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Iguerot Kodesh — lettres 2886 à 2905

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2886

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2886, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat et celle qui la précédait. Il est bien clair que je ne vous en voulais nullement et je vous interrogeais uniquement parce que je désire savoir dans quelle mesure on peut être certain que l’on se trouve sur la voie du bien et de la droiture.

Il est sans doute inutile de vous rappeler le sens du verset : “ Ne fuis pas devant ta propre personne ”(1). Je veux dire que celui qui se consacre aux besoins communautaires est, certes, dispensé de tout le reste. Néanmoins, il doit recevoir l’aide de Dieu pour assumer cette activité et il a donc besoin de différentes qualités dont un homme agissant à titre individuel peut se passer.

L’un des points essentiels(2), qui est mentionné par les livres et que l’on transmet également de manière orale, est le domaine des bonnes actions, conformément à l’affirmation selon laquelle “ Il donne une pièce au pauvre avant de prier ”.

Il y a également(2) le domaine du service de Dieu, de la prière, puisque, depuis la destruction du Temple, les prières ont remplacé les sacrifices. Celles-ci doivent donc être dites lentement, avec pureté. Il faut aussi respecter les règles de pureté d’Ezra(3).

Vous consulterez le Rif et son élève, Rabbénou Yona, au troisième chapitre du traité Bera’hot, où ils citent Rav Haï Gaon, selon lequel ces règles de pureté d’Ezra sont supprimés pour l’étude de la Torah, mais non pour la prière. Certes, nous ne tranchons pas la Hala’ha en ce sens, mais tous s’accordent pour dire que la prière est plus aisément exaucée, quand elle est précédée d’une immersion rituelle. Bien plus, vous connaissez l’affirmation du Rambam, qui dit que, même si les règles de la pureté d’Ezra ont été supprimés, lui-même les a toujours respectées.

Dans le domaine de la Torah(2), il faut avoir une étude fixe, à la fois dans le temps et dans l’esprit, de “ l’âme de la Torah ”, selon l’expression du Zohar, tome 3, page 142a, c’est-à-dire son enseignement profond. En effet, la vitalité de l’âme se révèle dans le corps et le vivifie. Et, il en est de même pour l’âme et le corps de la Torah(4).

Combien plus est-ce le cas à notre époque, celle du talon du Machia’h. Différents textes établissent qu’un manque d’étude de la partie profonde de la Torah prolonge l’exil. Vous consulterez l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital à la “ Porte des introductions ”. Et, il en est ainsi pour toutes les catégories d’hommes et non uniquement pour les ‘Hassidim, comme le dit également le Gaon de Vilna(5), me semble-t-il dans son livre Even Chlomo.

Avec mes respects et ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Il est nécessaire d’établir un bilan moral de sa propre personne. (2) Parmi ces qualités. (3) En se rendant au bain rituel après chaque relation conjugale. (4) Sa partie profonde et son enseignement révélé. (5) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 18, page 252.

Lettre n°2887

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2887, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur l’affirmation, mentionnée dans différents textes de ‘Hassidout, selon laquelle une image relative à l’esprit de l’homme permet de comprendre les processus célestes. Or, il est dit que “ aucune pensée ne peut Le saisir ”. Combien plus en est-il ainsi pour nous, qui n’avons pas accès aux connaissances occultes.

Vous trouverez l’explication qui convient dans le Kountrass Limoud Ha ‘Hassidout, qui est une lettre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, adressée à quelqu’un qui posait la même question.

En effet, on ne peut mettre en pratique les Mitsvot qu’en mettant en pratique le principe selon lequel “ nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”, en ne se contentant pas d’écouter, ce que l’on ne peut faire avant de savoir ce que l’on devra accomplir(1). De fait, lorsqu’il s’agit d’étude de la Torah, considérée à elle seule comme l’ensemble des Mitsvot, il est également nécessaire d’appliquer avant de comprendre, c’est-à-dire de s’imposer cette étude avant même d’en comprendre la nécessité.

