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Iguerot Kodesh — lettres 3226 à 3245

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3226

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3226, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 17 Tévet, qui faisait suite à un long silence.

Concernant votre commerce, il est dit, comme vous le savez, que “ l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”. Ce verset doit être interprété à son sens le plus littéral. Il faut donc forger des réceptacles, en empruntant les voies de la nature. Différents textes de ‘Hassidout expliquent que l’on reçoit la bénédiction céleste de cette façon, dans le monde matériel. Dans la plupart des cas, il est nécessaire d’agir de manière naturelle.

Or, différentes nouvelles qui me parviennent, vous concernant, indiquent que vous ne procédez pas du tout de cette façon(1). Certes, il est dit que tous les trésors du monde ne suffiraient pas pour apporter à un Juif ce qui lui revient de droit, comme en atteste le fait que la royauté, pour trois générations, fut accordée à celui qui fit trois pas pour Dieu(2).

Après tout cela, et malgré tout cela, une action reste nécessaire, ainsi qu’il est dit : “ en tout ce que tu feras ”. Des explications sont données, à ce sujet, dans les textes précédemment cités. Le vêtement naturel(3) ne doit pas être plus important que ce qu’il faut(3), ainsi qu’il est dit : “ Il lui rasera la tête et lui coupera les ongles ”(5). Mais, à l’opposé, il ne doit pas non plus être trop sommaire(6).

Combien plus en est-il ainsi, pour un homme qui doit assurer la subsistance matérielle des membres de sa famille, ce qui est une Mitsva de la Torah. Bien évidemment, mon but n’est pas de me plaindre du passé, mais d’essayer de comprendre votre situation et de vous indiquer ce qu’il convient de faire, à l’avenir.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Que le destinataire de cette lettre n’agit pas, en empruntant les voies de la nature, pour assurer sa subsistance matérielle. (2) Nabuchodonosor. (3) Qu’il est nécessaire de forger. (4) Il ne faut pas être absorbé par les préoccupations naturelles. (5) La captive étrangère ne doit pas conserver ses attraits physiques. (6) Une action, même minime, reste nécessaire.

Lettre n°3227

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3227, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre écrite à l’issue du Chabbat Vaye’hi, qui faisait suite à un long silence et j’ai été content d’y apprendre que vous menez des actions dans le domaine religieux, ce qui est indispensable pour chaque Juif.

Sans doute ne vous contentez-vous pas de ce qui a été obtenu, dans le passé et vous recherchez ce que vous pouvez faire, dans ce domaine, au jour le jour. Il est dit, en effet, que “ l’on se consacre ”(1) à la Torah et aux Mitsvot, comme on le ferait pour un commerce(2).

Un commerçant ne s’enferme pas chez lui en attendant que quelqu’un vienne le voir et exprime le souhait de devenir son client. Bien au contraire, il prend l’initiative de l’action et recherche soigneusement celui qui est susceptible d’entretenir une relation commerciale avec lui. Il s’adresse chaleureusement à ceux qui l’entourent, afin de leur vanter la valeur et l’intérêt de sa marchandise.

Il est sûrement inutile d’en dire plus, surtout lorsque de telles personnes se trouvent à proximité. D’une part, tous les Juifs sont une nation sainte. Mais, ils doivent, en outre, acquérir une sainteté particulière, ainsi qu’il est dit “ ton camp sera saint ”, ce qui est bien une Injonction spécifique.

En conséquence, le mauvais penchant s’efforce d’inventer différents stratagèmes, dans le but de renforcer et de multiplier les voiles, les obstacles, les désirs et les tentations. Il faut donc être vigilant et investir toutes ses forces, dans ce domaine. Ainsi, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(3), mais de manière beaucoup plus forte. La victoire sur le mal qui se trouve dans la personnalité de l’homme prépare celle que l’on remporte sur l’autre mal, qui est extérieur à l’homme. Les personnes qui vous entourent en ont besoin(4), encore plus que les autres.

Vous me demandez des instructions sur la manière d’agir, dans ce domaine. Vous trouverez quelques idées, en la matière, dans ce qui vient d’être dit. La règle générale est la suivante. Certains font l’erreur de penser qu’en se soumettant aux autres(5), on peut se permettre d’être moins soumis à Dieu. En réalité, l’inverse est vrai. La soumission aux autres doit suggérer une réflexion, simple et profonde à la fois : “ Je mets intégralement en pratique, sans demander de précisions et de détails, l’instruction d’un homme de chair et d’os, qui est une créature, tout comme moi, même s’il est plus gradé. Combien plus doit-il en être ainsi lorsqu’il s’agit du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, qui est sans aucune commune mesure avec lui. Je dois mettre en pratique Son Injonction, car elle est, pour moi, le bien éternel ”.

Il est sûrement inutile de vous rappeler ce qui est d’actualité, à l’occasion de la Hilloula(6) du 10 Chevat, qui approche. Vous expliquerez donc, à vos amis et à vos élèves, quelques aspects de l’œuvre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, ses espoirs et ses aspirations, ce qu’il souhaita observer en chaque Juif.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de ce qui vient d’être dit et pour que votre action soit fructueuse,

Notes

(1) Essek signifie à la fois “ se consacrer ” et “ commercer ”. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3109. (3) De la manière dont l’homme agit envers Lui. (4) De cette victoire. Peut-être s’agit-il ici de soldats. (5) Par exemple dans le cadre militaire. (6) Du précédent Rabbi.

Lettre n°3228

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3228, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[26 Tévet 5715]

Vous me dites que vous ne progressez pas dans l’étude de la partie révélée de la Torah et vous m’indiquez ce qui en est, selon vous, la cause. Mais, vous possédez des capacités pédagogiques et vous pouvez donc modifier la relation négative dont vous faites état, dans votre lettre, en redoublant d’ardeur à l’étude et en incitant vos amis à en faire de même. Le bien et l’intérêt des autres dépendent donc de vous, d’autant vous serez aidé en cela par le mérite de celui qui a fondé cette institution, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous évoquez également les après-midi récréatives, les Messibot Chabbat et j’espère que, si vous visitez une école, une première fois, puis une seconde, vous parviendrez à y instituer ces Messibot Chabbat, de sorte qu’elles puissent se poursuivre également en votre absence, surtout si vous continuez à correspondre avec le remplaçant que vous trouverez sur place. Dès lors qu’un endroit fonctionnera de manière satisfaisante, vous en ferez de même dans un autre.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite pour que vous progressiez dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. A la base de tout cela, il y a la prière fervente. La Tsédaka morale que vous distribuez à votre entourage renforcera votre succès et le révélera ici-bas.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°3229

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3229, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ouryel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à ce que vous m’avez fait savoir, à propos de la lettre que vous avez reçue et de ce qui y était joint.

