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Iguerot Kodesh — lettres 2685 à 2704

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2685

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2685, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 16 Iyar, dans laquelle vous me dites qu’il est difficile de créer une école ou un ‘Héder pour les plus pratiquants. En conséquence, vos enfants poursuivent leurs études dans des endroits qui s’opposent à la foi juive.

J’apprends une telle nouvelle avec effroi. Auparavant, les Juifs faisaient don d’eux-mêmes pour assurer à leurs enfants une éducation qui ne s’oppose pas à la foi juive et adopte une attitude neutre, ce qui pourrait paraître suffisante. Et, bien plus, ils rassemblaient toutes leurs forces pour que cette éducation soit conforme à la Tradition.

Par ailleurs, vous me dites que vous êtes le Rav de votre village. Or, la mission d’un Rav n’est pas uniquement de répondre aux questions qu’on vient lui poser. Il doit, en outre, exercer une influence positive sur sa communauté, lui faire comprendre que l’on doit poser des questions.

En d’autres termes, ces personnes doivent savoir que l’âme de chaque Juif se trouvait près du mont Sinaï, qu’elle a accepté la Torah en proclamant : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”, qu’elle a reçu de Dieu les Injonctions : “ Je suis l’Eternel ton Dieu ”, ce qui inclut les deux cent quarante huit Injonctions et : “ Tu n’auras pas d’autres dieux ”, ce qui est à l’origine des trois cent soixante cinq Interdits.

Que Dieu vous accorde la réussite dans cette mission, en particulier en ces jours où l’on se prépare au don de la Torah, alors que tout ce qui se passa à l’époque se déroule encore une fois, chaque année, en cette période.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2686

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2686, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre des 20 et 27 Iyar. J’ai reçu également le Séfer Torah(2). Vous voudrez bien me préciser s’il faut écrire une lettre de remerciement, à ce sujet. Il me semble que vous aviez évoqué ce sujet dans l’une de vos précédentes lettres. En tout état de cause, ce projet aboutit maintenant et vous me direz donc, encore une fois et de manière détaillée, ce qu’il en est.

Vous préciserez qui est la personne ou qui sont les personnes à qui il faut écrire et quel titre il convient de leur accorder. S’agit-il d’un responsable communautaire ou d’un Rav ? Cette lettre peut-elle comporter également des paroles de Torah ? Le cas échéant, celles-ci doivent-elles être simples ou bien peuvent-elles être plus profondes ?

B) Certains désirent que les jeunes filles poursuivent leurs études au Beth Rivka de Paris(3). Il faut donc clarifier la situation, du point de vue des professeurs comme de celui des élèves. Les candidates sont-elles suffisamment disciplinées ?

Il est clair que la surveillance, au Beth Rivka, n’est pas aussi efficiente qu’à la Yechiva Loubavitch. A l’opposé, la responsabilité que l’on prend pour ce qui concerne des jeunes filles est plus importante que celle qui concerne les jeunes gens.

En tout état de cause, tout cela présente un intérêt uniquement s’il y a une raison pour laquelle une jeune fille doit se rendre en France, parce qu’elle ne peut recevoir une bonne éducation dans l’endroit où elle se trouve actuellement. Ainsi, s’il s’agit de filles jusqu’à douze ans, je ne vois pas pourquoi elles devraient aller en France.

Concernant les professeurs, je voulais dire qu’il faut savoir quelle est la situation du Beth Rivka en France, décrire la nature et les attentes de ces élèves, la surveillance dont elles ont besoin. Il faut vérifier que cette institution peut satisfaire ces attentes. Avant de prendre une décision finale, vous me communiquerez sûrement le pour et le contre.

C) Vous exprimez le souhait de votre cœur, celui que nous puissions nous voir, en un moment propice. Il s’agit d’une bonne initiative. Néanmoins, il faut, avant tout, s’assurer que deux conditions sont réunies :

1. Votre épouse doit exprimer son plein accord, sans contrainte.

2. Les réalisations, au Maroc, ne doivent pas en souffrir.

Cette seconde condition limite nécessairement le temps(4) à quelques dates bien précises. Vous me direz lesquelles.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et en vos préoccupations personnelles, pour vous et pour tous les membres de votre famille,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca. Voir, à son sujet, la lettre n°2640. (2) Offert par la communauté de Casablanca. (3) De Yerres, dans la région parisienne. (4) Le moment de cette visite.

Lettre n°2687

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2687, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

A mon proche parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid

qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Guerchon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de “ Tiféret de Yessod ”(2), à laquelle était jointe une demande de bénédiction. Celle-ci sera lue, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Vous évoquez le discours ‘hassidique intitulé “ Afin de comprendre ce qui est dit au chapitre 23 du Tanya ”. Il existe plusieurs discours ayant ce titre(3). Il semble que l’un d’entre eux soit du Tséma’h Tsédek, l’un du Juste, Rabbi Hillel de Paritch et d’autres des fils ou des petits-fils du Tséma’h Tsédek. Il est difficile de déterminer l’auteur de chacun car, de façon générale, il sont tous basés sur l’enseignement du Tséma’h Tsédek.

Vous évoquez l’étude du traité Sotta(4), pendant la période de l’Omer. On peut en trouver la raison dans le Zohar, tome 3, page 97a, qui précise le lien entre l’un et l’autre. La ‘Hassidout l’explique également, en soulignant que l’offrande de l’Omer était constituée par de l’orge, au même titre que celle de la Sotta.