Je dis bien “ comprendre la nécessité ”, car chacun sait qu’il est indispensable d’étudier la partie profonde de la Torah, c’est-à-dire la ‘Hassidout, en particulier à notre époque. En effet, le Zohar, tome 3, page 124b, dit que “ par cette étude, les enfants d’Israël quitteront l’exil avec miséricorde ”. De plus, Rabbi ‘Haïm Vital dit, dans son introduction à la “ Porte des introductions ”, qu’un manque d’étude prolonge l’exil. Il en est donc de même quand celle-ci est écourtée(2).

Bien plus, il ne s’agit pas uniquement de l’exil des enfants d’Israël, mais aussi de celui de la Présence divine. Lorsque chacun d’entre nous méditera au fait qu’en réduisant son étude de la partie profonde de la Torah, la Présence divine et l’Assemblée d’Israël restent, même un instant de plus, en cet exil obscur et sombre, qu’il en est donc également de même pour les Juifs, âmes vêtues de corps, on verra ses cheveux se dresser sur sa tête du fait de cette immense responsabilité.

Quant à ce qui concerne cette étude de la partie révélée de la Torah et aux questions que l’on peut se poser, à ce sujet, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi (3), selon lequel “ le mauvais penchant s’acquitte de sa tâche en expert ” et s’adresse à chacun selon sa nature. Il aborde certains en portant une redingote de soie. Pour le reconnaître, il faut vérifier si ces arguments écartent du service de Dieu. Si c’est le cas, ils émanent effectivement de “ l’autre côté ”(4).

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, près du saint tombeau(5). J’ai bien reçu votre demande de bénédiction.

Je vous joins un extrait de la causerie du Chabbat qui bénit le mois d’Elloul 5711(6). Son contenu est valable chaque année et tout au long de l’année. Sans doute le diffuserez-vous de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) On le fera donc au moment même et non avant cela. (2) Voir la lettre précédente. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2492. (4) Celui du mal. (5) Du précédent Rabbi. (6) 1951, du Rabbi lui-même.

Lettre n°2888

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2888, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Betsalel(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie pour votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez que l’on a commencé à former une association des femmes et jeunes filles ‘Habad, dans votre endroit. Puisse Dieu faire qu’il en résulte un changement radical, en tout point, pour les femmes ‘hassidiques.

Pour qu’il en soit ainsi, il est nécessaire, semble-t-il, qu’intervienne un changement radical dans la conception des hommes ‘hassidiques, qui, semble-t-il, n’ont pas compris l’importance de tout cela(2), même si elle est déjà établie. En fait, il y a bien là un effet de l’obscurité intense qui caractérise notre époque.

Puisse Dieu faire, en ce mois de la miséricorde(3), lorsque le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, se trouve dans le champ, que Sa présence, en cet endroit, agisse sur ceux qui sont dans le champ. Ceux-là pourront également formuler leurs requêtes devant le Roi et donc être exaucés.

Je vous joins un extrait de la causerie du Chabbat qui bénit le mois d’Elloul 5711(4). Son contenu est valable chaque année et tout au long de l’année. Sans doute le diffuserez-vous de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav B.Wilshanski. Voir, à son sujet, la lettre n°2650. (2) D’une organisation pour les femmes. (3) Celui d’Elloul. (4) 1951, du Rabbi lui-même.

Lettre n°2889

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2889, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie pour les livres que vous mentionnez dans votre lettre et que vous avez sûrement déjà envoyés. Il est clair que le montant des frais d’envoi et de ceux des voyages que vous faites, dans ce but, doivent être communiqués à mon secrétariat(2).

Vous savez ce que dit mon beau-père, le Rabbi, à ce sujet. Lorsque l’on n’accepte pas de se faire rembourser de telles dépenses et qu’on souhaite les prendre en charge, on est, au final, bloqué dans son propre avancement, car on fournit un argument à l’âme animale.

Vous adopterez donc un comportement conforme au verset: “ N’aie pas trop raison ”. Vous indiquerez le montant de ces frais et ils vous seront remboursés, avec mes remerciements.

Avec ma bénédiction afin que vous vous installiez bien, matériellement et spirituellement à la fois et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav Y.Gansburg, de Milan. Voir, à son sujet, les lettres n°1720 et 1825. (2) Afin de procéder à leur remboursement.

