KOULAM Télécharger l’app

Iguerot Kodesh — lettres 2766 à 2785

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2766

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2766, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5714,

Brooklyn,

Au jeune ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre du 9 Sivan. Je vous remercie pour la bonne nouvelle que vous m’annoncez, concernant la Yechiva(2). Je vous remercie pour le passé et je vous demande de continuer à en faire de même, à l’avenir.

Que Dieu vous accorde la réussite.

B) Vous me demandez si la direction de la Yechiva doit systématiquement adopter une attitude de fermeté envers les élèves et leurs parents. On ne peut énoncer des principes généraux, en ce domaine, car il est clair que chaque situation doit être envisagée d’une manière spécifique.

S’il s’agit d’un principe fondamental, on ne peut pas faire de concession. On doit, néanmoins, adopter une attitude agréable et amicale. Ainsi, il est plus facile d’obtenir ce que l’on désire. Il est inutile de préciser que l’intérêt d’une personne est à écarter dès lors qu’il risque de causer du tort au plus grand nombre(3).

L’expérience, dans les autres endroits, a fait la preuve qu’une concertation entre les membres de la direction permet, dans la plupart des cas, de trouver les termes qui conviennent pour expliquer, aux parents et aux élèves, l’importance d’une Injonction ou d’une instruction personnelle, énoncée est pour le bien de la collectivité et de l’individu.

Avec ma bénédiction de réussite, dans vos réalisations communautaires et dans vos préoccupations personnelles,

Notes

(1) Le Rav Y.E. Herzog, de Melbourne, en Australie. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2681 et 2727. (3) Un élève ne profitant pas de l’enseignement doit être gardé uniquement s’il ne dérange pas les autres.

Lettre n°2767

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2767, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

La présente lettre a été retardée et, entre temps, j’ai reçu les vôtres, des 17(2) et 24 Sivan. J’ai déjà écrit qu’il m’est difficile, me trouvant ici, de répartir les fonctions et les rôles. Cela doit être fait sur place. Vous devez vous concerter et utiliser les capacités des uns et des autres, dans toute la mesure du possible.

Pour ce qui est des vacances, j’ai déjà répondu. Bien évidemment, il n’est pas question de les accorder deux fois.

Concernant le contenu de vos réunions ‘hassidiques, vous faites bien d’évoquer la prière fervente et l’étude de la ‘Hassidout. Et, je suis surpris que vous puissiez imaginer qu’à l’heure actuelle, cela ne soit plus nécessaire, ce qu’à Dieu ne plaise. Néanmoins, il faut également étudier la partie révélée de la Torah, d’une manière profonde et avec ardeur.

Et, si nul autre n’adresse un tel message aux élèves, qui le fera? Nos Sages disent, comme vous le savez, que “ là où il n’y a pas d’homme, efforce-toi...(3) ” et “ il y a de la place, sur la tête... ”.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman, directeur de la Yechiva de Lod et Kfar ‘Habad, en Terre Sainte. Voir, à son sujet, les lettres n°2258, 2855 et 2924. (2) Le Rabbi écrit Tov, bon, terme dont la valeur numérique est dix sept. (3) D’en être un.

Lettre n°2768

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2768, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 6 Sivan, de même que celle qui l’a précédée.

Vous me dites que vous devez consacrer plus de temps au travail. Il serait donc bon de connaître par cœur quelques chapitres de Michna et de Tanya, de même que quelques Tehilim. En vous rendant au travail, en en revenant, ou même sur votre lieu de travail, lorsque vous aurez du temps libre, vous en profiterez pour réciter par cœur l’un de ces textes.

Comme vous le savez, nos Sages disent que “ l’on doit toujours être scrupuleux pour ce qui concerne la prière de Min’ha ”. L’étude et la prière, à ce moment, reçoivent une valeur particulière et constituent un mérite considérable, permettant de susciter et de révéler les bénédictions, matérielles et spirituelles, dont chacun a besoin.

Que Dieu exauce les souhaits de votre cœur et ceux du cœur de votre épouse, de sorte que vous ayez prochainement un enfant.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2769

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2769, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Chaoul(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 22 Sivan.

Puisse Dieu faire que, dans votre prochain courrier, vous m’annonciez que le bien est devenu encore meilleur, dans vos préoccupations personnelles comme dans vos activités communautaires, afin de parer et de grandir la Torah.

J’ai déjà écrit(2) à quelqu’un que cette expression(3) reçoit, à propos de l’étude de la Torah, deux interprétations diamétralement opposées. D’une part, elle décrit l’étude des enfants, selon le Rambam, lois de l’étude de la Torah, fin du chapitre 2. D’autre part, elle s’applique aussi à une étude si élevée qu’elle transcende les Mitsvot, selon le traité ‘Houlin 86b.

Ces deux explications ne sont pas seulement diamétralement opposées. En fait, ce qui s’inscrit entre deux valeurs extrêmes est qualifié de petit(4). Ainsi, on emploie, à propos de Yaakov, qui “ se répand d’une extrême à l’autre ”, l’expression : “ Il est petit ”.