Vous faites remarquer que le traité Chevouot a le même nombre de pages que le traité Sotta. Nos livres, en particulier le Zi’hron Yehouda, cité par le Likouteï Maharia’h, ordre des coutumes de la période de l’Omer, au nom du Imreï Ech, citent effectivement la coutume d’étudier le traité Chevouot pendant la période de l’Omer. Néanmoins, mon beau-père, le Rabbi, m’a dit que nous étudions le traité Sotta.

Avec ma bénédiction de bonne santé et, conformément à l’expression de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah de manière joyeuse et profonde,

Notes

(1) Le Rav G.Chen. Voir, à son sujet, les lettres n°2100 et 2789. (2) Le 23 Iyar, trente huitième jour de l’Omer. (3) Voir le Likouteï Amarim avec des références et un recueil de commentaires, éditions Kehot 5738-1978, à partir de la page 436. (4) Ce traité compte quarante neuf pages, comme l’Omer a quarante neuf jours.

Lettre n°2688

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2688, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad

en notre Terre Sainte, puisse-t-elle restaurée et rebâtie,

à Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai reçu, avec satisfaction et plaisir, votre lettre du 16 Iyar, à laquelle était joint le texte des discours qui ont été prononcés, lors de la réunion(1) des jeunes de l’association ‘Habad, à Kfar ‘Habad. Leur contenu m’a rempli d’aise et je constate que, peu à peu, l’action se structure.

Sans doute votre progression se poursuivra-t-elle. Ainsi, votre action sera fructueuse. De plus, et ceci est essentiel, les orateurs ont souligné l’importance de développer vos activités et j’ai bon espoir que ce sera effectivement le cas, que vos actions s’amplifieront, quantitativement et qualitativement, dans chacune de vos branches.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse, en la matière, la promesse selon laquelle une ouverture, pratiquée ici-bas, même à la mesure des forces dont on dispose, c’est-à-dire de la taille de la pointe d’une aiguille, permet d’obtenir, là-haut, l’équivalent du portail du Sanctuaire, y compris par rapport à la mesure céleste.

Le moment est venu de ne plus se contenter de labourer et de semer. Il faut également récolter et amasser les fruits, dans toute la mesure du possible. Je veux dire qu’en introduisant une action dans un contexte ou en endroit nouveau, il faut se préparer à cet accomplissement, comme si l’on révélait une lumière ne donnant qu’un éclairage superficiel. Pour autant, la finalité est bien que celui-ci devienne profond.

Votre action consiste à fixer un cours de Torah, en général et de ‘Hassidout, en particulier. D’une visite à l’autre, vous devez être informés de ce qui se passe en ce lieu et dans son environnement. Bien évidemment, il ne convient pas pour autant de négliger ce qui est accompli dans un premier temps, car il y a de nombreux endroits et de nombreux milieux, avec lesquels on n’a pas encore eu de contact. Là, il est encore nécessaire de mettre en évidence cette lumière superficielle, n’éclairant que les contours du réceptacle.

B) Je suis surpris que vous ne disiez rien, dans votre lettre de votre participation à l’inscription(2). En effet, j’ai bien précisé que vous figuriez parmi les destinataires du télégramme que j’ai envoyé, à ce sujet.

C) Je vous adresse une copie de ma lettre(3), faisant réponse à une question qui m’a été posée. Il serait bon de la diffuser dans le prochain Bitaon(4). En effet, les interrogations qui parviennent ici font la preuve que ce courrier à suscité l’étonnement et le questionnement, dans différents milieux.

D) Si le Bitaon parait avant la fête de Chavouot, il serait bon de publier un extrait(5) du Chabbat qui a béni le mois de Sivan, l’an dernier, car ce texte est d’actualité.

Dans l’attente de bonnes nouvelles, à propos des actions menées en le jour lumineux de Lag Baomer et de la préparation de ce que vous réaliserez pendant le temps du don de notre Torah, je conclus en vous adressant ma bénédiction pour une considérable réussite dans votre mission sacrée.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2596. Voir également les lettres n°2627 et 2647. (2) Des élèves dans les écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. (3) Il s’agit de la lettre n°2625. Voir également la lettre n°2762. (4) Bitaon ‘Habad, l’organe des jeunes de l’association ‘Habad. (5) Des propos tenus par le Rabbi.

Lettre n°2689

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2689, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

grand érudit, le Rav Avraham Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles, avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Leïb Zalmanov, qui m’a remis votre cadeau, le second tome de votre livre Echel Avraham, portant sur l’ordre Nachim(2). Que Dieu vous accorde le mérite de parer et de grandir la Torah.

De fait, il est remarquable(3) que cette expression(4) soit employée à propos de l’étude des enfants. Celle-ci émane d’un “ souffle qui n’a pas commis de faute ”. Malgré cela, elle se limite, dans un premier temps, à un niveau très bas, comme le soulignent le Rambam, dans ses lois de l’étude de la Torah, chapitre 2, paragraphe 7 et le Yad Mala’hi, principes, chapitre 4. A l’autre extrême, on emploie la même expression pour une étude qui ne modifie pas la Hala’ha, mais apporte uniquement la beauté et l’harmonie, comme le dit le traité ‘Houlin 66b, ce qui est la forme la plus élevée de cette étude.