Lettre n°2890

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2890, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez le problème des noms et vous me demandez s’il faut craindre d’attribuer les noms Yehouda et Chmouel, d’après ce qui est dit dans le testament de Rabbi Yehouda le ‘Hassid(2). La pratique quotidienne démontre qu’il n’y a aucune crainte à avoir et vous en faites vous-même la preuve(3).

En dehors de cela, différents points de son testament concernent uniquement sa descendance. Or, on sait que le Maharcha était l’un de ses descendants. Malgré cela, il s’appelait Chmouel Eliezer et son père s’appelait Yehouda.

On prépare ici la publication d’une nouvelle édition du Torah Or, avec des additifs. J’aimerais savoir s’il vous reste des exemplaires de celle que vous aviez fait paraître en 5699(4), comme le mentionne le Hatamim, tomes 7 et 8. Le cas échéant, les corrections sont-elles celles qui figurent dans le Torah Or des éditions Kehot ou bien y en a-t-il d’autres? Je vous remercie de me renseigner, à ce sujet.

Avec ma bénédiction afin que vous gagnez votre vie, ayez une bonne santé, soyez inscrit et scellé pour une bonne année, de même que les membres de votre famille

Notes

(1) Le Rav Y.Shmotkin. Voir, à son sujet, la lettre n°2841. (2) Selon lequel ces noms ne sont pas favorables. (3) Puisque le destinataire de cette lettre s’appelle Yehouda. (4) 1939.

Lettre n°2891

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2891, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Reéh, qui m’a surpris. Vous assumez des responsabilités communautaires depuis quelques années déjà et, chaque fois que vous êtes confronté à un obstacle, vous vous découragez, pour reprendre l’expression que vous utilisez dans votre lettre.

Or, la Présence divine est en exil depuis plus de dix huit siècles, de même que l’assemblée d’Israël et tous les Juifs. Selon l’expression du Ramban, que vous citez dans votre lettre, “ plus l’on est saint et plus l’on est détruit ”.

Bien évidemment, mon propos n’est pas de justifier l’obscurité et le voile, mais uniquement de vous souligner et de vous rappeler ce que vous savez déjà. Auparavant, l’obscurité et le voile existaient. Malgré cela, on se consacrait à la Torah et aux Mitsvot, en général, à la ‘Hassidout, en particulier. Nous devons donc en faire de même.

On ne perçoit pas toujours, par la logique, la raison d’être de ce voile. Dans la plupart des cas, la réflexion et les pensées tendant à comprendre son intérêt éloignent de l’action concrète ou, tout au moins, la réduisent. C’est bien la preuve qu’elles émanent de “ l’autre côté.

Mon beau-père, le Rabbi, répondit à quelqu’un qui lui posait cette même question: “ A quoi bon se demander pourquoi les impies connaissent la réussite? ”. Dans sa lettre, il lui explique longuement qu’il doit mettre de côté de tels raisonnements et se consacrer pleinement à l’action concrète.

Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année, en vous souhaitant la réussite,

Lettre n°2892

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2892, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris, avec peine, que vous n’étiez pas en bonne santé et, surtout, que vous étiez quelque peu découragé. J’en suis étonné, pour vous et, plus généralement pour tous ceux qui appartiennent à cette génération, ont reçu la protection de Dieu et sont des tisons sauvés de la flamme.

Comment pouvez-vous être dans le doute après avoir observé la Providence divine de vos yeux. Certes, le doute n’affecte pas la foi, ce qu’à Dieu ne plaise, mais celle-ci est uniquement superficielle. Pour autant, il entâche bien le sentiment du cœur. Mais, Dieu est l’Essence du bien. Or, il est dans la nature de Celui Qui est bon de faire le bien et c’est ainsi que Dieu règle le moindre détail de l’existence des hommes.

Si cette foi et cette conscience étaient plus profondément ressenties par l’homme, il ne fait pas de doute qu’il se réjouirait de son sort. Il serait alors en meilleure santé, redoublerait d’ardeur dans son service de Dieu et serait mieux à même d’assumer pleinement la mission que l’Homme céleste lui confie ici-bas.

