Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3326
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3326, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre du 16/2, dans laquelle vous faites état des partis que l’on vous a proposé, avant que vous épousiez votre mari. Toutefois, vous ne me dites pas clairement si vous avez été fiancée à l’un d’eux, ou bien s’il y a eu uniquement un échange verbal(1). Il serait bon que vous communiquiez ces précisions à un Rav, se trouvant dans votre ville. Celui-ci pourra déterminer s’il y a lieu de demander des excuses(2)., comme je le disais dans ma précédente lettre.
Vous me dites que vous avez cessé, depuis plusieurs mois de vous rendre au bain rituel, que vous n’entretenez plus les relations normales d’un couple juif. Cela n’est pas bien et vous devez raffermir votre confiance en Dieu. Si vous respectez les principes et les règles de la pureté familiale, comme l’enseigne notre Torah, Torah de vie, vous révélerez et renforcerez la paix, au sein de votre foyer.
Or, cette paix vous apportera également la bénédiction et la réussite. Elle raffermira l’état de santé de vos enfants et guérira, en particulier, ce que vous me rapportez, à propos de votre fils. De fait, j’en suis surpris car, dernièrement, on a mis au point différents traitement de l’épilepsie. Ceux-ci sont lents, mais ils apportent, néanmoins, une amélioration évidente, dès les premiers jours, qui va ensuite en se renforçant..
Vous consulterez donc encore une fois le spécialiste. Celui-ci connaît, assurément d’autres médecins et il sait quels traitements ont été mis au point, ces dernières années, dans ce domaine. Il pourra donc faire une autre tentative. Dieu lui inspirera l’idée juste, afin qu’il guérisse votre fils.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Avec les hommes qui ont été proposés à la destinataire de cette lettre. (2) A celui qui pensait que cette jeune fille l’épouserait. Voir, à ce sujet, les lettres n°1578, 1772, 2117, 2436, 2847 et 3071.
Lettre n°3327
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3327, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yaakov Its’hak Aïzik(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie de m’avoir communiqué le récit, relatif au Rabbi Maharach, qui figure dans le second tome du recueil ‘Hével Binyamin.
Il me semble, néanmoins, que ce récit contient une imprécision. En effet, sa bru(2) était la petite-fille du ‘Hatam Sofer et non celle du Malbim.
Notes
(1) Le Rav Y.I. A. Perkovitch. (2) Epouse de l’aîné de ses trois fils.
Lettre n°3328
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3328, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour de la Hilloula(1) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’en ai donné lecture près de son saint tombeau.
J’y ai lu, avec plaisir, que vous vous consacrez, avec ardeur, à vos études, à la partie révélée de la Torah et à la ‘Hassidout. Sans doute mettrez-vous en pratique, en la matière, l’Injonction de nos Sages selon laquelle “ on s’élève, dans le domaine de la Sainteté ”(2).
De même, vous avez sûrement connaissance de ce que j’ai écrit à la direction de Torat Emet(3). Les jeunes gens et également certains garçons doivent se servir de leurs capacités pour exercer une influence positive sur les autres, par leurs conseils et par leur comportement. Tout d’abord, cela est indispensable pour obtenir l’aide de Dieu dont chacun a besoin, comme le dit l’Admour Hazaken, au début de son Torah Or, à propos du verset “ La Tsédaka élève un peuple ”. De plus, bien souvent, à l’époque actuelle, ceci peut être utile afin de pouvoir gagner sa vie, le moment venu.
Sans doute agissez-vous en ce sens, avec ardeur et vous influencez vos amis pour qu’ils en fassent de même.
Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela et également de ce que vous écrivez, dans votre demande de bénédiction,
Notes
(1) Le 10 Chevat. (2) En continuant à intensifier cette étude. (3) La Yechiva Loubavitch de Jérusalem.
Lettre n°3329
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3329, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 26 Tévet, dont l’acheminement a été plus long que d’ordinaire. J’y ai pris connaissance, avec satisfaction, de votre action tendant à développer la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak de Melbourne. Sans doute poursuivrez-vous vos efforts en ce sens et vous redoublerez même d’ardeur, à l’avenir.