On sait, en effet, que chaque Juif possède sa propre part de la Torah. Un ignorant doit donc le faire également et il s’acquitte de son obligation en en récitant un seul verset. A l’opposé, le verset s’exprime sévèrement(5) de l’érudit le plus grand qui, pendant un court instant, aurait pu étudier la Torah et ne l’a pas fait, comme le dit le traité Sanhédrin 99a.

De fait, la Torah est bien la Sagesse et la Volonté du Saint béni soit-Il, mais, par un effet de Sa Bonté sans contrepartie, Il en a fait don ici-bas. Avant que ce ne soit le cas, Moché lui-même l’oubliait, bien qu’il l’ait reçue de la bouche de Dieu, sur le mont Sinaï, alors qu’il était coupé de la grossièreté et même de la matérialité de ce monde. En effet, “ il ne mangea pas de pain et ne but pas d’eau ”.

De ce point de vue, le plus grand et le plus humble sont bien identiques. Ainsi, différents textes établissent que, par rapport à l’infini, un, un million et cent millions sont strictement identiques.

Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et pour que vous ayez de longs jours et de bonnes années,

N. B. : Comme à mon habitude et par marque d’affection, je formulerai les quelques remarques suivantes, concernant votre livre.

A son début, puis à sa page 358, vous commentez le traité Kiddouchin 16a. Voici mes remarques:

A) Le Itour, mentionné par le Otsar Ha Gaonim, à cette référence, cite le texte de la Guemara et ne dit pas: “ Autre réponse: qu’il se rende au tribunal ”.

B) A propos de la conclusion de votre commentaire, il convient de citer le traité Nedarim 45a: “ L’un en fait l’acquisition et les deux autres témoignent ”, ce qui veut dire, en l’occurrence, qu’il parle en présence de deux personnes. Vous consulterez également le traité Guittin 33a et 40b.

C) Le Noda Bihouda se demande si un acte de divorce doit être fait devant un tribunal. Vous consulterez, à ce sujet, les responsa du Tséma’h Tsédek, au chapitre 162.

D) Les Tossafot sur le traité Sotta, à la page 78a(6), citent les Tossafot Yechenim et l’on peut distinguer, à ce sujet, deux points concernant la lecture de la Torah:

1. D’une part, la communauté est tenue de l’écouter, et non l’individu, comme l’explique le Mil’hamot Meguila, au chapitre 1. Vous consulterez également le Tsafnat Paanéa’h, du Gaon de Ragatchov, sur le Rambam, lois de la prière, chapitre 12, paragraphe 5.

En tant qu’obligation incombant à la communauté, la lecture de la Torah est comparable à la révélation du Sinaï, qui fut accordée à tout Israël. C’est la raison pour laquelle “ tu n’as pas le droit de citer oralement ce qui t’a été donné par écrit ”. Il faut conserver la référence de ce don(7). Vous consulterez, à ce sujet, les responsa du Radbaz, tome 4, chapitre 1205.

2. D’autre part, la lecture de la Torah est également une partie de la prière, de laquelle il est dit: “ Nous compléterons(8) par les bœufs de nos lèvres ” ou bien un ajout au sacrifice qui est offert. En ce sens, disent les Tossafot Yechenim, la lecture de la Torah est bien “ à l’usage du service de Dieu(9) ”. C’est ce qu’affirme le Yerouchalmi.

Cet aspect, en revanche, n’est pas comparé au don de la Torah à tout Israël. A ce propos, on ne peut donc pas dire, “ tu n’as pas le droit de citer oralement ce qui t’a été donné par écrit ”(10). Il en est de même pour la lecture de la Torah relatant les sacrifices, pendant les fêtes, à Roch Hachana et à Yom Kippour, qui est différente des autres lectures.

Vous consulterez, à ce sujet, les Tossafot, au traité Meguila 30b et le Rambam, lois de la prière, qui définit deux principes, à propos de la lecture de la Torah. Pour quelqu’un comme vous, ce bref exposé sera suffisant.

A la fin de votre livre, vous commentez l’expression de nos Sages: “ A l’heure actuelle, nombreux sont ceux qui ont adopté cette pratique(11) ”. Vous demandez, à juste titre, à partir de quand l’on peut considérer que nombreux sont ceux qui ont adopté cette pratique. Vous expliquez que ce fut lorsqu’un décret(12) interdisait la circoncision. A l’époque, on ne pouvait attendre un jour lumineux pour le faire, car il était alors plus aisé d’être pris. On la pratiquait donc en un jour nuageux, lorsqu’il est inhabituel de fixer une circoncision.

Il est difficile d’accepter cette explication. Comment pratiquer une circoncision à un moment où il est dangereux de le faire? Et, le récit rapporté ici fait la preuve du contraire. En effet, la génération du désert apprit qu’elle y resterait pendant quarante ans, qu’elle disposerait donc, pendant tout ce laps de temps, des colonnes de nuée, empêchant le vent du nord de souffler. Malgré cela, les enfants ne furent pas circoncis.

Combien plus en est-il ainsi lorsqu’il s’agit d’un décret, qui peut toujours être annulé. Il ne fallait donc pas circoncire les enfants et, de la sorte, mettre leur vie en danger.

