Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°3026
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3026, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires, aux
multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre de la veille du Chabbat Le’h Le’ha et, il y a quelques jours, j’ai reçu la précédente. Enfin, hier, m’est parvenu le premier tome de la Concordance talmudique(2).
A première vue, cet ouvrage révèle, en différents points, une approche superficielle et uniquement technique, qui n’aborde pas la dimension profonde. On y trouve également des affirmations, à propos de la racine des mots et de leur sens, qui sont contestées, sans que ce fait ne soit signalé.
Peut-être l’auteur fait-il état de tout cela dans les tomes précédents de la Concordance, portant sur la Michna et la Tossefta, que je n’ai pas vus. Mais, il est clair que cela ne suffit pas. De tout temps, et encore plus à notre époque, on ne peut compter sur le fait que l’on recherchera des explications dans d’autres livres, lorsque l’on sera confronté à une difficulté. Et, vous connaissez le principe selon lequel ceux qui prennent la parole en derniers doivent expliciter leurs propos.
Bien évidemment, la présente intervention a uniquement pour objet de demander pourquoi l’on n’a pas cherché à produire une réalisation plus parfaite. En revanche, si l’on cherche un manuel usuel pour découvrir le sens d’un mot ou d’une expression de nos Sages, une telle approche présente effectivement une qualité particulière. En effet, celui qui effectue une telle recherche ne possède pas toujours des connaissances profondes. De nos jours, on peut même ne pas savoir ce que signifie un mot et ne connaître qu’une combinaison de lettres.
En tout état de cause, je vous remercie beaucoup d’avoir pris la peine d’acheter ce livre et de me l’adresser. Il est dit que “ le vin appartient à son propriétaire, mais l’on remercie celui qui le sert ”. Vous consulterez, à ce sujet, le troisième chapitre de la Mitsva de la circoncision, dans le Séfer Hamitsvot(3) du Tséma’h Tsédek.
Ceci me conduit à aborder un autre point, en liaison avec le précédent. Je me permets de formuler la requête suivante. Vous savez sans doute ce qui a été arrêté avec le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav B.E. Gorodetski(4), concernant l’envoi(5) des livres édités par l’institut Rav Kook. Jusqu’à ce jour, cet accord n’a pas été suivi d’effet, bien que le Rav B.E. G. m’ait dit avoir écrit à son interlocuteur pour déterminer de quelle manière ce qui avait été décidé pouvait être mis en pratique.
Certes, on a écrit à mon proche parent, le Rav A.Z. Slonim(6), pour lui demander s’il pouvait se charger de confectionner les paquets(7) et de payer les frais d’envoi, que je rembourserai, bien évidemment, avec l’expression de toute ma gratitude. Néanmoins, “ il y a entre ici et le fleuve Gui’hon, de nombreux accusateurs ”. J’espère que vous trouverez un moyen d’appliquer tout cela concrètement et, d’avance, je vous en remercie beaucoup.
Vous me dites que les membres de la famille du Rav Elyahou Yossef de Drivin désirent publier ses écrits qui sont encore inédits(8) et j’en suis satisfait. Il est évident que cela est une bonne initiative. Ils feront également en sorte que cet ouvrage soit esthétique. Tout d’abord, il est dit : “ C’est mon Dieu et je veux Le parer : Rends-toi beau devant Lui…(9) ”. De plus, les vicissitudes de l’époque font que c’est là le seul moyen d’attirer certaines personnes à consulter un livre et à méditer à son contenu. A quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.
Bien évidemment, lorsque j’évoque l’esthétique, je ne fais pas uniquement allusion à l’aspect le plus extérieur, c’est-à-dire à la qualité de l’imprimerie et du papier, mais également aux “ anses permettant de saisir la coupe ”, c’est-à-dire aux mises en parallèle, aux références, autrement dit à l’aspect profond de ce qui est extérieur.
Il semble que l’on sollicite votre conseil, à ce propos et que l’on tienne compte de votre avis. Vous pourrez donc obtenir qu’il en soit ainsi. J’ajoute que son livre Ohaleï Yossef est épuisé depuis bien longtemps. Il sera aisé de le rééditer en le dupliquant. Il serait donc judicieux que l’on publie également ce livre(10).
Les membres de la famille du Rav E.Y. possèdent sûrement le manuscrit original. Il y a quelques semaines, quelqu’un de Terre Sainte m’a offert une feuille de ce manuscrit, en me précisant qu’il a été rédigé par l’auteur du Ohaleï Yossef. Je lui ai demandé comment il l’a obtenu et il m’a dit l’avoir acheté chez un libraire, il y a quelques années. Il ne se rappelle plus des détails.
Concernant la Yechiva Torat Emet(11), vous me dites que la situation est meilleure et j’en suis satisfait. Il en est de même, dans le domaine spirituel, pour ce qui concerne l’étude de la Torah, la prière et la crainte de Dieu.
Puisse Dieu faire que la situation continue à s’améliorer, que l’on connaisse l’avancement caractéristique du domaine de la Sainteté, ce qui apportera également la largesse dans le domaine matériel, comme nos Sages l’expliquent à propos de “ la terre du cerf ”(12), qui est, physiquement, Erets Israël. Or, la matière découle de l’esprit et il en est donc de même pour ce qui concerne la Torah, qui est l’Erets Israël spirituelle.
Vous évoquez le bloc religieux(13). Il est, en effet, particulièrement judicieux de le constituer. Vous dites ne pas y croire, mais peut-être la situation, en la matière, n’est-elle plus ce qu’elle était, il y a deux ans. A l’époque, les religieux eux-mêmes exerçaient des pressions sur leurs partis, de l’intérieur et leurs dirigeants ne voulaient pas en entendre parler. A l’heure actuelle, en revanche, les pressions viennent de l’extérieur, plus précisément des partis de gauche. Il est donc encore plus judicieux de renoncer à un profit hypothétique pour tel ou tel autre dirigeant, afin de ne pas remettre en cause la situation religieuse, en Terre Sainte.
Vous me dites que le sixième tome de l’Encyclopédie talmudique paraîtra bientôt et je vous adresse, à ce sujet, ma bénédiction de Mazal Tov. Que Dieu vous accorde une grande réussite pour les tomes suivants. Le mérite de tous dépend de vous.
