Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2746
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2746, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Sans doute vous employez-vous à gagner votre vie comme il convient(1), car vous devez subvenir aux besoins des membres de votre famille et à vos besoins personnels. C’est une Mitsva du Créateur, béni soit-Il. Il faut donc la mettre en pratique avec foi et ne pas se contenter uniquement de s’acquitter d’une obligation.
Bien évidemment, il ne faut pas ruser avec l’application du verset “ L’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”(2). Et, il est clair qu’il faut en appliquer les termes sans soucis, sans s’investir pleinement pour obtenir un tel résultat, mais aussi sans supprimer totalement l’action concrète.
Que Dieu vous accorde la réussite.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2750. (2) Soulignant la nécessité d’une action de l’homme pour que la bénédiction de Dieu puisse se révéler.
Lettre n°2747
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2747, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que vous n’avez pas jugé bon de vérifier la valeur de la conversion de certaines femmes, pratiquée dans cette ville. Vous devez, néanmoins, le faire, de manière diplomatique, peu à peu, en écartant toute possibilité de vexation publique.
En effet, si certains aménagements sont nécessaires, il faut espérer que ces femmes les acceptent aisément. De fait, il est peu probable que cela leur impose un grand sacrifice, y compris selon leur propre perception. Il est établi qu’un effort n’est jamais vain.
Dieu fasse que vos efforts, dans ce domaine, apportent immédiatement leurs fruits et donnent un bon résultat, matériellement et spirituellement.
Et, vous vous servirez de la nouvelle voiture que vous venez d’acheter pour redoubler d’ardeur, dans tous ces domaines. Ainsi, il est certain que Dieu tiendra Sa promesse selon laquelle “ on ajoute à quiconque ajoute ”, c’est-à-dire, en l’occurrence, à vous et à tous les membres de votre famille.
Avec ma bénédiction de réussite,
Lettre n°2748
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2748, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Sivan, dans laquelle vous m’interrogez à propos de votre fils, qui n’éprouve aucune ardeur à l’étude. Vous me demandez ce que j’en pense.
Je ne comprends pas le sens de cette question. Nos Sages disent, en effet: “ jusqu’à ce que ta main se pose sur le cou de tes paroles ” et précisent qu’il doit en être ainsi dès l’âge de seize ans, c’est-à-dire précisément celui de votre fils, comme vous le dites dans votre lettre. Vous devez donc prendre toutes les mesures, de manière sereine, pour que votre fils se consacre pleinement à l’étude de la Torah, selon ses moyens. Ainsi, il connaîtra la réussite.
Je suis surpris de ce que vous me dites, concernant la Yechiva. En effet, vous faites partie de son corps enseignant et vous partagez donc, avec toute la direction, l’ensemble de la responsabilité, en la matière, comme dans tout domaine communautaire.
Car, on ne peut pas considérer que ce caractère public libère l’individu de son devoir. Chaque enseignant, chaque surveillant assume sa fonction avec abnégation, d’une manière sincère. Il est inconcevable que son attitude n’influence pas l’ensemble de la direction, les autres enseignants, les autres surveillants.
Et, tout ceci s’ajoute à la décision de nos Sages, au traité Kiddouchin 40b, qui est citée par le Rambam, selon laquelle “ un homme doit toujours considérer qu’il se trouve sur une balance en équilibre. Par une seule bonne action, il la fait pencher, pour lui-même et pour le monde entier, du côté du bien ”.
J’attends une lettre détaillée de votre part, dans laquelle vous me préciserez quel est votre apport dans les domaines qui vous sont confiés. Cet ajout sera aussi large que possible. Et vous me ferez également des propositions précises afin d’améliorer la situation en ce qui est confié à la responsabilité d’autres personnes. Bien évidemment, plus vous me fournirez des détails et mieux cela sera.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2749
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2749, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre question. Vous me demandez si vos parents doivent quitter l’endroit où ils résident actuellement pour aller s’installer, en Terre Sainte, dans un Kibboutz éloigné de la pratique juive.
