KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 3126 à 3145

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3126

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3126, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 5 Kislev, dans laquelle vous me dites que quelques garçons vous importunent, dans votre prière et dans votre étude. En effet, expliquez-vous, on a porté contre vous de vaines accusations.

Une bonne solution, en la matière consiste à étudier abondamment la Torah, à prier beaucoup, sans tenir compte des fausses accusations et des désordres. Il serait bon, chaque matin, après la prière, de lire des Tehilim, au moins selon leur répartition mensuelle. Vous fixerez également des études de la partie profonde de la Torah, c’est-à-dire de la ‘Hassidout. Et, Dieu vous accordera la réussite.

Vous consulterez le traité Guittin 7a, qui dit : “ Lève-toi plus tôt qu’eux, couche-toi plus tard qu’eux ”. Il faut donc se placer d’emblée au dessus d’eux. Vous verrez aussi le Torah Or de l’Admour Hazaken, à la page 32a.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°3127

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3127, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au jeune Aharon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 14 Kislev. Comme vous me le demandez, je mentionnerai ceux que vous citez dans votre lettre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins, selon ce que vous écrivez.

J’en viens à la réponse à votre question. Il serait effectivement bon que vous appreniez la langue du pays(2), ce qui vous permettra d’exercer une influence positive sur les jeunes ne parlant pas d’autre langue et de les ramener à la pratique juive. Bien évidemment, je ne veux pas dire que vous devez l’apprendre jusque dans le moindre détail. Vous chercherez uniquement à satisfaire cet objectif. J’espère donc que cela ne prendra pas trop de temps.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, consistant à rapprocher les cœurs juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Et, que s’accomplisse la promesse de l’Admour Hazaken, exprimée au début du Torah Or, selon laquelle “ on obtient un cerveau et un cœur mille fois plus fins ”(3).

Notes

(1) A. Serebrianski, de Melbourne, en Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°3330. (2) L’anglais. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°3101 et 3119.

Lettre n°3128

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3128, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Kislev 5715,

Brooklyn,

Aux jeunes de l’association ‘Habad en

notre Terre Sainte, puisse-t-elle être

restaurée et rebâtie, groupement de Jérusalem,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai enfin reçu vos lettres du 24 Tichri et du 12 Mar’hechvan, qui faisaient suite à un long silence. Et, leur temps d’acheminement a été plus long que d’ordinaire. Je vous remercie de m’avoir écrit, bien qu’avec retard. A l’avenir, vous le ferez en son temps, avec tous les détails utiles sur vos réalisations positives, en matière de diffusion du Judaïsme, en général et dans le domaine de ‘Habad, en particulier.

Que Dieu vous donne le mérite d’annoncer de bonnes nouvelles et l’expansion, quantitative et qualitative à la fois, en tous ces domaines.

Vous profiterez également, pour réaliser, ces actions, des jours propices du 10 et du 19 Kislev, de même que de la fête de ‘Hanoukka. Tout au long de l’année, s’applique l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et ses Mitsvot ”. Combien plus est-ce le cas, en cette période favorable.

En effet, lorsqu’un Juif ouvre, avec l’effort qui convient, comme la pointe d’une aiguille, le Saint béni soit-Il lui ouvre comme le portique du Sanctuaire.

La ‘Hassidout explique ce que cela veut dire. En effet, le Sanctuaire n’avait pas de porte. Il était ouvert en permanence. On devait donc uniquement entrer dans l’esplanade. Bien plus, rien ne séparait celle d’Israël de celle des Cohanim. Il suffisait donc de gravir des marches. Vous comprendrez ce que cela veut dire.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Je vous joins quelques bons d’envoi en port payé, à titre de participation symbolique aux coûts de vos actions.

Lettre n°3129

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3129, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris par la nouvelle qui vient de me parvenir, par l’intermédiaire d’une certaine personne. J’avais demandé que votre caisse de bienfaisance lui prête de l’argent. Or, cette personne m’a dit qu’elle n’a pas souhaité ce prêt, car votre caisse fonctionne avec une “ autorisation commerciale(1) ”. Et, elle ne souhaite pas un prêt à intérêt, même de cette façon(2).

Moi-même, j’évite de telles pratiques et j’en suis donc particulièrement surpris. Vous savez que le prêt à intérêt affecte non seulement celui qui le reçoit et celui qui le consent, mais aussi les témoins et tous ceux qui interviennent dans la transaction.

Avant d’obtenir cette “ autorisation commerciale ”, vous auriez dû me demander mon accord. Mais, comme j’ai l’habitude de le dire dans mes lettres, il est inutile de se plaindre du passé.