Il faut donc transcender les extrêmes, dépasser toutes les limites, quelles qu’elles soient, comme l’établissent différents textes de ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav H.C. Brook, de Terre Sainte. Voir, à son sujet, la lettre n°2344. (2) Voir la lettre n°2689. (3) Parer et grandir la Torah. (4) Puisqu’en pareil cas, on ne peut dépasser ces extrêmes qui, même s’ils sont larges, n’en restent pas moins limités.

Lettre n°2770

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2770, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir votre lettre du 29 Iyar, qui ne m’est parvenue qu’aujourd’hui, mais peut-être comporte-t-elle une erreur dans la date.

Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous m’annonciez que votre état de santé, d’ores et déjà bon, s’est encore amélioré.

En effet, l’élévation est nécessaire en tout ce qui concerne le domaine de la Sainteté et ceci inclut également le corps juif, qui est la propriété du Saint béni soit-Il(1), comme le dit le Rambam, dans ses lois du crime, chapitre 1, paragraphe 4.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse(2), afin que votre état de santé s’améliore, que vous ayez de bonnes nouvelles, dans l’endroit où vous étiez jusqu’à maintenant et dans celui où vous vous rendez.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Et appartient donc au domaine de la Sainteté. (2) Près du tombeau du précédent Rabbi.

Lettre n°2771

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2771, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que vous éprouvez des difficultés à concentrer votre pensée, votre parole et votre action, comme nous le demande notre sainte Torah, Torah de vie et Torah éternelle. Vous me demandez à qui vous adresser et où vous enfuir.

En fait, il n’y a pas lieu de fuir, car le chapitre 41 du saint Tanya dit : “ Dieu est présent devant lui. La terre est emplie de Son honneur et Il l’observe. Il sonde les reins et les cœurs pour voir s’il Le sert comme il convient ”.

Et, tout ceci donne la force de lutter contre le mauvais penchant et de le vaincre. Cette simple méditation est suffisante, pour y parvenir. Afin d’agrandir l’aide de Dieu, en la matière, il faut graver, en son cerveau et en sa mémoire, quelques chapitres de Michna et de Tanya, le discours ‘hassidiques intitulé “ Tu honoreras l’ancien ”, qui se trouve à la fin de la Parchat Kedochim du Likouteï Torah.

A ceci s’ajoute, la nécessité de conserver dans votre poche, bien évidemment lorsque cela est permis, un Tanya dont vous étudierez quelques lignes, chaque fois que vous en aurez le temps.

Si vous mettez tout cela en pratique, d’une manière sincère, si vous vous rappelez que l’on doit, sans cesse, mettre en pratique l’Injonction : “ Je place Dieu en permanence face à moi ”, vous parviendrez, peu à peu, à chasser le mal et à renforcer la lumière, dans vos quatre coudées.

Vous évoquez sûrement, de temps à autre, votre situation morale avec un guide spirituel auprès duquel vous étudiez la ‘Hassidout et vous mettez ses conseils en pratique. J’attends de vos bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°2772

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2772, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Sivan 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 10 Sivan. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne(2), dans laquelle vos trouverez des réponses à plusieurs des questions que vous m’avez posées.

J’introduirai la présente par un point général. D’ordinaire, vos lettres sont emplies d’informations me soulignant à quel point il est difficile et pratiquement impossible de fonder une Yechiva, dans l’endroit où vous vous trouvez. C’est, en particulier, ce que vous me disiez dans votre précédent courrier.

Or, vous avez observé des miracles évidents. En tout ce qui n’était pas livré au libre arbitre des Juifs, vous avez obtenu une réussite considérable. Et, les difficultés ne sont survenues qu’en ce qui faisait intervenir les Juifs, en général et les ‘Hassidim, en particulier, c’est-à-dire ceux qui possèdent le libre arbitre, étant à l’image du Créateur.

En effet, seul le Créateur possède réellement le libre arbitre, comme l’explique le Likouteï Torah, à la Parchat Emor, page 38b, commentant le verset “ L’homme sera comme nous ”. En conséquence, c’est précisément la où se trouvent des Juifs qu’il y a des voiles et des obstacles.

Vous me demandez si vous devez créer un Talmud Torah pour les enfants, ou bien vous contenter de l’école(3). Il est bien évident qu’il faut fonder également un Talmud Torah, d’autant qu’il n’est pas certain que la Yechiva compte suffisamment d’élèves, si on ne les recrute pas, dans un premier temps, dans le cadre d’un Talmud Torah ou d’un ‘Héder.

Concernant la collaboration avec des jeunes gens issus d’une autre Yechiva ou des personnes d’autres milieux, vous me dites que votre attitude, jusqu’à ce jour, a été celle du va-et-vient.

