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Iguerot Kodesh — lettres 3186 à 3205

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3186

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3186, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Tévet et je vous adresse ma lettre pour cette personne(1). Si des explications sont nécessaires, vous trouverez sûrement les mots qui conviennent. Sans doute ne s’affectera-t-elle pas du montant indiqué, même s’il suscite son étonnement, dans la mesure où elle n’est pas habituée à de tels dons.

Vous lui expliquerez que l’enseignement de nos Sages, “ prélève la dîme afin de t’enrichir ”, doit être pris au sens le plus littéral. Plus la part donnée à la Tsédaka est importante, plus la richesse est grande et Dieu dit, à ce propos : “ De grâce, mettez-Moi a l’épreuve, en la matière ”, comme le rapporte le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, à la fin du chapitre 247.

Il serait bon que quelqu’un lui explique ceci. Même si mon intention était de ne pas préciser ce que j’appelle “ plus que la dîme ”, il serait souhaitable, néanmoins, que le montant du don représente près d’un cinquième(3), comme l’explique la ‘Hassidout, dans le Likouteï Torah Chir Hachirim, pages 6d et 24d, à propos du “ cinquième pour le Pharaon ” et des “ quatre autres cinquièmes pour vous ”. Vous consulterez également la fin du chapitre 34 du Tanya, qui dit : “ De plus, le cinquième apporte l’élévation ”.

Notes

(1) Il s’agit vraisemblablement de la lettre précédente. (2) Voir la lettre précédente. (3) De ses gains.

Lettre n°3187

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3187, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tévet 5715,

Brooklyn,

A madame Ra’hel(1),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du(2) 10 Tévet, qui sera transformé en joie et en

allégresse, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, le fait que l’on construit une séparation(3) dans votre synagogue. La sanctification du Nom de Dieu qui en résulte et l’importance d’un tel accomplissement sont difficiles à s’imaginer.

Dieu agit “ mesure pour mesure ”(4) et Il vous récompensera, de même qu’à votre mari et à vos enfants, de Sa main pleine et ouverte, en tout ce qui vous concerne. Et, lorsque l’on médite à l’obscurité de l’exil, au fait qu’une lutte est nécessaire également pour ce qui aurait dû être une évidence pour tous, on comprend qu’une victoire, en la matière, est une sanctification du Nom de Dieu. L’un des points sur lesquels porte ce combat est celui des séparations, dans les synagogues.

Lorsque l’on rend visite à un homme de chair et d’os, en souhaitant obtenir de sa part qu’il exauce la requête qu’on lui présente, on s’adresse à lui en adoptant le comportement qu’il prône lui-même et l’on n’agit sûrement pas contre lui, même si l’on n’est pas certain qu’il ait les moyens de satisfaire cette requête, même si, essuyant un refus de sa part, on peut toujours s’adresser à quelqu’un de plus haut placé. Or, combien plus aurait-il dû être clair et évident pour chacun qu’il en est bien ainsi quand on se rend dans un endroit où l’on formule une prière devant Dieu, afin d’être en bonne santé ou d’obtenir l’opulence matérielle. En pareil cas, il va de soi que Dieu seul peut exaucer cette requête. Chacun sait que nul n’est plus grand et plus important que Lui.

Malgré cela, certains sont aveuglés par les assertions du mauvais penchant. Ceux-là mettent leur argent et leurs forces à la disposition de quelques responsables pour que ceux-ci fassent en sorte que la prière devienne un défi du Saint béni soit-Il, à Qui l’on s’adresse.

Dieu souhaite une telle séparation et comment empêcher qu’elle soit? Dieu demande que l’on respecte le Chabbat et les fêtes. Or, on introduit malheureusement un microphone(5) et l’on formule ainsi sa prière en transgressant le Chabbat et les fêtes.

Dieu demande que le sang de l’officiant, agissant au nom de l’ensemble de la communauté pour formuler sa requête devant Lui, soit nourri d’aliments cachers, que son cerveau ne soit pas obscurci par des pensées qui ne conviennent pas, qu’il n’ait pas transgressé le Chabbat, quelques heures avant de conduire la prière.

Malgré l’évidence de telles idées, on dépense des milliers de dollars pour découvrir l’homme dont l’aspect rappellera le mieux celui d’un non-Juif, qui aurait pu chanter à l’opéra, en compagnie de non-Juives, ou peut-être même qui l’a vraiment fait. Et, tel est précisément celui qui doit représenter toute la communauté, formuler une requête en son nom, dire “ éclaire nos yeux par Ta Torah ”, “ attache notre cœur par Tes Mitsvot ”, demander “ fais-nous revenir vers Toi ” et “ guéris-nous ”.

Tout cela est profondément illogique et heurte l’entendement. Si quelqu’un agissait ainsi dans son travail, il serait transféré dans un asile psychiatrique. Mais, quand il s’agit de la religion juive, en général et de l’attitude de certaines synagogues, en particulier, on peut, ces dernières années, en devenir, en agissant de la sorte, l’un des responsables.

En conséquence, ceux qui ont le mérite d’introduire, dans une synagogue, une vision juste et une compréhension exacte, en fonction de ce qui a été défini plus haut, possèdent un mérite qui est celui de toute la communauté. Ils doivent donc investir tous leurs efforts, en la matière. Bien évidemment, ils le feront de manière pacifique et, lorsque l’on agit avec sincérité et enthousiasme, on obtient de Dieu la réussite.

Bien évidemment, vous pouvez, si vous le jugez utile, communiquer le contenu de la présente à ceux qui vous viennent en aide pour mettre en pratique cette Mitsva. Que le mérite public protège chacun d’entre vous et qu’il vous permette d’obtenir la satisfaction de vos besoins.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Madame R. Cunin. Voir, à son sujet, les lettres n°1876 et 2340. (2) Le jour du jeûne. (3) Entre les hommes et les femmes. (4) De la manière dont l’homme agit envers Lui. (5) Dans la synagogue.

Lettre n°3188

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3188, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre feuillet, avec le chèque qui y était joint et qui a été transmis à la caisse des actions discrètes, l’une des formes les plus élevées de la Tsédaka. Vous obtiendrez ainsi, de même que les membres de votre famille, une bénédiction et une réussite accrues, depuis le stade le plus élevé jusqu’à ici-bas, matériellement, comme l’explique Iguéret Hakodech.