Dieu fasse que ceci soit rectifié, à l’avenir. Je vous en remercie d’avance.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

A. Kwint

Notes

(1) Permettant de prêter de l’argent à intérêt, qui est versé sous forme de participations aux bénéfices commerciaux. (2) Malgré cette autorisation.

Lettre n°3130

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3130, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Kislev. Vous me demandez si vous devez poursuivre vos études en France(1), où vous êtes troublé par vos mauvaises pensées et par votre mauvais penchant.

J’ai déjà écrit plusieurs fois que “ la marque, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”(2). Car, c’est, bien au contraire, l’étude de la Torah qui apporte la solution à une telle situation. Certes, des raisons accessoires peuvent conduire certaines personnes à changer d’endroit. En pareil cas, vous-même et, de façon générale, tous les élèves de la Yechiva, vous exposerez votre situation au recteur de la Yechiva et à son directeur spirituel.

Par un effet de la divine Providence, vous recevez l’enseignement de ces personnes. Elles pourront sûrement vous guider, dans vos préoccupations personnelles. C’est donc ce que vous ferez. Vous accepterez ce que l’on vous dira et ceci sera pour votre bien.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Vraisemblablement à la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. (2) Le résultat est à la mesure de l’effort.

Lettre n°3131

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3131, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat, qui contenait une demande de bénédiction.

Vous me demandez comment les hommes saints(2) qui se trouvaient en Terre Sainte pouvaient ne pas ressentir la destruction(3). En effet, de nombreuses lumières(4) furent révélées, du fait des martyrs(5). Vous trouverez la réponse à cette question dans le Likouteï Torah, à la Parchat Chemini, qui définit deux catégories de Justes, le “ Léviathan ”(6) et le “ grand Buffle ”(7). Vous consulterez ce texte et également le commentaire du discours ‘hassidique “ Je me réjouirai ”, au second chapitre.

Vous me dites que vous vous renforcez dans l’étude du Tanya et j’en suis satisfait. Sans doute, ce renforcement est-il à la fois quantitatif, par le nombre d’élèves assistant à vos cours et qualitatif. Dieu vous accordera la réussite.

Vous avez sûrement organisé une réunion ‘hassidique pour le 10 et le 19 Kislev. Vous le ferez également pendant ‘Hanoukka, qui approche. Tout au long de l’année, s’applique l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et Ses Mitsvot ”. Combien plus en est-il ainsi, en ces jours propices.

En effet, lorsqu’un Juif ouvre, grâce à l’effort qui convient, comme une pointe d’aiguille, Dieu lui ouvre comme le portique du Sanctuaire.

La ‘Hassidout explique ce que cela signifie. Le Sanctuaire n’avait pas de portes. Il était donc ouvert en permanence et il suffisait d’entrer dans l’esplanade. Bien plus, aucune barrière ne séparait celle d’Israël de celle des Cohanim. Il suffisait donc de gravir des marches. Vous comprendrez ce que cela veut dire.

Avec ma bénédiction et en saluant tous les vôtres,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav I.Dubov, de Londres. Voir, à son sujet, les lettres n°2805 et 3233. (2) Comme Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. (3) Du Temple. (4) Spirituelles. (5) Qui donnèrent leur vie lors de cette destruction. (6) Qui vient d’un stade plus élevé que ce monde et ne ressent donc pas ce qui s’y passe. (7) Qui ressent effectivement ce qui survient dans ce monde.

Lettre n°3132

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3132, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au comité exécutif des Peylim, aux Etats Unis,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de la veille du dernier Chabbat, dans laquelle vous me faites part de la réunion que vous organisez le 26 Kislev, dans le but d’accroître le nombre de vos membres, susceptibles de mener des actions dans le domaine de la Torah.

Puisse Dieu faire que vous parveniez à canaliser les forces et les aptitudes, afin de relever la Tradition d’Israël dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement, c’est-à-dire aux Etats Unis et également en notre Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Là-bas, votre action est rendue plus difficile, parce que l’aide que l’on vous a accordé jusqu’à maintenant s’est amenuisée.

La période pendant laquelle votre réunion a lieu est celle de ‘Hanoukka, commémorant le miracle qui fut réalisé pour que l’on puisse allumer le Chandelier, dans le Temple, avec de l’huile pure, n’ayant pas été touchée par les mains étrangères. Ceci renforcera sûrement la résolution qui s’impose à chaque Juif et à chaque Juive, celle d’éclairer la part du monde qui lui est confiée par de l’huile pure, par la lumière et un Chandelier purs, grâce à “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, préservé du contact avec les mains étrangères.

