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Iguerot Kodesh — lettres 3306 à 3325

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3306

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3306, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Chevat 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Celui qui, une fois au cours de sa vie, a commis une faute et est ainsi devenu un impie, peut néanmoins devenir un Beïnoni(1). C’est ce que dit le Tanya, au début du chapitre 14 : “ Tout homme, à tout moment et en tout temps, …(2) ”.

Certes, au début du chapitre 12, il est dit : “ Il n’a jamais commis de faute et n’en commettra jamais ”. Mais, cette expression signifie que, dans sa situation actuelle, il n’a jamais commis de faute(3), n’en portant plus la trace, en son âme, même s’il est un peu difficile d’accepter cette explication.

On peut faire la même déduction à partir de l’affirmation de nos Sages selon laquelle la Techouva est efficace dans tous les cas.

De même, on sait que le roi David commit deux fautes. Malgré cela, nos Sages disent, à son propos, que “ les Justes sont dirigés par leur bon penchant ”, comme le cite le premier chapitre du Tanya.

Notes

(1) Un “ homme moyen ” défini par le Tanya, qui ne commet aucune faute et “ n’en a jamais commis ”. (2) Peut devenir un Beïnoni. (3) Ayant transformé son passé.

Lettre n°3307

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3307, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Chevat 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous profiterez sûrement des jours de Pourim, de la manière qui convient, dans les écoles du réseau(2). Il en est de même pour les enseignements spécifiques à la fête de Pessa’h, qui approche.

Dans ce pays, cette même pratique a été adoptée, ces dernières années et, de la sorte, on a réussit à apprendre aux élèves la manière de faire le Séder, de disposer le plateau. De la sorte, ces lois resteront gravées dans leur esprit.

Certes, pour les élèves du réseau, il faudra envisager les différentes coutumes(3). Bien évidemment, aucune modification ne sera introduite, en la matière, car, disent nos Sages, “ vous qui avez l’esprit large, ne changez pas les pratiques de vos ancêtres ”. Pour autant, on peut organiser tout cela et le mettre en place, sans remettre en cause les différentes coutumes.

Avec ma bénédiction de réussite, dans votre mission sacrée et pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Le Rav D.Hanzin, de Peta’h Tikva. Voir, à son propos, les lettres n°1558 et 3365. (2) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte. (3) Le réseau ayant des élèves ashkénazes et séfarades.

Lettre n°3308

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3308, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Chevat 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre question. Vous me demandez si vous devez vous rendre en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. En effet, vos parents, qui se trouvent au Maroc, désirent s’y installer.

La réponse à cette question a déjà été donnée. Car, si celui qui se trouve en Terre Sainte n’a, de façon générale, pas le droit de quitter ce pays, mais peut, cependant, le faire pour étudier la Torah, comme le dit le Rambam, lois des rois, chapitre 8, paragraphe 9, combien plus en est-il ainsi pour celui à qui Dieu a accordé la réussite d’être l’élève d’une Yechiva dans laquelle on unit la partie révélée de la Torah, son corps et la ‘Hassidout, son âme.

Vous devez donc poursuivre votre étude, avec ardeur et passion, sans écouter les avances du mauvais penchant, qui désire vous troubler et vous conduire à interrompre votre étude de notre Torah, Torah de vie. Et, ce mauvais penchant vous présente ses arguments en prenant l’apparence de la crainte de Dieu, souhaitant ainsi mieux vous abuser.

J’ai déjà écrit à plusieurs de vos amis pour leur demander de poursuivre leur étude de notre Torah, Torah de vie. Et, Dieu, Qui donne la Torah, élargira Sa bénédiction pour ceux qui l’étudient et pour tous les membres de leur famille.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3309

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3309, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Chevat 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de vendredi, dans laquelle vous me dites que, vous avez été, jusqu’à maintenant, élève de la Yechiva Tom’heï Temimim de Lod, mais, il vous semble que, pour différentes raisons, vous ne pouvez poursuivre vos études dans cette institution. Et, il semble que le motif essentiel en soit la nécessité de venir en aide à vos parents, afin d’assurer la subsistance de la famille.

Si vous prenez conseil auprès de la Yechiva Tom’heï Temimim, vous pourrez sûrement faire en sorte que vous poursuiviez vos études pendant la majeure partie du jour et vous gagnerez également votre vie. Vous avez le mérite de vous trouver dans la tente de la Torah, depuis quelques années déjà. Vous avez étudié la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, sa dimension profonde, l’âme de la Torah. Il faut donc tout faire pour poursuivre dans cette voie, au moins pendant quelques temps encore.

Dieu assure la subsistance de chacun et il est certain que, si vous poursuivez votre étude de la Torah, la subsistance matérielle de vos parents n’en sera nullement remise en cause, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien plus, commentant le verset “ Si vous marchez dans Mes Décrets ”, le Sifra, reproduit dans le commentaire de Rachi, à cette même référence, dit : “ En faisant porter vos efforts sur la Torah ”. L’effort et la peine sont donc nécessaires. C’est ainsi que “ Je donnerai vos pluies ”.

Vous me demandez si vos parents et vos proches doivent s’installer dans un endroit où la vie matérielle est plus aisée, mais où l’on ne pratique pas les Mitsvot. La réponse à cette question figure dans le Michné Torah, du grand maître, le Rambam, lois des opinions, début du chapitre 6. Il y est dit qu’un homme doit se lier aux Justes et toujours se tenir près des Sages, afin d’imiter leurs comportements et de s’éloigner du mal. Et, poursuit-il, s’il n’en a pas le moyen, il restera seul. Vous consulterez ce texte.

Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la Torah, la crainte de Dieu pure et pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3310

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3310, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Chevat. Vous connaissez sûrement le récit suivant, que je n’ai cependant pas entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Je ne connais donc pas sa source, mais son contenu est logique et juste.

Un jeune ‘Hassid multiplia les préparatifs pour la prière, au point de dépasser l’heure de la lecture du Chema Israël et de la prière des dix huit bénédictions. Dès lors, il commença sa prière, puis l’acheva en très peu de temps. On lui fit remarquer que ceux qui priaient longtemps pouvaient peut-être se permettre une préparation de plusieurs heures, quitte à risquer de passer l’heure du Chema Israël et de la prière. En revanche, comment se préparer des heures et courir un tel risque pour une prière de quelques minutes?

Vous m’excuserez de dire qu’il en est de même pour votre lettre. Entre celle-ci et la précédente, il y a eu une interruption particulièrement longue. Or, celle-ci aurait été justifiée si vous aviez réuni plusieurs idées nécessitant une réflexion approfondie, une grande attention et une rédaction détaillée. Comment, en revanche, une aussi longue interruption peut-elle être suivie d’une lettre ayant un contenu aussi bref? Tout cela est contradictoire et puisse Dieu faire que vous m’écriviez, très prochainement, avec tout le détail qui convient.

Plus généralement, je ne sais pas quels mots employer pour expliquer à chacun d’entre vous les termes de la Michna selon laquelle “ J’ai été créé uniquement pour servir mon Créateur ”. Cet enseignement ne s’applique pas uniquement dans les domaines qui défient l’entendement, comme le grand Prêtre qui portait huit vêtements en fil d’or. En fait, il s’agit bien ici de chacun d’entre nous, dans notre existence quotidienne, dans nos activités considérées par tous comme obscures et que l’on foule au pied.

S’agissant des enseignants, ceci s’applique, au sens le plus simple, aux détails insignifiants de l’organisation quotidienne. Si ces détails sont bien organisés, vous constituerez une génération bénie, celle de la délivrance, qui ira, avec vous, accueillir notre juste Machia’h. Et, vous direz: “ Voici ceux que nous avons fait grandir ”.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles à propos de tout ce qui vient d’être dit et en vous adressant ma bénédiction pour que vous observiez la réussite dans votre action concrète,

Lettre n°3311 bis

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3311 bis, traduction française

Pour la grâce de Dieu,

28 Chevat 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi, dans laquelle vous m’interrogez sur ce qu’expliquent le Tanya et, plus longuement, l’introduction du Chéfa Tal, à propos des âmes juives, qui sont “ une parcelle de Divinité véritable ”. En effet, le Nichmat ‘Haïm, second discours, chapitre 9, s’interroge sur cette affirmation et il soulève des objections qui sont, selon vous, des évidences.

Tout d’abord, vous savez que la Hala’ha retient l’avis qui a été émis le plus tard, dans le temps. En effet, celui qui en est l’auteur a nécessairement connaissance de tout ce qui avait été dit auparavant, dans différents livres et il en propose ainsi une autre interprétation.

De plus, la source de l’âme et sa nature sont des secrets de la Torah, appartenant à la Kabbala. En pareil cas, il faut donc appliquer le principe selon lequel l’avis de celui qui est le plus versé et le plus coutumier de cette sagesse doit être retenu.

Ainsi, le Roch, commentant le traité Baba Kama, chapitre 4, paragraphe 4, dit que la Hala’ha retient l’avis de Rav, en matière d’interdits et celui de Chmouel, pour les jugements. En effet, ce dernier avait l’habitude de rendre le jugement. Il le faisait donc avec précision, en menant une profonde analyse et, de la sorte, il parvenait à établir la vérité.

Or, s’il en est ainsi pour Chmouel, qui se trouvait en controverse avec Rav, combien plus est-ce le cas pour l’auteur du Nichmat ‘Haïm. Certes, celui-ci fut un responsable communautaire et un philosophe bien connu. Mais, à son époque, la Kabbala n’avait pas fait l’objet d’une large diffusion. Bien plus, elle n’avait pas été clairement expliquée, même si quelques unes de ses notions sont effectivement citées dans le Nichmat ‘Haïm.

Vous me demandez s’il est question, dans les livres, du lavage des mains dans un Mikwé. Cette possibilité est envisagée uniquement pour le Mikwé qui renforce la pureté, mais non pour celui dont l’objet est d’ôter l’impureté.

Vous avez sûrement entendu parler des trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour, après la prière du matin, la Paracha du ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi sur la Sidra de la semaine, le dimanche du début jusqu’au Cheni, le lundi du Cheni au Chelichi et ainsi de suite, le Tanya, chaque jour également, selon sa répartition annuelle.

Vous ajouterez à tout cela vos propres études et Dieu vous accordera la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3312

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3312, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Chevat 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 7 Chevat et à la précédente, que j’ai reçue avec beaucoup de retard. Vous me dites qu’aucun parti convenable ne vous a encore été proposé. J’en suis surpris, car “ le Saint béni soit-Il exige uniquement en fonction des forces dont chacun dispose ”.