En effet, il y a bon espoir, avec l’aide de Dieu, que cette Yechiva parvienne à introduire des changements fondamentaux dans les pratiques de la ville et du pays. Nos saints maîtres enseignent que “ tout est conditionné par le début ”(2). Ce début, cette fondation sont donc particulièrement importants.
Heureux est le sort de chacun et de chacune de ceux qui font tout ce qui est en leur pouvoir. A n’en pas douter, s’accomplira en eux la décision de l’Admour Hazaken, au début de son Torah Or, énoncée à propos du verset “ la Tsédaka élève un peuple ”(3). Il en sera ainsi matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav H.Serebrianski, de Melbourne, Australie. (2) Textuellement, “ tout continue de la manière dont cela a commencé ”. (3) Voir la lettre précédente.
Lettre n°3330
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3330, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar 5715,
Brooklyn,
Au jeune Aharon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Chevat. J’y ai pris connaissance, avec plaisir, de l’action que vous menez au sein de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, de Melbourne. Sans doute, à l’avenir, vous renforcerez-vous, dans cette action et vous l’élargirez, dans toute la mesure du possible(2).
Bien plus, on peut penser que les jeunes gens et les garçons qui viennent étudier à la Yechiva pourront, à court terme, transmettre, à leur tour, l’enseignement qu’ils ont reçu. Chaque effort investi en eux portera donc ses fruits, à brève échéance, également en ceux qui seront leurs élèves. Au final, le bien de chaque individu s’en trouvera multiplié de nombreuses fois.
Puisse Dieu faire que s’amenuisent considérablement les obstacles et les voiles. Ainsi, l’effort n’aura pas pour but de repousser l’obscurité, mais il servira surtout à multiplier la lumière. A n’en pas douter, il en résultera une réussite considérable, y compris dans vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.Serebrianski, frère du destinataire de la lettre précédente. Voir, à son sujet, la lettre n°3127. (2) Voir la lettre précédente.
Lettre n°3331
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3331, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez les réunions ‘hassidiques(1) du 19 Kislev(2) et du jour de la Hilloula(3) du 10 Chevat. La description de la seconde réunion montre que vous ne faites pas encore les efforts nécessaires pour attirer vers les usages, les pratiques et l’étude de la ‘Hassidout, ceux qui, pour l’heure, se trouvent encore à l’extérieur.
Certes, il est possible de vous accorder des circonstances atténuantes, en expliquant qu’il est dit, à propos du domaine de la Sainteté, “ Je le(4) renverrai peu à peu de devant toi ”(5). Mais, même si l’on prend en compte ce principe, l’avancement aurait dû être plus important que ce qu’il est actuellement et puisse Dieu faire qu’à l’avenir le développement se déroule de la manière qui convient.
Vous évoquez le problème des synagogues et vous me dites que, si vous vous rendez dans l’une, pendant le Chabbat, le cours donné dans l’autre sera annulé. En revanche, si vous allez dans la seconde, il n’est pas certain qu’il y aura dix personnes pour la prière, dans la première. Il est clair qu’il faut trouver un moyen d’assurer l’un et l’autre. Le Chabbat dure plus de vingt cinq heures, ce qui est assez de temps pour faire les deux à la fois et, bien au contraire, puisse Dieu faire, comme cela doit être le cas dans le domaine de la Sainteté, qu’un domaine renforce l’autre.
Vous évoquez les coutumes relatives aux onze mois et à l’année(6). Pour la plupart, celles-ci sont imprimées dans les fascicules édités, ces dernières années, pour le 2 Nissan et le 10 Chevat(7).
Vous envisagez de vous séparer physiquement, si elle(8) vous donne son accord. Cela ne me satisfait pas, car non seulement, un tel accord est rarement signifié de plein gré, mais, en outre, on peut se demander si une telle attitude apporte la pureté, si elle purifie les pensées, ou bien, au contraire, si l’inverse est vrai, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, l’on sait que “ celui qui a du pain dans son sac n’a pas faim ”.
Tout dépend donc de la pensée du cœur et, à mon sens, ce n’est donc pas de cette façon que vous obtiendrez ce que vous recherchez. Vous consulterez également le Torah Or, Meguilat Esther, page 92d, qui dit: “ ce n’est pas ainsi, car cela est important et cette importance se marque également là-haut ”.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3097. (2) La libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (3) Du précédent Rabbi. (4) Le mal. (5) L’avancement doit donc être progressif. (6) Du deuil. (7) Date de la Hilloula du Rabbi Rachab et du précédent Rabbi. (8) L’épouse du destinataire de cette lettre.