Je suis surpris par une telle interrogation. Comment pouvez-vous envisager une telle éventualité? Vous consulterez attentivement les termes du Rambam, dans ses lois des opinions, au début du chapitre 6, qui dit: “ On doit se lier aux sages, s’installer près d’eux, s’écarter des impies, se rendre en un lieu dont les hommes sont justes. S’ils sont mauvais et corrompus, on se réfugiera dans les grottes, les tanières et les contrées désertiques. ”
Il est donc bien clair qu’il ne doit pas venir à l’esprit de celui qui se trouve en un lieu où l’on respecte la Torah et les Mitsvot d’aller s’installer dans un Kibboutz éloigné de la pratique juive. Celui Qui protège Son peuple, Israël, en tout temps et en tout lieu, Qui “ ne dort pas ”, gardera vos parents, au sein de tout le peuple juif, dans un environnement de crainte de Dieu, de Torah et de Mitsvot, car c’est précisément là que la Présence de Dieu se révèle.
Pour votre part, vous pouvez renforcer tout cela, en redoublant d’ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, à la pratique des Mitsvot de la meilleure façon, en vous basant sur une foi pure.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2750
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2750, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du dimanche de la Parchat Kora’h, dans laquelle vous envisagez trois manières de satisfaire les besoins matériels de votre maison. Nos Sages donnent, à ce sujet, un enseignement(1) qui s’applique à tous, à l’exception de quelques personnes. Ils disent qu’il est nécessaire de forger un réceptacle afin de contenir la bénédiction, ainsi qu’il est dit: “ L’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras(2) ”.
Différents textes de ‘Hassidout expliquent pourquoi il en est ainsi, en particulier le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, à la Parchat Tétsé, page 37b.
Il est dit qu’assurer la subsistance de l’homme est aussi difficile que de fendre la mer Rouge(3), qu’il s’agit, en réalité, d’un immense miracle. Malgré cela, il faut, au moins en apparence, forger un réceptacle en empruntant les voies de la nature, comme le souligne le Likouteï Torah, à cette référence.
Néanmoins, pour élargir les bénédictions de Dieu, il faut placer sa confiance en Lui, redoubler d’ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. Tels sont les canaux et les réceptacles suscitant et contenant ces bénédictions célestes, satisfaisant tous les besoins.
Que Dieu vous accorde le succès.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2746. (2) Il est donc nécessaire de “ faire ”. (3) Voir la lettre n°2723, à propos du mariage.
Lettre n°2751
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2751, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Tsvi Hirsh(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat Kora’h, dans laquelle vous me demandez s’il est bon de traduire ces textes en une autre langue, en plus du français(2).
A) Dès lors qu’il y a des Juifs susceptibles de lire une certaine langue, il est bon de traduire des textes de ‘Hassidout en celle-ci, car c’est là un moyen de répandre les sources(3) à l’extérieur.
B) Vous me dites que vous vous efforcez d’obtenir la nationalité française. Il faut vérifier, au préalable, s’il vous est possible de devenir suisse. Pour différentes raisons, cette nationalité est préférable. Néanmoins, s’il s’avère que cela est impossible ou bien si cela soulève de grosses difficultés, vous pourrez effectivement devenir français.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et en vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) Le Rav T.H. Tsoller. Voir, à son sujet, la lettre n°1300. (2) Le Rav Tsoller traduisait effectivement des textes de la Torah dans cette langue. (3) De la ‘Hassidout, condition nécessaire pour que le Machia’h puisse venir.
Lettre n°2752
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2752, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mena’hem Na’houm Its’hak Aïzik(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 21 Sivan, dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle, puisque vous me dites que votre fille Shterna Freïda a eu un fils, en un moment bon et fructueux.
Puisse Dieu faire que ses parents le conduisent dans l’alliance de notre père Avraham, en un moment bon et fructueux. Et, tout comme il conclura cette alliance, il sera également conduit vers la Torah, le dais nuptial et les bonnes actions.
Vous-même assisterez à tout cela et vous concevrez beaucoup de satisfaction ‘hassidique, d’eux et de tous vos enfants, en bonne santé et avec largesse d’esprit. Vous pourrez également donner de bonnes nouvelles dans les autres domaines que vous citez dans votre lettre et que je mentionnerai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous me demandez également un conseil pour le nom qu’il convient de donner à l’enfant venant de naître.
Comme on le sait, mon beau-père, lorsqu’on lui posait cette question, répondait qu’il n’intervenait pas, en la matière(2). Et, l’on peut comprendre sa position si l’on consulte les écrits du Ari Zal, par exemple le Chaar Ha Guilgoulim, page 23a et également le Emek Ha Méle’h, première porte, fin du chapitre 4. Les écrits du Ari Zal sont, en outre, cités par le Or Ha Torah, à la fin de la Parchat Béréchit et par le Likouteï Amarim du Maguid(3).
