Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3346
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3346, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Adar 5715,
Brooklyn, New York,
Aux présidents, responsables et participants
à la treizième campagne menée au profit de la
Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch,
de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
C’est avec plaisir que j’ai eu connaissance de votre campagne, qui commence cette semaine, afin de réunir les moyens financiers nécessaires à la Yechiva Loubavitch de Montréal. Par la présente, j’adresse mes chaleureuses salutations à tous et à chacun, en particulier, à ceux qui prennent part à cette collecte annuelle. Je vous adresse mes souhaits sincères pour que Dieu vous accorde une considérable réussite.
Chaque collecte, surtout celle qui est organisée au profit d’une institution de première importance, comme la Yechiva Loubavitch de Montréal, suggère une réflexion sur ce qu’est cette institution, non seulement pour ses centaines d’élèves, que Dieu multipliera, mais aussi pour le Judaïsme de Montréal et du Canada, dans son ensemble.
Déjà, auparavant, la Yechiva n’était pas seulement un lieu d’étude, où l’on apprend la Torah, mais aussi un institut pédagogique, dans lequel l’élève se pénètre de l’esprit de la Torah. Toutefois, à notre époque, son rôle est encore plus primordial, puisqu’elle permet à cet élève, non seulement d’acquérir la connaissance de la Torah et du Judaïsme, mais aussi de s’emplir de la lumière de la Torah de vie, de “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, avec un esprit d’abnégation et de responsabilité envers l’héritage moral de notre peuple.
Tel est le caractère profond de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch, dont les élèves se distinguent par le fait que, quittant les quatre murs de son enceinte, ils savent qu’ils doivent être “ des bougies pour éclairer ”, pour diffuser la clarté de la Torah et des Mitsvot autour d’eux, dans leur existence quotidienne.
Grand est le mérite des responsables, de ceux qui agissent et de tous ceux qui prennent part à la campagne de la Yechiva Loubavitch de Montréal. Il ne suffit pas d’aider la Yechiva, de lui donner les moyens de vivre. Il faut, en outre, qu’elle puisse grandir et se développer, puisque tels sont les caractères de ce qui vit.
J’espère que chacun agira avec l’abnégation et l’énergie nécessaires. Dès lors, le succès sera assuré et il apportera la bénédiction et la réussite à chacun et aux membres de sa famille, en tous les besoins matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Lettre n°3347
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3347, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar 5715,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, que votre fille s’est fiancée. Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux et que le jeune couple bâtisse un foyer éternel, qui sera basé sur la Torah et les Mitsvot, illuminé et pénétré de la clarté et de l’esprit de la ‘Hassidout.
Nos Sages emploient, avec précision, l’expression “ édifice éternel ” à propos des fiançailles. Il n’y a pas là une figure de style. Ces mots ont une signification profonde. Un édifice repose sur ses fondations et il est solide uniquement lorsque celles-ci sont fortes et non chancelantes. L’apparence extérieure des fondations importe peu. Il convient uniquement que les matériaux utilisés soient solides, durables et résistant à toutes les situations.
Il en est de même, et plus encore, dans la dimension morale, pour l’édifice que bâtit un jeune couple. Une vie commune harmonieuse, un foyer juif heureux, matériellement et spirituellement, sont concevables uniquement lorsque la maison est bâtie sur les solides fondations, éprouvées par de nombreuses générations, que sont la Torah et les Mitsvot. En pareil cas, il n’y a nullement lieu d’être inquiet, comme pourraient le penser ceux qui ne comprennent pas tout cela.
Je souhaite au jeune couple de prendre la décision de bâtir son foyer sur les fondations qui viennent d’être définies, celles de la Torah et des Mitsvot, avec les bons comportements et les coutumes d’une maison ‘hassidique, de parents et de grands-parents ‘hassidiques, d’accomplir tout cela dans leur vie. Vous, votre épouse et vos chers parents concevrez d’eux beaucoup de satisfaction véritable, juive et ‘hassidique.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,
Lettre n°3348
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3348, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Le Rav Pessa’h Ephraïm(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Adar et je suis surpris que vous ne disiez rien du jour de la Hilloula(2) du 10 Chevat. Sans doute, en ce jour, avez-vous intensifié l’étude de la Torah et surtout de la ‘Hassidout, la prière et la Tsédaka. Vous ne manquerez de compléter tout cela, à la prochaine occasion.