Lettre n°3332
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3332, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Adar 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Noa’h, qui est appelé docteur Denburg,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 29 Chevat et, par la suite, un exemplaire de votre livre sur les derniers chapitres du Choul’han Arou’h, que vous traduisez dans la langue du pays, avec ses commentaires.
A chaque époque, et surtout en cette génération orpheline, nombreux sont ceux qui, pour notre malheur et pour notre peine, “ disent à leur père et à leur mère, je ne vous ai pas vu ” et tournent le dos à la Tradition, car leurs parents “ gardent Ta Parole et respectent Ton alliance ”.
Puisse donc Dieu faire, conformément à ce que doit être le rôle d’un Rav, que vous parveniez à insuffler un esprit de crainte de Dieu, au quotidien, à tous les membres de votre communauté. Celui-ci s’exprimera dans l’action concrète, non seulement par des figures de style, mais également dans les sentiments du cœur.
Et, vous irez de la fin de votre livre vers son début, c’est-à-dire des lois du deuil, en faisant revivre les morts par les Paroles du Dieu de vie, vers celles de la visite aux malades et de la guérison, jusqu’à ce que tous adoptent un mode de vie de personnes en bonne santé physique et morale, parce qu’elles mettent en pratique le Principe : “ J’ai placé l’Eternel en permanence face à moi ”, conformément au début du Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm.
Sans doute ne vous contentez-vous pas de ce qui est imprimé, mais vous recherchez tous les moyens et toutes les façons d’agir en ce sens, par un mot chaleureux, sans compromis, sans se limiter à la moitié, au tiers ou au quart, mais en empruntant le chemin de la vie, qui a été tracé pour nous par notre Torah, Torah de vie.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°3333
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3333, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Adar 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Chevat et à celles qui la précédaient. De même, j’ai reçu la demande de bénédiction pour vous et pour les membres de votre famille. J’ai été content de voir que vous observez vous-même le développement de la Yechiva(2). En conséquence, ce développement et ce qui en résulte doivent être considérablement accrus.
Vous dites qu’il lui manque un guide spirituel digne de ce nom. Or, si l’on s’affectait de ce qui manque, je me demande si quelqu’un se mettrait encore au travail. En effet, la perfection existe uniquement là-haut. J’ai déjà écrit plusieurs fois que, dans la mesure où la divine Providence vous a conduit en un certain endroit, il est certain que les forces nécessaires pour cet endroit et à ce moment vous ont bien été accordées.
Il faut donc faire pleinement usage de ces forces qui, de cette façon, s’en trouveront accrues. Ainsi, notre Michna précise que “ il ne t’appartient pas d’achever le travail ”. Pour autant, “ tu n’es pas autorisé à t’en dispenser ”.
Bien plus, le temps est court, car “ il(3) se tient derrière notre mur ” et “ le travail est considérable ”. Mais, bien évidemment, il faut mobiliser tous les ‘Hassidim se trouvant dans votre ville. Non seulement, chacun doit apporter sa contribution à la Yechiva, mais, bien plus, on doit la renforcer, de temps à autre, car tout ce qui appartient au domaine de la Sainteté se développe.
Sans doute poursuivrez-vous l’action pour les livres, comme vous l’écrivez. Je vous en remercie par avance.
Je vous adresse ma bénédiction de Mazal Tov, à l’occasion de la naissance de votre petit-fils, qui aura une longue vie, de même que ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, en bonne santé et dans la joie, conformément à ce mois(4), dans lequel la joie est intense.
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski. Voir, à son sujet, la lettre n°3093. (2) De Melbourne, Australie. Voir, à ce sujet, la lettre n°3000. (3) Le Machia’h. (4) Celui d’Adar.
Lettre n°3334
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3334, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar 5715,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Zalman(1), surnommé ‘Hazak(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’avoir connaissance du Melavé Malka qui est organisé en votre honneur, pour les nombreuses années d’activité que vous avez assumées au sein de l’association des ‘Hassidim ‘Habad et au profit de la Yechiva Loubavitch.