Il faut donc agir avec empressement, c’est-à-dire forger un réceptacle et, dès lors, on reçoit de Dieu la bénédiction qui convient. C’est, en particulier, vrai quand il s’agit de se fiancer, car il est dit : “ Une femme intelligente est un don de Dieu ”.

Je suis donc à peu près certain que vous ne vous occupez pas de cela comme il le faudrait. Nos Sages disent que l’on doit rechercher une femme, comme on le ferait pour ce que l’on a perdu. Lorsque l’on vous fait une proposition, vous l’envisagez de manière superficielle et vous n’allez pas au delà de votre obligation.

Il n’est donc pas étonnant qu’un effort aussi réduit, de votre part, reste sans effet concret. Et, il est inutile d’en dire plus pour ce qui est bien évident. En effet, “ il n’est pas bon que l’homme soit seul ”, comme l’établissent différents textes.

Puisse Dieu faire qu’au moins à l’avenir, c’est-à-dire dès réception de cette lettre, vous agissiez, en la matière, de la façon qui convient. Ainsi, Dieu vous accordera la réussite.

Avec ma bénédiction pour donner, au plus vite, de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

Lettre n°3313

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3313, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Chevat 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yermyahou(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Chevat, dans laquelle je ne vois aucune raison justifiant que vous ayez cessé de me donner des nouvelles pendant tant de temps. J’y ai appris avec satisfaction que vous gagnez convenablement votre vie et, fait primordial, que vous poursuivez également vos activités communautaires.

J’ai bon espoir que vous saisirez toute occasion qui se présentera à vous pour renforcer et diffuser la pratique juive et la pointe de Judaïsme, qui se trouve en toute chose, à la mesure de l’influence que vous exercez. Votre action sera pénétrée de la chaleur et de l’enthousiasme ‘hassidiques. Vous préparerez également vos disciples à recevoir l’enseignement de la ‘Hassidout et ses usages, non seulement dans la pratique des Mitsvot, mais aussi, au quotidien, dans tous les domaines permis.

Vous connaissez sans doute le dicton que nous a maintes fois répété mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera : “ Ce qui est interdit est banni et ce qui est permis est inutile ”. Et, l’on commet l’erreur de penser qu’à l’heure actuelle, on n’est pas prêt à accepter ce principe. Le contraire est vrai.

Bien plus, ces dernières années, de nombreux Juifs ont été déçus par les idoles que l’on appelle couramment les idéaux profanes et ils recherchent la vérité et la vie, non pas dans les cimetières, mais bien dans les synagogues et dans les maisons d’étude. Parfois, un petit encouragement ou même une simple allusion suffisent pour pénétrer plus avant, dans les quatre coudées de la Torah et de la prière et pour y entraîner, avec soi, les membres de sa famille. Comme vous le savez, le Saint béni soit-Il, Maître de tout le monde, au sens le plus littéral, dit : “ Ouvrez, pour Moi, comme la pointe d’une aiguille et J’ouvrirai, pour vous, comme le portique du Sanctuaire ”.

Je suis un peu surpris que vous ne mentionniez pas, parmi vos enseignements publics, un cours portant sur les lois usuelles, applicables dans la vie quotidienne. Vous parlez seulement du ‘Hayé Adam sur les lois du Chabbat et il est clair que cela ne suffit pas. Au final, c’est bien l’acte qui est essentiel, ainsi qu’il est dit : “ Craindre Dieu et respecter Ses Mitsvot, telle est la finalité de l’homme ”.

J’ai déjà écrit(2), en différents endroits, ou expliqué oralement la grande importance de diffuser les connaissances relatives aux lois des bénédictions, aux interruptions dans la prière, à ce que l’on ne doit pas transporter, pendant le Chabbat. L’ignorance, dans ces domaines, est affligeante. Et, si l’on a invité les précédentes générations à l’action, en la matière, comme l’indiquent les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken et l’introduction de son Choul’han Arou’h, combien plus doit-il en être ainsi, à notre époque, après l’interruption et la confusion(3).

Bien plus, la jeune génération n’observe pas de bon exemple, en la matière, ni dans la rue, ni à la maison. L’étude, y compris dans les domaines les plus simples, ceux-ci en particulier, est donc indispensable, à l’école et dans la maison d’étude. Il est dit, à ce propos que “ l’ignorance est considérée comme une faute commise délibérément ”. Vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir, au moins à l’avenir, pour diffuser ces lois, en faisant qu’on les étudie, de la manière qui convient. Et, Dieu vous accordera la réussite dans cette mission divine.

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de la Hilloula(4) du 10 Chevat, même si cette date est passée, de sorte qu’une prière, à ce sujet, est …(5). Puisse Dieu faire que le manque soit uniquement dans votre lettre, mais non dans la pratique concrète.

J’aimerais savoir comment vont les ‘Hassidim de votre pays. Sans doute correspondez-vous avec eux, ou même les rencontrez-vous. Je vous remercie de me répondre, sur ce point, dans votre prochain courrier.

Avec ma bénédiction pour que vous me donniez de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Alay. Voir, à son sujet, la lettre n°3147. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3048. (3) Provoquées par la guerre. (4) Du précédent Rabbi. (5) Inutile.