Il me semble que l’explication peut être trouvée dans les Tossafot qui s’expriment sur un cas similaire ou peut-être même encore plus surprenant. En effet, le traité Meguila 2b dit que l’on avait oublié les lettres Mêm, Noun, Tsaddik, Pé et Kaf, après que Amon ait brûlé la Torah. On peut en dire de même ici. En effet, “ nombreux étaient ceux qui avaient adopté cette pratique ” à Babel, qui était une plaine(13), de différents points de vue. Puis, vinrent Rav et les autres Sages de la Guemara, qui entérinèrent cet usage.

La même expression est utilisée à propos d’une saignée pratiquée le vendredi(14), selon le traité Chabbat 129b. Vous consulterez également la lettre de Rav Cherira Gaon, qui décrit la situation de Babel avant que Rav n’y parvienne.

Notes

(1) Le Rav A.Y. Neymark. Voir, à son sujet, les lettres n°2190 et 2806. (2) De la Michna. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2769. (4) Le fait de parer et de grandir la Torah. (5) “ Il a fait honte à la Parole de Dieu ”. (6) Du livre du Rav Neymark, commentant le traité Sotta 40b. (7) Etudier la Torah telle qu’elle a été donnée. (8) Notre impossibilité d’offrir des sacrifices. (9) Dans le Temple, qui est remplacé par la prière. (10) Voir, à ce sujet, la lettre n°2502. (11) Bien qu’à l’origine, elle ait été interdite. Il s’agit, en l’occurrence, de pratiquer la circoncision en un jour sombre, lorsque la luminosité ne permet pas de le faire. (12) Romain. (13) Un endroit isolé. (14) Elle devrait être interdite, car elle est dangereuse. Néanmoins, elle est permise, car “ nombreux sont ceux qui ont adopté cette pratique ”.

Lettre n°2690

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2690, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Zeev Halevi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Iyar, dans laquelle vous évoquez l’autorisation(2) sollicitée par les élèves(3).

Comme l’indique votre lettre, il est bon d’accorder cette autorisation. Néanmoins, il faut leur demander, en échange et obtenir de leur part(4) un ajout aux trois piliers sur lesquels le monde repose(5). Le temps est court et cet ajout sera donc introduit avant même leur voyage, mais il pourra être complété par la suite.

Je m’en remets à votre jugement pour organiser tout cela de la manière qui convient le mieux.

Vous avez sûrement reçu ma lettre.

J’ai proposé que l’on étudie, pendant Chavouot, le discours ‘hassidique de 5704(6). Vous voudrez bien diffuser cette information. Je vous en remercie.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et pour que vous donniez prochainement de bonnes nouvelles, y compris de vos préoccupations personnelles,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, les lettres n°2408, 2794, 2822 et 2854. (2) De se rendre aux réunions ‘hassidiques du Rabbi, à New York. (3) De la Yechiva Loubavitch de Montréal. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2287. (5) L’étude de la Torah, la prière et les bonnes actions. (6) 1944, du précédent Rabbi.

Lettre n°2691

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2691, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du jour lumineux de Lag Baomer, Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, qui ouvrit le canal de l’enseignement profond de la Torah, au point qu’à son époque, les enfants eux-mêmes l’étudiaient et l’enseignaient, comme l’explique l’introduction du fascicule de Lag Baomer 5710(2), qui est le fascicule n°78.

J’ai lu, avec plaisir, dans votre lettre, que vous enseignez la Torah aux élèves de l’école professionnelle. Il est clair qu’un effort particulier doit être investi, en la matière, dans la mesure où ces élèves mènent également d’autres études, pendant plusieurs heures par jour. Durant l’enseignement essentiel, celui de la Torah, il faut donc implanter en eux un esprit de crainte de Dieu pure, leur transmettre une Torah intègre, qu’ils conserveront pendant tout le reste du jour.

Néanmoins, “ le résultat est à la mesure de l’effort ”(3) et nos Sages soulignent que “ le Saint béni soit-Il exige uniquement en fonction des forces dont ils disposent ”. On vous accordera donc des forces accrues, afin que vous puissiez connaître la réussite, en ce domaine.

Le mérite de cet accomplissement de la plus haute importance vous permettra d’obtenir, en cela, la bénédiction et le succès. Nos Sages soulignent, en effet, que “ la récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”. Vous aurez ainsi une bénédiction et un succès accrus, y compris en vos préoccupations personnelles.

Dans l’attente des bonnes nouvelles de la réussite que vous connaîtrez en tout cela et en vous souhaitant de poursuivre votre avancement dans tous les domaines,

Notes

(1) Le Rav C.Greenwald. Voir, à son sujet, la lettre n°1363. (2) 1950, du précédent Rabbi. (3) Textuellement, “ la marque, sur le dos du chameau, dépend du poids de son fardeau ”.

Lettre n°2692

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2692, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que, lors des réunions ‘hassidiques, vous vous emplissez de motivation. Mais, par la suite, vous ne constatez pas de réussite, vous vous découragez et vous manquez de joie.

Une telle attitude n’a nullement lieu d’être, car il est certain qu’une réunion ‘hassidique exerce son effet. Mais, parfois, on peut l’observer immédiatement, alors que, d’autres fois, celui-ci n’apparaît que beaucoup plus tard. En tout état de cause, il est certain qu’au final, le résultat est obtenu, pour soi-même et pour son entourage.

Que Dieu vous accorde la réussite, afin que vous Le serviez joyeusement, que vous raffermissiez votre confiance en Lui, au sens le plus littéral. De la sorte, non seulement vous pourrez assumer vos activités communautaires, mais, en outre, vous gagnerez largement votre vie. Avec votre épouse, vous concevrez de tous vos enfants beaucoup de satisfaction ‘hassidique.

Avec ma bénédiction de réussite,

Lettre n°2693

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2693, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la semaine passée et j’observe, avec plaisir, que vous disposez, dans la Yechiva dont vous êtes le moniteur, de “ tout ce qui est nécessaire pour l’internat et l’éducation morale ”. Une affirmation aussi sérieuse est formulée après une réflexion sur la situation de cette Yechiva, sur ses besoins et, avant tout, sur l’éducation des jeunes gens, à notre époque.

Vous m’écrivez, en effet, que vous êtes leur moniteur spirituel, responsable de leur ardeur à l’étude de la Torah. Car, nos Sages, faisant allusion à toutes les époques, expliquent, au traité Chabbat 31a, que: “ la crainte de Dieu doit être sa richesse... et, si ce n’est pas le cas, mieux vaut ne pas s’élever ”. En cette génération orpheline, nous avons observé et nous observons encore, de nos yeux de chair et de façon immédiate, à quel point cette affirmation est vérifiée.

En conséquence de tout cela, j’ai été surpris par la conclusion de votre lettre, dans laquelle vous me dites que ces jeunes gens étudient la Guemara, le ‘Houmach et la Hala’ha, mais vous n’évoquez pas les devoirs moraux.

J’ai bon espoir qu’il n’y a là qu’une omission dans votre lettre, mais non un manque effectif. Vous savez, en effet, qu’en ce qui concerne l’éducation, un manque, même très passager, peut avoir pour conséquence une situation qu’il est impossible de redresser et une dommageable insuffisance.

Comme vous avez sûrement pu l’observer vous-même, si, dans les époques précédentes, on pouvait se contenter d’étudier l’Ethique, la vie et la pratique

concrète ont fait la preuve que des jeunes gens doués de discernement doivent aussi avoir une étude raisonnée qui leur permet de prendre conscience de leur obligation morale. Bien plus, celle-ci doit avoir pour effet de multiplier la lumière et non de les faire réfléchir à la noirceur de l’obscurité. L’enseignement de la ‘Hassidout permet d’obtenir un tel résultat.

Vous m’écrivez que vous avez étudié la ‘Hassidout et j’ai donc bon espoir que ces quelques lignes vous apporteront toute l’explication nécessaire. Que Dieu vous accorde la réussite afin de former des disciples qui craignent Dieu sincèrement. C’est ainsi que leur sagesse pourra se maintenir.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah de manière joyeuse et profonde,

Lettre n°2694

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2694, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir, par votre lettre, que vous étudiez le Tanya chaque jour.

Vous savez ce que les maîtres de ‘Habad disent, à propos de cet ouvrage. Ils soulignent que l’érudit le plus grand n’en percevra jamais toute la profondeur. A l’opposé, ils disent aussi que chacun peut en tirer un enseignement. En effet, l’intention de son auteur était réellement d’écrire ce livre pour tous. Or, “ le Juste décide et le Saint béni soit-Il entérine ”.

Comme vous le savez, “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”. Plus on fournit un tel effort, plus l’on se pénètre de cet enseignement et mieux l’on comprend les notions introduites par le Tanya.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah de manière joyeuse et profonde, en bonne santé,

Lettre n°2695

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2695, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre télégramme, que je viens de recevoir et dont le contenu est particulièrement surprenant.

Rappelez-vous ce qui s’était passé lorsque vous étiez ici. Nous avions alors évoqué les préparatifs du mariage. Nous avions dit, entre autre, qu’il fallait inclure dans son budget, en plus des frais de l’orchestre et du traiteur, le financement d’un livre de l’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, chef des ‘Hassidim ‘Habad de toutes les générations.

Puis, pour différentes raisons, il vous est venu à l’idée de retarder ce financement. Et, vous pouvez constater qu’aussitôt, des événements étranges sont survenus, en particulier celui que vous me décrivez. Or, je suis surpris que vous lui donniez une toute autre interprétation, sans même penser à celle qui aurait dû, d’emblée, être évidente.

Que Dieu vous guide et vous conduise sur le droit chemin, celui qui apportera le bonheur, pour vous et pour tous les membres de votre famille.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah de manière joyeuse et profonde,

Lettre n°2696

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2696, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5714,

Brooklyn,

Au groupement féminin de Brownsville and east Newark

et à sa présidente, madame Devora Greenberg,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai été satisfait d’avoir de vos nouvelles, de même que de celles du dernier dîner annuel de votre groupement. J’espère qu’il s’est bien passé, matériellement et spirituellement.

Lors du don de notre Torah, Dieu dit à Moché, notre maître: “ Voici ce que tu diras à la maison de Yaakov ”, c’est-à-dire aux femmes et, uniquement après cela, il s’adressa “ aux enfants d’Israël ”, aux hommes. Or, chaque année, ce don se produit à nouveau.