Une telle réunion est importante, car elle fait la preuve que le caractère primordial de votre œuvre et du but que vous vous êtes fixé a bien été reconnu et qu’il est apprécié à sa juste valeur. Ainsi, on peut avoir bon espoir que ce sentiment continuera à prévaloir chez les dirigeants et dirigeantes, chez tous ceux qui prendront part à ce Melavé Malka, qu’il s’exprimera dans l’action concrète, par une action renforcée et élargie, de la part de tous, en général et de chacun, en particulier.
Ce Melavé Malka aura lieu à l’issue du prochain Chabbat, Parchat Za’hor, quelques jours avant Pourim. La réunion est donc directement liée à cet événement, selon l’interprétation que donnent les ‘Hassidim du dicton “ Il faut vivre avec le temps ”.
L’un des enseignements importants que délivre la Meguila est le suivant. Les Juifs, hommes, femmes et enfants, encoururent, à l’époque, le terrible danger de l’extermination, ce qu’à Dieu ne plaise, tout au long d’une année. Or, ils ne s’en remirent pas aux relations importantes qu’ils avaient tissées avec les autorités, à la reine Esther et à Morde’haï, qui “ siégeait à la porte du roi ”. Ils comprirent que le salut de tout le peuple dépendait de celui des enfants juifs, que Morde’haï réunit massivement, à qui il enseigna la Torah et les Mitsvot, comme le racontent précisément la Guemara et le Midrach.
Bien entendu, il en est encore ainsi, et même de manière encore plus forte, à l’époque actuelle. Nous sommes dans un pays libre et le salut des enfants ne demande pas le même esprit d’abnégation qu’à l’époque. Les possibilités offertes sont nombreuses. Il faut donc se rappeler que les enfants sont le salut et la pérennité de notre peuple, non seulement dans la dimension morale, mais aussi de manière physique et matérielle.
La date de rédaction de cette lettre, le 9 Adar, est celle de l’arrivée, en Amérique, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui-ci souligna l’importance de ce qui vient d’être dit pour le Judaïsme américain. Dès son arrivée ici, avant même qu’il se repose et s’organise, même de manière sommaire, il fonda la Yechiva Loubavitch et d’autres institutions, dispensant une éducation sainte et pure.
A cette occasion, je voudrais rappeler que vous-même, Rav ‘Haïm Zalman et vos chers frères, avez, à tout moment, été d’emblée aux premiers rangs de ceux qui lui ont apporté leur aide. Je vous souhaite de pouvoir célébrer un jubilé d’actions fructueuses, sans cesse accrues. De la sorte, vous forgerez les canaux et les réceptacles, véhiculant la bénédiction de Dieu, matérielle et spirituelle.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Kremer. (2) Terme, signifiant “ fort ”, qui est constitué des initiales de ‘Haïm Zalman Kremer.
Lettre n°3335
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3335, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar 5715,
Brooklyn, New York,
Au cher président, aux responsables et aux membres
de la synagogue, de rite Ari Zal, au président et aux
participants à la célébration du cinquantième anniversaire,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, la célébration du cinquantième anniversaire de votre importante congrégation, de rite Ari Zal, qui aura lieu ce 12 Adar.
Cette célébration est particulièrement importante, car elle fait la preuve que les dirigeants et les membres apprécient à leur juste valeur, le rôle de cette synagogue, d’autant qu’elle porte le nom du Ari Zal, qui illumina le service de Dieu, en le pénétrant de joie et de don de soi, avec l’enthousiasme et la chaleur ‘hassidiques.
Cette fête aura lieu un jour avant la date de lecture de la Meguila et elle est donc directement liée à cet événement, conformément à la manière dont les ‘Hassidim interprètent le dicton “ il faut vivre avec le temps ”. L’un des aspects les plus fondamentaux de l’enseignement de Pourim est le suivant. A l’époque, les Juifs, hommes, femmes et enfants, furent menacés de persécution et de destruction pendant un an, ce qu’à Dieu ne plaise. Or, ils ne s’en remirent pas aux contacts qu’ils avaient établis avec les autorités, par l’intermédiaire de la reine Esther et de Morde’haï, “ le juif qui se tenait près de la porte du roi ”. Ils comprirent que le salut d’Israël dépendait de celui des enfants juifs.
