Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2906
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2906, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Elloul 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Issa’har
Dov(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jeudi de la Parchat Reéh. Je vous remercie pour votre cadeau, les photographies des élèves(2) et les éléments concernant chacune d’entre elles. Puisse Dieu faire que les autres écoles en fassent de même.
Vous me dites que, pendant les vacances, vous avez reçu de nombreuses élèves et j’en suis particulièrement satisfait. Il y a sûrement bon espoir qu’une partie d’entre elles reste pour la prochaine année scolaire.
Puisse Dieu faire que la réussite de cette sainte institution, à laquelle vous avez le mérite de vous consacrer, soit de plus en plus grande et que vous-même, vous connaîtrez le succès dans votre mission.
J’ai transmis au bureau du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h votre demande, concernant les livres de lecture. Si les responsables de ce bureau en trouvent qui soient convenables, ils prendront contact avec vous.
Comme le dit l’Admour Hazaken, dans son Likouteï Torah, à la Parchat Reéh, page 32b, quiconque le désire peut, en ces jours, aller à la rencontre du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Celui-ci réserve un bon accueil à chacun, montre un visage bienveillant, ainsi qu’il est dit : “ Dieu éclairera Sa Face envers toi ”. Puisse donc Dieu vous accorder la réussite dans vos réalisations communautaires et dans vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, de même qu’en tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav I.D. Gurvitch, directeur du Beth Rivka de Yerres, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°2802. (2) Du Beth Rivka.
Lettre n°2907
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2907, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Mena’hem Av. J’y ai lu, avec beaucoup de plaisir, que vous avez eu l’occasion d’exercer votre influence sur des groupes d’élèves et de jeunes gens qui sont leurs moniteurs, ce qui est un moyen indirect d’agir sur ceux qu’ils dirigent.
Néanmoins, je suis surpris de constater que, parmi les matières que vous leur avez enseigné, le Judaïsme ne figure pas. Certes, il n’existe pas de manuels, en la matière, mais les études juives sont impossibles, quand la base manque.
Auparavant, on connaissait tout cela naturellement, en fréquentant la synagogue, ou même en passant dans la rue. De nos jours, en revanche, tout dépend du moniteur et du guide spirituel, car la rue va à l’encontre de la pratique juive et la maison est conduite parfois d’une façon et parfois d’une autre. En tout état de cause, on ne peut se contenter
de cela.
Je veux espérer que ceci manquait uniquement dans votre lettre, mais non dans la pratique, que vous leur avez effectivement enseigné la Torah. Vous m’écrivez, à la prochaine occasion, pour me le préciser. J’espère aussi que vous maintiendrez un contact avec ces groupes, que vous renforcerez l’influence que vous exercez sur eux, dans le domaine du Judaïsme, car telle est la finalité de l’homme.
Lorsqu’un homme vit, il doit recevoir la connaissance de la Torah et il a une vie juive quand il met en pratique les termes du verset : “ Vous êtes attachés à l’Eternel, votre Dieu ” et, en conséquence, “ tous vivants aujourd’hui ”. Et, l’on s’attache à Dieu par la connaissance de la Torah, par le sentiment et l’enthousiasme pour le Judaïsme.
J’espère que, dans les livres et les fascicules de ‘Hassidout dont vous disposez, vous trouverez la matière qui vous permettra de leur donner des explications dans leur langue. Il est inutile de préciser à quel point tout cela est un grand mérite.
Et, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”. Il vous permettra donc de concevoir, avec votre épouse, beaucoup de satisfaction juive et ‘hassidique, de tous vos enfants.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et dans vos préoccupations personnelles, de même qu’en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°2908
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2908, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech. Vous évoquez votre état de santé et l’affaiblissement de votre service de Dieu. Or, je vous ai déjà écrit plusieurs fois, et cette idée a fait l’objet d’une diffusion, que ce service ne consiste pas à épuiser le corps, si ce n’est dans des situations exceptionnelles. C’est, bien au contraire, l’âme animale qu’il faut fatiguer.
A l’époque actuelle, en voulant réduire le corps, on devient faible. On est alors troublé, dans sa perception intellectuelle et dans les sentiments de son cœur. Ceci s’ajoute à ce qui est dit, à ce propos, dans le discours ‘hassidique intitulé “ Je suis venu dans mon jardin ”, qui a été prononcé en 5713. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Pendant la journée, il y a suffisamment de temps pour prier avec ferveur, étudier la partie révélée et l’enseignement caché de la Torah de la manière qui convient, accomplir les Mitsvot de la meilleure façon, sans que tout cela remette en cause la santé du corps, la nourriture, la boisson, le sommeil, en fonction des besoins du corps.