Me basant sur ce qu’explique ce texte, j’ajoute que chacun, même s’il est tenu de mettre en pratique toutes les Mitsvot, en possède une, particulière, qu’il doit respecter plus scrupuleusement. De façon générale, la divine Providence permet de l’identifier.

Pour l’heure, vous n’êtes pas riche, par le nombre des biens matériels que vous possédez. Certes, Iguéret Hakodech explique qu’à notre époque, il convient de participer largement à la Tsédaka. Il semble, néanmoins, que ce ne soit pas votre “ portique ”(1), la Mitsva que vous devez respecter plus scrupuleusement(2).

En revanche, vous êtes capable d’exercer une influence positive sur votre entourage, avec l’empressement qui convient. Vous possédez, en la matière, des capacités évidentes et certaines. Je suis donc surpris de constater que le feuillet que vous m’adressez concerne uniquement la Tsédaka, que vous ne disiez rien de la manière dont vous influencez les autres, ceux qui vous entourent, y compris les membres de votre famille.

De même, vous ne dites rien de votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Sans doute complèterez-vous tout cela, à la prochaine occasion.

Plusieurs ‘Hassidim adoptent également l’attitude qui vient d’être décrite. Vous pouvez donc diffuser le contenu de la présente, car, pour différentes raisons, il est difficile d’écrire à chacun en particulier. Puisse Dieu faire que vous vous y employiez avec l’empressement qui convient. De la sorte, une évolution commencera à se faire jour dans l’influence que vous exercez sur les autres. Et Il est certain qu’un effort n’est jamais vain.

Avec ma bénédiction pour obtenir l’opulence matérielle, avec largesse d’esprit et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Par laquelle toutes les Mitsvot que l’on accomplit reçoivent l’élévation. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2990.

Lettre n°3189

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3189, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Hananya Yom Tov Lipa(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre concernant le Mikwé de Winnipeg. J’ai écrit là-bas(2) pour demander que l’on s’en occupe et qu’on m’en communique les détails, car aucune information ne m’a été transmise directement. Lorsque j’aurai de bonnes nouvelles, je ne manquerai pas de vous les communiquer.

Concernant notre discussion, lors de la réunion ‘hassidique, ici-même et ce que vous proposez de traduire dans la Langue sacrée, mon temps ne me le permet pas, à l’heure actuelle, du fait de mes nombreuses occupations. Bien évidemment, je n’ai pas abandonné cette idée, ce qu’à Dieu ne plaise et toute chose est bonne en son temps.

Je suis surpris que vous ne me disiez pas ce qui s’est finalement passé à Postville. J’écris là-bas, afin de déterminer quelle est la situation et j’attends de bonnes nouvelles.

Vous évoquez le caoutchouc(3). Le Rabbi Rachab a demandé que les bouchons ne soient pas faits de cette matière. C’est, du reste, ce qui est dit dans l’avant propos de votre livre, tome 6, Darkeï Techouva, chapitre 201, paragraphe 273.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

Notes

(1) Le Rav H.Y. T. L. Deutsch. Voir, à son sujet, la lettre n°2992. (2) Voir la lettre n°3222. (3) Permettant de boucher l’orifice du Mikwé. Voir, à ce sujet, les lettres n°1988 et 3198.

Lettre n°3190

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3190, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 4 Tévet et également au télégramme que j’ai reçu, il y a quelques jours(2). Je mentionnerai chacun et chacune de ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. A n’en pas douter, il invoquera la profonde miséricorde divine, car “ Il ne dort pas et ne somnole pas, le Protecteur d’Israël ”, face à toutes les situations qui ne sont pas bonnes. Dieu fasse que chacun d’entre eux ne connaisse que le bien, un bien visible et tangible.

L’unité, “ comme un seul homme ”, des habitants du Kfar, auxquels Dieu accordera longue vie, se dressera comme une muraille pour empêcher l’incursion de tout élément négatif, matériel et spirituel. Il est dit(3), en effet, que “ ils forment un seul peuple, ayant une seule langue, on ne peut donc leur faire obstacle ”. Combien plus est-ce donc le cas, en l’occurrence, surtout lorsqu’il en est ainsi profondément(4), pour ce qui relève de la sainteté et avec la réussite accrue qu’accordent nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°3171. (2) L’un et l’autre faisaient référence à l’assassinat, par des terroristes, arabes, de Israël Aryé Dabroskin, alors que celui-ci, venant de la Yechiva de Lod, allait enseigner la ‘Hassidout à l’école professionnelle de Kfar ‘Habad. Voir également la lettre n°3161. (3) A propos de l’épisode de la tour de Babel. (4) Dans un but positif.

Lettre n°3191

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3191, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

15 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir votre lettre du 6 Tévet, dans laquelle vous m’annoncez que l’on a achevé la construction des bassins destinés à permettre l’utilisation du Mikwé(2). Vous me dites, en outre, que l’esthétique sera également respectée et vous savez à quel point celle-ci était importante pour nos saints maîtres, afin de faire disparaître toutes les difficultés et de faciliter, dans toute la mesure du possible, la purification des femmes juives et, en conséquence, celle d’Israël. Or, “ la pureté conduit…(3) vers le prophète Elyahou ”.

Le mérite public dépend de tous ceux qui se consacrent à ce domaine, qui est à la base de la perpétuation d’Israël.

Puisse Dieu faire que l’on avance, d’une étape vers l’autre, pour assumer la mission confiée par le Très Haut, siégeant sur le Trône céleste, d’après l’expression du Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaykra, en bonne santé et dans la réussite, avec enfants, santé et prospérité matérielle.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav N.Pinson, de Casablanca, au Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°3048. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3048. (3) Vers la sainteté et la sainteté vers...

Lettre n°3192

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3192, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Tévet, dans laquelle vous poursuivez votre exposé sur l’allumage des lumières de ‘Hanoukka. Vous rappelez que, selon les commentateurs, l’expression “ à partir du coucher du soleil(2) ” désigne la sortie des étoiles(3). Dès lors, demandez-vous, comment les allumer avant cela, puisque c’est l’allumage qui constitue la Mitsva ?

Vous auriez raison si cet allumage avait lieu longtemps avant cela(4), par exemple avant le Plag(5) de Min’ha(6). Il n’en est pas ainsi, en revanche, quand l’allumage a lieu approximativement à l’heure qu’il est fixé, à la veille du Chabbat, auquel cas on a effectivement accompli la Mitsva, y compris selon l’avis que vous citez.

Vous évoquez également la possibilité d’allumer les lumières de ‘Hanoukka avec des lumières électriques. Nombreux sont les Décisionnaires qui traitent de ce sujet. Vous trouverez des explications, à ce sujet, dans les responsa Beth Its’hak, Pekoudat Eléazar(7), Levoucheï Morde’haï. Vous consulterez également le Meoreï Haéch. Il me semble que l’on évoque cette question également dans le mensuel Kol Torah, qui paraît à Jérusalem.

Néanmoins, vous envisagez, dans votre lettre que l’on ne puisse accomplir la Mitsva de cette façon(8), parce que l’on doit, au moment de l’allumage, disposer de la quantité(9) nécessaire. Or, il peut y avoir une coupure de courant et vous précisez même que cela est fréquent. C’est effectivement ce que disent les responsa Pekoudat Eléazar, mais je ne suis pas du tout d’accord avec cette position. Une coupure de courant survient, en effet, à cause d’une raison extérieure, sur l’intervention d’une personne qui prend une décision en ce sens et, pour ces deux raisons, il n’est pas du tout possible de l’assimiler à un vent normal et fréquent, par exemple.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav Y.Zalts. Voir, à son sujet, la lettre n°2998. (2) Heure à laquelle commence cet allumage. (3) C’est-à-dire après la tombée de la nuit. (4) La tombée de la nuit. (5) Soit environ une heure et quart avant la tombée de la nuit. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ A’haronim, début du chapitre 672, Adéret Elyahou ”. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°3292. (8) Avec des lumières électriques. (9) D’huile ou de bougie et, en l’occurrence, d’électricité.

Lettre n°3193

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3193, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Tévet, que j’ai reçue dernièrement. Mon secrétaire ne rédige pas en français et j’espère donc que vous comprendrez ma réponse, écrite dans la Langue sacrée.

Vous me dites qu’il vous est difficile de donner une stricte éducation religieuse à vos enfants, là où vous vous trouvez actuellement. L’alternative qui se présente à vous est donc la suivante. Ou bien vous et vos enfants, vous installez à Gateshead, alors que votre mari restera là où vous êtes actuellement et où il travaille. Ou bien vos deux fils aînés iront seuls poursuivre leurs études à Gateshead, ce qui semble difficile, car ils sont relativement jeunes.

Pour ma part, je penche pour la seconde hypothèse, car il n’est pas possible d’organiser sa vie en sorte que la femme et les enfants se trouvent dans un endroit et le mari, dans un autre. A l’opposé, il est courant que les enfants aillent poursuivre leurs études ailleurs, dans une bonne école, surtout ces dernières années. Sans doute, pourrez-vous trouver, à Gateshead, une famille digne de confiance qui pourra s’occuper de vos enfants et veiller à la satisfaction de leurs besoins.

Dans un premier temps, vos enfants auront sûrement la nostalgie de la maison. Néanmoins, la Torah dit : “ Exile-toi dans un lieu de Torah ” et c’est en particulier le cas, à notre époque, car c’est là le moyen, non seulement d’en acquérir la connaissance, mais aussi de suivre la voie de la Torah et des Mitsvot. A cela, s’ajoute une autre raison. Si vous restez avec votre mari, vous trouverez le moyen d’exercer une influence positive sur votre entourage, afin de le rapprocher de la pratique juive.

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas les actions que vous menez pour renforcer le Judaïsme, là où vous vous trouvez, en particulier auprès de la jeunesse, qui reçoit l’influence de votre mari. J’espère que ce manque est uniquement dans ce que vous m’écrivez, mais non dans l’action concrète.

Dieu fasse que votre grossesse se passe bien et qu’elle soit aisée, que vous enfantiez en son temps et facilement.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°3194

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3194, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la troisième bougie(2), puis celle du 6 Tévet, dans laquelle vous évoquez le souvenir du jeune Israël(3). Soyez rassuré comme je l’ai été moi-même par le fait qu’il n’y a pas eu d’autopsie et d’embaumement. Il serait bon que les élèves des grandes classes jeûnent une demi-journée, à une date qu’il choisiront à leur convenance, par exemple à la veille du prochain Roch ‘Hodech.

Je précise bien qu’il doit s’agir d’une demi-journée, me basant sur la décision de notre sainte Torah selon laquelle un érudit de la Torah doit éviter de jeûner, d’autant que les jeûnes et les mortifications ne sont pas la voie du Baal Chem Tov et de nos saints maîtres.

Je veux dire, essentiellement, qu’en pareil cas, on doit se renforcer dans l’étude de notre Torah, en particulier de sa dimension profonde, l’arbre de vie, qui révèle et dispense la vitalité, issue de Sa Source première, de Dieu, pour tous ceux qui se renforcent en elle.

Bien évidemment, mon but n’est pas de vous faire un discours ou de la morale. Il ne s’agit pas non plus d’être motivé uniquement pendant ce

jour-là(4). Tout cela doit se poursuivre dans l’étude de l’année qui vient.

Il est dit que “ Il ne dort pas et ne somnole pas, le Protecteur d’Israël ”. Il protégera donc chaque Juif, en tout endroit où il se trouve et mettra un terme à nos souffrances. Ainsi, dans le calme de l’esprit et sans tracas matériels, on pourra étudier la Torah et pratiquer les Mitsvot, avec largesse, profondeur et joie.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman, directeur des Yechivot Loubavitch, en Terre Sainte. Voir, à son sujet, le lettre n°3047. (2) De ‘Hanoukka. (3) Dabroskin, assassiné par les terroristes. Voir la lettre n°3190. (4) Le jour du demi jeûne.

Lettre n°3195

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3195, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Tévet 5716,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’association ‘Habad en Terre Sainte,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Quand j’ai appris l’assassinat du jeune Israël(1), j’ai aussitôt écrit à monsieur Chazar(2) pour lui dire qu’il serait bon que les administrations concernées envisagent une marque de soutien aux habitants du Kfar(3). Ceci pourrait être, en particulier, un échange plus rapide des terrains par la compagnie Mehadrin, d’autant que l’on pourra ainsi multiplier le nombre de ceux qui s’y installent(4).

