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Iguerot Kodesh — lettres 3146 à 3165

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3146

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3146, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Troisième jour de ‘Hanoukka 5715,

Brooklyn, New York,

Que connaisse une large paix cet homme important,

grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu, rend le jugement,

homme dynamique, aux multiples accomplissements,

dirigeant sa communauté dans la droiture, qui éclaire

et illumine, dont les feuilles et les fruits sont bons,

qui est issu d’une illustre famille, grand érudit,

Rabbi Meïr Abuhatsera Chlita(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec plaisir, qu’une réunion ‘hassidique a eu lieu, le 19 Kislev, fête de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Vous avez sans doute profité du moment propice qu’a été cette réunion. En effet, disent nos Sages, “ grand est l’aliment partagé(2), qui crée la proximité ”. De la sorte, tous les participants peuvent ainsi se rapprocher de la Torah et de Ses Mitsvot.

Tout au long de l’année, s’applique l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et Ses Mitsvot ”. Combien plus en est-il ainsi, en ces jours propices.

En effet, lorsqu’un Juif ouvre, grâce à l’effort qui convient, comme une pointe d’aiguille, Dieu lui ouvre comme le portique du Sanctuaire.

La ‘Hassidout explique ce que cela signifie. Le Sanctuaire n’avait pas de portes. Il était donc ouvert en permanence et il suffisait d’entrer dans l’esplanade. Bien plus, aucune barrière ne séparait celle d’Israël de celle des Cohanim. Il suffisait donc de gravir des marches. Vous comprendrez ce que cela veut dire.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le fils de Baba Salé. Voir, son sujet, la lettre n°1885. (2) Au cours d’une telle réunion.

Lettre n°3147

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3147, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Kislev 5715,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis bien longtemps et Dieu fasse que cela soit le signe évident que tout va bien, dans le calme.

Sans doute êtes-vous toujours en contact avec la personne que vous mentionniez dans votre dernier courrier et, de temps à autre, vous tentez d’éveiller en lui un sentiment profond. Vous connaissez le proverbe de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel les enfants d’Israël sont “ la source des jardins, un puits d’eaux vives ”. Le Saint béni soit-Il dit : “ Vous serez pour Moi une terre de convoitise ”(2).

En effet, il existe, dans tous les endroits de la terre, des eaux vives. Néanmoins, parfois, celles-ci jaillissent d’elles-mêmes. D’autres fois, elles se trouvent sous terre, mais restent à un niveau où elles sont accessibles. Il est alors aisé de les mettre en évidence et de les faire remonter à la surface. Mais, il arrive aussi qu’elles soient en un lieu particulièrement profond. On doit alors ôter les pierres et la terre, afin qu’elles se révèlent. Vous comprendrez ce que cela veut dire.

Vous avez sûrement participé à la réunion ‘hassidique de ces jours du mois de la délivrance, celui de Kislev et de la date lumineuse du 19 Kislev, en particulier. Puisse Dieu faire que la joie se prolonge, tout au long de l’année.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav A.D. Yanovski. (2) Voir également la lettre n°3196.

Lettre n°3148

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3148, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Kislev 5715,

Brooklyn,

A mon proche parent, le distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 22 Kislev, dans laquelle vous me décrivez la réunion ‘hassidique du jour lumineux, fête de la libération du 19 Kislev, celle de l’Admour Hazaken et également celle de notre libération et de la délivrance de nos âmes.

Sans doute de bonnes décisions ont-elles été prises, à cette occasion, afin de diffuser les sources(2) à l’extérieur et pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Ce jour est propice et les résolutions qui sont alors arrêtées peuvent, plus aisément, être mises en pratique. Vous me préciserez tout cela, à la prochaine occasion.

Vous me demandez si une telle réunion doit avoir lieu à la synagogue ou bien dans la maison d’un ‘Hassid. En fait, les deux formules sont nécessaires(3) et, toutes deux, très importantes. Cette question a été posée à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et il a répondu en ce sens.

De façon générale, il faut prendre en compte également les conditions de l’endroit, la manière de profiter des avantages d’une réunion ‘hassidique qui a lieu en un endroit public, dans une synagogue ou une maison d’étude et ceux d’une telle réunion, qui se passe dans un lieu privé, ce qui permet de rapprocher également cette maison.

Il faut donc opter tantôt pour une formule, tantôt pour l’autre, mais il est clair que l’on ne peut pas émettre une règle intangible, en la matière.

Avec ma bénédiction de bonne santé et pour que vous donniez de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.L. Slonim. (2) De la ‘Hassidout. (3) Textuellement : “ Ne retire ta main, ni de l’un, ni de l’autre ”.

Lettre n°3149

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3149, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tévet 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Morde’haï Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat 24 Kislev. Je vous écrivais(2) à propos des Ethroguim de Calabre et vous savez ce qui fait leur valeur. En effet, c’est là qu’on allait les chercher à l’époque des maîtres, auteurs des Tossafot, comme le disent les responsa ‘Hatam Sofer, citées par le Chaar Ha Collel. Bien évidemment, il existe aussi, par ailleurs, des raisons basées sur l’enseignement caché de la Torah.

