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Iguerot Kodesh — lettres 2665 à 2684

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2665

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2665, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Iyar 5714,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Israël Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Iyar, dans laquelle vous me dites que vous êtes rentré chez vous, la veille(2). Je suis surpris que vous ne me disiez rien des actions que vous avez menées, pour rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, pendant cette période que vous avez passées dans l’armée.

Vous connaissez la décision du Baal Chem Tov, qui nous fut maintes fois rapportée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle tout ce qu’un Juif voit ou entend lui délivre un enseignement sur la manière de servir Son Créateur.

Combien plus en est-il ainsi lorsqu’un Juif doit passer un certain temps dans un environnement nouveau. Il est clair qu’il doit en profiter pour servir Dieu dans cet environnement, selon ces conditions nouvelles. En effet, “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est un grand principe de la Torah et l’instrument qui permet de mettre en pratique le Précepte “ tu aimeras l’Eternel ton Dieu ”, à l’origine de toutes les Injonctions de la Torah, parmi lesquelles figure la nécessité de craindre Dieu. Et, cette crainte est elle-même à l’origine de toutes les Interdictions.

Ainsi, l’amour du prochain est le réceptacle, la préparation, la cause de l’accomplissement des Mitsvot(3). C’est une évidence. Et, rien ne résiste à la volonté.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction de bonne santé, physique et morale,

Notes

(1) Le Rav I.Y. Lewin. Voir, à son sujet, la lettre n°1233. (2) Après une période dans l’armée israélienne. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2258.

Lettre n°2666

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2666, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse aux questions que vous me posez dans votre lettre :

A) Vous avez étudié la fin du premier chapitre du Tanya, évoquant la source des âmes des nations et vous me demandez ce qu’il en est des Justes parmi ces nations.

Les âmes des Justes des nations émanent de la Klipat Noga(1), comme l’établissent différents textes de ‘Hassidout, en particulier les commentaires sur le Kountrass Hitpaalout(2), page 47d. Vous consulterez également le Zohar, tome 2, à partir de la page 95b.

B) Qu’en est-il d’un converti ? Conserve-t-il l’âme qu’il avait lorsqu’il était un non Juif ?

Dieu nous garde d’une telle conception ! Il est clair qu’il reçoit une âme appartenant au domaine de la Sainteté. C’est une des interprétations qui peut être faite de l’enseignement de nos Sages selon lequel “ celui qui se convertit est comme un enfant qui naît ”. Vous consulterez l’introduction du Zohar, page 13a et b, qui précise la source de l’âme des convertis.

Vous connaissez sans doute la pratique, qui concerne chacun, consistant à lire, tous les jours, après la prière, des Tehilim selon leur répartition mensuelle et à étudier un passage du ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi, sur la Paracha de la semaine. Ces études sont également propices pour connaître la réussite dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction,

Le secrétaire,

Notes

(1) La force du mal qui peut connaître l’élévation. (2) De l’Admour Haémtsahi.

Lettre n°2667

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2667, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Iyar 5714,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

Le Rav Aharon Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait d’avoir de vos nouvelles par votre frère, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre fidèlement aux besoins communautaires, le Rav Yaakov Hacohen(2). Néanmoins, il ne me donne aucun détail, vous concernant et j’espère donc que vous m’informerez vous-même.

Dieu fasse que vous me donniez uniquement de bonnes nouvelles de vous-même et de l’influence que vous exercez sur votre entourage, afin de rapprocher les Juifs de notre Père Qui se trouve dans les cieux, chacun à sa manière.

En effet, la Torah et les Mitsvot s’adressent à tous les Juifs, de la même façon. Néanmoins, certains principes doivent d’emblée être posés. Celui qui est commerçant doit également fixer un temps pour étudier la Torah. Pour autant, il sert Dieu essentiellement en faisant du commerce, en donnant de la Tsedaka, en s’abstenant, en particulier, de toute concurrence déloyale, du vol.

Et, ceux qui exercent une fonction religieuse, Rav, Cho’het, enseignant ou élève de Yechiva, doivent également donner de la Tsedaka, ne pas faire de concurrence déloyale et ne pas voler.

Mais, ces derniers doivent, avant tout, s’investir pleinement dans l’étude de la Torah et la prière fervente. Il est encore d’autres différences entre les catégories d’hommes, bien que tous les Juifs soient astreints, de manière identique, à la pratique des Mitsvot, comme nous l’avons dit. Et, nul ne peut prétendre qu’il accomplira telle Mitsva de bon gré, alors que la seconde, lui posant des difficultés, pourra avantageusement être remplacée par une autre Mitsva.

Il en résulte que celui qui a des dons d’orateur ou bien qui exerce une influence sur ses connaissances et ses amis, doit effectivement se consacrer à cette diffusion et conduire les Juifs à étudier la Torah, à pratiquer les Mitsvot.

Si l’on attend tout cela d’un Juif, c’est, à n’en pas douter, parce que Dieu lui donne la force de l’accomplir. Et, Il le récompense en lui accordant bénédiction et réussite en tous ses besoins et en ceux des membres de sa famille.

Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rav A.Kats, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°1710. (2) De Chicago également. Voir, à son sujet, les lettres n°2046 et 2061.

Lettre n°2668

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2668, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Comme vous le savez, la Michna tranche que “ il n’en est qu’Un Qui puisse juger seul ”, ce qui, à mon sens, fait bien allusion au Saint béni soit-Il et, en aucune façon, à un homme.

Je présume que Rav Achi(1), qui était très riche et un grand Sage d’Israël, unique en sa génération, interrogeait chaque boucher de sa ville, avant de répondre à une question concernant un animal. Combien plus celui qui n’est pas unique dans sa génération doit-il écouter un autre avis, ne pas imaginer ou prêter à penser qu’il peut juger seul, surtout s’il s’agit d’une question concernant des centaines d’enfants juifs, liés à mon beau-père, le Rabbi et à ses prédécesseurs, dont le mérite nous protégera.

En effet, on peut être attaché à ces maîtres, mais la situation contraire est également envisageable, ce qu’à Dieu ne plaise.

Vous connaissez le proverbe suivant de mon beau-père, le Rabbi. Certes, la Michna demande de juger chacun avec bienveillance(2). Pour autant, on ne peut, en agissant de la sorte, en arriver à détruire ce qui appartient au domaine de la Sainteté.

J’attends, au plus vite, votre réponse, sur tous ces points.

M. Schneerson,,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, le traité Sanhédrin 7b. (2) En lui trouvant des circonstances atténuantes.

Lettre n°2669

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2669, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5714,

Brooklyn,

A mon parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui

craint Dieu, est issu d’une illustre famille,

le Rav Avraham Yehouda(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez qui, parmi les ‘Hassidim de votre entourage, est apte à mettre de l’ordre dans les manuscrits(2). Il faut le vérifier sur place, car ma relation avec ces ‘Hassidim est uniquement épistolaire. Je ne connais donc pas leurs capacités, dans ce domaine.

Je ne vous apprendrez pas que ces manuscrits ont subi diverses péripéties. Il faut donc les protéger, même quand il s’agit de les mettre en ordre. Ils ne doivent pas passer par des mains étrangères, car Dieu ne fait pas de miracle inutile(3). Le domaine du mal est constitué de ce qui est “ gratuit ” et, pour ce qui le concerne, il n’est pas nécessaire de pratiquer les Mitsvot.

Le mot “ étranger ”, en l’occurrence, ne doit pas être interprété comme dans la séquence de discours ‘hassidiques Vehé’hérim 5631(4), c’est-à-dire étranger uniquement dans ce domaine. Vous consulterez la fin du discours intitulé Vehé’hérim.

On publie actuellement des discours du Juste, Rabbi Hillel de Paritch, sur le livre de Chemot. Nous disposons ici d’un fascicule mis en ordre sur le modèle du Péla’h Ha Rimon(5), sur Béréchit. J’aimerais donc savoir s’il y a, dans les discours se trouvant dans les manuscrits que vous mentionnez, des textes sur Chemot, dans lesquels figurent des ajouts. Certes, le livre dont je dispose est déjà prêt à être imprimé. Bien plus, les différentes corrections qui ont été faites montrent qu’il a même été contrôlé par la censure.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des personnes que vous citez dans votre lettre, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Que Dieu accorde à chacun d’entre nous la possibilité de donner de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles.

Avec mes respects et ma bénédiction, à mon proche parent,

Notes

(1) Le Rav A.Y. Chen. Voir, à ce sujet, la lettre n°2339. (2) Du père du destinataire de cette lettre, le Rav David Tsvi Chen. Voir, à ce sujet, la lettre n°2339. (3) En les sauvant de ces mains étrangères, alors qu’il suffirait de les faire protéger par les hommes. (4) 1871, du Rabbi Maharach. (5) Du même auteur.

Lettre n°2670

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2670, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

En référence à votre lettre, je pense qu’il est inutile de vous rappeler encore une fois l’importance de la Mitsva que fait notre sainte Torah de préserver la santé de votre corps, comme l’expliquent également le discours ‘hassidique de ce 10 Chevat(1) et d’autres textes. Une idée aussi évidente se passe de nombreuses preuves.

Vous devez donc étudier la Torah ou penser à ses explications de telle façon que votre santé n’en soit pas affaiblie. Ne vous trompez pas vous-même en prétextant que le désir de maintenir votre santé émane de votre mauvais penchant. Il peut parfois en être ainsi, mais, de façon générale, le principe selon lequel “ en toutes tes voies, reconnais-Le ” implique que l’on ait un corps en bonne santé.

En conséquence, lorsque, au milieu de l’étude ou bien en la révisant mentalement, vous sentez que vous êtes fatigué, vous pouvez choisir un autre thème d’étude ou bien l’interrompre, pendant quelque temps, afin de vous reposer. D’une part, il s’agit là d’une Mitsva, comme nous l’avons dit. De plus, par rapport à l’étude proprement dite, c’est le moyen de la rendre possible, par la suite. En différents domaines, la préparation de la Mitsva est comptée comme la Mitsva elle-même.