Il n’y a donc pas lieu de se plaindre, de rechercher des causes éloignées. Il suffit de faire tout cela de manière ordonnée. Ainsi, tout sera bien organisé.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2909
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2909, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 31/8, dans laquelle vous me décrivez brièvement ce qu’a été votre vie. Vous me dites que pour compléter et parfaire votre connaissance du Judaïsme, vous souhaitez poursuivre vos études à la Yechiva Loubavitch, afin de bénéficier de précisions et des explications de ses élèves.
Vous me dites aussi que vous avez étudié un peu de ‘Houmach et de Tehilim. Il semble que vous lisez également le Yiddish et non uniquement l’anglais. Vous voulez agir pour le bien du peuple juif.
La Yechiva a une organisation, destinée à ses élèves, leur permettant de poursuivre leurs études et les occupant pratiquement toute la journée. Je ne vois donc pas de quelle manière ils pourraient vous donner des explications sur ce que vous recherchez. Tout au plus, pourraient-ils le faire pendant une demie heure par jour. Peut-être l’un d’entre eux pourra-t-il vous la consacrer, mais, pendant le reste du temps, vous vous trouverez parmi de jeunes élèves. Je ne sais pas dans quelle mesure votre situation sera confortable. Votre étude ne sera donc pas fructueuse.
A mon sens, il est donc préférable que vous participiez aux enseignements publics qui sont dispensés dans les synagogues et portent, par exemple, sur le Eïn Yaakov, le ‘Houmach, l’abrégé du Choul’han Arou’h. Vous trouverez un érudit de la Torah, plus âgé, qui pourra vous l’enseigner, une heure ou deux par jour, gracieusement ou bien pour un faible paiement. Il vous expliquera également ce que vous n’avez pas compris lorsque vous avez étudié seul.
Si vous n’habitez pas loin de cette Yechiva ou d’une autre, vous pouvez vous joindre aux élèves pour la prière et rester près d’eux pendant leur temps libre, en particulier pendant le Chabbat et les fêtes. Tout cela à la fois vous permettra d’atteindre l’objectif que vous vous êtes fixé.
J’espère que vous agirez pour le bien du peuple juif, comme vous l’écrivez. Vous ne le ferez pas plus tard, mais dès maintenant, en influençant vos proches, vos amis et vos connaissances pour les rapprocher de la pratique juive, en général, de l’accomplissement des Mitsvot, en particulier. Avec des mots chaleureux, on peut, au final, convaincre chacun.
J’espère avoir de vos bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit et, comme le veut la coutume juive, je vous souhaite d’être inscrit et scellé pour une bonne année.
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2910
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2910, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Vous me décrivez la situation de votre famille, en particulier pour ce qui concerne la Cacherout. Comme vous le savez, on doit, avant tout, rechercher la paix, c’est-à-dire agir de manière agréable, expliquer que la Torah et les Mitsvot constituent le bien de l’homme, pour son âme comme pour son corps, dans ce monde comme dans le monde futur.
C’est en particulier vrai pour la Cacherout de la nourriture et de la boisson qui, selon l’expression de l’Admour Hazaken, dans le saint Tanya, se confondent à la chair et au sang. Le corps juif ne peut pas supporter les aliments qui ne sont pas cachères, même si un long délai est parfois nécessaire avant d’en voir les conséquences négatives, ce qu’à Dieu ne plaise.
Il est clair que des personnes normalement constituées, douées de discernement, ne feront rien qui contrevienne gravement à leur intégrité physique, même si l’affection ne se révèle que quelques années plus tard. Et, si vous ajoutez que votre motivation n’est pas d’effrayer, mais de témoigner de l’amour à votre prochain, en général et à un proche parent, en particulier, ce qui est une nécessité absolue.
Des paroles émanant du cœur sauront pénétrer dans le cœur. Dieu fasse qu’il en soit ainsi aisément et au plus vite.
Concernant l’obtention de votre visa, vous me dites qu’un certain délai est encore nécessaire et j’en suis surpris. En effet, la demande de le délivrer émane d’une école bien connue. J’ai donc bon espoir que l’effort qui convient de la part de cette école, comme vous le décrivez dans votre lettre, portera ses fruits.
