Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2705
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2705, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Iyar, dans laquelle vous évoquez la douleur dont vous souffrez à la jambe droite. Pour emprunter les voies de la nature, vous vous conformerez aux prescriptions de médecins spécialistes, en la matière.
Par ailleurs, plusieurs textes expliquent que la Tsédaka est la jambe sur laquelle repose la stature morale de l’homme(1). Cette Tsédaka est financière, mais aussi physique, s’exprimant alors par un effort(2) pour aimer son prochain. Vous redoublerez donc d’ardeur, dans ces deux domaines.
De la sorte, Dieu vous accordera Sa bénédiction, afin que vous soyez en bonne santé morale et surtout physique.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction pour que vous receviez la Torah de manière joyeuse et profonde,
N. B. : Je suis surpris que vous ne disiez pas un mot de votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°1688 et 2181. (2) En l’occurrence, un effort physique.
Lettre n°2706
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2706, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Le Rav Avraham ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 27 Iyar. Comme vous me l’avez demandé, le fascicule du 19 Kislev(2) vous a été adressé, par colis séparé.
Vous évoquez le fait de dire Lizman(3). C’est effectivement la prononciation qui est adoptée par les ‘Hassidim et je me souviens clairement l’avoir entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Ma question(4) était, en fait la suivante. Avez-vous connaissance d’une référence ou d’une tradition, à ce sujet ? Une objection est soulevée(5) d’après les règles de la grammaire et vous en faites état dans votre lettre. Peut-être faut-il dire Lazman lorsque ceci raccourcit le Hé servant d’article. En revanche, lorsque le mot Zeman est énoncé sans ce Hé servant d’article, la grammaire permet effectivement de dire Lizman. Néanmoins, je recherche une référence à tout cela et, pour l’heure, je ne l’ai pas encore trouvée.
A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don et de la réception de notre Torah, je vous adresse ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous la receviez de manière joyeuse et profonde.
Notes
(1) Le Rav A.H. Naé, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°1582. (2) Des enseignements du précédent Rabbi. (3) Et non Lazman, dans la bénédiction de Chéhé’héyanou. Voir, à ce sujet, la lettre n°2588. (4) A propos de cette bénédiction. (5) Concernant cette manière de prononcer.
Lettre n°2707
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2707, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
monsieur A. Shklovski,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en sont temps, votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me décrivez la situation de la synagogue ‘Habad de Peta’h Tikva. J’ai été satisfait d’obtenir ces nouvelles complémentaires et de savoir que cette situation s’améliore. J’espère que cela ira de mieux en mieux.
Bien évidemment, Dieu demande que tout soit accompli en empruntant les voies de la nature. Lorsqu’il s’agit d’une synagogue et d’une maison d’étude, tout dépend donc de ses responsables. Ainsi, si l’on agit, on est certain d’obtenir la bénédiction de Dieu, conformément à Sa promesse, selon laquelle “ l’Eternel ton Dieu te bénira en tout ce que tu feras ”.
Combien plus en est-il ainsi lorsqu’il s’agit du bien public et surtout d’une synagogue ‘Habad. En effet, nos saints maîtres firent don d’eux-mêmes pour les ‘Hassidim. Ils souhaitèrent que les synagogues ‘Habad se développent et qu’elles s’agrandissent, qu’elles soient, conformément à l’expression de nos Sages, de “ petits sanctuaires ”, desquels émanent la lumière et l’ardeur, se répandant dans les foyers de ceux qui les fréquentent.
Celui qui a été désigné par le ciel pour être le responsable d’une telle synagogue possède un grand mérite. En effet, il peut ainsi mettre en pratique la volonté de nos saints maîtres, en tous les domaines qui viennent d’être mentionnés. J’espère recevoir, de votre part, de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Le Midrach explique que les six cent mille enfants d’Israël devaient tous être présents, lorsque la Torah fut donnée. Si un seul d’entre eux avait manqué, son absence aurait fait obstacle à cette révélation. En ces jours précédant le don de la Torah, vous devez donc faire tous les efforts nécessaires pour rapprocher quiconque peut l’être de la Torah et des Mitsvot.
C’est ainsi que l’on peut recevoir à la fois la Torah et Celui Qui la donne. Et, nos Sages soulignent, au traité Chabbat 105a, que le premier mot des dix Commandements, Ano’hi, Je, est constitué des initiales de la phrase signifiant : “ J’ai inscrit l’Essence de Moi-même et Je l’ai donnée ”. Vous consulterez, à ce sujet, le chapitre 47 du Tanya.