Comme vous le savez, il convient, dans la mesure du possible, d’accueillir toute personne avec bienveillance et de se servir des forces de chacun, y compris de ceux qui n’appartiennent pas à ‘Habad, afin d’investir ces forces dans le domaine de ‘Habad.

Néanmoins, s’il s’agit d’une collaboration, dans le cadre de laquelle chaque partenaire a un avis à donner, lequel peut même, parfois, être déterminant, il convient d’être prudent, en particulier dans votre pays. Car, il s’agit bien, en l’occurrence, de grandir le nom de Loubavitch.

Bien évidemment, ceci est indépendant du fait d’accueillir des élèves provenant de ces milieux(4). La question se pose uniquement à partir du moment où quelqu’un a un mot à dire.

Il est clair qu’il ne doit pas y avoir, dans l’enceinte de la Yechiva, une activité liée à un groupe, quel qu’il soit. Pour autant, il ne vous appartient pas de vérifier si les personnes qui viennent prier ou étudier la Torah chez vous appartiennent, ou non, à ce groupe. Mais, il est bien clair que le bâtiment et tout ce qui lui est lié n’est pas à la disposition d’un groupe spécifique.

Il en est de même pour le rite. Il est certain qu’au sein de la Yechiva portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, la prière doit être conduite selon son propre rite. Il n’y a là un manque de respect envers personne. Tous comprennent le sens du verset : “ S’agit-il de conquérir la reine, en ma présence, dans ma maison? ”(5). La Yechiva et l’édifice portent le nom de mon beau-père, le Rabbi et doivent donc lui correspondre.

Pour autant, il n’est pas nécessaire de vérifier le rite de chacun. Et, en conséquence, s’il arrive que quelqu’un conduise l’office selon son propre rite, il n’y a pas lieu d’en faire une guerre.

Je répète encore une fois ce que je disais auparavant. Il faut accueillir des élèves à la Yechiva, même s’il y a à craindre que ceux-ci n’y restent que peu de temps. D’une part, si l’on sait les guider comme il convient, peut-être y resteront-ils définitivement, au moins pour la plupart d’entre eux. De plus, il est judicieux de leur transmettre une crainte de Dieu pure, même pour un temps limité.

Vous concluez votre lettre en me disant que les ‘Hassidim souffrent réellement de constater que la réussite est possible, mais qu’elle est empêchée par l’absence des personnes qui conviennent. Or, la divine Providence vous a conduit, vous et nul autre, en Australie. Elle vous a montré d’immenses miracles. Il est donc certain que les ‘Hassidim se trouvant dans ce pays peuvent accomplir tout ce qui est nécessaire.

Puisse Dieu faire que l’on se serve des forces dont on dispose, au plus vite et aisément.

Avec ma bénédiction de réussite, dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en saluant tous vos proches,

Notes

(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski, de Melbourne, en Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°2681. (2) Il s’agit de la lettre n°2727. (3) Dans le texte : “ day school ”. (4) Qui ne pose aucun problème. (5) Expression d’A’hachvéroch, rapportée par la Meguila, lorsqu’il pensa que Haman voulait conquérir Esther. En l’occurrence, il est normal, dans sa propre institution, d’adopter son rite.

Lettre n°2773

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2773, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Moché Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 28 Sivan, m’annonçant que votre épouse se portait mieux.

Puisse Dieu faire qu’en ce mois de la libération de notre chef, mon beau-père, le Rabbi, nous soyons, chacun d’entre nous, libérés de ce qui trouble la quiétude et la largesse de l’esprit. En effet, le cœur de chaque Juif est en éveil pour le Saint béni soit-Il, Sa Torah, Ses Mitsvot et pour la délivrance, comme l’explique le Midrach Chir Hachirim Rabba, commentant le verset : “ Je dors (en exil), mais mon cœur est en éveil ”.

Que Dieu vous accorde la réussite. Vous me dites, dans votre lettre, que vous renforcez votre étude de la ‘Hassidout. Vous faites allusion à votre propre personne, mais vous vous efforcerez également qu’il en soit de même à la synagogue, lors de l’étude publique.

Cette étude sera menée à la façon de la gravure(2), dont différents textes soulignent la qualité. Vous consulterez le Chneï Lou’hot Haberit, à cette Paracha, de même que son commentaire, dans le Likouteï Torah, sur notre Paracha et sur celle de Be’houkotaï.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Shayevitch. Voir, à son sujet, la lettre n°1951. (2) Elle fera corps avec celui qui s’y consacre.

Lettre n°2774

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2774, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en leur temps, vos deux lettres du 5 Sivan.

Vous m’interrogez sur la Cacherout de la(1) Chemoura que vous avez achetée(2) et vous me joignez même l’attestation de Cacherout.

Je suis surpris de constater que vous n’avez absolument rien compris à mon intervention. Je n’ai pas parlé de la Cacherout de la Chemoura, mais de la nécessité de s’attacher(3). Tout dépend de quelle manière on a foi en notre chef, mon beau-père, le Rabbi.