Lettre n°3314

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3314, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Chevat 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre, avec ce qu’elle contenait. Lorsque je me suis rendu, ce jour, à la veille du Roch ‘Hodech du mois où l’on multiplie sa joie(1), près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai également mentionné les noms figurant dans vos listes. Puisse Dieu faire que tous soient bénis, en tous leurs besoins, matériels et spirituels.

Vous parlez d’un bon Mikwé et il est sûrement inutile de vous expliquer à quel point celui-ci est important. Tout effort nécessaire, en la matière, est donc justifié. Et, j’ai bon espoir que vous agirez, avec empressement et enthousiasme, que vous le ferez au plus vite(2). Il serait bon d’écrire encore une fois, à ce sujet, au Rav Deutsch, de Cleveland(3). Vous lui soulignerez de nouveau la nécessité de réduire les dépenses.

Vous parlez du jardin d’enfants et vous dites qu’à votre avis, on ne voit pas encore comment une Yechiva élémentaire pourra en résulter. Néanmoins, qui sait ? On doit faire tout ce qui est possible et il est dit que “ Avraham était unique ”. Or, il est également affirmé que “ sa descendance héritera de toute la terre ”.

En conséquence, je ne suis pas satisfait d’apprendre que vous craignez de rester dans l’endroit où vous vous trouvez maintenant depuis un certain temps déjà, à cause du problème posé par vos enfants(4). Concrètement, il est inévitable que cette crainte affaiblisse l’enthousiasme que vous apportez à assumer votre mission sacrée, dans votre ville.

Même si cette crainte était justifiée, même s’il était clair que vous deviez abandonner cette ville, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel on édifiait le Sanctuaire(5), de la manière la plus complète et la plus précise, également dans les étapes où l’on ne passait qu’un jour et qu’une nuit. On peut l’établir, à partir de la fin du chapitre 25 du Tanya, soulignant que “ cette unification(6), là-haut, est éternelle et immuable ”.

Il faut, en particulier, raffermir sa confiance en Dieu. De la sorte, très prochainement, la situation pourra évoluer positivement. Vous aurez le mérite et la réussite de bâtir une éducation bonne et sainte, dans votre ville.

J’ai été content de lire, à la fin de votre lettre, que l’affaire de votre beau-frère se développe, qu’il observe maintenant la bénédiction que vous avez reçue. Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité d’attirer son attention sur le fait suivant. Quand on observe les bénédictions de Dieu satisfaisant tous les besoins, on doit comprendre l’allusion et renforcer les canaux et les réceptacles permettant de les obtenir, c’est-à-dire la Torah et les Mitsvot. Vous consulterez également Iguéret Hakodech, de l’Admour Hazaken, au paragraphe commençant par “ J’ai ressenti ma petitesse ”.

Avec ma bénédiction de réussite et pour que vous donniez de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,

N. B. : Si votre correspondance avec le grand Rav Deutsch a des conséquences positives, vous voudrez bien me le faire savoir. Je vous en remercie d’avance.

Notes

(1) Celui d’Adar. (2) Textuellement “ un moment plus tôt ”. (3) Voir, à son sujet, les lettres n°2992 et 3189. (4) Vraisemblablement celui de leur éducation. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°3067. (6) Réalisée par l’étude de la Torah.

Lettre n°3315

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3315, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction, de même que les quatre demandes, émanant de vos enfants. Celles-ci ont été lues, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Je fais réponse à votre question. Vous me demandez si vous devez prier en même temps que la communauté, le Chabbat, afin de rentrer chez vous en même temps que les membres de votre famille, ou bien si vous pouvez allonger votre prière.

Je suis surpris que vous soyez dans le doute, à ce sujet. La réponse à cette question a déjà été donnée dans une lettre du Rabbi Rachab, imprimée dans le troisième additif du Kountrass Ets ‘Haïm, au paragraphe 4.

Si, pendant les jours lumineux et à l’extérieur d’Erets Israël, il en était ainsi(1), combien plus l’est-elle dans l’obscurité intense de notre génération et dans le palais du Roi(2).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Il était positif d’allonger sa prière. (2) En Terre Sainte.

Lettre n°3316

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3316, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mercredi, dans laquelle vous me décrivez les différents événements de votre voyage, les obstacles qui se sont dressés et la rencontre que vous avez faite.

Comme vous le savez, on dit qu’un empêchement est pour le bien. Pour l’heure, je n’ai pas trouvé la référence de cette affirmation(1), mais les Juifs ont coutume de le dire et, s’ils ne sont pas prophètes, ils n’en sont pas moins “ fils de prophètes ”.

Vous me dites que, dans l’endroit où vous êtes arrivé, vous avez rencontré d’autres émissaires des Sages(2). Mais, vous avez l’habitude qu’il en soit ainsi et malgré cela, Dieu vous accorde la réussite. A n’en pas douter, ce sera également le cas, cette fois-ci.

Il me semble vous avoir déjà indiqué, une fois, ce que dit le saint Zohar, tome 2, page 184b. Lorsque l’homme, ici-bas, a un visage lumineux et joyeux, il attire une révélation céleste qui l’est également. Vous consulterez ce texte.

Ceci permet de comprendre beaucoup plus clairement le proverbe bien connu(3) de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera, selon lequel : “ lorsque l’on pense que tout va bien, tout va effectivement bien ”.

