Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3166
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3166, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que le médecin vous a permis de rentrer à la maison. Puisse Dieu faire que votre état continue à s’améliorer.
Il est sûrement inutile de vous rappeler que “ la Torah a donné au médecin l’autorisation de guérir ”. Ce principe est établi par la Torah elle-même. Ne suivez donc pas ceux qui commettent l’erreur de prétendre que quiconque a la crainte de Dieu ne doit pas s’en remettre au médecin, mais...(1). Le contraire est vrai.
Vous connaissez le dicton du Rabbi Rachab, qu’il transmit à son fils, mon beau-père, le Rabbi, en lui montrant son bras: “ Voici à quel point il est précieux, car, pour lui, ont été déversés tant de Torah et de Mitsvot ”(2). Vous connaissez aussi le dicton suivant de l’Admour Hazaken: “ On n’a pas idée à quel point le corps juif est chéri de Dieu ”(3).
Que Dieu vous accorde le succès et hâte votre guérison. Pour cela, vous respecterez les prescriptions du médecin, émissaire de Celui Qui “ Guérit toute chair et accomplit des merveilles ”. Et, vous retrouverez tous ces jours(4), qui seront multipliés pour vous, parce que votre réussite sera accrue, dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, après que vous ayez recouvré la santé.
Avec ma bénédiction de prompte guérison et de complète guérison,
M. Schneerson,
Notes
(1) Uniquement à Dieu Lui-même. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2178. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2383. (4) De maladie.
Lettre n°3167
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3167, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Je fais réponse à ta lettre du 2 Tévet, de même qu’à la précédente. Tu me dis que, malgré le temps qui s’écoule, tu ne sens pas que tu as progressé. Tu dois savoir qu’il y a là une intervention du mauvais penchant, destinée à affaiblir ton service de Dieu, en général, ton étude de la Torah, en particulier, en cherchant à te convaincre que tout cela ne t’apportera rien.
Comme pour tout ce qui concerne “ l’autre côté ”, tu ne dois donc pas engager le dialogue. Bien au contraire, il faut renforcer ton service de Dieu et c’est en cessant de penser à tout cela que l’on parvient à s’en défaire.
Concernant le second point à propos duquel tu m’écris, l’oubli est également nécessaire. Il faut multiplier les mots de la Torah et de la prière. En outre, tu apprendras par cœur quelques chapitres de Tanya et de Michna, de même que le discours ‘hassidique intitulé “ Tu honoreras l’ancien ”, qui se trouve dans le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim. Mais, avant tout, il faut, comme je l’ai dit, oublier ce qui s’est passé. Pour l’heure, il ne faut même pas penser à la réparation.
Bien évidemment, s’efforcer de rapprocher une autre personne de la Torah et des Mitsvot permet de révéler la bénédiction de Dieu, d’une manière fructueuse, en tout ce que l’homme a besoin. C’est sans doute ce que tu fais, dans ton entourage, en général et auprès de tes amis, à la Yechiva, en particulier.
Que Dieu t’accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°3168
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3168, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Chaoul (1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du quatrième jour de ‘Hanoukka. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne.
J’ai appris, avec satisfaction, que de nouveaux élèves ont intégré la Yechiva A’heï Temimim de Richon Letsion(2). Vous dites qu’il s’agit de “ garçons de la rue ”. Me basant sur l’enseignement de nos Sages, selon lequel il est possible de séparer le grain de l’ivraie, j’ai bon espoir que vous-même et tous les autres multiplierez les efforts envers eux, dans toute la mesure de vos moyens.
Certes, on sait que le bien de tous, a fortiori la protection contre ce qui est dommageable pour tous, passe avant le bien d’un seul individu. Mais, avant de repousser, il faut d’abord, chercher tous les moyens de ne pas en arriver là.
Que Dieu vous accorde la réussite, dans ce domaine.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav H.C. Brook. Voir, à son sujet, la lettre n°2344. (2) Dont le Rav Brook est le directeur.
Lettre n°3169
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3169, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis satisfait que vous vous soyez entretenu avec ce ‘Hassid qui désirait vous rencontrer. En effet, un effort n’est jamais vain. Faisant référence au cœur juif, nos Sages disent(1) : “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il ”, ce qui veut dire également, le moment venu, “ pour Sa Torah et pour Ses Mitsvot ”.
Vous m’interrogez sur votre relation, qui est, en fait, celle de chaque Juif, avec le service de Dieu du cœur(2). Il faut, certes, accumuler les connaissances de la ‘Hassidout, mais cela n’est nullement un obstacle. Car, un homme doit toujours avancer de manière progressive. Tout ce qui procède de la Sainteté exige une préparation et un effort.
La préparation du service du cœur est le Précepte : “ Connais le Dieu de ton père ”(3). C’est ensuite que l’on peut mettre en pratique, comme il convient, la suite de ce verset : “ Et sers-Le d’un cœur entier ”. De façon générale, on doit s’en remettre, en la matière, au guide spirituel, au recteur de la Yechiva ou à l’enseignant, qui possèdent de l’expérience.
Vous pourrez donc échanger avec eux sans subir la corruption qui résulte de l’amour propre, lequel exagère tantôt le côté négatif de l’homme, tantôt son aspect positif. Or, notre Torah précise que l’on ne peut pas porter un témoignage, concernant sa propre personne, pour se présenter comme un Juste ou bien comme un impie.
J’ai apprécié le fait que vous ayez rapproché des jeunes gens de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot. Vous essayerez de les rapprocher également de l’enseignement profond de la Torah, de son âme(4). Et, le Saint béni soit-Il, Qui agit “ mesure pour mesure ”(5), mais de manière largement accrue, accorde Son aide, de la manière la plus abondante, à celui qui fait cet effort, pour qu’il étudie la Torah, pratique les Mitsvot et Le serve par son cœur.
Vous me dites que l’on vous propose une activité fixe, dans le domaine de l’éducation(6). Je ne pense pas que, pour l’heure, ce soit une bonne initiative. Consacrez-vous donc à l’étude de la partie révélée de la Torah et à la ‘Hassidout, par tous vos moyens. Ainsi, la direction de la Yechiva et celle du réseau(7) retireront sûrement cette proposition.
Bien évidemment, cela n’exclut pas le fait que, de temps à autre, vous puissiez consacrer quelques jours ou une semaine à cette activité, quand le besoin s’en fera sentir, là où cela sera nécessaire, mais vous ne le ferez pas de manière fixe.