Vous connaissez le récit de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel l’Admour Hazaken, durant son emprisonnement, fit don de lui-même afin de ne pas se séparer du Baal Chem Tov(4), fut-ce même par un seul mouvement ou uniquement en apparence. Vous consulterez la longue explication, qui est donnée à ce sujet, dans le recueil Hatamim, tome 2, à la page 56.

Certes, qui pourrait s’imaginer posséder même une infime partie de l’élévation du Tséma’h Tsédek? Néanmoins, selon l’expression du chapitre 44 du Tanya, “ la pointe extrême et une toute partie de son immense bonté et de sa lumière illuminent tous les ‘Hassidim ”.

Je conclurai avec ce que dit une lettre de mon beau-père, le Rabbi, à la même référence, à la fin du second chapitre. Si, en toute chose, l’attachement est important, combien plus est-ce le cas, quand il s’agit de “ l’aliment de la foi ” et de “ l’aliment de la guérison ”, en “ la nuit de protection ”(5), lorsque l’Essence de Lui-même se révèle à chaque Juif et à chaque Juive.

J’espère qu’au moins maintenant, vous avez compris que tout ce que vous m’écrivez à propos de la Cacherout de la Chemoura et de la manière dont elle est parvenue en votre possession n’a aucun rapport. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Matsa. (2) A Paris. Voir, à ce sujet, la lettre n°2679. (3) Au Rabbi, en l’achetant dans le bureau qu’il dirige. (4) De ne pas sembler renier son enseignement. (5) Le premier soir de Pessa’h.

Lettre n°2775

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2775, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov Halévi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai obtenu avec plaisir votre lettre du mardi de la Parchat ‘Houkat, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et dont je donnerai lecture, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

J’ai lu avec plaisir, dans votre courrier que des Tehilim, selon leur répartition mensuelle, sont lus dans deux offices de plus, conformément à l’usage institué par mon beau-père, le Rabbi.

Puisse Dieu faire que s’accomplissent en ceux qui maintiennent cet usage, au sein de tout le peuple d’Israël, toutes les bénédictions obtenues grâce à cette lecture, comme l’explique la lettre de mon beau-père, le Rabbi, imprimée dans le Kovets Tehilim.

Grand est le mérite de ceux qui conduisent à cela(2) et font des efforts en ce sens. Le mérite public dépend d’eux et il leur apportera une bénédiction et une réussite accrues, en tous leurs besoins, matériels et spirituels, de même qu’en ceux des membres de leur famille. J’attends de bonnes et réjouissantes nouvelles, en tous ces domaines.

Avec ma bénédiction de bonne santé et de réussite, dans l’action que vous menez pour renforcer la Tradition d’Israël, ce que vous ferez en bonne santé et avec largesse d’esprit,

Notes

(1) Le Rav Y.Friedman. (2) A adopter cette pratique.

Lettre n°2776

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2776, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

le Rav Chmouel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir que sera célébrée, ce Chabbat, la circoncision de votre petit-fils, le fils de votre fille ‘Hanna Ethel.

Puisse Dieu permettre à ses parents de lui faire contracter l’alliance de notre père Avraham, en un moment bon et fructueux. Et, tout comme il aura contracté cette alliance, il sera ensuite conduit vers la Torah, le dais nuptial et les bonnes actions.

Vous connaissez l’affirmation hala’hique de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, qui est énoncée dans son Choul’han Arou’h, seconde édition, fin du quatrième chapitre, selon laquelle la Mitsva de la circoncision marque le début de l’entrée de l’âme sainte dans le corps juif.

Vous connaissez également le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, rappelant que l’âme a cinq noms, Néfech, Roua’h, Nechama, ‘Haya et Ye’hida(2). Lorsque l’on met en pratique les Mitsvot ici-bas, en ce monde d’Assya(3), les Roua’h, Nechama et ‘Haya en font de même dans les mondes supérieurs de Yetsira, Brya et Atsilout. Et l’on peut percevoir tout cela par la Ye’hida, telle qu’elle se trouve dans les mondes de l’En Sof, transcendant Atsilout.

Et, il en est ainsi, dans tous les mondes, même s’il s’agit de quelqu’un qui n’en a nullement conscience. C’est au sujet d’une telle personne qu’il est dit : “ Sa justice est établie à jamais ”. En effet, elle possède un capital dans les mondes supérieurs et, le moment venu, elle aussi en aura conscience, comme l’explique la causerie du 19 Kislev 5693(4), au paragraphe 17.

Puisse Dieu faire que vous et votre épouse, conceviez d’eux et de tous vos enfants beaucoup de satisfaction ‘hassidique, durant de longs jours et de bonnes années.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

Notes

(1) Le Rav C.Yallov. Voir, à son sujet, la lettre 2060. (2) Respectivement siège de la vie végétative, des émotions, de l’intellect, des forces transcendant l’homme et essence de cette âme. (3) Qui correspond au Néfech. (4) 1932, du précédent Rabbi.