En effet, Dieu suggère aux parents le nom qui convient au fils ou à la fille venant de naître, en fonction de leur âme. Différents textes de ‘Hassidout établissent qu’il en est bien ainsi et vous consulterez, en particulier, le Likouteï Torah Behar, page 41c. En effet, les lettres constituant le nom sont liées à la vitalité de l’âme et du corps.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
Notes
(1) Le Rav M.N. I. A. Hanoun. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2004. (3) De Mézéritch.
Lettre n°2753
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2753, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez écrit à propos du bateau(1). Il se trouve que ses propriétaires sont israéliens. Aussi, même si ceux qui y travaillent ne sont pas juifs, la large diffusion qui est faite(2) conduit à se demander réellement s’il ne s’agit pas d’une Interdiction(3) instituée par la Torah ou bien par nos Sages. Et, combien plus en est-il ainsi si les travailleurs sont juifs.
On vous a dit que tout est automatique. Il est clair que cela n’est pas possible, comme le savent les professionnels(4).
Il est désagréable d’en dire plus, car ceci est douloureux et même surprenant, si l’on prend en compte tous les voiles et les difficultés d’ores et déjà imposés par la période du talon du Machia’h. De ce fait, nombreux sont ceux qui craignent Dieu et mettent Ses Commandements en pratique, mais ne prêtent pas attention à ce qui est pourtant une évidence. Je n’en dirai pas plus.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée,
Notes
(1) Voir la lettre n°2738. (2) De la nationalité israélienne de ces bateaux. (3) D’une transgression du Chabbat. (4) Le Rabbi explique, par ailleurs, qu’il est lui-même l’un de ces professionnels.
Lettre n°2754
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2754, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
issu d’une illustre famille, aux multiples accomplissements,
le Rav Matityahou Yé’hezkel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu les deux exemplaires de votre livre Oneg Chabbat, édité avec le Be’horeï Yé’hezkel sur le traité Avot. A l’issue de ce recueil, se trouvent également des explications de ‘Hassidout, recueillies dans les causeries de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Il est dommage que vous n’en ayez pas indiqué les références, car le lecteur aurait pu en consulter le texte, ce qui, de façon générale, lui permet d’approfondir l’explication développée.
Que Dieu vous accorde la réussite afin d’assumer votre rôle dans la diffusion de la lumière de la Torah et de son luminaire(2), au sein de votre entourage, parmi vos disciples, avec largesse d’esprit.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.Y. Guttman. Voir, à son sujet, la lettre n°2315. (2) La ‘Hassidout.
Lettre n°2755
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2755, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak Ohana,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Mi’haël Lipsker. Il m’a dit que vous vous efforcez de rapprocher les cœurs des enfants juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux.
Il est sûrement inutile de vous rappeler que celui qui préserve une seule âme juive est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier et, s’il en est ainsi pour la vie de ce monde matériel, combien plus est-ce le cas quand on protège plusieurs âmes juives, qu’on les conduit vers l’éternité du monde futur en rapprochant leur cœur du Dieu unique. Il est difficile d’expliquer l’importance de votre action et de la rétribution qui vous revient.
La simple conscience d’assumer une sainte mission, confiée par le Saint béni soit-Il, insuffle la force et la détermination, permettant de mener à bien cet objectif sacré. Et, le courage que l’on puise ainsi affaiblit l’opposition de “ l’autre côté ”, comme l’explique la fin du chapitre 29 du saint Tanya, de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah.
Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais dans une proportion beaucoup plus large et Il vous accordera donc une satisfaction accrue et véritable de tous vos enfants.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée d’éducateur,
Lettre n°2756
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2756, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 19 Sivan, dans laquelle vous évoquez les nombreux voiles et obstacles que vous subissez. Vous m’en faites une description précise.
Or, tout ce que vous décrivez a une origine unique, qui est l’incitation du mauvais penchant, lequel trouble l’homme, par toutes les manières possibles, pour l’empêcher de servir le Créateur.
La cause est unique et l’on peut donc réparer tout cela au moyen d’une modification fondamentale. Vous devez vous investir pleinement dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de l’enseignement de la ‘Hassidout, sans vous chercher des excuses.