Avec ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour que vous receviez la Torah de manière joyeuse et profonde, vous-même et tous ceux qui fréquentent la synagogue ‘Habad, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°2708
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2708, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, il y a quelques temps, votre lettre, dans laquelle vous me confirmez avoir bien reçu les livres qui vous ont été envoyés d’ici. Je suis surpris que vous ne me précisiez pas si vous vous en servez pour renforcer la diffusion du Judaïsme, de la Torah et des Mitsvot.
Vous dites que, s’il y avait un guide spirituel parmi les autochtones, il serait plus facile de les conseiller et de les diriger. Vous avez indiscutablement raison. Néanmoins, il est impossible d’attendre, car le temps perdu ne peut être retrouvé et les jeunes se développent, comme le font remarquer nos Sages, au traité Kiddouchin 34a. Vous et vos amis devez donc faire tout ce qui est en votre pouvoir. Et, rien ne résiste à la volonté.
Vous savez sans doute que les réfugiés de Russie et de Pologne, lorsqu’ils arrivèrent à Paris, se préoccupèrent d’assurer une bonne éducation aux enfants des Juifs de France, avec lesquels, dans un premier temps, ils n’avaient aucune langue commune. Il leur fallait donc communiquer par des gestes de la main et au moyen des quelques mots du ‘Houmach que ces Juifs(2) connaissaient, pour les avoir entendus à la synagogue.
Peu à peu, leur action s’est développée et elle a connu la réussite, dans des proportions particulièrement importantes. Des dizaines de jeunes gens et de jeunes filles poursuivent ces études et ont d’ores et déjà acquis une bonne compréhension. Bien plus, ils ont, en outre, influencé leurs parents et les ont rapproché du Judaïsme, de la Torah et des Mitsvot.
Si vous suiviez cette même voie dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement, vous connaîtriez la réussite, à n’en pas douter. Nos Sages soulignent que “ celui qui sauve une âme juive est considéré comme s’il sauvait l’humanité entière ” et, bien plus, vous sauverez même de nombreuses âmes.
A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don et de la réception de notre Torah, qui approche, je vous exprime, par la présente, ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour que vous receviez la Torah, de manière joyeuse et profonde,
Notes
(1) Le Rav H.Herman, d’Asmara, capitale d’Erythrée. (2) De France.
Lettre n°2709
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2709, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chmouel Mena’hem Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait de recevoir votre lettre de Roch ‘Hodech Sivan, dans laquelle vous me faites part de l’action que vous menez auprès des Cho’hatim qui s’approchent, peu à peu, de l’enseignement de la ‘Hassidout, de ses pratiques et de ses usages. A n’en pas douter, si vous poursuivez dans cette voie, qui est celle de la Torah, de manière agréable et tranquille, vous connaîtrez une réussite encore plus considérable.
Il en est de même pour ce que vous me rapportez, concernant la réunion ‘hassidique(2). Il serait bon de lire les causeries(3), quand l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad se réunit.
De façon générale, la lecture de livres profanes est dommageable et nuisible. Néanmoins, vous savez que l’avancement doit être progressif, en particulier lorsqu’il s’agit de femmes.
C’est, en effet, ce que disent nos Sages, à propos du don de la Torah et Rachi l’explique, lorsqu’il commente le verset : “ Ainsi, tu parleras à la maison de Yaakov ”. Il souligne que l’on doit s’adresser aux femmes avec douceur. Et, il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Il faut donc leur souligner l’importance de l’action positive, par exemple de la lecture des causeries.
C’est ainsi que se réalisera, peu à peu, l’affirmation selon laquelle “ un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité ”. Bien évidemment, cela ne veut pas dire que vous devez donner votre accord à cette lecture de livres profanes. Néanmoins, pour l’heure, il vous faut, avant tout, souligner l’importance de l’action positive.
Je mentionnerai tous les noms que vous me citez, en un moment favorable, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Que Dieu leur confère la réussite et qu’ils progressent, d’une étape vers l’autre.
Vous m’écrivez que vous enseignez le Tanya aux très jeunes gens. A la prochaine occasion, vous me préciserez s’il s’agit d’élèves de la Yechiva ou s’ils sont encore extérieurs à celle-ci. Que Dieu vous accorde le succès, en tous ces domaines.
A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don et de la réception de notre Torah, qui s’approche, je vous adresse ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, pour que vous la receviez de manière joyeuse et profonde.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.M. M. Liberov. Voir, à son sujet, la lettre n°1010. (2) Vraisemblablement organisée pour les femmes. (3) Du Rabbi.