A ce propos, lors de la réunion ‘hassidique de Sim’hat Beth Hachoéva(14), cette année, j’ai consulté également ce que dit votre livre Moadim Be Hala’ha et les références que vous y indiquez, en particulier à propos des libations d’eau(15). J’ai observé que vous n’avez pas vu les responsa Avneï Nézer, tome 2, chapitre 495, qui divergent de l’explication du Gaon de Vilna et de la Tossefta.
Je suis pas convaincu de l’intérêt de ce que je vais écrire maintenant. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de le faire. Je citerai, au préalable, l’explication de nos Sages, que le Rambam retient pour la Hala’ha, selon laquelle il n’y a pas lieu de permettre trois pratiques, malgré l’avis que donne le tribunal, à ce sujet, comme le rapportent les traités Avoda Zara 37a et Mamrim, chapitre 2, Michna 8.
Or, en contradiction avec ce principe, il est un Rav qui, chaque fois qu’il écrit un article, même s’il ne le publie pas dans un périodique de Torah, y émet une permission, parfois même la plus surprenante. Je ne sais pas qui est susceptible d’exercer une influence sur lui, en ce domaine.
Même si l’on admet que ces permissions sont parfaitement établies, on peut leur opposer l’affirmation des Sages précédemment citée, qui fait bien allusion à un tribunal capable et compétent. Malgré cela, une telle pratique(16) est effectivement interdite. Entre deux permissions, on peut aussi avoir un avis plus rigoriste et prononcer une interdiction. Il est impossible qu’il n’y ait pas un domaine dans lequel ce Rav considère qu’il faut interdire. Beth Hillel lui-même adoptait un avis rigoriste, dans certaines situations.
De manière plaisante, je ferai remarquer que cette tendance systématique à la permission est poussée à l’extrême, au point d’autoriser les Cohanim à marcher entre les tombes des Justes, alors que le Maharil de Yanovitch(17) et, à ma connaissance, les maîtres de la ‘Hassidout polonaise n’ont trouvé aucune base à cette permission.
Avec ma bénédiction de réussite et en l’attente de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, les lettres n°2798, 3136, 3215 et 3368. (2) Dictionnaire des mots du Talmud, par le Rav ‘Haïm Yochoua Kosovski. (3) Le Dére’h Mitsvoté’ha. (4) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski, directeur du bureau européen d’aide aux réfugiés. Voir, à ce sujet, les lettres n°2826 et 2965. (5) Au Rabbi. (6) Le Rav Azryel Zelig Slonim, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°3105. (7) Pour envoyer ces livres au Rabbi. (8) Il s’agit du Ohaleï Yossef, un profond commentaire du Talmud par le Rav Elyahou Yossef Rivlin, paru à Jérusalem en 5716. Voir, à ce sujet, la lettre n°3215. (9) En accomplissant les Mitsvot de la meilleure façon. (10) Il fut édité en 5733-1973. (11) De Jérusalem. (12) La peau d’un cerf ne contient pas son corps et elle s’élargit donc pour qu’il puisse s’en vêtir. De même, Erets Israël “ s’élargit ” pour que tous les Juifs puissent s’y trouver. (13) Constitué par tous les partis religieux de Terre Sainte. Voir, à ce sujet, la lettre n°926. (14) ‘Hol Hamoed Soukkot. (15) Spécifiques à la fête de Soukkot. (16) La recherche systématique de la permission. (17) Dans son livre Chéérit Yehouda, additifs, chapitre 14 et 35. Voir également le recueil Yagdil Torah, paru à New York, tome 1, page 22.
Lettre n°3027
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3027, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Aux jeunes gens…
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à la question que vous m’avez posée, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, au multiples accomplissements, le Rav Nissan Nemanov(1). Vous me demandez, en effet, si vous devez partir pour les Etats Unis ou bien pour un autre pays.
Si vous voulez suivre mon avis, conformément à ce que j’ai déjà écrit(2), vous méditerez au grand bienfait que Dieu vous a accordé. Il vous a permis de percevoir la lumière bienfaisante qui se trouve dans la Torah, c’est-à-dire son enseignement profond lequel, à notre époque, est exprimé et expliqué par la ‘Hassidout, introduite par le Baal Chem Tov et surtout par la ‘Hassidout ‘Habad, introduite par l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, successeur du Maguid, le grand disciple du Baal Chem Tov, qui occupa sa place.
Vous devez donc profiter de chaque instant dont vous disposez, c’est-à-dire de celui qui, selon l’organisation de la Yechiva, n’est pas consacré à la partie révélée de la Torah, afin d’étudier la ‘Hassidout, pour en acquérir la connaissance et l’approfondir. Et, nos Sages disent que “ la pratique est essentielle, et non l’étude ”. Vous devez donc adopter ses usages et ses pratiques.
En conséquence, la pensée de se rendre dans un autre endroit est issue du domaine de mal et du mauvais penchant. Celui-ci est expert dans sa manière de séduire l’homme et de le convaincre. Il peut donc prendre l’apparence du bon penchant, convaincre que le voyage et l’installation dans un autre endroit permettront de mieux étudier.
Or, la réussite de Dieu est spécifiquement accordée à ceux qui résident dans la tente de l’étude de la Torah, Sagesse du Saint béni soit-Il, qui ne laisse aucune place aux arguments du “ roi vieux et fou ”(3), dès lors que l’homme ne s’entête pas et ne cherche pas lui-même à stimuler son mauvais penchant.
Je ne m’adresse pas à des sots et je suis donc convaincu que vous redoublerez d’ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, à la prière fervente et à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Ainsi, à une échéance qui ne sera pas lointaine, vous recueillerez le fruit de vos efforts.
Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la Torah avec crainte de Dieu,
Notes
(1) Directeur de la Yechiva de Brunoy, dans la région parisienne. (2) Voir la lettre n°2730. (3) Du mauvais penchant.
Lettre n°3028
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3028, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée,
le Rav ‘Haïm Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Mar’hechvan et puisse Dieu faire que vous assumiez avec succès votre mission sacrée, celle de diriger les études des élèves de la Yechiva Torat Emet(2).