Certes, il est nécessaire d’emprunter systématiquement les voies de la nature, ainsi qu’il est dit “ en tout ce que tu feras ”. Différents textes expliquent pourquoi il en est ainsi, en particulier la fin du Kountrass Oumayan. En conséquence, il faut respecter les prescriptions médicales, mais non se passionner pour elles.

Si vous voulez écouter mon conseil, prenez une semaine ou deux de vacances, afin de calmer votre esprit. Le calme et le repos vous permettront de recouvrer la santé. Après cette interruption et en ayant pris la ferme résolution de servir Dieu joyeusement, vous poursuivrez votre activité, en bonne santé et avec succès.

Avec ma bénédiction afin que vous donniez de bonnes nouvelles, de vous et de tous les membres de votre famille, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°2893

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2893, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Il ne m’est pas agréable de vous écrire pour cela, mais il s’agit de l’intérêt d’un Juif et je n’ai donc pas le droit de me taire. Je suis contraint de vous faire part de ma déception.

Votre fils a dû lutter contre lui-même et contre tout son entourage, en particulier pour son apparence extérieure(1). J’espérais donc que vous alliez le renforcer et l’encourager, compte tenu de toutes les épreuves qu’il doit affronter, qu’il pouvait compter sur ses parents et surtout sur sa mère, qui est, selon l’expression courante, une mère miséricordieuse.

Tous s’accordent pour reconnaître que l’apparence extérieure ne change rien, profondément, n’a aucune importance, est uniquement conventionnelle. Seul importe donc le fait de trouver grâce aux yeux de son interlocuteur, de résoudre la question du qu’en dira-t-on, et non pas de la part des personnes qui connaissent le contenu profond de la vie. Car, celles-là, voyant un homme ou une femme qui affiche clairement ses conceptions, quitte à aller à contre-courant, sauront lui témoigner du respect. En fait, il s’agit bien ici des personnes incapables d’observer ce contenu profond et ne faisant que suivre la foule. Celles-là peuvent ébranler la confiance que l’on a en soi, quand on suit sa conscience, dans son existence quotidienne et que l’on ne subit pas de pressions, en la matière.

C’est précisément ce dernier cas qui est à l’origine de ma déception.

Vous ne me tiendrez pas rigueur de ces quelques lignes. Vous comprendrez qu’il ne m’a pas été agréable de les écrire, d’autant que vous-même avez adopté, dans ce domaine, le comportement, empreint de crainte de Dieu, que l’on avait en Allemagne(2). Mais, comme je le faisais remarquer dans l’une de mes précédentes lettres, le problème n’est pas le port de la barbe, mais plutôt la réaction que l’on doit avoir en observant un proche, qui plus est un fils ou une fille, qui lutte pour avoir une vie conforme à son idéal. Or, on affaiblit sa détermination sous prétexte que l’on ne sait ce que les autres en diront, ceux que le Tanya, au chapitre 32, appelle des “ créatures ”(3).

Avec ma bénédiction de bonne santé et afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) En l’occurrence, le fait de porter la barbe. (2) Où il n’était pas de coutume de porter la barbe. (3) C’est-à-dire ceux qui n’ont pas d’autre qualité que d’avoir été créés par Dieu.

Lettre n°2894

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2894, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 27 Mena’hem Av, m’apprenant que vous emménagerez, dans deux semaines, dans votre nouvelle maison. Sans doute y apporterez-vous, au préalable, un ‘Houmach, un Tehilim, un Sidour et un Tanya(1). Dieu fasse qu’en changeant d’endroit, vous changiez de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction, matériellement et spirituellement.

Vous m’interrogez sur les études séculaires de votre fils. Il est clair qu’il faut les écarter, dans sa situation actuelle. Dieu lui a accordé la réussite et il poursuit ses études, avec succès, à la Yechiva Loubavitch. Il doit donc conserver cette bénédiction de Dieu et cette réussite, en faire usage de la meilleure façon possible et ne pas suivre les incitations de son mauvais penchant, qui souhaite alléger la pratique juive, écarter les hommes, en général et les jeunes, en particulier de la voie de Dieu.