Lettre n°2710
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2710, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
est érudit, se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre.
Vous m’interrogez sur le commentaire de Rachi, au traité Sotta 39b, selon lequel, à la fin du dernier Amen(2), les Cohanim se retournent(3). L’officiant commence alors Sim Chalom(4) et les Cohanim disent la prière Ribono Chel Olam(5). Or, le Talmud affirme que les Cohanim ne peuvent pas se retourner avant que l’officiant n’ait commencé Sim Chalom, comme le précise le ‘Havot Yaïr, commentant le Rif, à la fin du traité Meguila. Parmi les premiers Sages, nul n’adopte le même avis que Rachi, sur cette question.
On peut considérer que la base de ce commentaire de Rachi est le raisonnement logique et vous consulterez, à ce sujet, les Tossafot sur le traité Chevouot 22b et le Sdeï ‘Hémed, principes, à l’article “ logique ”. Mais, Rachi se fonde également sur le Talmud.
Il se fonde sur le Talmud, car celui-ci disait auparavant que les Cohanim n’ont pas le droit de commencer une nouvelle bénédiction tant que l’on n’a pas fini de dire Amen à la précédente. On peut en conclure qu’immédiatement après cela, ils peuvent le faire. Selon Rachi, on peut donc considérer que cette affirmation fait référence à la prière Ribono Chel Olam, comme le montre également le Beth Yossef. Vous verrez aussi ce que dit le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 128, fin du paragraphe 18.
Quant au raisonnement logique sur lequel Rachi se fonde, il est le suivant :
A) La prière des Cohanim, Ribono Chel Olam, fait suite à leur bénédiction et elle doit donc être dite à proximité de celle-ci. Cette considération s’ajoute à ce qu’explique le Sidour Kol Yaakov, au paragraphe 7. Les Cohanim doivent donc, au préalable, se retourner, afin de dire cette prière en direction de la Présence divine.
B) Certes, le paragraphe Ribono Chel Olam doit être lié à Sim Chalom, car l’un et l’autre ont un même contenu. Mais, pourquoi les Cohanim et le peuple devraient-ils être face à face, après le dernier Amen, alors que la bénédiction des Cohanim est déjà terminée ?
Et, que faire si les autres Décisionnaires, y compris l’Admour Hazaken, en ont disposé autrement ?
La Guemara dit effectivement que les Cohanim n’ont pas le droit de se retourner tant que l’officiant n’a pas commencé à dire Sim Chalom, mais Rachi adoptera l’explication du Rachal(6), que vous citez dans votre lettre. Et, de fait, Rabbénou ‘Hananel emploie cette même formulation, qui n’est pas très précise, à cause de sa conclusion, “ jusqu’à ce qu’il termine ”, exprimant, par ces termes, l’idée nouvelle qu’il souhaite introduire.
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Les Tossafot, au traité Sotta 39a, citent le commentaire de Rachi sans s’interroger, à son propos et l’on peut en conclure qu’ils l’acceptent.
Le Levouch, au chapitre 128, paragraphe 15, dit que les Cohanim se retournent quand l’officiant dit Vetov Beéné’ha(7). Le Ko Tevare’hou, à l’article “ prière ”, s’interroge, à ce sujet. On peut aussi être surpris par la formulation du Levouch lui-même, au paragraphe 16. Mais, le temps dont je dispose ne me permet pas de développer tout cela(8).
A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don et de la réception de notre Torah, qui s’approche, je vous adresse ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera :
Vous recevrez la Torah de manière joyeuse et profonde.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, les lettres n°2331, 2757 et 2845. (2) De la bénédiction des Cohanim. (3) Vers l’arche sainte, tournant ainsi le dos à ceux qu’ils viennent de bénir. (4) L’une des bénédictions de la répétition de la prière. (5) Maître du monde, nous avons fait ce que Tu nous as ordonné. (6) “ Cela veut dire qu’il est possible de commencer Sim Chalom après que l’on ait dit Amen. C’est ce qu’explique Rachi ”. (7) C’est-à-dire plus tard que Sim Chalom. (8) Cette lettre est écrite à la veille de la fête.