Dieu vous accordera d’annoncer de bonnes nouvelles de votre plantation de spiritualité(4) et de votre récolte de matérialité(5).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1699. (2) Chargés de collecter des fonds pour les institutions de Torah. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°2617 et 2912. (4) La diffusion des valeurs juives. (5) La collecte de fonds pour la Yechiva.

Lettre n°3317

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3317, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos deux lettres du 25 Chevat et à celle qui les précédait.

Avec tout ce que vous écrivez sur cette personne, vous vous placez dans la situation de celui qui tiendrait rigueur à un malade du fait que sa température soit élevée. Il se trouve que telle est précisément sa maladie et la seule solution est de trouver un médicament et de le lui apporter. En effet, la fièvre l’empêche de quitter sa maison(1). Par la suite, on pourra chercher les moyens et les mesures à prendre pour que l’état de ce malade soit profondément modifié et que le traitement fasse son effet.

Il est clair qu’il en est de même pour un Juif qui remplace l’enthousiasme(2) de l’âme divine par celui que l’on éprouve pour “ l’autre côté ”. En pareil cas, il est inutile de polémiquer avec lui. Nos Sages disent que “ l’on commet une faute uniquement quand on est saisi par un esprit de folie ”. On est alors incapable d’accepter un reproche logique et il faut, en pareil cas, trouver le traitement qui convient. De fait, celui-ci est d’ores et déjà enseigné, dans les livres d’Ethique juive et surtout dans ceux de la ‘Hassidout.

Vous devez tenir compte du fait qu’un des symptômes de sa maladie est son emprisonnement dans les quatre coudées du “ roi vieux et fou ”(3). La nécessité d’aimer son prochain fait qu’il n’est pas d’autre alternative que de lui apporter le médicament dans ce domaine(4), de trouver le moyen de l’introduire profondément en lui. Ainsi, à n’en pas douter, il fera son effet, car, si “ un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité ”, combien plus peut le faire beaucoup de lumière.

Et, si l’on ne peut pas faire autrement, il est permis de ne pas faire savoir au malade qu’il s’agit de lui administrer le médicament susceptible de provoquer sa guérison. Celui-ci pensera donc, de la manière dont il perçoit actuellement la situation, qu’on lui offre des friandises. Quelqu’un comme vous comprend sûrement ce que tout cela veut dire, sans qu’aucune autre précision ne soit nécessaire.

Malgré tout cela, il est bien clair qu’il faut éprouver une profonde pitié pour ceux qui sont placés sous l’influence de ce malade. Mais, en tout état de cause, ceux-là ne seront pas sauvés quand on laissera leur guide spirituel dans l’état où il se trouve actuellement.

Que Dieu vous accorde le mérite et le succès d’être l’émissaire qui m’annoncera de bonnes nouvelles, à propos de tout ce qui vient d’être dit. Je vous en remercie par avance.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Textuellement “ ses quatre coudées ”. (2) ‘Hom, qui signifie également température, fièvre. (3) Du mauvais penchant. (4) Celui du mauvais penchant.

Lettre n°3318

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3318, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5715,

Brooklyn, New York,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

possède une juste perception, multiplie les accomplissements

positifs, est versé dans les sciences,

est issu d’une illustre famille,

le Rav Gad(1), de Jérusalem,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 24 Tévet, date de la Hilloula de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, de même que votre livre “ La voie du juge, à Jérusalem ”. Je vous remercie beaucoup pour ce cadeau.

Il me semble vous avoir déjà écrit(2) à quel point il est important et essentiel de rédiger les témoignages relatant les faits du passé. C’est, en particulier, le cas à notre époque, alors qu’un courant de pensée affirme que notre histoire commence à partir de maintenant. Selon certains, il en est ainsi pour tout ce qui nous concerne. Pour d’autres, c’est le cas seulement pour une large part de ce qui constitue notre vie. En tout état de cause, les uns et les autres s’accordent pour dire que l’on ne doit pas tenir compte du passé, bien plus, que celui-ci est un fardeau, dont il convient de se défaire au plus vite. Il est difficile d’en dire plus, à propos de ce qui est douloureux et, pour quelqu’un comme vous, cela serait sûrement inutile.

Vous me demandez pourquoi j’introduis la lettre que je vous adresse par l’expression “ A mon proche parent ”. Je m’en remets, en cela, à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il me semble que lui-même vous écrivait en ces termes(3). Dans son livre(4), monsieur Slonim parle des membres de la famille et il en cite quelques uns qui s’appelaient Frumkin. Peut-être est-ce là l’origine de cette parenté.

Dernier point, qui suscite le plus d’intérêt, vous me dites que votre petit-fils, Alon Yaakov, célèbre sa Bar Mitsva(5). Puisse Dieu faire que ses parents le conduisent à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Vous-même, vous assisterez à tout cela et vous en concevrez une véritable satisfaction, un satisfaction juive, dans l’esprit de la Tradition.

Bien plus, vous me dites que votre gendre est procureur général. Il est donc chargé de mettre en pratique l’Injonction “ Tu détruiras le mal qui se trouve en ton sein ”. Mais, conformément à la Tradition, on met ce Précepte en pratique lorsque l’on prépare les esprits à exclure les délits et les fautes. C’est ainsi qu’il est dit “ la maladie que J’ai envoyé en Egypte, Je ne la placerai pas en toi ”, d’emblée, car “ Je suis l’Eternel Qui te guérit ”. Une telle thérapeutique est préventive et elle s’applique également, dans le domaine moral, comme l’explique longuement le Rambam, dans ses huit chapitres.