Vous me dites que votre mariage sera fixé le 13, veille du 14, du mois de la délivrance, celui de Kislev. Puisse Dieu faire qu’il soit en un moment bon et fructueux. Dans la carte d’invitation, vous pourrez mentionner également la date du 14, mais pour dire ‘veille’, vous emploierez le mot Or plutôt que Leïl, afin d’adopter la formulation des Sages, dans la Michna.
Je vous joins un extrait de la causerie du Chabbat qui bénit le mois d’Elloul 5711. Son contenu est valable tout au long de l’année et chaque année. Vous en ferez sûrement usage de la manière qui convient.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°2911
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2911, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5714,
Brooklyn,
Aux dirigeants de l’école professionnelle,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 25 Mena’hem Av et à celles qui l’ont précédée, du 13 Sivan et du 7 Tamouz, dans lesquelles vous m’interrogez à propos de tel ou tel autre élève de l’école professionnelle.
Bien évidemment, tout dépend de la personnalité de l’élève et de son objectif, en intégrant l’école professionnelle. Vous prendre donc conseil auprès de la Yechiva Loubavitch de Lod, dont ils ont été élèves jusqu’à maintenant et vous adopterez la position qui résulte des deux avis(1).
Il est clair qu’il faut maintenir le principe que j’ai énoncé auparavant. L’école professionnelle ne doit pas devenir un lieu de refuge pour ceux qui désirent se dispenser d’apprendre comme ils devraient le faire(2).
L’inscription de nouveaux élèves, pour la prochaine année scolaire, est indispensable, car elle est le seul signe extérieur du développement de l’institution. Néanmoins, le nombre de ces nouveaux élèves dépend des possibilités de les intégrer et des dépenses qui en résultent. Conformément à l’enseignement de notre saint maître, lorsque l’on adopte une attitude large, Dieu fait qu’il en soit bien ainsi.
Vous me demandez si vous devez accepter des élèves venant du réseau(3). Vous n’indiquez pas, dans votre lettre, le pour et le contre(4), à ce sujet. Ceci contredit, en outre, le principe selon lequel les élèves, avant d’intégrer l’école, doivent apprendre, pendant quelques temps, à la Yechiva. Même si quelques uns, pour une quelconque raison, n’ont pas les moyens d’étudier à la Yechiva, il est certain que chacun peut s’astreindre à le faire pendant six mois ou un an. Et, l’on peut se demander si celui qui en a le moyen, mais ne désire pas faire l’effort, a sa place dans l’école professionnelle.
L’enseignant du technique considère qu’il faut renvoyer ceux qui ne parviennent pas à apprendre un métier. Néanmoins, il est clair qu’un certain temps est nécessaire pour déterminer cette inaptitude. Quelques semaines ne suffisent pas pour cela, surtout en un endroit qui est nouveau pour les élèves et dans un environnement nouveau.
De plus, le renvoi de l’école professionnelle aura pour effet d’éloigner l’élève du contexte dans lequel il devrait se trouver. Pour autant, il est certain que l’on ne peut imposer la présence de ceux qui n’ont rien à faire dans l’école. Mais, peut-être une alternative peut-elle être trouvée pour ceux qui sont incapables d’apprendre un métier, de sorte qu’ils restent au Kfar(5) ou dans l’environnement de ‘Habad, par exemple en les employant à l’un des services.
J’ai bien reçu vos deux envois de photographies(6).
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,
M. Schneerson,
Notes
(1) Celui de la Yechiva et celui de l’école professionnelle. (2) Et quittent donc la Yechiva pour intégrer cette école. (3) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. (4) Textuellement “ la partie qui détruit et la partie qui construit ”. (5) Kfar ‘Habad. (6) Des élèves. Voir la lettre n°2906.
Lettre n°2912
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2912, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris que vous ne mentionniez pas, parmi les enseignements publics, celui du Tanya qui doit être quotidien ou, tout au moins, se dérouler tous les lundis et jeudis, en plus du Chabbat.
Nos Sages disent que “ l’on ne doit pas passer trois jours sans Torah ” et ceci inclut également la partie profonde de la Torah.
Avec ma bénédiction de réussite et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°2913
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2913, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et je suis satisfait que vous avanciez dans votre enseignement de la ‘Hassidout au sein de l’école professionnelle. Vous dites, en revanche, que votre étude personnelle n’a pas connu un grand avancement. C’est le contraire de ce que dit, au début du Torah Or, l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah. Il affirme, en effet, qu’un acte de Tsédaka permet d’avoir un cerveau et un cœur mille fois plus affinés(1).
