait le Omer(6).
On sait que l’orge, constituant l’Omer, était, de fait, un aliment pour les animaux. Il était cueilli lorsque la récolte était mise en botte, c'est-à-dire quand se dresse l’âme animale.
Les Saducéens, privilégiant une approche rigoureusement intellectuelle, considéraient qu’un homme ne peut prétendre à ce sacrifice, n’est au niveau de l’effectuer, qu’au lendemain du Chabbat, à proximité de ce jour, lorsque l’élévation en est encore ressentie, ce qui permet d’exclure tout ce qui fait obstacle à cette élévation.
A l’opposé, lorsque l’on a dû préparer des plats(7), on peut craindre des débordements et le Choul’han Arou’h, au chapitre 529, confirme qu’une surveillance spécifique est nécessaire, de ce fait. Combien plus est-ce le cas pour celui qui permet de transporter des objets(8), du domaine privé(9) vers le domaine public, «montagnes de la séparation(10)», même sans utilité précise.
Telle n’est cependant pas l’approche des enfants d’Israël, qui se soumettent à Dieu. Que l’on soit proche du Chabbat ou non, que l’on possède un corps particulièrement affiné qui peut s’élever, tel qu’il est, vers le ciel ou bien que celui-ci soit grossier et sans vie, on accomplira la mission que l’on a reçue, on accédera à la Techouva et à la Torah, qui est «votre sagesse et votre entendement», mais que l’on peut acquérir uniquement avec crainte de Dieu et soumission.
Je suis obligé d’achever ma lettre, du fait de la sainteté de ce jour.
Puissiez-vous avoir beaucoup de satisfaction de ce fils et de tous les autres membres de votre famille, dans tous les domaines et dans l’opulence.
Je conclus en vous souhaitant une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Rav Mena’hem Schneerson,
Notes
(1) Le Rav ‘Hano’h Hendel Havlin, de Jérusalem. Voir la lettre n°179. (2) La lettre n°348*. (3) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°336 et 397. (5) Comité américain d’aide aux réfugiés. (6) La mesure d’orge qui était offerte dans le Temple. (7) Ce qui est permis pendant un jour de fête. Et nos Sages interprètent l’expression «au lendemain du Chabbat» comme signifiant: «au lendemain de la fête». (8) Pendant le jour de fête. (9) Domaine de l’Unique, celui de la sainteté. (10)Liées aux forces du mal.
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