Nos Sages ont exposé leurs conceptions, en la matière, dans le Tana Dveï Elyahou Rabba, au chapitre 11. Ils y expliquent que la mission véritable du Sanhédrin n’est pas d’attendre que soit déféré devant lui un suspect ou un coupable, pour le juger en application des principes de la Torah. Cette mission consiste, en fait, à “ se lier des chaînes aux hanches, à soulever leurs vêtements au dessus de leurs genoux et à se rendre dans toutes les villes d’Israël, un jour à Lakish, un à Beth El, un à ‘Hévron, un à Jérusalem et également dans tous les autres endroits, afin de délivrer l’enseignement aux enfants d’Israël, pour que le Nom du Saint béni soit-Il soit grandi et sanctifié dans tous les mondes qu’Il a créés, d’une extrémité à l’autre de la terre ”.

C’est la raison pour laquelle, dit la Michna, à la fin du premier chapitre du traité Makot, un Sanhédrin qui prononce une condamnation à mort une fois tous les sept ans, ou même, selon Rabbi Avraham Ibn Ezra, tous les soixante dix ans, est qualifié de “ criminel ”. Or, il s’agit bien là d’un Sanhédrin vertueux, comme l’explique longuement mon beau-père, le Rabbi, dans sa causerie du Chabbat Techouva 5690(6), qui est imprimée dans le Likouteï Dibbourim, au chapitre 18.

Avec mes respects, ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Je vous joins le fascicule édité à l’occasion de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, qui a été célébrée le 10 Chevat. Il s’agit d’une édition nouvelle, qui vous intéressera sûrement.

Notes

(1) Le Rav G.Frumkin. Voir, à son sujet, la lettre n°2817. (2) Voir la lettre n°2393. (3) Voir les Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 3, lettre n°834 et tome 5, lettre n°1417. (4) “ Les descendants de la famille du Rav de Lyadi ”. (5) Textuellement “ reçoit le joug des Mitsvot ”. (6) 1929.

Lettre n°3319

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3319, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5715,

Brooklyn, New York,

Au Rav, érudit bien connu, possédant d’immenses

connaissances, qui commente la Torah, la met en ordre

et la discute, ‘Hassid qui craint Dieu, aux comportements

généreux, possédant de multiples qualités,

le Rav I.A. Halevi Chlita(1), Grand Rabbin(2),

Je vous salue et vous bénis,

Après l’interruption de vos courriers, j’ai bien reçu votre lettre et j’aurais réellement souhaité pouvoir accéder à votre requête. Vous rappelez, en effet, qu’il m’arrive de traiter des questions relatives au livre de Béréchit et vous faites sans doute allusion aux prétendues contradictions soulevées par la science(3). Néanmoins, je n’ai eu essentiellement, à ce sujet, que des discussions orales et mon temps ne me permet pas de les mettre par écrit ou même d’en rédiger les grandes lignes. Une fois, exceptionnellement, j’ai écrit, à ce sujet(4), pour une certaine raison et je vous joins une copie de cette lettre, bien que je ne sois pas certain que ce soit à cela que vous faites allusion.

Puisque vous faites des recherches en la matière, je vous serais reconnaissant de me faire parvenir une copie de tout ce dont vous disposez par écrit.

Dernier point, qui suscite le plus d’intérêt, je viens d’apprendre que l’on vous a attribué un second mandat de grand Rabbin. Je formule donc des vœux pour que cette fonction vous soit confiée en un moment bon et fructueux, que vous releviez le sort(5) de la Tradition d’Israël, “ dans le pays où résidait son père ”. En effet, la vision de la sauterelle dépend de son antenne(5) et l’homme a lui-même été comparé à une sauterelle, selon le traité Chabbat 77b et le Midrach Béréchit Rabba, au chapitre 21. Et le verset Daniel 7, 8, faisant allusion aux forces du mal, dit que “ cette corne(5) avait des yeux pareils à des yeux d’homme ”.

En effet, Israël fut conduit en exil pour que “ ses fils soient libérés devant ses yeux ”, selon le commentaire de Rachi, au traité Taanit 5b et le verset “ dans le pays où résidait son père ”, formulé au singulier, fait allusion à Its’hak, énonçant une certitude, selon le Midrach Ha Gadol, à cette référence.

Pour cela, il doit être clairement établi dans le monde que les jeunes gens et les jeunes filles, conformément à l’enseignement des Sages, les “ yeux de la communauté ”, seront unis aux anciens et aux anciennes. Car, il s’agit du “ pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu ”. Le Saint béni soit-Il l’observe de Ses yeux, selon le traité Chabbat 89b, des yeux qui sont sans compromission. Car, Il aime Israël, comme le dit le traité Mena’hot 65a et Il “ rend Ses jugements en Israël ”, puisque “ le jugement appartient à Dieu ”, sans complaisance et sans compromis, comme l’affirme le traité Sanhédrin 6b.

Ainsi, nous aurons le mérite, grâce à tout ce qui aura été accompli pendant la nuit de l’exil, lorsque “ par nos yeux, nous ne voyons pas ”, d’assister à la réalisation de la promesse selon laquelle “ nous verrons de nos yeux ”, comme le dit le Zohar, tome 3, page 130a. Vous consulterez aussi le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, à la fin du discours intitulé “ Lorsque tu écouteras… aux yeux de l’Eternel ton Dieu ” et le Or Ha Torah, du Tséma’h Tsédek, à la fin de la Parchat Vayéra.