Vous évoquez ce que vous devez faire, en ce qui concerne le second jour de fête célébré en dehors d’Erets Israël(3). Vous devez mettre en pratique ce qui est dit dans le Choul’han Arou’h. Ce qui est expliqué dans le Chaar Ha Collel(4) concerne uniquement une action publique et montre la nécessité d’agir de manière discrète(5).
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, en saluant tous vos amis,
Notes
(1) Le Rav P.E. Riber. (2) Du précédent Rabbi. (3) Le Rav Riber, résidant en Terre Sainte, s’était, en effet, rendu à Djibouti pour y faire la Che’hita, alors que les membres de sa famille étaient restés en Erets Israël. Voir également, sur le même sujet, la lettre n°973. (4) Au début de cette ouvrage. (5) Afin de ne pas donner l’apparence de transgresser la fête en public.
Lettre n°3349
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3349, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak Nata(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 17(2) Chevat, qui faisait suite à un silence particulièrement long. J’ai bien reçu également ce qui y était joint. J’ai été particulièrement satisfait d’y lire que la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, jour de notre délivrance et de la libération de notre âme, avait été fructueuse.
Je suis surpris que vous ne mentionniez pas la date du 10 Chevat. Vous avez sans doute parlé à vos amis et à vos connaissances de celui dont on célèbre la Hilloula à cette date, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous avez évoqué ses réalisations et l’abnégation dont il fit preuve. Si, pour une quelconque raison, une telle réunion n’a pu avoir lieu au jour de la Hilloula, vous chercherez sûrement l’occasion qui convient pour combler le manque. Dieu vous accordera la réussite.
Il est clair qu’il est absolument indispensable d’instaurer un cours de Tanya, qui sera hebdomadaire pour commencer. Le moment le plus propice pour le faire est le Chabbat et j’espère que ce jour vous conviendra, que vous pourrez préparer les explications nécessaires, pour cela.
Vous connaissez la lettre de mon beau-père, le Rabbi, à propos de l’étude du Tanya, qui est imprimée dans les résumés et commentaires de ce livre. Il y est dit que le Tanya est appelé Loi Ecrite de la ‘Hassidout, de sorte que ce qui est vrai pour la Loi Ecrite de l’ensemble de la Torah l’est également pour le Tanya. Ainsi, le plus grand érudit ne pourra pas la comprendre profondément et l’homme le plus simple aura également accès à ce qui y est dit. Vous consulterez cette lettre, qui explique longuement tout cela. Il est inutile de préciser à quel point un enseignement public de cet ouvrage est un mérite considérable.
Je vous remercie tout particulièrement pour les récits, que vous reproduisez, du testament de votre père et, en particulier, pour celui de 5679(3), qui concerne mon père. Je vous saurais gré de me faire profiter des autres récits et de tout ce qui figure dans ce testament. Je vous en remercie d’avance.
Je vous adresse ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse. Vous voudrez bien transmettre mes salutations et la présente bénédiction(4) à tous ceux qui ont signé la lettre collective qui était jointe à la vôtre.
Notes
(1) Le Rav I.N. Niv. Voir, à son sujet, la lettre n°3037. (2) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est dix sept. (3) 1919. Le Rabbi Rachab raconta alors au père du Rabbi que le Baal Chem Tov avait quitté ce monde, au premier jour de Chavouot et le roi David, le second, c’est-à-dire le Chabbat 7 Sivan. Voir le Likouteï Si’hot, tome 4, page 1031, note 29, tome 8, page 21. (4) Pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse.
Lettre n°3350
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3350, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je ne reçois plus de lettres, de votre part, depuis bien longtemps, même si, de temps à autre, j’obtiens indirectement de vos nouvelles. Bien évidemment, cela ne suffit pas et sans doute compléterez-vous tout cela, à la prochaine occasion.
Vous avez eu le mérite de profiter de l’opportunité que vous offrait la divine Providence pour exercer une influence positive sur votre entourage, le rapprocher de la ‘Hassidout, de ses pratiques et de ses usages. A n’en pas douter, ce mérite vous viendra en aide, dans votre service de Dieu, dans les trois domaines que sont la Torah, la prière et les bonnes actions.