Lettre n°2777

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2777, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au Rav,

distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Avraham(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre des 21 et 27 Sivan, de même qu’aux précédentes du 30 Nissan, 4, 19, 24 Iyar et 5

Sivan, bien qu’il me semble vous en avoir déjà accusé réception.

Concernant le réseau(2) et la Yechiva Loubavitch de Lod, vous avez sûrement déjà reçu ma lettre et vous en avez pris connaissance. Je suis surpris que vous puissiez commettre des erreurs aussi fondamentales à propos de ce qui est clair et évident, allant ainsi à l’encontre de l’optique qui a toujours été celle de Loubavitch. Puisse Dieu faire que cette attitude disparaisse, au moins à l’avenir.

Je suis très peiné de constater que les livres qui ont été envoyés ici(3) ne sont pas diffusés comme il le faudrait. Certains disent

même qu’ils ne le sont pas du tout. Quelle sera la conséquence d’une telle manière d’agir ? Il m’est difficile de le dire.

De temps à autre, je me souviens du proverbe(4) de mon beau-père, le Rabbi, selon lequel une période propice approche, celle de la venue du Machia’h. Lorsqu’elle sera effective, on se frappera sur le front et l’on se dira que l’on a vécu une période durant laquelle on pouvait accomplir tant de choses. Or, on a laissé cette période s’écouler. Il me semble que vous avez vous-même assisté à cette réunion ‘hassidique(5).

J’ai écrit à l’association des ‘Hassidim ‘Habad, à Tel Aviv(6), car j’ai entendu qu’il existe un manuscrit, peut-être même original, se trouvant chez les petits-enfants du Rav C.N. de Babroisk et également chez ceux du Rav C.Z., fils du Rav N.Schneersohn. S’il s’avère qu’il en est bien ainsi et que ces manuscrits contiennent des explications qui n’ont pas encore été imprimés, j’ai demandé qu’on se les procure et qu’on les envoie ici ou, à défaut d’une autre solution, qu’ils soient prêtés pour un certain temps.

Vous ne dites rien de votre état de santé et de celui des membres de votre famille. Il est donc certain que chacun d’entre vous va bien. J’attends, néanmoins, que vous me le signifiez clairement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.Pariz. Voir, à son sujet, la lettre n°2647. (2) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°2647, 2672 et 2826. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2517. (5) Lorsque le précédent Rabbi prononça ces mots. (6) Il s’agit de la lettre n°2739.

Lettre n°2778

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2778, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nous vivons les jours de préparation à la délivrance de mon beau-père, le Rabbi, chef de notre génération. Or, quand on doit libérer celui qui est emprisonné dans une fosse, on en extrait d’abord sa tête et les membres de son corps viennent ensuite, comme nous l’avons expliqué lors de la réunion ‘hassidique du Chabbat qui a béni le mois de Tamouz(1).

Il en est de même pour le grand corps(2). Mais, pour cela, il faut être fortement attaché(3). Afin d’y parvenir, nous devons “ suivre la voie droite qu’il nous a indiquée, suivre le chemin qu’il nous a tracé pour l’éternité ”.

Concrètement, “ le Juste qui quitte ce monde se trouve, dans tous les mondes, plus que de son vivant ”, y compris dans ce monde matériel, comme l’explique Iguéret Hakodech de l’Admour Hazaken, au chapitre 27 et dans son commentaire.

Avec ma bénédiction pour que vous conceviez, avec votre épouse, une satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2757. (2) Que constitue le peuple juif. (3) Les membres du corps à la tête, c’est-à-dire les Juifs au chef de la génération.

Lettre n°2779

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2779, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Sivan, dans laquelle vous me décrivez ce qu’a été votre vie jusqu’à maintenant, avec ses évolutions et votre situation actuelle avec les différents points qui doivent être modifiés.

Comme vous le savez, les Sages disent que “ celui qui te dit ne pas avoir fait d’effort et avoir néanmoins connu le succès, ne le crois pas ; celui qui te dit avoir fait des efforts et ne pas avoir connu le succès, ne le crois pas ”. En l’occurrence, vous pouvez faire le choix d’une voie bonne et droite, matériellement et spirituellement à la fois, en vous absorbant dans l’étude de la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, dans la pratique des Mitsvot. Pour y parvenir, il est fondamental de prier avec ferveur.

Concernant ce qui vous trouble et que vous mentionnez dans votre lettre, on peut observer concrètement que chacun reçoit les forces nécessaires pour se raffermir et pour chasser de ses quatre coudées tout ce qui voile, fait obstacle à la Volonté véritable de Dieu, à l’accomplissement des désirs du Créateur.

Bien évidemment, l’aide de Dieu est systématiquement nécessaire. On l’obtient en maintenant les trois études, bien connues, qui sont communes à tous, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. On le fait également en donnant de la Tsédaka, spirituelle et matérielle, en se rendant au bain rituel, conformément à la décision d’Ezra.