Si telle est votre décision sincère et ferme, si vous prenez conscience que toute votre vie en dépend, non pas seulement de manière spirituelle, mais aussi matériellement, vous observerez la réussite de Dieu.
Comme vous le savez, il est établi qu’un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité. Mais, pour obtenir une aide accrue de Dieu, il faut garder les trois études, qui sont le fait de chacun et qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et sont bien connues.
De même, vous donnerez plus de Tsédaka aux autres, en les rapprochant de la Torah de Dieu et de Son service. En effet, il est dit que “ la Tsédaka élève une nation ”, y compris quand elle est spirituelle, comme l’explique le début du Torah Or, de l’Admour Hazaken.
Il résulte de ce qui vient d’être dit que vous devez vous investir pleinement dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous redoublerez d’ardeur pour prier avec ferveur et pour accomplir les Mitsvot de la meilleure façon. Vous influencerez votre entourage, en le rapprochant de l’arbre de vie.
Ainsi, s’accompliront les termes de la promesse selon laquelle “ Je le chasserai peu à peu ” et vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles, à propos de tout ce que vous citez dans votre lettre.
Avec
ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
A. Kwint,
Lettre n°2757
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2757, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez su m’adresser votre lettre en sorte qu’elle me parvienne une heure avant que je me rende auprès du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et ce qui vient en son temps est positif. J’ai donc mentionné, là-bas, votre nom et celui des membres de votre famille, comme vous me le demandiez dans votre lettre.
Nos Sages expliquent, au traité Erouvin 41a, que “ même après sa mort..., le corps suit la tête ” et vous consulterez ce que dit, à ce propos, le traité Sotta 45b. Aussi, en ce mois de sa libération(2), il a été dit, lors de la réunion ‘hassidique du Chabbat qui bénit le nouveau mois(3), que l’on doit tirer un homme de sa prison, si l’on souhaite l’en libérer. C’est alors sa tête qui apparaît la première. Puis, le corps la suit.
Il en est de même pour la libération de mon beau-père, le Rabbi, chef et tête d’Israël. Puisse donc Dieu faire que, très prochainement, le corps, y compris les talons, suive la tête. Vous consulterez à ce sujet, le traité Nazir 51a et les responsa Tsafnat Paanéa’h du Gaon de Ragatchov, tome 1, page 34.
Ce sera alors la délivrance véritable et complète.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son propos, la lettre n°2710. (2) C’est en Tamouz que le précédent Rabbi fut libéré des prisons soviétiques. (3) A ce sujet, voir également les lettres n°2778 et 2792.
Lettre n°2758
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2758, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
A ceux qui prient dans la synagogue Beth Yossef,
en la ville sainte de Jérusalem,
que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue largement et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre, dans laquelle vous me parlez de votre fête annuelle, de la réunion ‘hassidique qui s’est tenue durant les jours suivants, en particulier pendant la fête de Chavouot, temps du don de notre Torah. J’ai été satisfait, en particulier, de prendre connaissance, dans votre courrier, des cours qui sont donnés de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
Dieu vous accordera le succès, afin que vous ayez une maison de prière et d’étude, comme l’expliquent nos Sages, à propos du verset: “ Dieu aime les portes de Tsion, parmi tous les sanctuaires de Yaakov ”.
Le nom a une importance spécifique et le vôtre est Beth Yossef, ainsi qu’il est dit: “ Dieu m’ajoute (Yossef) un autre fils ”. De fait, il est expliqué, dans la ‘Hassidout, qu’il convient de transformer “ l’autre ” en “ fils ”, l’obscurité en lumière. Pour y parvenir, l’âme intellectuelle doit méditer à la grandeur de Dieu, jusqu’à ce que l’âme animale convienne qu’il en est bien ainsi.
Ainsi, se révèle la supériorité de l’obscurité par rapport à la lumière. En effet, on peut réellement parler de supériorité, dès lors que l’obscurité a été transformée en lumière. Cette dernière se trouve alors considérablement accrue, y compris dans les sphères célestes. Le discours ‘hassidique intitulé “ Ben Porat Yossef ”, du Tséma’h Tsédek, qui est imprimé dans le Or Ha Torah, page 386b, explique longuement tout cela.
Le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”, mais de manière considérablement accrue. Il intensifiera donc, à l’infini, la “ lumière ”, terme générique qui désigne toutes les bénédictions et toutes les influences qu’Il accorde, y compris ici-bas, afin de satisfaire les besoins, matériels et spirituels, de ceux qui se consacrent à tout cela et des membres de leur famille.
Je vous adresse ma bénédiction, à l’occasion de la fête de la libération des 12-13 Tamouz, que vous célébrerez sûrement, de la manière qui convient, dans votre synagogue.
Puisse Dieu faire que vous connaissiez, de manière effective, une immense réussite.
Lettre n°2759
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2759, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Na’houm Chmaryahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux lettres du 12 Sivan.
Je vous joins une copie du courrier que j’adresse à ceux qui prient dans la synagogue Beth Yossef. En effet, vous participez aux réunions ‘hassidiques qui s’y tiennent et vous en ferez vraisemblablement de même pour celle de la fête de la libération, qui approche.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav N.C. Sosonkin, alors à Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°593. (2) Il s’agit de la lettre précédente.
Lettre n°2760
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2760, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Votre lettre semble indiquer que vous commencez systématiquement la prière du Chabbat matin à midi. Je ne suis absolument pas satisfait d’une telle pratique, même si vous lisez le Chema Israël auparavant, si vous répondez au Bare’hou et au reste.
La situation est différente quand on commence la prière tôt, puis qu’on la prolonge. Il serait bon de commencer à prier pratiquement en même temps que la communauté, puis, à partir de Barou’h Cheamar, après que celle-ci ait prié.
Lettre n°2761
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2761, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me faites part de votre anniversaire.
Vous connaissez sans doute les pratiques qu’il convient d’adopter(1), celle d’être appelé à la Torah, de fixer une étude supplémentaire de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en plus de celles que vous avez, par ailleurs et que vous maintenez, de même que les trois études qui concernent chacun, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya.
Puisse Dieu faire que vous ayez une année de réussite, dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de son enseignement profond, dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon. Pour cela, vous devez susciter en vous une réelle motivation, en tous ces domaines.
Sans doute influencez-vous vos amis pour qu’ils fassent également preuve de cette même abnégation, en particulier pendant la présente époque, alors que, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, “ il(2) se tient derrière notre mur ”.
De la sorte, s’accomplira au plus vite la promesse tant espérée selon laquelle “ ces jours-ci(3) se transformeront en joie et en allégresse ”.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Sans doute étudiez-vous la ‘Hassidout également pendant la nuit. Si ce n’est pas le cas, vous le ferez désormais.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2670. (2) Le Machia’h. (3) Qui séparent le 17 Tamouz du 9 Av et commémorent la destruction du Temple.
Lettre n°2762
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2762, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav A.‘Hano’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez rédigé un recueil relatif à l’Admour Hazaken(2), à partir des causeries de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et des informations qui se trouvent dans le Beth Rabbi et il serait particulièrement judicieux que vous en fassiez de même pour l’Admour Haémtsahi et pour le Tséma’h Tsédek. Vous ferez, pour ces derniers, ce que vous avez fait pour le premier.
Par la suite, vous pourrez penser également à un recueil consacré au Rabbi Maharach, en vous basant sur les extraits qui figurent dans le Séfer Ha Toledot Rabbi Maharach(3) et ses différentes têtes de chapitres, auxquels vous ajouterez ce qui a été imprimé depuis lors.
J’espère éditer, cet été, le Séfer Ha Si’hot 5701 et 5702(4). Vous y trouverez également des éléments pour compléter ce qui vient d’être dit.
Vous me demandez si vous devez éditer, dans le Bitaon(5), la note de mon beau-père, le Rabbi, sur la période qui précéda son emprisonnement(6). Ce périodique n’est pas sa place, car il est impossible de publier ce texte sans omettre certains extraits. Or, dans le Bitaon, ces passages se remarqueront(7), car il ne s’agit, somme toute, que d’un petit fascicule. Il n’en sera pas de même dans un recueil de lettres comptant plusieurs centaines de pages.
Il faut, en effet, établir un principe général à partir de ce qui s’est passé quand on a imprimé la lettre de mon beau-père, le Rabbi, soulignant la différence entre l’étude de la Torah d’un ‘Hassid et celle d’un opposant à la ‘Hassidout, comme je le faisais remarquer, il y a quelques temps, dans la lettre que j’ai adressée aux jeunes de l’association ‘Habad(8).
Sans doute éditerons-nous ici, à l’occasion du 12 Tamouz(9), la suite de la description de l’emprisonnement, par mon beau-père, le Rabbi, sous la forme d’un fascicule.
