Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3206
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3206, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Tévet, dans laquelle vous me dites que vous étudiez dans une Yechiva au sein de laquelle il n’y a pas de surveillant des études pour guider les élèves. En conséquence, vous errez, sans but précis et n’avez aucune motivation à l’étude de la Torah.
Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle le mauvais penchant est expert dans son art. Il a donc différentes manières de s’adresser aux hommes et l’une des plus déterminantes consiste à inspirer le découragement, “ je ne suis pas attiré vers l’étude, je n’ai pas de persévérance, le chemin n’est pas tracé devant moi. Il est donc inutile de faire des efforts pour ce qui m’est particulièrement difficile ou même impossible ”.
Nos Sages disent que “ J’ai créé le mauvais penchant et je lui ai créé une antidote ”.
Notre sainte Torah, Torah de vie, y compris dans ce monde matériel et grossier, nous a révélé ces ruses et ces stratagèmes, afin que l’homme en détermine l’origine, sache qui lui oppose de tels arguments. Car, de fait, ceux-ci n’ont aucun fondement. En effet, “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec ruse envers Ses créatures ” et chacun dispose des forces nécessaires pour l’emporter sur son mauvais penchant, dès lors que Dieu lui vient en aide, a le moyen de l’emporter sur son entourage, pour peu qu’on le désire réellement, que l’on consente un effort en ce sens. On peut alors, selon l’expression du Tana Dveï Elyahou, égaler, par ses actions, celles d’Avraham, d’Its’hak et de Yaakov.
Combien plus en est-il ainsi pour un jeune homme se trouvant dans la ville sainte de Jérusalem, dans la tente de la Torah. Il est bien clair que tout dépend de sa motivation. S’il n’y pas de surveillants des études, vous devez éveiller en vous des forces encore plus profondes, afin d’être votre propre surveillant. Vous savez que “ l’amour-propre recouvre toutes les fautes ” et vous irez donc contre votre nature et votre habitude. Mais, dans tous les domaines, l’aide de Dieu est nécessaire, en particulier en notre génération, celle du talon du Machia’h, alors que l’obscurité est intense et profonde.
C’est pour cela qu’il est nécessaire d’étudier, chaque jour, la partie profonde de la Torah. Celle-ci est appelée “ l’arbre de vie ”, dans le saint Zohar, tome 3, page 124b et la raison en est longuement expliquée dans Igueret Hakodech de l’Admour Hazaken, au chapitre 26. En effet, “ l’autre côté ” n’a aucune emprise sur elle.
Il en est de même pour la prière fervente. Il ne suffit pas de la dire dans la pureté. Il faut, en outre, donner une pièce à la Tsédaka avant de la commencer, méditer aux concepts de ‘Hassidout que l’on a étudié. Après la prière, il faut lire les Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Ainsi, se réalise le début de cette prière, la bénédiction selon laquelle Dieu “ accorde le discernement à l’homme ”. De la sorte, on est à même de distinguer la lumière de l’obscurité.
Outre les trois études concernant chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues, Dieu vous accordera le mérite de fixer une étude de la ‘Hassidout, “ l’arbre de vie ”, qui renforcera votre ardeur à l’étude de l’enseignement révélé de la Torah et à la pratique quotidienne des Mitsvot, de la meilleure façon.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3207
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3207, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Tsvi Yossef Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du “ lundi de la Paracha ‘et elles firent vivre les enfants’(2) ”, pour reprendre votre expression. Son contenu décrit votre intense activité au profit de l’importante action consistant à collecter le papier destiné à imprimer les livres sacrés qui feront vivre les fils et les filles d’Israël, en les attachant à l’Eternel notre Dieu, Dieu de vie, par l’étude de la Torah de vie.
Puisse Dieu faire que vous participiez, pendant de nombreuses années encore, à de telles actions. Le fait d’être Cohen vous viendra en aide pour faire que chaque Juif et chaque Juive appartienne à cette “ nation de Cohanim ”, du fait que tous seront “ un peuple saint ”.
Tout cela est particulièrement important, en notre génération, celle du talon du Machia’h et de la fin de l’exil, grâce à la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours. C’est à ce propos qu’il a été dit : “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ” et nos Sages ont donné, à propos de la Paracha de cette semaine, “ Et, voici les noms des enfants d’Israël ”, l’explication suivante(3), dans le Zohar, tome 2, page 71 : “ ils arrivèrent en tant qu’enfants d’Israël et repartirent en tant qu’enfants d’Israël ”. En effet, “ ils ne changèrent pas…(4) ”.
Une éducation basée sur les valeurs sacrées, fondée sur la crainte de Dieu la plus pure, permettra d’obtenir tout cela.
Avec ma bénédiction pour de longs jours, de bonnes années et tout le bien pour les participants à cette importante action,
Notes
(1) Le Rav T.Y. Cohen. (2) De la Parchat Chemot. (3) Voir la lettre n°3205. (4) Leur langue, leurs noms et leurs vêtements.
Lettre n°3208
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3208, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après un long silence, j’ai enfin reçu votre lettre du jeûne du dixième mois(1), que Dieu transformera en joie et en allégresse.
J’ai appris qu’il est nécessaire, plusieurs fois par an, d’accroître le nombre des élèves et d’introduire des changements positifs. J’espère qu’au moins à l’avenir, vous le ferez, avec l’empressement qui convient. Vous connaissez l’image donnée par nos Sages, au sujet d’Erets Israël, celle du cerf dont la peau s’étire afin de pouvoir contenir sa chair(2). Il en est de même, en l’occurrence.