Vous me dites que le fait de vous consacrer au service de Dieu du cœur qu’est la prière fervente vous empêche ou même va à l’encontre de l’autre domaine de ce service qu’est l’étude de la Torah. J’en suis surpris. Comment penser qu’une Mitsva du Saint béni soit-Il aille à l’encontre d’une autre Mitsva ? Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, de Mitsvot ayant une portée générale.
A l’opposé de tout cela, on a pu constater qu’Abba Binyamin demandait à Dieu que “ sa prière soit à proximité de son lit(1) ”. En effet, l’étude de la Torah qui fait suite à la prière est beaucoup plus puissante que celle qui n’est pas précédée par cette prière.
De plus, différents textes de ‘Hassidout soulignent que la Hala’ha est tranchée selon l’avis de Beth Hillel, car celui-ci est humble et agréable, bien que Beth Chamaï ait été plus vif. Or, la Hala’ha suppose une compréhension profonde(2). Elle n’est pas une simple décision. Bien évidemment, tout cela s’ajoute à ce que dit le Ets ‘Haïm du tort immense que l’on se cause à soi-même en séparant l’arbre de vie de l’arbre de la connaissance(3). Vous consulterez ce texte.
Concernant le troisième domaine, celui de la Tsédaka et des bonnes actions, le début du Torah Or explique que l’on obtient, en agissant de la sorte, “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”. Une note du Tséma’h Tsédek, imprimée au début du Likouteï Torah sur trois Parachyot, précise que le chiffre mille n’est nullement une exagération, selon l’expression courante. Ce chiffre est très précis.
Certes, on peut constater que certains sont plutôt attirés par la partie révélée de la Torah et d’autres par la ‘Hassidout, mais cela n’est nullement contradictoire. En effet, le Tikouneï Zohar, cité par Igueret Hakodech, distingue les “ hommes de Torah ” des “ hommes de bonnes actions ”. Vous consulterez également l’explication de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ celui qui dit ne posséder que la Torah…(4) ”, dans le Kountrass Ets ‘Haïm, dans la note de ce texte et dans celle d’Iguéret Hakodech, au chapitre 9.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour me donner de bonnes nouvelles, au plus vite,
Notes
(1) Dès son réveil. (2) Elle aurait donc dû adopter l’avis de celui qui est le plus vif. (3) La prière de la Torah. (4) Ne possède même pas la Torah.
Lettre n°3351
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3351, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’obtenir de vos nouvelles par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Chlomo Zalman Hecht. Conformément à votre demande, je mentionnerai votre nom et celui de tous les membres de votre famille près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une bonne santé et l’opulence matérielle.
Il est sans doute inutile de vous rappeler que, tout au long de l’année, le Saint béni soit-Il demande que l’on mette en pratique le Précepte “ Servez Dieu dans la joie ”. Il faut donc se réjouir d’être un descendant d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov, du fait que “ vous êtes des enfants pour l’Eternel votre Dieu ”. Nous avons le mérite que Dieu accorde Sa Providence à chacun d’entre nous, à chaque époque et en tout endroit.
Lorsque l’on a l’honneur de se trouver dans la chambre d’un roi de chair et d’os, on en conçoit de l’inspiration et de la joie. Combien plus doit-il en être ainsi quand on est prêt du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, comme l’explique longuement le chapitre 46 du Tanya.
Ceci nous conduit à une seconde idée. Lorsque l’on se trouve en compagnie du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, on a conscience que rien ne peut être mauvais. En effet, nul d’autre que Dieu ne possède le pouvoir. Parfois, survient un événement dont on ne perçoit pas le bien profond. Il faut dire, en pareil cas, que l’on n’a pas suffisamment médité à ce bien. Mais, au final, on peut vérifier que “ tout ce que Dieu fait est pour le bien ”.
J’espère que ces quelques lignes suffiront pour vous suggérer une telle réflexion. Ainsi, vous parviendrez à placer votre confiance en Dieu. Chaque Juif doit se raffermir en cette confiance, qu’il possède nécessairement, au moins de manière cachée. De la sorte, on sera réellement joyeux.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°3352
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3352, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17(1) Adar 5715,
Brooklyn, New York,
A tous les amis de la Torah, de la bonne éducation
et, en particulier, à tous ceux qui prennent part à la
fête annuelle de Beth Rivka, que Dieu vous accorde
longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
La fête annuelle des institutions Beth Rivka, qui aura lieu ce dimanche, doit être considérée avec toute l’attention et le sérieux nécessaires.