Il(5) vous a sûrement fait part de cette lettre. Pour ce qui vous concerne, vous ferez donc également toutes les démarches nécessaires.

Je vois, dans la presse, que les chants et les discours de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad, ont été enregistrés. Il serait bon d’envoyer ici l’intégralité de cet enregistrement. Il en est de même pour les années précédentes. On fait état, ici, de fêtes qui auraient eu lieu au Kfar. Je n’ai pas pu déterminer de quelle fête il était question. En tout état de cause, il ne s’agit pas de celle qui a eu lieu cette année, mais bien de l’une des années précédentes.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir la lettre n°3190 et la précédente. (2) Il s’agit de la lettre n°3161. (3) Kfar ‘Habad. (4) Au Kfar. (5) Monsieur Chazar.

Lettre n°3196

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3196, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Tévet 5715,

Brooklyn,

A monsieur Yaakov Parnès,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, empli d’empressement, aux multiples accomplissements, Rav Tsvi Hirsh Chitrik, que vous vous intéresserez aux réalisations communautaires de Loubavitch. Il m’a également adressé votre article, dans lequel vous décrivez la réunion ‘hassidique du 19 Kislev.

J’espère que l’intérêt que vous manifestez sera durable, qu’il se prolongera également pendant les jours de semaine, tout au long de l’année(1). En effet, la ‘Hassidout enseigne et souligne que l’intérêt que l’on peut ressentir pour un autre Juif et, plus généralement, l’amour du prochain doivent se manifester et faire la preuve de leur existence dans la relation que l’on peut entretenir avec les personnes du commun, dans leurs activités ordinaires.

Bien plus, s’il le désire réellement, un Juif peut sanctifier chaque aspect, chaque événement de son existence quotidienne.

Telle est précisément la mission confiée à chacun. Puisque tous les Juifs, et chacun en particulier, ont été “ un peuple de prêtres et une nation sainte ”, dès l’instant où ils sont devenus un peuple, lors du don de la Torah.

J’ai lu, dans votre article, que “ le Judaïsme, au Brésil, est un désert ”, affirmation que je ne peux pas accepter. J’espère que vous ne l’employez au sens littéral, qu’elle répond uniquement à la nécessité de dire, de temps à autre, un mot fort, afin d’attirer le lecteur et de le “ piquer ”.

Un désert est un endroit dans lequel on ne peut rien faire pousser, même si on laboure et on plante. A l’opposé, le Baal Chem Tov et l’Admour Hazaken enseignent que chaque Juif est “ une terre de convoitise ”(2), que l’on désire posséder pour les fabuleux trésors qu’elle renferme.

Il en est de même pour chaque Juif, à chaque époque et en tout lieu. Celui-ci possède, à n’en pas douter, de merveilleux trésors. La pointe de Judaïsme se trouvant en lui ne connaît pas de limites. Il suffit donc de la révéler et de la mettre en évidence. En effet, elle est cachée et on ne la voit pas. En la dévoilant, on découvre tous les trésors cachés.

Il est différentes manières de révéler cette pointe de Judaïsme. Certains agissent et le font par leurs propres moyens. D’autres ont besoin d’aide pour y parvenir. Mais, en tout état de cause, il est certain que, lorsqu’on laboure comme il convient et qu’on sème, Dieu envoie des pluies de bénédictions, en sorte qu’une seule graine peut donner naissance à tout un arbre, qui produira de bons fruits.

Cette règle ne connaît pas d’exception. Et, lorsque ceux qui, jusqu’à ce jour, n’ont pas connu la réussite, en la matière, découvriront ceux qui labourent de la meilleure façon, ceux qui sèment comme il convient, ils pourront, eux aussi, se développer et produire les fruits qui conviennent.

Vous exercez une influence sur un grand nombre de lecteurs et je veux espérer que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour hâter la réalisation de tout cela. Vous agirez positivement pour que Dieu puisse vous accorder la réussite.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Y compris, en dehors des grandes célébrations. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3147.

Lettre n°3197

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3197, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

17 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Tévet. Je suis très surpris et étonné que vous ne m’ayez pas écrit, jusqu’à maintenant, d’autant que vous savez bien que le temps perdu ne peut pas être retrouvé. Vous écrivez vous-même, dans votre lettre, que chaque jour est précieux. Mais, il est inutile de se plaindre du passé.

Dieu fasse que l’ardeur et la constance, la fixation dans l’esprit et dans le temps, permettent de rattraper, au moins partiellement, ce qui n’a pas été fait pendant ces jours.

Vous me demandez un conseil à propos de la prière. Vous me dites que vous ne ressentez pas son apport, dans vos pensées, vos paroles et vos actions, qu’elle n’a aucun effet sur vous.

Cela n’est pas surprenant. La Michna tranche, en effet, que “ l’on commence à prier uniquement quand on a la tête lourde ”. Et, Rachi explique que cette expression désigne la soumission et l’humilité. En ce sens, la Michna émet une Injonction et délivre un enseignement.

La prière ne peut avoir aucun apport si elle n’est pas précédée par la soumission.

Or, cette soumission ne peut pas se manifester par elle-même, car l’homme possède un ego. De plus, son mauvais penchant est le premier à lui présenter son argumentation.

Il est dit, néanmoins, que “ J’ai créé le mauvais penchant et Je lui ai créé une antidote(1) ”. La Torah permet de soigner la forte conscience de son moi, qui suscite l’orgueil.

Il faut donc étudier la partie de la Torah qui inspire l’humilité. Parallèlement, il faut aussi servir Dieu par une prière joyeuse. En effet, nos Sages disent, en outre, que l’on commence à prier quand on est joyeux.

Cette partie de la Torah est la ‘Hassidout, “ Paroles du Dieu de vie ”, qui met en éveil l’amour de Dieu, à l’origine de la joie et la crainte de Dieu, provoquant la soumission et l’humilité.

Par ailleurs, il va sans dire que la prière doit être prononcée dans la pureté.