Vous évoquez les conditions difficiles que vous subissez. Comparez donc, dans votre esprit, celles qui existent en Terre Sainte à celles qu’ont connu plusieurs centaines de nos frères, en Russie, où ils ont, néanmoins, formé une génération versée dans l’étude de la Torah et pratiquant les Mitsvot, même s’il en résultait un danger de mort à chaque pas. Peut-il y avoir une commune mesure entre les difficultés auxquelles vous êtes actuellement confrontés et celles-là ? Il est inutile d’en dire plus, à propos de ce qui est bien évident.
Ceci apporte également la réponse à votre question personnelle, concernant votre logement. Vous ne voyez pas comment la situation peut s’améliorer. Or, il a déjà été expliqué que chacun possède une Mitsva qu’il doit respecter plus scrupuleusement, car elle est le portique(3) par lequel tout ce que l’on accomplit, concernant la Torah et les Mitsvot, reçoit l’élévation, par lequel on obtient également la satisfaction de tous ses besoins et de ceux des membres de sa famille.
Pour ce qui vous concerne, cette Mitsva est votre travail, destiné à assurer une éducation basée sur les valeurs sacrées, dans une institution de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, dont le mérite nous protégera, qui la dirige, y assume encore sa mission, invoque la miséricorde divine pour que ceux qui y travaillent reçoivent la bénédiction et la réussite.
Si vous assumez ce travail en mettant de côté tous les calculs, vous connaîtrez la réussite en tout ce qui vous concerne, en général et dans le point que vous évoquez(4), en particulier, même si, logiquement, vous n’observez aucune issue possible. En effet, Dieu agit “ mesure pour mesure ”(5).
Que Dieu vous donne le mérite et le succès de vous engager sur cette voie. Vous verrez aussitôt les obstacles et les difficultés disparaître.
En saluant tous vos amis, qui assument cette mission sacrée et avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Celui du 10 Tévet. (2) De même, Erets Israël s’étire et s’élargit en fonction du nombre de Juifs qui y résident. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2990. (4) Le logement. (5) De la manière dont l’homme agit envers lui.
Lettre n°3209
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3209, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille du saint Chabbat
de la Paracha “ le buisson ne se
consumait pas ” 5715,
Brooklyn, New York,
A tous les participants, réunis pour la quinzième
fête annuelle, aux Etats Unis, du centre des Yechivot
Tom’heï Temimim Loubavitch,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue largement et vous bénis,
A l’occasion de la fête annuelle, célébrée le 22 Tévet 5715, j’adresse mes salutations et ma bénédiction aux responsables de la Yechiva et à tous ceux qui se sont réunis, qui sont venus prendre part à la célébration annuelle, liée à la Torah, du centre des Yechivot Tom’heï Temimim Loubavitch, en Amérique.
Lorsqu’une assemblée de Juifs se constitue, en particulier pour une Mitsva et surtout s’il s’agit de diffuser la Torah et la crainte de Dieu, de renforcer une institution qui est la clé de voûte du Judaïsme de la Torah, dans ce pays, il est certain que la Présence divine se révèle. Le moment est alors propice pour obtenir la bénédiction, matérielle et spirituelle, en tout ce dont on a besoin, soi-même et tous les membres de sa famille.
Il suffit donc de forger les canaux et les réceptacles pour recevoir les bénédictions de Dieu. Et, celles-ci doivent être à la mesure de l’occasion. En l’occurrence, il s’agit de prendre une part plus active pour aider les Yechivot Tom’heï Temimim, comme il convient. Telle est la finalité de cette fête.
Les Juifs d’Amérique, qui chérissent la Torah et les Mitsvot, doivent reconnaître pleinement la place centrale des Yechivot Loubavitch, au sein de la communauté juive. Chacun doit prendre conscience de sa responsabilité et de son mérite personnels, en étant de ceux qui raffermissent les bases de cette sainte institution, laquelle a été transférée en Amérique par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Chacun et chacune s’emploiera donc à ne pas gâcher ce moment propice, à se motiver profondément, en se portant vers son prochain et en accordant généreusement son aide, en fonction des moyens dont on dispose et même au delà de ceux-ci. En effet, Dieu donne les moyens de mettre en pratique la bonne décision que l’on a prise.
On acquerra ainsi le mérite d’apporter sa contribution à une Yechiva, formant des élèves intègres, malgré les différentes épreuves auxquelles ceux-ci sont confrontés, de constater que “ le buisson ne se consume pas ”. Alors, le prestigieux fondateur de la Yechiva continuera à accorder la bénédiction et la réussite à tous ceux qui maintiennent ouverts les canaux permettant de les véhiculer. Pour cela, il faut apporter sa participation à ses institutions et suivre sa voie.
Avec mes respects et ma large bénédiction,
M. Schneerson,
Lettre n°3210
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3210, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que vous vous installez dans une nouvelle maison.
Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, que vous changiez de Mazal, en multipliant le bien et la bénédiction.
Vous avez, en particulier, le mérite de vous consacrer aux jeunes filles, Banot, de la même étymologie que Binyan, la construction, afin de leur permettre de bâtir un foyer juif. De fait, l’épouse est également appelée “ ma maison ”.
De vos jours et des nôtres, s’accomplira l’issue positive promise à l’assemblée d’Israël, comparée, par le Midrach E’ha Rabba, à une femme dont le mari serait parti au loin, avec l’intention de revenir, “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte ”. Là, “ chacun vint avec sa maison, chacun repartit avec sa maison ”(2), c’est-à-dire avec les pierres et les poutres qui la constituent, selon le traité Taanit 11a, d’après l’enseignement de nos Sages, dans le Midrach Tehilim, à la fin du chapitre 73, afin que celle-ci soit reconstruite dans le pays de la vie, l’héritage du cerf(3).