Il faut donc s’efforcer de prendre des pousses et des plants de cette région et, si possible, du verger dans lequel on cueille les Ethroguim, chaque année. Il serait même préférable qu’il ne s’agisse pas d’un verger, c’est-à-dire d’un endroit cultivé par les hommes, mais plutôt d’une forêt. On peut sûrement trouver un tel domaine.

Vous évoquez le problème d’Orla(3). Le Rav N.Elbaum(4) et surtout son beau-père, le Rav D.Ludmir(6), ont une expérience, en la matière, comme ils le disent. Vous pourrez donc vérifier auprès d’eux comment effectuer un prélèvement sur l’arbre, en ayant la certitude que cela sera suffisant.

Lors de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev, on a sûrement apporté sa participation à la conclusion du Talmud et surtout pris de bonnes décisions, s’appliquant concrètement, au quotidien. Il est dommage que de telles nouvelles ne soient pas diffusées par la presse italienne, comme l’indique votre silence. Vous pourriez trouver, dans votre endroit, quelqu’un qui soit apte à le faire(6), bien que le jeune Naé(7) soit parti.

Avec ma bénédiction et mes salutations,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

A. Kwint,

Notes

(1) Le Rav M.Perlov, de Milan. Voir, à son sujet, la lettre n°3056. (2) Voir la lettre n°3056. (3) L’interdiction des fruits pendant les trois premières années de l’arbre. (4) Le Rav Na’hman Elbaum. Voir la lettre n°3056. (5) Le Rav Zeev Dov Ludmir. Voir les lettres n°3056 et 3061. (6) A rédiger ces articles. (7) Voir, à son sujet, les lettres n°2380 et 3016.

Lettre n°3150

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3150, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tévet 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jour lumineux du 19 Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken, auteur du saint Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah.

Vous me dites que vous organisez des conférences à thème religieux, c’est-à-dire ayant un contenu de Torah, pendant le Chabbat. Celles-ci améliorent la situation religieuse de votre ville, mais certaines personnes les contestent, car, au même moment, des cours de Torah sont dispensés dans les synagogues et elles craignent que ceux-ci soient, de ce fait, moins fréquentés.

Il est dit que “ entre une certitude et une présomption, on choisit la certitude ”. Or, il est certain que ces conférences améliorent la situation religieuse de la ville. Nombreux sont ceux qui y participent. Il faut donc les encourager et les développer, dans toute la mesure du possible. Quand à ce que l’on craint, vous savez, d’abord, à quel point il est important de séparer le grain de l’ivraie, comme le dit le traité Baba Metsya 85a. Ces conférences apportent la Torah et la crainte de Dieu. Elles sont ainsi une étude appelant une application immédiate, sans laquelle l’action concrète serait remise en cause. Elles sont donc prioritaires.

Bien plus, il est aisé de changer l’horaire des cours qui ont lieu après la prière de Cha’harit, puisqu’ils s’adressent à des personnes désirant étudier la Torah et n’ayant donc pas besoin que l’on fasse de tels efforts envers eux.

Vous évoquez également le centre communautaire, dans lequel les jeunes gens et les jeunes filles sont ensemble, bien que ce centre soit défini comme religieux. L’expérience a montré qu’avec l’effort qui convient, de manière amicale et sans faire preuve d’autorité, on peut supprimer la mixité. Tout dépend de la volonté de ceux qui agissent, dans ce domaine.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite, afin que vous puissiez sauver des âmes juives de l’âpre exil, par le mortier et par tous les travaux ruinant l’âme, la conduisant à s’investir dans la construction d’édifices qui, selon l’expression de nos Sages(2), “ s’affaissent peu à peu ”. Car, celui qui sauve une seule âme juive est considéré comme s’il avait préservé le monde entier. Combien plus est-ce le cas quand il s’agit de nombreuses âmes.

Que Dieu vous accorde la réussite,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav I.Rosenblat, de Guiveataïm, en Terre Sainte. (2) Voir le traité Sotta 11a.

Lettre n°3151

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3151, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tévet 5715,

Brooklyn

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Zoussya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 13 Kislev, avec ce qu’elle contenait. Je suis surpris qu’elle ait mis tant de temps à être acheminée.

Concernant la diffusion des livres publiés par les éditions Kehot(2), je suis étonné que vous ne parliez pas de leur distribution auprès des libraires. D’une part, il s’agit là d’une action publicitaire, puisque ces livres se trouvent ainsi en de nombreux endroits. C’est, en outre, un acte de diffusion, car il est clair que celui qui recherche un livre s’adresse à un libraire. Les possibilités de le diffuser s’en trouvent accrues.