S’il se trouve que celui qui prétend qu’un Rav ou même qu’un simple Juif est un idolâtre, associant d’autres forces à Dieu, est un sot, il est clair qu’il n’est pas responsable de ses actes, selon le principe établi, en la matière. Un tel homme n’est pas doué de discernement et il est donc dispensé de mettre en pratique les Mitsvot.

A l’opposé, celui qui répète délibérément les propos de ce sot commet bien une interdiction. Combien plus est-ce le cas s’il s’agit d’un homme influent. Et, une telle interdiction émane de la Torah et non des Sages ! Il faut, en effet, disposer d’une preuve, dont la Torah reconnaît la validité, pour se permettre d’affubler une personne d’un tel qualificatif. Si ce n’est pas le cas, nos Sages considèrent qu’une telle parole est une pratique idolâtre, un acte immoral et un crime. Et, si l’on voit quelqu’un répéter ces mots, on doit savoir à qui l’on a à faire !

De façon générale, une différence doit être faite entre les expressions mordantes, les anathèmes et les malédictions relatives aux opinions, au programme d’un parti ou même à ce parti lui-même, ou encore à propos de telle ou telle autre personne.

Je citerai un exemple. Le Rambam tranche, dans ses lois de la Techouva, chapitre 3, paragraphe 7, que l’homme qui prétend que Dieu possède un corps ou a une forme est un hérétique. Il est bien clair que le Rambam n’aurait pas employé ce terme à propos de quelqu’un qui aurait vécu à son époque ou avant celle-ci, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien au contraire, il répondait à leurs questions(2) et ce point ne sera pas développé ici.

Et, s’il en est ainsi pour une décision du Rambam…(3).

Mon beau-père, le Rabbi, m’a dit qu’entre deux Juifs, aussi opposés qu’ils puissent être l’un à l’autre, on ne peut pas employer le terme de séparation.

A la fin de votre lettre, vous me dites que vous êtes inquiet en constatant quel chemin emprunte le mouvement ‘Habad.

Je suis en mesure de vous rassurer. Dieu exerce Sa divine Providence sur chaque Juif, conformément à l’enseignement du Baal Chem Tov. Il sauvera donc les hommes de ‘Habad de tous les dangers auxquels ils pourraient être confrontés. Il les protégera également de la calomnie. Le mouvement ‘hassidique possède de l’expérience, en la matière, depuis sa constitution et sa naissance, à l’époque du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken, jusqu’à nos jours.

Notes

(1) Le Rav Ouryel Tsimer, de Jérusalem. (2) Celles des personnes que l’on aurait pu ranger dans cette catégorie. (3) Combien plus cela doit-il être le cas dans le langage courant.

Lettre n°3230

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3230, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants et aux responsables de la Yechiva

A’heï Temimim Loubavitch de Springfield, Massachusetts

et, à leur tête, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav David Halevi Edelman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’apprenant qu’aura lieu, le Roch ‘Hodech Chevat, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, la fête annuelle de la Yechiva A’heï Temimim Loubavitch de Springfield, Massachusetts.

J’espère que les Juifs de Springfield, chérissant la Torah, apprécient à sa juste valeur la sainte mission qui est assumée par la Yechiva, qu’ils participeront à cette fête de la manière qui convient, physiquement et financièrement. Ils feront également preuve de largesse envers les autres et convaincront leurs amis et leurs connaissances de prendre part également à maintenir et à développer cette sainte institution.

Si, de tout temps, l’éducation a été le pilier de la pérennité d’Israël, que nos Sages qualifient de “ mission céleste ”, combien plus en est-il ainsi en notre génération et à notre époque. Les jeunes doivent, non seulement acquérir la connaissance de la Torah, mais aussi découvrir les fondements du Judaïsme, adopter un comportement quotidien qui soit conforme à l’esprit de la Torah. Une institution dispensant une éducation basée sur les valeurs sacrées est alors capitale, car d’elle dépend la révélation de l’âme, des âmes d’une communauté entière, au sein de laquelle cette institution assume sa mission.

Nos Sages donnent l’assurance que “

le cœur d’Israël est en éveil pour le Saint béni soit-Il et pour Sa Torah ”, y compris pendant la période de l’exil. J’espère qu’une aide effective en résultera(2), afin que cette institution puisse poursuivre sa sainte mission à une plus large échelle, quantitativement et qualitativement, comme l’exige la présente époque.

Que ce mérite(3) protège tous ceux qui apportent leur participation à cette réalisation et leur apporte la satisfaction de tous leurs besoins, matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°3069. (2) De cette fête annuelle. (3) Celui de contribuer au développement de la Yechiva.

Lettre n°3231

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3231, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5715,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui

craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

Rav Guerchon(1) et son épouse, la Rabbanit Guissya,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, vos lettres des 20 et 22 Tévet, qui faisaient suite à un long silence. Je suis surpris que vous ne me décriviez pas, par le détail, la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, fête de notre libération et de la délivrance de nos âmes et surtout les bonnes résolutions, s’appliquant à l’action concrète, qui ont été prises à cette occasion.

J’ai pris connaissance, avec satisfaction, par votre lettre, des cours publics que vous donnez. Je suis surpris qu’il n’y en ait pas un seul qui porte sur les lois nécessaires à l’existence quotidienne(2). L’ignorance, dans ce domaine, est effrayante, alors que ces notions sont les plus nécessaires, car la finalité de l’homme est bien de faire ce que Dieu ordonne et de s’écarter de ce que Dieu interdit. Et, il est dit que “ les propos des Sages sont plus impératifs ” ou encore “ sont plus agréables ”(3). Vous consulterez, à ce propos, les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 2, paragraphe 9.