Concernant la ville dans laquelle je suis né, il s’agit de Nikolayev et non de Yekatrinoslav.
Notes
(1) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°2259. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2259. (3) Dont le Rabbi est l’auteur. (4) 1941 et 1942, du précédent Rabbi. (5) Bitaon ‘Habad, l’organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte. (6) Voir Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 1, lettre n°340. (7) Du fait de leur absence. (8) Voir, à ce sujet, les lettres n°2625 et 2688. (9) Date de la libération du précédent Rabbi des prisons tsaristes.
Lettre n°2763
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2763, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce dimanche et j’y ai appris, avec satisfaction que vos enfants se distinguent dans l’étude de la Torah.
Puisse Dieu faire qu’il en soit concrètement ainsi, car, disent nos Sages “ l’acte est essentiel et non l’étude ”. Cette dernière doit donc conduire à mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon. Bien évidemment, il est indispensable qu’ils étudient également la ‘Hassidout. C’est de cette façon que “ la crainte de Dieu est son trésor ”. Dès lors, leur étude de la Torah sera préservée, comme le soulignent nos Sages, au traité Chabbat 31a.
Bien évidemment, pour que vos fils acceptent de le faire, vous devez vous-même fixer une étude de la ‘Hassidout. Je dis bien une étude et non une lecture ou une consultation, de temps à autre. Nos Sages disent, en effet, que “ celui qui te dit avoir fait des efforts, mais ne pas avoir connu le succès, ne le crois pas ”. Il est inutile d’en dire plus.
Avec ma bénédiction pour que puissiez donner de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines,
N. B. : Vous parlez d’un bon poste, qui vous convienne. Vous savez sans doute ce qu’il en est de tels postes, dans des villes comme New York. Il y a beaucoup plus de candidats que de places à pourvoir. Et, à quoi bon échanger votre fonction actuelle contre celle que vous recevriez dans une plus petite ville?
Lettre n°2764
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2764, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Sivan.
Avant le don de la Torah, on tenait le fait d’être “ un peuple inconsidéré(1) ” pour une qualité(2), comme l’expliquent nos Sages, au traité Chabbat 89a. Il n’en est pas de même après ce don, dans l’action de tous les jours, comme l’explique la ‘Hassidout en commentant la bénédiction de la Torah figurant dans les bénédictions du matin, “ Béni sois-Tu Eternel, Qui donne la Torah ”, au présent.
Il est clair qu’un travail permanent doit être bien organisé, ne pas avoir un caractère inconsidéré. Vous devez donc gagner votre vie en fournissant l’effort qui convient, sans être troublé par l’idée de travailler pour la Yechiva.
Lorsque la situation de la Yechiva s’améliorera, comme vous l’écrivez dans votre lettre, il sera temps d’envisager les détails du travail que vous pourrez y effectuer et, plus globalement, la décision qu’il conviendra de prendre.
Que Dieu vous renforce afin que vous gardiez scrupuleusement le temps consacré à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Ceci élargira la bénédiction et la réussite de Dieu, qui vous permettront de gagner votre vie.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Qui s’engage à mettre en pratique ce dont il n’a pas pleinement connaissance. (2) Puisque les enfants d’Israël, de ce fait, purent dire: “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”.
Lettre n°2765
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2765, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je te bénis et te salue(1),
J’ai bien reçu ta lettre du 15 Sivan, dans laquelle tu me parles de ton anniversaire(2).
Puisse Dieu faire que tu aies une année de réussite, matérielle et spirituelle. J’espère que tu parviendras à influencer tes amies et tes connaissances, afin de les rapprocher de la Tradition juive et de la pratique des Mitsvot. Le mérite d’agir ainsi est considérable et une personne qui adopte une telle attitude est bénie, en tous ses besoins.
Sans doute, l’occasion t’est-elle offerte, de temps à autre, de montrer à tes amies ce qu’est l’esprit d’abnégation des foyers ‘hassidiques, de leur souligner que chaque Juif a la force de faire don de lui-même pour Dieu. Lorsque l’on dit tout cela et qu’on le répète, on parvient à convaincre et l’on connaît le succès.
Avec ma bénédiction et en saluant tes amies, afin qu’elles connaissent la réussite en tout cela et que chacune d’entre vous rapproche son entourage de la Torah et de la pratique juive,
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