Vous avez sans doute été appelé à la Torah, à proximité du jour de votre anniversaire(2). Le jour même, vous avez donné de la Tsedaka, avant la prière du matin et celle de Min’ha. Tout ceci révélera une bénédiction et une réussite accrue, en vos préoccupations personnelles et en vos activités, dans le domaine de ‘Habad.

Avec ma bénédiction de réussite et en saluant tous les ‘Hassidim,

Notes

(1) Le discours ‘hassidique intitulé “ Je suis venu dans mon jardin ” prononcé par le Rabbi, le 10 Chevat 5713-1953, au paragraphe 6, édité au début de l’année 5714. Voir, à ce sujet, les lettres n°2055, 2476, 2561, 2564, 2653, 2724, 2780 et 2908. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2350, 2741, 2761 et 2797.

Lettre n°2671

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2671, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yossef(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’annoncez que votre fils Its’hak a eu trois ans, le 3 Iyar. Dieu fasse que vous et votre épouse l’éduquiez à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, en bonne santé, avec le calme de l’âme et du corps.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour que vous donniez de bonnes nouvelles de tout cela,

N. B. : Vous évoquez sa première coupe de cheveux(2). J’ai déjà exprimé mon avis(3), sur cette question. La partie révélée de la Torah en permet le principe, en particulier si l’on consulte le Chaareï Techouva sur Ora’h ‘Haïm, au chapitre 531.

Malgré cela, il est une coutume juive, définie par différents textes, qui veut que l’on coupe les cheveux aux enfants, à Miron(4), le jour de Lag Baomer et il est bien clair que ces enfants ne sont pas tous nés à cette date. Il s’agit donc bien, en l’occurrence, de fixer cet événement à une date propice.

On peut l’expliquer en fonction de ce que disent les écrits du Ari Zal et le Peri Ets ‘Haïm, à propos de la relation qui existe entre la coupe de cheveux et la période de l’Omer. Il est possible d’en déduire la valeur d’une coupe qui a lieu à Lag Baomer.

Certes, on peut s’interroger si l’on consulte les quelques textes affirmant que le Ari Zal ne se coupait pas lui-même les cheveux, y compris à Lag Baomer. En tout état de cause, il me semble que cette coupe de cheveux doit avoir lieu à Lag Baomer. Elle sera en un moment bon et fructueux.

Notes

(1) Le Rav Y.Goldberg. (2) Alors qu’il est interdit de se couper les cheveux pendant la période de l’Omer. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2624. (4) Lieu où est enterré Rabbi Chimeon Ben Yo’haï.

Lettre n°2672

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2672, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du jeudi de la Parchat Behar. J’ai également reçu la précédente.

Il appartient aux ‘Hassidim de diffuser très largement les livres ‘Habad(1), en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être rebâtie et restaurée. Du reste, la demande en est plus importante et les prix en sont relativement peu élevés. La réussite, transcendant la nature, apparaît donc à l’évidence. Malgré cela, on conserve les bras croisés et, pratiquement dans chaque lettre, on se contente de me dire que les affaires vont mal, que le niveau de la dette se maintient. Puis, l’on conclut en disant qu’il y a matière à ce que la bénédiction se révèle.

A l’heure actuelle, il y a, dans des dizaines d’endroits de Terre Sainte, des ‘Hassidim, des descendants de ‘Hassidim ou encore des jeunes de l’association ‘Habad ou bien, tout au moins, des personnes que l’on a contacté dernièrement. Il est clair que, s’ils y trouvent leur compte, par exemple s’ils agissent en tant que courtiers, ceux-là pourraient diffuser ou même servir d’intermédiaires pour la vente de ces livres et de ces fascicules auprès des cercles les plus larges.

Néanmoins, il ne faudra pas monter les prix(2) plus que ce qui est nécessaire. En outre, tout cela se fera avec l’énergie qui convient et de manière ordonnée. L’accomplissement moral, en la matière, est particulièrement important, puisque ces livres et ces fascicules parviendront à des personnes qui, jusqu’à maintenant, n’en ont jamais disposé et n’ont même pas pu les consulter.

Vous êtes le négociant de ces livres et vous devez donc être le premier à prendre part à cette réalisation. Pour autant, je suis convaincu que les ‘Hassidim, jeunes et vieux, vous apporteront leur concours. Car, en tout endroit, la diffusion est l’une des missions essentielles des ‘Hassidim. Il est, bien sûr, inutile d’en dire plus.

Dans la mesure où je ne souhaite pas me répéter, il est bon et judicieux de diffuser mes propos, ou même de les communiquer, lors de la prochaine réunion de l’association ‘Habad et des jeunes de l’association ‘Habad. Car, “ le salut est obtenu par les nombreux conseillers ”.

Avec ma bénédiction de bonne santé, pour vous et pour tous les membres de votre famille, dans l’attente de bonnes nouvelles en tous ces domaines,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2647. (2) Pour rémunérer ces intermédiaires.

Lettre n°2673

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2673, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 3 Iyar, dans laquelle vous me faites part de votre situation et de vos difficultés pour trouver un poste.