Vous savez que la responsabilité d’un directeur d’étude est beaucoup plus grande que celle d’un professeur ou d’un recteur de Yechiva. En effet, celui-ci participe à leur étude et il le fait en leur présence. En la matière, l’opposition de l’autre côté(3) n’est pas très forte, car la Torah est “ le pain du ciel ” et “ les paroles de la Torah ne peuvent pas contracter l’impureté ”, n’ayant, intrinsèquement, pas de déchets. De même, l’étude de l’élève n’est pas déterminante non plus, car “ s’il n’a pas de mérite, elle devient, pour lui…(4) ”.
La fonction du directeur d’étude consiste à vérifier que la Torah pénètre effectivement l’élève, comme le soulignent nos saints maîtres. L’élève doit faire corps avec elle, au point qu’elle devienne une partie de lui-même, “ sa Torah ”, car “ la Torah et Israël ne font qu’un ”.
Or, c’est précisément contre cela que le mauvais penchant entre en lutte, entraînant l’âme animale avec lui, par toutes ses forces. Néanmoins, nos Sages soulignent que le responsable du puits lui-même reçoit sa nomination du ciel. Il est donc certain que vous avez les forces nécessaires pour assumer cette fonction. Et, tout ne dépend que de votre bonne volonté. Dieu fasse que vous puissiez rapidement dire : “ Voyez les fruits que j’ai fait pousser ”.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
N. B. : Il est sûrement inutile de vous rappeler ce qui suit. Physiquement, la vitalité du corps est conditionnée par le dévoilement de l’âme. Et, bien évidemment, il en est de même pour le corps et l’âme de la Torah(5).
Notes
(1) Le Rav H.M. Rosenberg. (2) De Jérusalem. (3) Des forces du mal. (4) Un poison mortel (5) L’étude de la ‘Hassidout vivifie celle de la partie révélée de la Torah.
Lettre n°3029
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3029, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 10 Mar’hechvan. Je vous remercie de m’avoir annoncé une bonne nouvelle, puisque vous avez été l’émissaire bienfaisant, ayant
rapproché une personne de son origine et de ses sources. Désormais, cet homme respecte de nouveau le Chabbat. Nos Sages expliquent et tranchent, dans la Michna(1), que “ une Mitsva en entraîne une autre ”. Sans doute s’améliorera-t-il, spirituellement, dans d’autres domaines également. Bien évidemment, pour votre part, vous devez rester vigilant, jusqu’à ce que son respect du Chabbat soit parfait.
Vous me demandez de quelle manière vous pouvez le renforcer. Il serait bon de faire en sorte, d’une manière diplomatique, qu’il soit occupé, pendant les jours de Chabbat et de fêtes. Ainsi, il participera à un cours, rendra visite à des amis et à des connaissances. De plus, il serait judicieux de lui trouver des patients(2), afin qu’il puisse constater concrètement une augmentation, sur son livre de comptes.
Bien évidemment, il doit aussi aller à la synagogue, si possible avec son épouse. Vous connaissez le dicton que nous a transmis mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, au nom du Juste, Rabbi Meïr de Primichlyan(3) : “ Lorsque l’on est attaché là-haut, on ne tombe pas en bas ”. Ainsi, plus il sera lié aux préoccupations célestes et plus l’on réduira le risque(4).
Avec ma bénédiction de réussite dans tous ces domaines, en général et dans l’effort que vous faites pour venir ici, en particulier,
Notes
(1) Traité Avot, chapitre 4, Michna 2. (2) Pendant la semaine. Cet homme, commençant à respecter le Chabbat, est vraisemblablement un médecin. (3) Voir le Likouteï Dibbourim, tome 2, page 272a. (4) Qu’il connaisse à nouveau la chute.
Lettre n°3030
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3030, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yé’hezkel Hacohen(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, m’annonçant que votre fils Israël Hacohen vient d’avoir quatre ans. Il est dit que, pendant la quatrième année(2), tous les fruits sont consacrés à Dieu, comme l’explique le Midrach Tan’houma(3). Vous consulterez également le début des lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken et le Choul’han Arou’h Yoré Déa, chapitre 245, paragraphe 5, dans la note.
De la sorte, Dieu fera, lorsque le père consacre son enfant à la Torah, pour Son honneur, que cette sainteté se révèle dans son éducation, dès la cinquième année. Ainsi, vous éduquerez tous vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, en bonne santé et dans la plénitude, avec votre épouse.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Deren. (2) D’un arbre fruitier. (3) Voir également la lettre n°2626.
Lettre n°3031
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3031, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[15 Mar’hechvan 5715]
Je fais réponse à votre lettre. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que, très prochainement, vous puissiez vous marier, d’une manière positive, matériellement et spirituellement.
Nos Sages, évoquant l’étude de la Torah, disent, au traité Kiddouchin 30b, qu’un homme “ voit sa vie avec une femme ”. Cela signifie, au sens le plus littéral, qu’en intensifiant votre étude de la Torah, vous trouverez plus aisément une épouse.
Certes, l’accomplissement des Mitsvot, en général et l’étude de la Torah, en particulier, doivent être pénétrés de soumission à Dieu, car telle est la Volonté du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Pour autant, chaque Mitsva de la Torah possède bien une vertu particulière. En ce sens, l’étude de la Torah est spécifiquement liée au mariage, comme l’indique le traité Kiddouchin, à la référence précédemment indiquée.
Lettre n°3032
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3032, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Le Ra Avraham Sender(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du lundi de la Parchat Noa’h. Sans doute avez-vous reçu, en son temps, la mienne, qui était accompagnée d’une brochure.