Bien plus, vous avez eu le mérite de faire vos études à la Yechiva Loubavitch, qui a été fondée et qui est dirigée par le Rabbi et par son fils, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Ceux-ci ont investi et investissent encore leurs forces en cette Yechiva, lui permettant d’avoir une considérable réussite, de même qu’à ceux qui y mènent des études.

Il découle de ce qui vient d’être dit que vous devez mettre de côté vos pensées, la réflexion que vous inspire votre situation. Consacrez-vous à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout! Soyez fort dans votre confiance en Dieu! En investissant vos efforts dans tous ces domaines, vous trouverez satisfaction et, bien plus, vous connaîtrez la réussite.

Vous me dites que votre mémoire est affaiblie, qu’il vous arrive même d’oublier ce qui est évident. Cela est également la conséquence de votre réflexion. Si vous mettez en pratique tout ce qui vient d’être dit et si vous oubliez ces idées, cela s’améliorera également.

Vous ne devez pas vous contraindre à mémoriser ce qui appelle un effort de votre part. Lorsque vous vous sentez faible, vous changerez le thème de votre étude, en fonction de vos goûts. Puis, vous essayerez encore une fois.

Avec ma bénédiction de réussite en tout cela,

Lettre n°2780

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2780, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 22 Sivan, dans laquelle vous me décrivez ce que vous avez vécu, les différentes modifications de votre situation, jusqu’à ce jour et votre situation actuelle, qui est meilleure que par le passé, mais doit encore être améliorée, en différents points.

Vous devez vous réjouir du mérite et du succès qui sont les vôtres, puisque vous vous trouvez dans la Yechiva Loubavitch, fondée et dirigée par le Rabbi et par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Ceux-ci y investirent leurs forces, firent don d’eux-mêmes pour cela. Quiconque s’y trouve par les deux cent quarante huit membres et les trois cent soixante cinq nerfs de son corps, physiquement et moralement, forge ainsi le réceptacle qui lui permet d’intégrer leurs bénédictions, afin de connaître la réussite chaque fois que cela est nécessaire.

De la sorte, vous pourrez, dans la mesure du possible, étudier la Torah, prier, accomplir les Mitsvot de la meilleure façon et joyeusement. En effet, si un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité, combien plus peut le faire beaucoup de lumière et, a fortiori, le luminaire lui-même, qui est la source de cette lumière, en l’occurrence la ‘Hassidout, son enseignement, ses pratiques et ses usages.

Comme vous le savez, les jeûnes et les mortifications sont étrangers à la voie du Baal Chem Tov. Différents textes l’établissent, en particulier le discours ‘hassidique du 10 Chevat 5713, intitulé “ Je suis venu dans mon jardin ”.

Bien plus, le Séfer Hatoldot Maharach explique que, pour un ‘Hassid, jeûner signifie ne pas faire ce qu’il désire, fut-ce même pour quelques instants. Vous consulterez également le Tanya, au chapitre 27, page 34b. Le discours ‘hassidique précédemment cité souligne également la nécessité de conserver la santé, afin de ne subir aucune entrave de la part du corps.

Lorsque vous vous renforcerez en tout cela et agirez en ce sens, Dieu vous accordera une aide accrue et tout cela s’appliquera concrètement, dans votre existence quotidienne.

Vous parlez d’amélioration. Vous multiplierez donc les mots de la Torah et de la prière. Sans doute avez-vous gravé en votre esprit quelques chapitres de Michna, de Tanya, des discours ‘hassidiques, en particulier celui qui est intitulé “ Tu honoreras l’ancien ”, qui est à la fin de la Parchat Kedochim, dans le Likouteï Torah.

Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la Torah, la prière, les bonnes actions, qui sont les trois piliers sur lesquels le monde, et également le petit monde que constitue l’homme, reposent,

Lettre n°2781

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2781, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du jeudi de la Parchat Kora’h, dans laquelle vous me décrivez tout ce qui vous est arrivé depuis que vous êtes parvenu en Terre Sainte. Puis, à la fin de votre courrier, vous apportez vous-même une réponse à votre question, en évoquant la ville que vous venez d’abandonner, après en avoir été le Rav pendant de nombreuses années.

Vous connaissez la réponse(1) que fit Yermyahou à Barou’h, fils de Nerya, lorsqu’il lui demanda de prophétiser, lors de la destruction du Temple et du départ d’Israël en exil. De fait, lorsque les Juifs furent exilés à Edom, la Présence divine les accompagna. De la sorte, la Présence de Dieu se trouvait Elle-même en exil.

Vous connaissez également la réponse du Tséma’h Tsédek à l’un des grands ‘Hassidim, qui nous fut maintes fois rapportée par mon beau-père, le Rabbi dont le mérite nous protégera. Ce ‘Hassid lui faisait part de son désir de se rendre en Terre Sainte et le Tséma’h Tsédek lui répondit : “ Rabbi Hillel(2) n’a pas besoin d’Erets Israël et il en est de même pour toi. Fais ici Erets Israël. ”

Or, on peut s’interroger sur cette affirmation. Comment “ faire ici Erets Israël ” et quel rapport avec la question posée ? La réponse est la suivante. Lorsque l’on souhaite se rendre en Erets Israël, on doit d’abord la “ faire ici ”, là où l’on réside, en l’occurrence en Erets Israël.