Vous attribuez cette situation au fait que vous êtes religieux. Vous considérez donc que vous êtes poursuivi par ceux qui ne le sont pas. Or, vous savez que la bénédiction récitée après le repas, qui est instituée par la Torah, proclame que le Saint béni soit-Il et Lui seul “ nourrit et assure la subsistance de tous ”, soit donc également la vôtre. Et, que peut faire l’homme quand Dieu décide de le nourrir ?

Ainsi, s’il n’est pas aisé de gagner sa vie, cela est le résultat de vos actions et non de l’intervention d’un homme qui ne peut pas sauver. Lorsque l’on renforce l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, le Saint béni soit-Il multiplie Ses bénédictions, matérielles et spirituelles. Et, nos Sages disent que : “ à quiconque ajoute, on ajoute ”.

Tout cela est bien évident, mais je vous l’écris, néanmoins, car, comme votre lettre semble l’indiquer, il peut parfois vous sembler que d’autres personnes ont un mot à dire sur la manière dont vous gagnez votre vie.

Concernant la femme dont vous me parlez, il faut vérifier, au plus vite, de quelle manière elle met en pratique les principes de la pureté familiale et surtout quel Mikwé elle fréquente. Celui-ci doit avoir le plus haut standard de conformité à la Hala’ha, être rempli d’eau de pluie ou de source, mais non d’eau courante, ce qu’à Dieu ne plaise, qui traverse différents conduits en mesurant la quantité.

Si elle fait attention à tout cela, sa situation familiale s’améliorera. Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite de donner de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Je suis surpris que vous n’évoquiez pas votre étude de la ‘Hassidout, s’ajoutant à celle de la partie révélée de la Torah.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2674

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2674, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 16 Iyar :

A) Votre activité est liée à l’inscription et à la diffusion. Bien évidemment, vous devez le faire avec l’accord de la direction de la Yechiva. Vous devez pouvoir le faire sans que cela trouble votre étude de la partie révélée de la Torah et de l’enseignement de la ‘Hassidout. Exceptionnellement, vous pourrez adopter une autre répartition du temps, mais vous rattraperez alors ce que vous avez manqué de votre étude pendant votre temps libre.

B) Vous parlez de venir aux Etats Unis, afin de poursuivre vos études ici. Or, vous avez encore beaucoup à faire et vous pouvez progresser dans votre Yechiva, en Terre Sainte. Vous le ferez donc avec l’ardeur et la ferveur qui conviennent, sans vous troubler vous-même, pour l’heure, en envisageant un voyage.

C) Vous me dites que vous manquez de constance dans votre étude de la partie révélée de la Torah. Vous savez à quel point celle-ci était importante pour nos saints maîtres. Et, nos Sages ont affirmé que “ celui qui te dit avoir fait des efforts, mais ne pas avoir connu le succès, ne le crois pas ”.

Tout dépend donc de vous. Si vous le souhaitez, vous étudierez avec ardeur et vous connaîtrez le succès. Certes, il y a eu une interruption, en ce domaine et il est dit que “ tous les débuts sont difficiles ”. Mais, peu à peu, cela vous deviendra de plus en plus aisé, pour peu que votre démarche soit sincère.

Il en est de même pour l’étude de la ‘Hassidout qui, à n’en pas douter, peut également s’améliorer. Avec l’accord de votre professeur et de votre guide spirituel, vous répartirez le temps de votre révision, en sorte que vous n’ayez pas à consacrer de nombreuses heures à une même étude. Vous alternerez donc et, au moins dans un premier temps, cela renforcera votre désir d’étudier. En effet, vous connaissez l’enseignement de nos Sages, selon lequel “ il faut étudier ce que l’on désire ”.

Vous maintenez sûrement les trois études qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Elles sont bien connues et portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. Vous avez sûrement choisi un traité, lors de la répartition du Talmud et, de temps à autre, vous donnez quelques pièces à la Tsedaka.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2675

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2675, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de mercredi. Je vous adresse mes remarques. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une approbation de votre livre, car je n’ai pas l’habitude d’en donner.

De plus, si l’on ne supprime pas du texte ce qui, à mon sens, peut induire le plus grand nombre en erreur, je ne vous autorise pas à mentionner le fait que j’en ai lu le manuscrit, afin que nul ne puisse penser que je m’associe à une telle entreprise.

Avec ma bénédiction,

Remarques

Un point préalable sera précisé :

A) Les livres rédigés dans la langue courante(1) sont également destinés aux personnes du commun. Il faut donc faire disparaître tout ce qui pourrait les conduire, en fonction de leur perception des choses, à dénigrer la Torah et les Mitsvot.

B) Il faut également mettre de côté tout ce qui demande une explication longue ou profonde, qu’il est impossible de donner, dans le cadre d’un tel ouvrage.

C) On ne peut pas publier ce qui conduit le lecteur courant à penser qu’il existe deux ou plusieurs Torah, au sein du peuple juif, c’est-à-dire tout ce qui est l’expression d’une controverse.

D) Il faut séparer le grain de l’ivraie, c’est-à-dire ne pas faire intervenir des idées totalement extérieures, car le lecteur les compare à ce qui est expliqué, par ailleurs, dans ce livre.