Par un effet de la divine Providence, j’ai obtenu, précisément ces jours-ci, une copie d’un discours ‘hassidique du Tséma’h Tsédek, alors que, dans votre lettre, vous citiez le verset “ Ne nous rejette pas, à l’âge de la vieillesse ”, comme l’expliquent le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 171 et celui de l’Admour Hazaken, à la fin du chapitre 167. Or, j’ai trouvé l’explication de ce verset au chapitre 7 de ce discours ‘hassidique. Je l’ai fait grâce à vous et je reproduis donc ce commentaire, dans ces lignes :
“ Le Or Ha Meïr, citant le Baal Chem Tov, s’interroge sur ce verset. Est-ce à dire que, lorsqu’on est jeune, à n’a pas besoin de Dieu? Le Tséma’h Tsédek, dans un discours ‘hassidique intitulé “ Et, Dieu allait devant eux ”(2), répond à cette question, d’après l’affirmation de nos Sages, à la fin du huitième chapitre du traité Baba Kama, ‘lorsque nous étions enfants’ et le Midrach Devarim Rabba Choftim, au paragraphe 7, ‘car Israël est un jeune homme et Je l’aime’. Et, l’enfant est plus naturellement soumis que le Sage ”.
Avec ma bénédiction pour un bon Chabbat,
Notes
(1) Le Rav A.S. Nemtsov. Voir, à son sujet, la lettre n°2984. (2) Or Ha Torah Bechala’h, début de la page 383.
Lettre n°3033
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3033, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Votre oncle, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, m’a fait part de votre état de santé et il m’a demandé une bénédiction. Sans en faire le vœu, je mentionnerai votre nom, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, dont le mérite nous protégera, afin que votre état de santé s’améliore.
Il est sûrement inutile de vous rappeler que Dieu “ guérit toute chair et fait des merveilles ”, selon le texte institué par les membres de la grande Assemblée pour les bénédictions du matin. Bien plus, ces Sages en firent une bénédiction à part entière, dans laquelle on mentionne le Nom de Dieu et Sa royauté.
Il est dit que “ l’on ne récite pas une bénédiction, au bénéfice du doute ” et il faut en conclure qu’il n’y a, en l’occurrence, aucune incertitude, comme le souligne l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, au chapitre 11 d’Iguéret Hatechouva, que vous consulterez.
Ainsi, lorsque vous raffermirez votre confiance en Dieu, vous irez mieux et votre traitement sera plus fructueux. Néanmoins, le canal et les réceptacles permettant d’obtenir un tel résultat sont la Torah et les Mitsvot, en général, un ajout spécifique en ce qui les concerne, en cas de besoin et de difficulté, en particulier. C’est donc ce que vous ferez, selon vos possibilités et “ à quiconque ajoute, on ajoute ”.
Vous gardez sûrement les trois études qui sont le fait de tous, instituées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci portent, premièrement, sur les Tehilim, selon leur répartition mensuelle, chaque jour après la prière du matin, deuxièmement, sur la Sidra de la semaine avec le commentaire de Rachi, le dimanche depuis le début de la Paracha jusqu’au Cheni, le lundi du Cheni au Chelichi et ainsi de suite, troisièmement, sur le Tanya, quotidiennement étudié, selon sa répartition annuelle. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction de meilleure santé et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°3034
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3034, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du lundi de la Parchat Vayéra(1). Votre première question porte sur ce qui est arrivé à votre épouse(2). Chacun d’entre vous prélèvera, pour la Tsédaka, un montant de vingt six Sela deux tiers(3). Vous pourrez demander à un Cohen quelle est la valeur d’un Sela, dans la monnaie du pays, puisque celui-ci effectue le rachat d’un premier-né pour cinq Sela.
Bien évidemment, cela ne veut pas dire que vous devez prélever cette somme en une seule fois. Vous pouvez le faire en un mois ou même en une période encore plus longue. Il y a même un avantage à la donner en de nombreuses fois, comme l’explique l’Admour Hazaken, dans Igueret Hakodech, au chapitre 21, commentant l’affirmation de la Michna selon laquelle “ tout dépend du nombre des actions ”.
Par ailleurs, vous retarderez quarante repas d’une vingtaine de minutes. Bien entendu, il n’est pas nécessaire que ceux-ci soient suivis, jour après jour. Ils pourront être répartis sur plusieurs semaines. De la sorte, vous placerez votre confiance en Dieu et vous pourrez continuer à Le servir joyeusement. Et, vous savez qu’il faut Le servir “ en toutes tes voies ”, comme l’expliquent longuement le Rambam, au chapitre 3 de ses lois des opinions, le Tour Ora’h ‘Haïm et le Choul’han Arou’h, au chapitre 231.
Concernant la décision hala’hique du Tséma’h Tsédek(4) selon laquelle il est permis d’utiliser un tampon(5) lorsque le médecin dit qu’il y a un danger pour la femme(6), il est clair que mon accord n’est nullement nécessaire. Le médecin considère que cela est dommageable à sa santé et une telle pratique est donc permise.
Vous me parlez d’un instrument que vous avez acheté pour cela et vous me citez même son nom, en anglais. Ici, nous ne le connaissons pas, mais, en tout état de cause, cela ne change rien pour le mari(7). S’il a une forme enveloppante, il ne faudra donc pas le placer sur l’organe masculin, ce qu’à Dieu ne plaise, mais bien dans la vagin.
C’est l’occasion pour mois de vous rappeler que vous devez étudier chaque jour, au moins, pendant quelques instants, la partie profonde de la Torah qui, à notre époque, a été révélée et commentée par la ‘Hassidout. Et, qui sait ? Peut-être tout ce qui vous arrive vient-il vous signifier la nécessité de cette étude. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Avec ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles à propos de tout cela,
Notes
(1) Voir la lettre n°3139, qui fait suite à celle-ci. (2) Vraisemblablement une transgression du Chabbat, par inadvertance. (3) Voir la lettre n°199 : “ Celui qui a transgressé le Chabbat doit jeûner pendant quarante jours. S’il veut racheter ces jeûnes, il donnera, pour chacun d’eux, douze Pachit à la Tsédaka. Dix huit Pachit correspondent à un Sela de la Torah ”. On peut donc racheter quarante jeûnes avec vingt six Sela deux tiers. Voir également les lettres n°3005 et 3173. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2962. (5) Contraceptif. (6) D’être enceinte. (7) Le tampon auquel le Tséma’h Tsédek fait allusion est placé par la femme.
Lettre n°3035
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3035, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu l’occasion d’apprendre que vous rencontrez une certaine personne, vraisemblablement avec son épouse. Vous le voyez de temps à autre et même, dernièrement, plus souvent. Il est sûrement inutile de vous préciser que vous devez, à chaque fois, exercer une influence positive sur eux, jusqu’à ce que leur maison soit un foyer ‘hassidique.