Avec ma considération, mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Its’hak Aïzik Herzog. Voir, à son propos, la lettre n°1320. (2) D’Israël. (3) De la théorie de l’évolution. (4) Voir la lettre n°1996. (5) Le mot Keren signifie, à la fois, sort, antenne et corne.

Lettre n°3320

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3320, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Adar 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Depuis bien longtemps, je n’avais reçu aucune lettre de votre part. J’ai donc été satisfait d’avoir au moins des nouvelles de vous et de votre famille par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Yossef Flyer.

J’ai appris également que vous avez participé à la réunion ‘hassidique du jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël(2). Vous savez(3) qu’une âme, au jour de sa Hilloula, s’élève du stade élevé dans lequel elle se trouve, vers un autre, qui l’est encore plus. Nos Sages disent qu’ils(4) ne connaissent pas le repos, s’élèvent d’une étape vers l’autre.

Or, tous ceux qui sont liés à lui le suivent, dans son élévation. Néanmoins, ils doivent forger les réceptacles pour cela, s’efforcer de la révéler dans leurs pensées, leurs paroles, leurs actions et surtout dans ces dernières, qui sont essentielles, ainsi qu’il est dit : “ Aujourd’hui, pour les accomplir ”.

Bien plus, nous vivrons bientôt “ les années pendant lesquelles on se dira…(5) ”, la période du Machia’h, comment l’expliquent, en particulier, le traité Chabbat 151b et le commentaire de Rachi, le Rambam, lois de la Techouva, chapitre 8, paragraphe 9 et fin des lois des rois, le Avodat Ha Kodech, tome 2, chapitre 38 et Iguéret Ha Kodech, à la fin du chapitre 26. Ce point ne sera pas développé ici.

Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles de tout cela.

Il est bien évident que tout ceci s’applique à chacun et à chacune des ‘Hassidim qui ont la possibilité d’agir. A notre époque, en particulier, il s’agit là d’une obligation personnelle.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Shayevitch. Voir, à son sujet, la lettre n°2773. (2) Le 10 Chevat. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3249. (4) Les Sages qui se trouvent dans le Gan Eden. (5) Que l’on n’a pas pleinement accompli ce qui aurait dû être fait, pendant le temps de l’exil.

Lettre n°3321

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3321, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’association ‘Habad,

en notre Terre Sainte,

puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 23 Chevat et, entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne, qui faisait réponse à vos précédents courriers.

A) Il y a deux jours, monsieur Its’hak Korn, l’un des principaux dirigeants du mouvement des implantations(1), m’a rendu visite. Il m’a fait part de l’aide qu’il a accordé au Kfar(2). Il a pris l’engagement qu’il le ferait encore, à l’avenir, dans la mesure de ses moyens et en en faisant pleinement usage.

Il serait bon que vous le rencontriez, dès son retour en Terre Sainte. Au cours de votre conversation, il aura sûrement l’occasion de vous réitérer sa promesse. Il sera donc plus aisé d’avoir recours à lui par la suite, quand le besoin s’en fera sentir.

B) A l’issue du prochain Chabbat, le président de la fédération rabbinique des Etats Unis, le Rav David Hollander et le Rav Tsvi Shechter s’envoleront d’ici pour la Terre Sainte, où ils représenteront cette fédération. Celle-ci, qui compte plus de cinq cents membres, regroupe des rabbins orthodoxes, pour la plupart jeunes et nés aux Etats-Unis. L’un et l’autre pensent passer environ deux semaines en Terre Sainte, où ils réaliseront une évaluation de la situation religieuse et tenteront de rapprocher les cœurs. Le président de cette fédération a déjà effectué une visite similaire, l’an dernier.

Il serait particulièrement judicieux, pour faire suite à leur propre demande, qu’ils visitent la Yechiva de Lod, le Kfar et d’autres institutions Loubavitch. A mon avis, et bien que nous n’en ayons pas parlé, il serait bon qu’ils voient également l’école professionnelle, d’autant que, pour l’heure, celle-ci est pratiquement unique, en Terre Sainte. Ils l’apprécieront donc tout particulièrement.

Par ailleurs, ils souhaitent rencontrer les représentants de plusieurs partis et des administrations. Ceci conditionnera leur manière d’aborder différents projets Loubavitch et, plus généralement, leur relation avec ce mouvement. Il serait donc bon de les présenter à monsieur Chazar, auquel j’écris directement, à ce sujet.

Dans la mesure du possible, vous les présenterez vous-mêmes aux courants les plus à droite. Bien évidemment, vous pourrez leur dire que vous le faites à ma demande. Je ne souhaite pas interférer dans les discussions qu’ils auront avec ces personnes. Mais, pour différentes raisons, il est nécessaire que leur soit réservé un bon accueil.

J’ai bon espoir qu’à terme, du bien en résultera pour les questions religieuses, en Terre Sainte et également pour celles des Etats Unis. Je fais allusion à tous les milieux à la fois, y compris aux Natoureï Karta et au Rav Soloveitchik Chlita.

C) Ces Rabbanim ont noté l’adresse de l’association ‘Habad à Tel Aviv, mais il ne faut pas attendre qu’ils prennent l’initiative de venir vous voir. Il sera sans doute aisé de déterminer où ils séjournent et vous prendrez donc contact avec eux, au plus vite.