Mais, pour cela, il faut être “ plus gras que le lait et plus doux que le miel ”, selon le traité ‘Haguiga 13a. Il est donc nécessaire d’étudier l’enseignement profond de la Torah, grâce à laquelle “ on quittera l’exil dans la miséricorde ”, selon le Zohar, tome 3, page 124b, qui dit : “ Quand il se révélera ici-bas, dans la dernière génération, à la fin des jours, grâce à lui, ‘vous proclamerez la liberté sur la terre’. ”, comme l’explique le Tikouneï Zohar, à la fin du Tikoun 6.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.T. Krieger. Voir, à son sujet, la lettre n°151. (2) Voir les lettres n°3505 et 3507. (3) En Hébreu Tsvi, prénom du destinataire de cette lettre.
Lettre n°3211
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3211, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[20 Tévet 5715]
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous m’interrogez sur la manière de trouver un parti qui vous convienne.
Il est clair qu’en la matière, vous devez fournir l’effort nécessaire, “ comme celui qui recherche ce qu’il a perdu ”(1), selon l’expression de nos Sages.
Puisse Dieu faire que s’accomplissent prochainement en vous les termes du verset “ L’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”(2). Et, Dieu vous bénira. Très prochainement, vous vous installerez, de la meilleure façon, matériellement et spirituellement à la fois.
Notes
(1) Puisque la femme fut créée à partir d’une côte de l’homme. (2) Une action est donc nécessaire pour révéler la bénédiction de Dieu.
Lettre n°3212
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3212, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[20 Tévet 5715]
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du dernier jour de ‘Hanoukka, dans laquelle vous me décrivez la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, fête de notre délivrance et de la libération de nos âmes. Bien évidemment, j’ai été particulièrement réjoui par la description que vous faites de l’unité qui a alors régné, surtout si je la compare à ce que vous disiez dans votre précédent courrier.
Celui dont nous célébrons la joie, le 19 Kislev(1), accorde son aide, en la matière, comme l’Admour Hazaken l’écrit lui-même dans la lettre qu’il adressa à l’occasion de sa libération, laquelle intervint alors qu’il lisait le verset “ Il a libéré mon âme dans la paix ”. De fait, il en fut de même pour son fils, l’Admour Haémtsahi(2).
J’espère que l’unité s’exprimera également par la diffusion des sources à l’extérieur. En d’autres termes, il faudra les apporter également à ceux qui, pour l’heure, se trouvent encore à l’extérieur. A ceux-là, il faut conférer également le mérite d’avoir accès aux sources du Baal Chem Tov et de ses disciples, de l’Admour Hazaken et de ses disciples.
Comme est belle votre part ! En effet, vous avez le possibilité d’agir, dans ce domaine, non seulement à titre personnel, mais aussi en tant que responsable d’une synagogue qui compte de nombreux Juifs. Chaque nomination(3) est un effet de la divine Providence. De la sorte, vous contribuez à mettre en pratique la Volonté de Dieu, en faisant que, “ à partir du coucher du soleil ”(4), il y ait un nombre toujours croissant de lumières, jusqu’à briller au point que “ la nuit éclaire comme le jour ”.
Notes
(1) L’Admour Hazaken. (2) Libéré le 10 Kislev, date à laquelle ce verset est lu, selon la répartition mensuelle des Tehilim. (3) En l’occurrence celle de responsable de la synagogue. (4) Selon l’expression employée à propos de la fête de ‘Hanoukka, la lettre du destinataire de la présente étant datée du dernier jour de cette fête.
Lettre n°3213
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3213, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à vos lettres du 8 et du 12 Tévet. Entre temps, vous avez dû recevoir la mienne, qui répondait à votre précédent courrier. Je suis satisfait d’apprendre que les élèves sont plus nombreux. Sans doute multiplierez-vous les efforts, en la matière. Et, j’espère que cette multiplication sera également qualitative.
Vous me parlez de ce jeune homme. De manière accessoire(1), celui-ci peut effectivement exercer une activité pédagogique, pour quelques jours. En revanche, il est encore prématuré de lui confier cette tâche de manière fixe. En effet, chacun doit prendre en compte non seulement le futur immédiat, les jours qui viennent, mais aussi ce qui en résultera dans des mois, des années, à une échéance beaucoup plus longue.
Lorsque ce jeune homme étudiera la Torah avec ardeur, au sein de la Yechiva, son apport et sa contribution seront beaucoup plus importants, non seulement pour lui-même, mais aussi pour l’éducation aux valeurs de la Sainteté.
Ce qui vient d’être dit peut être comparé à la différence qui est faite entre les semailles(2) et la plantation(3). Les semailles permettent à la production agricole de pousser très rapidement. En revanche, le produit reste en quantité limitée. A l’opposé, la plantation impose un effort beaucoup plus important et il faut un laps de temps beaucoup plus grand, avant d’en récolter les fruits. Mais, la bénédiction est alors beaucoup plus large.
En l’occurrence, il n’y a pas de nécessité(4) qu’il gagne sa vie. Il faut donc rechercher la plantation(5).
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles à propos de tout ce qui vient d’être dit et avec ma bénédiction de considérable réussite, pour vous et pour tous vos amis,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3169. (2) Dans les champs. (3) Dans le verger. (4) Pour ce jeune homme. (5) Qui apportera, à terme, de nombreux fruits.
Lettre n°3214
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3214, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Chemot. Vous considérez que vous renforcerez l’état de santé de votre fils en l’envoyant dans un ‘Héder dont le niveau de crainte de Dieu est inférieur, mais qui jouit de meilleures conditions climatiques. Puis, par la suite, vous le ferez revenir dans le ‘Héder qu’il fréquente actuellement.
Tout cela ne me satisfait pas. En effet, la coupure que vous allez lui imposer maintenant est une certitude. Mais, pourrez-vous le faire revenir, par la suite et lui faire rattraper ce qu’il aura manqué? Cela n’est pas sûr et l’on peut même avoir un grand doute, à ce sujet.