Je ne souhaite pas évoquer plus longtemps ce qui est douloureux, d’autant que vous vous trouvez effectivement en Erets Israël. Néanmoins, on peut vous accorder des circonstances atténuantes. Avant même de vous installer en Terre sainte, vous vous y êtes rendu et vous êtes allé dans cette ville.

Puisse donc Dieu faire qu’étant en Terre Sainte, vous fassiez Erets Israël autour de vous, au sens profond qui est énoncé par la ‘Hassidout, “ le pays qui voulut faire la Volonté(3) du Créateur ”, “ Droit pour Dieu ”(4), “ car tu as combattu avec les anges et avec les hommes ”(5). Et, il est une autre explication, encore plus profonde, selon laquelle Israël est l’anagramme de Li Roch, une tête pour Moi. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Torah Chela’h, à partir de la page 48b.

Avec ma bénédiction de bonne santé pour vous et pour votre épouse, la Rabbanit, en vous souhaitant la réussite en tout ce qui vient d’être dit, avec largesse d’esprit,

N. B. : Vous participez sûrement aux réunions ‘hassidiques et vous en soulignez l’importance, de temps à autre. Que Dieu vous accorde le succès.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1138. (2) De Paritch, l’un de ses grands disciples. (3) Ratson, de la même étymologie que Erets. (4) Anagramme d’Israël. (5) C’est pour cette raison que Yaakov fut appelé Israël.

Lettre n°2782

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2782, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de mercredi, dans laquelle vous envisagez que les femmes et les hommes puissent s’asseoir ensemble, sans aucune séparation(1).

Sur ce point, l’Association rabbinique et l’Union rabbinique ont déjà fait des publications(2) dans la presse. Il me semble que Young Israël l’a fait également, un peu avant, de même qu’un autre groupement rabbinique. Il suffit donc de vous en procurer les coupures de presse. L’Association rabbinique vous indiquera sûrement comment le faire, de même, peut-être, que le grand Rav, le docteur Weiss, de Young Israël.

Lorsque vous diffuserez ces coupures de presse auprès des membres de votre communauté, a fortiori si vous les leur montrez en anglais, telles qu’elles ont été publiées, il vous sera plus aisé d’échanger avec eux. Il s’agissait peut-être du Jewish Life(3).

Vous envisagez de rechercher aussitôt un autre poste(4). Tout d’abord, il est difficile d’en trouver un qui soit convenable et, même si celui-ci se présentait à vous, vous ne pourriez pas déterminer d’emblée si vous ne serez pas confronté à un problème encore plus douloureux.

De plus, votre situation(5) démontre à quel point est exacte l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ celui qui flatte son prochain finit par tomber dans ses mains ”. En effet, en différents domaines, vous avez adopté une position hypocrite et flatteuse. Vous avez cherché à leur ressembler, à prendre une apparence ne laissant pas apparaître que vous avez été un élève de la Yechiva Loubavitch.

Il est clair que vous n’entérinez pas un tel comportement. Néanmoins, il y a là, de votre part, un moyen de flatter votre entourage et, au final, vous en êtes la victime, car on vous en fait le reproche. Le Rav, dirigeant la communauté, cherche à ressembler à son entourage et, dès lors, pourquoi les membres de la communauté n’en feraient-ils pas de même, envers ce qu’ils considèrent comme leur propre entourage ?

Vous vous justifierez en disant qu’il s’agit(6) uniquement d’une interdiction des Sages, que, selon certains, un tel usage est même totalement permis. La réponse est bien évidente. Lorsqu’il convient d’écarter toute ambiguïté, il faut prendre en compte ce que pense l’observateur et non la justification de celui qui est concerné.

Je connais l’explication qui est donnée, à ce sujet. La majeure partie des jeunes rabbins adoptent une telle attitude. Néanmoins, ils ont également des ennuis. De plus, on constate dernièrement une tendance à améliorer l’apparence extérieure, même lorsqu’il est possible de la “ cachériser ”. Plus tôt vous le ferez et plus le mérite de toute la communauté en dépendra.

Comme à votre habitude, vous ne mentionnez pas, dans votre lettre, vos études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Le fait que celles-ci soient réduites explique également, au moins pour partie, la situation décrite plus haut.

Avec ma bénédiction pour que les voiles et les obstacles que vous subissez disparaissent, pour que votre rôle soit facilité en tant que ‘Hassid, en tant que Rav et en tant qu’homme animé par la crainte de Dieu,

Notes

(1) Dans une synagogue, dont le destinataire de cette lettre est le Rav. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2471. (3) Dans lequel ces articles sont parus en anglais. (4) De devenir le Rav d’une autre communauté. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°2871. (6) Le fait de ressembler à son entourage.