Le mauvais penchant sait que, s’il révèle ses plans, il ne sera pas suivi. Il se cache donc derrière un plan de carrière et nos Sages disent: “ Voici comment procède le mauvais penchant: Aujourd’hui, il dit: fais cela...(2) ”.

Comme votre sort est heureux! Votre fils se trouve dans les quatre coudées de la Torah et de la crainte de Dieu, le protégeant des vents de tempêtes qui soufflent actuellement, dans le monde, en général et, en particulier, dans le pays “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Vous comprenez les précautions qui sont nécessaires de la part de ceux qui vivent dans le palais royal(3).

J’espère que ces quelques lignes suffiront non seulement pour vous convaincre, mais aussi pour vous permettre d’exercer votre influence sur votre entourage dans cette direction. Vous avez un grand mérite, puisque vous venez en aide aux immigrants(4), en particulier pour ce qui concerne leur crainte de Dieu. Vous obtiendrez donc la bénédiction et la réussite en tous vos besoins et en ceux des membres de votre famille.

Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°2849. (2) Et, demain, il demande d’aller servir les idoles. Son approche est donc progressive et méthodique. (3) La Terre Sainte. (4) En Erets Israël.

Lettre n°2895

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2895, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Elloul 5714,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 12 Mena’hem Av, dans laquelle vous me dites que certains parents interviennent auprès de vous pour que l’on enseigne à leurs filles les mathématiques et la physique.

Cet enseignement ne doit nullement contrevenir à la crainte de Dieu, bien au contraire. Il leur permettra d’être “ des parfumeuses et des cuisinières ”, selon l’expression du Rambam. Si vous ne leur apprenez pas ces disciplines, il y a lieu de craindre qu’elles les étudient avec d’autres personnes, dans un autre contexte. Dès lors, votre enseignement sera particulier. Il est donc préférable qu’elles restent dans un environnement favorable et reçoivent cet enseignement de la manière qui convient. En effet, vous vous servirez de votre influence pour raffermir leur crainte de Dieu.

Que Dieu vous accorde la réussite, de même qu’à votre épouse, en bonne santé et que vous puissiez annoncer de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles,

Avec ma bénédiction pour une bonne et douce année,

Lettre n°2896

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2896, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Elloul 5714,

Brooklyn,

A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre famille, le Rav Chmouel Abba(1),

Je vous salue et vous bénis,

Après une interruption, j’ai reçu avec plaisir votre lettre du lundi de la Parchat Vaét’hanan, qui m’est parvenue avec un peu de retard. Avant tout, vous commencez par dire que vous gardez gravés dans votre esprit les propos que vous avez entendus, il y a plusieurs dizaines d’années, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il vous a dit que vos ancêtres sont les descendants du Juste, Rabbi Pin’has de Korets, l’un des fondateurs de la ‘Hassidout et des frères de Slovita, imprimeurs et diffuseurs des livres de la ‘Hassidout, qui endurèrent des épreuves, de ce fait.

La Michna tranche, au traité Edouyot, chapitre 2, Michna 9, que le père et la mère confèrent un mérite à leurs enfants. Et, les commentateurs expliquent que la nature du fils est proche de celle du père. Les parents apportent également la sagesse, c’est-à-dire un raisonnement juste, d’après l’interprétation de Rabbi Ovadya de Bartenora. Cette Michna constate ce qui est à la fois un fait tangible et une disposition hala’hique, en particulier pour le fils aîné(2).

Vous n’évoquez pas votre état de santé. C’est, sans doute, le signe que tout va bien. Vous mentionnez, en outre, le Séfer Torah(3). Il y a quelques temps, j’ai écrit, à ce sujet, au Rav P.Althuis(4), qui vous a sans doute contacté.

Avec ma bénédiction pour une bonne santé physique et une bonne santé morale, ce qui est lié chez un Juif, porte-drapeau de l’Unité au sein de la création.

On vient de me transmettre votre cadeau, le livre intitulé ‘Ha’ham Ha Razim. Je vous en remercie beaucoup.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav C.A. Shapiro. Voir, à son sujet, la lettre n°2312. (2) Dont la part de l’héritage est double. (3) Voir, à ce sujet, la fin de la lettre n°2478. (4) Le Rav Pin’has Todros Althuis, de Terre Sainte. Voir, à son sujet, les lettres n°2312 et 2477.