Il convient de souligner, encore et encore, qu’une jeune fille juive, appelée à être une maîtresse de maison, à diriger un foyer juif, détient en ses mains, pour une large part, l’éducation de ses enfants. Elle est principalement à l’origine du corps et de l’âme de la maison juive, à laquelle elle insuffle la clarté de la Torah et des Mitsvot, du Chabbat et de la fête, les bons comportements et les belles pratiques juives, tout ce qui est nécessaire pour que ce foyer soit vertueux, pur et heureux.
Les écoles Beth Rivka forment les filles juives pour qu’elles assument cette mission au cours de leur vie. Leur rôle est donc particulièrement fondamental.
Malgré tout ce qui vient d’être dit(2), ces écoles sont confrontées à de gros problèmes financiers, qui compromettent leur croissance et leur développement.
J’adresse donc un appel sincère à tous ceux qui chérissent la Torah et l’éducation juive la plus pure, afin qu’ils apportent leur contribution aux écoles Beth Rivka, qu’ils persuadent leurs amis et leurs connaissances d’en faire de même.
A n’en pas douter, le mérite de renforcer l’éducation des filles juives, dans l’esprit de la Tradition d’Israël, protégera les donateurs et ceux qui apportent leur aide. Que Dieu leur vienne en aide en tous leurs besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction pour tout le bien,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, terme dont la valeur numérique est dix sept. (2) Même s’il eut été plus logique que la seule préoccupation soit de tenter d’élargir les moyens.
Lettre n°3353
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3353, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[17 Adar 5715]
Vous êtes tous d’accord pour reconnaître que vous avez besoin d’être encouragés. Vous demandez d’être caressés et implorés. De la sorte, peut-être rendrez-vous aux maîtres de la ‘Hassidout et, par leur intermédiaire, au Saint béni soit-Il et aux armées célestes, le service de commencer à réfléchir à la manière de diffuser les sources à l’extérieur, en fonction du temps dont vous disposez et que vous pouvez consacrer à cet objectif.
Puis, vous méditerez profondément à cela et vous convoquerez une réunion pour en discuter. Dès lors, vous vous serez pleinement acquittés de votre obligation. Relisez donc votre lettre, de même que votre compte-rendu
pour la période du 22 Kislev au 21 Tévet, qui est, comme vous l’écrivez vous-même dans votre lettre, la plus propice de l’année pour l’action, puis vous vous demanderez ce qui a été concrètement réalisé, alors que notre juste Machia’h “ se tient derrière notre mur ”, que nos saints maîtres accordent la bénédiction et la réussite, pour peu que l’on consente le plus modeste effort.
Or, au lieu de profiter de la réussite, on recherche différents prétextes, étrangers à la vérité, afin de ne pas assumer une mission si importante. Il me semble vous avoir déjà décrit la situation actuelle, comme l’explique Iguéret Hakodech, au chapitre 24, “ Quand Il voulut Se révéler à tous… ”. Vous consulterez ce texte.
Puisse Dieu faire qu’un profond changement intervienne en tout ce qui vient d’être dit, pour de longs jours et de bonnes années,
Lettre n°3354
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3354, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me décrivez tout ce que vous avez vécu. L’idée profonde de votre exposé est la suivante. Vous luttez contre le mauvais penchant que chaque Juif possède et, jusqu’ici, vous n’avez pas encore connu la réussite, dans ce combat. A différentes reprises, vous avez trébuché.
Or, il est clair que chaque Juif possède les forces nécessaires pour être victorieux, dans sa lutte. Parfois, comme c’est le cas dans un combat matériel, l’un tombe et l’autre se redresse. D’autres fois, le contraire est vrai. Mais, en tout état de cause, la victoire finale est assurée.
Il est dit que “ aucun d’entre nous ne sera repoussé ”. Le désespoir et le renoncement sont des stratagèmes du mauvais penchant, qui désire emprisonner l’homme dans son domaine et dans son filet. En conséquence, vous fixerez votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, vous accomplirez les Mitsvot de la meilleure façon.