Puisse Dieu faire que vous confériez un mérite à votre entourage en instituant une telle étude. Dans un premier temps, ces lois seront enseignées sans en préciser la référence et sans commentaires. Je fais allusion, très simplement, aux bénédictions, aux lois de la prière, à ce qu’il est interdit de transporter pendant le Chabbat.

Si j’en avais le pouvoir, j’aurais instauré cette étude dans toutes les écoles, depuis le jardin d’enfants jusqu’à la Yechiva ou le Collel. En effet, on a peine à constater que le point commun à toutes ces institutions est la négligence de cet enseignement. Dans cette génération, en particulier, on n’acquiert plus ces connaissances en observant le comportement à la maison ou dans la rue, bien au contraire. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai vos deux noms, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Dieu vous accordera la réussite afin que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela, de même que de votre état de santé, qui relève également du domaine de la Sainteté. En effet, le corps est la propriété du Saint béni soit-Il et, lorsque les fils et filles d’Israël sont qualifiés de “ peuple sacré ”, ceci inclut également leur corps.

Avec ma bénédiction,

N. B. : L’enseignement de nos Sages selon lequel “ lorsqu’un érudit étudie la Torah, le Saint béni soit-Il le fait également, face à lui ” figure dans le Tana Dveï Elyahou Rabba, au début du chapitre 18 et dans le Yalkout Chimeoni E’ha, paragraphe 1034, selon une formulation quelque peu différente.

Sans doute profiterez-vous du jour de la Hilloula(4), le 10 Chevat, qui approche, de la manière voulue par celui dont nous célébrons la Hilloula.

Notes

(1) Le Rav G.Chen. Voir, à son sujet, la lettre n°2978. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3048. (3) Il faut donc connaître également les dispositions des Sages. (4) Du précédent Rabbi.

Lettre n°3232

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3232, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat, qui faisait suite à votre silence, que je ne comprends toujours pas. Vous me dites que vous êtes conscient de votre devoir de prendre part à l’action de ‘Habad et vous me demandez par quoi vous devez commencer, car vous êtes à court d’idée.

Il est évident qu’une action dans ce domaine et la manière de la mener dépendent des conditions de l’endroit. Il est donc surprenant que vous adressiez cette question dans un autre continent.

Je suis étonné de constater qu’il faille rappeler, avec insistance, le sens de l’expression de nos Sages, “ se consacrer ” à la Torah et aux Mitsvot(1).

On peut observer, en effet, qu’un commerçant ne s’enferme pas chez lui, attendant que quelqu’un vienne lui faire part de son désir de faire affaire avec lui. Celui-ci, bien au contraire prend l’initiative et recherche méthodiquement tous ceux qui peuvent être intéressés par sa marchandise. Bien plus, il s’adresse à ceux qui l’entourent afin d’en vanter la qualité et la valeur.

Si vous analysez la situation dans cette optique ou, tout au moins, si vous le faites de la manière dont vous considéreriez un emploi, satisfaisant vos besoins matériels, ceux du corps, vous trouverez sûrement le moyen de gagner votre vie spirituellement, c’est-à-dire dans le domaine de la Torah et des Mitsvot, ce dont le corps et l’âme ont également besoin et qui profite à l’un comme à l’autre.

Bien plus, nous sommes à proximité de la Hilloula(2), au dixième jour du onzième mois(3). L’âme de celui dont nous célébrons la Hilloula s’élève alors d’un stade élevé vers un stade encore plus élevé. Nos Sages constatent que “ ils(4) ne connaissent pas le repos ”, car “ ils s’élèvent, d’une étape vers l’autre ”.

Tous ceux qui sont liés à lui le suivent, dans cette élévation. Ils doivent donc forger les réceptacles pour la rendre possible, s’efforcer qu’elle se manifeste dans leurs pensées, leurs paroles, leurs actions et surtout dans ces dernières, ainsi qu’il est dit: “ pour les accomplir aujourd’hui ”(5), d’autant qu’approchent “les années pendant lesquelles on dira...(6)”, c’est-à-dire celles de la venue du Machia’h.

Vous consulterez le traité Chabbat 151b et le commentaire de Rachi, à cette référence, le Rambam, lois de la Techouva, chapitre 8, paragraphe 9 et fin des lois des rois, le Avodat Ha Kodech, tome 2, chapitre 38 et Iguéret Hakodech, à la fin du chapitre 26. Tout cela ne sera pas détaillé ici.

Dieu fasse que vous puissiez donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Il est bien clair que ces propos concernent chacun et chacune de ceux qui appartiennent à la communauté des ‘Hassidim. Ils s’adressent, en outre, à tous ceux qui ont la possibilité d’agir, ce qui, à notre époque, est un devoir personnel.

Avec ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3109. (2) Du précédent Rabbi. (3) Le 10 Chevat. (4) Les Sages se trouvant dans le monde futur. (5) Et pour recevoir demain leur récompense. (6) Que l’on aurait dû multiplier les actions, en la présente période.

Lettre n°3233

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3233, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre lettre du 23 Kislev, dans laquelle vous me décrivez également, quoique brièvement, la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev. Sans doute la motivation et les bonnes décisions, prises à l’occasion du Roch Hachana de la ‘Hassidout se poursuivent-elles, au quotidien, tout au long de l’année.

Je vous joins un extrait de la lettre que j’ai adressée à quelqu’un, mais qui concerne, en fait, tous les ‘Hassidim.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Vous m’interrogez à propos des impies, qui se révoltent contre Dieu. En effet, la fin du second chapitre du Tanya dit que leur Néfech, Roua’h et Nechama(2) tirent leur vitalité de la partie superficielle des Néfech, Roua’h et Nechama des érudits de la Torah. Or, demandez-vous, comment accorder cette affirmation avec celle qui figure à la fin du chapitre 6, de même que dans Iguéret Hakodech au chapitre 6, selon laquelle la source de leur vitalité est “ l’autre côté ” et les trois forces du mal totalement impures.

Je ne comprends pas votre question, car celle-ci ne se limite pas uniquement aux impies, mais s’applique, de la même façon, à chacun.

Ainsi, il est dit qu’un Juif tire sa vie de la Parole de Dieu qui se trouve dans le pain. Comment accorder cette affirmation avec celle du second chapitre du Tanya, selon laquelle elle provient des Néfech, Roua’h et Nechama des chefs du peuple juif?

Il y a donc bien là deux faits indépendants l’un de l’autre, tout comme il n’y a pas de lien et pas de contradiction entre les affirmations selon lesquelles, d’une part, le pied tire sa vitalité du sang formé par la nourriture et la boisson et, d’autre part, il la tire de l’âme, résidant dans la tête.

Par ailleurs, cela n’est pas lié au fait qu’il y ait deux âmes(3), puisqu’il en est de même pour les autres nations(4).

Notes

(1) le Rav I.Dubov. Voir, à son sujet, la lettre 3131. (2) Trois des cinq parties de l’âme, qui sont les plus inférieures et sont à l’origine de l’existence physique, des manifestations émotionnelles et de la perception intellectuelle. (3) En chaque Juif, l’âme animale et l’âme divine. (4) Ne possédant qu’une seule âme.

Lettre n°3234

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3234, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5715,

Brooklyn,

A madame Rivka(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir votre lettre, dans laquelle vous évoquez le projet, particulièrement important, de structurer les jeunes femmes et de faire qu’elles se rencontrent, à certaines dates, afin d’étudier et de converser sur des sujets liés au Judaïsme, en particulier les lois de notre sainte Torah et les coutumes juives. Il est difficile d’imaginer à quel point tout cela est salutaire, en particulier quand il s’agit de jeunes femmes, venant de fonder leur foyer. Car, de ce début dépend l’avenir d’une génération droite et bénie.

J’ai observé avec plaisir que vous leur avez donné l’assurance du caractère apolitique de ces activités et du fait qu’elles n’ont pas pour but de collecter des fonds. En Amérique, cela est malheureusement devenu un veau d’or ! De nombreuses personnes s’effrayent et s’écartent, alors que l’action qui aurait pu être menée sur elles eut été importante et efficace. J’espère que vous agirez, dans ce domaine, avec l’énergie qui convient. De la sorte, à n’en pas douter, vous connaîtrez la réussite.

Je vous joins une copie de ma lettre adressée aux différents groupements de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, bien que le vôtre soit en cours de formation. Vous pouvez la lire comme s’il s’agissait d’un courrier adressé à vos amies, actives comme vous dans cette organisation et, de fait, c’est bien là ce qu’elle est.

Je saisis cette occasion pour saluer et souhaiter bénédiction et réussite à celles qui apportent d’ores et déjà leur participation et à celles qui se fixeront pour objectif de mettre en pratique la Volonté de Dieu, de renforcer et de diffuser le Judaïsme. Dieu satisfera tous leurs besoins, de même que ceux des membres de leur famille.

Il est sans doute inutile de vous rappeler que votre objectif essentiel doit être de faire en sorte que l’on mette en pratique les Mitsvot, au quotidien, car telle est bien la finalité de l’homme(2). Certes, à certaines personnes, il faut présenter une telle approche d’une manière diplomatique, après des entrées en matière et des préparations. Pour autant, ces dernières ne doivent pas se substituer à ce qui reste l’essentiel.

Avec ma bénédiction de réussite,

Vous me demandez si vous devez vous affiliez à une organisation politique de jeunes femmes. A mon sens, il ne faut pas le faire, car je n’en vois pas l’utilité. Bien au contraire, cela porterait sûrement préjudice à votre travail, car, quelle que soit l’organisation choisie, certaines n’en seront pas satisfaites.

Pour autant, cela n’empêche pas, si cela est nécessaire ou utile à de nombreuses personnes, de participer à des réunions de telles organisations, en tant qu’invitées.

Notes

(1) Madame R. Sharfstein. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3048 et 3231.

Lettre n°3235

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3235, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Dov Aryé(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du mardi de la Parchat Vaéra et j’ai été satisfait d’y apprendre que vous appréciez, à sa juste valeur, l’œuvre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, de même que l’influence qu’il a exercé sur ce pays.

Pour tout ce qui concerne les enfants d’Israël, l’acte est essentiel et non l’étude. Votre appréciation aura donc sûrement pour conséquence des actions positives, que vous mènerez dans votre entourage et, de façon générale, auprès de vos élèves.

Vous connaissez le proverbe de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon lequel le Rav(2) est appelé le “ maître de l’endroit ”, c’est-à-dire, au sens le plus littéral, celui qui le dirige, dans tous les domaines.

Il est clair que, dans ce pays, il est tout aussi nécessaire d’adopter une telle attitude, même si le “ vêtement ” et l’apparence extérieure de l’action sont différents, selon les conditions du lieu, de l’époque et du prétendu pouvoir des présidents(3). En effet, la Torah, avec tout ce qui la concerne, est éternelle, en tout endroit et à tout moment.

Il est dit que “ le Saint béni soit-Il ne prend pas Ses créatures par mégarde ”. Il accorde donc à chacun les forces nécessaires pour agir de la manière qui convient, en particulier quand il s’agit d’une personnalité publique, assumant des fonctions communautaires, comme un Rav.

Puisse Dieu faire que, pendant de nombreuses années, vous ajoutiez à votre entourage “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav D.A Chayat, de Boston. (2) Le destinataire de cette lettre est le Rav d’une communauté. (3) De communautés.

Lettre n°3236

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3236, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Chemot, avec votre demande de bénédiction. J’en donnerai lecture, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Puisse Dieu exaucer, positivement et au plus vite, les souhaits de votre cœur et de celui de votre épouse, comme vous l’écrivez dans votre lettre et même au-delà de cela. De même, Dieu vous accordera l’opulence, dans le calme et de manière digne.

Vous me dites que l’un de ceux qui travaillent avec vous mène une vie très libre. Il faut donc lui parler amicalement et mettre en éveil la pointe de Judaïsme qu’il porte en lui. Comme le font remarquer nos Sages, chaque Juif peut dire : “ Je dors en exil et mon cœur est en éveil, pour le Saint béni soit-Il, pour Sa Torah et pour Ses Mitsvot ”.