Cette formulation souligne que le cerveau et le cœur deviennent ainsi plus fins et dans une proportion merveilleuse, puisqu’il est dit mille fois. Le commentaire du Tséma’h Tsédek et les notes du Likouteï Torah sur trois Parachyot soulignent, en outre, qu’il s’agit d’un développement non seulement quantitatif, mais aussi qualitatif, sans aucune commune mesure, puisqu’il permet le passage, en ce monde de l’Action, Assya, de celui de l’Emanation, Atsilout.
Malgré tout cela, il n’y a là qu’un raffinement. C’est-à-dire qu’en étudiant une heure, par la suite, on obtiendra le résultat de mille heures d’étude. Pour autant, cette heure d’étude reste nécessaire et l’on doit en appliquer les termes à sa propre personne, puis la mener “ pour son nom ”(2). La ‘Hassidout explique à quoi tout cela correspond.
Que Dieu vous accorde la réussite en tout ce qui vient d’être dit. Qu’Il vous permette d’envisager votre action en sorte que les forces du mal n’aient aucune emprise.
Avec ma bénédiction de réussite, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année et m’annonciez la bonne nouvelle de l’amélioration de la santé de votre père,
N. B. : Vous me dites qu’il est possible que vous passiez Roch Hachana chez vous, alors que plusieurs élèves seront encore à la Yechiva, en ces jours propices. En effet, expliquez-vous, votre père n’est pas en bonne santé.
Je suis surpris et effrayé de constater à quel point votre confiance en Dieu est faible. Ainsi, à la fin de Mena’hem Av, vous êtes d’ores et déjà convaincu que, dans un mois, votre père ne sera pas en bonne santé, ce qu’à Dieu ne plaise. Et, vous en déduisez que vous devez réduire la ferveur de votre prière.
Il eut été préférable de mettre en pratique l’enseignement de nos saints maîtres selon lequel “ si tu penses que tout va bien, tout ira effectivement bien ”, d’avoir la conviction que votre père ira mieux et que vous pourrez donc intensifier la ferveur de votre prière, dans toute la mesure du possible.
Notes
(1) Et, donc de parvenir à la compréhension, dans son étude personnelle, mille fois plus vite. (2) De manière désintéressée.
Lettre n°2914
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2914, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de dimanche, dans laquelle vous me dites que vous participez aux cours de ‘Hassidout qui sont dispensés pendant le Chabbat. Dans la semaine, en revanche, vous êtes très occupé(1). Or, il est bien clair que cela n’est nullement suffisant.
Nos Sages disent que “ celui qui se soumet au joug de la Royauté céleste est dispensé...(2) ”. En conséquence, si vous investissez votre cerveau dans l’étude de la Torah, en général, de celle de l’âme de la Torah, c’est-à-dire de la ‘Hassidout, en particulier, il est certain que vous pourrez consacrer moins de temps aux autres préoccupations.
Par ailleurs, il est nécessaire de graver dans votre esprit des chapitres de Michna et de Tanya, de sorte que vous puissiez les réciter par cœur, même lorsque vous êtes occupé.
Vous souhaitez changer d’appartement parce que vous avez de mauvais voisins. C’est une bonne idée. Puisse Dieu faire qu’en changeant d’endroit, vous changiez de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction, vous gagniez largement votre vie, afin de pouvoir servir Dieu avec largesse d’esprit.
Dieu fasse que la grossesse de votre épouse se passe bien et qu’elle donne naissance, aisément et en son temps, à un enfant en bonne santé.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Par la nécessité de gagner sa vie, comme l’indique le contexte de cette lettre. (2) De l’astreinte aux obligations du monde.
Lettre n°2915
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2915, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que vous n’éprouvez pas d’enthousiasme à l’étude de la ‘Hassidout. Vous me demandez ce que vous devez faire.
Comme vous le savez, la Torah fut reçue lorsque l’on dit: “ Nous ferons et
(ensuite) nous comprendrons ” et cette compréhension est nécessairement enthousiaste. En effet, si on la réduit à écouter(1) ce qui est dit, comment appliquer avant d’avoir eu connaissance de ce que l’on doit faire?
En l’occurrence, une épreuve vous est imposée, en la matière et que Dieu vous garde d’y succomber, de réduire votre étude de ce fait. Le verset, en effet, précise quelle est la finalité d’une épreuve: “ Pour savoir si vous aimez l’Eternel votre Dieu ”.
Vous respecterez donc l’immersion rituelle, selon la décision d’Ezra(2) et vous lirez chaque jour, après la prière, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, comme l’a instauré mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Avant la prière, vous donnerez quelques pièces à la Tsédaka. De même, vous distribuerez de la Tsédaka à votre entourage en rapprochant les cœurs de notre Père Qui se trouve dans les cieux.
Il est certain que vous recevrez de l’aide pour supprimer les obstacles et les voiles. Ainsi, non seulement vous saurez que la Torah, en général et la ‘Hassidout, en particulier, renferment une lumière bénéfique et cachée, mais, bien plus, vous ressentirez qu’il en est ainsi.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Si l’on traduit cette expression par “ nous ferons et (ensuite) nous entendrons ”. (2) En se rendant au bain rituel après chaque relation conjugale.
Lettre n°2916
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2916, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre. Vous devez, tout d’abord, cesser de penser à tout cela(1). Vous respecterez l’immersion rituelle selon la décision d’Ezra(2). Vous étudierez, chaque jour, l’enseignement profond de la Torah, qui est appelé “ Arbre de vie ” parce que, comme l’explique le Zohar, tome 3, page 124b, l’autre côté(3) n’a pas d’emprise sur lui. L’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, l’explique dans Iguéret Hakodech.
Vous apprendrez par cœur quelques chapitres de Michna et de Tanya, le discours ‘hassidique intitulé “ Tu respecteras l’ancien ”, qui figure dans le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim. Et, sur le mont Sinaï, nous avons fait le serment de respecter la sainteté du langage(4). C’est un moyen efficace de se préserver, dans ce domaine.
Vous savez aussi qu’il faut maintenir son corps en bonne santé. De nos jours, on assure son élévation et sa pureté en donnant de la Tsédaka, avec les précautions précédemment citées et non par des jeûnes et des mortifications, comme l’Admour Hazaken le montre précisément, dans Igueret Hatechouva.
Si vous mettez tout cela en pratique, vous pourrez sûrement m’annoncer que votre situation s’est améliorée.
Vous me dites que vous vous êtes profondément attaché à ‘Habad et puisse Dieu faire que cet effort ne soit pas vain, ce qu’à Dieu ne plaise, ce qui correspond bien à votre situation et en est l’équivalent. Bien au contraire, votre engagement sera suivi d’un effet concret. Vous étudierez la ‘Hassidout, adopterez ses voies et ses pratiques, dans votre existence quotidienne. Et, rien ne résiste à la volonté!
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Vraisemblablement aux mauvaises pensées, qui conduisent à l’émission de semences en pure perte. (2) En se rendant au bain rituel après chaque relation conjugale. (3) Celui du mal. (4) En rejetant la médisance ou la calomnie, par exemple. Voir, à ce sujet, la lettre n°2875.
Lettre n°2917
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2917, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
7 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il semble que les jeunes femmes n’aient pas une parfaite connaissance des lois de la pureté familiale. Or, les Juifs, qui ont, par nature, de la réserve, n’osent pas toujours évoquer ce sujet et, surtout, poser des questions.
Il est particulièrement important qu’une femme connaissant bien ces lois puisse les leur enseigner de manière systématique, jusqu’à ce qu’elles les connaissent bien. Pour cette raison, il serait bon d’en faire de même avec les jeunes hommes. Et, le plus tôt sera le mieux.
En vous souhaitant de longs jours et de bonnes années, la réussite en tout cela et, plus généralement, en tout ce qui vous concerne, dans l’attente de bonnes nouvelles en ces domaines, au plus vite, je vous souhaite d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°2918
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2918, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 5 Mena’hem Av, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, l’obtention de votre poste rabbinique. Les autres domaines s’arrangent également et vous savez ce que disent nos Sages, au traité Baba Batra 12b, de celui envers qui l’on agit avec bonté(1).
Comme vous me le demandez, je citerai les noms de tous ceux que vous mentionnez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de tous leurs besoins, comme vous l’écrivez.
Vous me demandez si vous devez participer à une revue de Torah(2). Tout dépend de sa forme. Aura-t-elle pour objet de permettre toutes sortes de pratiques? En effet, certains milieux on prit pour devise l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ le fait de permettre est beaucoup plus fort ”(3). Or, nous regrettons les permissions qui ont d’ores et déjà été données.
Bien entendu, il n’en est pas de même s’il s’agit de commenter la Torah(4). La décision est donc conditionnée par cela. De façon générale, on peut déterminer la forme d’une revue en connaissant ceux qui en dirigent la rédaction et en fixent les orientations. Concrètement, on ne peut prendre position qu’après la publication d’une première parution.
Que Dieu vous guide sur le chemin bon et droit et il n’est de bon que la Torah intègre, pénétrée de crainte de Dieu.
Je suis surpris que vous ne me disiez pas à quelle date votre mariage a été fixé. Il est dommage de le retarder sans cesse.
Avec ma bénédiction en tout ce qui vient d’être dit et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) “ Quiconque reçoit la bonté divine l’obtient de façon durable ”. (2) En y écrivant des articles. (3) Le rôle du Rav est de chercher le moyen de permettre et non d’interdire. (4) Sans trancher la Hala’ha.
Lettre n°2919
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2919, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Meïr Chalom(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Mena’hem Av, dans laquelle vous me dites qui vous avez rencontré et comment s’est passée cette rencontre. Vous me demandez de quelle manière rapprocher cette personne de ‘Habad.
Il est difficile de répondre, même brièvement, à une question aussi personnelle, lorsque l’on se trouve à distance, d’autant que, comme vous l’écrivez, il s’agit d’un homme sensible. Or, si l’on peut prévoir l’effet, sur quelqu’un d’autre, d’une approche intellectuelle, on ne peut en dire de même pour les sentiments du cœur et l’émotion. L’introduction du Tanya dit que ce qui émerveille l’un intellectuellement n’aura pas le même effet sur l’autre et combien plus est-ce le cas pour les sentiments.
Pour autant, votre lettre montre que vous pouvez lui dire les choses telles qu’elles sont(2), lui affirmer que rien n’est perdu, que “ nul ne sera repoussé, même s’il est inutile de se plaindre du passé, du temps qui a été perdu. A l’avenir, il doit comprendre la valeur de chaque instant.
S’il médite à tout cela, de fond de son âme, il comprendra qu’en réalité, il a toujours voulu revenir aux sources, c’est-à-dire à la Torah et aux Mitsvot. C’est la raison pour laquelle il n’était pas satisfait par ce qu’il a pu accomplir jusqu’à maintenant.
La logique indique que l’on peut tout réparer en un seul instant(3), d’autant qu’il exerce son influence sur un groupe constitué par de nombreux Juifs. Il peut donc, pour une large part, réparer le passé. Certes, il ne comprend pas ce qui lui est arrivé, ces dernières années, mais qui peut expliquer ce qui est caché(4)?
J’attends de bonnes nouvelles, de votre part, avec tous les détails, en ce domaine et en tout ce qui concerne le réseau(5).
Avec ma bénédiction de réussite et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav M.C. Blesinski. Voir, à son sujet, la lettre n°1559. (2) Textuellement “ sans prendre des gants ”. (3) Textuellement “ que certains font l’acquisition du monde futur en un seul instant ”. (4) Textuellement “ pourquoi te préoccuper de ce qui est caché auprès de Dieu ”. (5) D’écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte.
Lettre n°2920
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2920, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Elloul 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de ne recevoir aucune lettre de vous, depuis quelques temps, d’autant que le jeune Herzog(2) m’a annoncé une bonne nouvelle en me disant que peut avant son départ(3), une évolution positive de la Yechiva(4) pouvait être constatée. Sans doute m’écrirez-vous, de manière détaillée, à ce sujet.
Vous envisagez de faire venir sur place des élèves, plus grands, de Paris et de Terre Sainte. Il en découlera de très grandes dépenses. De plus, on peut se demander de quelle manière ceux qui viendront et ne parleront pas l’anglais seront à même d’influencer ceux qui sont nés en Australie. Enfin, il y aura une grande différence entre les connaissances de ces élèves et de ceux qui seront sur place.
La Présence de Dieu est en l’exil, l’Assemblée d’Israël(5) l’est également. En conséquence, les Juifs sont également exilés et plus l’on est proche du domaine de la Sainteté, plus l’on subit le voile. Pour autant, vous ne devez pas vous décourager, car, au final, nous obtiendrons la victoire.
Certes, il est dit que “ Je le(6) renverrai peu à peu ” et différents textes expliquent pourquoi il en est ainsi. Et, vous avez pu voir tout cela concrètement dans les pays où vous vous trouviez auparavant. Néanmoins, il est dit que “ le plus tôt sera le mieux ”. Il faut donc occuper le temps, s’en servir tant que vous n’êtes que peu nombreux à dispenser cette forme d’éducation. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Il est, bien sûr, positif que le Rav I.D. Groner(7) reste sur place. Néanmoins, il est attaché à une des branches de la Yechiva qui est ici, se trouvant dans la ville de Buffalo. Avant son voyage(8), il a promis qu’il continuerait à y travailler. Il doit donc s’entretenir, à ce sujet, avec le centre des Yechivot Loubavitch, qui est ici. C’est seulement après que l’on pourra s’efforcer qu’il en soit ainsi(9). S’il y a une possibilité que cette branche de la Yechiva fonctionne sans lui, il est envisageable que le Rav Groner puisse rester chez vous pendant un certain temps.
Pour que cette proposition soit acceptée plus facilement, il est peut-être bon de proposer un don pour le centre des Yechivot.
Avec ma bénédiction pour une considérable réussite en tout ce qui vient d’être dit, en bonne santé et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski. Voir, à son sujet, la lettre n°2681. (2) Le Rav Yaakov Eliézer Herzog. Voir, à son sujet, la lettre n°2766. (3) D’Australie. (4) De Melbourne. (5) Les âmes juives. (6) Le mal, et non en une seule fois. (7) Le Rav Its’hak David Groner, actuellement directeur des institutions Loubavitch d’Australie. (8) En Australie. (9) Qu’il reste en Australie.
Lettre n°2921
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2921, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre expresse et je suis satisfait d’apprendre que le Tanya fait désormais partie de vos enseignements publics(1). Vous faites remarquer qu’un plus grand enthousiasme reste nécessaire. Vous savez que tous les Juifs ne forment qu’un seul et même corps. Lorsque l’un des membres en est vivifié, les autres doivent donc l’être également, même si l’on commence par le membre qui écoute et non par celui qui parle.
Bien évidemment, je ne veux pas dire que celui qui parle doit s’en remettre à celui qui écoute. Pour autant, un effort est également nécessaire de la part de ce dernier et il est dit que “ l’Eternel fait briller les yeux des deux ”(2).
Vous me parlez d’un jeune garçon et vous me demandez où il doit poursuivre ses études, l’an prochain. Sur ce point, il faut interroger ses professeurs et ses éducateurs, qui sont en contact quotidien avec lui. Il faut prendre en compte leurs observations, car ils l’observent lorsqu’il étudie, lorsqu’il se trouve avec ses amis et ils sont objectifs.
Les parents, en revanche, ne le sont pas, du fait de l’amour qu’ils portent à leurs enfants. Ils ont des difficultés à considérer la réalité telle qu’elle est vraiment. Ils désirent le bien véritable de cet enfant, pour de longs jours et de bonnes années et non uniquement à court terme. Bien entendu, il peut être justifié de lui imposer le manque, d’une manière passagère, pour que, de cette façon, il suive un chemin droit et que ses parents conçoivent de lui de la satisfaction, pour de longs jours et de bonnes années.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai tous ceux que vous citez près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protègera. Et, Dieu fasse que vous puissiez bientôt m’annoncer de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, que vous parveniez, en particulier, à gagner votre vie,
Notes
(1) Voir la lettre n°2912. (2) De celui qui donne et de celui qui reçoit, de celui qui parle et de celui qui écoute.
Lettre n°2922
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2922, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat. Vous ne devez pas vous effrayer des délais et des dates que vous a indiqués le médecin que vous avez consulté. Vous connaissez le proverbe de nos saints maîtres, selon lequel “ la Torah a accordé au médecin le pouvoir de guérir ”, mais non de susciter l’angoisse, ce qu’à Dieu ne plaise.
Il faut donc se conformer aux prescriptions des médecins tout en sachant qu’ils sont uniquement comme “ la cognée dans la main du Bûcheron ”, Qui “ guérit toute chair et fait des merveilles ”. Il fera que vous soyez guéri au plus vite.
Le canal et les réceptacles permettant d’obtenir un tel résultat, en particulier pour un jeune homme qui est l’élève de la Yechiva Loubavitch, sont l’ajout à l’étude de la Torah, Torah de vie et à la pratique de ses Mitsvot, le fondement de tout cela étant la prière fervente.