Lettre n°2711
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2711, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille de la fête de Chavouot 5714,
Brooklyn, New York,
Au distingué grand Rav, homme de grand élévation,
issu d’une illustre famille, élevé parmi les hommes,
‘Hassid qui craint Dieu, possède d’immenses connaissances,
le Rav Sliman David Sasson(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles, avec plaisir, par le grand Rav, ‘Hassid distingué et érudit, qui se consacre aux besoins communautaires, le Rav Ben Tsion Chem Tov(2), émissaire des Sages. Celui-ci m’a écrit que vous étudiez régulièrement les “ Paroles du Dieu de vie ”, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout, dimension profonde de la Torah.
La dimension profonde de la Torah en est l’âme, selon l’expression du Zohar. Je suis donc certain que votre étude de la ‘Hassidout vivifiera celle du “ corps ” de la Torah, qui est sa partie révélée. Et, ces deux études renforceront votre santé physique. En effet, chez un Juif, la matériel et le spirituel sont profondément imbriqués.
A l’occasion de la fête de Chavouot, temps du don et de la réception de la Torah, qui s’approche, je vous exprime ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour que vous la receviez de manière joyeuse et profonde.
Avec ma bénédiction,
Je vous joins une copie d’un texte qui est d’actualité.
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°1668. (2) Emissaire du Rabbi à Londres.
Lettre n°2712
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2712, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez l’activité de ce Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires. Vous considérez que celle-ci l’empêche d’étudier la Torah comme il le devrait.
Vous connaissez l’affirmation de l’Admour Hazaken, énoncée au début du Torah Or, selon laquelle en donnant de la Tsédaka, a fortiori lorsque celle-ci s’adresse au plus grand nombre, on obtient “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”.
Les commentaires du Tséma’h Tsédek sur ce texte, qui figurent dans le Likouteï Torah sur trois Parachyot, soulignent que le chiffre mille est cité ici avec précision et qu’il ne doit nullement être interprété comme une exagération.
En conséquence, une activité communautaire ne peut pas être un obstacle. Bien au contraire, elle vient en aide.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°2713
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2713, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à vos lettres de Roch ‘Hodech et du 5 Sivan. J’ai été peiné d’y constater que les relations, au sein de votre foyer, ne se sont vraisemblablement pas améliorées. Comme vous le savez, il est un principe établi qu’une paix, même imparfaite, est préférable à une dispute, même mineure et salutaire. Bien évidemment, la paix qui n’est pas imparfaite est encore meilleure.
Après tout ce que vous m’écrivez, dans votre lettre, je ne vois rien de concret qui justifie la mésentente régnant dans votre foyer. Je maintiens donc ma position, que je vous ai exprimée, lorsque vous m’avez rendu visite.
Néanmoins, la situation actuelle est difficilement supportable et, comme le suggère votre mari, le Rav, mais avec quelques nuances, peut-être serait-il bon que vous exposiez vos arguments devant un ou deux des amis communs à vous-même et à votre mari, le Rav.
Parfois, quelqu’un qui n’est pas directement concerné peut clarifier la situation et découvrir une issue, permettant de supprimer la déviance du cœur, que ne voient pas ceux qui sont directement concernés, du fait de leur colère et de leur implication directe.
Que Dieu révèle une abondante bénédiction dans votre foyer, sous la forme d’une grande paix. Vous me donnerez de bonnes nouvelles, au plus vite, à ce sujet.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2714
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2714, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Zalman Chimeon(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Sivan. Je vous remercie de m’annoncer cette bonne nouvelle, de me dire que toutes les réparations nécessaires ont bien été faites, dans le bain rituel.
Puisse Dieu accomplir pour nous, au sein de tous les enfants d’Israël, la promesse tant attendue selon laquelle “ Je vous aspergerai d’eaux pures et vous serez purifiés ”, lors de la délivrance véritable et complète, que toute action tendant à renforcer la pureté(2) des fils et filles d’Israël permet de hâter.
Dans l’attende de bonnes nouvelles concernant vos préoccupations personnelles et vos réalisations positives, profitant au plus grand nombre,
N. B. : Vous envisagez sûrement la possibilité d’organiser un centre aéré(3). Le temps est court et vous commencerez sans doute les préparatifs au plus vite.
Notes
(1) Le Rav Z.C. Dvorkin, de Pittsburgh. Voir, à son sujet, la lettre n°1259. (2) Les lois de la pureté familiale. (3) Le Rabbi dit, en anglais : “ day camp ”.
Lettre n°2715
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2715, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Dan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 28 Iyar, de même que la Haggadah et le Toledot Yossef. Je vous en remercie beaucoup.