Vous connaissez l’importance d’un tel accomplissement. Combien plus est-ce le cas pour ces personnes, car cet homme a de nombreux disciples et tout ce qui le concerne est donc public. Vous n’avez jamais évoqué tout cela et je voulais donc vous en souligner l’importance, vous encourager encore une fois.
Il y a sûrement un moyen de réduire votre sentiment mélancolique, celui de la crainte que cet homme suspecte qu’on veuille l’influencer. Et, de fait, pourquoi le craindre ? Le contraire est vrai ! En tout état de cause, cette crainte ne justifie pas qu’on perde l’occasion de rapprocher cet homme de la ‘Hassidout, de ses usages et de ses pratiques ou même du Judaïsme en général, ce qui est également nécessaire, car il a malheureusement des lacunes, non seulement dans ses idées, mais aussi dans son action concrète.
Je n’ai rencontré qu’une seule fois son épouse. J’espère, pourtant, qu’elle ne s’opposera pas à tout cela, mais, bien au contraire, qu’elle lui viendra en aide, au moins à terme. A n’en pas douter, elle peut le faire, peut-être même plus que lui.
En l’attente de bonnes nouvelles de tout cela et également de ce qui vous concerne,
Lettre n°3036
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3036, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait de recevoir votre lettre, dans laquelle vous me décrivez enfin les actions positives que vous accomplissez, dans votre entourage, afin de le rapprocher de la Torah et des Mitsvot.
Vous me dites que vous agissez à la mesure de vos pauvres forces. Vous savez ce que disent, à ce sujet, les livres sacrés, en général et ceux de la ‘Hassidout, en particulier. Chaque Juif est l’émissaire du Saint béni soit-Il, Qui crée le monde et le dirige, afin d’y bâtir une demeure pour Lui, par la diffusion de la Torah et des Mitsvot.
L’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie profonde de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, précise que l’on peut appliquer, en la matière, l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ l’émissaire de l’homme est comme cet homme ”, en l’occurrence comme l’Homme céleste, se trouvant sur le Trône. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaykra.
En conséquence, des forces particulièrement élevées vous ont été accordées et puisse Dieu faire que vous les utilisiez pleinement. Alors, votre entourage évoluera, peu à peu et même, au final, de manière significative. Tout dépend uniquement de votre détermination.
Il est sans doute superflu de vous rappeler à quel point il est nécessaire, à notre époque, d’étudier également la partie profonde de la Torah, qui est expliquée par la ‘Hassidout. C’est par elle que “ les enfants d’Israël quitteront l’exil dans la miséricorde ”, comme l’expliquent longuement Rabbi ‘Haïm Vital, dans son introduction au Chaar Ha Hakdamot et l’Admour Hazaken, au chapitre 26 d’Igueret Hakodech, de même que dans différents autres textes.
Au même titre que l’ensemble de la Torah, cette partie de son enseignement “ n’est pas inaccessible et éloignée… la chose est très proche de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir ”, grâce à l’étude effective, dont on se pénètre en son cœur et qui insuffle la vitalité au comportement concret, au jour le jour.
Vous êtes le Rav d’une communauté et le mérite public dépend donc de vous. C’est par votre intermédiaire que le plus grand nombre prendra conscience de la nécessité d’étudier la Torah et d’adopter ces comportements.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°3037
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3037, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak Noté(1),
Je vous salue et vous bénis,
Le père(2) de la personne que vous mentionnez me demande s’il doit s’installer dans un lieu de Torah et de crainte de Dieu, comme le souhaite son épouse. Cette requête est judicieuse, surtout lorsqu’elle émane d’une mère de famille, maîtresse de maison. Celui Qui subvient aux besoins de chacun, en accordant nourriture, vêtements et maison, leur permettra d’obtenir ce dont ils ont besoin, en ce nouvel endroit.
Dernier point, qui suscite le plus grand intérêt, je vous remercie pour cette précieuse perle, un récit du Rabbi Rachab qui figure dans le testament de votre père. Ceci vient en son temps, puisque j’ai reçu votre lettre à la veille du 20 Mar’hechvan, date de la naissance du Rabbi Rachab. Et, il est précisément dit que “ une chose est bonne quand elle vient en son temps ”.
Je vous saurais gré, comme vous le précisez à la fin de votre lettre, de me transmettre les autres récits qui se trouvent dans le testament de votre père. Il serait bon d’indiquer, pour chacun de ces récits, qui l’a rapporté et s’il s’agit de la personne à qui cela est arrivé, dans la mesure où vous disposez de ces informations.
Avec ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela,
Notes
(1) Le Rav I.N. Niv. Voir, à son sujet, la lettre n°3349. (2) Il s’agit du Rav Mena’hem Mendel Nobikov.
Lettre n°3038
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3038, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 ‘Hechvan, dans laquelle vous me faites part de vos difficultés pour gagner votre vie. Vous imputez cette situation à l’importance de l’investissement initial, qui est nécessaire, dans le domaine agricole.
Cette affirmation est difficile à accepter car, dans de nombreux cas, en Terre Sainte, on peut adopter une activité agricole sans aucun investissement initial. Je suis surpris que vous ne voyiez pas la vérité, que j’ai déjà écrite, à maintes reprises, aux habitants du Kfar(1). Conformément au proverbe(2) du Tséma’h Tsédek, Alef et Beth sont les initiales de A’hdout, unité et Bera’ha, bénédiction. Plus l’on renforcera l’unité, non seulement matérielle mais aussi spirituelle, plus la bénédiction de Dieu sera importante, non seulement matériellement, mais aussi spirituellement. Et, le fait qu’il soit si difficile de s’unir est une preuve de plus que le problème se trouve là.
Il est bien évident que je ne fais pas allusion à vous personnellement, mais, de façon générale, à tout ce qui concerne le Kfar(1) et donc à chaque individu qui le constitue. Il ne me semble donc pas que vous devez vous défaire de ce que l’Agence juive vous a donné(3), d’autant que les années difficiles sont passées et qu’elles se trouvent déjà derrière vous.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Kfar
‘Habad. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2844. (3) Pour adopter cette activité agricole.