Lettre n°2897

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2897, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Elloul 5714,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mardi de la Parchat Vaét’hanan, dans laquelle vous évoquez votre projet de créer des livres de lecture et d’étude pour les enfants, en Terre Sainte et à l’extérieur de celle-ci.

Vous savez sans doute que le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h assume ce rôle depuis plusieurs années déjà. Vous avez sûrement vu les livres qui ont déjà été publiés et se trouvent chez les ‘Hassidim, en Terre Sainte.

Par ailleurs, une branche du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h a été fondée en Terre Sainte, qui diffuse ces livres et édite des traductions locales. Il est inutile de préciser que nos moyens sont très réduits et ne nous permettent même pas de publier ce qui est prêt à être imprimé.

Pour autant, une littérature religieuse, basée sur les valeurs sacrées, est absolument indispensable. Le champ d’action est large et quiconque multiplie son action, dans le domaine, est digne d’éloge. Que Dieu vous accorde la réussite.

Je vous joins quelques bons d’envoi en port payé, à titre symbolique et en signe de bonne volonté.

Avec mes respects et en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°2898

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2898, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Elloul 5714,

Brooklyn

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la question que vous m’avez posée, il y a quelques temps, à propos de la réparation de ce qui s’est passé.

Comme vous le savez, le début du service de Dieu consiste à prendre la ferme résolution d’abandonner les comportements que l’on a adoptés et qui ne sont pas bons. Il faut graver cela en votre cerveau et en votre cœur. Vous devez non seulement le comprendre, mais aussi le ressentir.

La réflexion, à ce sujet, est bien simple. Il suffit de penser au dommage et à la destruction qui en résultent pour la vie physique et, combien plus, pour la vie morale. Les livres permettent d’établir qu’il en est bien ainsi, ceux de l’Ethique comme ceux de la ‘Hassidout.

Pour réparer son passé, il faut multiplier les mots de la Torah et de la prière. Cela signifie qu’il faut dire chaque prière intégralement, sans avoir recours aux permissions d’en sauter certains passages. Vous pouvez être présent depuis le début de la prière, ou même encore avant cela, auquel cas ces permissions n’existent pas.

Il faut aussi multiplier les mots de la Torah, ce qui veut dire, au sens simple, l’étudier, retenir par cœur, au moins quelques chapitres de Michna et de Tanya, les répéter lorsque vous marchez sur le chemin. Il serait bon également que vous connaissiez, par cœur, le discours ‘hassidique “ Tu honoreras l’ancien ”, qui est à la fin de la Parchat Kedochim, dans le Likouteï Torah.

L’obscurité repousse la lumière et, peu à peu, les mots de la Torah et de la prière repousseront les mots négatifs.

Vous étudiez sûrement la ‘Hassidout de manière fixe et, chaque jour, après la prière, vous lisez des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Lettre n°2899

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2899, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la question que vous me posez, dans votre lettre du 23 Mena’hem Av, sur la manière d’apprendre les lois et le métier de la Che’hita et les différents horaires possibles. Vous prendrez conseil auprès des ‘Hassidim âgés qui se trouvent dans votre endroit. Ceux-ci connaissent les conditions locales et vos aptitudes.

Néanmoins, les Décisionnaires, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken et les responsa du Tséma’h Tsédek soulignent qu’un Cho’het doit être animé d’une profonde crainte de Dieu et étudier abondamment la ‘Hassidout ‘Habad, qui suscite, dans l’esprit de l’homme, la Crainte Inférieure et même la Crainte Supérieure de Dieu, comme l’explique le Tanya, en différents endroits.

Avant tout, le réceptacle permettant de recevoir tout cela est la prière fervente. Et, si vous le désirez réellement, vous connaîtrez la réussite.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2900

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2900, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Avraham Sender(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech, avec la copie qui y était jointe. De fait, j’ai pris connaissance avec satisfaction de cette lettre que vous avez envoyée à la presse. Comme vous le savez, lorsque l’indifférence règne envers les valeurs les plus fondamentales, on doit, par tous les moyens, empêcher la torpeur de s’installer.