Certes, d’emblée, peu nombreux sont ceux qui prennent une telle résolution, avec la détermination nécessaire. Mais, comme ce fut le cas “ en ces jours-là ”, Dieu, “ à cette époque-ci ”, peut, dans Sa grande miséricorde, placer “ les nombreux dans les mains de ceux qui sont peu nombreux ”, afin de purifier le Temple, c’est-à-dire l’entourage de chacun et de chacune, d’y allumer “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, basées sur le luminaire de la Torah, qui en est l’enseignement profond.

C’est de cette manière que l’on illumine l’obscurité de la nuit, d’une lumière qui va croissante et apporte l’élévation, dans le domaine de la Sainteté.

Avec ma bénédiction de réussite,

Lettre n°3133

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3133, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav David Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre qui faisait suite à une longue interruption. Vous m’y annoncez que vous êtes en bonne santé. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, chacun de nous n’annonce à l’autre que de bonnes nouvelles.

Vous joignez à votre lettre un fascicule traitant de la possibilité, pour un homme atteint de schizophrénie, de donner un acte de divorce valide à sa femme(2). En fait, ce terme recouvre des états très différents et parfois même diamétralement opposés, qui, néanmoins, ont tous un point commun, selon l’avis des médecins, celui d’être une succession d’états de conscience, puis d’autres de folie.

De nouveaux traitements permettent de guérir ces patients, sauf lorsqu’il parviennent aux deux extrêmes. On ne peut rien faire, en effet, pour celui qui est dans le désespoir, qui sombre dans la mélancolie ou, au contraire, qui fait preuve d’une trop grande joie.

Le début de votre fascicule semble indiquer que ce n’est pas le cas, en l’occurrence. Nous n’en dirons donc pas plus ici, d’autant qu’il manque un élément essentiel, qui est l’avis des médecins sur le cas précis de ce patient. De plus, votre lettre semble indiquer que vous ne cherchez pas une orientation sur cette analyse, mais plutôt à établir s’il est souhaitable de poursuivre vos recherches, en la matière.

Il est clair que, pour de tels patients, il y a de bonnes chances de guérison, y compris pour ce qui est de leur état durant la maladie. Néanmoins, pour que ma lettre ne semble pas vide, j’écrirai les quelques lignes suivantes, sur votre fascicule:

A) Vous citez les responsa Tséma’h Tsédek, partie Even Haézer, chapitre 153, rapportant que, selon Rav Houna, celui qui mentionne l’un des signes du sacrifice de ‘Haguiga, est considéré comme n’étant pas sain d’esprit. Vous êtes surpris par cette affirmation, car, selon la conclusion de la Guemara: “ Il en est ainsi uniquement s’il le fait de manière bête ”. Or, son état doit être établi par trois indices.

A mon sens, l’affirmation du Tséma’h Tsédek est bien simple. Dans ce paragraphe, il se demande si quelqu’un qui est considéré comme dément dans un domaine précis l’est également dans tous les autres domaines. Il y a, en effet, une controverse entre le Rambam et les Tossafot, à ce sujet. Or, ce passage de la Guemara explique que si l’on ne comprend pas la raison de son comportement, même sur un point, en l’occurrence s’il n’est pas établi qu’il agit ainsi afin d’attirer sur lui un esprit d’impureté, on le considère comme dément sur la base de cet indice unique.

B) Vous demandez également pourquoi le Tséma’h Tsédek ne cite pas le Tevouat Chor, lorsqu’il compare les positions du Rambam et des Tossafot.

En fait, ses responsa, comme celles de l’Admour Hazaken, disent que l’explication du Rambam, par le Tevouat Chor, est très difficile à accepter. Et, ne l’acceptant pas, le Tséma’h Tsédek ne la cite donc pas.

C) Vous évoquez, dans ce fascicule, l’interdiction de gâcher et vous citer l’expression du Rambam, “ de telle sorte que l’on gâche ”. Vous consulterez, à ce propos, l’explication de l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h pur, à la fin des lois de la préservation du corps et de l’âme, paragraphes 14 et 15.

Il se base sur l’avis des premiers Sages et ses propos s’appliquent également à celui qui commet une transgression, agissant également “ parce qu’il est saisi par un esprit de folie ”. Ceci peut donc être lié à la situation de l’homme qui exprime son mauvais penchant et sa colère.

D) Vous concluez ensuite sur les responsa du Tséma’h Tsédek. Or, il faut y inclure également le chapitre 159 et ses commentaires de la Michna, sur les traité ‘Haguiga et Guittin, chapitre 7.

E) A la fin du fascicule, vous citez des références des derniers Décisionnaires, traitant de cette question.

Vous consulterez également le Sdeï ‘Hémed, partie sur le recueil des lois, article “ divorce ”, chapitre 1 et les livres qui y sont cités.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Vous m’interrogez sur le Chaareï Techouva de l’Admour Haémtsahi, début du tome 1, fin du chapitre 5: “ Les persécutions ont disparu et elles ne se produiront plus ”. Or, vous objectez qu’il y a eu les massacres de 5408(3) et ceux de notre époque(4).

Le contexte indique que cette disparition porte uniquement sur les persécutions qui avaient pour but de réparer la faute d’idolâtrie, commise à l’époque du premier Temple et à apporter l’élévation aux âmes de l’époque. Tous ceux qui donnèrent leur vie, pendant le Moyen Age, possédaient effectivement leurs âmes. Puis, le Ari Zal porta témoignage que, dans sa génération, ces massacres cessèrent, car toutes ces âmes avaient déjà reçu l’élévation.

A ce propos, il est dit, dans ce même texte, que Rabbi Avraham Ibn Ezra offrit sa vie pour sanctifier le Nom de Dieu. Pour l’heure, je n’ai trouvé aucune autre source, mentionnant la même affirmation.

Notes

(1) Le Rav D.C. Shapiro, de Milwaukee, aux Etats Unis. (2) Ce qu’il peut faire uniquement en étant sain d’esprit. Cette maladie permet-elle de le qualifier comme tel? (3) 1648, en Europe de l’est, par les troupes du cosaque Chmelnitski. (4) Pendant la seconde guerre mondiale.

Lettre n°3134

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3134, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du 11 Kislev et, comme vous me le demandez, je mentionnerai le nom de tous ceux que vous citez, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Bien plus, ces jours(1) sont propices et ce moment est favorable, comme l’explique l’Admour Hazaken, à la fin d’Iguéret Hatechouva, à la page 100, puisque l’on récite une bénédiction mentionnant le Nom de Dieu et Sa Royauté, ce qui est la preuve d’un fait indubitable(2), que Dieu a fait des miracles “ à nos ancêtres, en ces jours-là(3) ”, mais qu’Il en fait également “ à cette époque-ci ”, c’est-à-dire, selon l’interprétation que l’on trouve dans plusieurs textes de la ‘Hassidout, à l’heure actuelle et de nos jours.

Vous me demandez, à la fin de votre lettre, si vous devez consulter un médecin plus compétent que celui-là. Vous craignez, en effet, qu’il émette un autre avis et, dès lors, vous ne saurez comment trancher.

Vous ne devez pas tenir compte de cette crainte avant qu’elle se présente. Pour l’instant, en effet, le doute subsiste. Et, il est possible de l’ôter de deux manières, soit par le sentiment de la personne concernée, conformément à l’affirmation du Choul’han Arou’h selon laquelle, en pareil cas, “ le cœur sait ”, soit en présentant les deux avis à un médecin neutre. Que Dieu vous conduise sur la voie qui est droite devant Lui.

Je vous joins un fascicule édité pour le jour lumineux du 19 Kislev. Vous le mettrez sûrement à la disposition du plus grand nombre. Tout au long de l’année, s’applique l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Je dors en exil, mais mon coeur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et Ses Mitsvot ”. Combien plus en est-il ainsi, en ces jours propices.

En effet, lorsqu’un Juif ouvre, grâce à l’effort qui convient, comme une pointe d’aiguille, Dieu lui ouvre comme le portique du Sanctuaire.

La ‘Hassidout explique ce que cela signifie. Le Sanctuaire n’avait pas de portes. A l’élévation quantitative, s’ajoutait donc une élévation qualitative. Il était ouvert en permanence et il suffisait d’entrer dans l’esplanade. Bien plus, aucune barrière ne séparait celle d’Israël de celle des Cohanim. Il suffisait donc de gravir des marches. Vous comprendrez ce que cela veut dire.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Séparant le 19 Kislev de la fête de ‘Hanoukka. (2) Que cette bénédiction n’est pas inutile et qu’il y a donc bien des miracles survenant actuellement. Voir, à ce sujet, la lettre n°3033. (3) A l’époque de ‘Hanoukka.

Lettre n°3135

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3135, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav ‘Haïm Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 8 Kislev, dans laquelle vous me dites que la direction de la Yechiva Torat Emet(2) vous a nommé surveillant des études de ‘Hassidout. Et, je suis surpris que votre lettre me l’annonçant ait tardé à ce point.

Puisse Dieu faire que vous parveniez à insuffler à vos élèves une crainte de Dieu sincère, à leur faire rejeter tout comportement ostentatoire, à obtenir que le vêtement(3) ne soit pas le seul à provenir de Jérusalem(4), comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé “ Et, ils viendront ceux qui sont perdus... et ceux qui sont repoussés... et ils se prosterneront ”, qu’ils portent en eux “ la montagne sacrée de Jérusalem ”, comme l’explique ce discours.

Cette attitude sera conforme à l’intention des fondateurs de la Yechiva, qui la dirigent réellement, nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera. Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(5) et lorsque l’on met en pratique le Précepte “ Et tu l’enseigneras à tes enfants ”, dont nos Sages donnent l’interprétation suivante: “ Il s’agit des élèves ”, on peut également accomplir les termes de ce verset au sens littéral, avec ses enfants au sens propre(6).

Vous avez sûrement profité des jours de Kislev, mois de la délivrance, en particulier du 10 et du 19, pour organiser une réunion ‘hassidique, prendre de bonnes résolutions, concernant l’action concrète au quotidien. Voue me le ferez savoir, avec le détail qui convient.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

N. B. : Vous avez sûrement reçu ma précédente lettre, qui vous était destinée, de même que celle que j’ai adressée à un groupe de jeunes gens.

Notes

(1) Le Rav H.M. Weber. Voir, à son sujet, les lettres n°2832 et 3253. (2) De Jérusalem. (3) La redingote longue. (4) Mais, qu’il en soit de même pour le comportement profond. (5) Envers l’homme de la façon dont celui-ci agit envers Lui. (6) Le Rav Weber n’avait pas d’enfants.

Lettre n°3136

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3136, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion du jour lumineux du 19 Kislev, je vous adresse le fascicule qui a été édité pour cette fête de notre libération et de la délivrance de nos âmes(2).

J’ai reçu, ces jours-ci, la visite du Rav Hutner(3). Nous avons discuté, longuement et brièvement(4), à propos de l’Encyclopédie talmudique et de ses autres projets. J’ai également exprimé mon avis, qui converge avec le vôtre et j’ai dit que, si l’on rédigeait également ici(5) les articles(6), même s’ils vous étaient adressés par la suite pour relecture, non seulement on ne réduirait pas la charge de travail, mais, bien plus, le désordre en résulterait, du fait des changements d’avis.

J’ai bien vu qu’il n’acceptait pas mon point de vue. Mais, il ne m’en a pas donné la motivation profonde, qui est liée à l’aide pouvant être apportée pour mettre tout cela en ordre. Je n’ai donc pas insisté.

A ce propos, il m’a dit également qu’il faudrait peut-être penser à une seconde édition de l’Encyclopédie. Je lui ai indiqué qu’à mon sens, il était indispensable que le papier et la reliure soient de meilleure qualité qu’actuellement. Il s’agit, en l’occurrence, d’une dépense qui facilitera les rentrées.

Avec mes respects et ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3026. (2) Selon l’expression du Rabbi Rachab. (3) Collaborateur du Rav Zevin pour la rédaction de l’Encyclopédie talmudique. (4) Car, beaucoup d’autres choses auraient pu être dites. (5) Aux Etats Unis. (6) De l’Encyclopédie talmudique.

Lettre n°3137

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3137, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[24 Kislev 5715]

Vous connaissez l’explication que donnent nos Sages, à propos de ‘Hanoukka.

Ils soulignent le lien entre cette fête et les femmes juives vertueuses, du fait du comportement qu’elles adoptèrent à l’époque, malgré les difficultés et les nombreux décrets qu’elles devaient endurer.

En conséquence, constatent nos Sages, “ elles participèrent à ce miracle ”. Bien plus, celui-ci survint par leur intermédiaire. Or, chaque année, à la même époque, tout cela se révèle de la même façon et c’est alors un moment propice pour se renforcer, pour raffermir son bon comportement, comme le firent ces femmes, “ en ces jours-là, à cette époque-ci ”(1).

Nos Sages disent que, lorsque l’homme acquiert la sainteté et la pureté ici-bas, on lui ouvre, là-haut, des perspectives nouvelles. Comme le dit mon beau-père, le Rabbi(2), dont le mérite nous protégera, “ il faut écouter ce que les petites lumières de ‘Hanoukka racontent ”. Puisse Dieu faire que vous les écoutiez, les compreniez et en appliquiez concrètement l’enseignement, dans votre existence quotidienne.

Notes

(1) Selon la bénédiction récitée lors de l’allumage des bougies de ‘Hanoukka. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3141.

Lettre n°3138

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3138, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos d’élèves qui n’ont pas un bon comportement. Le principe, en la matière, est le suivant. Le bien de tous passe avant celui de l’individu. Néanmoins, il faut tout faire pour que ce dernier ne soit pas repoussé, conformément à l’affirmation de nos Sages, selon laquelle “ la main droite rapproche ”.

Lorsque vous leur parlerez, au cours d’une réunion ‘hassidique et en marquant votre proximité, lorsque vous ferez, en outre, intervenir leurs amis, j’ai bon espoir qu’ils changeront de comportement.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3139

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3139, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Vayéchev.

A) L’argent de la Tsédaka doit être distribué selon la monnaie courante. J’ai mentionné, dans ma lettre(1), les cinq Sela, nécessaires pour le rachat du premier-né, uniquement pour vous donner une indication sur la valeur de la monnaie qui a cours dans votre pays.

B) Il est bon, selon le traité Erouvin 63a, de distribuer la Tsédaka, en général et celle dont il est ici question(2), en particulier, en sorte qu’elle parvienne à plusieurs pauvres à la fois et non à une seule cause ou à une seule personne.

Néanmoins, la Tsédaka à laquelle je faisais allusion doit s’ajouter à celle que vous donnez d’habitude. Elle ne vous permettra donc pas de vous acquitter de l’obligation que vous avez contractée envers la caisse de Tsédaka.

C) Vous me rapportez l’avis d’un médecin spécialiste sur la façon d’empêcher une grossesse(3). Vous devez consulter des rabbins compétents, en la matière et vous leur exposerez votre situation.

D) Je vous proposais de fixer une étude de ‘Hassidout et vous me répondez que vous étudiez déjà l’Ethique et la Guemara.

La Torah comporte différentes parties et chacune d’entre elles permet de s’acquitter de la Mitsva de l’étude. Mais, par ailleurs, chacune de ces parties possède aussi des particularités qui lui sont propres et qui permettent de la distinguer des autres.

C’est la raison pour laquelle le Talmud conseille de consacrer un tiers de son temps d’étude à la Loi Ecrite, un second tiers à la Michna et le troisième à la Guemara. Nos Sages disent aussi que l’homme qui souhaite acquérir le discernement doit étudier les lois ayant une implication financière, l’homme qui désire percevoir Celui Qui, par Sa Parole, créa le monde, doit étudier la Aggada.

Il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. La partie profonde de la Torah possède des qualités que l’on ne retrouve dans aucune autre partie.

Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°3034. (2) Qui a pour but d’expier une transgression du Chabbat, par inadvertance. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3034.

Lettre n°3140

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3140, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Kislev. J’y ai lu, avec plaisir, que vous avez visité plusieurs villes et villages du Maroc. Il est, bien sûr, inutile d’expliquer à ceux qui se trouvent sur place à quel point tout cela est important. J’ai bon espoir que vous continuerez à le faire, à l’avenir, que vous le ferez même plus souvent. Ainsi, ceux qui travaillent dans ces endroits(2) pourront craindre une visite à tout moment.

Vous dites que vous espérez achever prochainement la construction du Mikwé et j’en suis satisfait. Ici, il a été instauré, dans différentes communautés, que l’on fasse deux bassins d’eau de pluie(3), en plus de celui qui sert à remplir le réservoir. L’un sert à remplir et l’autre à faire passer l’eau, pour qu’elle parvienne au bassin dans lequel on se trempe. Dans le pays où nous étions(4), nous ne procédions pas ainsi. Néanmoins, il faut, s’agissant d’un Mikwé, réunir tous les avis qui ont été émis. Vous en ferez donc de même, si cela n’est pas trop difficile.

Vous conviendrez entre vous de ce qu’il y a lieu de faire. Vous consulterez également le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav B.Gorodetski, qui a vu le Mikwé sur place.

Sans doute avez-vous organisé une réunion ‘hassidique, à l’occasion du jour lumineux du 19 Kislev et vous en ferez de même, à ‘Hanoukka. Tout au long de l’année, s’applique l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah et Ses Mitsvot ”. Combien plus en est-il ainsi, en ces jours propices.

En effet, lorsqu’un Juif ouvre, grâce à l’effort qui convient, comme une pointe d’aiguille, Dieu lui ouvre comme le portique du Sanctuaire.

La ‘Hassidout explique ce que cela signifie. Le Sanctuaire n’avait pas de portes. A son élévation quantitative, s’ajoutait donc également une élévation qualitative. Il était ouvert en permanence et il suffisait d’entrer dans l’esplanade. Bien plus, aucune barrière ne séparait celle d’Israël de celle des Cohanim. Il suffisait donc de gravir des marches. Vous comprendrez ce que cela veut dire.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav N.Pinson, de Casablanca, Maroc. Voir, à son sujet, la lettre n°3048. (2) Dans les écoles appartenant au réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. (3) Voir également la lettre n°3118. (4) En Russie.

Lettre n°3141

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3141, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Kislev 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la synagogue, de rite Ari Zal,

Ancheï Loubavitch, à Dorchester

et à tous ceux qui y prient,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Yehouda Leïb Halevi Horowitz, votre contribution pour l’aide aux enfants et pour les Yechivot, dont vous trouverez les reçus ci-joints. Ceci fait la preuve, j’en suis convaincu, de votre intérêt permanent pour les institutions les plus importantes.

Comme tout ce qui vit, votre intérêt se développera, conformément à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté ”. Bien plus, nous nous trouvons dans les jours de ‘Hanoukka. C’est alors qu’un décret eut pour but “ de leur faire oublier Ta Torah et de leur faire transgresser les Préceptes de Ta Volonté ”.

Mon beau-père, le Rabbi, citant ses pères, dit(1) qu’il faut “ écouter ce que les petites lumières de ‘Hanoukka racontent ” et s’en servir pour le service de Dieu. Au final, quand les Juifs, par l’abnégation dont ils firent preuve, emportèrent la victoire, “ ils purifièrent Ton Sanctuaire et allumèrent des lumières dans les cours de Ta Sainteté ”.

Il nous a été enjoint d’en faire de même, d’allumer des bougies, pendant les jours de ‘Hanoukka, en nombre croissant, c’est-à-dire en révélant, chaque soir, une lumière accrue. Et, il y a là un enseignement, de portée générale, pour le comportement qu’un Juif doit adopter, en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Celui-ci doit illuminer, y compris quand il fait nuit, non seulement à l’intérieur de son foyer, mais aussi, selon l’expression de la Guemara, “ à la porte de sa maison, vers l’extérieur ”.

Et, Dieu agit “ mesure pour mesure ”(2). Il éclaire donc le foyer de chacun, en lui accordant enfants, santé et prospérité matérielle, dans la largesse.

Avec ma bénédiction pour chacun d’entre vous et les membres de votre famille,

Notes

(1) Voir également la lettre n°3137. (2) De la manière dont l’homme agit envers Lui.

Lettre n°3142

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3142, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Yaakov Acher(1), le Cho’het,

Je vous salue et

vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 21 Kislev, qui faisait suite à une longue interruption. J’y ai lu que vous enseignez le Tanya aux membres de la communauté. Vous prenez part aux réunions ‘hassidiques et vous contribuez à renforcer les institutions. Que Dieu vous aide à le faire, de manière sans cesse croissante.

Bien plus, les jours de ‘Hanoukka nous délivrent le même enseignement. Ce nom est, en effet, constitué des initiales de la phrase signifiant “ huit bougies et la Hala’ha est tranchée selon l’avis de Beth Hillel(2) ”. Un ajout est donc nécessaire. D’un jour à l’autre, il faut éclairer de façon encore plus intense.

Il y a là un enseignement pour chaque Juif. Il convient, en effet, d’illuminer chaque journée, grâce à “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, grâce au luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et en saluant tous ceux qui prennent part à vos cours,

Notes

(1) Le Rav Y.A. Teller, de Londres. (2) Qui demande d’allumer ces bougies en ordre croissant.

Lettre n°3143

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3143, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

Meïr Matityahou Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Parchat Vayétsé, que j’ai reçue avec retard. Vous évoquez le projet de transcrire le langage courant(2) en caractères hébraïques et vous faites sûrement allusion à l’alphabet Achourit(3). Vous citez, comme référence, la manière dont on écrivait l’arabe, à l’époque de Rabbi Saadya Gaon ou du Rambam, c’est-à-dire, précisément, avec cet alphabet Achourit.

En fait, cela n’est pas exact. Ils n’écrivaient pas avec l’alphabet Achourit. Bien plus, le Michné Torah(3) fut rédigé en Hébreu, mais non en alphabet Achourit. Il en fut ainsi à dessein, afin de ne pas se servir de l’alphabet Achourit(5), chaque fois que cela n’est pas indispensable. Combien plus ne souhaitait-on pas en faire un usage profane. C’est pour cela qu’ont été conçus les alphabets de Rachi ou de Mechitta. Et, c’est seulement en notre génération que l’usage s’est répandu d’utiliser à tous propos l’alphabet carré.

En conséquence, je ne suis pas favorable à votre proposition. En plus de ce qui vient d’être dit, il est nécessaire, à notre époque, de consacrer chaque instant possible à insuffler la crainte de Dieu et la pratique des Mitsvot, dans son entourage. Il faut donc faciliter la possibilité de recevoir cet enseignement, dans toute la mesure du possible et, bien entendu, ne pas la compliquer. Or, il sera plus facile de lire un texte rédigé avec des caractères anglais qu’avec les lettres carrées de l’alphabet Achourit. Il n’y a donc pas lieu de perdre du temps à apprendre un nouvel alphabet. Il vaut mieux s’en servir pour acquérir des connaissances nouvelles de la Torah et des Mitsvot.

Heureux seront tous ceux qui agiront en ce sens, avec l’empressement qui convient.

Vous connaissez sûrement les trois études qui concernent chacun et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin, le ‘Houmach avec le commentaire de Rachi, le dimanche du début de la Sidra de la semaine au Cheni, le lundi du Cheni au Chelichi et ainsi de suite, le Tanya, que l’on étudie chaque jour selon sa répartition annuelle. Sans doute avez-vous adopté ces trois études. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) M. M. Cohen, de Londres. (2) En l’occurrence l’anglais. (3) Celui des lettres carrées, qui est couramment utilisé. Voir, à ce sujet, la lettre n°2398. (4) Du Rambam. (5) Du fait de sa sainteté.

Lettre n°3144

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3144, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Its’hak Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Kislev. Je suis surpris que vous ne me disiez rien de ce que vous avez fait, pendant le jour lumineux du 19 Kislev, date de la libération de l’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, qui est donc également celui de notre délivrance et de la liberté de nos âmes. En la matière, il convient de compléter, même plus tard, dans toute la mesure du possible. Si vous n’avez pas organisé une réunion ‘hassidique, à cette date, vous le ferez donc, dans les jours qui viennent.

Vous me dites que vous ne trouvez personne pour vous seconder dans vos activités. Mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, explique les expressions “ Celui qui se consacre à la Torah, celui qui se consacre aux Mitsvot ” en faisant référence à un commerce(2), dans lequel on n’attend pas que le client se présente de lui-même. De même, lorsque l’on propose sa marchandise à quelqu’un et qu’il la refuse, on ne s’en affecte pas. On sait, en effet, que l’on ne rend service à personne et que l’on recherche, en fait, son bien propre.

Il faut adopter la même attitude pour diffuser la Torah et les Mitsvot. Comme vous le savez, nos Sages soulignent que “ le pauvre fait, pour le riche, plus que ce que le riche fait pour le pauvre ”. Cela est vrai aussi bien pour la Tsédaka matérielle que pour la Tsédaka morale. Et, il est certain qu’un effort n’est jamais vain, même s’il s’écoule, parfois, un certain temps entre la plantation de la graine et l’apparition de la récolte.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, en bonne santé,

Notes

(1) Le Rav I.Y. Nelson. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°3109.

Lettre n°3145

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3145, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham David(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous adresse ma bénédiction et je vous remercie pour la Havdala.

Et, que les huit séparations de la Havdala dont il est question au traité Pessa’him 104a(2) et dans le Séfer Ha Mitsvot, Mitsva de la circoncision, chapitre 5(3), nous conduisent à l’époque où la harpe aura huit cordes(4).

Notes

(1) Le Rav A.D. Rosenblat. (2) “ Dans quel ordre sont énoncées les ‘séparations’ de la Havdala ? Dans l’ordre suivant : Il sépare le saint du profane, la lumière de l’obscurité, Israël des nations, le septième jour des six jours de la création, l’impur du pur, la mer de la terre ferme, les eaux supérieures des eaux inférieures, les Cohanim des Léviim et Israélim ”. Il y a donc bien huit ‘séparations’. (3) Dére’h Mitsvoté’ha, page 14 : “ Dans la Havdala, nous constatons qu’Il sépare le saint du profane, mais nous ne disons pas qu’Il sépare le pur de l’impur, car la Hala’ha ne retient pas l’avis énoncé au traité Pessa’him 104a. En effet, la Havdala, séparant le Chabbat de la semaine, rétablit le voile qui est supprimé pendant ce jour ”. (4) Lorsque le Machia’h viendra, alors qu’à l’époque du Temple, elle en avait sept.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam