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Iguerot Kodesh — lettres 2866 à 2885

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2866

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2866, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres et celle-ci m’a rappelé l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Touvya a fauté et Zigoud sera fouetté ”, qui en décrit bien le contenu.

Même si vos arguments sont pleinement recevables, ils vous permettent de ne pas collaborer(1) et de ne pas apporter à votre travail toute l’ardeur qui convient. Qui en souffre? Les élèves, garçons et filles et les enseignants(2), c’est-à-dire les réalisations de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Où est la logique de tout cela?

Pour reprendre les termes de nos Sages, il ne s’agit pas, en l’occurrence, de donner raison à Touvya, mais bien de rétablir la vérité. Certes, dans toute la mesure du possible, il faut que Touvya cesse de fauter. Pour autant, il est bien clair qu’il n’y a nullement lieu de fouetter Zigoud. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Je voudrais souligner cette idée. Je suis persuadé qu’au final, toutes les dettes seront remboursées(3). Je comprends qu’il soit difficile d’attendre, mais j’ai déjà écrit et je répète encore que les Juifs sont “ croyants et fils de croyants ” en Dieu et en Moché, Son serviteur, de même qu’en celui qui assume la mission de Moché, dans chaque génération, c’est-à-dire, en la nôtre, mon beau-père, le Rabbi.

Ces écoles sont les siennes et le salaire de ceux qui y travaillent ne sont donc pas seulement le chèque, qu’au final, on obtiendra en tout état de cause, mais aussi les enfants, la santé, la prospérité matérielle, dans la largesse, la bénédiction que l’on reçoit dans la manière de subvenir à ses besoins. Tout cela est d’une valeur infiniment plus importante que le chèque. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Notes

(1) Avec la direction de l’école, dont le destinataire de cette lettre est un professeur. (2) Mais non la direction, pourtant visée par ces arguments. (3) Et les salaires des professeurs seront payés.

Lettre n°2867

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2867, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur l’étude quotidienne du ‘Houmach avec le commentaire de Rachi. Il est clair que celle-ci doit effectivement être quotidienne.

Bien évidemment, lorsque l’on ne peut faire autrement, on peut la compléter la nuit suivante, ou même dans le courant de la semaine.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2868

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2868, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 10 Mena’hem Av et à celles qui l’ont précédée.

J’ai été content d’apprendre que vous participez toujours aux offices publics, que vous vous efforcez d’influencer les autres, en ce sens et que vous récitez des textes par cœur, lorsque vous vous rendez à votre travail. Il est difficile d’imaginer comment on assainit l’atmosphère(1), en agissant de la sorte, comme le dit mon beau-père, le Rabbi, dans l’appel de sensibilisation, par lequel il demande de réciter de la Michna par cœur.

Il serait bon que vous appreniez par cœur également quelques chapitres de Tanya, que vous réciterez, à l’aller et au retour(2).

Vous me demandez comment répartir la dîme que vous prélevez pour la Tsédaka. J’ai répondu à quelqu’un qui me posait la même question, qu’il pouvait m’en adresser la moitié, d’une manière permise, pour que j’en assure moi-même la répartition, puis en répartir lui-même la seconde moitié, dont une moitié(3) irait aux institutions de mon beau-père, le Rabbi, en Terre Sainte et la seconde, à qui bon lui semblerait.

Nos Sages disent que l’on n’établit pas avec précision le compte de ce que l’on donne à la Tsédaka. Vous en prélèverez donc un peu plus que le dixième.

Avec ma bénédiction pour tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Voir la lettre n°132, qui rapporte également les propos du précédent Rabbi. (2) Du travail. (3) Soit le quart de l’ensemble.

Lettre n°2869

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2869, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn, New York,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de ...(1), que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai été satisfait d’obtenir un compte rendu de vos activités. Sans doute vous préparez-vous au mois d’Elloul et à la période qui fait suite à l’été. Ceci doit conditionner votre programme, à l’avenir.

En effet, Elloul est le mois du bilan moral de toute l’année et celui de la miséricorde. C’est grâce à cela qu’un Juif peut ensuite, à Roch Hachana et, plus généralement, pendant le mois de Tichri, être inscrit et scellé pour une bonne année, de même que tous les membres de sa famille.

Les préparatifs doivent se marquer dans les deux domaines du comportement des hommes, en fonction de la manière dont on classe, d’ordinaire, leurs actions, c’est-à-dire celles qui sont envers Dieu et celles qui sont envers les autres.

Tel est précisément le sens du mot Elloul, composé, comme l’expliquent les livres, des initiales des versets: “ Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien Aimé est à moi ”, décrivant la relation avec Dieu et: “ Un homme à son ami et des cadeaux aux pauvres ”(2) ”, définissant les relations entre les hommes.

Lorsque l’on établit un juste bilan dans les deux domaines d’action des hommes, on reçoit l’aide du Créateur du monde pour prendre de bonnes décisions, en ces jours, ces semaines, ces mois, qui surviennent ainsi, pour le bien et pour la bénédiction, pour nous et pour tout Israël.

Avec ma bénédiction pour que vous parveniez à élargir votre action, avec largesse et joie, pour que vous ayez, bien entendu, un plus grand nombre de membres, dans toute la mesure du possible, conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ celui qui sauve une âme juive est considéré comme s’il avait préservé le monde entier ”,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à plusieurs groupements, dans le monde, entre la fin d’Av et le début d’Elloul. Voir également Likouteï Si’hot, tome 14, page 274. (2) Définissant les Mitsvot de Pourim qui sont accomplies envers les autres.

Lettre n°2870

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2870, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Nous approchons du mois d’Elloul, celui du bilan moral de toute l’année. Or, il est dit que Dieu permet à une bonne pensée d’aboutir à une bonne action. La bonne pensée est, en l’occurrence, la préparation d’Elloul, dans les actions que l’on accomplit envers Dieu, “ Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien Aimé est à moi ” et dans celles que l’on réalise envers les hommes, “ Un homme à son ami et des cadeaux aux pauvres ”.

Que ceci soit donc une bonne préparation pour l’action, même si elle n’intervient que par la suite. Dieu la rendra possible et l’on recevra ainsi l’élévation, de l’endroit de la pureté vers celui qui est encore plus saint. Le Tanya explique, en effet, que l’effort des hommes suscite la révélation de Dieu, provenant d’un stade plus élevé.

De la sorte, les bénédictions se révèlent sans obstacles et sans empêchements, comme l’explique le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kora’h.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2871

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2871, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Voici ce que je voulais vous dire(1). Par respect pour votre apparence et surtout du fait de votre crainte de Dieu, vous auriez dû laisser pousser votre barbe. Car, même si vous suivez l’avis de ceux qui permettent(2), ce dont je doute, et non celui de l’Admour Hazaken et du Tséma’h Tsédek, vous devez, en tant que Rav et guide spirituel(3), donner l’exemple d’un homme qui craint Dieu.

Car, votre exemple est imité et, en l’occurrence, vous conduisez d’autres personnes à transgresser cinq Interdictions de la Torah(4), ce qu’à

Dieu ne plaise, comme l’explique la causerie de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui est imprimé dans le Kountrass Bikour Chicago(5).

Vous êtes déjà marié, pour de longs jours et de bonnes années. Ce n’est donc pas la nécessité de trouver un bon parti qui fait obstacle, en l’occurrence. Pourquoi n’adoptez-vous pas une telle pratique? La seule explication que je trouve est la suivante. Vous désirez imiter les comportements de votre environnement. Déjà, à l’époque du premier Temple, comme le rapporte le prophète, quelques Juifs disaient: “ Soyons comme toutes les autres nations ”. Combien plus cette optique s’est-elle renforcée en cette période du talon du Machia’h.

J’ai souligné que vous ayez reçu votre formation dans une institution Loubavitch pour une raison bien simple. Seuls les élèves de la Yechiva Loubavitch qui sont originaires d’Amérique prêtent attention à cela et à tout ce qui ressemble à cela.

Avec ma bénédiction de réussite dans vos actions communautaires et dans vos réalisations personnelles,

Notes

(1) Dans la lettre n°2782. (2) De la raser. (3) En anglais dans le texte: “ Spiritual leader ”. (4) En se rasant la barbe. (5) Rédigé à l’occasion de la visite du précédent Rabbi dans cette ville.

Lettre n°2872

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2872, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 7 Mena’hem Av et à celle qui l’a précédée, dans lesquelles vous m’interrogez sur l’organisation que vous devez adopter pour l’année qui vient.

A mon sens, vous devez vous consacrer à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, avec une ardeur et un enthousiasme véritables, non seulement dans le temps, mais aussi dans l’esprit. Ainsi, vous passerez également l’après-midi à la Yechiva.

Je suis convaincu que si vous êtes réellement motivé, vous pourrez révéler, de manière positive le désir d’étudier que vous possédez effectivement et vous apprendrez non seulement avec patience, comme vous le dites, mais aussi avec plaisir.

A mon avis, il n’y aura qu’une exception à cela, celle des Messibot Chabbat(1), que vous organisez pour les élèves du réseau(2), en différents endroits, comme vous me le précisez, par le détail, dans votre lettre du 9 Tamouz. Cette pratique sera également favorable pour que vous puissiez étudier la Torah durant toute la semaine. L’Admour Hazaken donne, en effet, l’assurance que l’on obtient, de la sorte(3), “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”.

Que Dieu vous accorde le succès.

Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

Notes

(1) Les après-midi récréatives du Chabbat pour les enfants. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Loubavitch en Terre Sainte. (3) En consacrant de son temps aux autres.

Lettre n°2873

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2873, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Comme vous me l’avez demandé, je mentionnerai tous ceux que vous citez dans votre lettre, quand je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous savez, en effet, à quel point il est important de se rendre près du tombeau des Justes, comme le dit, à plusieurs reprises, le Choul’han Arou’h. Les responsa Min’hat Eléazar, tome 1, chapitre 68, discutent largement cette idée.

Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous n’annonce que le bien à l’autre. S’efforcer d’influencer positivement son entourage, afin de rapprocher les cœurs de notre Père Qui se trouve dans les cieux, est un grand mérite, pour un homme et pour tous les membres de sa famille, permettant d’obtenir la satisfaction de tous les besoins.

Avec mes respects et ma bénédiction de bonne santé et de réussite,

Lettre n°2874

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2874, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que vous oubliez beaucoup plus qu’avant. De façon générale, cela a deux causes:

A) Lorsque l’on étudie sans intérêt et sans plaisir, on ne fait pas intervenir l’aspect profond de sa volonté. Dès lors, on oublie, comme l’indique, de manière allusive, l’Admour Hazaken, dans Iguéret Hakodech, Kountrass A’haron, David Zemirot et, plus longuement dans la Rechimat E’ha du Tséma’h Tsédek.

B) L’oubli intervient également lorsque l’on ne préserve pas la sainteté de l’alliance de la circoncision.

Si vous redoublez d’ardeur dans ces deux domaines(1), votre mémoire s’améliorera et vous connaîtrez la réussite dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Ceci correspond à ce que dit la Paracha de cette semaine, “ Voici, Je place devant vous aujourd’hui la bénédiction que vous écouterez... ”. Et l’on sait qu’à propos de la bénédiction, il est dit “ que vous écouterez ”, de manière affirmative, car cela ne fait aucun doute. Il n’en est pas de même pour la fin du verset(2) qui dit “ si ”(3).

Il est indispensable qu’il en soit ainsi au plus vite(4).

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) En réparant, au mieux, l’un et l’autre. (2) Qui parle de la malédiction. (3) Si vous écoutez, formule qui est uniquement conditionnelle. (4) Il est nécessaire d’écouter!

Lettre n°2875

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2875, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me décrivez vos études. Vous concluez en disant que des pensées étrangères vous empêchent de vous concentrer, dans votre prière.

Il a déjà été dit, à ce sujet, qu’il faut s’efforcer de respecter la sainteté de l’alliance de la circoncision, de même que celle de la langue(1). C’est ainsi que l’on réduit les mauvaises pensées. De même, il faut qu’il y ait un livre(2) ou un Sidour ouvert devant vous, de sorte que les mots lumineux chassent les pensées indésirables.

Le Likouteï Torah explique, à la fin de la Parchat Kedochim, que l’on doit graver en son esprit des mots de la Torah, en général et de son enseignement profond, en particulier. Ainsi, peu à peu, les pensées qui vont en sens contraire diminuent.

Dieu fasse que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles en tous ces domaines.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) En rejetant la médisance et les propos interdits. (2) Dans le cas de l’étude.

Lettre n°2876

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2876, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

Aux multiples connaissances, le Rav Yaakov Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et j’ai attendu, pour vous répondre, de recevoir votre livre, les responsa Beth Yaakov, dont vous m’annonciez l’envoi dans votre courrier. Je viens de le recevoir et je vous remercie beaucoup pour ce cadeau.

Vous me dites que, selon le discours ‘hassidique de mon beau-père, il n’y a pas de Mitsva de sonner du Choffar, d’après la Torah, lorsque Roch Hachana est un Chabbat, conformément à l’avis du Yerouchalmi(2). J’ai déjà indiqué que, selon mon beau-père, le Rabbi, il s’agit là uniquement d’une disposition des Sages. On retrouve la même affirmation chez nos maîtres qui étaient ses prédécesseurs, depuis l’Admour Hazaken.

De plus, le discours ‘hassidique imprimé dans le Sidour précise également que, d’après la Torah, il faudrait alors sonner du Choffar. Seuls les Sages ont interdit de le faire. Vous consulterez ce texte.

Je renvoyais également au Pneï Yochoua, début du quatrième chapitre de Roch Hachana. On y trouve, en effet, une idée surprenante. Il semble indiquer que, selon le Talmud Babli, on peut également penser que, d’après la Torah, on ne sonne pas du Choffar pendant le Chabbat. Pour l’heure, je n’ai pas trouvé un autre Sage qui soit du même avis.

Vous dites que la prostate est un moyen de stériliser un homme du fait d’une maladie(2). Il se trouve que la prostate ne remet pas du tout en cause la capacité d’enfanter. Chez celui qui est atteint de cette affection, la prostate s’élargit et le conduit de la vessie est donc réduit.

Il est clair que la Hala’ha prend en compte l’existence de vieillards, qui ne peuvent pas enfanter, par exemple pour la nomination en tant que membre du Sanhédrin(3) ou bien dans d’autres domaines. Néanmoins, il faut établir un critère déterminant, qui permette que, d’après la Torah, telle personne, du fait de son âge, ne peut plus enfanter. Or, il est bien évident que cela ne dépend pas du nombre des années.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Comme à mon habitude, pour exprimer mon appréciation, j’ai feuilleté votre livre. Etant très occupé ces jours-ci, je n’ai pu le faire que rapidement. Néanmoins, j’ai formulé les trois remarques suivantes :

Responsa, chapitre 1, page 6a : Le Rambam dit “ même s’il n’a pas besoin de son aile ” et l’on peut se demander l’origine de son affirmation. Cette mention n’apparaît pas dans toutes les éditions que j’ai pu consulter. Pour autant, il est difficile de considérer que l’on fait allusion à quelqu’un qui a besoin des plumes proprement dites. Il n’y aurait là aucune idée nouvelle et, dès lors, pourquoi faudrait-il dire que l’on ait besoin de son aile.

Vous concluez en remarquant que l’on peut s’interroger sur le fait de couper les ongles, d’après le Ribach. Vous consulterez le Maguen Avraham, à la même référence, expliquant l’avis du Ribach. Il est cité par le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken. Vous verrez également les responsa Tséma’h Tsédek, porte des additifs, nouvelles explications sur Chabbat, page 94b.

Début du chapitre 24 : Vous consulterez le Tsafnat Paanéa’h, du Gaon de Ragatchov, sur le Rambam, lois des aliments interdits, chapitre 4, paragraphe 9 et lois de la Che’hita, début du chapitre 5.

Fin du chapitre 54 : Citant le président du tribunal rabbinique de Ponevez, vous dites que “ l’on n’a rien trouvé… et il est cacher, sans contestation possible ”. Dès lors, pourquoi ne pas tenir d’emblée une telle affirmation ? Et, comment peut-il se permettre de repousser, dans l’action concrète, l’avis du Pit’heï Techouva, citant les Hagahot Maïmonyot ? Que Dieu nous garde d’adopter l’avis contraire du Pit’heï Techouva et des Hagahot Maïmonyot, dont les décisions ont eu le mérite d’être acceptées par tous les enfants d’Israël. Vous consulterez également le Sdeï ‘Hémed, compilation de lois, article “ acte de divorce ”, chapitre 16, paragraphe 37.

Concernant ce que vous dites de la bénédiction après le repas : L’obligation de dire cette bénédiction et d’inviter à le faire commence et se fixe lors du repas. De ce point de vue, le soir de Pessa’h n’est pas différent de tout le reste de l’année. Et, l’on ne peut remettre en cause une analyse plus fine.

Notes

(1) Le Rav Y.Meskin. Voir, à son sujet, la lettre n°2825. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2825 et 2842. (3) Dont un homme stérile ne peut être membre.

Lettre n°2877

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2877, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me parlez de votre action contre les missionnaires. Puisse Dieu faire que vous ayez une réussite considérable, conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ celui qui sauve une âme juive(1) est comme s’il préservait le monde entier ”.

Vous me dites que vous avez changé les nœuds de vos Tefillin(2), pour qu’ils soient conformes à la coutume de ‘Habad. Sans doute avez-vous également changé la dimension profonde. En effet, le Zohar et, plus en détails, la ‘Hassidout ‘Habad expliquent que les Tefillin correspondent aux forces de l’intellect. En les mettant, il faut donc penser à assujettir à Dieu le cœur et le cerveau, la réflexion liée à l’action et celle qui introduit le sentiment.

Votre changement a sûrement été fait en sorte que vous plongiez, Tovel, anagramme de Bitoul, la soumission, votre cerveau dans la connaissance de ‘Ho’hma, de Bina et de Daat, de la ‘Hassidout ‘Habad, de ses pratiques et de ses voies.

Que Dieu vous accorde la réussite en tout cela.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Y compris, en l’occurrence, moralement. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2431.

Lettre n°2878

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2878, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous salue,

Je fais réponse à votre question. Vous me dites que votre frère voudrait apprendre la ‘Hassidout avec vous. Néanmoins, vous vous interrogez, à ce sujet, car le Mikwé est éloigné du quartier dans lequel votre frère habite, de sorte qu’il s’y rend uniquement à la veille de Yom Kippour. Vous me demandez donc s’il peut, néanmoins, étudier la ‘Hassidout.

En fait, un point est indépendant de l’autre. Il est, bien sûr, inconcevable de se rendre au Mikwé uniquement à la veille de Yom Kippour et ceci n’a pas une incidence uniquement sur l’étude de la ‘Hassidout, mais aussi sur la pureté du corps, sur le raffermissement de la foi, en général, comme le dit le Rambam, à la fin de ses lois du Mikwé, sur la révélation de la Divinité.

Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, de jeunes gens qui résident dans “ le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”(1). Vous devez donc convaincre votre frère de se rendre plus souvent au Mikwé, dans la mesure du possible et au moins selon la décision d’Ezra(2).

S’il s’agit de se tremper au Mikwé pour accroître sa pureté, et non du cas précédent(3), on pourra étudier quelques passages de la Michna de l’ordre Taharot(4) et, si possible, du traité Mikwaot. En cas de force majeure, ceci remplace l’immersion dans le Mikwé, pour acquérir une pureté accrue, mais non pour se défaire de l’impureté.

De même, il est bien clair que vous devez étudier(5) avec lui, avant même qu’il n’améliore son comportement, dans le domaine ci-dessus. La ‘Hassidout est l’âme de la Torah, sa dimension profonde, l’arbre de vie.

En ces dernières générations, cette étude est indispensable pour mettre en pratique la Torah et les Mitsvot de manière convenable, comme l’explique le Kountrass Ets ‘Haïm. Cette étude vivifie l’âme divine et, par son intermédiaire, l’âme animale et le corps, leur apportant la vie véritable, celle qui est liée à l’arbre de vie.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) En Erets Israël. (2) C’est-à-dire après chaque relation conjugale. (3) De la décision d’Ezra. (4) Ce qui est pur. (5) La ‘Hassidout.

Lettre n°2879

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2879, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mi’haël(1),

Je vous salue et vous bénis,

Comme je vous l’écrivais l’an dernier(2), je continue à penser qu’il faut enseigner aux élèves, aux garçons et même aux filles, l’importance des jours de Seli’hot et, plus généralement du mois de Tichri. A défaut de tous les élèves, c’est au moins une large partie d’entre eux qui restera à la Yechiva.

Il faut donc les équiper pour ces jours de crainte et de joie, en fonction de leurs capacités et de leur entourage.

Il faut, bien sûr, se servir de ce qui a été expliqué, lors du Chabbat qui a béni le mois d’Elloul 5711(3). Je vous joins un exemplaire de ce texte qui a été réédité.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

Notes

(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès. Voir, à son sujet, les lettres n°2311 et 2945*. (2) Il s’agit de la lettre n°2233. Voir également les lettres n°2855 et 2945*. (3) 1951, par le Rabbi lui-même.

Lettre n°2880

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2880, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn, New York,

A l’homme éminent et de qualité, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu, se distingue par ses bons sentiments,

a de bonnes connaissances, le Rav Mi’haël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre réponse, par l’intermédiaire de mon secrétaire, monsieur Nissan Mindel et je vous en remercie. Vous m’écrivez que vous êtes malade et j’espère qu’à réception de cette lettre, votre état de santé se sera amélioré.

Je vous remercie de m’avoir informé pour les quatre recueils manuscrits de ‘Hassidout(2). Trois d’entre eux sont du Tséma’h Tsédek et j’aimerais savoir s’ils ont déjà été publiés. Bien évidemment, s’il en résulte des dépenses, je les prendrai en charge. Je vous en remercie beaucoup.

De même, monsieur Mindel m’a dit qu’il vous a écrit à propos des fascicules sur la pensée d’Israël, qui ont été publiés par l’institut de Cincinnati. J’aimerais qu’ils se trouvent dans ma bibliothèque et, dans votre lettre, vous n’avez pas répondu sur ce point. J’espère que vous le ferez, à la prochaine occasion.

Dans la mesure où nous avons fait connaissance, je me permets de vous demander quelle est votre situation. Bien évidemment, si mon intervention peut être d’une quelconque utilité, je l’accorderai bien volontiers.

Avec mes respects et en saluant votre épouse,

Je vous joins un fascicule sur le Juste, Rabbi Hillel de Paritch, paru récemment. Je ne sais pas si votre père(3) était également l’un de ses disciples. Si c’est le cas, celui-ci se rappelle peut-être de quelques récits qu’il a entendu, à son propos.

Notes

(1) Le Rav M.Wilenski. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2953. (3) Le ‘Hassid, Rav ‘Haïm Dov Ber Wilenski, de Krementchug.

Lettre n°2881

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2881, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous proposez d’établir un annuaire des anciens élèves de la Yechiva Loubavitch qui résident aux Etats Unis, en précisant leur adresse.

Il s’agit d’une initiative judicieuse, mais limitée. Il y a quelques années, on a proposé d’établir un tel annuaire(2), établissant la liste de tous les anciens élèves de la Yechiva Loubavitch, qu’ils soient encore en vie ou non. Pour différentes raisons, il n’a pas encore été possible de le réaliser.

A cette occasion, j’aimerais savoir si vous avez une liste de ceux qui ont fait leurs études à Vilna et à Varsovie(3), avec des informations probables sur chacun d’entre eux, au moins leur année de naissance, la durée et l’endroit de leurs études, leur activité après avoir quitté la Yechiva.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Dreizin. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1357. (3) Dans la Yechiva Loubavitch de ces villes.

Lettre n°2882

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2882, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous vous trouvez dans une situation basse, bien que vous soyez un élève de la Yechiva Loubavitch.

Comme vous le savez, nos Sages disent que “ celui qui te dit ne pas avoir fait des efforts et avoir, néanmoins, connu la réussite, ne le crois pas ”. Or, cet effort n’est pas identique chez chacun. Elle dépend des capacités dont on dispose, des besoins de son corps et de sa propre âme animale.

Vous devez donc étudier avec un enthousiasme et une ardeur véritable. Ainsi, vous connaîtrez, de manière fructueuse, la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Il est inutile d’ajouter que chacun doit obtenir la bénédiction de Dieu. C’est la raison pour laquelle nous disons dans notre prière, à la première bénédiction dans laquelle il est permis de demander à Dieu ce dont on a besoin: “ Accorde-nous la sagesse, la compréhension et la connaissance ”. En conséquence, il est indispensable de prier avec ferveur.

Avec ma bénédiction pour que vous étudiez la Torah en craignant Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2883

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2883, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Mena’hem Av 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

se consacre aux besoins communautaires, a de

multiples connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre écrite à l’issue de ce Chabbat et à celle qui la précédait. J’ai apprécié l’échange que vous avez eu avec le Rav Kasher(2) et je suis de votre avis lorsque vous considérez négativement le fait de voyager jusqu’ici(3).

Vous connaissez sans doute la vile publicité qui est faite, dans ce pays et qui, pour notre grande douleur, a également pénétré dans la tente de la Torah, non seulement chez ceux qui la soutiennent, mais...(4). Heureux celui qui peut se préserver de tout cela, même en restant passif!

Combien plus en est-il ainsi pour celui qui peut libérer le temps qu’il occuperait à tout cela et le consacrer à une cause communautaire, en particulier dans la tente de la Torah. Telle est la bonne part qui vous revient et dont Dieu vous a accordé le mérite.

Même lorsque l’on promet que cette publicité ne prendra pas un aspect outrancier, il est pratiquement impossible de tenir un tel engagement, car “ celui qui parvient dans une ville en adopte les pratiques ”. De ce fait, des anges ont mangé(5). Combien plus en est-il ainsi pour les hommes.

Il y a là un moyen de dilapider son ardeur, son temps, sa santé, sa tension nerveuse, comme on peut le constater chez ceux qui viennent ici en mission, quelle qu’elle soit.

D’autres raisons encore me font réagir ainsi par rapport à cette proposition. Et, dire que l’intérêt de l’Encyclopédie talmudique ne peut pas être défendu par tous ceux qui se trouvent ici et par les différents bureaux me parait particulièrement douteux.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, avec calme et largesse d’esprit,

M. Schneerson,

N. B. : Pour une certaine raison, l’expédition de cette lettre a été retardée. Hier, le Rav Gold m’a rendu visite et j’ai apprécié la considération qu’il vous porte. Bien évidemment, il a évoqué, en passant, votre voyage ici comme une action qui n’est pas liée à un parti, mais uniquement consacrée à l’honneur de la Torah.

Je lui ai répondu en lui racontant ce qui s’est passé il y a un an, ou un peu plus. La Yechiva Loubavitch, ici, voulait vous inviter à venir, pour quelques mois, mais ma réponse a été négative, car cela n’aurait pas été bon pour votre santé.

Il a répondu que l’on consulterait un médecin, mais j’ai maintenu mes propos et mon avis.

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°2798. (2) Auteur du recueil Torah Chelema. (3) Vraisemblablement pour animer une campagne publicitaire autour de l’Encyclopédie talmudique. (4) Egalement chez ceux qui la pratiquent. (5) Lorsqu’ils sont venus rendre visite à Avraham, adoptant ainsi le comportement des hommes.

Lettre n°2884

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2884, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 24 Mena’hem Av, avec la liste de ‘Hassidim qu’elle contenait, dont je donnerai lecture, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous évoquez l’oubli(1). Pour lutter contre lui, vous étudierez ce qui suscite votre intérêt. Puis, dès que vous serez fatigué, vous changerez le thème de votre étude(2), par exemple de la ‘Hassidout à la partie révélée de la Torah.

Il serait bon également que vous étudiez de la Michna par cœur. Mais, là encore, vous ne fatiguerez pas votre mémoire. Vous lui permettrez de se reposer et, à n’en pas douter, tout cela la renforcera.

Que Dieu vous accorde une bonne santé, qu’Il fasse que tout aille bien pour vous et que vous puissiez annoncer de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours.

Je vous joins un extrait de la causerie du Chabbat qui bénit le mois d’Elloul 5711(3). Son contenu est valable chaque année et tout au long de l’année. Sans doute le diffuserez-vous de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°2552 et 2874. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2703. (3) 1951, dont le Rabbi est l’auteur.

Lettre n°2885

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2885, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Elloul 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me décrivez ce que vous avez vécu, avec les membres de votre famille et vous me dites que vous ne réussissez pas ce que vous entreprenez. Vous concluez en affirmant qu’en votre âme, vous êtes un Juif désirant mettre en pratique les Mitsvot de notre Torah. Néanmoins, vous n’êtes pas pratiquant et vous ne respectez pas le Chabbat.

Pour ce qui concerne la vie physique, si quelqu’un affirme, jour et nuit, qu’il a foi en l’apport positif de la nourriture, désire en recevoir et en consommer, ses propos resteront inutiles à son corps, tant qu’il n’aura pas effectivement mangé. Peu à peu, il s’affaiblira et, au final, il n’aura même plus la force d’expliquer l’effet positif de la nourriture.

Or, il en est strictement de même pour la vie morale. On peut dire souvent que l’on désire mettre en pratique les Mitsvot, évoquer leur apport positif. Néanmoins, si on ne les applique pas, l’âme ne se renforce pas. Puis, manquant de ce qui lui est nécessaire, elle s’affaiblit de plus en plus, comme c’est le cas pour le corps.

Il est donc inutile de chercher une autre raison pour laquelle vous ne réussissez pas ce que vous entreprenez. Le manque de pratique des Mitsvot en est la cause. Certes, on peut observer différentes personnes qui ne pratiquent pas et connaissent tout de même la réussite. Mais, nous n’avons pas part aux Desseins de Dieu. Nous ne savons pas pourquoi Il récompense l’un, plus tôt et l’autre, plus tard. Nous ne pouvons expliquer ce changement.

Vous écrivez vous-même dans votre lettre que vous avez foi en la Torah. Or, celle-ci proclame, dans les dix Commandements, la nécessité de respecter le Chabbat et la récompense que l’on reçoit, en le faisant. Et, il en est de même pour toutes les autres Mitsvot, que vous ne citez pas dans votre lettre.

Si vous voulez suivre mon conseil, faites immédiatement vérifier toutes les Mezouzot de votre maison, pour vous assurer qu’elles sont cachères, conformément à la Hala’ha. Vous commencerez à mettre les Tefillin, chaque jour de semaine, comme le veut le Hala’ha. Vous direz au moins le Chema Israël et la prière des dix huit bénédictions. Vous introduirez de la nourriture cachère, dans votre maison. Bien évidemment, tout ceci s’ajoute au respect du Chabbat.

Vous mentionnez, dans votre lettre, le Rav Yona Edelkop. Il vous viendra donc sûrement en aide pour mettre tout cela en pratique. Il vous montrera, en outre, comment on met les Tefillin. Si vous faites tout cela pendant quelques temps, je suis convaincu que vous réussirez ce que vous entreprendrez.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en vous souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

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