C’est la raison pour laquelle Morde’haï rassembla un très grand nombre d’enfants, afin de leur enseigner la Torah et les Mitsvot, comme le racontent précisément la Guemara et le Midrach.
Il est clair qu’il en est toujours ainsi, et peut-être même encore plus fortement, à l’heure actuelle, surtout lorsque l’on se trouve dans un pays libre, où les possibilités de sauver moralement les enfants juifs sont importantes. Chacun peut prendre part à cette immense œuvre, de laquelle dépend non seulement la pérennité morale de notre peuple, mais aussi son existence physique, en tout endroit où il se trouve.
En conséquence, je suis particulièrement satisfait que l’une des activités principales de votre synagogue soit l’éducation donnée aux enfants, sous la direction de votre rabbin dévoué et énergique, le Rav Chalom Rivkin.
A n’en pas douter, cette œuvre éducative, d’une immense importance, continuera à se dérouler dans l’esprit de Morde’haï, le Juif. Elle sera illuminée et pénétrée par l’enseignement du Ari Zal, l’enseignement et l’enthousiasme ‘hassidiques, le don de soi. C’est uniquement à cette condition que vous justifierez le nom prestigieux que porte votre synagogue, celui du rite Ari Zal et lui donnerez une expression concrète dans la vie.
Avec ma bénédiction de réussite,
M. Schneerson,
Lettre n°3336
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3336, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat et aux nouvelles qui m’ont été communiquées par téléphone.
Je maintiens mon avis et je considère que l’un des traitements les plus efficaces, pour la santé, en général et pour la vôtre, en particulier, est l’oubli. La pensée de l’homme fonctionne en permanence et, pour oublier, il faut donc se concentrer sur une autre pensée.
Il est dit : “ Vous servirez Dieu dans la joie ”. Or, le service de Dieu est perpétuel, ainsi qu’il est dit : “ J’ai placé Dieu toujours face à moi ”, principe qui introduit les quatre parties du Tour et du Choul’han Arou’h.
Il vous faut donc méditer à ce qui rend joyeux. Au sens le plus simple, c’est ainsi que doit commencer votre réflexion de chaque jour, tout comme l’Admour Hazaken dit, dans son Sidour, que, dès que l’on se réveille, on dit Modé Ani. Or, est-il, pour l’homme, une plus grande joie que celle qui découle de la conscience qu’il se trouve devant le Roi, Roi des rois, dont la confiance est immense ?
A n’en pas douter, Dieu renforcera votre santé, vous aurez de longs jours et de bonnes années, qui seront, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, “ bonnes en tous les sens du terme ”. Vous maintiendrez les études que vous avez fixées de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous diffuserez, auprès de votre entourage, les comportements et les coutumes du luminaire de la Torah, l’enseignement de la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction de bonne santé et de largesse d’esprit,
Lettre n°3337
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3337, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me demandez comment célébrer la Bar Mitsva de votre fils, en ce mois d’Iyar, discrètement ou bien en public, mais vous ne m’écrivez pas pour quelle raison il conviendrait de le faire d’une manière ou d’une autre.
De façon générale, lorsqu’un Juif accède à l’âge de la pratique des Mitsvot, rien ne justifie que la célébration en soit discrète. Il en était ainsi auparavant et combien plus cela doit-il être le cas, en cette génération dépourvue, en laquelle il est nécessaire de renforcer tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, d’en graver la pratique dans l’esprit de tous ceux qui en ont la possibilité et les moyens.
Bien évidemment, je ne dis pas qu’il faille dilapider votre argent. Il faut, néanmoins, qu’ait lieu une fête de Torah et de ‘Hassidout, que les présents souhaitent à votre fils de grandir pour craindre Dieu, être un ‘Hassid et un érudit de la Torah.
Vous connaissez le dicton de nos saints maîtres, figurant dans le recueil sur les Tehilim, selon lequel “ ce que peut accomplir une réunion ‘hassidique, l’ange Mi’haël ne peut le faire ”. Vous consulterez également le Zohar ‘Hadach
Béréchit, page 10c et 15d, qui évoque la joie de la Bar Mitsva.
Vous me demandez si votre fils doit venir ici, afin de poursuivre ses études à la Yechiva Tom’heï Temimim. Mon opinion est bien connue, en la matière. Il serait bon qu’il s’intègre à la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod.
Lorsqu’il décidera quand il viendra ici, on lui enverra, d’ici, le formulaire nécessaire.
Avec ma bénédiction de réussite, qui permettra d’obtenir la joie pendant tout le mois, puis tout au long de l’année,
Lettre n°3338
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3338, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Né’hémya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’interrogez sur le commentaire du Pricha sur le Tour ‘Hochen Michpat, chapitre 389, paragraphe 3(2), à propos de l’expression “ le lion attaque et mange ”. Celui-ci précise que le fait nouveau est, dans cette phrase, l’affirmation selon laquelle il “ attaque ”. Il est, en revanche, établi qu’il “ mange ”. Or, selon vous, le contraire semblerait plus logique.
Il est vrai que l’on pourrait déduire d’un commentaire de Rachi, au traité Baba Kama 16b, que le fait de manger est effectivement un fait nouveau. Néanmoins, une telle interprétation n’est pas recevable, car la Guemara précise que “ il a changé d’avis et l’a mangé ”. Or, si le fait de manger était le fait nouveau, à quoi bon préciser qu’il a changé d’avis ?
Et, cette explication est conforme à l’avis du Pricha, car le lion “ attaque ” ses proies pour les placer dans des antres et des cachettes. Puis, il les “ mange ” par la suite, déjà mortes. En revanche, quand il est affamé, il
n’attend pas qu’elles meurent, car il est le roi des animaux, comme le précise le Pricha. A l’opposé, si on le voit rejeter sa proie, on peut penser qu’il va alors à l’encontre de sa nature.
Le Chilteï Ha Guiborim est du même avis que le Pricha.
Notes
(1) Le Rav N.Malin, de Washington. (2) Relatifs aux dégâts causés par un animal appartenant à un homme.
Lettre n°3339
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3339, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[12 Adar 5715]
Vous m’interrogez sur le fait d’emprunter les Tefillin de son ami pour prier et sur l’explication qui vous a été rapportée au nom du Avneï Nézer.
Les responsa Avneï Nézer, partie Ora’h ‘Haïm, fin du chapitre 183, disent : “ Celui qui porte les Tefillin de la tête de quelqu’un d’autre n’agit pas bien, car, par la suite, leur propriétaire défera le nœud de sa lanière, pour le remettre à sa taille. Il en résulte qu’un tel nœud n’est pas définitif et le premier ne s’est donc pas acquitté de son obligation. Il est bon de diffuser tout cela ”.
Pour autant, l’habitude a été prise de ne pas adopter cette position et l’on peut solidement justifier une telle attitude, en fonction de l’affirmation du Ora’h ‘Haïm, chapitre 14, paragraphe 4, reproduite dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au paragraphe 12, selon laquelle il est permis d’emprunter les Tefillin de son ami.
Nombreux sont ceux, parmi les derniers Sages, qui reproduisent cette affirmation et aucun ne précise qu’il en est ainsi seulement s’il n’est pas nécessaire de changer l’emplacement du nœud. Et, de fait, cela est rarement nécessaire.
De plus, beaucoup s’interrogent sur la position du Avneï Nézer, comme le rapportent les paragraphes 184 et 185. Et, le Kéli ‘Hémda, dans son commentaire de la Torah, à la Parchat Vayéle’h, justifie l’usage courant de deux manières. D’une part, un nœud fixe n’est pas nécessaire pour les Tefillin, comme le précise le Ramban. D’autre part, un nœud constitué pour tout le temps pendant lequel la Mitsva est accomplie peut effectivement être considéré comme fixe.
Vous consulterez ce texte, qui explique également d’autres références pouvant prêter à une autre interprétation.
Lettre n°3340
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3340, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse au feuillet que vous avez joint à la lettre de ce jeune homme.
A mon sens, il faudrait s’efforcer, dans toute la mesure du possible, mais de manière diplomatique, qu’il quitte l’endroit où se trouve la jeune fille(2). En effet, nous demandons, chaque jour, dans la prière, “ ne nous soumets pas à l’épreuve ”.