Et, cela ne contredit pas le fait de les vendre parmi les ‘Hassidim et les élèves des Yechivot. Ces derniers, s’ils ne sont pas à Tel Aviv, n’entreprendront sûrement pas un voyage dans le but de se rendre chez un libraire, d’autant que chez ce dernier, le paiement est immédiat, alors que vous leur proposez un paiement différé.

Il est particulièrement dommage que la diffusion soit si réduite, alors que ces livres se trouvent en Terre Sainte depuis plusieurs mois, déjà.

Pour différentes raisons, il faudrait obtenir également que les journaux publient une critique bienveillante de ces livres et de ces brochures. Ceci éveillera, même chez ceux qui, pour l’heure, sont très éloignés des ’Hassidim, le désir de les voir.

De même, il faudrait placarder des affiches relatives à ces livres et à ces brochures dans les endroits de grands rassemblements publics. Je suis surpris que l’on adopte une attitude négligente, en ce domaine, sans se préoccuper de développer cette diffusion.

Je suis satisfait de ce que vous me dites de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, mais il est surprenant que tant de temps sépare les réunions et, pour les décisions concrètes, ce laps de temps est encore plus long.

Vous évoquez la différence entre une perruque et un foulard(3). Celle-ci est bien évidente. Si l’on porte un foulard et que l’on rencontre une amie ou une connaissance qui n’est pas pratiquante, on peut, bien souvent, le faire glisser ou même le mettre délibérément dans la poche. On ne peut pas en faire de même avec une perruque. Et, au final, l’habitude(4) devient une seconde nature.

Vous décrivez la situation du Kfar(5) et du Beth Rivka. Il semble que je n’ai pas encore le mérite de concevoir de la satisfaction de ces réalisations. Cela serait pourtant bien facile et tout ne dépend que de votre volonté. Il semble qu’il en soit de même pour le réseau(6), qui aurait dû grandir et se développer. Or, on se vante et l’on tire de l’orgueil du fait qu’il ne décroît pas ou ne le fait que modérément, par rapport à ce qu’il était jusqu’à maintenant.

Vous évoquez la bénédiction à l’occasion de la nouvelle année et j’en suis surpris. Je vous l’ai adressée, il y a quelques mois déjà. Vous parlez également de votre installation au Kfar et vous précisez que vous ne souhaitez pas que celle-ci soit professionnelle. Je n’en comprends pas la raison. Il est inutile de préciser à quel point il est fondamental de mettre en pratique le principe “ Je me trouve au sein de mon peuple ”, dans un environnement ‘Habad.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai ceux que vous citez dans votre lettre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles de votre réussite dans vos activités communautaires et dans vos préoccupations personnelles, en particulier dans la diffusion des sources(7) à l’extérieur, dont vous me direz qu’elle va croissant. L’un des moyens d’obtenir un tel résultat est, bien entendu, la diffusion des livres.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rav H.Z. Vilimovski, le “ partisan ”. Voir, à son sujet, les lettres n°1559 et 3358. (2) Le Rabbi avait multiplié les interventions pour favoriser cette diffusion en Terre Sainte. Dans la lettre n°2896, il demandait de la confier aux “ jeunes, qui sont dynamiques, pourront vendre et diffuser ces livres, dans les proportions les plus larges ”. Le Rav H.Z. Vilimovski s’engagea donc à réaliser cette diffusion et, dans ce but, s’installa à Kfar ‘Habad. Voir également la lettre n°3358. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2970. (4) En l’occurrence, celle de porter une perruque. (5) Kfar ‘Habad. (6) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. (7) De la ‘Hassidout.

Lettre n°3152

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3152, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 15 Kislev et, entre temps, vous avez sûrement reçu mon second courrier.

Vous me dites que vous interprétez mon premier courrier comme une forte marque de rancune. Or, j’ai déjà maintes fois écrit que je ne sais pas quelle est l’utilité de la rancune. Néanmoins, vous m’accorderez que l’on peut avoir mal au cœur en constatant que l’on ne tient aucun compte de la réussite surnaturelle que Dieu accorde, bien au contraire.

Et, c’est bien le cas, en l’occurrence. Même si les arguments que vous avancez correspondent strictement à la réalité, il en résulte, comme je l’ai déjà écrit(1), que “ Touvya a fauté et Zigoud est fouetté ”. Vous en voulez à une certaine personne et les écoles doivent en souffrir!

Je ne souhaite pas revenir encore une fois sur chaque détail et l’idée générale, qui vient d’être rappelée, devrait suffire, pour quelqu’un comme vous. Considérez cela(2) comme s’il s’agissait de votre affaire personnelle, vous concernant, vous-même et les membres de votre famille, pour le bien et la miséricorde. Dès lors, vous trouverez les explications, vous comprendrez ce qui doit être réparé.