En ces jours qui précèdent Chavouot, temps du don de notre Torah, que Dieu accorde la réussite à chacune d’entre vous, afin qu’elle soit le guide de sa famille, de ses amis et de ses connaissances, leur indiquant de quelle manière on peut conformer son comportement quotidien aux enseignements de notre sainte Torah.

Au sein de tout le peuple juif, nous nous apprêtons à recevoir cette sainte Torah, en cette fête de Chavouot, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien.

Avec ma bénédiction pour chacune d’entre vous et pour tous les membres de sa famille,

Lettre n°2697

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2697, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5714,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yaakov Eliézer(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous venez de m’écrire que vous donnez un cours de Torah à un groupe de femmes. Au préalable, la liste des participantes à ce cours m’a été transmise et je l’ai reçue avec satisfaction.

J’espère que vous vous efforcerez d’augmenter le nombre de ces participantes. De plus, une partie de cette étude sera consacrée aux lois et aux coutumes qui sont spécifiques aux femmes juives, s’appliquant au comportement quotidien. Nos Sages disent, en effet, que “ la pratique est essentielle et non l’étude ”.

En fonction du niveau des participantes, il serait bon, également, de leur donner la possibilité de poser des questions. De la sorte, elles seront plus motivées et attirées. En effet, “ on vient en aide à celui qui désire se purifier ”(2).

Avec ma bénédiction pour que vous receviez la Torah de manière joyeuse et profonde, en vous souhaitant Mazal Tov,

Notes

(1) Le Rav Y.E. Friedrich, d’Anvers. (2) En lui donnant les moyens de mettre en pratique la bonne décision qui a été prise.

Lettre n°2698

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2698, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav N.N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 Iyar. Il est dommage de prendre tant de retard, lorsqu’il s’agit d’annoncer une bonne nouvelle. Et, “ il n’est de bon que la Torah ”, puisqu’il s’agit, en l’occurrence, d’une réunion ‘hassidique, laquelle constitue même un double bien, est “ bonne pour les cieux et bonne pour les créatures ”, comme l’explique le traité Kiddouchin 40a. Vous consulterez également la lettre du Rabbi Rachab, qui est imprimée dans le fascicule n°61(2).

Je fais, bien évidemment, allusion, à la réunion ‘hassidique de Lag Baomer, que vous me décrivez dans votre lettre. A toute époque, on désire recevoir de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles, mais combien plus en est-il ainsi en notre génération, celle du “ talon du Machia’h ”, alors que “ il n’est pas un jour...(3) ”.

Sans doute multiplierez-vous vos efforts, pour ce qui concerne les vacances(4). Plus on les multipliera, plus l’on se mobilisera et plus l’on sera digne d’éloge. Et, vous connaissez l’explication donnée, à ce sujet, par mon beau-père, le Rabbi, qui est imprimée dans le Hayom Yom, à la date du 17 Nissan.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah de manière joyeuse et profonde,

N. B. : Vous voudrez bien diffuser parmi les ‘Hassidim ma proposition d’étudier, pendant cette fête de Chavouot, les discours ‘hassidiques de mon beau-père, le Rabbi, en particulier ceux de Chavouot 5704(5), édités en quelques exemplaires, il y a un certain temps et dernièrement réimprimés.

Notes

(1) Le Rav Nissan Nemanov, de Brunoy. Voir, à son sujet, la lettre n°2641. (2) Voir Iguerot Kodech du Rabbi Rachab, tome 1, lettre n°48, page 139. (3) Dont la malédiction ne soit pas supérieure à celle de la veille, conformément à l’expression de nos Sages. (4) En français dans le texte. Voir, à ce sujet, la lettre n°2641. (5) 1944. Voir également la lettre n°5690 et la lettre suivante.

Lettre n°2699

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2699, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 28 Iyar. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous soyez béni, en général et à propos de la faiblesse que vous évoquez dans votre lettre, en particulier.

En ces jours, nous nous préparons au don et à la réception de la Torah. A l’époque, tous les enfants d’Israël étaient en bonne santé, au sens le plus littéral et le plus physique, comme le rapporte le Midrach Chemot Rabba.

Comme vous le savez, la ‘Hassidout souligne que les bénédictions se révèlent de nouveau, chaque année, ainsi qu’il est dit: “ Ces jours sont commémorés et (de cette façon) revécus ”. Puisse donc Dieu faire que vous donniez de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah, de manière joyeuse et profonde,

N. B. : Vous voudrez bien diffuser qu’il convient d’étudier, pendant cette fête de Chavouot, les discours ‘hassidiques de mon beau-père, le Rabbi(1). J’ai proposé que cette étude porte sur les discours de Chavouot 5704(2). Ceux-ci ont été tirés à quelques exemplaires et on les imprime actuellement.

Notes

(1) Voir également les lettres n°5690 et 5698. (2) 1944.

Lettre n°2700

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2700, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Sivan 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 22 Iyar, dans laquelle vous me parlez de votre fils. Vous souhaitez qu’il assure sa subsistance matérielle et qu’il se marie, ces deux objectifs étant liés. Vous souhaitez donc qu’il apprenne tout de suite un métier.

Votre fils étudie la Torah avec plusieurs jeunes gens de son âge ou bien ayant quelques années de plus que lui. Il me semble donc qu’il ne doit pas se démarquer de ses amis. De façon générale, il est trop tôt, à son âge, pour penser à faire carrière.