Vous savez ce que disent les livres sacrés, en général et ceux de la ‘Hassidout, en particulier, à propos du verset “ la crainte de Dieu est vie ”. De fait, c’est bien la crainte de Dieu qui apporte la santé. En conséquence, même si le climat est meilleur en cet endroit, la crainte de Dieu plus forte du ‘Héder qu’il fréquente actuellement peut également raffermir la santé de votre fils.
Qu’il étudie donc la Torah, dans ce ‘Héder, en bonne santé et joyeusement, avec crainte de Dieu. J’espère que, lorsque vous lirez cette partie de ma lettre à votre épouse, celle-ci signifiera également son plein accord, sachant que la santé, l’opulence matérielle et la réussite dépendent uniquement de Dieu, Qui donne la Torah.
Vous me demandez pour quelle cause vous devez donner de la Tsédaka. J’ai été satisfait d’apprendre, par votre lettre, que vous aidez votre frère, qui se trouve en Terre Sainte. Vous donnerez donc une moitié de votre Tsédaka pour les institutions de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous pourrez le faire par l’intermédiaire de mon secrétariat, qui se chargera de sa répartition. Et, vous distribuerez vous-même la seconde moitié, avec votre épouse. L’aide à votre frère pourra être prise en compte dans cette dernière.
Avec ma bénédiction de réussite pour gagner votre vie et concevoir, avec votre épouse, une satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants,
Lettre n°3215
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3215, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris que vous n’ayez pas encore reçu le fascicule de l’index du Torah Or. En tout état de cause, j’ai demandé que l’on vous en envoie un autre immédiatement, bien que cela ait déjà été fait auparavant.
Vous m’interrogez sur la manière d’écrire la lettre Hé, dans le Nom de Dieu, telle qu’elle est définie par le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken(2), chapitre 36, paragraphe 2(3). Depuis plusieurs mois, je m’efforce d’établir quelle est la tradition, en matière d’écriture de Tefillin et de Séfer Torah, auprès de Sofers ‘hassidiques(4). Pour l’instant, je n’ai pas découvert de perles, en la matière, car il est impossible d’obtenir des informations précises. Peut-être les ‘Hassidim de Terre Sainte en possèdent-ils?
Il semble, néanmoins, que ces derniers aient des traditions qui ne s’accordent pas avec celles que j’ai entendues de mon beau-père, le Rabbi. En effet, le Rav ‘Haïm Naé avait bien dit, par la suite, que les ‘Hassidim de Terre Sainte procédaient différemment, jusqu’à maintenant. Peut-être en est-il de même pour l’écriture de ces lettres. En tout état de cause, il est bon de recenser les informations, sur ce sujet, ce qui permettra d’avoir au moins “ une parcelle de la poutre ”(5). Pourriez-vous m’indiquer à qui je dois m’adresser en Terre Sainte, pour poser ces questions?
Vous me dites que le sixième tome de l’encyclopédie talmudique est paru(6) et j’en suis satisfait. Comme vous me l’écrivez, il me parviendra sûrement, ces jours-ci. Les journaux disent, ici, que le septième tome est sous presse et j’espère que cette nouvelle est fondée.
Que Dieu accorde la réussite dans vos actions, afin de grandir la Torah, quantitativement et de la parer, qualitativement. On peut également obtenir un tel résultat par l’étude la plus simple, y compris celle des enfants(7), comme le dit le Rambam, dans ses lois de l’étude de la Torah, fin du chapitre 2. Pour l’heure, je n’ai trouvé cette affirmation nulle part ailleurs(8). Bien entendu, on peut aussi en faire de même avec l’étude la plus élevée, comme le souligne le traité ‘Houlin 66b.
Vous ferez tout cela en bonne santé et, par ailleurs, vous assumerez également la mission qui est la vôtre, dans le domaine de ‘Habad.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
M. Schneerson,
Vous m’interrogez sur la fin du chapitre 29 du Tanya: “ Comment la foi leur était-elle revenue(9)? Moché, notre maître, n’avait pourtant fait aucun miracle devant eux. En fait, lorsqu’il entendit ses paroles sévères, ‘le peuple se lamenta’ et il est dit (Bamidbar 14, 37) que ‘ces hommes périrent... dans l’épidémie ”.
Pourquoi est-ce précisément des paroles sévères, et rien d’autre, qui leur fit retrouver la foi? L’Admour Hazaken souligne que cela est “ précisé par la Torah ”, ainsi qu’il est dit (Bamidbar 14, 39): “ Et, Moché prononça ces paroles... et ils se lamentèrent ”. Il ne leur montra rien d’autre. Les versets 36 à 38 doivent être lus comme une parenthèses, concluant le récit de ce qu’il advint aux explorateurs eux-mêmes.
Le Targoum Yonathan Ben Ouzyel précise que cela se passa le 7 Elloul. C’est aussi ce que dit la conclusion de la Meguilat Taanit et la Hala’ha retient ce texte, dans le Tour et Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 580, le citant, toutefois, selon la version qui parle du 17 Elloul.
Le Baït ‘Hadach montre la difficulté de l’interprétation du Beth Yossef. Selon lui, ces versets décrivent également ce qui advint en Elloul, c’est-à-dire longtemps après qu’ils aient retrouvé la foi. En effet, il est ici question de leur mort et non de l’extension de leur langue(10). Il faut en conclure qu’il s’agit bien d’une parenthèse. Le Méa Chéarim, à la page 51, explique que les explorateurs dirent eux-mêmes: “ Voici, nous sommes prêts(11) ” et il ne retient pas la version qui dit: “ à propos des explorateurs ”.