Vous connaissez la remarque que fit le Rabbi Maharach, lorsqu’il étudia un passage talmudique traitant de la servante juive, avec les raisonnements complexes des Maîtres de la Michna et de la Guemara, des Sages des premières et des dernières générations. Il indiqua que cette servante base le comportement qu’elle adopte sur toutes ces explications, alors même que, par son intellect, elle n’a nullement accès à leur profondeur. Et, il l’expliqua d’une manière bien simple. Cette servante est personnellement concernée par la question. En pareil cas, elle peut effectivement saisir les raisonnements les plus profonds.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, en tout ce qui vient d’être dit et également pour le contenu de ma précédente lettre,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3018. (2) L’école dans laquelle enseigne le destinataire de cette lettre.

Lettre n°3153

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3153, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec effroi, que vous adoptiez des comportements particuliers, que vous empruntiez les sentiers et les chemins, alors même que, comme chacun le sait, nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera, nous ont tracé une large route.

Les livres de la partie révélée de la Torah traitent de cette question et le Rambam, dans ses lois des opinions, souligne que la voie médiane est juste et bonne. Et, la ‘Hassidout développe cette idée en précisant qu’il faut servir Dieu joyeusement, ainsi qu’il est dit : “ Tu lui viendras en aide(1) ”, ce qui signifie que le corps doit prendre part à ce service de Dieu et il faut, en conséquence, écarter les jeûnes et les mortifications. Différents textes expliquent tout cela. Et, les causeries développent cette idée.

Bien plus, lorsque Dieu accorde la réussite et que l’on bâtit un foyer juif, conformément à la Loi de Moché et d’Israël, on reçoit, outre la responsabilité de sa propre personne, celle d’une autre âme juive(2). Dès lors, si l’on en a le mérite, la Présence divine se révèle au sein du couple.

Il est clair que l’on doit alors préserver sa santé(3) et assumer les obligations d’un mari envers son épouse, dans les trois domaines(4), servir Dieu avec joie et enthousiasme. Cela veut dire qu’il faut aussi se réjouir à la maison, au sens le plus littéral, en faisant que celle-ci se conduise de manière paisible. Il est inutile d’en dire plus, tant cela est bien évident.

Avec ma bénédiction pour que vous ayez, au quotidien, un comportement ‘hassidique et dans l’attente de bonnes nouvelles, en tout ce qui vient d’être dit,

N. B. : Vous avez sûrement un temps fixé pour étudier la ‘Hassidout et vous gardez, en outre, les trois études, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et elles sont bien connues.

Notes

(1) Au corps, afin qu’il participe également au service de Dieu. (2) Celle de son épouse. (3) Et rejeter les mortifications. (4) Nourriture, vêtements et relations conjugales.

Lettre n°3154

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3154, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tévet 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yehouda Zera’hya Morde’haï Leïb ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du lundi de la Parchat Vayéchev. Vous m’annoncez une bonne nouvelle et me dites que vous avez acheté une maison à l’endroit où vous exercer votre mission. Tout comme vous avez acquis une demeure matérielle, puisse Dieu faire que vous obteniez également une demeure morale.

On acquiert un objet en en donnant le prix ou, si c’est un meuble, en le saisissant(2). Le Séfer Ha Mitsvot du Tséma’h Tsédek, à la Mitsva de statuer dans les problèmes commerciaux, explique à quoi cela correspond. Le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Devarim et la fin de la séquence de discours ‘hassidiques intitulée “ les eaux nombreuses ”et prononcée en 5636(3), précise ce qu’est une demeure morale.

Je suis surpris que vous ne disiez rien de votre participation à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, délivrance de l’Admour Hazaken, auteur du saint Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rav Y.Z. M. L. H. Segal, de Tel Aviv. (2) En le soulevant ou en le tirant. (3) 1876, du Rabbi Maharach.

Lettre n°3155

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3155, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Elyahou(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu la demande de bénédiction que vous m’avez adressée, pour cette femme. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de sa situation, en matière de crainte de Dieu. Or, j’ai déjà demandé que l’on me communique ces informations, lorsque l’on intercède pour quelqu’un.

Bien évidemment, mon but n’est pas de faire une enquête ou des recherches, mais bien de trouver un enseignement, une allusion dans l’événement particulier pour lequel une bénédiction est nécessaire, c’est-à-dire pour lequel un manque est constaté(2).

Car, lorsque l’on observe un manque chez un Juif ou une Juive, on doit savoir que son origine est nécessairement spirituelle. C’est bien évident.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai son nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Pour votre part, vous demanderez à cette femme, résidant dans votre ville, qu’elle intervienne auprès de sa fille, afin que celle-ci améliore sa pratique des Mitsvot.

Je suis étonné de n’avoir obtenu, de votre part, aucune nouvelle de la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev et surtout des bonnes décisions, prises à cette occasion, qui s’appliqueront concrètement, tout au long de l’année. Sans doute m’apporterez-vous ces précisions à la prochaine occasion.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.E. Gerlitski. Voir, à son sujet, les lettres n°28 et 64. (2) Matériellement, ce qui doit nécessairement avoir une source spirituelle.