Que Dieu vous accorde la réussite, afin d’annoncer de bonnes nouvelles toujours et tous les jours.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
A. Kwint,
Notes
(1) Rapportant les paroles du peuple juif. (2) La prière. (3) L’accumulation de connaissances. (4) La ‘Hassidout. (5) De la manière dont on agit envers Lui. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°2213. (7) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
Lettre n°3170
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3170, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Tévet 5715,
Brooklyn,
Aux participants à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux
du 19 Kislev, fête de notre libération et de la délivrance de
nos âmes, dans la synagogue, de rite Ari Zal,
de Fine Avenue, à Montréal,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris, avec plaisir, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Moché ‘Haïm Sapatchkinski, le Cho’het, que vous avez organisé une réunion ‘hassidique, à l’occasion du jour propice, “ jour de bonne nouvelle ”, selon l’expression des ‘responsa du ciel’(1), le 19 Kislev.
Nos Sages disent que, chaque fois que dix Juifs se réunissent, la Présence divine se révèle, même s’ils ne s’entretiennent pas de la Torah. Celui dont nous célébrons la joie(2) l’explique, dans Iguéret Hakodech, au chapitre 23. Combien plus en est-il ainsi quand on se réunit pour commémorer le miracle que fut sa libération, qui est aussi notre libération et la délivrance de nos âmes.
Nos Sages soulignent, à ce propos, que, lorsque “ ces jours sont commémorés ”, ils sont également “ revécus ”, c’est-à-dire que tout se révèle de nouveau, comme cela se passa, “ en ces jours-là, à cette époque-ci ”. Il s’agit donc bien d’un jour particulier, d’un temps propice pour prendre conscience, pour arrêter de bonnes décisions, dans les trois domaines(3) que sont la Torah, la prière et les bonnes actions et pour les mettre en pratique tout au long de l’année.
Ces résolutions permettent de se lier à notre maître, l’Admour Hazaken. Elles sont donc les canaux et les réceptacles véhiculant la bénédiction et la réussite, afin de satisfaire les besoins de chacun, ceux des membres de sa famille, de toutes les personnes pour lesquelles celui dont nous célébrons la joie invoque la miséricorde divine.
Dieu fasse que chacun d’entre nous s’acquitte de la mission qui lui est confiée, afin de diffuser les sources(4) à l’extérieur, en bonne santé, physique et morale et avec largesse d’esprit.
Avec ma bénédiction
Notes
(1) Au chapitre 5. (2) L’Admour Hazaken. (3) Du service de Dieu. (4) De la ‘Hassidout.
Lettre n°3171
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3171, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du 24 Kislev et je suis très surpris que vous soyez si concis, dans votre description de la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev et surtout de la visite de ceux qui viennent de l’extérieur. Nos Sages disent : “ Grand est l’aliment(2) qui crée la proximité ”. Et, cette proximité permet d’être plus réceptif pour se pénétrer des sources(3).
On peut vérifier concrètement que l’on est plus enclin à agir si l’on sait que l’on devra écrire à quelqu’un, à ce sujet(4). Ainsi, disent nos Sages, “ Si Reouven savait…(5) ”. J’aimerais, avant tout, savoir si l’on a bien reçu, en son temps, mon télégramme concernant les soldats(6), si on leur a expliqué, en des termes qui conviennent, les quelques mots qu’il contient.
Je suis peiné de constater que la situation évolue très lentement, pour ce qui concerne le port de la perruque(7). Car, on doit se servir de chaque stimulation extérieure qui se présente, car il est plus difficile de le faire, quand le temps passe. Vous me dites que l’étroitesse est grande(8). Est-il vraiment impossible d’obtenir un prêt auprès de l’une des caisses de bienfaisance des ‘Hassidim. Je sais que vous gérez vous-même celle de l’association ‘Habad, qu’il en existe une chez le ‘Hassid, Rav D.Gansburg(9), deux ou trois dans la ville sainte de Jérusalem.
Vous savez à quel point il faut être prudent, lorsque l’on est confronté à l’épreuve et que l’on doit mettre en pratique le Précepte “ On ne s’affectera pas face aux moqueurs ”(10). Bien plus, ce principe est le début de toutes les parties du Choul’han Arou’h. Et, ce qui est clairement établi n’a nul besoin d’être démontré. Néanmoins, ce à quoi l’on n’a pas été tellement habitué(11), même s’il en est ainsi pour des raisons accessoires et dans une situation de force majeure, devient, au final, un état naturel et, dès lors, on ne mobilise plus les forces comme on devrait le faire, compte tenu de la gravité de la situation.
Il semble qu’il en soit de même pour ce qui concerne les femmes, les enfants et leur éducation, en général. Tout cela est délaissé, de différents points de vue, bien que l’on ait constaté le grave dommage résultant du manque d’attention porté aux femmes et aux enfants. De plus, le Midrach Chemot Rabba explique les propos du Saint béni soit-Il, quand Il donna la Torah : “ Ainsi, tu parleras à la maison de Yaakov(12) ” et ensuite seulement : “ tu diras aux enfants d’Israël ”(13). De fait, il n’en fut pas ainsi pour l’Injonction de l’arbre de la connaissance(14) et l’on sait ce qui en résulta, jusqu’à la fin des générations.
Bien évidemment, mon but n’est pas de faire de la morale, mais de chercher des solutions et des explications, afin de clarifier la situation actuelle, y compris en ce qui n’a pas été habituel jusqu’à maintenant.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Garelik, Rav de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, les lettres n°896 et 3190. (2) Partagé. (3) De la ‘Hassidout. (4) Pour lui rendre compte de ce qui a été fait. (5) Que ce qu’il allait faire serait consigné dans la Torah, il aurait réfléchi avant d’agir. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°3180. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°2970. (8) Que l’on n’a pas les moyens d’acquérir une perruque. (9) Le Rav Moché Dov Ber Gansburg. (10) Ceux qui se moquent d’une femme ayant la tête couverte. (11) Le fait de porter une perruque, à l’époque. (12) Aux femmes. (13) Aux hommes. (14) Qui fut transmis d’abord à Adam et non à ‘Hava.