Dans votre lettre, vous citez le cas de quelqu’un qui est beaucoup plus âgé que lui et ce garçon a, en outre, plusieurs particularités, qui lui sont spécifiques. A l’opposé, il est actuellement dommage de priver votre fils de l’étude de la Torah, dans laquelle il connaît la réussite et qu’il apprécie.

A présent, la taille des diamants n’est plus un secteur de pointe et il s’agit, en outre, d’un métier que l’on peut apprendre en deux ou trois mois, dès lors que l’on sait à qui s’adresser. Il reste donc encore suffisamment de temps. Le moment venu, il est certain que Dieu lui permettra de s’installer, de manière positive. Il gagnera avantageusement sa vie et trouvera un bon parti. Pour l’heure, il est préférable qu’il consacre son temps à acquérir des connaissances de la Torah. Cela lui sera utile, matériellement et spirituellement, pour tout le reste de sa vie.

En conséquence, il ne faut pas le déranger, maintenant, en lui parlant de gagner sa vie ou de se marier. Il n’y pensera que dans quelques années. Pour l’heure, qu’il se consacre donc, de manière fructueuse, à l’étude !

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que votre santé s’améliore et que vous connaissiez l’opulence matérielle.

Le mérite d’avoir élevé un fils qui étudie avec ardeur la Torah de Dieu et met en pratique ses enseignements, vous protégera, en tous les domaines où cela est nécessaire.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2701

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2701, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Sivan 5714,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav El’hanan Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir, par monsieur Nissan Mindel(2), qui m’a raconté, en particulier, de quelle manière vous avez convaincu un jeune homme de mettre les Tefillin, après que celui-ci ait cessé de le faire pendant un certain temps.

Il est impossible d’imaginer l’importance d’un tel accomplissement. Comme l’explique votre brochure sur les Tefillin(3), c’est là le moyen de lier la tête et le cœur, c’est-à-dire, selon la formulation du Choul’han Arou’h, que cite également le Tanya, chapitre 41, page 112, de “ se soumettre et attacher sa compréhension et sa connaissance, soumettre et attacher également la force de prise de conscience que l’on possède en son âme, assujettir le cœur et l’esprit ”.

Les jours précédant le don de la Torah sont particulièrement propices pour s’engager à aimer son prochain en le rapprochant de la Torah et des Mitsvot. Tout ceci s’appliquera donc concrètement, de manière positive et joyeuse.

Je vous adresse ma bénédiction, selon les termes de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah de manière joyeuse et profonde. Vous transmettrez mes meilleures salutations à madame Kowen, à vos enfants et à vos petits-enfants.

Notes

(1) Le Rav E.Kowen. Voir, à son sujet, la lettre n°2231. (2) Voir, à son sujet, les lettres n°2826, 2880 et 2900. (3) Editée, en anglais, par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h et sans doute financée par le Rav Kowen.

Lettre n°2702

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2702, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Sivan 5714,

Brooklyn,

Au Rav et Tsaddik, descendant d’une illustre famille,

issu d’une grande lignée, le Rav Chimeon Zeev Chlita(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du trente huitième jour du compte des enfants d’Israël(2), qui faisait suite à une longue interruption. Vous m’y annoncez une bonne nouvelle, puisque vous me dites que vous allez bien.

Puisse Dieu faire que chacun d’entre nous n’annonce que de bonnes nouvelles à l’autre. Et, “ il n’est de bon que la Torah ”, qui est appelée Torah de vie, ce qui veut dire qu’elle est liée et unifiée à la vie, au sens le plus littéral et comme on peut le comprendre.

Il est clair que cela inclut également la vie dans ce monde, comme l’explique en particulier le chapitre 36 du Tanya et comme on peut le déduire de la décision de nos Sages selon laquelle “ la Torah ne se trouve pas dans le ciel ”, mais précisément ici-bas.

J’ai été content d’apprendre que vous étudiez chaque jour le saint Tanya(3). En effet, ce qualificatif(4) lui a été donné dans l’approbation à son impression qui figure dans l’édition de Zolkwa, laquelle fut rédigée, en un endroit éloigné de celui où vivait l’Admour Hazaken, par des Rabbanim qui ne le connaissaient pas.

Vous savez aussi ce qu’écrivirent les premiers à donner leur approbation à l’édition du Tanya, ceux qui furent les grands disciples du Maguid de Mézéritch. Leur propos sont imprimés au début du Tanya et ce qui est clairement établi n’a nul besoin d’être commenté. Vous avez sans doute vu également la note de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui se trouve à la fin du recueil de résumés et de commentaires sur le Tanya(5).

Je vous remercie beaucoup d’avoir mentionné mon nom près des lieux saints(6). Il est sûrement inutile de rappeler à quelqu’un comme vous ce qui est expliqué, à ce sujet, dans un discours ‘hassidique de l’Admour Haémtsahi, fils de l’Admour Hazaken qui est l’auteur du Tanya. Ce texte est intitulé “ Pour comprendre le sens de la visite à un tombeau ”. On peut également trouver des précisions, à ce sujet, dans les commentaires de Rabbi Hillel de Paritch.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Dernier point, qui suscite le plus d’intérêt, vous m’annoncez la bonne nouvelle de la naissance de votre fille, avec Mazal Tov. Vous l’avez appelée Sima Léa. Puisse Dieu faire qu’elle grandisse pour la Torah, le dais nuptial et les bonnes actions. Vous et votre épouse concevrez, d’elle et de tous vos enfants, beaucoup de satisfaction ‘hassidique, pendant de longs jours et de bonnes années.