Pour conclure positivement, j’ajouterai que le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken devrait pouvoir être édité, par photocopie. Il reste encore des pages pour d’éventuels ajouts. Peut-être disposez-vous de courtes notes ou de références que l’on pourrait publier. Bien évidemment, le nom de leur auteur sera mentionné.
Qu’en est-il de l’édition du manuscrit de l’auteur du Ohaleï Yossef(12)?
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°3026. (2) Qui dit: “ Ceci s’applique à tous les Hé, à l’exception de ceux du Tétragramme, pour lesquels on a une autre Tradition, comme on le montrera ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page: “ Vous m’interrogez aussi sur l’expression ‘comme on le montrera’ et vous me demandez à quel texte ces mots font référence. Pour l’heure, je ne l’ai pas trouvé. Mais, cette phrase se trouve entre parenthèses, dans le Choul’han Arou’h et, à mon humble avis, elle fait donc allusion à la seconde édition de cet ouvrage, dans laquelle ‘il ajouta de nombreuses explications nouvelles’. Il pensait donc trancher la Hala’ha, de manière définitive, après être revenu à ce chapitre. Et, ‘peut-être y avait-il ici une rédaction ultérieure’, comme le dit le Chéérit Yehouda à propos du chapitre 363. Vous verrez aussi l’introduction du Kountrass Ha Choul’han, à ce sujet. Pourquoi y avait-il un doute, en la matière? Peut-être en fonction de ce qui est dit dans les responsa ‘Hatam Sofer, partie Yoré Déa, chapitre 271. Il faut consulter, à ce propos, la Michnat Avraham, mais je ne dispose pas de ce livre ”. (4) Voir, à ce propos, les lettres n°2822 et 3854. (5) Selon l’expression du traité Sanhédrin 7b, c’est-à-dire d’en partager la responsabilité. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°3368. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°3175. (8) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 6, page 299. (9) Il s’agit des enfants d’Israël qui, dans le désert, critiquèrent la Terre Sainte, après le retour des explorateurs. (10) Jusqu’à leur nombril, afin de les punir pour leur médisance. La mort physique, en revanche, n’intervint que par la suite. (11) A entrer en Erets Israël. (12) Voir, à ce sujet, la lettre n°3026.
Lettre n°3216
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3216, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
aux multiples réalisations,
monsieur David(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Tévet.
J’ai été satisfait des informations que vous m’avez transmises, concernant les actions positives que vous menez pour renforcer l’étude de la Torah et la diffuser, en particulier parmi la jeunesse. A notre époque, il y a là un des accomplissements les plus déterminants, conditionnant la pérennité de notre peuple.
Sans doute, dans tous les cours que vous fixerez, enseignerez-vous également, au besoin de manière brève, les Hala’hot qu’il est nécessaire d’appliquer dans la vie de tous les jours(2). Cette pratique sera instituée, car la finalité de l’homme est bien de craindre Dieu et de respecter Ses Mitsvot. En effet, l’acte est essentiel et non l’étude.
De plus, la pratique fait la preuve que ce qui est fixé permet l’acquisition effective de ces connaissances, dans l’esprit de ceux qui étudient ou qui écoutent. Que Dieu vous accorde la réussite, en la matière.
J’ai bon espoir que le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, aux multiples accomplissements, le Rav B.E. Gorodetski(3), se trouvant actuellement au Maroc, prendra contact avec vous. Vous échangerez donc également à propos de ce que vous me dites, dans le présent courrier.
Que Dieu vous aide, de même que votre ami, en votre mission sacrée, consistant à transmettre la Torah et les Mitsvot, Torah du Dieu de vie et Ses Commandements, à ceux qui vous écoutent et reçoivent votre enseignement, afin que tous les mettent en pratique et reçoivent, de cette manière, une bénédiction accrue, matérielle et spirituelle.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Monsieur David Berdah, de Tunis. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3048. (3) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, émissaire du Rabbi en Afrique du nord. Voir, à son sujet, la lettre n°3178.
Lettre n°3217
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3217, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5715,
Brooklyn, New York,
Au comité rabbinique de Brownsville et d’East New York et
à sa tête, au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples connaissances, se consacrant aux besoins
communautaires, le Rav Moché Binyamin(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu connaissance, avec plaisir, de la réunion que vous organisez, le mercredi de cette semaine, au profit des institutions Beth Rivka.
Je suis convaincu qu’il n’est nul besoin de vous conseiller l’empressement. Néanmoins, nos Sages enseignent, dans le Sifri que “ l’on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ”. Toutefois, il s’agit uniquement, en l’occurrence, d’insister sur ce qui est déjà établi, même si un encouragement extérieur n’est vraisemblablement pas utile.
De même, il est sans doute superflu de vous remercier, car la récompense de la Mitsva est cette Mitsva elle-même.
Malgré tout cela, j’ai décidé de vous écrire ces quelques lignes, afin de vous rappeler la grande importance que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, accordait à ces institutions, à quel point il s’investit pour les fonder, les maintenir et les développer. Maintenant encore, il se tient là-haut et continue à assumer sa mission. Il invoque la miséricorde divine pour tous ceux qui soutiennent l’éducation aux valeurs sacrées, en général et, en particulier, celle des écoles Beth Rivka, afin que ces réalisations soient fructueuses et que l’on connaisse une bénédiction et une réussite accrues, également dans ses préoccupations personnelles.
Je suis absolument certain que vous ne vous contenterez pas de commencer la Mitsva, mais, comme le disent nos Sages(2), vous la conduirez à son terme, d’une manière positive, c’est-à-dire que, même après cette réunion, vous interviendrez pour que les engagements soient tenus et que l’on puisse obtenir les moyens de rembourser les dettes, de maintenir et de développer les écoles, comme le veut, comme l’exige cette période, afin que s’agrandisse le nombres des élèves.
Je prie Dieu pour que vous connaissiez la réussite, en tout cela et que celle-ci soit considérable.
Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Il s’agit vraisemblablement du Rav M.B. Tumashov. (2) Les Sages disent que “ la Mitsva porte le nom de celui qui la conduit à son terme ”.
Lettre n°3218
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3218, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez que vous avez décidé de franchir un pas dans la mission sacrée que vous assumez au sein d’une institution de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’en suis satisfait. A n’en pas douter, la bénédiction et le succès que Dieu vous accorde s’en trouveront accrus, pour satisfaire vos besoins personnels et ceux des membres de votre famille.
J’ai également apprécié votre description de la réunion ‘hassidique que vous avez organisée pour les enseignants et enseignantes du réseau(2). Vous avez exposé devant eux différents points de leur mission sacrée. J’ai bon espoir que de telles réunions seront fréquentes, comme vous l’écrivez dans votre lettre. Il est difficile d’imaginer à quel point cela est important. En effet, chacun et chacune exerce son influence sur tout un groupe d’enfants. L’intérêt et le mérite publics en dépendent donc.
Concrètement, un acquis, même s’il est relativement modeste, est transmis, de la sorte, à chacun et à chacune. Il se trouve ainsi multiplié de nombreuses fois, par l’intermédiaire des enfants. On peut en déduire à quel point la responsabilité est grande et, plus encore, le mérite. Dieu n’attend de nous qu’en fonction des forces dont nous disposons. Chacun possède donc bien celles qui lui permettront de mettre tout cela en pratique.
J’ai été content d’apprendre que vous avez apporté votre concours à la préparation de la réunion ‘hassidique, qui a eu lieu à Tel Aviv. Cette réunion, d’après les informations qui me sont parvenues, était une réussite. Une part de celle-ci vous revient donc.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Il serait bon de commencer à établir un projet sur la manière d’utiliser le jour de la Hilloula(3) du 10 Chevat, qui approche, de la manière qui convient, afin de préparer à cette date importante les élèves du réseau, auxquels Dieu accordera longue vie.
Notes
(1) Le Rav I.Gansburg. Voir, à son sujet, la lettre n°765. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte. (3) Du précédent Rabbi.
Lettre n°3219
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3219, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 8 Tévet, qui faisait suite à un long silence. Puisse Dieu faire que s’applique à l’amélioration de la situation du groupe des jeunes, que vous me décrivez, le proverbe suivant du Rabbi Maharach: “ Le bon est bon, mais le meilleur n’est-il pas meilleur? ”.
Le moment est enfin venu, pour les ‘Hassidim, de même que pour les femmes et jeunes filles ‘Habad, d’attendre, d’eux-mêmes et de leur entourage, qu’il en soit bien ainsi. En effet, on peut constater que Dieu accorde une réussite transcendant les voies de la nature. Néanmoins, on a perdu ses moyens et l’on forge donc de petits réceptacles.
En conséquence, la bénédiction divine reste en attente, jusqu’à ce que l’on prenne conscience et que l’on mette en pratique ce qui est écrit(2): “ Elargis ta bouche ”. Dès lors, se réalise également la fin de ce même verset: “ Et, Je l’emplirai ”, précisément après cet élargissement(3).
Puisse Dieu faire que l’élargissement soit tel que la Torah elle-même lui accorde ce titre et qu’il ne lui revienne pas uniquement d’après les limites des hommes.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et pour donner prochainement de bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Bravman. Voir, à son sujet, les lettres n°1820 et 3301. (2) Tehilim 81, 11. (3) Lorsque le réceptacle est d’ores et déjà large.
Lettre n°3220
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3220, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat. Il est inutile de vous rappeler à quel point les Grands d’Israël ont condamné la tristesse et la mélancolie. Le Tanya l’explique, au chapitre 26, de même que plusieurs autres textes. Et, la pratique fait la preuve que cet état d’esprit n’arrange rien, bien au contraire. Il en est de même pour ce dont vous vous occupez, en particulier dans ce pays, où la joie va droit au cœur, mais non le sentiment opposé.
Plus encore, votre tristesse est dénuée de tout fondement. Il est dit, en effet, que “ Dieu accorde une épouse avisée ”. Et, nos Sages précisent comment parvenir à la trouver. Il faut chercher et chercher encore, comme si l’on voulait retrouver un objet perdu, avec toute l’énergie nécessaire. Mais, comme le veut la coutume juive vertueuse, il faut le faire par des intermédiaires. Vous continuerez donc à agir en ce sens, avec la plus grande confiance en Dieu.
Nos Sages enseignent, dans le Midrach Béréchit Rabba(1), que, depuis les six jours de la création, Dieu constitue des couples. Il vous permettra donc de trouver le parti qui vous convient, matériellement et spirituellement à la fois. Vous avez le mérite d’agir pour rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en leur enseignant la partie profonde de la Torah et les coutumes qui lui sont spécifiques. Or, l’enseignement profond de la Torah permet, non seulement les fiançailles, mais aussi le mariage d’Israël et du Saint béni soit-Il. Tout ceci vous permettra de retrouver au plus vite ce que vous avez perdu(2), de vous fiancer rapidement, de la manière qui convient en tout point et de bâtir un foyer ‘hassidique, un édifice éternel, dans la joie.
Puisque vous avez soulevé cette question, vous retarderez effectivement vos repas de dix ou quinze minutes, les lundis et jeudis de la période de Chovavim Tat(3), à l’exception du jour de Roch ‘Hodech. Pendant ce temps, vous étudierez la ‘Hassidout.