Lettre n°3156

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3156, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Vayéchev et je suis surpris que vous attendiez, pour m’annoncer une nouvelle, que survienne un événement qui ne participe pas du bien visible et tangible. Il serait bon que vous adoptiez l’attitude de la Torah, de laquelle il est dit que “ ses voies sont des voies agréables ”, en transmettant une nouvelle réjouissante dès lors qu’elle se présente. Et, ceci sera favorable également pour le bien qui est caché.

Je mentionnerai votre nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour tout ce que vous citez dans votre lettre. Mais, vous connaissez sûrement ma position, énoncée également par de nombreux livres sacrés, selon laquelle il est bon de s’acquitter des vœux que l’on formule envers Dieu, en les considérant d’emblée comme applicables et en ne les assortissant d’aucune condition, c’est-à-dire en écartant les limitations comme: “ Je veux d’abord voir le bien évident que Dieu m’accorde et c’est ensuite que je tiendrai mon engagement ”. Il est certain que le Saint béni soit-Il accorde à l’homme ce qui lui revient et point n’est besoin, pour cela, de lui fixer des conditions.

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev, celui de notre délivrance et de la libération de nos âmes, de même que les bonnes résolutions qui y ont été prises, pour toute l’année.

En effet, tout au long de l’année, s’applique l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et Ses Mitsvot ”. Combien plus en est-il ainsi, en ces jours propices.

Car, lorsqu’un Juif ouvre, grâce à l’effort qui convient, comme une pointe d’aiguille, Dieu lui ouvre comme le portique du Sanctuaire.

La ‘Hassidout explique ce que cela signifie. Le Sanctuaire n’avait pas de portes. A l’élévation quantitative, s’ajoutait donc également une élévation qualitative. Il était ouvert en permanence et il suffisait d’entrer dans l’esplanade. Bien plus, aucune barrière ne séparait celle d’Israël de celle des Cohanim. Il suffisait donc de gravir des marches. Vous comprendrez ce que cela veut dire.

Avec ma bénédiction de réussite et pour que vous donniez de bonnes nouvelles,

Lettre n°3157

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3157, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se

consacre fidèlement aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du quatrième jour de ‘Hanoukka et vous trouverez ci-joint les reçus(2), établis conformément à ce que vous indiquez, dans votre lettre.

Je suis surpris que vous ne me décriviez pas en détails la réunion ‘hassidique du 19 Kislev. Vous me dites uniquement que la somme adressée avec votre lettre a alors été collectée. Sans doute vous rappelez-vous des termes de notre discussion. Dieu demande, tout au long de l’année, qu’on Le serve dans la joie, comme le souligne le Baal Chem Tov. Combien plus est-ce le cas en un jour de fête, comme le 19 Kislev ou bien à ‘Hanoukka. Et, Dieu accorde les forces et les capacités nécessaires pour mettre en pratique ce qu’Il demande. Tout ne dépend donc que de la volonté.

Vous me dites que les présents étaient peu nombreux. Sachez, tout d’abord, que le peuple juif, dans son ensemble, s’est constitué à partir d’un seul homme, ainsi qu’il est dit: “ Avraham était unique ” et le verset constate, pourtant, que: “ sa descendance hérita de la terre ”. De plus, les Juifs et le Judaïsme ne prennent pas en compte la dimension quantitative. Il importe donc uniquement de se lier à Dieu, Qui peut tout faire. Ainsi, chaque Juif a le pouvoir, à lui seul, de bâtir tout un environnement, toute une ville, tout un pays.

Il suffit, pour cela, d’avoir conscience que l’on agit en tant qu’émissaire du Saint béni soit-Il, Qui désire que l’on bâtisse, pour Lui, un Sanctuaire, ici-bas. Or, Dieu confia spécifiquement cette mission aux Juifs, comme l’explique longuement le Tanya, en particulier au chapitre 37.

J’espère que ce manque est uniquement dans ce que vous m’écrivez, mais non dans l’action concrète et que cette réunion ‘hassidique a effectivement eu lieu. Vous en ferez de même, à l’avenir, aux moments qui conviennent, c’est-à-dire, par exemple, pendant le Chabbat qui bénit le mois(3) ou le Roch ‘Hodech.

Comme je vous l’ai déjà dit, lorsque Dieu constate que l’on est joyeux, Il accorde une bénédiction accrue et plus large. Dès lors, on peut observer de ses propres yeux de chair qu’il y a effectivement lieu de se réjouir.

Que Dieu vous accorde la réussite, afin d’annoncer de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines et, bien entendu, d’influencer votre entourage en ce sens,

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav H.Shteiman. Voir, à son sujet, les lettres n°1497 et 3222. (2) Pour une contribution à la Tsédaka. (3) Celui qui précède Roch ‘Hodech.