De plus, il écrit que la lecture de votre lettre lui a causé de la peine. Il faut donc lui expliquer que l’on n’y peut rien et que la Hala’ha s’applique en tout état de cause. Bien plus, il doit être heureux d’en avoir eu connaissance pendant qu’il en est encore temps. En effet, notre Torah est une Torah de vie, au sens le plus littéral, ce qui veut dire qu’elle insuffle la vie, dans ce monde.
Par ailleurs, Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement. En conséquence, le fait de ne pas mettre en pratique ses enseignements, ce qu’à Dieu ne plaise, va à l’encontre du bonheur et d’une vie digne de ce nom, pour tous ceux qui adoptent une telle attitude, pour le jeune homme comme pour la jeune fille.
En se préservant d’un tel comportement, il se sauvera lui-même et sauvera cette jeune fille de ce qui aurait pu être destructeur pour l’un et pour l’autre, ce qu’à Dieu ne plaise.
En ces jours de Pourim, pendant lesquels “ pour les Juifs, ce fut lumière, allégresse et valeur ” à toute époque, Dieu illuminera les yeux de chacun, afin que l’on voit la vérité, y compris en cet endroit et à cette époque.
Notes
(1) Le Rav A.D. Hecht. Voir, à son sujet, la lettre n°924. (2) Avec laquelle une union est hala’hiquement impossible.
Lettre n°3341
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3341, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Adar, mois pendant lequel on multiplie sa joie. Vous évoquez votre état de santé et, comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous alliez mieux et que vous m’annonciez de bonnes nouvelles également dans les autres domaines.
Il est sûrement inutile de vous préciser que, plus vous vous engagerez dans la pratique de la Torah et des Mitsvot, en général, plus vous fixerez une étude de la ‘Hassidout, dans le temps et dans votre âme, en particulier, plus Dieu vous dispensera largement Sa bénédiction, en tous vos besoins, matériels et spirituels.
Comme vous me le demandez, on mentionnera le nom de votre sœur, près du saint tombeau, afin qu’elle ait une proche et complète guérison.
Conformément à votre demande également, on mentionnera, près du saint tombeau, le nom de votre frère, afin qu’il obtienne la satisfaction de ses besoins, matériels et spirituels.
Vous connaissez sans doute les trois études, instituées pour chacun, par mon beau-père, le Rabbi. Elles portent sur les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque matin, après la prière de Cha’harit, sur le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, dans la Sidra de la semaine, le dimanche de son début au Cheni, le lundi du Cheni au Chelichi, sur le Tanya, chaque jour également, selon sa répartition mensuelle. Vous avez sûrement adopté ces études et vous les ferez également connaître à votre entourage.
Puisse Dieu faire que le mérite de tous dépende de vous et que vous puissiez acquérir ce mérite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
A. Kwint,
Lettre n°3342
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3342, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez pour quelle raison je n’ai pas cité(1) le ‘Hovat Halevavot et le Kouzari à propos de l’éducation des filles(2).
C’est parce que les jeunes filles de notre époque auront beaucoup de difficultés à saisir le contenu de ces livres, s’il leur est présenté. Tout dépend donc de la manière dont il est expliqué et, bien souvent, cette présentation est même essentielle.
Bien évidemment, le rôle de l’enseignant est plus important que la source de laquelle cet enseignement est tiré.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Dans la lettre n°2994. (2) Qui pourraient donc se dispenser de la connaissance de ces ouvrages.
Lettre n°3343
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3343, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Chevat, qui a été acheminée par courrier ordinaire et qui vient de me parvenir. Vous évoquez la fin des souffrances de l’exil, la venue de notre juste Machia’h et la vision que vous en avez eue.
Cette question est très ancienne. Le saint Baal Chem Tov nous a fait savoir qu’il la posa lui-même, lorsque son âme connut une élévation, pendant la fête de Roch Hachana. Il interrogea, à ce sujet, notre juste Machia’h en personne, “ quand viendrez-vous ? ”. Voici ce qu’il lui répondit : “ Tu pourras le déterminer de la manière suivante. Ton enseignement sera connu, il se révélera dans le monde et tes sources se répandront à l’extérieur ”.