E) On doit écarter tout ce qui est lié à un parti, c’est-à-dire tous les sujets dont traitent les partis, en Israël et pour lesquels ils ont des opinions divergentes.

En fonction de tout cela, je reprendrai maintenant les pages, dans l’ordre :

Page 2 :

Il faut supprimer le passage expliquant qu’une coutume suspend l’application de la Loi. Les personnes ordinaires, en Amérique, négligeront, de ce fait, des dizaines de principes établis par le Choul’han Arou’h, du fait des coutumes qu’ils ont adopté. Bien évidemment, ils ne consulteront pas les livres expliquant pourquoi il en est ainsi et quelles sont les coutumes pour lesquelles il est dit que Minhag, la coutume, est l’anagramme de Guéhénom, l’enfer, comme l’explique le Sdeï ‘Hémed, dans ses principes, à l’article Minhag.

Page 4 et la suivante :

Lorsque vous écrivez le Nom de Dieu, en Yiddish ou en anglais, il faut noter G.t ou G.d et non le Nom en entier. D’après plusieurs avis, parmi les derniers Sages, ce Nom, quand il est écrit intégralement, est ensuite considéré comme sacré.

Page 7 :

Vous parlez de trois étoiles(2). Il est établi que l’on ne sait pas distinguer les grosses des petites. Il est donc préférable d’écrire, par exemple : “ Quand la nuit tombe ”.

Page 8 :

Le Kiddouch récité sur du lait, même si l’on peut trouver une référence justifiant cet usage, reste une pratique particulièrement surprenante. Le Birkeï Yossef et le Chaareï Techouva, cités par la Michna Beroura, au chapitre 272, établissent clairement que l’on ne peut pas réciter le Kiddouch et la Havdala sur du lait.

Page 10 :

Vous consulterez le chapitre 285, selon lequel la Mitsva de lire deux fois chaque verset de la Sidra et une fois le Targoum s’applique à la veille du Chabbat. C’est uniquement en cas de force majeure qu’elle peut être repoussée au Chabbat.

Même page :

A la fin de l’été, il arrive que deux chapitres(3) soient lus le même Chabbat.

Page 11 :

Il faut supprimer le passage évoquant la Havdala qui serait récitée sur du lait. Il faut préciser également que celle-ci est introduite par le verset : “ Voici, Dieu de mon salut ”.

Page 13 :

Il est interdit de porter(4) non seulement dans le domaine public, mais aussi dans le Karmelit(5). Vous devez supprimer également ce que vous dites à propos de la confection du Erouv(6), car les lois, à ce sujet, sont très compliquées. Un lecteur prenant connaissance de ce que vous avez écrit ne les comprendra pas. Il en est de même pour celui qui entoure de grands espaces. Ces lois n’ont pas réellement leur place dans ce livre et il est donc préférable de les omettre. En effet, il s’agit d’adjoindre à la ville les maisons qui se trouvent à l’extérieur de celle-ci, ce qui suppose plusieurs conditions.

Page 14 :

Vous identifiez Chamaï l’ancien à Beth Chamaï. Cela est difficile à comprendre, puisque qu’il s’agit de Hillel et Chamaï eux-mêmes, mais non de leurs disciples.

Page 15 :

Vous dites que le Chabbat s’adresse à tous les hommes. C’est le contraire de la Hala’ha, selon laquelle un non Juif qui respecte le Chabbat est passible de mort. Il faut donc supprimer cette mention, de même que celle qui compare le Chabbat à une épice, car le lecteur simple ne comprendra pas ce que cela veut dire.

Page 16, 17, 18 :

Il ne faut pas parler du Sambatyon(7). En effet, il existe une grande controverse pour déterminer où il se trouve, alors que vous écrivez, comme s’il s’agissait d’une évidence, qu’il est dans le sud de l’Ethiopie. De plus, nombreux sont ceux qui contestent les récits des voyages de Rabbi Guerchon(8), d’autant qu’il conclut son ouvrage en citant le verset “ vous n’allumerez pas du feu(9) ” et en donne la même interprétation(10) que les Caraïtes.

Page 20 :

Il convient de supprimer le mot “ précis ” car la nouvelle lune(11), telle que nous la calculons est une approximation, mais non son temps réel. Le Maftir(12) du Chabbat Roch ‘Hodech commence par “ Et au jour du Chabbat ” et non par “ Et en votre Roch ‘Hodech ”. De même, il ne faut pas parler de “ ceux qui sont pratiquants ” puisqu’il s’agit d’une coutume mentionnée dans le Choul’han Arou’h.

Page 21 :

On ne peut pas présenter la bénédiction de la lune comme une simple coutume. De même, il ne faut pas l’associer à la Boraïta selon laquelle on prononce une bénédiction pour le soleil, la lune et les étoiles. Pour la plupart des commentateurs, il ne s’agit pas là de la bénédiction de la lune qui est prononcée chaque mois. A la fin de cette page, vous dites qu’un mois supplémentaire est ajouté une fois tous les trois ans. Ce n’est pas exact. C’est le cas pour les troisième, sixième, huitième, onzième, quatorzième, dix septième et dix neuvième années(13).