Lettre n°3158

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3158, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au, Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Morde’haï Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 24 Kislev, m’annonçant une bonne nouvelle, l’amélioration de la situation de vos élèves, de leurs études et surtout de leur comportement. Sans doute, à l’avenir, continuerez-vous à souligner l’importance de l’action, qui est essentielle, comme l’établit la Michna.

C’est la raison pour laquelle l’étude des lois s’appliquant au quotidien est réellement fondamentale(2). Il faut trouver les moyens qui conviennent, en la matière, des examens de connaissances, une distribution de prix, pour que vos élèves connaissent ces lois, c’est-à-dire, très simplement, les bénédictions que l’on doit réciter ou les passages de la prière pendant lesquels on peut s’interrompre, par exemple.

J’ai appris, avec satisfaction, que vous avez effectué des visites dans plusieurs villages(3) et ce qui en a résulté. Sans doute, maintenez-vous le contact avec ces personnes, afin que le labourage et les semailles effectués au cours de ces visites donnent leur fruit, tout au long de l’année. Certes, la rencontre personnelle et la correspondance ne sont nullement comparables. Pour autant, après une visite, une lettre peut faire beaucoup. Et, du reste, pouvons-nous déterminer ce qui est peu et ce qui est beaucoup? De plus, nos Sages disent: “ Ne soupèse pas les Mitsvot de la Torah ”.

Vous avez sûrement pris part à la réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev et arrêté de bonnes résolutions, concrètement applicables, en particulier celle de participer à la conclusion de l’étude du Talmud.

Dieu vous accordera le succès et le mérite afin que vous puissiez mettre en pratique ces décisions, avec largesse d’esprit, en bonne santé et dans l’opulence matérielle.

Votre beau-père, le grand Rav(4) et le Juste, issu d’une illustre famille et qui aura une longue vie, a sans doute reçu ma lettre(5).

Notes

(1) Le Rav M.T. Greenwald. Voir, à son sujet, la lettre n°1814. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3048. (3) De Terre Sainte. (4) Le Rav ‘Haïm Chimeon Zeev Rubin. (5) Il s’agit de la lettre n°3121.

Lettre n°3159

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3159, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tévet 5715,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le docteur Y. Burg(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre, écrite après votre retour en Terre Sainte, à laquelle était joints deux exemplaires de l’hebdomadaire Ma’hanaïm. Je vous remercie pour cette attention, raffermissant mon espoir que notre discussion aura effectivement des conséquences concrètes, dans les différents domaines que nous avons évoqués. Avant de nous séparer, je vous ai indiqué un dicton(2) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel, lorsque deux Juifs se rencontrent, il doit en résulter, outre l’apport intrinsèque pour l’un et pour l’autre, un bien pour une troisième personne ou, encore mieux, pour le plus grand nombre.

A ce propos, il y a, dans le Ma’hanaïm de la semaine du 19 Kislev, un article(3) sur ce qui a été dit ici, lors de la réunion ‘hassidique. Il est dommage que celui-ci comporte, pour une large part, des confusions et des imprécisions, dans la traduction comme dans l’exposé de ce qui s’est passé.

Je sais que vous vous intéressez à la ‘Hassidout, en général et à la ‘Hassidout ‘Habad, en particulier. Je vous joins donc une brochure sur le 19 Kislev, publiée récemment. Celle-ci a été rédigée, en son temps, dans la langue usuelle, notre langue maternelle(4), par mon beau-père, le Rabbi, puis traduite en Hébreu.

Sans doute ne manquerez-vous pas de me faire part des conséquences positives qu’a eu notre entrevue. Je vous en remercie d’avance.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le docteur Yossef Burg, ministre de nombreux gouvernements israéliens. Voir, à son sujet, le lettre n°2246. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2432 et 2592. (3) Voir également, à ce sujet, les lettres n°3162 et 3180. (4) Le Yiddish.

Lettre n°3160

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3160, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Troisième jour de Tévet 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ephraïm Eliézer Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, qui était datée de la troisième lumière de ‘Hanoukka. Or, quelques ouvrages, en particulier le Chaar Issa’har, Kislev, au paragraphe 142, expliquent qu’un lien particulier existe entre cette fête et les valeurs numériques, les calculs. Or, ce troisième jour de ‘Hanoukka est trois fois triple, trois fois trois et vingt et un est un multiple de trois(2), en le troisième mois depuis le début de l’année, qui correspond à la “ lumière réfléchie ”, selon le Likouteï Torah du Ari Zal, à la Parchat Vayétsé.

Votre lettre contenait un chèque de Rav Kahana(3), d’un montant de trois fois cinq(4), car Matityahou le Cohen assura l’élévation de la cinquième Sefira, celle de Hod, la soumission, à laquelle est précisément liée à la fête de ‘Hanoukka. Vous consulterez la fin du troisième tome du Chemen Sasson, qui écarte les difficultés que cette affirmation pourrait soulever.

Votre lettre contenait également un chèque du “ petit Sanctuaire ” pure, qu’est votre synagogue, d’un montant de trois fois vingt cinq(5), date à laquelle commence la fête de ‘Hanoukka.