Or, nous n’avons même pas encore mérité le début de la délivrance. En conséquence, quiconque désire la rapprocher doit s’efforcer, de toute son énergie et par tous ses moyens, ou même au delà de ceux-ci, de diffuser les sources du Baal Chem Tov, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages, dans son entourage, proche ou éloigné.
Le Baal Chem Tov précisa que ces sources devaient se trouver “ à l’extérieur ” et toute action en ce sens hâte, de manière concrète, la délivrance. Il n’y a donc pas lieu de chercher des moyens nouveaux. Puisse Dieu faire que vous assumiez votre mission, en la matière, avec l’énergie qui convient.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Le secrétaire,
Vous connaissez sans doute les trois études, instituées pour chacun, par mon beau-père, le Rabbi. Elles portent sur les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque matin, après la prière de Cha’harit, sur le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, dans la Sidra de la semaine, le dimanche de son début au Cheni, le lundi du Cheni au Chelichi, sur le Tanya, chaque jour également, selon sa répartition mensuelle. Vous avez sûrement adopté ces études ou, tout au moins, vous le ferez à l’avenir. Que Dieu vous accorde la réussite.
Lettre n°3344
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3344, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous sollicitez mon avis, l’alternative suivante se présentant à vous. Vous pouvez accepter un poste de médecin et être très occupé à gagner votre vie, ne plus disposer du temps nécessaire pour vos recherches scientifiques, ou bien vous efforcer d’organiser votre vie en sorte que vous poursuiviez ces recherches, dans lesquelles vous avez, semble-t-il, de grandes chances d’aboutir.
Il est clair que le second choix est préférable. En effet, on ne doit pas prendre en compte uniquement les jours et les semaines qui viennent, mais surtout l’avenir, à l’échéance de plusieurs années. Et, il est préférable de vivre d’une manière serrée pendant une courte période, à condition d’obtenir par la suite, grâce à cela, une satisfaction morale et, également, une amélioration de votre situation matérielle pendant de nombreuses années.
Néanmoins, il est clair qu’il ne peut en être ainsi que dans la mesure où il vous sera possible de gagner effectivement votre vie, bien que de manière serrée, pendant cette période, tout en consacrant votre ardeur et la majeure partie de votre temps aux recherches scientifiques. Si ce n’est pas le cas, celles-ci seront remises en cause par la nécessité de subvenir à vos besoins et il sera difficile de les poursuivre.
Il est sûrement inutile de vous rappeler que le bonheur véritable, non seulement moral, mais également physique, d’un Juif et d’une Juive, est conditionné par un mode de vie conforme aux enseignements de notre sainte Torah, Torah de vie. Plus ce lien est fort et plus l’on améliore ses chances de parfaire sa vie, matériellement et spirituellement. Et, rien ne résiste à la volonté.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°3345
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3345, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Adar 5715,
Brooklyn,
A Ohaleï Yossef Its’hak(1),
en notre Terre Sainte,
Je vous bénis et vous salue(2),
J’ai bien reçu vos demandes de bénédiction, qui ont été écrites à l’occasion du jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je mentionnerai vos noms, près de son tombeau, en un moment propice, afin que vous connaissiez la réussite dans vos études, que vous appreniez la Torah avec crainte de Dieu.
La vie de mon beau-père, le Rabbi, dont votre école porte le nom, doit vous servir d’exemple pour vous renforcer et vous efforcer de l’imiter. Sans doute connaissez-vous différents aspects de ce que fut sa vie. Dans ce but, une note, issue de son journal, vous a été adressée, l’an dernier et une autre est jointe à la présente, faisant le récit de son second emprisonnement.
Puisse Dieu faire que chacune d’entre vous fasse tout ce qui est en son pouvoir pour étudier la Torah avec ardeur, pour bien se comporter, au sein de l’école comme à l’extérieur de celle-ci. Ainsi, à n’en pas douter, Dieu accordera le succès, moral et physique, à chacune d’entre vous.
Dans l’attente de bonnes nouvelles de votre réussite dans l’étude de la Torah et le bon comportement, en exprimant, en particulier, mes respects à vos parents et à vos enseignants, je vous adresse ma bénédiction,
Notes
(1) Une même lettre fut adressée à plusieurs écoles de ce réseau. (2) Cette lettre fut adressée à une école de filles.
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