Vous évoquez le temps que vous avez fixé pour l’étude de la ‘Hassidout. Cet enseignement est diffusé à travers divers livres et fascicules. Vous pourrez vous adresser, à ce sujet, au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Chlomo Matusof(2), dont vous trouverez l’adresse ci dessous. Celui-ci possède des livres et des fascicules de cette partie de notre Torah.
Et, vous connaissez l’explication donnée par le saint Chneï Lou’hot Haberit, qui est basée sur le verset: “ J’ai fauté car je ne savais pas ”. De fait, le manque de connaissance est bien considéré comme une faute. Combien plus est-ce le cas à notre époque, puisque le Ari Zal, qui vit encore, a décidé que “ il est une Mitsva de révéler cette sagesse(3) ”.
Bien évidemment, il ne suffit pas, pour cela, de lire les textes, même si, par ailleurs, cette lecture a des effets positifs, en différents domaines. Car, l’étude de la Torah procède également de la compréhension. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Avec ma bénédiction de réussite en tous ces domaines,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : S’il est possible de se procurer des manuscrits ou des livres de la science de la Vérité(4), vous voudrez bien me le faire savoir. Si je n’en dispose pas, il sera sans doute possible de les échanger contre des livres que nous publions.
Il serait bon de vous entretenir de cela également avec le Rav C.Matusof, qui connaît les livres que nous possédons déjà ici.
Notes
(1) Le Rav D., de Bengardan, en Tunisie. Voir, à son sujet, la lettre n°2658. (2) De Casablanca. Voir, à son sujet, les lettres n°2640, 2686, 2879 et 2945*. (3) Celle de l’enseignement profond de la Torah. (4) La Kabbala.
Lettres n° 2716
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Sivan 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites, à la fin de votre lettre, que vous avez introduit un Séfer Torah à la synagogue, avec des chants et des réjouissances, comme il convient. J’en ai été satisfait. Vous avez sans doute vu la lettre, à ce sujet, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui figure dans le troisième recueil de ses lettres(2).
Ces jours sont ceux du complément du temps du don de notre Torah, apportant la guérison au monde. En faisant porter ses efforts sur elle, on obtient les pluies en leur temps et la terre fournit sa production agricole.
Puisse Dieu faire qu’en ces domaines également, vous connaissiez l’avancement, d’une étape vers l’autre, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction de bonne santé et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav C.Appelbaum. (2) Voir Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 6, lettre n°1612.
Lettre n°2717
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2717, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de la conception que vous avez de votre santé. Le Créateur dit : “ Levez les yeux vers le ciel et voyez Qui a créé tout cela ”. Si l’on ouvre les yeux et que l’on observe ce qui se passe, on peut constater que Dieu dirige effectivement le monde entier.
En conséquence, quiconque est doué de discernement doit parvenir à la conclusion que Dieu, étant le véritable et le seul Dirigeant du monde, étant l’Essence du bien, ne recherche que ce bien. En pareil cas, il n’y a pas lieu de se faire du soucis, car, sans l’ombre d’un doute, Dieu sait ce qui est bien et ce qui est encore meilleur.
Certes, parfois le mauvais penchant intervient et il sème le trouble dans les pensées de l’homme. Pourquoi s’en affecter et comment s’en remettre à ce “ roi vieux et fou ” ?
Puisse Dieu faire que vous mettiez en pratique l’Injonction : “ Servez Dieu dans la joie ”. Quand on le fait sincèrement, on peut constater, par ses yeux de chair, qu’il y a réellement de quoi être heureux et joyeux.
Que Dieu vous confère la réussite. Ainsi, en bonne santé et joyeusement, vous pourrez mettre en pratique la Torah et les Mitsvot avec largesse d’esprit.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°2718
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2718, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 29 Iyar(1).
Vous intensifierez votre étude de la Torah et votre prière(2). Et, vous vous efforcerez d’en graver les mots en votre esprit. Vous apprendrez au moins quelques chapitres de Michna et de Tanya, de même que le discours ‘hassidique intitulé “ Tu honoreras l’ancien ”, qui figure dans le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim.
Tous les lundis et jeudis, avant la prière du matin, vous donnerez une pièce ou deux à la Tsédaka. Et, dans toute la mesure du possible, vous vous efforcerez d’influencer les jeunes, de rapprocher leur cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux.
De plus, et ceci est essentiel, vous ne penserez plus à cette faute, pas même au moyen de la réparer. Agir de la sorte est une pratique favorable, un moyen de rectifier ce qui s’est passé. Lorsque vous servirez Dieu joyeusement, vous sentirez, peu à peu, que votre situation s’améliore. Puisse Dieu faire que vous vous engagiez au plus vite sur cette voie.
Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité de maintenir les trois études qui concernent chacun et qui ont été instituées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim, le Tanya et elles sont bien connues.
Notes
(1) Dans laquelle le destinataire de cette lettre demandait vraisemblablement au Rabbi comment expier la faute d’émission de semence en pure perte. (2) Textuellement, d’en multiplier les mots, afin d’expier ce qui s’est passé.
Lettre n°2719
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2719, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec retard, votre lettre du 2/5, dans laquelle vous mentionnez les endroits dans lesquels vous vous êtes rendus jusqu’à maintenant(1). Vous précisez que, de ce fait, vous n’avez pas respecté…(2).
Il est absolument nécessaire que vous appliquiez, à l’avenir, les lois de la pureté familiale, conformément aux exigences de notre sainte Torah, qui est une Torah de vie, insufflant la vie et le bonheur dans les foyers juifs.
Pour réparer, jusqu’à un certain point, ce qui ne s’est pas passé comme il l’aurait fallu, vous donnerez, au moins une fois par semaine, quelques pièces, qui seront utilisées pour assurer le fonctionnement d’un Mikwé, dans l’une des villes de notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie.
Vous devez également convaincre d’autres femmes de respecter les Injonctions du Saint béni soit-Il, les préceptes de la pureté familiale. C’est de cette manière que l’on obtient la santé et la réussite.
Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, concernant tout ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Vraisemblablement, en villégiature. (2) Sans doute, les principes de la pudeur.
Lettre n°2720
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2720, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’obtenir de vos nouvelles, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Chmouel David Raitchik, émissaire des Sages(1). Il m’a également dit que vous avez acheté un terrain(2) et que vous pensez y construire une maison.
Puisse Dieu faire que votre projet connaisse le succès et, selon l’expression de l’Admour Hazaken, qu’Il vous accorde beaucoup de biens matériels, afin que vous en fassiez de la spiritualité, en apportant votre contribution à des réalisations liées à la Torah et aux Mitsvot. Vous le ferez en bonne santé et dans la joie.
Le Rav Raitchik m’a précisé que vous êtes médecin. Je suis donc certain qu’il est inutile de vous préciser à quel point la santé physique est liée à la santé morale. En conséquence, vous comprendrez que l’âme juive a besoin de recevoir ce qui lui est nécessaire, c’est-à-dire la Torah et les Mitsvot. C’est uniquement à cette condition que le corps peut être sain.
C’est également à cela que fait allusion la Mitsva des Tefillin, que l’on porte sur la tête, dans laquelle se trouve le cerveau(2) et sur le bras, face au cœur. Or, du cerveau dépend tout le système nerveux, alors que le cerveau assure la circulation du sang.
Les Téfilines contiennent quatre parchemins de la Torah, qui commencent par le verset : “ Ecoute Israël, l’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est un ”, appel lancé à chaque Juif pour qu’il comprenne et retienne que Dieu est le seul Maître de tout et donc également de sa vie privée.
La conscience de tout cela doit pénétrer le cerveau et le cœur, puis, par leur intermédiaire, l’ensemble du corps. C’est uniquement dans ce cas que l’âme est en bonne santé.
J’espère que ces quelques lignes clarifient, bien que brièvement, l’une des allusions essentielles introduites par la Mitsva des Téfilines et son application, dans la vie quotidienne.
Je serai heureux d’avoir de vos nouvelles, de temps en temps. Je vous souhaite de connaître le succès en tout ce qui vient d’être dit.
Notes
(1) Emissaire du Rabbi pour la côte ouest des Etats Unis. (2) En anglais dans le texte.
Lettre n°2721
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2721, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Après une interruption, j’ai eu le plaisir de recevoir votre lettre du 3 Sivan et surtout d’apprendre que l’on propose un parti à votre fille.
Vous me dites que les parents du jeune homme ne réclament pas de dot et qu’ils s’engagent à payer l’appartement, les meubles et les autres frais. D’une part, j’en suis satisfait, car cela permet d’établir la qualité de votre fille. Mais, par ailleurs, un Juif ou une Juive, en général, des parents, en particulier, doivent souhaiter investir physiquement, moralement et même financièrement, pour leurs enfants.