Si vous adoptez une telle façon d’étudier, avec sincérité, en particulier avant de prier, le matin, vous verrez que votre prière sera différente.

L’une des premières requêtes que l’on formule, dans la prière, est de recevoir “ la sagesse, la compréhension et l’entendement ”. Il s’agit là, en effet, de la première des bénédictions intermédiaires de la Prière(2), dans laquelle on formule ses demandes. Ainsi, il va sans dire qu’après la prière, puis pendant le reste de la journée, vous aurez une étude fixée de l’enseignement de la ‘Hassidout.

L’Admour Hazaken précise que cette fixation doit, avant tout, être dans l’esprit.

Et, ce qui est fixé ne peut pas être annulé.

Bien évidemment, ce qui vient d’être dit vous concerne vous-même, mais s’applique aussi à ceux qui reçoivent votre influence. En effet, “ celui qui peut empêcher… ”(3).

Néanmoins, votre responsabilité est plus importante, du fait que vous êtes issu d’une famille ‘Habad. Vous disposez donc de forces importantes, afin d’agir dans tous ces domaines. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Qui est l’étude de la Torah. (2) Des dix huit bénédictions, après les trois premières bénédictions, qui ont une portée générale et dans lesquelles on ne formule aucune requête. (3) Les autres de mal agir et ne le fait pas agit mal.

Lettre n°3198

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3198, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Zeev(1),

Je vous salue et vous bénis,

L’envoi de la présente a été retardé. Entre temps, j’ai reçu la lettre du Rav D., qui m’écrit :

A) que le puits d’irrigation(2) doit avoir la forme de la lettre ‘Heth et qu’il préconise de pratiquer un orifice droit et non orienté du haut vers le bas. Je suis d’accord avec lui, sur ce point.

B) qu’il a donné la permission de faire des bouchons en caoutchouc(3). Et, c’est effectivement ce que l’on a fait. Je ne suis pas de cet avis, conformément à l’enseignement du Rabbi Rachab, qui est imprimé à la fin du Taharat Maïm(4) et dans le Taharat Yom Tov(5), introduction du sixième tome. Ceux-ci doivent être en bois.

Notes

(1) Le Rav Z.Shildkruit. (2) L’un des deux que doit avoir un Mikwé. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3189. (4) Recueil hala’hique sur le Mikwé du Rav N.Telushkin. (5) Du Rav ‘Hananya Yom Tov Lippa Deutsch. Voir, à son sujet, la lettre n°3189.

Lettre n°3199

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3199, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir qu’une réunion mensuelle est organisée près de chez vous. Celle-ci renforce l’étude de la ‘Hassidout. Sans doute y étudie-t-on également les lois qui sont nécessaires à l’existence quotidienne(2), en groupe ou à titre individuel, de sorte que l’on dispose des connaissances nécessaires, comme l’expérience en montre l’importance.

Il serait bon, dans un premier temps, d’étudier ces lois sans en préciser les références. Celles-ci seront introduites lors de la seconde ou de la troisième fois. En effet, l’essentiel est “ de craindre Dieu et de respecter les Mitsvot, car c’est là la finalité de l’homme ”.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Smith. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3048.

Lettre n°3200

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3200, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Je fais réponse à votre lettre(2) du 26 Kislev, qui faisait suite à un silence particulièrement long. Même si l’on prend en compte les arguments que vous y avancez, votre explication n’est pas recevable, mais, en tout état de cause, il est inutile de se plaindre du passé et sans doute rectifierez-vous tout cela, à l’avenir.

Vous dites qu’il faut se méfier de la manière dont on écrit. C’est le cas uniquement lorsque l’on adopte un style diplomatique, qui n’a qu’une portée superficielle. En pareil cas, importent effectivement les figures de style et les prétendus honneurs. Il n’en est pas de même pour ce qui dépend des sentiments du cœur, surtout quand le sort de la moralité de la jeunesse en dépend.

Les jeunes doivent s’engager sur le chemin de la vie. Chaque détail les concernant peut donc conditionner des dizaines d’années. En pareil cas, les artifices et les apparences extérieures empêchent de percevoir la situation telle qu’elle est. Il en résulte un préjudice et non un progrès.

Vous me dites que la situation s’est améliorée, en différents points et j’en suis satisfait. La manière dont les participantes à ce groupe de jeunes filles(3) considèrent le comportement et l’esprit ‘hassidiques, en particulier, est plus favorable. Il est sûrement inutile de vous souligner encore une fois à quelle point la soumission est nécessaire, comme l’expliquent non seulement les écrits ‘hassidiques, mais aussi les ouvrages d’éthique des autres nations. Selon les termes de nos Sages, il convient de dire : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”.

Bien évidemment, je ne veux pas dire que l’on doive avoir recours aux mortifications, brisant le corps et l’âme, de manière définitive. Je souligne uniquement qu’il faut préparer la voie pour que l’esprit l’emporte sur la matière, la vérité sur le mensonge et donc le bien véritable sur le mal, car, au final, c’est ce bien là qui doit être recherché, dans l’existence ici-bas.

Il est dit, néanmoins que “ l’homme naît comme un ânon sauvage ”. Il est précisé aussi que “ les lèvres de l’étrangère sont agréables ” et c’est seulement par la suite que “ le goût qu’elles laissent est amer comme de l’absinthe ”. Il faut donc agir d’emblée et le faire avec soumission. Plus une telle approche est adoptée avec profondeur et plus l’on comprend rapidement qu’elle ouvre la voie vers le bien et la vérité.

Il est clair que l’on ne peut pas prédire, avec certitude, combien de temps, de jours et d’heures, il faudra agir avec soumission. Cela dépend, entre autres, de la nature et de l’esprit de chacun et de chacune, des conditions de l’endroit et du moment.

Vous parlez de vous-même et des doutes que vous éprouvez, en la matière. Or, il a déjà été expliqué, dans des domaines similaires, que “ notre part est bonne et notre sort est beau ”. Nous sommes nés dans la génération du talon du Machia’h, après que nous ait été révélée tant de lumière de notre Torah, Torah de vie, en particulier celle de la ‘Hassidout et plus précisément celle de la ‘Hassidout ‘Habad, exprimant les notions les plus profondes, y compris les secrets de la Torah, dans des termes et des explications accessibles à tous, pour peu que l’on veuille bien les comprendre.