J’ai mentionné les noms, que vous m’avez communiqués, de ceux qui participent aux cours, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Un homme saint et un Juste est toujours considéré comme vivant et “ celui qui se rend devant l’homme qui est saint pour Dieu et se fait connaître à lui par son nom, recevra ainsi le mérite et la vie ”, selon les termes du Ramban, commentant le verset Bamidbar 1, 45.
Avec ma bénédiction de réussite, au plus vite,
Notes
(1) Chapitre 68, paragraphe 4. (2) Tout comme Adam, le premier homme, “ retrouva sa côte ” en épousant ‘Hava. (3) Celle des Sidrot de Chemot, Vaéra, Bo Bechala’h, Yethro, Michpatim, Terouma et Tetsavé.
Lettre n°3221
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3221, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous concluez votre lettre en vous excusant, du fait que, pour des raisons compréhensibles, vous avez retiré vos enfants de la Yechiva Loubavitch. Il est bien clair qu’en la matière, il n’y a nullement lieu de vous excuser. Cette décision est votre affaire personnelle.
Pour ce qui me concerne, en revanche, il s’agit bien d’une question, générale et personnelle à la fois, liée à l’amour du prochain, mais également une cause de peine. Car, je ne comprends pas vos raisons. Je ne comprends pas pourquoi vous deviez agir ainsi. Je suis donc peiné, car, jusqu’à maintenant, vos enfants ont eu le mérite de faire leurs études dans une école en laquelle mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, a investi ses forces, avec abnégation. Et, celui-ci accorde encore la bénédiction et la réussite à tous ceux qui apportent leur participation et, a fortiori, aux élèves. Sa bénédiction n’est pas seulement spirituelle. Elle est également matérielle. Or, la possibilité de la recevoir a été ôtée à vos enfants!
Je souligne, néanmoins, qu’il n’y a, en cela, aucun ressentiment et, a fortiori, aucune colère. Il s’agit seulement d’un sentiment de douleur, inspiré par l’amour du prochain, d’autant qu’il est question, en l’occurrence, d’enfants qui n’ont pas encore leur mot à dire sur leur devenir.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°3222
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3222, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir une lettre m’informant que la communauté ou la synagogue Loubavitch de Winnipeg va acheter un nouveau terrain ou bien faire reconstruire l’ancien bâtiment. Or, il se pose, à Winnipeg, un problème de Mikwé(2) et c’est donc l’occasion d’en construire un, à cet endroit.
Néanmoins, je ne dispose d’aucun détail, à ce sujet et je m’adresse donc à vous, afin que vous fassiez tout ce qui est possible, en ce domaine. Si vous m’indiquez une personne à qui je dois écrire, à ce sujet, il est bien évident que je le ferai, au plus vite.
L’immense mérite que ceci représente est inestimable et quiconque peut intervenir, en la matière, doit le considérer comme une réussite personnelle. Dieu accorde, en effet, le moyen de sauver toute une communauté juive et d’y introduire la pureté, qui rapproche la délivrance.
J’espère que vous m’annoncerez une bonne nouvelle. Vous me direz que vous vous êtes mis au travail. Je formule le vœu que Dieu vous accorde la réussite, en la matière. Et, j’attends votre réponse rapide.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav H.Shteiman. Voir, à son sujet, la lettre n°3157. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3189.
Lettre n°3223
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3223, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Tévet, dans laquelle vous me dites que vous ne comprenez pas ce que j’ai écrit, dans mon précédent courrier(1). Vous pensez, en effet, que votre tristesse(2) découle du fait que vous étudiez le Dére’h ‘Haïm(3).
Vous consulterez, à ce sujet, les chapitres 26, 27 et 31 du Tanya, de même que le Hayom Yom, à la date du 23 Sivan. Vous multiplierez les efforts, pour vous-même et envers les autres personnes, en particulier vos amis, au sein de la Yechiva de notre saint maître, dont le mérite nous protégera.
Ainsi, Dieu vous accordera la réussite d’obtenir la lumière également pour vous-même.
Dans l’attente de bonnes nouvelles à propos de ce que vous m’écrivez, dans votre lettre,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°2996. (2) Dont le Rabbi disait qu’elle était condamnable. (3) De l’Admour Haémtsahi.
Lettre n°3224
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3224, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5715,
Brooklyn,
A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint
Dieu, est issu d’une illustre famille, a des comportements
généreux, le Rav Israël Moché(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu les dix livres(2), pour lesquels je vous remercie de tout cœur. Par la suite, j’ai encore reçu trois manuscrits de ‘Hassidout, dont certains doivent vous être restitués. Je n’ai pas eu le temps de les examiner comme il le faut, mais il semble qu’il s’agisse, pour la plupart de textes du Tséma’h Tsédek. Seul un manuscrit est une copie du Peri Ets ‘Haïm et un autre a vraisemblablement été rédigé par un ‘Hassid. Peut-être savez-vous de qui il s’agit, dans quelle mesure ses écrits sont dignes de foi et s’il a reçu ces explications ou bien s’il en est l’auteur.
Ce qui est paru dernièrement vous a été adressé, par envoi séparé. Il s’agit du Torah Or, auquel un index a été ajouté, des notes du Tséma’h Tsédek sur E’ha, éditées il y a quelques années, plusieurs explications sur les cinq Meguilot ayant été découvertes dans un manuscrit qui a été envoyé ici. Vous me confirmerez avoir bien reçu tout cela.
Je prépare l’édition d’un manuscrit de discours de l’Admour Hazaken, pour la plupart très brefs, bien que quelques uns d’entre eux apparaissent déjà dans le Likouteï Torah et le Torah Or. Des notes y ont été ajoutées. Une étude est inconcevable sans une idée nouvelle, d’autant qu’il y a, dans ces manuscrits, des discours que je n’ai vus, pour l’heure, nul part ailleurs.