Vous avez sûrement mes salutations par votre gendre, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Nissan(2). J’ai demandé si vous profitiez de votre séjour près de lui pour renforcer, dans son entourage, la pratique juive, en général, la ‘Hassidout, son étude, ses usages et ses pratiques, en particulier. Je suis convaincu que c’est effectivement le cas.

L’assemblée d’Israël(3), s’exprimant au nom de chaque Juif, s’écrit : “ Je dors en exil, mais mon cœur est en éveil pour le Saint béni soit-Il, pour Sa Torah et Ses Mitsvot, pour la délivrance ”, comme le disent nos Sages, dans le Midrach Chir Hachirim Rabba. Il est dit que “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ” et cette aide est multiple, comme le précise le Likouteï Torah, à la Parchat Devarim, page 89d.

Le mois d’Elloul se trouve entre le Roch Hachana des animaux(4) et celui des hommes. Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous parvienne à transformer l’animal(5) en homme.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, vous-même et tous les membres de votre famille,

Notes

(1) Le Rav A.S. Nemtsov. Voir, à son sujet, la lettre n°2837. (2) Le Rav Nissan Mindel, l’un des secrétaires du Rabbi. (3) Toutes les âmes juives. (4) Le début du traité Roch Hachana dit : “ Le premier Elloul est le Roch Hachana de la dîme des animaux ”. (5) Que chacun porte en lui, l’âme animale.

Lettre n°2901

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2901, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5714,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu, le Rav Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

On m’a transmis la lettre que vous avez écrite aux éditions Kehot et qui contenait des récits du grand Rav et ‘Hassid, le Juste, Rabbi H. de Paritch(2). Il serait bon, en effet, que vous rédigiez ce dont vous vous souvenez et les témoignages de l’histoire des ‘Hassidim et de la ‘Hassidout, que vous gardez sûrement en mémoire, après les avoir entendu dans votre maison et à Loubavitch.

Sans doute vous rappelez-vous également du nom des personnes desquelles vous avez entendu ces récits et dans quelle mesure elles sont dignes de foi. Vous savez à quel point mon beau-père, le Rabbi, appréciait que l’on transmette une idée ou une histoire de manière précise, en incluant également les détails en apparence sans importance, comme le contexte ou les personnes présentes.

Je vous envoie, ci-joint, l’une de nos toutes dernières publications, qui vous intéressera sûrement.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Bespalov. Voir, à son sujet, la lettre n°1943. (2) Rabbi Hillel de Paritch, l’un des grands ‘Hassidim de l’Admour Haémtsahi, puis du Tséma’h Tsédek.

Lettre n°2902

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2902, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 28 Mena’hem Av. C’est avec peine que j’y ai lu, entre les lignes, de quelle manière vos difficultés financières ont été, à votre sens, la cause de votre détresse morale.

Je suis particulièrement surpris de constater qu’un érudit de la Torah et une femme ayant reçu son éducation dans un foyer ‘hassidique considèrent qu’ils sont dans la détresse morale à cause de problèmes financiers dont on peut se demander s’ils sont réellement importants et qui, en tout état de cause, ne sont que passagers.

Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ la roue tourne ”. Mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, explique qu’un point de la roue, lorsqu’il se trouve au stade le plus bas, ce qu’à Dieu ne plaise, ne peut, par la suite, que remonter. La pratique démontre qu’il en est bien ainsi.

Or, une image énoncée par la Torah décrit, en tout point, ce qu’elle doit illustrer. Celui qui constate un manque, y compris dans le domaine matériel, doit demander à Dieu de le combler. Telle est la définition de la Mitsva de la prière, d’après plusieurs des premiers Sages. En revanche, que Dieu nous garde du découragement ! Il n’est pas possible de ne pas en être troublé dans son service du Créateur, lequel, en pareil cas, n’est plus ce qu’il devrait être.