Pour revenir à ce qui a été dit plus haut, vous connaissez le dicton(4) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, au nom de son père, le Rabbi Rachab, selon lequel le mauvais penchant se présente parfois en portant une redingote de soie, afin de mieux abuser l’homme. Comment le démasquer ? En fait, tout ce qui fait obstacle au service de Dieu prend sa source de “ l’autre côté ”. Et, c’est bien le cas, en l’occurrence. Les doutes et les objections qui paralysent ou, tout au moins, affaiblissent le service de Dieu, ne peuvent pas avoir une motivation positive et émaner du bon penchant.

Selon les termes du Rabbi, “ on peut imaginer une âme animale pieuse, bien plus, une âme animale ‘hassidique ”. Parfois, celle-ci suggérera une forte envie d’étudier la ‘Hassidout ou de méditer profondément à l’un de ses concepts, alors qu’en réalité, il n’y a là qu’une intervention du mauvais penchant, qu’une manifestation de l’âme animale destinée à empêcher le service de Dieu. Tout obstacle à ce service ne peut être qu’un stratagème de l’âme animale.

Vous me dites que vous désirez exercer une influence sur les autres, mais, à votre sens, vous ne possédez pas les connaissances et la culture nécessaires pour cela. Même si c’était effectivement le cas, dans notre génération, en particulier et à toute époque, en général, on a le devoir, lorsque l’on ne peut pas apporter l’intégralité, de donner ce qui est en son pouvoir et de prier Dieu afin qu’Il accorde un plus large potentiel, dans toute la mesure du possible. En revanche, une telle situation(5) ne justifie nullement que l’on cesse d’apporter aux autres.

Bien plus, si l’on considère ce qui se passe en Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, on peut observer les ondes de l’incrédulité et la guerre menée contre la Tradition, qui sont de plus en plus fortes. Quiconque a le pouvoir d’intervenir, en la matière, ne peut donc absolument pas se permettre de battre en retraite. Et, celui qui, pour l’heure, n’a pas encore la capacité d’être un officier en chef ou, au moins, un officier important, n’en est pas moins tenu de faire ce qu’il peut, dans toute la mesure de ses moyens.

Dans une guerre, au sens matériel, c’est précisément de cette manière que l’on peut monter en grade, comme on peut le vérifier concrètement et ce qui est bien clair n’a nul besoin d’être démontré. Si vous décidez de vous servir pleinement, d’une manière positive, des aptitudes et des connaissances que vous possédez actuellement, je suis convaincu que vous en verrez rapidement le fruit. Non seulement vous parviendrez à sauver et à perpétuer une seule âme, qui est, par elle-même, un monde entier, mais, bien plus, vous sauverez même de nombreuses âmes.

Comme je le soulignais dans ma précédente lettre, Dieu fait que chaque chose intervienne en son temps, dans le lieu et l’environnement qui conviennent. Vous avez le mérite d’appartenir à la communauté des ‘Hassidim ‘Habad. C’est donc au sein de celle-ci que vous pouvez obtenir la satisfaction morale, en assumant la mission qui vous a été confiée par la divine Providence, lorsqu’elle vous a conduite en tel endroit, à tel moment.

Tous les hommes savent que le Créateur du monde est la Perfection du bien. Il est donc bien évident que, quand Il confie une mission à une certaine personne, Il lui donne d’abord les moyens et les possibilités de la mener à bien. Puisse Dieu faire que vous utilisiez pleinement les forces qui vous sont accordées.

Vous décrivez la réunion ‘hassidique des jeunes filles. L’expérience, ici-même et dans d’autres endroits, a fait la preuve qu’en attirant ces jeunes filles personnellement à l’action, par exemple en leur donnant elles-mêmes la parole, on suscite un plus grand enthousiasme et un plus vif intérêt chez les participantes.

Les représentations que vous organisez, de temps à autre, sont une excellente initiative. Néanmoins, il faut prendre garde aux interdictions de la Torah que l’on néglige couramment, par exemple le fait que “ une femme ne portera pas un vêtement d’homme ”, le chant en public ou la mixité.

A l’occasion du 10 Chevat, qui approche, il serait bon de proposer aux jeunes filles, au moins aux plus âgées d’entre elles, que chacune rédige un essai sur l’un des aspects de l’œuvre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, par exemple sur ses causeries.

Je vous adresse ma bénédiction pour que vous intensifiez votre participation à l’éducation des jeunes filles, conformément à la volonté de nos Saints maîtres. Que votre effort soit récompensé et que vous conceviez beaucoup de satisfaction de vos enfants. J’attends de vos bonnes nouvelles, dans tous ces domaines.

Avec ma bénédiction pour qu’il en soit ainsi, au plus vite, en tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Qui faisait suite à la lettre n°2943. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3084. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3011. (5) Le manque de connaissances. (6) Date de la Hilloula du précédent Rabbi.

Lettre n°3201

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3201, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

Je fais réponse à votre lettre du 12 Tévet. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de toutes les personnes que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que s’améliorent vos états de santé et vos situations, en général.

Vous me dites que les médicaments que vous prenez ont un effet sur votre fils, que vous allaitez. J’en suis surpris, car, en pareil cas, les médecins demandent de nourrir l’enfant avec des biberons de lait. Peut-être est-il difficile de s’en procurer, dans l’endroit où vous vous trouvez, ce qui explique qu’il en soit ainsi. En tout état de cause, il faut poser le problème au médecin.

J’espère qu’à réception de la présente, l’état de santé de la famille sera meilleur, que vous-même, en particulier, n’aurez plus la migraine(2) dont vous souffrez. Dernièrement, il existe de nombreux traitements et plusieurs d’entre eux sont à base d’acide nicotinique(3).

Il serait bon de vous procurer une petite Mezouza, qui sera cachère. Vous l’envelopperez dans plusieurs étuis, l’un au dessus de l’autre et vous la porterez sur vous(4). Bien évidemment vous le ferez seulement lorsque cela est permis, c’est-à-dire en dehors du Chabbat, dans le domaine public. Cela aura sûrement un effet positif sur votre état de santé.

Que Dieu vous accorde la réussite afin que vous et votre mari annonciez de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) En français dans le texte. (3) En anglais dans le texte. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°1846.