Le saint Zohar, tome 2, page 128a, souligne que, pour tout ce qui concerne le domaine de la sainteté, rien ne doit être gratuit. Combien plus est-ce le cas, quand il s’agit du mariage d’une fille. Il faut en supporter le coût et, bien plus, ne pas lésiner. Il est clair que ceci fait partie de ce qui est accordé à l’homme pendant les dix jours séparant Roch Hachana de Yom Kippour. Et, lorsque l’on adopte une attitude large, Dieu accorde effectivement la largesse.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
N. B. : De façon générale, un gendre doit éprouver de la considération pour son beau-père. Et, si le gendre étudie le Tanya de manière fixe, combien plus le beau-père doit-il étudier non seulement le Tanya, mais aussi le Likouteï Torah et des discours ‘hassidiques.
Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles, également en la matière.
Lettre n°2722
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2722, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Votre mari a, entre autre, porté à ma connaissance la législation en vigueur dans votre pays, selon laquelle une retraite est accordée à chacun, par les autorités, dès l’âge de soixante dix ans. Or, vous vous demandez si vous devez l’accepter.
Tout ce qui se passe dans le monde, en particulier en ce qui concerne un Juif, est un effet de la divine Providence, a une signification et un contenu propres. Aussi, dès que ce Juif reçoit la possibilité d’intensifier son engagement à la Torah et aux Mitsvot, a fortiori lorsque celle-ci lui est accordée sans aucun effort supplémentaire de sa part, il doit voir en cela une signe de Dieu, être sûr qu’il peut en faire un usage judicieux, conforme à la volonté de notre sainte Torah.
Lorsque l’on se trouve dans une situation où l’on n’a pas l’utilité personnelle d’une certaine somme, il est clair que l’on doit s’en servir pour donner de la Tsédaka, bien plus, la consacrer uniquement à cela, en particulier à celle qui contribue à rapprocher les cœurs juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux.
Je pense que c’est bien le cas pour ce qui vous concerne. Selon la loi, un certain montant doit vous être versé, chaque mois. Il est légitime et il est de votre mérite d’en faire usage en bonne santé et, de la sorte, d’augmenter, de manière substantielle, votre contribution et celle de votre mari à la Tsédaka permettant d’éduquer les enfants juifs, afin de renforcer leur conscience juive, de leur permettre de baser leur comportement sur notre sainte Torah.
Que Dieu accorde, à vous et à votre mari, de longs jours et de bonnes années, durant lesquels vous donnerez de la Tsédaka, d’une main large et tendue, en bonne santé et dans la joie.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2723
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2723, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Iyar et à celle qui la précédait. Vous me parlez du jeune homme qui est proposé à votre belle-sœur, la sœur de votre épouse et vous soulignez vous-même tous les avantages que présenterait une telle union.
Néanmoins, votre soucis transparaît entre les lignes et vous expliquez qu’ils n’ont pas les moyens de louer un appartement. Imaginez donc qu’il est aussi difficile de conclure une union que de fendre la mer Rouge, selon l’expression de nos Sages! Or, votre belle-sœur a trouvé le parti qui lui convient, matériellement et spirituellement. Après qu’un tel miracle se soit passé, comment pouvez-vous être préoccupé par la cuisine et par les meubles?
Il s’agit de votre proche parente et vous devriez donc remercier Dieu qu’elle ait trouvé un jeune homme craignant Dieu et étudiant la Torah, comme vous le soulignez dans votre lettre. Bien que celui-ci ne possède pas de grands moyens, elle a, de tout son cœur, donné son accord à cette union. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous m’annonciez uniquement de bonnes nouvelles comme celle-ci!
Pour ce qui concerne votre personne et l’activité que vous devez adopter, j’ai déjà dit, me basant sur ce que nous ont expliqué nos saints maîtres, depuis le Baal Chem Tov et ses successeurs jusqu’à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, que chaque Juif, qui qu’il soit, doit rejeter la mauvaise humeur et la tristesse, qui ne sont d’aucune utilité, bien plus, qui sont à l’origine de tous les maux.
Il en est bien ainsi, pour ce qui vous concerne. Il est dommage que vous ayez de telles pensées. Vous devez poursuivre votre activité pédagogique, malgré les différents arguments que vous développez pour proposer d’y mettre un terme. Ainsi, vous en concevrez de la satisfaction morale et vous vous apercevrez que vos hésitations et vos doutes étaient sans fondement. Dieu fasse qu’il en soit ainsi au plus vite.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit et dans l’attente de vos bonnes nouvelles, en particulier pour ce qui concerne l’état de santé de votre fils,
Lettre n°2724
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2724, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été surpris d’apprendre que vous ne surveillez pas votre santé, ce qui va à l’encontre de différents textes de ‘Hassidout. Le discours ‘hassidique du 10 Chevat 5713, en particulier, explique à quel point cela est important. Et, comme vous le savez, le Rambam affirme que cela “ fait partie des voies de Dieu ”.
Bien évidemment, cela ne vous empêche pas de respecter les horaires de la Yechiva et même d’étudier la Torah ou de prier plus longtemps. En effet, il est impensable qu’une Mitsva en contredise une autre, en particulier quand il s’agit d’un élève de la Yechiva Loubavitch, fondée par nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera et qui est dirigée par eux.
Vous devez donc garder l’emploi du temps de la Yechiva, préserver votre corps et votre âme, afin qu’ils soient en bonne santé et intègres, que vous puissiez servir Dieu sans tracas.
En conséquence, au moins à partir de maintenant, vous vous efforcerez de manger, de boire et de dormir comme il convient, en fonction de vos besoins physiques, car tous ne sont pas identiques, de ce point de vue.
En vous y employant scrupuleusement, vous augmenterez votre compréhension et votre perception de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot. Et, comme vous le savez, nos Sages disent que: “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°2725
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2725, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
10 Sivan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec retard, votre lettre, dans laquelle vous me parlez de votre fils, distingué jeune homme qui se consacre aux besoins communautaires, a de bons comportements et multiplie les accomplissements positifs pour rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux.
Vous me faites part des différents endroits dans lesquels il pourrait rechercher un parti et vous exprimez votre crainte, à ce sujet. En effet, que dira-t-on quand on s’apercevra qu’il n’écoute pas son père, ce qu’à Dieu ne plaise, puisque celui-ci lui demande de se rendre dans un certain pays, afin de se marier? On en conclura, dites-vous, que la ‘Hassidout a eu pour effet d’écarter votre fils de la Mitsva d’honorer son père.
En fait, je me suis demandé s’il fallait répondre à cette question. Chacun sait que l’enseignement de la ‘Hassidout et ses pratiques rapprochent le cœur de l’homme du service de Dieu et de la pratique de ses Mitsvot. Prétendre le contraire, ce qu’à Dieu ne plaise, n’aurait pas de sens. En conséquence, je suis stupéfait de constater les craintes que vous éprouvez.
Je vous accorde, néanmoins, les circonstances atténuantes, de la manière suivante. Il est dit qu’un homme qui souffre n’est plus lui-même. En l’occurrence, vous préconisez qu’il se rende dans un certain pays et ceci peut être comparé à la situation de Moché, notre maître, qui, lorsqu’il s’emporta, oublia la Hala’ha.
Notre sainte Torah affirme, dans le Choul’han Arou’h, Yoré Déa, lois du respect des parents, fin du chapitre 240, qu’un disciple désirant se rendre en un endroit où il est certain de poursuivre ses études avec succès, n’est pas tenu d’écouter son père, s’il lui demande de ne pas y aller, parce qu’il considère qu’un tel voyage est dangereux. Il en est de même si un jeune homme souhaite épouser une femme, alors que son père l’en empêche. Vous consulterez également ce que disent les commentateurs du Choul’han Arou’h, à ce sujet.
Cette Hala’ha s’applique même si le père est capable d’expliquer sa position, s’il en énonce une raison claire, par exemple du fait du danger que présente l’endroit ou bien parce que le père a vu la jeune fille ou les membres de sa famille et qu’à l’issue de cette rencontre, il s’oppose à une telle union. Pour ce qui vous concerne, en revanche, vous n’avez absolument aucune preuve à avancer et cette Hala’ha s’applique donc encore plus clairement.
Autre point, qui est essentiel, je ne comprends pas pourquoi vous devez soumettre à une telle épreuve votre fils, qui, par ailleurs, est plein de qualités, alors qu’il vous suffit de ne pas exiger de lui qu’il se rende précisément en cet endroit. Dès lors, il n’y aura plus aucune remise en cause du respect dû au père. Et, vous connaissez, à cet égard, la décision de la Torah, figurant à la même référence du Choul’han Arou’h, aux paragraphes 19 et 20.
J’ai bon espoir que vous encouragerez votre fils, que vous le soutiendrez dans sa mission sacrée, que vous l’inciterez à redoubler d’ardeur en l’assumant. A n’en pas douter, Dieu récompensera cette grande Mitsva, de Sa main pleine et large.
Dieu fasse que vous conceviez beaucoup de satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants.
Je vous remercie, par avant, de me faire savoir que tout cela s’est arrangé de la manière la plus favorable.
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