Sur un manuscrit dont les discours ont été reproduits, figure une inscription, de la main du Rabbi Maharach, précisant que celui-ci est du Rav Pin’has Reyzes. Néanmoins, il ne s’agit pas de l’original, mais d’une copie. J’espère que ce livre paraîtra d’ici quelques semaines et, sans en faire le vœu, je vous l’adresserai.
La Torah prend également en compte la chronologie(3) et peut-être disposez-vous de manuscrits de l’Admour Hazaken, quels qu’ils soient et non uniquement de ‘Hassidout, de lettres ou de responsa de la partie révélée de la Torah. De même, j’ai entendu dire qu’il y a, en Terre Sainte et, semble-t-il même, en votre possession, un manuscrit contenant quelques chapitres du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken(4). Je ne sais pas exactement s’il s’agit d’une autre édition de cet ouvrage ou de chapitres qui n’en ont pas été imprimés. Je vous remercie d’avance de me fournir ces précisions.
Je vous remercie beaucoup pour ce que vous m’avez transmis et je vous prie instamment de continuer à le faire.
Avec mes respects et ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav I.M. Barbash. Une même lettre a été adressée à son cousin, le Rav Barou’h Elyahou Schneersohn. L’un et l’autre sont les petits-fils de Rabbi Shmaryahou Noa’h de Babroisk, le fils de Rabbi Yehouda Leïb de Kapoust, lui-même fils du Tséma’h Tsédek. (2) De la bibliothèque de Rabbi Shmaryahou Noa’h de Babroisk. Voir, à ce propos, les lettres n°2739 et 2777. (3) Même s’il est dit que les événements dont elle fait état ne sont pas classés par ordre chronologique. (4) Voir ce que dit l’introduction du Yagdil Torah, New York, tome n°10, concernant l’avant propos du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, édition de 5745-1985.
Lettre n°3225
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3225, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Raphaël Na’hman Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 15 Tévet. Je suis surpris que vous me fassiez part de votre découragement, parce que vous pensez ne pas être en bonne santé. En effet, vous dites que vous souffrez du cœur. Or, cette situation est sans doute due, pour une large part, au fait que vous concentriez votre pensée sur votre état. A cela s’ajoute le désordre qui a régné, pendant la période des réunions ‘hassidiques du mois de Kislev. Cessez donc d’y penser, ayez un mode de vie réglé pour ce qui concerne la nourriture, la boisson et le sommeil. Vous verrez que tout cela passera.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom(2) afin que votre état de santé s’améliore. De fait, méditer profondément à sa santé a pour effet de la détériorer. Selon l’image que nous avons entendue de mon beau-père, le Rabbi, un homme en bonne santé ne ressent pas les membres de son corps, tant il est évident pour lui que ceux-ci fonctionnent comme il le désire. Il n’en est pas de même quand il ressent la supériorité de sa tête. Il devient alors orgueilleux et fier. Les images appartenant au domaine de la sainteté et ce qu’elles doivent illustrer sont partie intégrante de la Torah et il en est de même pour ce qui vous concerne.
Je mentionnerai également le nom de votre gendre et des membres de votre famille, qui résident à Kfar ‘Habad. Mon beau-père, le Rabbi, protège le Kfar et il invoque la miséricorde divine, pour tous ceux qui y résident, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, spirituels et matériels. Puisse Dieu faire que les réceptacles, destinés à contenir ces bénédictions, soient suffisamment larges.
Vous joignez à votre lettre la liste des participants au tirage au sort(3) et j’en suis satisfait. Vous précisez, dans votre lettre, que vous faites partie du comité de ce tirage au sort. Vous trouverez donc sûrement les mots qui conviennent pour expliquer aux participants la signification d’un tel tirage au sort, comme l’explique le Choul’han Arou’h ‘Hochen Michpat, chapitre 207, paragraphe 13.
En effet, le gagnant reçoit un montant beaucoup plus important que sa participation. On peut donc craindre que, dans son esprit, il ne l’acquiert pas vraiment. En conséquence, il faut que chaque participant accepte, de tout son cœur, d’offrir le montant de sa contribution, sans qu’il n’en reste rien. Pour qu’il n’y ait aucun doute, à ce sujet, il serait bon que le gagnant agisse en tant qu’émissaire de l’ensemble des participants. Car, “ l’émissaire de l’homme est comme cet homme ” et, lorsqu’il voyagera, ce sera, d’une certaine façon, comme si tous le faisaient.
Certes, il peut y avoir, parmi les participants, quelqu’un qui désire faire ce voyage pour une raison accessoire(4). Néanmoins, il est certain que la plupart désirent effectivement se rendre près du tombeau, se rencontrer(5). Certes, il n’y aura qu’un seul gagnant. Mais, tous les participants devront se préparer, comme s’ils entreprenaient eux-mêmes ce voyage.
Avant de se rendre près du tombeau du Juste, qui est, en outre, un homme public et, surtout, un chef d’Israël, il faut se préparer, dans les cinq domaines que définit le discours sur le pèlerinage près de la tombe du Juste, de l’Admour Haémtsahi. Ces cinq domaines correspondent aux Néfech, Roua’h, Nechama, ‘Haya et Ye’hida(6) que chaque Juif possède.
Puisse tout cela exercer son effet et inspirer réellement les pensées, les paroles et les actions, conformément à la volonté de notre chef, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai également, près du saint tombeau, la question du consul et la réponse que vous lui avez apportée. Que Dieu vous conduise sur la voie qu’Il juge bonne, d’un bien visible et tangible, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav R.N. Kahn, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°2861. (2) Près du tombeau du précédent Rabbi. (3) Pour se rendre chez le Rabbi. (4) Et, non pour aller voir le Rabbi. (5) Rencontrer le Rabbi. (6) Les cinq parties de l’âme.
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