Lettre n°3172
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3172, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tévet 5715,
Brooklyn,
Vous me dites que vous ne connaissez pas le succès, en tout ce que vous entreprenez, ce qu’à Dieu ne plaise. Je suis surpris que vous puissiez dire pareille chose. Vous commencez votre lettre en expliquant que Dieu vous a béni, avec votre mari, en vous accordant quatre enfants. Vous vivez dans une contrée tranquille. Certes, vous avez des difficultés à gagner votre vie, mais vous parvenez, néanmoins, à éduquer vos enfants.
Si vous vous souvenez des années passées, vous conviendrez qu’il y a là un miracle évident, même si, bien évidemment, on doit demander à Dieu de vous accorder ce qui manque encore. Et, lorsque l’on adopte le comportement prôné par la Torah, Torah de vie, Dieu comble effectivement ce manque.
Pour ce qui est de votre cas particulier, vous devez respecter la Cacherout, de la meilleure façon et le Chabbat, mettre en pratique toutes les exigences de la Torah. Que Dieu vous donne le mérite d’annoncer de bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3173
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3173, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du lendemain du jour lumineux du 19 Kislev, fête de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du saint Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah.
A) Vous demandez des preuves de l’existence de la divine Providence(1), du fait que rien n’est laissé au hasard, ce qu’à Dieu ne plaise.
Celui qui croit en la Torah de Dieu sait qu’Il a créé le ciel et la terre. Certes, les nations prétendent que “ Son honneur est dans le ciel(2) ”. Mais, tous les Juifs ont foi en les termes du verset : “ J’emplis le ciel et la terre ”, au sens le plus simple et comme l’explique le maître, Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dans les Tikouneï Zohar, Tikoun 57 : “ Aucun endroit n’est vide de Lui ”.
Une réflexion, même sommaire, permet d’établir que, si Dieu emplit tout point du temps et de l’espace, rien ne peut échapper à Sa Providence. C’est bien évident. Vous consulterez également le Chaar Hay’houd Vehaémouna, de l’Admour Hazaken, au chapitre 2 et à la fin du chapitre 7, le Iguéret Hakodech, à la fin du chapitre 25.
B) Vous évoquez le fait de modifier votre comportement. Pour cela, vous étudierez et vous efforcerez de comprendre les discours ‘hassidiques qui traitent de ce sujet. Vous pourrez consulter, à ce sujet, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et qui se consacre aux besoins communautaires, qui est plein d’empressement et qui a un comportement vertueux.
Vous apprendrez par cœur, le début du saint Tanya et le chapitre 41, au moins jusqu’au début de la page 56b, à la seconde ligne. Vous réviserez ce texte chaque fois que cela sera nécessaire. Et, si un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité, combien plus peut le faire beaucoup de lumière.
C) Pour réparer ce à quoi vous faites allusion, vous commencerez, peu à peu, à prélever de la Tsédaka. Il serait bon de le faire, pendant les jours de semaine, avant la prière, jusqu’à réunir la somme de vingt quatre milles francs(3).
De même, vous retarderez d’une heure le début de votre repas, pendant les jours de semaine, jusqu’à ce que vous l’ayez fait neuf cent cinquante et une fois. Il importe, avant tout de regretter sincèrement ce qui s’est passé et de prendre une ferme résolution pour l’avenir.
D) Vous dites que vos Tefillin ne sont pas bonnes. Vous en parlerez au Rav qui contactera, à ce sujet, notre bureau en France.
Avec ma bénédiction de réussite, en votre mission sacrée,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°94. (2) Mais, Il ne se révèle plus sur la terre. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Trois fois Réguel, (le pied, dont la valeur numérique est 253 qui, multipliés par trois, font 699). Trois fois quatre vingt quatre (soit 252, qui, ajoutés aux 699, font 951). Neuf cent cinquante et un correspondent à vingt et un Sela deux tiers, qui font deux cent cinquante mille francs. Cette somme est trop importante pour vous et vous en prélèverez donc la dîme, soit environ la somme mentionné ci dessus ”. Les ‘trois fois quatre vingt quatre’, mentionnées ici par le Rabbi, apparaissent au chapitre 3 d’Iguéret Hatechouva. A propos des vingt et un Sela deux tiers, on consultera également la lettre n°3034.
Lettre n°3174
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3174, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav ‘Haïm Israël(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur le rituel de la prière. En effet, il vous arrive de devoir conduire l’office(2) dans une synagogue qui n’est pas de rite Ari Zal(3).
Bien souvent, en pareil cas, lorsque l’on ne polémique pas et que l’on adopte une certaine attitude, comme si cela était une évidence, tout se passe bien, de manière pacifique. Sans doute en sera-t-il de même, pour ce qui vous concerne. Si vous ne posez pas de question, on ne s’apercevra même pas de la différence de rite.
Bien évidemment, il ne doit pas en résulter une dispute(4), car, si c’est le cas, ce que l’on perd l’emporte sur ce que l’on gagne, en particulier quand il s’agit de la prière publique, de laquelle il est dit : “ Il a libéré mon âme dans la paix ”.
Avec ma bénédiction pour que vous gagniez bien votre vie,
Notes
(1) Le Rav H.I. Sperlin. (2) Le destinataire de cette lettre est, vraisemblablement, en deuil. C’est la raison pour laquelle il doit conduire lui-même l’office. (3) Faut-il, dans ce cas, conserver le rite Ari Zal ou adopter celui de cette synagogue ? (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Le Colbo sur le deuil, à la page 367, citant le Atseï ‘Haïm, dit que l’on conduit l’office en adoptant le rite de la communauté dans laquelle on se trouve. Citant le Yetav Lev, que rapporte le Berit Moché sur le Séfer Mitsvot Gadol, Commandement positif
87, il dit que l’on conduit la prière et qu’on la répète, si nul autre ne peut le faire. On peut donc se demander ce qu’il en est si quelqu’un d’autre peut conduire la prière. Peut-être est-il alors préférable de dire uniquement le Kaddich. Le résumé du Choul’han Arou’h, Chearim Hametsouyanim Be Hala’ha, du Rav Chlomo Zalman Braun, tome 1, paragraphe 112, cite les responsa Mechiv Davar, du Netsiv, au chapitre 17, selon lesquelles on dit la prière à voix basse selon son rite habituel et celle à voix haute, selon le rite de la communauté. Or, on peut s’interroger sur cette affirmation, car ce n’est pas ainsi que l’on se prépare à conduire la prière, bien au contraire. Vous consulterez aussi les responsa Nézer Ha Kodech, tome 2 Ora’h ‘Haïm, chapitre 12 ”.