Lettre n°3202

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3202, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[19 Tévet 5715]

Vous me posez la question suivante. Sur quelle base le jour lumineux du 19 Kislev est-il appelé “ la fête des fêtes ”(1), expression employée dans l’introduction du fascicule sur le 19 Kislev(2) ? Quel est le sens de cette expression et que recouvre-t-elle ?

Cette introduction a été rédigée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, mais, pour différentes raisons, il ne voulut pas la signer(3).

On peut donner, à ce sujet, l’explication suivante, bien que je ne la tienne pas de lui.

Le Meoreï Or, lettre ‘Heth, paragraphe 5, se basant sur le Tikouneï Zohar, Tikoun 21, page 58b, explique que la “ fête des fêtes ” n’est pas une festivité indépendante, mais plutôt le dénominateur commun à toutes les fêtes. Vous consulterez également le Béer La’haï Roï, avec le commentaire du Gaon de Vilna.

Le contenu des fêtes est la joie, comme le dit le traité ‘Haguiga 10b. Celle-ci fait le lien entre la part de la fête qui est celle de l’homme et celle qui appartient à Dieu. Or, disent nos Sages, “ il n’est de joie que par la viande ”, c’est-à-dire, en l’occurrence, celle des sacrifices de ‘Haguiga. C’est la raison pour laquelle, à l’heure actuelle(4), “ il n’est de joie que par le vin ” et vous observerez, à ce sujet, la formulation du Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya, au chapitre 529, paragraphe 7.

Le Précepte “ servez Dieu dans la joie ” est l’un des fondements de l’enseignement de la ‘Hassidout, comme l’ont maintes fois souligné le Baal Chem Tov et ses disciples après lui, l’Admour Hazaken et ses disciples après lui. Un autre fondement en est la nécessité de faire participer le corps au service de Dieu. Il faut donc rejeter les jeûnes et les mortifications, conformément à l’interprétation bien connue du verset “ lorsque tu verras l’âne de ton ennemi [en l’occurrence, la matière du corps]… (5) tu lui viendras en aide ”. Il ne faut donc pas le briser par des mortifications.

C’est le 19 Kislev que l’Admour Hazaken fut libéré, ici-bas, parce que l’autorisation fut accordée, là-haut, de diffuser l’enseignement de la ‘Hassidout et ses usages.

En effet, “ nul ne bouge le doigt…(6) ”. Il faut en conclure qu’un accord a bien été donné, là-haut, pour que l’on diffuse cet enseignement.

Tel est le dénominateur commun à toutes les fêtes.

*

*

*

L’équivalent des faits et des actes qui viennent d’être décrits existe également dans l’apport de la ‘Hassidout à l’étude de la Torah.

L’enseignement de ‘Habad demande à chacun d’étudier la partie profonde de la Torah et de la comprendre, par toutes les forces de son intellect.

Bien entendu, certains enseignements allusifs de la Torah ne peuvent pas encore être révélés, ou bien sont connus, sans qu’on puisse réellement les comprendre, de sorte qu’on doit les appréhender par la foi.

Le Zohar, tome 3, page 93b, introduit, en allusion, ce qui est expliqué dans le Likouteï Torah, Tsav, page 11d, c’est-à-dire la différence qui existe entre le Chabbat et la fête. Le Chabbat est qualifié de saint(7) ou encore, selon l’expression du Zohar, tome 3, page 94b, il est “ un stade indépendant ”.

C’est pour cela que le Chabbat apporte le plaisir et non la joie, précédemment définie. Le plaisir transcende la raison. Aussi nos Sages disent-ils que “ ce n’est qu’avec difficulté qu’il a été permis de prononcer des paroles de la Torah, pendant le Chabbat ”, comme l’explique la fin du Séfer Hirea de Rabbénou Yona et les additifs du Torah Or, à la Parchat Tissa.

La fête, en revanche, est une “ convocation sainte ”, c’est-à-dire qu’il faut y appeler, y mettre en évidence la sainteté. Il est alors permis d’effectuer les travaux liés à la nourriture.

La ‘Hassidout établit une distinction similaire entre l’attribut de découverte intellectuelle, d’une part, qui s’apparente au Chabbat, introduit des idées premières, évidentes, ne donnant pas matière à discussion et l’attribut d’analyse raisonnée, d’autre part, qui symbolise la fête, la convocation sainte, la compréhension.

Ce qui vient d’être dit justifie la conception de l’auteur du Tanya, selon laquelle il faut étudier l’enseignement profond de la Torah, jusqu’à le comprendre, ce qui est bien le dénominateur commun de toutes les fêtes.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre du précédent Rabbi, écrite le 5 Tévet 5698-1938, dans ses Iguerot Kodech, tome 4, lettre n°967, qui dit : “ la fête des fêtes, le 19 Kislev ”. Dans une lettre du 20 Kislev 5703-1942 (tome 7, lettre n°1890), le précédent Rabbi dit : “ La fête des fêtes, le 19 Kislev, qui est le Roch Hachana de l’enseignement de la ‘Hassidout ‘Habad ”. (2) En hébreu, éditée pour la première fois en 5712-1951 et en Yiddish, éditée en 5698-1937, puis rééditée en 5702-1941. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3104 et 3159. (4) Alors qu’il est impossible d’offrir un sacrifice. (5) Ployer sous son fardeau et voudras l’abandonner (mais, néanmoins). (6) Ici-bas, s’il n’en est pas ainsi, là-haut. (7) Au sens de séparé.

Lettre n°3203

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3203, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 15 Tévet et je suis surpris de constater que vous ne dites rien de votre participation à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, date de notre délivrance et de la libération de nos âmes. Sans doute y avez-vous participé et pris, en ce Roch Hachana de la ‘Hassidout, de bonnes résolutions, qui s’appliqueront tout au long de l’année.

Pour ce qui est du nom de ceux qui viennent de naître(1), en un moment bon et fructueux, vous connaissez la pratique(2) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui-ci, en effet, ne donnait aucune instruction, à ce sujet. Sa position était basée sur les écrits du Ari Zal, Chaar Ha Guilgoulim, vingt troisième introduction, Emek Ha Méle’h, première porte, fin du chapitre 4.

Ces ouvrages expliquent que le nom est le canal attirant l’âme ici-bas. Dieu suggère donc aux parents celui qu’ils doivent donner. Ainsi, la décision que vous prendrez, avec votre épouse, sera la bonne. Puisse Dieu faire que ce soit pour de longs jours et de bonnes années.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le destinataire de cette lettre a vraisemblablement eu des jumeaux et demandé au Rabbi comment il devait les appeler. (2) Voir la lettre n°2752.

Lettre n°3204

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3204, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre du 3 Tévet, qui faisait suite à un long silence. Vous me dites que vous constatez vous-même les possibilités de développer la Yechiva et ce qui la concerne, d’une manière substantielle. J’en suis satisfait. Et, je suis particulièrement content d’apprendre qu’un jardin d’enfants a été ouvert. L’importance d’une telle réalisation est inestimable et vous savez ce que disent nos Sages du souffle des enfants se consacrant à l’étude de la Torah.

Il en est, en particulier, ainsi à notre époque. En effet, l’étude des lettres et des voyelles, de même que le comportement basé sur la crainte de Dieu sont confiés à la responsabilité de l’école. Car, il n’est pas toujours possible de s’en remettre aux parents, comme c’était le cas, à l’époque du Talmud et même du Choul’han Arou’h et de ses commentateurs.

Vous faites remarquer qu’il y a des difficultés. Je suis surpris de constater que chacune d’elles vous mette dans un tel état, alors que vous pouvez observer de vos propres yeux toutes celles qui ont été aplanies.

Vous parlez d’une école secondaire et, ne connaissant pas la situation sur place, il m’est difficile de répondre, dans le détail. Vous prendrez la décision en fonction de l’idée fondamentale et essentielle, qui est la suivante. Il est nécessaire que la Yechiva devienne un centre de Judaïsme, de Torah et de crainte de Dieu. Tout ce qui permettra d’obtenir cet objectif sans imposer une concession par rapport aux principes du mouvement ‘Habad doit être fait, avec le plus grand empressement.

Le Rav vous a sûrement parlé de l’école qui fonctionne ici, auprès de la Yechiva. Il semble, en effet, que celle que vous voulez créer, adopterait le même mode de fonctionnement.

Ce qui vient d’être dit apporte également une réponse à ce qui est dit à la fin de votre lettre. Si le doute se fait jour, dans un certain domaine, le critère permettant de déterminer la réponse sera le suivant. Aucune concession ne doit être faite, par rapport aux grands principes de ‘Habad. Il ne faut adhérer à aucun parti. A ces conditions, tout doit être fait pour élargir cette institution, quantitativement et qualitativement.

Que Dieu vous donne le mérite et le succès de constater de vos propres yeux, avec tous les autres ‘Hassidim, en bonne santé, que la Yechiva est, de façon générale, le canal par lequel on suscite et l’on reçoit les bénédictions de Dieu, matérielles et spirituelles, pour tous les ‘Hassidim, avec les membres de leur famille et, par leur intermédiaire, pour tous les enfants d’Israël qui se trouvent là-bas.

A partir de ce canal et de ce chemin central, se développeront des canaux et des chemins, pour chacun en particulier, comme l’expliquent différents textes de ‘Hassidout, à propos de la révélation divine à travers l’enchaînement des mondes.

Avec ma bénédiction de réussite, en tout ce qui vient d’être dit, dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en saluant tous les vôtres,

Lettre n°3205

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3205, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Tévet 5715,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

se consacre aux besoins communautaires,

empli d’empressement, au comportement généreux,

le Rav Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je suis satisfait d’avoir de bonnes nouvelles de la manière dont vous vous intéressez aux préparatifs qui conviennent pour la fête annuelle de la Yechiva Tom’heï Temimim Loubavitch(2). Celle-ci aura lieu ce dimanche 22 Tévet.

Je suis également très satisfait de constater que, bien qu’ayant fermement refusé le titre de président(3), vous apportez votre contribution de tout votre cœur et en tout cas, je l’espère, pas moins que celles des années passées, puisqu’il faut, en la matière, mettre en pratique le principe selon lequel “ on s’élève dans le domaine de la Sainteté ”.

Lorsque nous nous sommes rencontrés, dans le courant de cette année, je n’ai pas voulu vous demander de quelle manière se réalisait pour vous la promesse de Dieu selon laquelle “ tu prélèveras la dîme afin de t’enrichir ”. Ainsi, non seulement, en donnant de la Tsédaka, on n’a pas une somme inférieure en poche, mais, bien au contraire, on multiplie ses gains. Et, Dieu dit : “ Mettez-Moi donc à l’épreuve, en la matière ”. Je suis convaincu qu’Il a brillamment franchi cette épreuve et que votre participation, lors du dîner de la Yechiva Loubavitch, l’an dernier, vous a effectivement apporté la richesse, au sens le plus littéral et le plus premier.

J’espère que, cette année, non seulement vous maintiendrez le même niveau, mais, bien plus, vous mettrez en pratique l’enseignement de nos Sages selon lequel “ on s’élève dans le domaine de la sainteté ”. De la sorte, Dieu Lui-même tiendra Sa promesse, “ tu prélèveras la dîme afin de t’enrichir ”. Votre participation accrue vous apportera une richesse financière encore plus importante et, ce qui est bien plus déterminant, une bonne santé, la réussite, pour vous et pour votre épouse Miryam.

La coutume veut que l’on conclut en évoquant la Paracha de la semaine, “ Et, voici les noms des enfants d’Israël ”. Le Midrach dit, à ce sujet, que “ ils arrivèrent en tant qu’enfants d’Israël et repartirent en tant qu’enfants d’Israël ”, ce qui veut dire qu’ils ne subirent pas l’influence des Egyptiens, ne devinrent pas étrangers à leurs parents et à leurs grands-parents.

Qu’il en soit donc de même pour chacun d’entre nous, grâce à cette contribution pour renforcer la Yechiva, qui raffermit le lien entre les enfants, les parents et les grands-parents. Ainsi, le peuple sera intègre, une nation intègre et unique sur la terre, grâce à la Torah intègre et unique du Dieu unique.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Vraisemblablement, le Rav Y.L. Merkin. Voir, à son sujet, la lettre n°2500. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3209. (3) De cette fête.

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