Vous connaissez l’explication que donne mon beau-père, le Rabbi, à ce sujet. Tout dépend, en fait, de l’endroit où se trouve le puits d’eaux vives, dans la terre, à proximité immédiate du niveau du sol ou bien en profondeur. Mais, en tout état de cause, il est certain que ce puits existe et, si l’on creuse autant que cela est nécessaire, il se révélera concrètement.

Dieu fasse que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3237

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3237, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5715,

Brooklyn, New York,

A monsieur Moché Yaari,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 15 Kislev, avec votre cadeau, le livre Chlou’heï Erets Israël(1). Ceci renforce mon espoir, selon lequel vous gardez effectivement le souvenir des autres sujets qui ont été évoqués dans notre discussion. En effet, il est impossible que des propos chaleureux ne fassent pas leur effet, à terme, un peu moins ou, ce qui est préférable, un peu plus.

Que ma récompense soit donc la suivante, outre le bien qui en découlera pour le plus grand nombre. Dieu vous a accordé le mérite d’exercer une influence de laquelle dépend, pour une large part, le sort de nombreuses personnes, matériellement ou spirituellement, indirectement ou directement.

J’observe un bon début, en la matière. Une lettre que j’ai reçue, ces jours-ci, de notre Yechiva de Lod, me décrit votre visite en cet endroit, qui a été généreuse. Tout ce qui vit se développe et j’ai donc bon espoir que ce sentiment s’intensifiera et se renforcera, pour le plus grand bien de tous.

Vous ne dites rien de votre état de santé et je veux espérer que tout va bien.

Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous ne soit pas dérangé par les événements du corps afin de se consacrer à la mission et au rôle confiés à l’âme.

Avec ma bénédiction de réussite et de bonne santé,

Lorsque vous étiez ici, vous m’avez transmis les salutations de madame Simonov. Vous voudrez donc bien, en retour, lui transmettre les miennes. Je vous en remercie d’avance.

Bien évidemment, en recevant ce livre, j’ai consulté le chapitre qui traite de l’Alya des ‘Hassidim(2) et, en particulier, de ceux qui étaient les amis de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya. Il est dommage que votre frère ait été influencé par les écrits de ceux qui s’en sont pris à l’Admour Hazaken, du fait de son différend avec le Rav de Kalisk. Certes, le livre fait état du contenu de la lettre de l’Admour Hazaken, mais l’on conserve l’impression qu’il donne raison à ses détracteurs.

Or, la logique permet d’infirmer ce qui était reproché à l’Admour Hazaken, en la matière. De plus, il existe une autre lettre, d’une tierce personne qui était neutre, le Rav Lévi Its’hak de Berditchev. Celle-ci, qui est imprimée dans différents ouvrages, donne pleinement raison à l’Admour Hazaken. Or, pour l’heure, je n’ai pas vu qu’elle soit mentionnée dans le livre de votre frère.

A ce propos, il est dit, dans ce livre, que le Rav Mena’hem Mendel de Horodok quitta ce monde le second jour de Roch ‘Hodech Sivan. Cette affirmation y est même répétée deux fois. Or, elle n’est pas exacte. Son décès survint le second jour de Roch ‘Hodech Iyar. Et, l’on sait que le Roch ‘Hodech Sivan n’a systématiquement qu’un seul jour.

Notes

(1) “ Emissaires d’Erets Israël ”, dont l’auteur est le frère du destinataire de cette lettre, Avraham Yaari. (2) Sous la direction de Rabbi Mena’hem Mendel de Horodok, qui succéda au Maguid de Mézéritch et confia la Russie à l’Admour Hazaken quand il se rendit en Terre Sainte.

Lettre n°3238

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3238, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, que j’ai bien reçue, de même que le livre Divreï Heifetz. Je n’ai pas formulé de remarques sur cet ouvrage, car il est déjà imprimé. Il n’était donc pas nécessaire de le faire dès réception. Par la suite, la rédaction de ces notes, ayant été repoussée, l’a été plus encore, du fait de mes nombreuses activités.

Néanmoins, vous faites mention de ce livre, dans votre lettre et, par respect, je formulerai donc des remarques sur deux ou trois points de ce qui est dit, nos Sages expliquant que la discussion de la Torah est positive.

Que Dieu exauce donc votre requête, “ donne-nous notre part dans Ta Torah ”. Point qui est encore plus important, Dieu vous a choisi pour occuper des fonctions rabbiniques et trancher la Hala’ha telle qu’elle doit être concrètement appliquée. Nos Sages soulignent, en effet, au traité Baba Batra 100b, l’importance de l’étude qui établit la Hala’ha pratiquement applicable.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Au premier chapitre : Vous considérez que, selon le Talmud Babli et, bien sûr, selon le Yerouchalmi, la bénédiction des Mitsvot(2) est une obligation de la Torah. Or, il est surprenant que vous puissiez même envisager le contraire de ce qui est clairement affirmé, en particulier par les premiers Sages(3).

Ainsi, le Rambam, lois des bénédictions, chapitre 1, dit : “ Comme le disent les Sages, on fait une bénédiction pour chaque Mitsva ”. Il ajoute encore, dans ses responsa : “ Il est bien connu que chaque bénédiction prononcée sur une Mitsva est instaurée par les Sages ”. Le ‘Hinou’h, à la Mitsva 430, dit aussi que “ la bénédiction de la Torah est introduite par les Sages, bien qu’elle soit une Mitsva ”. De même, quelques uns des premiers Décisionnaires expliquent pourquoi les Sages n’ont pas instauré de bénédiction pour certaines Mitsvot. Et, l’on pourrait encore citer d’autres preuves.

Le Tsafnat Paanéa’h, sur le Rambam, commentant le début des lois des bénédictions, cite “ quelques références ” selon lesquelles la bénédiction des Mitsvot est effectivement introduite par la Torah. Mais, tous les commentaires sont possibles(4). Vous consulterez le Sdeï ‘Hémed, principes, chapitre 2, paragraphe 6, qui donne l’explication, dans pratiquement chaque cas cité.

Certes, le Zohar, à la Parchat Ekev, écrit que les bénédictions des aliments sont également introduites par la Torah. Son avis, en la matière, diverge de celui du Talmud. Vous consulterez le commentaire de Rabbi Moché Zakouta, à cette référence du Zohar. Vous verrez aussi le Yerouchalmi Avoda Zara, chapitre 1, paragraphe 6.

Au chapitre 10 : Vous exposez le raisonnement du Rav Chimeon Shkop. Vous verrez les différents avis des premiers Sages, à ce propos, que citent les commentaires du Tséma’h Tsédek sur le traité Ketouvot, chapitre 2, paragraphe 9, de même que le Tsafnat Paanéa’h sur le Rambam, lois des fondements de la Torah, chapitre 5, paragraphe 6 et sa seconde édition, dans laquelle il détaille cette idée.

A la même référence : Vous dites que, lorsque l’on transgresse un interdit des Sages par inadvertance, il est inutile de rechercher l’expiation, selon le Netivot ‘Hochen Michpat, chapitre 234 et les responsa Min’hat Eléazar, tome 3, index, citant un enseignement, allant dans ce sens, qui est rapporté par le Yerouchalmi Erouvin, chapitre 2, paragraphe 8.

Vous verrez les responsa Eïn Its’hak, partie Even Haézer, fin du chapitre 7, le Atvan de Oraïta, principe 10 et le Beth Ha Otsar, chapitre 36, paragraphe 122, soulevant plusieurs objections, à ce sujet. Et, bien entendu, il y a aussi ce que l’Admour Hazaken dit clairement, au chapitre 8 du Tanya.

A la fin du livre, au chapitre 70 : Vous verrez le Atvan de Oraïta, principe 3.

A cette référence, vous vous interrogez sur l’affirmation, figurant dans différents textes, selon laquelle l’élévation, dans le monde futur, sera possible uniquement grâce à la descente dans ce monde et à l’accomplissement, réalisé ici-bas, de la Torah et des Mitsvot. En effet, vous citez le traité Sanhédrin 110b, qui dit que, dès la naissance, on acquiert sa part au monde futur. Vous en concluez qu’il suffit, pour cela, de descendre dans ce monde.

Or, vous auriez pu soulever une objection plus forte que celle-ci, Rachi expliquant que l’on a part au monde futur dès la conception, même s’il y a, par la suite, une fausse couche empêchant la naissance. Et, vous verrez aussi le traité Sanhédrin 91b, qui précise :

“ depuis la conception ”.

De plus, si vous définissez cette part au monde futur comme une élévation et une récompense, vous restez confronté à une difficulté : comment justifier cette rétribution?. Il faut en conclure, par exemple, comme le fait le Iyoun Yaakov, commentant le Eïn Yaakov, qu’un père peut conférer un mérite à son fils. Ceci permet de répondre à la question que vous posez.

Notes

(1) Le Rav D.Rosenthal. (2) Récitée avant de les mettre en pratique. (3) Qui considèrent que cette bénédiction est d’ordre rabbinique. (4) Textuellement : “ Les portes des explications ne sont pas fermées ”.

Lettre n°3239

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3239, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre billet, avec ce qui y était joint et qui a été transmis aux bureaux des réalisations discrètes, chargé de mener toutes celles qui ne sont pas faites au grand jour et contribuent donc à aider des personnes et des causes auxquelles il ne sied pas de réclamer ouvertement un secours.

Et, l’on sait que ce qui n’est pas fait au grand jour est protégé du mauvais œil. Puisse Dieu faire qu’il en soit bien ainsi pour vous. Le Tout Puissant vous accordera largement Ses bénédictions et vous protégera du mauvais œil, ainsi qu’il est dit : “ L’Eternel te bénira et te protégera ”.

Le Midrach souligne que Dieu accorde non seulement la bénédiction, mais aussi la protection, grâce à laquelle on peut se servir de cette bénédiction de manière positive et joyeuse.

Il est sûrement inutile de vous faire remarquer que vous devez également prélever de la Tsédaka sur vos gains, donner la dîme, c’est-à-dire dix pour cent de ceux-ci. Vous savez également que l’on n’établit pas un compte précis, pour ce qui concerne la Tsédaka. Cela peut donc également être un peu plus que ces dix pour cent. De la sorte, vous recevrez une bénédiction accrue, afin que s’accomplisse en vous la promesse selon laquelle “ tu prélèveras la dîme pour t’enrichir ”.

Vous avez sûrement pris part à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev et vous participerez également à celle de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, en ce 10 Chevat, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien.

Que Dieu vous accorde le succès à tous.

Avec ma bénédiction de réussite,

Lettre n°3240

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3240, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris que vous ne me disiez rien de vos discussions avec vos voisins et de l’influence que vous exercez sur eux. Je vous l’ai déjà écrit et je vous en ai montré la nécessité, à différentes reprises. Or, un effort n’est jamais vain et une telle action portera sûrement ses fruits.

Séparer le grain de l’ivraie constitue un grand mérite, comme l’établissent différents textes de nos Sages. Et, l’on consomme les fruits d’une telle action dans ce monde, en obtenant une bonne santé et, de façon plus générale, la satisfaction de ses besoins matériels et spirituels.

La Hilloula du 10 Chevat approche et vous trouverez sûrement les mots qui conviennent pour expliquer à vos voisins ce que fut la mission sacrée dans laquelle mon beau-père, le Rabbi, investit tous ses efforts, tout au long de sa vie, ici-bas. L’un de ses grands principes fut l’amour du prochain, qui permit de rapprocher des Juifs de différents milieux vers la Source de la vie et du bien, l’Eternel notre Dieu, selon les voies qu’Il nous a enseignées dans Sa Torah.

Que Dieu vous accorde la réussite, également dans ce domaine,

Avec ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles de votre état de santé, très prochainement et également de tout ce qui vient d’être dit,

Lettre n°3241

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3241, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad

en notre Terre Sainte, groupement de Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 9 Tévet, avec ce qui y était joint. Je suis satisfait de ce que vous me rapportez, brièvement, des actions que vous avez menées pendant le mois de Kislev, en particulier au jour lumineux du 19 Kislev, fête de notre délivrance et de la libération de nos âmes. J’attends la suite de votre compte rendu, comme vous le précisez dans votre lettre.