Bien évidemment, vous y parviendrez plus facilement en vous trouvant à la Yechiva et en vous soumettant réellement aux instructions de sa direction. Au final, vous parviendrez à vous extraire de la boue et vous observerez la lumière dans votre vie.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3355
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3355, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Adar 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous voudrez bien vérifier s’il existe des livres recensant les noms des Sefardim, l’équivalent du livre des noms pour les actes de divorce, chez les Ashkenazim.
De même, existe-t-il une liste des auteurs et des livres, comme le Chem Ha Guedolim, qui soit spécifique au Maroc et à l’Afrique ?
Dans la mesure du possible, vous vous procurerez ces livres et vous les expédierez ici. D’avance, je vous remercie beaucoup pour tout ce que vous ferez.
J’ai bien reçu le colis de livres(2) envoyé le 3 Tévet. Je vous en remercie.
Notes
(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca, Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°3010. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2965.
Lettre n°3356
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3356, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[18 Adar 5715]
Vous évoquez le fait de porter une ceinture, le Gartel, pendant la prière. Les ‘Hassidim ont coutume de le faire après le mariage. Néanmoins, on peut se demander si ceux qui, pour une quelconque raison(1), ont commencé à la porter avant cela doivent modifier leur pratique.
Certes, il faut éviter, en l’occurrence, tout comportement ostentatoire et, avant tout, ne pas se distinguer des autres ‘Hassidim. Vous pouvez donc porter cette ceinture sous votre veste. Si toutefois vous avez déjà abandonné votre pratique préalable, vous devez obtenir l’autorisation de le faire auprès d’un tribunal rabbinique constitué de trois juges, comme c’est le cas pour chaque usage positif que l’on a mis en pratique au moins trois fois(2).
Vous me demandez pour quelle raison on commence à porter cette ceinture, pour la prière, précisément après le mariage. Je n’ai pas d’explication tranchée, à ce sujet. Néanmoins, il s’agit d’une coutume de ‘Hassidim et vous verrez ce que dit, à ce propos, le Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 91, avec ses commentaires. On se conforme ainsi au Précepte : “ Apprête-toi pour ton Dieu, Israël ”.
Ceci peut être comparé au fait de mettre un Talith, Mitsva qui permet de révéler sur soi la Royauté de Dieu, comme l’explique le Tanya, au début du chapitre 41. Du fait de ce point commun, on commence à porter l’un et l’autre à une même période(3), après le mariage. Concernant le Talith, on trouve une allusion à cela dans le traité Kiddouchin 29b.
D’autres raisons pourraient également être données, mais elles ne seront pas développées ici.
Plusieurs communautés, en Pologne, ont également la coutume de commencer à porter un Gartel avant le mariage. De même, il est un usage de porter deux ceintures, comme l’explique le Mena’hem Tsion, cité par le Taameï Ha Minhaguim, tome 3. Vous consulterez également le traité Chabbat, chapitre 16, Michna 4(4). Mais, ces deux coutumes(5) n’ont pas été adoptées par les ‘Hassidim.
Sans doute profitez-vous des jours de Pourim, qui approchent, de la façon qui convient et de manière ‘hassidique. Le lien avec ce qui vient d’être dit peut être déduit de différents textes de ‘Hassidout évoquant la fête de Pourim.
Notes
(1) Ayant eu, auparavant, d’autres coutumes. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Chaar Ha Collel, chapitre 41, sur la veille de Roch Hachana, paragraphe 3 ”. (3) Le Gartel et le grand Talith, lors du mariage. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Telle est également l’origine de la coutume ‘hassidique consistant à porter une Kippa sous son chapeau, comme le dit le traité ‘Houlin 138a. (5) Le port du Gartel avant le mariage et le port de deux ceintures.
Lettre n°3357
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3357, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre des jours de Pourim. Du reste, je suis surpris que vous n’évoquiez pas les bonnes résolutions et les accomplissements positifs de cette période, lesquelles révèlent la joie pour tout le mois, puis pour toute l’année.
Vous évoquez le contenu de la lettre que je vous ai adressée(1), à propos du comportement que l’on doit adopter, lors d’une réunion ‘hassidique. Je précisais que j’avais écrit, à ce sujet, à d’autres ‘Hassidim et je ne comprends donc pas votre émotion(2).
Si vous êtes concerné par ce qui est dit dans la lettre, il est certain que vous ne devez pas vous en affecter. En revanche, si votre comportement ne correspond nullement à ce qui y est décrit, vous devez être heureux d’avoir été nommé guide spirituel des ‘Hassidim, chargé de s’assurer qu’ils adoptent un bon comportement pendant les réunions ‘hassidiques.
Que Dieu vous accorde le succès, la largesse d’esprit et l’opulence matérielle, afin que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles de tout ce qui est dit dans votre lettre.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°3280. (2) Le destinataire de cette lettre demandait, vraisemblablement, pourquoi une telle mise en garde lui était adressée à lui.
Lettre n°3358
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3358, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm Zoussya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Adar et j’attends la suite des informations concernant ce que vous mentionnez dans votre lettre et surtout l’action concrète.
Concernant le réseau(2), il est clair qu’il faut se préparer à l’avance, prendre conseil et réfléchir comme il convient, à la manière de prolonger la prochaine année scolaire. Sans doute, le moment des inscriptions est-il déjà arrivé.
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, qu’un progrès est intervenu dans la diffusion des livres(3). Puisse Dieu faire que ce progrès soit effectif, qu’il représente au moins une partie de ce qui est possible, conformément aux besoins du moment. Dieu accorde la réussite et Il vous permettra d’être le canal et l’émissaire, chargé de la dévoiler.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Wilimovski. Voir, à son sujet, la lettre n°3151. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3151.
Lettre n°3359
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3359, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites qu’il vous est très difficile de voir votre fils souffrir. J’ai des scrupules à vous faire de la peine, mais je dois vous faire part de ce qui me semble être la vérité.
Le saint Zohar, reproduit par le Tséma’h Tsédek dans différents textes, explique que le fait de se laisser pousser la barbe est une pratique propice pour connaître l’opulence matérielle, par la bonté de Dieu, en supprimant les obstacles et les voiles, dans ce domaine. Et, puisse Dieu faire que ceux qui ont adopté une attitude négative envers votre fils, du fait de sa barbe, cessent d’exercer des pressions sur lui.
Il est clair que l’on ne peut comparer la période où il n’avait pas encore de barbe à celle où, après l’avoir laissé pousser, il l’a coupée. Or, il la portait joyeusement et sans contrainte. Malheureusement, on assiste, en l’occurrence, au moins de manière passagère, à la réalisation du verset : “ Des mères miséricordieuses ont ébouillanté leurs enfants ”.
Que le Dieu miséricordieux, Source de la pitié et de la bonté, mette un terme aux difficultés qui ont été suscitées de cette façon. Qu’à l’avenir, la situation de votre fils soit bonne, puis encore meilleure, y compris dans sa dimension matérielle. Conformément au dicton bien connu du Rabbi, “ il ira du bien vers le mieux ”.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°3360
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3360, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Adar, à laquelle une demande de bénédiction était jointe. Vous me dites que vous constatez des hauts et des bas, dans votre service de Dieu. Et, vous dites que vous en avez la tête qui tourne.
Ces hauts et ces bas sont particulièrement fréquents, si ce n’est pour une élite. Il appartient donc à l’homme de transformer la descente, de lui permettre d’aboutir à la montée particulièrement importante qui la suivra. Et, le résultat est à la mesure de l’effort. Il est certain que chacun dispose des forces dont il a besoin, en fonction de sa nature.
Vous me dites que vous récitez la première moitié de la prière avec inspiration et que vous avez ensuite la tête lourde. En pareil cas, il faut se reposer, même au milieu de la prière, bien évidemment de manière permise par le Choul’han Arou’h et conforme au Choul’han Arou’h ‘hassidique.
En effet, un homme doit préserver sa santé, comme l’établit l’explication du Baal Chem Tov sur le verset “ tu lui viendras en aide ”, c’est-à-dire au corps. Ce dernier doit donc être en bonne santé, selon l’avis de la Torah.
Certes, en la matière, il convient d’être vigilant et de se méfier des interventions et des stratagèmes du mauvais penchant. Pour autant, il faut garder la mesure et il est inutile d’en faire trop. Vous consulterez sûrement votre guide spirituel et vous vous conformerez à son avis.
Que Dieu vous permette d’avoir une âme forte dans un corps fort. Vous m’annoncerez de bonnes nouvelles et vous me direz que vous connaissez la réussite dans votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, dans la pratique des Mitsvot et surtout de celle qui est la plus essentielle et la plus fondamentale, la prière fervente.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°3361
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3361, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid, aux multiples accomplissements,
Le Rav A.‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée et dans laquelle vous citez les journaux qui ont édité des articles à propos de la Hilloula(2). Je vous félicite pour ce qui a été fait et pour ce que vous ferez. Mais, il ne faut pas se satisfaire de ce qui a été obtenu, bien au contraire. Car, si la mobilisation, jusqu’à ce jour, a permis d’obtenir tout cela, combien plus un engagement et un effort accrus seront-ils suivis d’effet. Et, ce qui est bien évident n’a nul besoin d’être démontré.
Vous évoquez la publication d’une causerie. Je vous ai déjà écrit(3) quelles étaient les conditions à remplir pour le faire. Le texte doit être reproduit dans un style usuel, en évitant les répétitions qui sont, en revanche, nécessaires lorsque ces propos sont tenus oralement, par exemple du fait de nouveaux arrivants. Il faut également préciser qu’il s’agit d’une traduction libre, qui n’a pas été relue(4). A ces conditions, une telle initiative est très positive.
Dieu fasse que vous réussissiez à diffuser, de plus en plus largement, les sources(5) à l’extérieur. A n’en pas douter, vous recevrez ainsi une bénédiction et un succès accrus dans vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour donner de bonnes nouvelles,
N. B. : Je vous joins ce qui a été édité dernièrement et qui vous sera sûrement utile pour ce qui a été exposé auparavant. Conformément à la lettre des 22 et 24 Tévet, vous enverrez sûrement ici l’hebdomadaire Panim El Panim(6) et le livre Ye’hideï Segoula(7).
J’ai déjà souligné, à plusieurs reprises, qu’il serait bon d’expliquer aux auteurs et aux éditeurs de toutes sortes l’intérêt, pour eux, de mettre leurs publications à la disposition de notre bibliothèque, ici.
Notes
(1) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°2989. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (3) Voir la lettre n°3162. (4) Par le Rabbi. (5) De la ‘Hassidout. (6) Face à face. (7) Ceux qui appartiennent à une élite.
Lettre n°3362
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3362, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous avez fixé une étude de la ‘Hassidout, entre six et sept heures du matin. Différents textes montrent l’importance d’une telle étude, avant la prière. Pour autant, il est clair que cela n’est nullement suffisant. Il est, en outre, indispensable d’étudier l’enseignement profond de la Torah, également pendant la nuit.
De façon générale, on étudie l’enseignement profond de la Torah comme on le fait pour sa partie révélée. Certains cours doivent donc permettre d’acquérir des connaissances, alors que d’autres seront consacrés à l’approfondissement, selon les thèmes d’intérêt de chacun.
Que Dieu vous accorde la réussite et le succès pour étudier largement l’enseignement profond de la Torah, qui en est l’âme. Ainsi, vous redoublerez d’ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et à la pratique des Mitsvot.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3363
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3363, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat Terouma. J’y ai lu, avec plaisir, que vous rendez visite à ce ‘Hassid, aux bons comportements et aux multiples accomplissements. De fait, nos Sages, au traité Sotta 14a, déduisent du verset “ Vous suivrez l’Eternel votre Dieu ”, qu’il faut visiter les malades(1). Vous consulterez ce texte. Selon le Baal Hil’hot Guedolot(2), il s’agit là d’une Mitsva de la Torah. Vous consulterez également la première racine du Séfer Ha Mitsvot, du Rambam, de même que les commentaires de ce texte.
Il est dit que “ tu ne te détourneras pas de ta propre chair ”. Aussi, et encore plus, devez-vous également rendre visite à votre “ maladie ” personnelle. Nos Sages expliquent, dans le Yerouchalmi Chabbat, chapitre 14, paragraphe 3, que cette maladie désigne le mauvais penchant.
Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(3). En visitant un malade, on allège sa souffrance et, de la même façon, on renforce l’aide de Dieu en visitant ses propres maladies. Nos Sages affirment qu’en pareil cas, on reçoit l’aide de Dieu.
Il serait bon que vous appreniez le discours ‘hassidique du 18 Elloul 5653(4), figurant dans le fascicule du 18 Elloul 5703(5). Quelqu’un pourra sûrement vous procurer ce texte.
Ce ‘Hassid pourra également vous expliquer ce que sont les trois études, s’appliquant à tous, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous les adopterez, à l’avenir. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Comme Dieu le fit Lui-même, en se rendant chez Avraham. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°170. (3) De la manière dont on agit envers Lui. (4) 1893, du Rabbi Rachab. (5) 1943, présentant les enseignements du précédent Rabbi.
Lettre n°3364
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3364, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du troisième jour du mois pendant lequel on multiplie sa joie(1). Vous me dites que vous allez vous rendre en Suisse, mais vous ne m’en précisez pas la raison. Or, il y a, en Terre Sainte, des Yechivot satisfaisantes en tout point. Dès lors, pourquoi s’imposer un long voyage et le manque de concentration qui en résulte ? De plus, et ceci est également essentiel, pourquoi quitter la Terre Sainte ?
Vous évoquez l’affirmation, figurant dans différents textes de ‘Hassidout, selon laquelle la prière est une délivrance spirituelle. Vous soulevez une objection à partir de ce que dit, en particulier, le Rambam, selon lequel la délivrance spirituelle dépend de la venue de notre juste Machia’h(2).
Il est clair qu’il n’y a nullement là une contradiction. En effet, il existe plusieurs stades de délivrance spirituelle, comme c’est, du reste, le cas pour la délivrance physique. Ceci peut être comparé à quelqu’un qui se défait des occupations du monde. Bien évidemment, il ne s’agit pas là d’un impie et l’on fait donc bien allusion à celui qui a une activité permise par la Torah.
Une tel homme prononce l’éloge de Dieu dans sa prière et c’est ensuite seulement qu’il formule ses besoins(3). De la sorte, il libère son âme des préoccupations terrestres et l’attache au Créateur des mondes. Puis, il quitte les jours de semaine et pénètre dans le Chabbat. Il reçoit alors une délivrance de plus et c’est pour cette raison que le Baal Chem Tov instaura l’usage de lire le Psaume 107, “ Louez l’Eternel…, que disent ceux qui ont délivrés par l’Eternel… ”, dans la prière de Min’ha, à la veille du Chabbat.
Bien évidemment, quitter le comportement de l’exil pour accéder à celui de la période messianique est une délivrance particulièrement élevée. Par ailleurs, on peut aussi imaginer une délivrance personnelle et ponctuelle, qui doit être distinguée de celle qui est collective et concerne une longue période ou même est définitive. Vous consulterez Iguéret Hakodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 4. Et, nos Sages enseignent, au traité Bera’hot 8a, que “ celui qui étudie la Torah, fait de bonnes actions et prie… est comme s’il M’avait libéré, avec Mes enfants, d’entre les nations ”.
Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et elles sont bien connues. Vous les avez donc adoptées ou bien vous le ferez, à l’avenir. Dieu vous accordera la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Celui d’Adar. (2) Et ne peut donc être obtenue à l’heure actuelle, pas même pendant la prière. (3) Pendant la prière du matin.
Lettre n°3365
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3365, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Adar 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis satisfait d’apprendre que vous vous efforcez d’imprimer ce qui a été écrit par les élèves du réseau(2), garçons et filles. En effet, ceci apporte un encouragement considérable à ceux qui rédigent et à leurs amis. Et, il est dit que “ la compétition entre les érudits multiplie la sagesse ”. De plus, une action de diffusion sera ainsi faite parmi les lecteurs de ces journaux.
Il faudrait inviter toutes les écoles du réseau à évoquer ce sujet devant leurs élèves et leur proposer d’en faire de même.
Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et en vos préoccupations personnelles. Vous célébrerez la fête de Pessa’h, qui approche, de manière cachère et joyeuse, avec les membres de votre famille.
Notes
(1) Le Rav D.Hanzin. Voir, à son sujet, la lettre n°3307. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
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