J’espère que ces quelques lignes seront suffisantes. Comme le dit l’Admour Hazaken, dans son Likouteï Torah, à la Parchat Reéh, page 32b, quiconque le désire peut, en ces jours, aller à la rencontre du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. Celui-ci réserve un bon accueil à chacun, montre un visage bienveillant, ainsi qu’il est dit : “ Dieu éclairera Sa Face envers toi ”. Puisse donc Dieu vous prendre en pitié et vous accorder votre subsistance, de la manière qui convient et dans le calme, avec largesse d’esprit.

Vous m’annoncerez que vous redoublez d’ardeur dans l’influence que vous exercez sur votre entourage, que vous rapprocherez de la ‘Hassidout en diffusant les sources à l’extérieur.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année et que vous donniez de bonnes nouvelles,

Lettre n°2903

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2903, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Elloul, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et dont je donnerai lecture, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Dans ce courrier, vous me faites part de votre état de santé. J’ai déjà écrit à plusieurs personnes(1), m’interrogeant à ce sujet, qu’il convient, d’une part, de se conformer aux prescriptions des médecins, comme l’établissent différents textes. Et, le Choul’han Arou’h, dans les lois du Chabbat ou de la circoncision(2), retient ce principe dans la Hala’ha. Mais, d’autre part, il est bien clair que cela concerne uniquement l’action concrète et non la pensée, dont on ne doit nullement se servir pour méditer à son état physique.

Cela n’est pas votre métier. Vous n’êtes le médecin de personne et une telle réflexion ne sera donc d’aucune utilité. De telles pensées sont inutiles. Elles ne font que troubler et déstabiliser, empêchant de se concentrer sur ce qu’il faudrait. Or, en faire trop revient à n’en faire pas assez(3) et il en est bien ainsi, pour ce qui vous concerne.

Conformez-vous donc aux prescriptions des médecins, dans l’action concrète et placez votre confiance en Dieu, Qui fera en sorte que vous soyez guéri.

Avec ma bénédiction pour la satisfaction de vos requêtes, exprimées dans votre demande de bénédiction et surtout afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1619. (2) L’avis médical peut servir de base pour lever certaines interdictions du Chabbat ou retarder une circoncision. (3) Textuellement “ ce qui est en plus est en moins ”, d’après le principe hala’hique, s’appliquant à la Cacherout des animaux.

Lettre n°2904

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2904, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre.

La cause de ce qui fait l’objet de votre courrier(1) est, bien souvent, un manquement à la sainteté du langage(2), ou bien, fréquemment, une faiblesse physique, ou encore la nécessité de vérifier ou de changer les Tefillin ou les Mezouzot.

Vous réparerez donc tout cela et vous redoublerez d’ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous prierez avec ferveur et vous accomplirez les Mitsvot de la meilleure façon. Dieu vous accordera la réussite.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Vraisemblablement la réparation de la faute que constitue l’émission de semence en pure perte. (2) Lorsque l’on prononce des termes inadaptés, ou même interdits, comme la médisance ou la calomnie.

Lettre n°2905

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2905, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Elloul 5714,

Brooklyn,

Aux membres du conseil(1) de Kfar ‘Habad,

Que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Mena’hem Av, dans laquelle vous me précisez votre intention, concernant l’école secondaire(2). Vous souhaitez que les filles puissent poursuivre leurs études, au Kfar, dans un environnement favorable. Votre but n’est pas, en revanche, de diffuser les études profanes.

En ce cas, il faudra instaurer un enseignement sacré dans l’école que vous fondrez et celles qui désirent, en tout état de cause, poursuivre leur formation séculaire(3) se rendront, une ou deux fois par semaine, dans une école qui leur permettra de le faire, dans un contexte de crainte de Dieu, par exemple à Tel Aviv.

Bien évidemment, l’éducation, au Beth Rivka, doit être organisée, c’est-à-dire commencer à l’heure, comme dans les autres écoles. Sans une organisation fixe et forte, l’éducation n’est pas possible. Il faut d’emblée agir en ce sens, car il ne peut en être autrement. Certes, Dieu pardonne, lorsque l’on est dans un cas de force majeure, mais, pour autant, les élèves ne reçoivent pas leur éducation de cette façon et le manque en résulte.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne année,

Notes

(1) Municipal. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2830. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2895.

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