Puisse Dieu faire que les bonnes décisions qui ont été prises se poursuivent, d’une manière concrète, car l’acte est essentiel. Même si vous ne le précisez pas, l’une de ces décisions est sûrement celle de poursuivre l’action, à la suite des réunions du 19 Kislev.

Vous avez enfin effectué des démarches pour que le Bitaon(1) reçoive un caractère officiel et j’en suis satisfait. Je ne sais pas en quoi celles-ci consistent et, si on peut leur appliquer la règle selon laquelle “ la bougie qui éclaire une personne en éclaire cent ”, on en étendra l’effet aux Conversations avec les jeunes, qui paraissent en Terre Sainte(2).

J’ai bon espoir que vous vous lancerez, enfin, dans l’édition, bien que la discussion, à ce sujet, se poursuive depuis quelques mois déjà. La lettre du ‘Hassid, Rav Avraham Pariz semble indiquer que, de temps à autre, surgissent de nouvelles difficultés. Néanmoins, il est dit que “ Il a fixé un terme à l’obscurité ” et il en est donc de même pour les problèmes de la Terre Sainte. Il y a une limite à ce qui empêche de diffuser là les sources(3). Puisse Dieu faire que cela soit au plus vite.

Dans votre compte-rendu, vous mentionnez uniquement la ville de Raanana. Il me semble qu’il y a, là-bas, l’institution du docteur Zimmermann, qui m’a rendu visite, ici. Il s’y trouve également un homme, du nom de monsieur Epstein, qui était ici à Chemini Atséret et à Sim’hat Torah. Il serait bon d’aller les voir, quand vous retournerez là-bas. Ce contact aura sûrement des effets positifs.

Il est surprenant qu’en matière d’écoles du réseau(4), vous ne mentionnez que Kfar Saba. Mais, peut-être le manque est-il uniquement dans ce que vous écrivez, mais non dans l’action concrète.

Pour l’heure, je n’ai pas encore reçu la lettre de Bat Yam.

Que Dieu vous accorde une réussite surnaturelle, en votre mission sacrée et que celle-ci renforce votre motivation et votre empressement, conformément aux besoins de l’époque.

Avec ma bénédiction et en saluant tous les vôtres,

Notes

(1) Jusqu’alors, la mention “ bulletin intérieur ” figurait sur la couverture du Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad. Voir, à ce sujet, la lettre n°3059. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2826 et 2834. (3) De la ‘Hassidout. (4) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte

Lettre n°3242

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3242, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5715,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu et se consacre aux besoins

communautaires, le Rav Azryel Zelig(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris que l’on n’ait pas encore pensé, dans la sainte ville de Jérusalem, à organiser comme il convient les femmes et jeunes filles ‘Habad. J’ai dit, de nombreuses fois, et dans de nombreuses lettres, ce que j’en pensais.

Lorsque l’on mentionne le terme de ‘Habad, il ne faut pas se montrer scrupuleux, au point de s’emporter, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien au contraire, il faut attirer le plus grand nombre possible de personnes, d’autant qu’au final s’accomplira nécessairement la promesse selon laquelle “ la terre s’emplira de connaissance de Dieu ”, c’est-à-dire précisément de ‘Hassidout ‘Habad.

Il est bon d’en susciter l’occasion et de saisir l’opportunité qui se présente avec la Hilloula du 10 Chevat, désormais proche. Ce peut-être aussi à la veille ou au lendemain de cette date, selon les conditions de l’endroit. En ce jour, celui dont on célèbre la Hilloula s’élève vers un stade plus élevé. Dès lors, ceux qui sont attachés à lui et suivent ces pas s’élèvent également.

Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi à l’évidence, qu’on le ressente en son cœur, qu’on le comprenne par son cerveau. Je ne sais pas qui charger d’engager ce processus, les conditions, à Jérusalem, étant sans doute différentes de celles du reste de la Terre Sainte. C’est la raison pour laquelle je m’adresse à vous. Vous prendrez conseil auprès de ceux que vous jugerez bon de consulter, en la matière. Dieu vous accordera la réussite et vous mettrez tout cela en pratique, au plus vite et de la façon la plus large.

Je vous joins la lettre, adressée à tous les groupements de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad(2). Vous pourrez la diffuser, de la manière qui convient.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction de réussite, en général et pour ce qui vient d’être dit, en particulier,

Notes

(1) Le Rav A.Z. Slonim. Voir, à son sujet, la lettre n°3105. (2) Voir la lettre suivante.

Lettre n°3243

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3243, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Chevat 5715,

Brooklyn, New York,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de …, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

A l’occasion du jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, le dix Chevat, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse la requête suivante.

Je suis certain qu’il est inutile d’expliquer longuement à quel point ce moment est favorable et propice, ce que ce jour représente pour les ‘Hassidim, ce qui inclut, bien évidemment les femmes et jeunes filles ‘Habad.

On connaît l’espoir et le désir de mon beau-père, le Rabbi, de voir les femmes et jeunes filles ‘Habad prendre une part active à l’œuvre de renforcement et d’élargissement du mode de vie et de l’éducation ‘hassidiques, chez soi, à la maison, de même que dans tout son entourage.

C’est une des raisons essentielles pour lesquelles, il y a de nombreuses années, il commença à éditer ses causeries, dans les Likouteï Dibbourim, précisément en langue Yiddish.

Dans ces textes, on peut aussi trouver des connaissances, des comportements et des instructions destinés aux femmes et aux jeunes filles ‘Habad, des concepts qui sont à la base même de la vie ‘hassidique, en particulier et de la vie juive, en général.

Les propos des Justes sont éternels et immuables.

Tels furent son désir et son espoir et cela importe donc, encore à l’heure actuelle. Car, lorsque l’on forge les canaux et les réceptacles qui conviennent, on reçoit de Dieu une réussite particulière et l’on mène alors une action particulièrement fructueuse.

Je formule donc la proposition suivante.