Lettre n°3039
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3039, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav A.S.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du dimanche de la Parchat Vayéra, dans laquelle vous me décrivez, d’une manière relativement détaillée, la situation de la synagogue ‘Habad de Peta’h Tikva. En certains points, une amélioration est effectivement nécessaire, dans le sens que vous décrivez. Néanmoins, vous connaissez l’assurance de Dieu selon laquelle si “ vous ouvrez pour Moi comme la pointe d’une aiguille ”, alors “ J’ouvrirai pour vous comme le portique du Sanctuaire ”.
Lorsque le secrétaire de la synagogue et ceux qui y prient feront des efforts, de leur côté, Dieu accordera donc la réussite, d’autant qu’il est dit(2), à propos de chaque Juif : “ La seconde âme d’Israël est, à proprement parler, une parcelle de Divinité ”. En effet, le verset (Job 31, 2) parle d’une “ parcelle de Divinité ” et l’Admour Hazaken précise “ à proprement parler ”, soulignant ainsi que cette âme doit apparaître concrètement, non seulement dans les pensées et les paroles, mais aussi dans les actions, au quotidien et en tous les points que vous évoquez en filigrane(3).
Les livres sacrés expliquent, et l’Admour Hazaken le mentionne également dans son Sidour, que l’on introduit la prière par le Précepte “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ”. Lorsque le secrétaire de la synagogue considère ceux qui y prient de cette façon et que l’inverse est également vrai, il est certain que se réalisera : “ Bénis-nous, notre Père ”, dès lors que l’on est “ tous comme un ”.
Le Tanya fait allusion à cela, au chapitre 32 et conclut qu’il en est ainsi grâce à “ la Lumière de Ta Face ”, ce qui souligne également que chacun doit montrer aux autres un visage lumineux, car “ le cœur de l’homme, envers son prochain, est comme le visage qui se reflète dans l’eau ”.
Un point doit être ajouté, au moins à titre de remarque, s’agissant d’une synagogue ‘Habad. J’ai demandé que les éditions Kehot vous offrent quelques livres de ‘Hassidout, de même que des Tehilim Ohel Yossef Its’hak, qui portent le nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
A l’occasion du mois de Kislev, celui de la libération(4), qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, vous voudrez bien, en tant que secrétaire de cette
synagogue, transmettre à ceux qui y prient et aux membres de leur famille, ma bénédiction afin que se réalisent les termes du verset(5) “ Il a libéré mon âme dans la paix ”. La raison pour laquelle il en est ainsi est précisée juste après cela : “ Car ils étaient nombreux avec moi ”.
En effet, même ceux qui, extérieurement, semblent s’opposer, sont, au fond d’eux-mêmes et en réalité, “ avec moi ”, comme le souligne le Yerouchalmi Sotta, chapitre 1, paragraphe 8, de sorte que tous ont une conception unique, liée à la Torah unique et au Dieu unique, comme l’expliquent différents textes de ‘Hassidout.
Notes
(1) Le Rav A.Shklovski. Voir, à son sujet, la lettre n°2707. (2) Au début du second chapitre du Tanya. (3) Textuellement “ par les initiales ”. (4) De l’Admour Hazaken et de l’Admour Haémtsahi, des prisons tsaristes, de même que celle du Temple, à ‘Hanoukka. (5) Tehilim 55, que prononçaient l’Admour Hazaken et l’Admour Haémtsahi, lors de leur libération.
Lettre n°3040
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3040, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[20 Mar’hechvan 5715]
Une “ coupe arrondie ”(1) est un réceptacle rond, dont l’orifice est tourné vers le haut, afin d’en cacher, d’en voiler le contenu aux forces du mal. Mais, l’aspect essentiel et fondamental en est bien le point central(2).
Vous serez donc une “ coupe arrondie ”, qui sera “ pleine d’un breuvage parfumé ”(1) et vous établirez la Hala’ha sans subir la pression d’éléments secondaires.
Vous consulterez le Meoreï Or, à l’article “ coupe arrondie ”, qui cite également le Yaïr Nativ sur le saint Zohar et le Zohar ‘Hadach. Vous consulterez aussi le Peri Ets ‘Haïm, porte de la prière, chapitre 5.
Vous verrez également le Targoum sur le verset Chir Hachirim 7, 2.
Notes
(1) Chir Hachirim 7, 3. (2) Qui contient, à proprement parler.
Lettre n°3041
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3041, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Mar’hechvan et à celle qui la précédait, dans laquelle vous me décrivez la situation des activités communautaires de ‘Habad, en différents domaines, citant chaque parole au nom de celui qui l’a dite.
Le Rav Chmouel Halevi Levitin a coutume de dire que l’on peut, certes, avoir une bonne excuse, mais, pour autant, ce qui aurait dû être accompli fait défaut et c’est effectivement le cas, en l’occurrence, car, comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, peu m’importe de savoir qui est coupable et qui a raison. Nos saints maître soulignent que “ nous sommes des travailleurs du jour ”(1), que notre rôle est d’illuminer. Un travailleur doit s’assurer que la tâche qui lui est confiée est effectivement accomplie.
Ainsi, même si toutes les justifications que vous donniez dans votre première lettre étaient exactes, il n’en reste pas moins que vous n’utilisez pas pleinement toutes les opportunités qui se présentent en Terre Sainte. Mais, bien plus, en l’occurrence, on peut, en outre, réfuter vos arguments.
Point essentiel, chacun d’entre vous observe ce qui doit être fait comme s’il se trouvait à l’extérieur. En conséquence, si l’on fait appel à vous et si l’on s’en tient à vos instructions, vous apportez votre participation. Si ce n’est pas le cas, en revanche, vous considérez que cela ne vous regarde plus et dès lors, “ j’ai sauvé mon âme ”(2).
Vous connaissez la différence entre un employé ou un salarié, qui s’acquitte fidèlement de sa tâche et l’optique de son patron. Les deux premiers font leur travail, investissant en lui toutes leurs forces révélées, puis ils vont dormir paisiblement, conscients de s’être acquittés de leur mission. Le patron, en revanche, ne peut pas connaître le calme, même s’il a fait tout ce qu’il pouvait. Il révèle donc en lui des forces cachées, invente de nombreuses idées.
Je me dois de dire la vérité. Dans ce qui est accompli, pour l’heure, je n’ai pas l’impression que l’on se comporte comme un salarié s’acquittant fidèlement de sa tâche et investissant toutes ses forces dans son travail. Et, vous voudrez bien m’excuser d’exprimer mon avis d’une manière aussi crue.
Vous me parlez d’une personne qui se consacre pleinement à son travail et j’en suis content, mais je constate, dans votre lettre, que tous sont satisfaits de son dévouement et qu’on lui laisse toute la récompense, car personne ne lui vient en aide. Je ne cesse de répéter que l’on gaspille, chaque jour, des possibilités d’agir pour le compte de l’Admour Hazaken, de l’Admour Haémtsahi, du Tséma’h Tsédek et de tous les maîtres qui leur succédèrent. Il y a là une perte irrémédiable.
Vous ne dites rien de votre état de santé et de celui de votre épouse. A n’en pas douter, tout va donc bien, de ce point de vue. Que Dieu fasse régner la paix parmi les ‘Hassidim et que ceci soit le réceptacle non seulement pour recevoir la bénédiction du Dieu du ciel, mais aussi pour l’attirer vers chacun, afin de satisfaire tous ses besoins.
Avec ma bénédiction,
M. Schneerson,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°2270, 3077, 3102, 3267 et 3272. (2) Je ne me préoccupe plus que de ma propre personne.
Lettre n°3042
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3042, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez la situation de votre foyer, pour faire suite à la discussion que nous avions eue. Vous me demandez mon avis, en fonction des informations dont vous disposez actuellement.
A mon sens, il est clair que tout est fonction de la bonne volonté de l’un et de l’autre. Mais, de façon générale, l’harmonie du foyer dépend de la femme plus que de l’homme. Malgré ce que vous m’écrivez, je maintiens ma position et je suis convaincu qu’avec de la détermination, vous pourrez renforcer votre foyer, avec votre mari, grâce au réceptacle qui contient la bénédiction du Saint béni soit-Il, c’est-à-dire la paix.
Certes, nos Sages constatent que les hommes ont des opinions divergentes. Comme vous le savez, notre sainte Torah, Torah de vie, dit que chacun doit se maîtriser. Si vous vous dites que votre mari, le Rav, travaille durement afin de développer l’institution qu’il a fondée, d’élargir son action, ce qui, dans les circonstances actuelles, est un accomplissement harassant et épuisant, pour le corps comme pour l’âme, vous ne vous étonnerez pas qu’il soit parfois nerveux, qu’il lui arrive de réagir plus vivement qu’il ne le faudrait.
En pareil cas, vous adopterez, face à son comportement, une autre attitude et la paix régnera dans votre foyer. La bénédiction se révélera également pour que vous puissiez assurer votre subsistance matérielle, éduquer vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Vous me dites que vous avez, tous les deux, consulté un Rav, il y a quelques temps, mais cela n’a pas eu de suite. A mon sens, il serait bon de le revoir, au plus vite, l’un et l’autre. Puisse Dieu faire qu’en recevant de nombreux conseils, vous trouviez le moyen d’instaurer, au plus vite, la paix dans votre foyer.
Vous connaissez les termes de la bénédiction de nos Sages selon laquelle “ lorsqu’un homme et une femme en ont le mérite, la Présence divine s’installe entre eux ”, ce qui veut bien dire que cela dépend de l’un et de l’autre à la fois. Et, Dieu a donné l’assurance que “ si vous ouvrez pour Moi comme la pointe d’une aiguille, J’ouvrirai pour vous comme le portique du Sanctuaire ”.
Il découle de tout ce qui vient d’être dit qu’une femme, dans la Langue sacrée, s’appelle Akéret Ha Baït, la maîtresse de maison. D’elle dépend, le comportement de la maison, en général et la paix qui y règne, en particulier. Et, rien ne résiste à la volonté.
Je ne veux pas dire, comme vous l’écrivez dans votre lettre, qu’il faut accepter la souffrance pour rester une femme mariée, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous devez, bien au contraire, vous renforcer contre les attaques du mauvais penchant et bâtir ensemble, en un moment bon et fructueux, une maison emplie de paix et de bénédiction, influencer tout votre entourage en ce sens.
J’attends de vos bonnes nouvelles. Vous me direz que vous avez décidé, avec la plus grande détermination, de forger ce réceptacle, en faisant tout ce qui est en votre pouvoir pour mettre en pratique ce qui vient d’être dit. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°3043
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3043, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me faites part des divergences d’interprétation que vous avez, avec d’autres ‘Hassidim, sur différentes notions apparaissant dans des discours ‘hassidiques, dont vous vous êtes entretenus.
Vous avez, en particulier, discuté des concepts de Tohou, monde de la désolation et de Tikoun, monde de la réparation, que l’on peut, selon vous, retrouver depuis le stade le plus élevé jusqu’au plus bas. Vous indiquez les commentaires qui vous permettent de l’affirmer, mais tous ne sont pas d’accord avec votre interprétation.
De façon générale, tout ce qui existe peut effectivement se retrouver, du stade le plus élevé jusqu’au point le plus bas. En effet, l’enchaînement des mondes est fait en sorte que chaque niveau découle de celui qui le précède.
Bien évidemment, chaque stade de l’enchaînement des mondes est différent, selon le niveau où il se trouve. Ainsi, notre père Avraham correspond à l’Attribut du bonté du monde d’Atsilout. Ceci ne l’a pas empêché de dire : “ Je suis poussière et cendre ”, ce qui constitue une différence non seulement quantitative, mais aussi qualitative, par rapport à cette référence.
Nous le comprendrons en fonction de l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ la lumière qui fut créée le premier jour permettait à Adam, le premier homme, d’observer le monde, d’une extrémité à l’autre ”. Cet enseignement doit être interprété au sens le plus littéral. Mais, la ‘Hassidout formule une explication plus profonde, en établissant une différence entre le monde caché et le monde dévoilé, qui n’ont rien de commun avec la lumière, telle qu’on la perçoit ici-bas. Cette dernière n’est perceptible qu’à nos yeux de chair, en ce monde matériel. Mais, nos Sages, par cette affirmation, introduisent bien ces deux notions à la fois.