Avec ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, pour recevoir la Torah de manière joyeuse et profonde,

Notes

(1) Le Rav C.Z. Rubin. Voir, à son sujet, la lettre n°2444. (2) Du compte de l’Omer. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2444. (4) Saint. (5) Du Tséma’h Tsédek. (6) Vraisemblablement d’Erets Israël.

Lettre n°2703

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2703, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos des études menées au Kfar(1). Je suis surpris que vous ne mentionnez pas celle des lois qui s’appliquent en Erets Israël(2). J’espère qu’il s’agit uniquement d’une omission dans votre courrier, mais qu’une telle étude existe effectivement. Comme vous le savez, nos Sages soulignent que “ l’acte est essentiel et non l’étude ”.

Vous évoquez vos difficultés de concentrer votre pensée. L’une des solutions, en pareil cas, est de changer le thème de son étude, selon son goût, dès que l’on se fatigue(3). Il ne faut pas contraindre sa pensée à s’investir en ce qui a contribué à la fatiguer.

Par ailleurs, vous me dites que votre anniversaire approche. Puisse Dieu faire que, pendant de longs jours et de bonnes années, qui seront bonnes à tous les sens du terme, vous concentriez toute votre ardeur sur la Torah et les Mitsvot, que vous transmettrez également à votre entourage, au même titre que le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.

De votre vivant et du nôtre, s’accomplira la promesse(4) selon laquelle : “ Je couperai toutes les cornes des impies. Que se dresse les cornes du Juste ”. Rachi, à cette même référence, explique que cette formulation fait allusion à la délivrance véritable et complète. Alors, on effacera le souvenir d’Amalek et l’on rehaussera les cornes du Juste du monde. Vous consulterez, à ce sujet, le Or Ha Torah du Tséma’h Tsédek, dans les commentaires de ‘Hanouka, à la page 600.

Avec ma bénédiction, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour que vous receviez la Torah de manière joyeuse et profonde,

Notes

(1) A Kfar ‘Habad. (2) En particulier, les lois agricoles. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°2674, 2779 et 2884. (4) Tehilim 75, 11.

Lettre n°2704

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2704, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Sivan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 17 Iyar, dans laquelle vous me parlez de votre fille.

Notre peuple est qualifié de “ nation unique sur la terre ” et l’Admour Hazaken explique, au chapitre 9 d’Igueret Hakodech, que les Juifs ne peuvent pas se séparer de l’Unité véritable, y compris dans leurs préoccupations terrestres. Un Juif doit donc, non seulement agir, œuvrer de manière naturelle, mais aussi avoir un accomplissement moral qui, de façon générale, prend la forme d’un ajout à la Torah et aux Mitsvot.

Vous ne précisez pas, dans votre lettre, ce que les médecins préconisent à votre fille, si ce n’est de changer de climat. Vous me dites aussi quels sont les médicaments qu’ils prescrivent ici pour la guérir, même si les deux mots que vous dites, à ce sujet, ne permettent pas d’en avoir une idée précise. Ont-ils utilisé de la cortisone(1) ?

En évoquant un accomplissement moral, je demandais si la naissance de votre fille s’est passée dans la pureté(2), si, à l’époque, vous avez respecté la pureté familiale et fréquenté le Mikwé. J’espère que vous ne vous affecterez pas de cette remarque. En effet, je ne vous connais pas et de cela dépend la santé de l’âme juive. Il n’y a donc pas lieu d’éprouver une fausse honte, à ce sujet.

S’il n’en a pas été ainsi(3), ce qu’à Dieu ne plaise, vous et votre épouse devez non seulement respecter désormais ces lois, de manière scrupuleuse, mais aussi agir pour les diffuser. Ceci réparera, au moins partiellement, ce qui s’est passé.

En tout état de cause, il serait bon que votre épouse donne quelques pièces à la Tsédaka avant d’allumer les bougies du Chabbat et des fêtes, de même que les lundis et jeudis matins. Vous aussi, vous en ferez de même, avant la prière du matin, les lundis et jeudis. Après cette prière, vous lirez les Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Vous ferez également vérifier les Mezouzot de votre maison, afin de vous assurer qu’elles soient toutes cachères.

Dieu fasse que vous annonciez de bonnes nouvelles, en tous ces domaines, que vous me disiez, en particulier, que l’état de santé de votre fille s’est amélioré.

Je vous adresse ma bénédiction afin que vous vous serviez de votre influence, en tant qu’employé du conseil religieux(4), pour renforcer la Tradition d’Israël, dans votre entourage et l’endroit où

vous vous trouvez, sans concessions. A quiconque ajoute(5), dans ce domaine, Dieu ajoute(6), en tous les besoins qu’il éprouve, de même que les membres de sa famille.

Avec ma bénédiction pour donner de bonnes nouvelles,

Notes

(1) En anglais dans le texte, bien que cette lettre soit vraisemblablement adressée à un israélien. (2) Si sa conception a été conforme aux lois de la Torah. (3) Si ces lois n’ont pas été respectées. (4) Dans une ville d’Erets Israël. (5) Des accomplissements. (6) Des bénédictions.

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