Lettre n°3175
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3175, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ’Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’haï Guimpel Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Faisant suite à votre visite et à notre discussion, je voudrais vous exprimer ma gratitude pour le livre, le premier tome du Sifri avec le commentaire du Kéter Kehouna. Puisse Dieu faire que vous et votre frère(2) parveniez à grandir et à parer la Torah, quantitativement et qualitativement(3).
Il peut en être ainsi pour tout ce qui concerne l’étude de notre Torah, Torah de vie, depuis celle des enfants, comme le dit le Rambam, à la fin du second chapitre de ses lois de l’étude de la Torah, jusqu’au stade le plus élevé de l’étude, décrit par le traité ‘Houlin 66b.
Comme j’en ai l’habitude, j’ai formulé quelques notes, à réception de ce livre, au moins sur son début et sa fin, en fonction du temps dont je disposais. Je les reproduis ici.
J’ai reçu, en son temps, le Te’hélet Morde’haï sur la Torah,
Avec ma bénédiction de réussite,
N. B. : Au début du Kéter Kehouna, au paragraphe 1 :
Vous expliquez que la Torah devait faire le récit du renvoi des impurs(4), car la punition, en la matière, avait été énoncée par le verset: “ l’homme qui deviendra impur et ne se purifiera pas ”, alors qu’aucune Interdiction n’avait été édictée.
Or, on peut s’interroger sur cette explication, car :
A) trois versets traitent de la punition, Vaykra 15, 31, “ tu mettras en garde…
et ils ne mourront pas ”, Bamidbar 19, 13, “ quiconque toucheras… sera retranché ”, Bamidbar 19, 20, “ l’homme qui deviendra impur… sera retranché ”. Or, pourquoi le Sifri mentionne-t-il uniquement le dernier et non les premiers ?
B) cette explication appellent deux commentaires. Le second, qui cite le début de la Paracha et l’explique en fonction de sa conclusion, est acceptable, puisqu’il fait référence à un même contexte. L’autre, en revanche, qui porte sur le verset “ l’homme qui deviendra impur ” et explique la fin du verset, “ cette âme sera retranchée ”, est difficile à accepter. Il le reste même si l’on ajoute cela à la formulation du Sifri, bien que l’on en trouve l’équivalent par ailleurs.
C) celui qui pose cette question, pourquoi cette Paracha a-t-elle été dite, n’en donne pas la raison.
Il me semble, en conséquence, que la signification du Sifri est la suivante. Les mots “ parce que.. il se purifiera ” font partie de la question et la précisent : “ Pourquoi cette Paracha a-t-elle été dite ? Et, cette question se pose parce qu’il est dit : ‘l’homme qui deviendra impur et ne se purifiera pas’. ” Telle est l’interprétation du Malbim.
Cette explication présente l’avantage suivant. Il n’est nul besoin de rectifier quoi que ce soit ou d’appliquer ces mots à la fin du verset. On peut effectivement dire qu’ils portent sur le début du verset, font la preuve qu’une interdiction a bien été énoncée et rien d’autre. On comprend aussi pourquoi le verset “ et tu mettras en garde ” n’a pas été cité. En effet, il concerne uniquement les Cohanim et non tous les enfants d’Israël.
Et, l’on comprend, en tout état de cause, pourquoi le verset Bamidbar 19, 13, n’est pas cité. En effet, celui-ci fait référence au Sanctuaire, ainsi qu’il est dit : “ il a rendu impur le Sanctuaire de Dieu. Il est donc envisagé, dans le premier paragraphe du Sifri, que cette Injonction ait été émise ultérieurement, comme l’indique la conclusion : “ tu penses que… mais peut-être n’est-ce qu’ultérieurement ”. C’est pour cela qu’est cité le verset portant sur cette période ultérieure, c’est-à-dire le verset Bamidbar 19, 20. Cela est bien évident.
A la fin du livre, au paragraphe 58 :
Faut-il dire, dans la Boraïta de Rabbi Ichmaël(5), Ve’hen, et de même, ou bien, Ve’han, et ici ? Vous consulterez, à ce sujet, la Boraïta des treize principes de Rabbi Ichmaël, publiée à Vilna en 5685(6), qui cite les différentes versions et les explique.
Dans les écrits du Ari Zal, en particulier dans le Peri Ets ‘Haïm, on dit Ve’han. Il en est de même dans le Toureï Zahav sur le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 127, paragraphe 4. Mais, l’Admour Hazaken mentionne les deux versions, dans son Sidour, la version essentielle étant Ve’hen.
Ce passage est commenté dans le Kéter Kehouna, au paragraphe 160, d’après le Midrach Chemot Rabba, à la fin du paragraphe 29 : “ Rabbi Chimeon Ben Lakich dit : Lorsqu’un homme appelle son ami, sa voix a un écho. La voix du Saint béni soit-Il, en revanche, n’a pas d’écho ”.
Certes, on ne peut contester un commentaire(7). Pour autant, on ne comprend pas, d’après ce que vous dites, le début de cette citation, “ Lorsqu’un homme appelle son ami ”. Si l’on consulte les commentateurs du Midrach, on peut constater qu’ils interprètent le mot “ écho ” au sens littéral. Lors du don de la Torah, la voix de Dieu n’eut effectivement pas d’écho.
Il y a là une idée particulièrement profonde, qui devient ainsi compréhensible(8), faisant suite à ce que dit le Midrach au préalable et en découlant : “ Lorsque le Saint béni soit-Il donna la Torah, aucun oiseau ne gazouilla, la mer devint immobile, le monde resta muet et silencieux. Alors la Voix retentit : Je suis l’Eternel ton Dieu ”.
Cela signifie que chaque aspect de la création entendit, comprit et perçut la Voix, “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”. Et, le second enseignement, énoncé juste après cela, précise qu’il n’en était pas ainsi uniquement dans la dimension spirituelle, pour ce qui concerne la perception et l’âme de la création.
On trouve, en effet, une telle explication dans les Tossafot sur le traité Avoda Zara 17a et également dans les explications du Maharcha, sur le traité ‘Houlin 60a, précisant que l’astre et l’ange parlèrent et comprirent(9).
En fait, il est stipulé ici que chaque aspect de la création entendit, comprit et perçut la Voix de Dieu, “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”. Et, il n’est pas surprenant que cela se soit passé matériellement, car il en sera bien ainsi dans le monde futur, lorsque “ la pierre du mur criera ”, comme le soulignent nos Sages, dans le Midrach Tehilim, à la fin du paragraphe 73 et vous consulterez également le traité Taanit 11a.