Comme le dit l’Admour Hazaken, dans son Likouteï Torah, à la Parchat Reéh, page 32b, quiconque le désire peut, en ces jours, aller à la rencontre du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Celui-ci réserve un bon accueil à chacun, montre un visage bienveillant, ainsi qu’il est dit : “ Dieu éclairera Sa Face envers toi ”. Puisse donc Dieu vous accorder d’être en bonne santé, comme auparavant.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Lettre n°2923
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2923, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Elloul 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me faites part de vos difficultés du fait que votre parole précède votre pensée, c’est-à-dire que vous n’êtes pas réfléchi.
Comme vous le savez, un proverbe de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, commente le verset: “ Et, vous serez perdus rapidement de la bonne terre que l’Eternel vous donne ”. Il compare la volonté et le désir de servir Dieu, en général et d’étudier la Torah, en particulier, à une “ bonne terre ” et affirme que l’on doit “ perdre la rapidité ” et la hâte que l’on peut avoir, en la matière. Il faut étudier la Torah calmement, faire que son âme trouve son plaisir en Dieu, comme l’explique le Séfer Ha Si’hot 5700, à la page 59.
Si vous méditez quelques fois à tout cela, il vous sera sans doute plus aisé de vaincre ce que vous décrivez et d’étudier la Torah avec méthode.
Dieu fasse que vous ayez le désir d’apprendre la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout avec enthousiasme et abnégation, de mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon et de commencer à prier avec ferveur.
Avec ma bénédiction de réussite et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2924
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2924, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chlomo ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma précédente lettre. Pour ma part, j’ai bien reçu la vôtre, du 12 Mena’hem Av.
Il semble qu’une compétition se déroule, entre les élèves, pour déterminer qui m’écrira le plus grand nombre de lettres. En conséquence, on m’adresse des questions que l’on pourrait poser à un professeur, au recteur de la Yechiva ou à son guide spirituel.
Il serait bon qu’en un moment propice, vous leur expliquiez que l’on ne peut, de cette façon, ni connaître l’élévation, ni même s’attacher(2). Bien au contraire, on considère que l’on s’est acquitté de son obligation par cette lettre et l’on affaiblit donc l’attention que l’on devrait apporter à cela.
Pour s’attacher et connaître l’élévation, d’une étape vers l’autre, on doit agir concrètement, multiplier les pensées, les paroles et les actions(3). Vous trouverez sûrement les mots pour expliquer tout cela.
Vous envisagez, dans votre lettre, que certains élèves viennent aux Etats Unis. Vous connaissez ma position, en la matière. Je l’ai déjà écrite à maintes reprises. Elle est basée sur la pratique, en observant ce qu’on fait les jeunes gens de là-bas qui sont venus ici. Or, on multiplie les pressions(4) et je suis surpris que vous ne trouviez pas les termes pour expliquer que, dans ce désir, intervient le...(5).
Il faut s’efforcer que ceux qui s’entêteront et feront des démarches de leur propre initiative se rendent d’abord, pendant au moins six mois, dans la Yechiva Loubavitch de France, où la discipline est forte. Après cela, on décidera s’ils doivent poursuivre leur voyage jusqu’ici, ou bien se rendre au Canada ou encore s’il leur faut rentrer en Terre Sainte.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,
Notes
(1) Le Rav C.H. Kasselman, directeur spirituel des Yechivot Loubavitch en Terre Sainte. Voir, à son sujet, la lettre n°2767. (2) Au Rabbi. (3) Positives. (4) Pour que le Rabbi accepte le principe de tels voyages. (5) Mauvais penchant.
Lettre n°2925
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2925, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Elloul 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Saadya(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Mena’hem Av. Je suis surpris de ne pas avoir eu de vos nouvelles, depuis cette date. Sans doute est-ce le signe que tout va bien. En tout état de cause, je vous remercie de me confirmer que c’est effectivement le cas.
Il semble que vous appelez “ lits doubles ” des lits superposés(2). Si c’est effectivement le cas, vous ne tiendrez pas compte de ce que je vous ai écrit, dans ma lettre.
Avec ma bénédiction de réussite en ce qui vient d’être dit, afin de donner de bonnes nouvelles, d’être inscrit et scellé pour une bonne année,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav S.Liberov. Voir, à son sujet, la lettre n°2829. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2829.
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