Au jour de la Hilloula, ou bien à la date qui conviendra, à proximité de celle-ci, toutes les participantes à votre groupement se réuniront. On invitera également des femmes qui n’en sont pas membres, mais pour lesquelles le Judaïsme est proche et cher.

On enseignera à celles qui se seront réunies des extraits des écrits et des causeries de mon beau-père, le Rabbi. On leur racontera sa vie et son combat pour le Judaïsme, la Torah et les Mitsvot. Tout cela servira et contribuera à atteindre l’objectif essentiel de cette réunion.

On se motivera et l’on se raffermira pour mener à bien l’œuvre qui doit être celle des femmes et des jeunes filles ‘Habad, dans les différents domaines du renforcement du Judaïsme, en général, de la diffusion de la ‘Hassidout, de ses usages, de ses pratiques, en particulier et tout spécialement dans les préoccupations des femmes et des jeunes filles, à propos desquelles de nombreuses précisions ont été données.

Dieu fasse que toutes les bonnes résolutions soient suivies d’effet et concrètement appliquées, sans obstacles et avec beaucoup de réussite.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Lettre n°3244

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3244, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Chevat 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 17(1) Tévet. J’ai été satisfait d’apprendre que, jusqu’à un certain point, vous avez résolu votre problème de logement et surtout que vous allez maintenant pouvoir fixer une date pour votre mariage, qui sera célébré en un moment bon et fructueux.

A tout époque, et en particulier à la nôtre, les Sages ne sont pas satisfaits qu’une longue période d’attente soit prévue jusqu’au mariage(2), en particulier lorsque la raison en est l’observation que les calculs relatifs aux moyens d’assurer sa subsistance ne sont pas pleinement satisfaisants. En effet, disent nos Sages, “ nul ne sait de quelle manière il subviendra à ses besoins ” et vous consulterez Iguéret Hakodech, de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 22, au paragraphe “ Ils ont été comparés ”.

Vous me demandez comment recevoir les moyens de se motiver à faire un effort. Le début de cette formule en contredit la fin. L’effort, par nature doit provenir de l’homme et l’on ne peut donc pas le recevoir du ciel. La voie, pour y parvenir, a été tracée pour le plus grand nombre, de la manière la plus large. Il s’agit de la voie par excellence, celle du cœur, selon le traité Baba Batra 102.

De fait, l’Admour Hazaken affirme que la Techouva est essentiellement dans le cœur. Différents textes, en particulier ceux de la ‘Hassidout l’expliquent, parmi lesquels Iguéret Hatechouva de l’Admour Hazaken, le Dére’h ‘Haïm de l’Admour Haémtsahi, son fils, la Mitsva de la Techouva, dans le Dére’h Mitsvoté’ha du Tséma’h Tsédek, son petit-fils.

Il est sans doute inutile de vous rappeler le jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui sera le dixième jour du onzième mois(3). Sa signification, en particulier quand il s’agit d’un chef d’Israël, est expliquée dans Iguéret Hakodech de l’Admour Hazaken, au chapitre 27 et dans son commentaire, de même que dans le Sidour(4) à la porte de l’Admour Hazaken. Sans doute profiterez-vous de ce moment propice pour tout cela.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et le nom des personnes que vous citez près du saint tombeau de celui dont nous célébrons la Hilloula. Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite, matérielle et spirituelle à la fois.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez à même de déterminer la Hala’ha, concrètement applicable à l’existence quotidienne, d’autant que de nombreuses personnes sont liées à votre décision(5),

Notes

(1) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est 17. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2973. (3) Le 10 Chevat. (4) De l’Admour Hazaken, avec les commentaires de la ‘Hassidout. (5) Ce jeune homme est vraisemblablement le Rav d’une communauté.

Lettre n°3245

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3245, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. Il faudrait enfin mettre au point un programme détaillé, pour quelques mois, portant à la fois sur l’étude et sur l’action. La matière ne manque pas, dans un domaine comme dans l’autre. Quelques femmes doivent s’atteler à la tâche et travailler en ce sens, avec l’ardeur qui convient. Tous ceux qui ont une influence sur les femmes et les jeunes filles doivent apporter leur concours. A n’en pas douter, l’effort sera récompensé.

Vous me dites que l’on vous a fait le reproche de qualifier le 19 Kislev de Roch Hachana de la ‘Hassidout(1). Vous consulterez, à ce sujet, la longue explication figurant dans l’introduction du Kountrass Oumayan(2), qui fait également état des propos des dirigeants de ceux qui s’opposaient à la ‘Hassidout, dans la génération précédente. Il est clair que ceux de la présente génération ne les égalent en aucune façon.

De même, on vous a reproché d’appeler l’Admour Hazaken “ notre premier père ”. Je ne comprends pas pourquoi cela pose problème. Différents textes de nos Sages montrent qu’un disciple appelle son maître “ mon père ” et un verset(3) dit clairement : “ Mon père, mon père, char et cavalier d’Israël ” à propos de quelqu’un qui n’était pas le père physique. Celui qui est le premier, dans cet enseignement, peut donc effectivement être appelé “ notre premier père ”.

Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, d’un chef d’Israël, qui est donc le père de plusieurs générations, comme l’expliquent nos Sages, à la fin du traité Nedarim, au chapitre 5 du Yerouchalmi. Si celui qui vous pose cette question ne connaît pas le Yerouchalmi, il ne peut pas non plus s’interroger sur nos saints maîtres.

Vous évoquez votre voyage(4). Celui-ci n’est pas d’actualité alors qu’il y a tant à faire en Terre Sainte et qu’une toute petite partie de l’action nécessaire a été entamée. Chaque jour qui passe est une perte que l’on ne retrouvera pas, surtout pour ce qui concerne la diffusion des livres de la ‘Hassidout et, tout particulièrement, de ses pratiques et de ses coutumes. Dans ce dernier domaine, il semble que l’on n’ait rien fait du tout.

Au moins à partir du jour de la Hilloula, chaque ‘Hassid aura-t-il sûrement une motivation particulière, qui sera suivie d’effet pendant les jours, les semaines, les mois qui viennent.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3250. (2) Du Rabbi Rachab. (3) Mela’him, 2, 13, 14. (4) Vraisemblablement pour rendre visite au Rabbi.

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