Il résulte de tout cela que la Voix n’avait pas d’écho.
Concrètement, l’écho se forme de la manière suivante. Lorsque la voix, portée par les ondes, affronte un obstacle, qui ne peut l’absorber, elle est rejetée en arrière, comme l’expliquent les Tossafot, au traité Sanhédrin 11a. Il y a donc ici deux points. D’une part, la voix n’est pas absorbée par l’obstacle, qui lui fait barrage. D’autre part, la voix parvient là où retentit l’écho, non pas de manière directe, à partir de sa source émettrice, mais par un intermédiaire.
La Parole “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”, émanant du Créateur, s’adresse à chaque détail de la création, comme le dit le Midrach, à sa conclusion : “ Lorsque le Saint béni soit-Il parla, sur le mont Sinaï, toute la création fut silencieuse, afin que les créatures sachent qu’il n’est nul autre que Lui ”, non seulement les humains et les animaux, mais aussi les minéraux. C’est ainsi que “ la mer devint immobile ”.
Ainsi, en chaque endroit où elle parvint, la Voix, “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”, fut intégrée par le lieu et les créatures qui s’y trouvaient. Partout où elle se trouvait, elle provenait directement de Dieu. Telle est la précision apportée par Rabbi Chimeon Ben Lakich à propos des voix, qui, à l’évidence, exercent leur action sur la matière créée. En conséquence, quand un homme s’adresse à son ami, il y a un écho, mais il n’en fut pas de même pour la Voix du Saint béni soit-Il.
Ceci nous permet de faire le lien entre cet enseignement et le précédent, comme nous venons de le montrer et comme l’indique la formulation du Midrach Rabba, précédemment cité. Ces deux enseignements se suivent, car, après avoir cité les propos de Rabbi Chimeon Ben Lakich, on revient sur le fait que le monde était muet et silencieux. Et le Midrach conclut : “ Et, si tu es étonné par tout cela, sache que le Saint béni soit-Il, quand Il parla sur le mont Sinaï, fit taire le monde entier et dit : Je suis l’Eternel ton Dieu ”. C’est bien clair.
Notes
(1) Le Rav M.G. Walk. (2) Le Rav Yaakov Walk. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°2689, 2769 et 3215. (4) Du campement d’Israël. (5) Qui est récitée, tous les jours, dans la prière du matin, avant Hodou. (6) 1925. (7) Dès lors qu’il n’a pas d’incidence hala’hique. On peut donc accepter des commentaires divergents. (8) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 4, page 1092. (9) En revanche, telle n’est pas l’explication ici. Ce phénomène ne fut pas uniquement moral.
Lettre n°3176
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3176, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Tévet 5715,
Brooklyn,
A ma proche parente, madame Dévora Léa(1),
Je vous bénis et vous salue,
J’ai eu plaisir à recevoir votre lettre du 3 Tévet et, encore plus, à prendre connaissance de son contenu, de vos souvenirs des temps passés, de la description que vous donnez de la stature morale de votre mère, la Rabbanit(2) et de la manière dont elle priait. Conformément à l’optique de notre Torah, on peut dire, dans de nombreuses situations et même très souvent, que la pensée est plus efficace que la parole et même que l’action.
Comme c’est également le cas dans d’autres domaines, les sciences profanes sont dernièrement parvenues à la même conclusion.
Néanmoins, l’homme doit agir et son acte est essentiel. Il faut donc révéler la pensée et la lier à l’action.
Nos Sages disent de chacun et de chacune qu’il est capable, dans une certaine mesure, d’influencer son entourage, proche ou même éloigné, à condition de faire un effort en ce sens, avec l’énergie qui convient.
Combien plus en est-il ainsi quand il s’agit des descendants de personnes moralement élevées et qui, en même temps, ont multiplié les bonnes actions. Ceux-là, à n’en pas douter, ont hérité les qualités de leurs parents et des parents de leurs parents.
Telle est la caractéristique du souvenir, qui met en éveil les forces de cet héritage et les révèle à l’évidence.
En ce moment propice, il faut se servir de cette inspiration pour agir concrètement, car c’est de cette façon que ces forces reçoivent l’intégrité, que l’homme l’obtient également et qu’il parvient à la satisfaction morale, peut se parfaire, s’élever, “ d’une étape vers l’autre ”, vers les âmes des parents et des parents des parents.
Et, il ne faut pas considérer avec dédain ce qui semble n’être qu’accessoire. Dans le sens négatif, on peut observer qu’une toute petite quantité(3) permet de détruire une grande ville, avec les nombreuses personnes qui s’y trouvent. Or, l’aspect positif surpasse l’aspect négatif et une action qui, à nos yeux et selon notre perception, semble modeste et insignifiante, peut, parfois, justifier les soixante dix ou quatre vingt ans d’une vie, leur donner un contenu.
Conformément au dicton(4) du Baal Chem Tov, “ une âme descend, ici-bas, dans le monde et y vit, pendant soixante dix ou quatre vingt ans, dans le but de rendre un service, matériel et surtout moral, à un autre Juif ”.
C’est ainsi que cette âme mène à bien la mission qui lui est confiée, lorsqu’elle descend ici-bas, portant en elle des étincelles des âmes de ses ancêtres.
On peut ainsi comprendre l’affirmation surprenante qui est énoncée à propos de la prière(5) : “ On prononce l’éloge du Saint béni soit-Il, puis l’on formule ses propres besoins ”.
Pendant cette prière, l’homme est profondément attaché à Dieu. Or, il sollicite une bénédiction pour la production agricole de son champ. En effet, en la récoltant, il peut et doit bâtir pour Lui une demeure ici-bas.
A ce moment, on peut obtenir la finalité et la perfection de la création par une seule action, négligeable et quotidienne.
Vous savez sans doute à quel point mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, tenait à ce que l’on rédige ces témoignages du passé, en général et des membres de la famille, en particulier. C’est donc, sans doute, ce que vous faites vous-même et il importe de les formuler de manière détaillée.
Puisse Dieu faire que vous vous y consacriez, en bonne santé, vous-même et votre mari(6), dans une situation qui sera positive en tout point.
Avec mes respects et ma bénédiction, de la part de votre proche parent,
N. B. Comme vous me le demandez, je vous restitue la lettre de votre mère, la Rabbanit.
Notes
(1) Madame D. L. Horenstein. (2) La Rabbanit Cheïna Bera’ha Dulitski, fille de Rabbi Yossef Its’hak d’Avrutch, le cinquième fils du Tséma’h Tsédek. (3) D’énergie atomique. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2985. (5) Des dix huit bénédictions. (6) Le Rav Chlomo Horenstein.
Lettre n°3177
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3177, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris que vous ne me décriviez pas précisément la Bar Mitsva de ce jeune homme. Sans doute a-t-on profité de la réunion ‘hassidique qui a eu lieu, à cette occasion, pour rapprocher les cœurs, pour souligner l’importance de l’action concrète. En pareil cas, lorsque les présents savent qu’ils auront des comptes à rendre à quelqu’un sur les décisions qu’ils auront prises, ils sont plus motivés et plus enclins à mettre ces résolutions en pratique.
Je suis également étonné que vous ne me disiez rien de ce dont nous avons parlé quand vous étiez ici, c’est-à-dire de la grande nécessité de rendre visite, chaque semaine, à quelques personnes de votre ville ou, tout au moins, de leur parler au téléphone. C’est, d’une part, le moyen de rapprocher les cœurs et c’est, en outre, un moyen d’assurer la subsistance matérielle, comme je vous le disais alors longuement.
Votre silence semble indiquer que vous n’ayez rien fait de tout cela, jusqu’à maintenant. Il serait donc bon que vous dressiez une liste de toutes les personnes que vous connaissez et vous noterez, en marge, le jour où vous avez parlé à l’une d’elles ou bien où vous l’avez rencontré. De temps à autre, vous consulterez cette liste et cela vous rappellerez que vous devez également contacter tous les autres. Et, qui peut mesurer le bien qui en résultera ?
Avec ma bénédiction,
Lettre n°3178
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3178, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav B.E. G.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je ne connais pas la date exacte du décès de mon grand-oncle, le Ramam(2), frère du Rabbi Rachab. Je sais seulement que celui-ci est survenu à Bastia, la ville principale de l’île de Corse, alors que la France était occupée par les nazis(3).
Il repose dans le cimetière de cette ville(4) et son nom, sur les documents officiels, est Mendel Schneersohn. Il y a sûrement des services administratifs, à Paris, qui, sur la base de ces informations, pourront déterminer l’endroit précis où il est enterré.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, directeur du bureau d’aide aux réfugiés, à Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°2826. (2) Rabbi Mena’hem Mendel. (3) On sut, par la suite, qu’il mourut en 5702-1942. (4) En 5716-1956, son corps fut transféré en Terre Sainte, à Tsfat, à la demande du Rabbi.
Lettre n°3179
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3179, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5715,
Brooklyn,
A l’association des femmes et jeunes filles de ‘Habad,
groupement de Pittsburgh,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 4 Tévet, dans laquelle vous m’annoncez la création du groupement de Pittsburgh des femmes et jeunes filles ‘Habad. Puisse Dieu faire que cette création intervienne en un moment bon et fructueux, que l’action de cette association se poursuive avec succès, qu’elle répande “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, en vous-même et dans tout votre entourage.
De la sorte, chacune des participantes obtiendra une bénédiction et une réussite accrues, en tous ses besoins, de même qu’en ceux des membres de sa famille.
Je suis particulièrement satisfait de constater, à la lecture de votre lettre, que vous avez décidé d’ouvrir votre association à celles, parmi vos amies, qui sont plus éloignées. En fait, tous les Juifs sont proches les uns des autres, car ils sont liés à Dieu, Qui transcende toutes les limites. Il suffit donc d’ouvrir les yeux pour constater que “ tous les Juifs sont frères ”, comme l’explique le chapitre 32 du Tanya et comme le montre le Tséma’h Tsédek, dans son commentaire de la Mitsva : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”.
Vous trouverez ci-joint un chèque, d’un montant de dix huit, émanant d’une des caisses de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous le consacrerez aux dépenses générées par vos activités. Bien évidemment, ces quelques dollars ne sont pas déterminants. Ce n’est là qu’un moyen de rendre encore plus fructueuse votre mission sacrée.
Je vous joins également la copie de l’une de mes lettres, adressées à toutes les femmes et jeunes filles ‘Habad. Celle-ci a été écrite à l’occasion du 19 Kislev, mais son contenu s’applique et importe, tout au long de l’année.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour que vous donniez de bonnes nouvelles, y compris de vos préoccupations personnelles,
Lettre n°3180
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3180, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ye’hyel Mi’hel Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7 Kislev. Depuis, j’ai reçu une lettre de Guivataïm(2) et j’y ai répondu. On vous montrera sûrement ma réponse et vous me direz ce qu’il est advenu, par la suite.
J’ai vu des coupures de journaux, selon lesquelles plusieurs représentants de Tsahal ont participé à la fête du jour lumineux du 19 Kislev, à Kfar ‘Habad. A n’en pas douter, cela s’est passé avec votre participation et d’après vos directives. Je suis surpris de n’avoir, de votre part, aucune nouvelle, à ce sujet.
J’espère que l’on a reçu, au Kfar, mon télégramme du 19 Kislev, en son temps. Celui-ci contenait une bénédiction spécifique pour les hommes de Tsahal(3), qui leur a sûrement été transmise, de la manière qui convient.
J’ai bien reçu votre colis recommandé, qui contenait les chapitres de Pessa’h 5711(4), les fascicules sur les fêtes n°1, 21 et 22, les numéros 2, 3, 4, 6, 13, 15, 17, 21, 26, 32, 42 et 43 de l’hebdomadaire Ma’hanaïm, de même que le guide de l’appelé. Je vous en remercie et vous demande de continuer à faire de tels envois.
Dans le Ma’hanaïm du 19 Kislev, j’ai vu qu’un extrait d’une causerie, au cours de la réunion ‘hassidique, était imprimé(5). Il est dommage que l’on n’ait pas noté qu’il s’agit d’une traduction du Yiddish, que je n’ai pas relue(6). A l’avenir, il faudra le faire, car on ne peut comparer les propos qui sont prononcés oralement à la manière de les rédiger par écrit.
Quand on rédige, a fortiori quand on le fait dans le but de publier, on doit éviter les répétitions, alors qu’oralement, celles-ci permettent d’accentuer son propos ou bien de s’adresser à ceux qui viennent d’arriver. Lorsque la publication est faite pour ceux qui ne possèdent aucune notion de ‘Hassidout, il faut ajouter des explications, au moins entre parenthèses et rédiger du plus simple vers le plus complexe.