Lettre n°2783

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2783, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je déplore profondément votre manque d’intérêt pour l’éducation des filles et, en conséquence, pour l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad.

Dans notre génération, à l’époque actuelle, tout cela n’est nullement superflu et ne doit pas être laissé aux autres. Il s’agit d’une question fondamentale pour les jeunes filles, pour les femmes et donc également pour les hommes.

Je regrette qu’il ait fallu passer six ans en Terre Sainte pour observer la conséquence d’un tel manque d’intérêt. Puisse Dieu faire que cela soit suffisant et que l’on se mette immédiatement au travail, avec la plus grande ardeur, de la manière pacifique qui est celle de notre Torah, Torah de vie, afin d’améliorer et de réparer la situation, dans toute la mesure du possible.

Que Dieu vous accorde la réussite, afin que vous puissiez donner de bonnes nouvelles, au plus vite.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2784

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2784, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

On m’a transmis votre lettre et, comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin d’obtenir la satisfaction de vos besoins, comme vous l’écrivez.

Vous possédez un hôtel dans lequel séjournent de nombreuses personnes, en été, étant en convalescence ou bien souhaitant se reposer. Celles-ci disposent donc de beaucoup de temps libre. En conséquence, il est sûrement inutile de vous préciser que ces personnes, tout comme elles s’efforcent de guérir physiquement, doivent aussi s’efforcer de guérir moralement, d’autant que, pour un Juif et une Juive, ces deux dimensions sont liées.

Vous avez sans doute, dans votre hôtel, des livres juifs, en général et surtout ceux qui concernent la vie quotidienne, c’est-à-dire ceux qui énoncent la Hala’ha courante, de même que des ouvrages de ‘Hassidout et d’Ethique.

Dans la mesure du possible, vous attirerez l’attention des clients de votre hôtel sur tout cela. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2785

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2785, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tamouz 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Nissan(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez, sur ce que dit le Likouteï Torah, à la Parchat Bechala’h, page 42b(2) : “ Une femme Nidda(3) ou Zava(4) est purifiée par de l’eau vive ”. Vous me demandez quelle est l’origine de cette affirmation, les Décisionnaires des premières et dernières générations considérant que la purification d’une femme Nidda ne nécessite pas d’eau vive.

Il est clair que le Likouteï Torah n’est pas un livre de Hala’ha. De même, il est possible d’expliquer, d’après la partie cachée de la Torah, non seulement l’avis qui est retenu par la Hala’ha, mais également les autres avis, car “ les uns et les autres sont les Paroles du Dieu de vie ”.

Un exemple illustrera cette affirmation. Dans le Likouteï Torah Nitsavim, page 48a : “ le Choffar de Roch Hachana est une simple corne de bouquetin ”. Il est évident que ceci ne contredit pas le Dére’h Mitsvoté’ha, à la fin de “ l’Injonction de statuer sur une transaction commerciale ”(5).

La nécessité de purifier la Nidda par de l’eau vive est établie par les Tikouneï Zohar, à la fin du cinquième Tikoun, qui dit : “ La Nidda se purifie par l’eau définie par la Torah, c’est-à-dire l’eau vive qui ne connaît jamais d’interruption ”.

A ce propos, vous citez, dans votre livre Taharat Maïm, à la page 46, les avis selon lesquels la Zava se purifie dans l’eau vive et il convient d’ajouter à la liste celui de Rabbi Na’hchon, dans Otsar Ha Gaonim sur Chabbat, page 64 et le Zohar, tome 3, page 97b. Ceci s’ajoute aux Tikouneï Zohar, précédemment cité, car ce qui vaut pour la Nidda est, a fortiori, vrai pour la Zava.

Dans les responsa Chem Mi Chimeon, du Rav C.Polak, première édition, partie Yoré Déa, paragraphe 19, les Tikouneï Zohar sont cités et il est dit que de l’eau vive est nécessaire pour la Nidda et, a fortiori, pour la Zava. Mais, il est surprenant que le tome 3 du Zohar ne soit pas mentionné.

Peut-être est-il possible d’expliquer, comme le dit Rabbi Moché Cordovero, cité par le Or Ha ‘Hama, que le tome 3 du Zohar exige de l’eau vive pour un compte de sept semaines et non de sept jours. On ne peut en dire de même pour la Zava. Et, l’on ne peut pas donner la même interprétation à propos du Tikouneï Zohar.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav N.Telushkin. Voir, à son propos, la lettre n°1988. (2) Voir les notes et références sur le Likouteï Torah, à ce sujet. (3) Ayant un écoulement menstruel. (4) Ayant un écoulement maladif. (5) Dans laquelle le Tséma’h Tsédek explique qu’il base son explication sur l’avis ayant été retenu par la Hala’ha.

← Lettres précédentes Lettres suivantes →
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android. Télécharger Koulam