J’attends de vos bonnes nouvelles, des nouvelles détaillées concernant tout ce qui vient d’être dit. Je vous en remercie d’avance.

Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

Notes

(1) Des villages, en Erets Israël. (2) Kfar ‘Habad.

Lettre n°3322

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3322, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une longue interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat Michpatim, dans laquelle vous me dites que tout ce qui concerne la Yechiva se déroule de manière fructueuse.

A quelqu’un comme vous, il est inutile de souligner et de préciser ce que disent les Sages, “ Celui qui te dit ne pas avoir fait d’effort et avoir, néanmoins, connu le succès, ne le crois pas ”. Or, la logique indique que, quand le résultat est à la mesure de l’effort, on ne peut parler de réussite. Celle-ci doit décupler ce résultat.

Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi dans les trois domaines que sont les Mitsvot, la Torah précédée par une bénédiction, comme l’expliquent Rabbénou Yona(2) ou, plus précisément, le Baït ‘Hadach sur le Tour Ora’h ‘Haïm, chapitre 47, ce qui introduit le troisième domaine, la prière fervente.

De temps à autre, il faut méditer aux idées qui suscitent l’amour et la crainte de Celui Qui donne la Torah, comme l’expliquent le Tanya, à la fin du chapitre 41, “ de même, au milieu de la journée... ”. C’est également le cas pour un acte de divorce, en application du Précepte “ Ecarte-toi du mal ” ou pour le Séfer Torah(3), qui correspond à “ fais le bien ”. Et, il convient de le faire(4) “ au moins à chaque heure ”. Vous consulterez ce texte.

Le mérite public dépend de vous et de ceux qui vous viennent en aide. Vous guiderez vos élèves sur le chemin de la vie.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,

Notes

(1) Le Rav Y.Z. Segal. Voir, à son sujet, la lettre n°2736. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ On consultera Rabbénou Nissim, sur le traité Nedarim 81a ”. (3) En rédigeant l’acte de divorce, on doit penser à la femme et à l’homme qui se séparent. De même, on doit écrire un Séfer Torah en pensant lui conférer la sainteté qui doit être la sienne. (4) On méditera à tout cela.

Lettre n°3323

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3323, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du lundi de la Parchat Terouma et je m’étonne de sa formulation. Vous me dites, en effet, que l’on a décidé de ne pas vous confier ce poste et que la raison en est le fait que vous portiez la barbe.

Il est, bien évidemment, impossible que ce soit le cas. Le Saint béni soit-Il est le Maître du monde, au sens le plus littéral, ce qui inclut également les Etats Unis. Dans Sa sainte Torah, Torah éternelle et Torah de vie, Il a clairement établi que la barbe correspond aux treize Attributs de miséricorde divine, qui exercent leur influence dans tous les domaines.

Outre ce caractère naturel, pour lequel vous consulterez le Pirouch Ha Milot du Tséma’h Tsédek, commentant le verset “ Il est miséricordieux ”, également mentionné dans les additifs du Tehilim Ohel Yossef Its’hak, dans son édition intégrale, il est inconcevable qu’une bénédiction accrue remette en cause la subsistance matérielle, ce qu’à Dieu ne plaise.

Qui sait, donc, pourquoi ce poste ne convient pas à vous-même et aux membres de votre famille ? Et, de fait, la réponse à cette question importe peu. Dieu vous accorde Sa Providence et Il a donc fait en sorte que vous n’alliez pas résider dans cet endroit. Il faut en conclure qu’il ne vous convient en aucune façon.

Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite d’observer le bien visible et tangible, sans obstacle et sans voile, sans succomber aux avances de “ l’autre côté ”.

Avec ma bénédiction pour que vous gagniez votre vie et connaissiez la réussite, en tout ce qui vous concerne,

Lettre n°3324

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3324, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Evoquant votre étude de la ‘Hassidout, vous me dites ne pas avoir trouvé de temps à lui consacrer, car il y a plusieurs livres que vous souhaitez apprendre, au préalable, afin de les enseigner.

Je suis particulièrement surpris et étonné par une telle affirmation. Différents textes du saint Zohar établissent la nécessité d’étudier la partie profonde de la Torah, à laquelle la ‘Hassidout appartient et qui est l’âme de son enseignement révélé, appelé le corps de la Torah.

En d’autres termes, vous me répondez que vous n’avez pas de temps à consacrer à l’âme et à la vitalité, car vous souhaitez vous focaliser sur le corps. Il est clair que cette réponse n’est en aucune façon recevable.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

Lettre n°3325

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3325, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sûrement conservé une copie des courriers que vous m’avez adressé. Comparez donc vos premières lettres, votre déconvenue, vos tracas, à l’état d’esprit, radicalement opposé, qui est exprimé dans votre dernière lettre.

Puisse Dieu faire que vous voyiez en cela une preuve tranchée du fait qu’à l’avenir, vous ne devrez pas vous affecter si l’un de vos besoins n’est pas immédiatement comblé, en fonction de ce que vous pouvez observer par vos yeux de chair. Parfois, quelques jours de plus sont nécessaires.

Cette décision n’est pas seulement indispensable pour votre bonne santé morale. Elle est, en outre, favorable à votre santé physique.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, en tout ce qui vous concerne et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

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