Le vin appartient à son propriétaire, mais l’on exprime sa gratitude à celui qui le sert, surtout lorsque celui-ci est lui-même, un “ propriétaire ”, un maître, ce qui est bien le cas, en l’occurrence.

Vous m’interrogez sur l’expression du Zohar, tome 1, page 103b, qui est citée dans l’introduction du Tanya: “ Selon ce que l’on s’imagine en son cœur ”. Cette expression signifie “ selon sa mesure ” et son évaluation. Bien évidemment, cela n’écarte pas le sens allusif, y compris celui que vous indiquez, à la fin de votre lettre, c’est-à-dire les portes de Bina, l’analyse raisonnée, qui se révèlent du cerveau vers le cœur. Vous consulterez ce passage du Zohar.

Avec mes respects et ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav E.E. Yalles, grand Rabbin de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°2986. (2) La troisième lumière de ‘Hanoukka est allumée le 27 Kislev, soit trois fois trois fois trois. (3) Le Rav Yalles est Cohen. (4) Quinze dollars. (5) Soixante quinze dollars.

Lettre n°3161

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3161, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tévet 5715,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires,

a un comportement généreux, est issu d’une

illustre famille, le Rav C.Z.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir la terrible nouvelle qu’un des meilleurs élèves de notre Yechiva de Lod a été trouvé assassiné(2), dans un verger, près de Sfarya(3). J’attends que l’on me transmette tous les détails relatifs à cette tragédie.

Je m’empresse de vous écrire, car je crains les réactions de frayeur que suscitera, en particulier chez les femmes, cet horrible drame, qui mettra en évidence les insuffisances économiques et les manques dont souffre le Kfar, avec toutes les conséquences négatives que cela peut avoir.

Il faut donc tout faire pour calmer les esprits et j’espère que, dans une certaine mesure, on y parviendra, en établissant un contact avec les administrations concernées. Je ne sais pas quelle forme cela prendra, ne disposant d’aucune information, à ce sujet. Vous êtes sur place et vous saurez donc ce qu’il y a lieu de faire.

Il me semble que l’un des moyens d’obtenir ce résultat est d’augmenter le nombre des habitants du Kfar.

J’ai des scrupules à rappeler tout cela encore une fois, en un moment comme celui-ci, mais, à mon sens, si les habitants du Kfar apprennent que l’on a commencé à agir avec empressement pour multiplier leur nombre, les esprits se calmeront, au moins jusqu’à un certain point. Il va sans dire que je vous serai très reconnaissant, si vous pouviez me donner de bonnes nouvelles, en la matière.

Avec mes respects et une large bénédiction,

Vous avez sûrement reçu, en leur temps, mes précédentes lettres, auxquelles vous voudrez bien me répondre également.

Notes

(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°3060. (2) Il s’agit de Israël Aryé Dabroskin, assassiné par des terroristes palestiniens, alors qu’il allait enseigner la ‘Hassidout à l’école professionnelle de Kfar ‘Habad. Voir également les lettres n°3190, 3194, 3195, 3261, 3262 et 3298. (3) Kfar ‘Habad.

Lettre n°3162

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3162, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav A.‘Hano’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres et les deux livres, le ‘puits de la ‘Hassidout’ et la dernière édition des écrits de Rabbi Na’hman de Breslev, de même que les coupures de presse. Je vous en remercie et vous prie de continuer ces envois, à l’avenir.

Vous publiez dans la presse, chaque fois que cela est possible, des articles sur la ‘Hassidout, son enseignement, ses pratiques et ses usages. Tout cela est particulièrement important. Il est difficile d’imaginer tout ce qui peut en résulter.

J’ai vu, dans l’une de ces coupures, la reproduction de l’une de mes causeries(2). Il est dommage de ne pas avoir précisé que celle-ci était traduite du Yiddish et que je n’en avais pas relu la traduction(3). A l’avenir, il faudra faire figurer cette mention, car on ne peut comparer ce qui est dit oralement à ce qui est ensuite rédigé par écrit.

Quand on rédige, et a fortiori quand cela doit faire l’objet d’une publication, on supprime les répétitions, alors que, dans un exposé oral, celles-ci servent à insister sur une idée ou à la présenter à ceux qui viennent d’arriver. Ce qui est imprimé peut également être lu par ceux qui n’ont aucune connaissance de la ‘Hassidout. Il faut donc apporter certaines précisions, au moins entre parenthèses et présenter les idées de la plus simple vers la plus complexe.

A l’avenir, on précisera donc que la rédaction a été faite à partir des notes prises par ceux qui étaient présents et que le texte en a été traduit dans une autre langue. En ce cas-là, si la traduction n’est pas parfaitement exacte, ce sera moins grave. Il serait bon que chaque article, avant d’être publié, soit relu par quelqu’un qui ne connaît pas bien la ‘Hassidout. On lui demandera si ce texte est compréhensible ou bien si d’autres précisions sont nécessaires.

Bien évidemment, malgré tout cela, il est bon de diffuser ces articles, car c’est bien ainsi que l’on fraye le chemin(4).

Je suis surpris de ne pas avoir reçu, pour l’heure, des précisions sur la réunion ‘hassidique qui s’est tenue à Kfar ‘Habad. Il semble que la raison en soit la multiplicité des responsables. Dès réception de cette lettre, vous compléterez donc tout cela et plus vous serez précis, mieux cela sera.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°2989. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3159. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2989. (4) Pour parvenir ensuite à la formulation qui convient.

Lettre n°3163

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3163, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Kislev. Vous me dites que vous avez seize ans, que vous étudiez la Torah et que vous souhaitez poursuivre cette étude. Néanmoins, votre père envisage de s’installer dans un autre pays, ce qui aura pour effet d’interrompre ou d’affaiblir vos études, car vous devrez l’aider à gagner sa vie.

Il faut expliquer à votre père que Dieu nourrit chacun et subvient à tous les besoins, comme nous le constatons dans la bénédiction qui suit le repas, laquelle est instaurée par la Torah. Il faut donc s’efforcer de mettre en pratique Sa Volonté. C’est de cette façon que l’on peut recevoir une bénédiction accrue pour gagner sa vie.

L’un des moyens de susciter la bénédiction est d’étudier notre sainte Torah, Torah de vie. En conséquence, plus vous apporterez de l’ardeur à l’étude et plus votre père et les membres de votre famille connaîtront l’opulence. C’est donc, bien au contraire, votre père qui doit vous aider!

Pour votre part, vous ferez donc tout ce qui est en votre pouvoir pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous la promesse selon laquelle “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”.

Votre père gagne sa vie en l’endroit où il se trouve actuellement. Je ne comprends donc pas pourquoi il veut s’installer ailleurs.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre père, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, d’autant que vous avez le mérite d’être un étudiant de sa Yechiva.

Lettre n°3164

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3164, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tévet 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres du 14, 22 et 28 Kislev. J’ai été satisfait d’apprendre que vous avez organisé une réunion ‘hassidique, au jour lumineux du 19 Kislev. Vous y avez expliqué cette fête aux élèves.

En pareil cas, il serait bon de faire également parler quelques unes des élèves, afin qu’elles se sentent plus concernées. Certes, en général, on les aide à préparer ce qu’elles diront. Néanmoins, elles apportent également leur participation et le fait de prononcer un discours est, pour elles, très important.

Vous évoquez votre état de santé et le découragement qu’il vous inspire. Vous comprenez sûrement que cette attitude va à l’encontre de la Torah, en général et de la ‘Hassidout, en particulier. Il est dit que “ la Torah a accordé au médecin le pouvoir de guérir ”. Pour autant, l’homme doit se rappeler et avoir conscience que Dieu “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”.

Vous devez donc servir Dieu avec joie et enthousiasme, être persuadé que Dieu satisfait les besoins de celui qui Le sert, comme l’expliquent différents textes de ‘Hassidout. Il n’y a pas lieu de méditer longuement à votre état de santé, de vous demander comment vous vous sentez. Tout cela concerne le médecin et non l’homme lui-même. Il est inutile d’en dire plus, tant cela est évident.

Le mérite de rapprocher les cœurs juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux vous protégera, afin que vous puissiez donner de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°3165

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3165, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tévet 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav C.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 22 et 28 Kislev, avec ce qui les accompagnait. A l’avenir, vous me décrirez tout ce qui se passe de la manière la plus précise.

J’ai été content d’apprendre que le Rav de Sefrou a demandé des livres de ‘Hassidout et que vous les avez adressés au Rav Dan Cohen. Vous avez bien fait de ne pas avoir été pointilleux, en l’occurrence(2). En effet, il importe uniquement que se diffusent les sources(3) à l’extérieur. Bien évidemment, si des livres parus aux éditions Kehot vous sont nécessaires pour votre travail, vous le ferez savoir ici et on vous les adressera.

Je suis surpris que vous ne me disiez pas qu’on imprime, aux moments qui conviennent et sur les sujets qui conviennent, des articles dans les journaux de votre pays. Le mois de Kislev en offre plusieurs opportunités. Vous le ferez sûrement, à l’avenir et vous en adresserez les coupures ici.

Vous avez sûrement distribué l’argent de ‘Hanoukka, comme je vous l’ai demandé(4). Vous me ferez parvenir la liste de ceux qui l’ont reçu.

Bien évidemment, je ne faisais pas allusion(5) précisément à l’abrégé du Choul’han Arou’h, mais bien à tous les ouvrages les plus courants, qui présentent les lois d’une manière concise.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Matusof, de Casablanca, au Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°3010. (2) Vraisemblablement à propos du paiement. (3) De la ‘Hassidout. (4) Voir la lettre n°3123 (5) Dans la lettre n°3083.

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