A l’avenir, vous préciserez que ce texte a été rédigé à partir des notes de ceux qui étaient présents et qu’il s’agit de la traduction d’une autre langue. La responsabilité sera donc dégagée si cette traduction n’est pas précise. Mais, il serait bon, avant la publication, d’en lire le texte devant l’un des lecteurs de cet hebdomadaire et de lui demander s’il l’a bien compris ou si d’autres précisions lui sont nécessaires.
Bien évidemment, malgré tout cela, il est bon de continuer vos publications dans Ma’hanaïm et, de la sorte, de frayer un chemin, en ce sens(7).
Sans doute avez-vous profité des jours de ‘Hanoukka pour que se poursuivent les impressions et les actions des réunions ‘hassidiques du 19 Kislev. Vous me le ferez savoir avec le détail qui convient et surtout, vous me décrirez la réunion ‘hassidique du 19 Kislev de la manière la plus précise. Vous me direz, en particulier, le contenu des discours, comme cela a été fait, en son temps, pour les jeunes de l’association ‘Habad.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et en saluant tous ceux qui vous viennent en aide dans votre mission sacrée de diffusion des sources de la ‘Hassidout,
N. B. : Je viens de recevoir votre lettre de l’issue du Chabbat. J’ai apprécié les activités que vous décrivez et surtout le fait qu’elles ont une suite. On vous a invité à revenir et vous êtes en contact avec plusieurs de ceux que vous avez rencontré. Il est clair que plus vous multiplierez les actions en ce sens et mieux cela sera.
Il semble que le retard avec lequel mon télégramme a été remis aux soldats soit intentionnel et délibéré, car il a été envoyé en même temps que celui de Jérusalem et que d’autres encore, qui sont tous parvenus à temps. La date d’expédition doit permettre de l’établir. Elle apparaît sur le télégramme et n’a sans doute pas été falsifiée.
Il est judicieux que l’on annonce, dans Ma’hanaïm, la journée d’étude qui aura lieu au Kfar. Et, il est important de le faire de manière détaillée.
J’ai déjà écrit au Rav A.Pariz(8) pour qu’il vous donne autant d’exemplaires du Tanya qu’il vous faut(9).
Notes
(1) Le Rav Y.M. L. Zalmanov, de l’armée israélienne. (2) Il s’agit de la lettre n°3150. (3) Voir la fin de cette lettre. (4) 1951. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°3159. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°2989. (7) Pour la diffusion de la ‘Hassidout. (8) Le Rav Avraham Pariz, diffusant les livres de ‘Hassidout en Terre Sainte. (9) Vraisemblablement pour les soldats.
Lettre n°3181
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3181, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce mardi et j’y ai vu, avec plaisir, que vous êtes conscient de la nécessité d’intensifier votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Il est sans doute inutile de vous rappeler la décision hala’hique du Choul’han Arou’h, s’appliquant à vous, puisque vous assumez une mission sacrée, étant un éducateur.
Votre étude doit donc être organisée en sorte qu’elle ne nuise pas à celle de vos élèves, qui est essentielle, comme l’expliquent le Choul’han Arou’h, dans les lois de l’étude de la Torah et celui de l’Admour Hazaken, à la même référence.
Vous dites qu’il n’y a pas eu de réunion ‘hassidique, à ‘Hanoukka. J’espère, néanmoins, que votre situation actuelle vous aurait permis, si vous étiez venu dans la Yechiva Tom’heï Temimim et y aviez étudié, dans les quatre coudées où mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pria et servit Dieu pendant dix ans, d’éveiller en vous un enthousiasme juif et ‘hassidique, dans tous les domaines, au moins pour quelques temps.
Lorsque l’on ne médite pas à tout cela, il n’est pas étonnant qu’on se plaigne, par la suite, de manquer d’enthousiasme pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Ces faits sont liés.
Je suis surpris que, dans toutes vos lettres, vous ne disiez rien de vos actions auprès de votre entourage, afin de le rapprocher du Judaïsme et des Mitsvot, au quotidien. Puisse Dieu faire qu’il y ait là un manque uniquement dans ce que vous m’écrivez, mais non dans l’action concrète.
A l’avenir, quand vous m’écrirez à propos de tout cela, vous préciserez le nom de ceux que vous évoquez et celui de leur mère. Puisse Dieu faire que le voyage de votre épouse et de votre fille se passe bien et qu’il soit fructueux.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°3182
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3182, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sans doute reçu ma lettre, dernièrement. En son temps, j’ai reçu la vôtre, du 26 Kislev, avec ce qu’elle contenait. Je suis surpris que vous m’annonciez votre déménagement dans une nouvelle maison. Pour l’heure, je n’ai aucune information, à ce sujet. J’espère qu’au moins, à réception de la présente, tout aura été réglé.
Je vous réitère mes bénédictions, pour que, en changeant d’endroit, vous changiez de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction, que ce déménagement vous apporte l’élévation, matérielle et spirituelle.
Vous parlez d’inaugurer la maison(1). D’après les livres de la partie révélée de la Torah, on peut s’interroger, à ce sujet. Vous consulterez les derniers Sages sur le Choul’han Arou’h, Ora’h ‘Haïm, chapitre 568 et, à cette référence, le Maguen Avraham, au paragraphe 5 et le Yad Ephraïm. Vous verrez également les responsa ‘Hatam Sofer Yoré Déa, chapitre 138 et le Torat Chelamim, au chapitre 19.
Néanmoins, la coutume juive retient le principe d’une telle inauguration et, bien plus, un discours ‘hassidique de l’Admour Hazaken, qui est actuellement sous presse, rédigé à partir d’un manuscrit du Rav Pin’has de Shklov(2), dit que “ l’on organise un festin et une célébration joyeuse, lorsque l’on inaugure une maison ”. Il faut donc le faire.
En conséquence, vous organiserez une réunion ‘hassidique, au cours de laquelle on dira des paroles de Torah et de ‘Hassidout. Ceci aura un apport certain, matériel et spirituel.
Vous avez sans doute connaissance de notre coutume, qui consiste à fixer les Mezouzot dès l’entrée dans la maison(1), bien évidemment sans dire de bénédiction(3). Puis, au bout de trente jours, on fait vérifier l’une d’elles. On peut également la remplacer par une autre, plus belle. Et, l’on fixe la nouvelle avec une bénédiction, avec l’intention que celle-ci porte également sur les Mezouzot se trouvant sur les autres portes.
Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines. Et, Celui Qui nourrit chacun et subvient à tous les besoins vous donnera les moyens de prendre en charge les dépenses de cette nouvelle maison.
Vous envisagez le fait de voyager maintenant et je suis surpris par la conception que vous avez de l’acquisition d’une maison. Vous souhaitez que votre travail soit fait par les autres(4). Or, notre Torah affirme que le propriétaire doit mettre en pratique l’Injonction : “ Tu lui viendras en aide ”(5).
A mon avis, vous devez rester sur place, jusqu’à ce que tout soit achevé, en un moment bon et fructueux. Bien évidemment, cela n’exclut pas la possibilité de voyager pour quelques jours.
Notes
(1) Voir le Séfer Haminhaguim ‘Habad, page 81. (2) Voir le Séfer Hamaamarim Admour Hazaken, Hana’hot Harap, page 79 et le Likouteï Torah Bera’ha, page 98d. (3) Puisque trente jours doivent s’écouler avant que l’installation dans la nouvelle maison soit considérée comme fixe. (4) En son absence. (5) Assumer lui-même la responsabilité matérielle.
Lettre n°3183
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3183, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tévet 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Perets(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et à la demande de bénédiction, du jeûne du dixième mois(2), qui sera bientôt transformé en joie et en allégresse.
Je suis satisfait de ce que vous me dites, concernant la réunion ‘hassidique. On y a évoqué l’action concrète et sans doute continuerez-vous à le faire, à l’avenir.
Ceci est également la réponse à la question que vous posez. Vous ne savez que faire face à ceux qui ne veulent rien entendre et s’en tiennent à leur entêtement. La solution est la suivante. Il faut multiplier la lumière(3).
Néanmoins, après Petersburg(4), la lumière s’introduit dans les réceptacles et dans des mots(5). Il faut donc parler, de nombreuses fois et, au final, cette grande lumière repoussera beaucoup d’obscurité.
Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, dans la bonté et la miséricorde, très prochainement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav P.Motshkin. Voir, à son sujet, la lettre n°1927. (2) Le 10 Tévet. (3) Agir de manière positive, sans affronter l’opposition. (4) Après la libération de l’Admour Hazaken. (5) Il est désormais possible de la formuler.
Lettre n°3184
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3184, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres écrites, à l’issue du Chabbat Mikets et du Chabbat Vaygach, de même que les précédentes. J’attends la suite de vos bonnes nouvelles, concernant le développement de l’école que vous dirigez, quantitativement tout d’abord, par le nombre de vos élèves, garçons et filles, qualitativement ensuite, par le niveau des études, la crainte de Dieu et la pratique des Mitsvot.
Vous me dites que vos collaborateurs sont de véritables opposants à la ‘Hassidout. Vous devez savoir que, dernièrement, cela n’existe plus et tout dépend donc de votre capacité à adopter l’approche qui convient à chacun et à chacune.
Lorsque ceux-ci s’apercevront que votre but n’est pas de les remettre en cause, ils écarteront la suspicion et accueilleront votre approche avec bienveillance. Car, un effort n’est jamais vain, comme en témoigne le fait, d’après ce que vous écrivez, que le 19 Kislev ait été célébré de manière agréable et avec un grand faste. Or, eux-mêmes y ont sans doute participé.
Une autre preuve peut être trouvée dans le fait que la direction de l’endroit a évolué positivement, dans sa relation avec vous. Combien plus doit-il en être ainsi pour ceux qui se trouvent dans ses quatre coudées. Conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, il faut donc supprimer tout ce qui fait écran devant la vérité de la situation et celle de l’âme de toutes les personnes qui ont eu le mérite de travailler dans une institution de mon beau-père, le Rabbi. Ceci, bien évidemment, s’applique également à ceux qui vous apportent leur collaboration.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, pour tout ce qui vient d’être dit, d’autant que, comme vous l’écrivez, la période de ‘Hanoukka a été celle des changements positifs, dans le nombre des élèves de l’école et avec ma bénédiction de réussite,
Lettre n°3185
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3185, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Tévet 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, que vous effectuez, ces jours-ci, un premier versement pour acheter une maison. Puisse Dieu faire que vous vous y installiez en un moment bon et fructueux. Ainsi, vous changerez de Mazal, renforcerez la bénédiction et la réussite, en tous vos besoins, matériels et spirituels, de même qu’en ceux des membres de votre famille.
Votre maison sera un lieu à partir duquel se répandra la chaleur juive et l’enthousiasme dans tout votre entourage. Ainsi, Dieu accordera encore plus de lumière à cette maison et à ceux qui y résident.
Ce ‘Hassid m’a également dit que vous souhaitez connaître mon avis, quant à la somme que vous devez consacrer à la Tsédaka, à l’occasion de l’achat de cette maison. Mon opinion, en la matière, est la suivante. Vous devez donner plus que la dîme, un peu plus ou beaucoup plus. Et, vous effectuerez ce versement à la Tsédaka en même temps que vous payerez la maison.
Ce ‘Hassid me demande également si votre Tsédaka doit avoir un objet particulier. A mon sens, vous en répartirez vous-même une moitié et vous donnerez la seconde moitié de la manière suivante. Je lis votre demande de bénédiction près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et, à n’en pas douter, celui-ci invoque la miséricorde divine pour que votre requête soit exaucée. En conséquence, vous consacrerez un tiers de ce montant aux institutions de mon beau-père, le Rabbi, qui se trouvent en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h. Un second tiers renforcera nos institutions en Afrique du nord, Yechivot, ‘Héders
et Talmud Torah enseignant les valeurs sacrées aux garçons et aux filles, parmi nos frères séfarades. Enfin, le dernier tiers permettra la publication de l’enseignement et des discours ‘hassidiques de mon beau-père, le Rabbi.
Le mérite de la Tsédaka en général, en particulier de celle qui est liée à l’éducation de la Torah, au renforcement et à la diffusion de l’étude, à son soutien, duquel il est dit “ Elle est un arbre de vie pour ceux qui se tiennent à elle et ceux qui la soutiennent sont heureux ”, suscitera les bénédictions de Dieu et vous apporteront la réussite en ce que vous entreprendrez, en un bien visible et tangible.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam