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Iguerot Kodesh — lettres 3086 à 3105

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°3086

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3086, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mardi de la Parchat Vayéra, dans laquelle vous me dites que vous êtes bien parvenu dans cette ville et que vous y avez commencé votre travail(1). Puisse Dieu faire que tout se passe bien et que vous connaissiez la réussite. Il est sans doute inutile de vous rappeler ce que soulignent le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken et les responsa du Tséma’h Tsédek, c’est-à-dire la nécessité, pour un Cho’het, à l’heure actuelle, d’avoir une crainte de Dieu particulièrement intense.

Ce distingué ‘Hassid vous a sans doute montré la lettre que je lui ai adressée(2), à propos de la nécessité de diffuser le Judaïsme, en général et la ‘Hassidout, en particulier, en l’endroit où vous vous trouvez actuellement. Vous avez sûrement vu la lettre de mon beau-père(3), le Rabbi, dont le mérite nous protégera, commentant le verset “ Dieu prépare les pas de l’homme et Il agrée sa voie ”, qui constate que “ la marque, sur le dos du chameau dépend du poids du fardeau ”(4).

D’après votre lettre, vous êtes trois, dans l’endroit où vous vous trouvez maintenant, à avoir eu le mérite de goûter à la ‘Hassidout ‘Habad. Or, il est dit que “ un fait est établi selon le propos de trois personnes ”. Vous pouvez donc transmettre cet enseignement, pour peu que vous fassiez preuve de l’empressement qui convient.

Il faut aussi étudier les lois de la fête, avant celle-ci, avant de s’y préparer comme il convient. C’est le cas pour le 19 Kislev(5) et pour ‘Hanoukka, qui approchent, marquent la victoire et la révélation du luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde, comme l’expliquent différents discours ‘hassidiques consacrés à ‘Hanoukka.

Je salue tous ceux qui sont avec vous. Vous organiserez une réunion ‘hassidique, à laquelle tous participeront, au jour lumineux de notre libération et de la délivrance de notre âme, le 19 Kislev, qui approche.

Notes

(1) De Cho’het. (2) Il s’agit de la lettre n°3055. (3) Voir l’index des lettres du précédent Rabbi, à l’article “ Dieu prépare les pas de l’homme ”. (4) Le résultat est à la mesure de l’effort. (5) Fête de la libération de l’Admour Hazaken.

Lettre n°3087

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3087, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 1er Kislev. Vous dites que tous ceux qui promettent de venir assister à votre cours de Torah ne tiennent pas leur engagement, mais vous ne devez pas vous en affecter. Nos Sages citent, au traité Bera’hot 5a, trois éléments que l’on obtient par la souffrance. La Torah est l’un d’eux.

Néanmoins, il est certain qu’un effort n’est jamais vain et, si vous consentez celui qui est nécessaire, il ne fait pas de doute que les participants à vos cours se multiplieront.

Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité de vous préparer comme il convient pour le jour lumineux du 19 Kislev(2), celui de notre délivrance et de la libération de nos âmes. Lorsque l’Admour Hazaken fut libéré, la ‘Hassidout générale et l’enseignement de ‘Habad obtinrent également la victoire.

La divine Providence vous a conduit dans un endroit où vous êtes, pour l’heure, l’un des quelques ‘Hassidim ‘Habad. Vous devez donc assumer cette mission et diffuser les sources à l’extérieur. Vous connaissez sûrement l’affirmation du Baal Chem Tov selon laquelle c’est là une préparation et un réceptacle pour la délivrance de tout Israël, la délivrance complète et véritable.

Puisse Dieu faire que la réunion ‘hassidique ait un grand succès, que vous y preniez de bonnes résolutions, à l’occasion du Roch Hachana de la ‘Hassidout, pour toute l’année.

Je salue tous ceux qui se trouvent avec vous, en particulier le ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav ‘Haïm Herman, le Cho’het, dont le silence est sans doute le signe que tout va bien pour lui.

Notes

(1) Le Rav A.Laufer, d’Asmara. (2) Fête de la libération de l’Admour Hazaken.

Lettre n°3088

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3088, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris que vous ne m’ayez pas écrit, depuis votre dernière lettre, à la veille de Roch Hachana. Sans doute, cette année, continuez-vous à assumer votre mission sacrée, celle de l’éducation aux valeurs juives, dans différents milieux.

Comme vous le savez, nos Sages enseignent, au traité Baba Metsya 85a, que celui qui enseigne la Torah à son fils est grand, celui qui l’enseigne au fils de son prochain l’est également, mais le plus grand est celui qui l’enseigne au fils de l’ignorant. Vous consulterez ce texte.

Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité d’organiser une réunion ‘hassidique, de la manière qui convient pour le jour lumineux du 19 Kislev, celui de la libération de l’Admour Hazaken, de notre délivrance et de la liberté de nos âmes(2), selon l’expression de nos saints maîtres.

Il faut participer physiquement à une telle réunion et la prolonger en prenant de bonnes résolutions, en ce Roch Hachana de la ‘Hassidout, pour toute l’année. Et, lorsque l’on ouvre comme la pointe d’une aiguille, le Saint béni soit-Il ouvre comme le portique du Sanctuaire.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et en saluant tous les vôtres,

Notes

(1) Le Rav Y.E. Friedrich, d’Anvers, en Belgique. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°3083, 3086, 3087, 3088.

Lettre n°3089

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3089, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, votre télégramme, dans lequel vous m’annoncez que vous êtes bien rentré(2), puis votre lettre de Roch ‘Hodech Kislev, de même que la précédente. Je vous remercie pour les bonnes nouvelles que vous m’y annoncez.

Puisse Dieu faire que la parole du Rabbi Maharach, “ il ira du bien vers le mieux ” s’accomplisse, au plus vite, en celui que vous citez et qui aura de bons jours et de longues années. Il en sera de même également pour les bonnes nouvelles qu’il pourra annoncer.

Je vous avais dit, avant votre départ, qu’il ne fallait pas exercer de pressions sur lui pour ce qui concerne la crainte de Dieu(3). En effet, “ la Torah a donné au médecin l’autorisation de guérir ” et elle lui en insuffle donc la force. En conséquence, celui-ci établit une prescription par la force de la Torah. Mais, à la lecture de votre lettre, je suis un peu surpris de constater que l’on ne fait pas attention à tout cela(4).

A n’en pas douter, ce qui en résultera sera uniquement le bien. Pour autant, il ne convient pas d’agir de la sorte. A l’avenir, au moins, on s’en tiendra aux prescriptions du médecin, en la matière.

En saluant tous les ‘Hassidim et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav N.Nemanov, directeur de la Yechiva Loubavitch de Brunoy, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, les lettres n°2641 et 3111. (2) A l’issue de la visite du Rav N.Nemanov, chez le Rabbi, pour le mois de Tichri. (3) Du fait de la maladie de cette personne. (4) Que l’on exerce bien de telles pressions.

Lettre n°3090

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3090, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’Association ‘Habad

en notre Terre Sainte,

puisse-t-elle être restaurée et rebâtie,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma précédente lettre. Vous voudrez bien me le confirmer.

B) Je vous joins un extrait d’une lettre que j’adresse à quelqu’un(1). Il serait bon d’en donner lecture, lors d’une réunion de l’association ‘Habad.

C) J’ai déjà proposé et demandé que l’on s’efforce d’entrer en contact avec ceux qui sont venus me rendre visite, lors de leur séjour aux Etats Unis. Bien évidemment, il est très utile que de telles personnes fassent elles-mêmes état des promesses qu’elles ont alors faites(2). Ainsi, elles tiendront parole au plus vite.

Votre silence semble indiquer que vous n’avez rien fait, en ce domaine. Il est dommage d’avoir perdu du temps, mais vous vous efforcerez qu’il en soit bien ainsi, à l’avenir, ce qui veut dire, bien entendu, que vous réparerez également le passé, au moins partiellement.

Vous trouverez aisément une excuse pour rendre visite à ceux qui étaient auparavant venus aux Etats Unis. Au milieu de la discussion, vous évoquerez leur visite ici et la discussion(3), à cette occasion. Il est important, en particulier, que vous rencontriez monsieur Ben Tsion Dinburg et monsieur Burg(4). Bien évidemment, il est indispensable que vous fassiez savoir ici, par la suite, que ces rencontres ont bien eu lieu et ce qui y a été dit.

D) Je mentionnerai un point, du fait de son importance, bien que j’écrive, par ailleurs, au comité du Kfar(5), à ce sujet.

En effet, il faudra bien que ceux qui s’installent au Kfar puissent donner un avis sur la manière dont celui-ci doit être dirigé. Certes, avant leur installation, ils ont dû signifier leur accord, dans tous les domaines ou, tout au moins, ne pas mettre en évidence leurs divergences, ne pas faire état de ce qui ne correspond pas à un village ‘hassidique. Pour autant, il est impossible que tout cela ne s’exprime pas, au bout d’un certain temps, qui ne devrait même pas être très éloigné. Il faut donc prendre les devants, de la manière qui convient, pendant qu’il en est encore temps.

Ceci implique également que ceux qui, d’emblée, précisent qu’ils ne souhaitent pas adopter un mode de vie ‘hassidique, doivent s’installer, dans la paix et la tranquillité, en un endroit où ils entretiendront des relations cordiales avec les autres habitants.

E) Il serait bon de demander aux ‘Hassidim qui, dans la précédente génération, ont exercé des responsabilités publiques, de manière générale et dans le domaine de ‘Habad, en particulier, dans le pays où ils résidaient auparavant(6), de rédiger leurs mémoires, tant qu’ils se souviennent encore de ce qui s’est passé.

Le moment venu, la collection de ces témoignages sera sûrement très utile.

F) Pour faire suite à ce qui vient d’être dit, le Rav Aharon Elyahou Romanov Guerchouny s’intéresse également à tout cela, comme il me l’indique dans sa lettre. Il serait bon que ceux qui rédigent de tels témoignages(8) entrent en contact avec lui. Ils trouveront ensemble un moyen d’en faire usage, de la manière la plus utile.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

A. Kwint,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°3052. (2) Au Rabbi, en le rencontrant. (3) Entre le Rabbi et ces personnes. (4) Qui fut ministre, par la suite. (5) Kfar ‘Habad. (6) En Russie. (7) A ces témoignages. (8) Voir, à ce sujet, la lettre n°2964.

Lettre n°3091

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3091, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yona(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez, dans votre lettre, une campagne pour l’étude de la Hala’ha(2). A ce sujet, je voudrais exprimer mon étonnement, en observant l’attitude des personnes qui pourraient agir dans le domaine indiqué ci-dessous.

Bien souvent, on ne connaît pas les Hala’hot qui sont nécessaires dans le quotidien, c’est-à-dire, au sens le plus simple, les bénédictions avant de manger, la manière de s’interrompre dans la prière(3), ce qu’il est interdit de saisir pendant le Chabbat.

Entre nous, on peut malheureusement constater que plus un élève ou un jeune homme possède des connaissances de la Torah, moins il est au fait de la Hala’ha, dans ces domaines. Pourtant, la Michna dit bien que c’est l’action, et non l’étude, qui est essentielle. Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, d’actions que l’homme peut réaliser chaque jour. Très souvent, on n’a pas le temps de consulter un livre, pour connaître ces lois. Non seulement on ne fait pas d’effort, en la matière, mais l’on considère même que cela est secondaire, que cette partie de la Torah concerne uniquement les ignorants et les femmes.

Or, vous savez que l’une des premières décisions de Moché, notre maître, fut d’étudier les lois d’une fête, pendant celle-ci et avant celle-ci, précisément pour les raisons qui viennent d’être invoquées. Vous consulterez le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, au début du chapitre 429 et les lois de l’étude de la Torah, à la fin du premier chapitre. Vous verrez aussi ce que dit l’Admour Hazaken, à la fin d’Igueret Hakodech.

Puisse Dieu faire que ceci(4) commence au plus vite, car chaque jour doit avoir le contenu qui est le sien.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Shtantsal. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3048. (3) En fonction du passage que l’on en récite. (4) Cette campagne.

Lettre n°3092

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3092, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 25 Mar’hechvan et je suis surpris qu’elle ait mis tant de temps à me parvenir. Vous m’écrivez que, pour différentes raisons, il est possible que votre mariage ne soit pas célébré en Kislev. A mon avis, cela n’est pas positif du tout(1).

Il faut s’efforcer, dans la mesure du possible, que votre mariage soit effectivement fixé pendant le mois de notre délivrance et de la libération de notre âme(2), le troisième depuis le début de l’année. Si vous et votre fiancée le désirez réellement, vous trouverez un moyen de faire qu’il en soit bien ainsi, d’une manière pacifique et agréable.

Vous me demandez comment célébrer le mariage et s’il doit y avoir beaucoup d’invités, ce qui imposerait de grandes dettes, comme le précise votre lettre. A mon sens, il n’est pas bon qu’il en soit ainsi. Vous connaissez la décision du Rambam, énoncée au troisième chapitre des lois des opinions, selon laquelle la voie médiane est celle qui est droite et juste. Et, la ‘Hassidout explique également que la ligne du milieu(3) réalise la synthèse et apporte la plus haute élévation.

Avec ma bénédiction pour que vous donniez, au plus vite, de bonnes nouvelles de tout cela,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2973. (2) Selon l’expression du Rabbi Rachab, à propos du 19 Kislev, fête de la libération de l’Admour Hazaken. (3) Les Attributs divins, les Sefirot, sont organisées autours de trois “ lignes ”.

Lettre n°3093

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3093, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre de Roch ‘Hodech Kislev, qui faisait suite à une très longue interruption. Vous me décrivez la situation actuelle de la Yechiva(2) et vous me demandez si vous devez obliger quelques élèves à venir y prier. Il est clair que la contrainte n’est pas la solution. Il faut en parler en un moment propice, lors d’une réunion ‘hassidique. Et, il serait bon de donner la parole non seulement aux dirigeants de la Yechiva, mais aussi à d’autres ‘Hassidim, qui n’appartiennent pas à la direction.

Néanmoins, il ne faut pas les contraindre et dire que, dans le cas contraire...(3). Bien au contraire, une attitude basée sur “ la main droite (qui) rapproche ” sera plus efficace que la position opposée, “ la main gauche repousse ”.

Concernant l’étude de la ‘Hassidout de ces élèves, il convient de reprendre la même idée. Ce domaine est particulièrement important et l’effort le concernant doit être plus fréquent. Il faut l’expliquer(4) d’après le Zohar, à la Parchat Beaalote’ha, page 152a, qui évoque l’âme de la Torah. Vous consulterez également le Baït ‘Hadach sur le Tour Ora’h ‘Haïm, au chapitre 47. Vous verrez aussi l’explication du Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout, de mon beau-père, le Rabbi et le Kountrass Ets ‘Haïm(5).

Une question est fréquemment posée, en la matière: que faisait-on dans les précédentes générations(7)? La réponse peut être trouvée simplement, dans différents textes, en particulier le Likouteï Torah Bamidbar, commentaire sur le serpent d’airain, page 61d, rappelant que, d’après la Torah, il est suffisant de lire le Chema Israël. Malgré cela, les Sages imposèrent également deux prières(8) quotidiennes et actuellement, Arvit(9) est, en outre, devenu obligatoire. Par la suite, les sentiments s’amenuisèrent, l’obscurité devint plus intense et l’on rajouta donc des Psaumes(10).

Et, si quelqu’un proclame qu’il se contentera d’adopter le comportement des Justes de la période du Temple, qu’il ne dira donc pas les Psaumes et les bénédictions du Chema Israël, la réponse qu’il faudra lui faire est bien claire pour tous.

Or, il en est strictement de même pour l’étude de la ‘Hassidout. Comme l’explique Igueret Hakodech, au nom du Ari Zal, “ il est, dans cette génération, une Mitsva de révéler cette sagesse ”. Puis, à chaque époque, cette révélation se trouva accrue. La ‘Hassidout se répandit donc, de plus en plus et elle s’exprima sous une forme accessible à l’intellect humain.

Vous trouverez sûrement les mots qui conviennent, selon l’esprit de ces élèves. Comme je l’ai dit, l’effort envers eux commencera au cours d’une réunion ‘hassidique. En effet, ce qui est accompli en un moment propice est beaucoup plus efficace.

Je vous joins la copie d’une lettre que j’ai adressée à une institution ‘hassidique. Ce qui y est dit concerne, tout autant, les ‘Hassidim d’Australie. Vous trouverez sûrement les termes pour l’expliquer.

Pour faire suite à ce qui vient d’être dit, j’aborderai ce que vous mentionnez dans votre lettre, le fait que la nécessité de gagner votre vie vous empêche de vous consacrer à toutes ces activités comme il le faudrait.

La ‘Hassidout explique et la logique indique que deux notions doivent être prises en compte, s’agissant de la subsistance matérielle. D’une part, la bénédiction doit être accordée là-haut. D’autre part, il faut encore la révéler ici-bas, obtenir enfants, santé et prospérité matérielle. Différents textes expliquent tout cela, en particulier le Kountrass Oumayan, “ une source émane de la Maison de Dieu ”.

Il ne serait pas logique de dire que l’on n’a pas le temps de susciter la bénédiction là-haut, car on est trop occupé à la révéler ici-bas. Or, pour obtenir cette bénédiction, là-haut, on doit précisément se consacrer à la Torah et aux Mitsvot, ici-bas.

Il n’est pas nécessaire d’en dire plus, surtout à des ‘Hassidim, anciens élèves de la Yechiva, que la divine Providence a conduit dans un pays particulier, pour y assumer une mission particulière. A quoi bon être plus occupé(11) si, de la sorte, on diminue son engagement dans cette mission et donc la bénédiction que l’on reçoit du ciel, ce qu’à Dieu ne plaise? Et, point n’est besoin d’évoquer plus largement ce qui est pénible.

Concernant les élèves issus de familles qui, pour l’heure, ne sont pas pleinement pratiquantes, il faut, bien sûr, les rapprocher, dans toute la mesure du possible. Et, je ne comprends pas pourquoi vous vous interrogez, à ce sujet.

Vous évoquez le fait de faire venir dans votre pays des élèves et même un enseignant de Terre Sainte. Vous devez prendre conseil auprès de ceux qui connaissent cet enseignant. Ceux-ci pourront vous dire dans quelle mesure sa présence sera utile, dans votre pays.

Vous profiterez également du 19 Kislev(12) et de ‘Hanoukka, qui approchent, pour tout ce qui vient d’être dit. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction et en saluant tous les ‘Hassidim,

Notes

(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski, de Melbourne, Australie. Voir, à son sujet, les lettres n°2681, 3257 et 3333. (2) Ohaleï Yossef Its’hak de Melbourne. Voir, à ce sujet, la lettre n°3000. (3) Ils seront renvoyés de la Yechiva (4) La nécessité d’étudier la ‘Hassidout. (5) Du Rabbi Rachab. (6) Qui ne possédaient pas la ‘Hassidout et parvinrent, néanmoins, à servir Dieu. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°2136. (8) Des dix huit bénédictions. (9) La troisième prière. (10) Au début de la prière, avant le Chema Israël. (11) Pour gagner sa vie. (12) Fête de la libération de l’Admour Hazaken.

Lettre n°3094

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3094, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 8 Kislev, qui faisait suite à une interruption. Vous m’écrivez que votre état de santé s’est amélioré. Je pense, comme ce professeur, que la raison de tout cela est la peine que vous avez éprouvée. En d’autres termes, plus précis, cela veut dire que la cause est un manque de détermination et de confiance en Dieu, Qui a créé le monde et, bien plus, le dirige, par Sa divine Providence, jusque dans le moindre détail de l’existence d’un Juif.

Lorsque l’on médite intensément à tout cela, on parvient à la conclusion que “ Dieu est avec moi. Je n’ai pas peur de ce qu’un homme peut me faire ”. Ainsi, le roi David, se trouvant dans une situation qui ne lui était pas favorable, dit: “ Il ne m’arrivera rien de mal, car Tu es avec moi ”. C’est ainsi qu’au final, il connut la victoire, même en ces situations défavorables.

Ce récit est mentionné par la Torah, de la même étymologie que Horaa, enseignement. Il doit donc délivrer un enseignement à chaque Juif, en tout endroit où il se trouve. Ainsi, celui qui prend la ferme résolution que “ Tu es avec moi ” pourra être certain, comme le dit la fin de ce verset, que “ seuls le bien et la bonté me poursuivront, tout au long de ma vie ”.

Dieu fasse que vous preniez cette résolution au plus vite, dans les domaines spirituels et matériels à la fois. De la sorte, avec la tranquillité de l’esprit et du cœur, vous pourrez participer aux activités communautaires et renforcer les valeurs juives, dans l’esprit de la Tradition, au sein de votre communauté.

Je vous joins un fascicule relatif au 19 Kislev, dont vous ferez sûrement usage de la meilleure façon, en en portant le contenu à la connaissance des membres de votre communauté.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3095

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3095, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yossef Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez la pratique positive que vous avez adoptée et qui consiste à lire l’ensemble des Tehilim chaque jour, y compris le Chabbat. Or, vous craignez que ceci ne vous conduise à réduire votre étude de la ‘Hassidout ou bien votre travail(2).

Malgré cela, il me semble que vous devez maintenir cet usage positif et lire effectivement tous les Tehilim. En effet, une lettre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, explique la grande valeur de cette lecture. En dehors de la première moitié de la nuit(3), on peut encore lire des Tehilim toute la journée, de sorte que, si l’on n’a pas assez de temps le matin, on peut continuer à le faire, pendant toutes les heures du jour. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Une brochure et un fascicule du 19 Kislev vous ont été adressés, par envoi séparé. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre.

Notes

(1) Le Rav Y.Y. Chen. Voir, à son propos, la lettre n°1196. (2) Au profit de la Yechiva. (3) Depuis le coucher du soleil jusqu’au milieu de la nuit, période pendant laquelle la lecture des Tehilim est interdite.

Lettre n°3096

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3096, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

Je fais réponse à ta question, quant au fait de poursuivre tes études en la Yechiva Loubavitch des Etats Unis.

Je ne le comprends pas. Dieu t’a accordé la réussite et le mérite. Il a fait de toi Son émissaire, chargé d’insuffler la ‘Hassidout aux élèves de la Yechiva de Manchester. De la sorte, tu mets en pratique la volonté de notre saint maître, “ tes sources se diffuseront à l’extérieur ”. Pourquoi chercher à quitter cette mission? Quelle autre occupation pourrait être meilleure?

Tu dois donc te renforcer en cette mission, l’assumer avec joie et enthousiasme, ce qui suscitera un succès véritable. Et, l’Admour Hazaken a donné l’assurance que l’on peut, en agissant de la sorte, obtenir “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”. Que Dieu t’accorde la réussite.

Je te joins la brochure du 19 Kislev et le fascicule qui est paru à cette occasion.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°3097

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3097, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[12 Kislev 5715]

Vous me demandez comment mettre en pratique la Mitsva(1) de s’unir à son épouse, puisque vous n’êtes pas...(2).

Je suis surpris que vous puissiez poser une telle question. Il s’agit là à la fois d’une obligation du mari(3) et d’une Mitsva. Vous consulterez également le Torah Or, Meguilat Esther, à la page 92b.

Lorsque vous ferez tout cela, vous me confirmerez que la paix règne entre les murs de votre foyer. J’espère que vous me donnerez de bonnes nouvelles, à ce sujet, surtout si vous consentez un effort, en la matière.

Grande est la paix, qui est le réceptacle, contenant la bénédiction de Dieu. Celle-ci permet de compléter ce qui manque et de réparer ce qui doit l’être.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°3331. (2) Enclin à rechercher l’accomplissement de cette Mitsva. (3) Envers son épouse.

Lettre n°3098

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3098, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chimeon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Kislev et à celle qui la précédait. Malgré l’explication que vous y donnez, je ne comprends toujours pas la raison de votre long silence, mais il est inutile de se plaindre du passé.

Vous m’interrogez sur les coutumes de l’anniversaire du décès et sur le fait que l’on ne conduit pas la prière, durant le Chabbat qui précède cette date. Vous me demandez s’il y a lieu d’en empêcher ceux qui souhaiteraient le faire. Je n’ai jamais entendu qu’on le fasse et je n’en vois pas l’utilité.

Concernant les ornements et les inscriptions que l’on peut faire figurer sur le pupitre, il me semble que ceci peut troubler celui qui prie, l’empêcher de se concentrer sur la prière qu’il récite, laquelle ne correspond pas nécessairement à ce qui est inscrit sur le pupitre et sur l’estrade.

Certaines synagogues ne prêtent pas attention à tout cela. En pareil cas, on considère vraisemblablement que l’habitude de voir ces dessins et ces mentions permet de ne plus en tenir compte. Et, l’on trouve une même affirmation à propos de la bénédiction des Cohanim, puisque celui(2) qui passe fréquemment dans la ville(3) peut la dire.

Mais, à mon sens, la valeur de cette explication est limitée. En effet, des personnes différentes conduisent l’office, y compris celles qui n’ont pas l’habitude de prier dans cette synagogue et n’ont pas vu ces inscriptions, même rapidement. Et, l’on peut également s’interroger en considérant les commentateurs du Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 90, paragraphe 23.

Vous me demandez si l’on doit dire Bare’hou avant Alénou, un jour de lecture de la Torah(4). Je n’ai jamais entendu parler d’une telle coutume. Sans doute m’expliquerez-vous plus précisément de quoi il s’agit. Faites-vous également allusion à la prière de Cha’harit du lundi et du jeudi ?

Concernant les Seli’hot du jeûne de Guedalya(5), il me semble qu’on doit les dire dans l’ordre normal à partir de Ze’hor Ra’hamé’ha, mais ni comme cela est imprimé dans les fascicules, ni comme on le fait à la veille de Roch Hachana. C’est ce que j’ai instauré à la synagogue, ici-même.

Bien évidemment, si l’on a dit Achamnou dans la prière, il ne faut pas répéter ce passage une seconde fois, conformément à l’usage du Ari Zal, selon lequel on ne le dit qu’une seule fois(6).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.Jacobovits. Voir, à son sujet, la lettre n°3023. (2) Le Cohen frappé d’infirmité aux mains, qui, d’ordinaire, ne peut réciter la bénédiction, de peur qu’il détourne l’attention des présents, risquant d’observer ses mains, alors qu’il est interdit de les regarder, pendant la bénédiction. (3) Tous le voient couramment et il n’attire donc plus l’attention. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°3254. (5) Voir Seli’hot, Minhag ‘Habad, paru aux éditions Kehot, en 5715. (6) Par prière.

Lettre n°3099

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3099, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[12 Kislev 5715]

Sans doute vous préparez-vous comme il convient à célébrer le jour lumineux du 19 Kislev, qui approche. Et, vous utiliserez les jours de ‘Hanoukka de la même façon.

Comme l’explique les discours ‘hassidiques de ‘Hanoukka, l’opposition se marquait alors essentiellement envers le luminaire, celui de la Torah. De même, le miracle est célébré avec “ de l’huile d’olive pure, concassée pour le luminaire ”.

A notre époque, le luminaire est révélé et expliqué par l’enseignement de la ‘Hassidout.

Lettre n°3100

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3100, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Kislev 5715,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad,

en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée

et rebâtie, groupement de Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Kislev, à laquelle était joint le compte rendu de vos activités des mois d’Elloul et de Tichri passés. Je suis surpris de l’avoir obtenu avec tant de retard, d’autant qu’il est, en outre, extrêmement concis.

Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Y.L. Cohen, vous a sûrement transmis, avant même que je ne reçoive votre courrier, le contenu de la lettre que je lui ai adressée(1), pour la partie qui concerne les jeunes de l’association ‘Habad. En effet, j’ai dû inclure ce passage dans ma réponse à la lettre du Rav Cohen, bien que ceci concerne tous les jeunes de l’association ‘Habad. Le présent courrier fait donc suite à cette lettre et, en conséquence, votre réponse portera à la fois sur cette lettre-là et sur celle-ci.

Je vous adresse quelques bons d’envoi en port payé, à titre de participation au frais du Bitaon(2) et à la campagne du 19 Kislev(3), qui approche. Si cela est possible, sans trop de difficultés, il serait bon de profiter également des jours de ‘Hanoukka de la manière qui convient. Les discours ‘hassidiques relatifs à cette fête expliquent que l’opposition se marqua contre le luminaire de la Torah. En effet,

ils(4) voulurent “ leur faire oublier Ta Torah(5) et leur faire transgresser les Décrets de Ta Volonté ”. Ainsi, une comparaison est introduite ici et c’est bien de “ Décrets ”(6) qu’il est question. De façon générale, chaque occasion de mener une campagne doit être saisie.

S’il vous est utile de donner, à titre de récompense, des prix, qui seront des ouvrages publiés par les éditions Kehot, bien évidemment sans engager de grandes dépenses et de manière symbolique, vous me ferez connaître les titres de ces livres, la manière de les utiliser et ce que vous en attendez.

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas l’aide que vous apportent les différentes administrations intervenant depuis longtemps, dans ces domaines.

Vous connaissez sûrement l’organisation ‘Hazon Ichaya, qui, semble-t-il, ressemble à Tiféret Ba’hourim, celle qui existait dans le pays où nous nous trouvions auparavant(7). Il serait bon que vous envisagiez d’avoir une activité similaire. On dit que cette organisation se développe pratiquement sans aucun coût.

Vous évoquez une Yechiva dans laquelle on fait obstacle à l’étude du Tanya. Vous m’en exposerez les raisons, au moins celles qui ont été données. En avez-vous parlé à celui qui, semble-t-il, a son mot à dire dans cette institution ? Cet homme se trouvait à Rostow. Il a eu le mérite de voir le Rabbi Rachab et mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il est donc difficile d’imaginer qu’il puisse signifier une opposition, en la matière.

Il serait bon de vous demander s’il peut être utile de faire une publication de ce que vous réalisez, dans les journaux qui conviennent. Si c’est le cas, il faudra citer les noms des responsables et de ceux qui leur viennent en aide, sur place. Ceci renforcera sans doute la motivation et inspirera un désir d’aider à nouveau, la fois suivante.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée, en particulier à l’occasion du jour lumineux du 19 Kislev. L’abnégation(8) pour la ‘Hassidout conduisit le Tribunal céleste à trancher qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont attachés à lui et suivent sa voie auraient le dessus(9). Vous consulterez les résumés et les notes sur le Tanya, à la fin de la page 122.

Avec ma bénédiction pour chacun,

Notes

(1) Le Rav Mi’haël Yehouda Leïb Cohen. Il s’agit de la lettre n°3059. (2) Le Bitaon ‘Habad, organe des jeunes de l’association ‘Habad. Il s’agit, en l’occurrence, du numéro 7, paru le 19 Kislev 5715. (3) Fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (4) Les Grecs. (5) “ La Tienne ”, c’est-à-dire le luminaire. (6) Ceux qui transcendent la raison et émanent ainsi du luminaire. (7) En Russie, où cette organisation mettait un réseau de cours à la disposition de la jeunesse travailleuse. Voir la lettre n°3059. (8) De l’Admour Hazaken. (9) Voir, à ce sujet, les lettres n°2395 et 3103.

Lettre n°3101

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3101, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me parlez de deux jeunes gens qui sont devenus enseignants et j’en suis satisfait. Sans doute les cours qu’ils donnent n’affaiblissent-ils pas leur capacité d’étudier profondément la Guemara et, bien au contraire, ils contribuent à les faire progresser. Il faut être prudent, à ce sujet et vérifier qu’il en est bien ainsi, car la différence entre ces deux situations est très fine, au moins dans un premier temps.

Vous m’interrogez sur la Tsédaka correspondant aux jours de l’année(2). Vous la transmettrez à ma caisse de bienfaisance qui, pour l’heure, est gérée par l’association ‘Habad.

Les élèves de la Yechiva Loubavitch qui en ont les capacités participeront sûrement à la campagne qui sera menée pour le jour lumineux du 19 Kislev, avant cela et après cela. Et, ils le feront également à l’avenir, aux dates qui conviennent.

L’Admour Hazaken, au début de son Torah Or, donne l’assurance qu’en agissant de la sorte(3), on reçoit “ un cerveau et un cœur mille fois plus fins ”. Cela veut dire que l’étude et l’effort, bien évidemment, restent nécessaires. Pour autant, on reçoit ainsi la promesse que l’on obtiendra, en une heure, ce qui en requiert, d’ordinaire, mille fois plus. Il n’y a là aucune exagération, comme le soulignent les explications, données à ce sujet, qui sont imprimées dans le Likouteï Torah sur les trois Parachyot, que vous consulterez.

Je vous adresse ma bénédiction à l’occasion du jour lumineux, Roch Hachana de la ‘Hassidout. Vous obtiendrez, vous-même, tous ceux qui vous viennent en aide dans votre mission sacrée, tous vos élèves et vos disciples, d’être inscrits et scellés pour une bonne étude, dans l’étude de la ‘Hassidout et dans ses pratiques.

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman, directeur des Yechivot Loubavitch en Terre Sainte. Voir, à son sujet, la lettre n°3047. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3073. (3) En rendant service à un autre Juif.

Lettre n°3102

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3102, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nous sommes des “ travailleurs du jour ”(1), conformément au proverbe du Tséma’h Tsédek(2), que nous avons maintes fois entendu de mon beau-père, le Rabbi. Nous devons mettre en évidence le jour, le faire apparaître, ainsi qu’il est dit : “ Et Il appela(3) la lumière jour ”.

Lorsque les élèves de la Yechiva s’investiront, avec toute leur ardeur, dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, “ Paroles du Dieu de vie ”, c’est-à-dire dans la lumière et le luminaire de la Torah, la clarté qu’ils obtiendront repoussera toute emprise des forces du mal et de “ l’autre côté ”, dont l’existence n’est qu’orgueil et suffisance, selon l’expression de l’Admour Hazaken, au chapitre 29 du saint Tanya, effronterie dépassant la raison.

Ces jours sont propices à cela, puisqu’ils commémorent la victoire de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, qui fut libéré la main haute. Or, “ les actes des pères sont des indications pour les fils ” et nous connaîtrons donc également des miracles, “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”.

Avec ma bénédiction pour renforcer la fixation, dans l’âme et dans le temps, de l’étude de la partie révélée de la Torah et de l’enseignement de la ‘Hassidout,

Notes

(1) Notre mission est d’éclairer. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°3041. (3) A la fois au sens de donner un nom et de lancer un appel.

Lettre n°3103

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3103, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Kislev 5715,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Betsalel(1), émissaire des Sages,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 3 Kislev et je suis surpris que vous y évoquiez aussi brièvement la Yechiva(2) et sa situation. En tout état de cause, il importe avant tout que celle-ci grandisse et se développe, matériellement et spirituellement, quantitativement et qualitativement. Et, rien ne résiste à la volonté.

C’est en particulier le cas en ces jours propices, surtout à la date lumineuse du 19 Kislev. Vous connaissez, en effet, la décision du Tribunal céleste(3), selon laquelle, grâce à l’abnégation dont fit preuve l’Admour Hazaken pour la ‘Hassidout, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie, l’emporteraient, pour tout ce qui concerne, la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements.

Je vous joins ma réponse à cet homme et à sa fille. Vous expliquerez à cette dernière le grand mérite que constitue l’opportunité, se présentant à elle, d’être parmi les premières à prendre une initiative positive et à rejeter toute autre attitude, en se couvrant la tête et par la manière dont elle conduira sa maison. Il dépend d’elle, maintenant, d’acquérir ce mérite devant tous. Dès lors le mérite des autres dépendra du sien.

Le Zohar, Parchat Nasso, page 126a, en précise l’importance, en outre, pour ce qui concerne l’harmonie du couple. En effet, lorsque ce principe est remis en cause, dans ces pays, il en résulte des craintes que l’on ne connaissait pas, dans le pays où l’on résidait auparavant(4), du fait des souffrances et des persécutions.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav B.Wilshanski. Voir, à son sujet, la lettre n°3000. (2) De Melbourne, en Australie. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3100. (4) En Europe de l’est.

Lettre n°3104

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3104, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Kislev 5715,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Paracha Vaychla’h, dans laquelle vous me faites part de ce que vous avez lu dans un journal, à propos de ce que j’ai écrit à un certain Rav(1). Et, vous exprimez votre surprise, à ce sujet.

De façon générale, j’adopte l’attitude que j’ai observée chez mon beau-père, le Rabbi et je réponds à tous ceux qui m’interrogent, en particulier les érudits de la Torah, surtout lorsque je peux, de la sorte, prévenir une erreur de la part du public et, peut-être même, la réparer, dans une certaine mesure.

J’ai vu le chapitre(2) qui parle des événements de ces dernières années, surtout en Erets Israël. On qualifie cette situation de début de la délivrance. J’ai donc saisi cette occasion pour dire à l’auteur qu’il faut cesser d’employer cette expression car, à mon sens, on retarde ainsi la délivrance, ce qu’à Dieu ne plaise. De plus, évoquer le début de la délivrance, à l’heure actuelle, conduit à alléger la pratique de la Torah et des Mitsvot.

J’ai l’habitude de ne pas diffuser de telles lettres et de ne pas polémiquer avec les différents partis politiques, encore moins avec des Rabbanim de Terre Sainte, dont certains sont orthodoxes. Néanmoins, ceux-ci ont une compréhension erronée des événements de ces dernières années, que Dieu leur pardonne. Ils interprètent la situation actuelle comme le début de la délivrance.

Dieu fasse que chacun d’entre nous assume sa part, contribue à se défaire de l’obscurité profonde, en aidant les autres à rectifier leurs erreurs, en particulier celle qui consiste à présenter l’obscurité comme de la lumière et la lumière comme de l’obscurité, en donnant une fausse explication du salut des Juifs par le Saint béni soit-Il. Certains prétendent même que “ ma force et la puissance de ma main…(3) ”, comme je le disais.

On doit donc établir clairement que nous nous trouvons encore dans la pénombre profonde et que “ Israël est libéré uniquement par la Techouva ” et par un ajout à la Torah et aux Mitsvot.

A l’occasion de la fête de la libération, qui approche, je vous joins une brochure(4) rédigée, en son temps, par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, bien que, pour différentes raisons, son nom n’y soit pas mentionné.

Avec ma bénédiction,

M. Schneerson,

Notes

(1) Vraisemblablement, à propos de l’idéologie sioniste. (2) Vraisemblablement, du livre de ce Rav. (3) M’ont permis d’obtenir tout cela. (4) Sur le 19 Kislev, fête de la libération de l’Admour Hazaken. Voir également, à ce propos, les lettres n°3159 et 3220.

Lettre n°3105

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3105, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Kislev 5715,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid,

qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Azryel Zelig(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 7 Kislev et, à ce propos, j’ai déjà demandé(2) à mon secrétariat que le nom Mendel soit orthographié avec un Aïn(3), comme l’indiquent les livres recensant les noms. C’est, avant tout, de cette façon que l’écrivait le Tséma’h Tsédek, valeur numérique de Mena’hem Mendel(4). Vous rectifierez donc sur les papiers à en-tête du Collel(5).

Je vous remercie de m’avoir annoncé la bonne nouvelle qu’un office ‘Habad a bien été institué dans le quartier de Chaareï ‘Hessed. Ce sera un lieu de prière, mais également un lieu d’étude, puisque des cours y seront donnés, de manière fixe, sur la partie révélée de la Torah et sur la ‘Hassidout.

L’un des cours de la partie révélée de la Torah portera, en particulier, sur les Hala’hot qui sont nécessaires à la vie quotidienne(6). Il en sera de même pour les enseignements qui seront dispensés dans les autres synagogues ‘Habad et, si j’en avais le pouvoir, j’aurais instauré qu’il en soit de même dans toutes les communautés juives, quelle que soit leur appartenance, en particulier dans un lieu de prière, comme l’expliquent les Sages, commentant le verset : “ Dieu aime les portes(7) de Tsion, parmi tous les Sanctuaires de Yaakov ”.

Je vous remercie de m’avoir appris que vous avez reçu les livres de l’institut du Rav Kook(8). Ceux qui en ont la possibilité vous aideront sûrement à obtenir les autorisations nécessaires pour les envoyer ici. Des personnes voyageant de là-bas vers ici pourront également aider à les transporter.

Je vous joins un fascicule édité à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev, qui approche. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre.

Avec la bénédiction de votre proche parent,

Notes

(1) Le Rav A.Z. Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, les lettres n°2852* et 3242. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1976. (3) Ce n’est vraisemblablement pas ainsi que le Rav Slonim avait écrit le prénom du Rabbi, dans les documents qu’il lui avait adressés. (4) La valeur numérique de Mena’hem et de Tséma’h est cent trente huit. La valeur numérique de Mendel et de Tsédek est cent quatre vingt quatorze. (5) ‘Habad, portant la mention du fait qu’il est placé sous les auspices du Rabbi. Le Rav Slonim dirigeait le Collel ‘Habad. (6) Voir les lettres n°3048 et 3091. (7) Chaar, de la même étymologie que Chiyour, enseignement. (8) Voir, à ce sujet, les lettres n°2965 et 3026.

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