Vous consulterez également les notes du Tséma’h Tsédek sur E’ha, à partir de la page 26, qui traitent du lion se trouvant dans le Char céleste, à différents stades, diamétralement opposées les uns aux autres.
Mais, il ne faut pas oublier qu’une idée doit d’abord être étudiée d’après son sens simple. C’est ensuite seulement que l’on peut se référer à un stade plus élevé ou à un autre, plus bas.
Il en est de même pour Tohou et Tikoun. Dans la partie ésotérique de la Torah, ces notions sont expliquées de la manière suivante. Le monde de Tohou a été détruit afin que puisse être bâti un monde de Tikoun, dans lequel nous nous trouvons actuellement. Néanmoins, selon le Ari Zal, le monde de Tohou était immatériel, à la différence de celui de Tikoun. D’autres Sages de la Kabbala contestent cette interprétation et ils comparent le monde de Tohou au nôtre. Vous consulterez, à ce sujet, le Torah Or, Parchat Chemot, page 51d et le Torat ‘Haïm, à la même référence.
Après avoir donné le sens premier de ces notions, tel qu’il est défini par la partie ésotérique de la Torah, on peut également en découvrir une signification plus élevée ou plus basse, en particulier pour ce qui concerne les forces de l’âme. Vous consulterez le Torat ‘Haïm, Parchat Noa’h, à partir de la page 67b, qui développe une longue analyse, à ce sujet.
Sans doute savez-vous également ce qui est mentionné dans de nombreuses causeries de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, c’est-à-dire que la notion la plus haute de ‘Hassidout doit modifier, d’une manière effective, les pensées, les paroles et les actions. Or, il n’est pas toujours aisé de mettre en évidence l’application concrète des profonds discours ‘hassidiques, en particulier à notre époque. Il faut donc apprendre également les textes qui traitent du service de Dieu et précisent ce qu’il convient de faire, sans qu’un grand effort ne soit nécessaire.
Je suis donc convaincu qu’une large part de votre étude est consacrée à ces discours ‘hassidiques traitant de l’action concrète.
Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles de tout cela,
Lettre n°3044
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3044, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Votre beau-père, le grand Rav et ‘Hassid C. A.(2) m’a montré votre lettre concernant le rideau de l’Arche sainte, ce que vous avez expliqué à ce sujet et la discussion entre les Tossafot et Rachi, dans le traité Meguila 22b.
En fait, cette controverse entre Rachi et les Tossafot porte uniquement sur la présence de ce rideau à l’intérieur de l’Arche sainte, mais non sur la réalité concrète(3). On peut donc, bien au contraire, tirer, de ce texte, une preuve que l’on accrochait bien un rideau dans l’Arche sainte.
Pour autant, un risque existe si l’on en fait de même(4), à l’heure actuelle, bien qu’un autre rideau recouvre également l’arche sainte de l’extérieur, dès lors qu’une telle pratique n’a jamais existé dans les synagogues, en ces dernières générations.
Vous savez à quel point on hésite à modifier les coutumes, même si aucune interdiction n’est transgressée de cette façon. Bien plus, dans ce pays, les synagogues ont besoin d’être particulièrement renforcées.
Vous n’avez pas précisé à quelle caisse votre chèque était adressé. Je l’ai donc transmis au bureau des actions confidentielles, puisque c’est là la forme la plus élevée de la Tsédaka.
Notes
(1) Le Rav I.Z. Pozner. Voir, à son sujet, les lettres n°2411, 3114 et 3269. (2) Le Rav Chlomo Aharon Kazarnovski. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°3114. (4) Dans l’arche sainte d’une synagogue.
Lettre n°3045
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°3045, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Mar’hechvan 5715,
Brooklyn
A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,
groupement de Montréal, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre et j’ai pris connaissance avec plaisir des discussions et des interventions qui ont marqué vos réunions. Il serait bon également, dans la mesure où quelqu’un est capable de le faire, que l’on commente, à chaque réunion, la Paracha ou la Haftara de la semaine, de même que de celles des semaines écoulées depuis la dernière réunion. On trouvera, en particulier, matière pour cet enseignement dans les Conversations avec les jeunes, en anglais ou en Yiddish, parues durant les années précédentes. Il serait également judicieux d’élargir le nombre des participantes, à ces réunions.
Nous entrons maintenant dans le mois de Kislev, qui comporte les fêtes du 10 et du 19 Kislev, de même que celle de ‘Hanoukka. Le contenu de ces jours sera sûrement exposé, dans les réunions des femmes et jeunes filles ‘Habad.
Que Dieu vous accorde la réussite en tout ce qui vient d’être dit, ce qui conférera le succès à toutes les participantes, en toutes leurs préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Je fais également réponse à votre question. Vous faites remarquer qu’il y a, entre les femmes et les jeunes filles ‘Habad, une grande différence d’âge et donc de centres d’intérêt, d’interrogations qui se posent. Vous me demandez comment résoudre ce problème.
A mon sens, il existe des questions suffisamment générales pour intéresser tous les membres à la fois, alors que d’autres ne concernent qu’un âge bien précis. Il serait donc bon d’organiser des réunions plénières, au cours desquelles on traitera de ces questions les plus générales. A cette occasion, on étudiera également la Sidra de la semaine ou bien des lois que toutes doivent connaître. Par ailleurs, on constituera aussi des groupes, qui se consacreront aux problèmes spécifiques à leur âge. Bien évidemment, si une femme plus âgée est alors présente, elle pourra également participer. Pour autant, il est nécessaire qu’il y ait souvent des réunions plénières.
J’espère que celles qui n’ont pas encore participé, jusqu’à maintenant, aux réunions des femmes et jeunes filles ‘Habad seront attirées par ces groupes spécifiques et, de la sorte, qu’elles viendront également aux réunions plénières. Je souhaite que tout cela se passe dans le calme et la tranquillité, de sorte que l’action soit fructueuse.
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