Page 22/1 :

Vous dites que la bénédiction de la lune est récitée lorsque celle-ci regagne sa place originelle, de laquelle elle tire sa lumière et sa chaleur. Ce n’est pas exact. Vous dites encore que l’équinoxe de printemps est dans la quatrième nuit du mois de Nissan. Cela n’est pas vrai non plus. Il s’agit du mercredi, quatrième jour de la semaine et non du quatrième jour du mois. Et ce n’est pas de là que le soleil tire sa lumière, comme l’expliquent, en particulier, les lois de la sanctification du nouveau mois, du Rambam.

Page 22/2 :

Vous définissez le mois de Boul(14) comme celui au cours duquel l’herbe est sèche et comme celui des fortes pluies. Il est clair que ces deux affirmations se contredisent.

Page 22/3 :

Il faut supprimer tout ce paragraphe, car il y a une grande controverse sur la manière dont il faut l’interpréter.

Page 24 :

L’explication des travaux qui sont interdits pendant les fêtes requiert un long développement, afin d’en définir chaque catégorie. Ainsi, les commentateurs du Talmud et du Rambam précisent pourquoi certains travaux sont permis, alors que d’autres sont interdits. Cet ouvrage n’a pas pour but d’exposer toutes ces explications.

Page 25 :

Vous dites qu’en Erets Israël, le second jour de fête, rajouté en exil, n’est pas célébré. Il peut en résulter une confusion pour le lecteur ordinaire, qui en viendra à négliger ce second jour. Nos Sages précisent eux-mêmes qu’un tel risque existe. Il ne faut donc pas du tout en parler dans un livre en Yiddish ou en anglais. Cela ne concerne pas ces pays(15). Il n’y a donc pas lieu d’évoquer les coutumes d’Erets Israël, en la matière.

Page 26 :

Vous dites que le Erouv permettant la cuisson(16) est instauré par les Gaonim. J’en suis particulièrement surpris, car la Michna en parle déjà. Pour les mêmes raisons, il faut supprimer ce qui est dit des différentes manières de mettre les Tefillin pendant ‘Hol Hamoed.

Page 27 :

Vous dites qu’à Issrou ‘Hag, on ne dit pas le Psaume Lamenatséa’h Bineguinot. Cela est très surprenant. Vous voulez sans doute dire Lamenatséa’h Yeane’ha.

Page 28 :

Vous définissez le ‘Hamets comme contenant un acide. Tout d’abord, cela est faux. De plus, il peut en résulter des erreurs et des confusions. Il en est de même pour ce que vous dites du jus de fruit(17) et du vin fait avec des raisins secs(18).

Page 30 :

Vous concluez en disant que le compte de l’Omer fut donné pour les enfants d’Israël résidant en Terre Sainte. Cela est étonnant, surtout pour les Décisionnaires qui considèrent cette Mitsva, encore à l’heure actuelle, comme étant instaurée par la Torah, y compris en dehors d’Erets Israël.

Page 31 :

Vous dites que, pendant le Chabbat ‘Hol Hamoed, six personnes sont appelées à la lecture du premier Séfer Torah. Cela est surprenant(19).

Page 32 :

Vous liez Lag Baomer à la révolte de Bar Ko’hba. C’est le contraire de ce que dit le Talmud, bien qu’une telle affirmation apparaisse dans les ouvrages de la Haskala.

Page 35 :

Il faut supprimer le récit de Rav ‘Haïm de Brisk et celui de Rabbi Lévi Its’hak, qui est à la page 36, pour les raisons précédemment citées.

Page 39 :

Pour la même raison, il faut supprimer les différentes pratiques qui existent, concernant les arbres(20), à Chavouot.

Page 41 :

Il me semble que toutes les communautés ont d’ores et déjà supprimé, pendant la Haftara, la mention selon laquelle “ cette affirmation est exacte ”.

Page 42 :

Concernant David, il faut supprimer la distinction qui est faite entre Moavi et Moavit(21).

Page 45 :

Il faut supprimer ce passage, car ce livre n’a pas pour objet d’affaiblir la pratique consistant à lire le Tikoun, pendant la nuit de Chavouot.

Page 50 :

Vous citez des ouvrages précédents, selon lesquels Rabbi Amnon décida lui-même quelle serait sa propre punition. Il faut se demander s’il en fut réellement ainsi. En effet, il est interdit de se causer du tort à soi-même. Et, l’on sait que divers éléments, transmis par tradition, sont sujets à caution et ne correspondent pas à la réalité. Différentes sources permettent de l’établir.

Pages 51 et 52 :

Vous dites que Guedalya a été assassiné(22) par des membres de la famille de Tsidkyahou le Cohen. Vous dites aussi que Rachi, dans son commentaire du traité Chabbat, évoque la coutume de “ frapper ” les Kaparot(23). Tout cela est surprenant. Pour les raisons invoquées dans l’introduction, il faut supprimer, à la page 52, l’avis selon lequel la coutume des Kaparot est un usage du peuple d’Emor.

Page 53 :

Vous envisagez que la prière de Min’ha soit dite juste après midi. Selon certains, une telle prière serait inutile. Elle doit être fixée au moins une demi heure après cela(24). Il faut également supprimer de cette page l’avis de ceux qui s’opposent à la lecture du Kol Nidreï. En effet, cet usage est actuellement accepté par toutes les communautés ashkénazes. De même, vous dites que l’on doit se souhaiter une bonne année, le soir de Yom Kippour. Cela est très étonnant.

Page 55 :

Il faut supprimer le récit de Rabbi David de Lelov. En effet, dans tous les Etats Unis, il est d’usage de se rendre à la synagogue, à Yom Kippour. Il ne faut donc pas rapporter des histoires qui justifieraient de ne pas le faire. Pour la même raison, il faut supprimer également le récit précédent.

Page 59 :

Les mouvements(25) sont également vers le haut et vers le bas, non uniquement dans les quatre points cardinaux.

Page 61 :

Il faut supprimer le commentaire de Rachi qui parle d’une fête indépendante(26), pendant laquelle on ne mange pas dans la Soukka, car il concerne essentiellement Erets Israël, où il n’y a pas de doute sur la fixation des fêtes(27).

Page 64 :

Vous dites que ‘Hanouka est toujours célébré jusqu’au 2 Tévet. Cela n’est pas exact, car Kislev a tantôt vingt neuf et tantôt trente jours.

Page 66 :

Il ne faut pas mêler le commentaire donné par les livres des Grands de notre peuple, des précédentes générations, à propos de la phrase “ Un grand miracle se produisit là-bas ”(28) avec la signification de ses initiales en Yiddish ou en anglais.

Page 70 :

Il ne faut pas mêler l’usage de planter un arbre à Tou Bichevat et les pratiques définies par le Choul’han Arou’h. Il faut donc faire disparaître cette mention du livre, afin qu’il s’adresse effectivement à tous.

Page 73 :

A priori, il faut s’efforcer de donner le demi Shekel pendant le jeûne d’Esther et non à Pourim. De même, il faut faire disparaître de cette page la citation de nos Sages selon laquelle on doit être ivre, à Pourim.

Page 74 :

Chouchan Pourim est respecté, encore à l’heure actuelle, en plusieurs endroits d’Erets Israël et non uniquement à Jérusalem.

N. B. : Pour que vous puissiez plus aisément localiser mes remarques, j’ai fait des annotations au crayon sur votre manuscrit. Bien évidemment, celles-ci s’effaceront sans peine.

Notes

(1) En Yiddish ou en anglais. (2) Qui permettent d’établir la fin du Chabbat. (3) Des Pirkeï Avot. (4) Pendant le Chabbat. (5) Domaine public qui est moins passant et dans lequel l’interdiction de porter un objet est signifiée par les Sages. (6) Qui permet de porter des objets, pendant le Chabbat, dans un endroit non privé, mais clos. (7) Nom d’un fleuve infranchissable, au delà duquel se sont retranchées les dix tribus perdues. (8) Qui situe le Sambatyon en Ethiopie. (9) Dans toutes vos demeures, pendant le jour du Chabbat. (10) Hérétique. (11) Qui correspond au Roch ‘Hodech. (12) La lecture de la Torah pour celui qui est appelé à lire la Haftara. (13) D’un cycle de dix neuf ans. (14) Celui de Mar’hechvan. (15) Dans lesquels on parle ces langues. (16) Pendant les jours de fête des plats du Chabbat. (17) Pour confectionner les Matsot. (18) Pour être utilisé pendant le Séder de Pessa’h. (19) Concrètement, sept personnes sont alors appelées. (20) Que certains ont coutume de placer à la synagogue. (21) Entre le masculin et le féminin, précision qui n’est pas nécessaire dans le cadre de cet ouvrage. Le verset dit, en effet, qu’un homme issu de Moav ne peut se convertir au Judaïsme. Une femme issue de Moav, en revanche, le peut. Tel fut précisément le cas de Ruth, ancêtre de David. Voir, à ce sujet, la Rechima n°148, dans le onzième tome de la traduction française des Rechimot, les carnets du Rabbi. (22) C’est la raison pour laquelle on jeûne, au lendemain de Roch Hachana. (23) A la veille de Yom Kippour. (24) C’est-à-dire une demi heure après le milieu de la journée. (25) Que l’on fait avec les quatre espèces de la fête de Soukkot. (26) A propos de Chemini Atséret et Sim’hat Torah. (27) C’est la raison pour laquelle on n’y célèbre qu’un seul jour. (28) Les quatre lettres qui sont les initiales de cette phrase, Noun, Guimel, Hé, Chin, figurent sur les quatre faces de la toupie de ‘Hanouka.

Lettre n°2676

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2676, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

21 Iyar 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Haïm Hillel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du jour lumineux de Lag Baomer. Je vous remercie beaucoup pour la bonne nouvelle que vous m’annoncez, celle de la réunion ‘hassidique que vous avez organisée pour les élèves(2), à l’occasion de ce jour.

Sans doute vous efforcerez-vous d’introduire encore de telles initiatives, à l’avenir. Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ grand est le repas partagé, qui rapproche ”, en particulier quand il s’agit de petits garçons et de petites filles, à propos desquels il est dit : “ Il faut que la main droite rapproche…(3) ”.

Vous multipliez sûrement vos efforts, à l’approche des vacances(4). De nombreux élèves sont alors libérés de leurs études dans les écoles publiques et les parents souhaitent les occuper, au moins pendant quelques heures par jour. Le moment est donc propice pour leur faire connaître la Yechiva Loubavitch et le Talmud Torah, pour les persuader d’intégrer l’une de ces institutions.

Si l’on s’occupe d’eux comme il convient, pendant qu’ils seront dans ces institutions, on peut espérer que bon nombre d’entre eux resteront dans les quatre coudées de ‘Habad.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous soyez en bonne santé.

Que Dieu vous accorde le succès, en tous ces domaines.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°2453. (2) Des Talmud Torah de la région parisienne dirigés par le Rav Azimov. (3) Et que la main gauche repousse. On doit multiplier les actes de bienveillance et n’être sévère que dans la mesure de la nécessité. (4) Voir également la lettre n°2641.

Lettre n°2677

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2677, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me décrivez votre situation. Vous me demandez si vous devez poursuivre vos études à la Yechiva Loubavitch de Lod ou bien à l’école professionnelle. Vous avez quatorze ans et demi.

De façon générale, pour connaître la réussite dans ses études, il faut se soumettre et obéir. Ainsi, nos Sages racontent que les enfants d’Israël purent obtenir la Torah précisément parce qu’ils dirent : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Il doit donc en être de même pour chacun, quelles que soient les études que l’on entreprenne.

Vous poursuivrez donc vos études à la Yechiva Loubavitch de Lod, avec enthousiasme et ardeur. Nos Sages disent que “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ” et vous connaîtrez donc la réussite, dans votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, dans la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon.

Avec le temps, vous verrez que vous pourrez résister à votre mauvais penchant et étudier la Torah de Dieu. C’est alors que vous pourrez penser à fréquenter l’école professionnelle. Vous ne le ferez pas avant de vous montrer à vous-même et de montrer à tous que votre cerveau maîtrise votre cœur, en tout ce qui vient d’être dit.

Sans doute lisez-vous, chaque jour, après la prière du matin, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Et, de temps à autre, vous donnez une pièce pour la Tsédaka.

Dieu vous accordera la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°2678

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2678, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 20 Iyar, dans laquelle vous me demandez quelles sont les actions positives que vous devez mener.

Différents textes de nos livres sacrés et avant tout l’enseignement de Rabbi Akiva établissent que “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est “ un grand principe de la Torah”. Aussi, tout comme vous devez vous préoccuper de votre propre étude de la Torah, de votre pratique des Mitsvot, il faut vous efforcer que les autres en fassent de même.

Pour cela, vous enseignerez la Torah publiquement. Bien évidemment, vous choisirez un thème qui sera compris par tous, par exemple le résumé du Choul’han Arou’h, le Eïn Yaakov ou le ‘Houmach. Vous instaurerez la lecture des Tehilim à la synagogue, après la prière. Vous montrerez l’importance de mettre en pratique les Mitsvot.

Certes, ce qu’il convient de faire est différent, d’un endroit à l’autre, mais ces modifications affectent uniquement les moyens d’action et en aucune façon l’objectif recherché, lequel est de rapprocher les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en les encourageant à étudier la Torah et à pratiquer les Mitsvot. Il est dit que “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”.

Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Dieu vous accordera la réussite, en tout ce qui vient d’être dit.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2679

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2679, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre demande de bénédiction concernant votre fille. Comme vous me le demandez, je mentionnerai son nom(1) pour qu’elle ait une prompte et complète guérison. J’attends de vos bonnes nouvelles.

Vous devez vous efforcez de lui apporter au moins quatre Kazaït(2) de l’aliment de la guérison, qui est également celui de la foi(3), également appelée “ le pied ” ou encore “ la fille ”. En effet, il insuffle la foi en Dieu, en Moché Son serviteur et en celui qui, en chaque génération, assume la mission de Moché, c’est-à-dire, pour ce qui est de la nôtre, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Ces aliments seront préparés précisément par le bureau qu’il dirige(4).

Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous observiez la Providence divine uniquement en un bien visible et tangible.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Près du saint tombeau du précédent Rabbi. (2) Soit environ quatre fois trente grammes. (3) De Matsot. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°2641 et 2774.

Lettre n°2680

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2680, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 9 Iyar, de même que votre télégramme. Vous avez sûrement reçu le mien, qui vous donnait ma réponse, vous souhaitant une prompte guérison et attendant de vos bonnes nouvelles.

J’ai lu avec effroi, dans votre lettre, que vous attribuez ce qui vous arrive à une rancune de ma part, ce qu’à Dieu ne plaise. Il n’est pas de mon fait d’éprouver de la rancune et Dieu fasse que l’on m’attribue également tous les événements positifs, matériels et spirituels, qui se produisent.

Que Dieu accorde que vous soyez parmi ceux qui adoptent une telle attitude.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, en tous ces domaines et avec ma bénédiction pour que vous receviez la Torah de manière joyeuse et profonde.

Lettre n°2681

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2681, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yochoua Chnéor Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 19 Iyar. Après que vous ayez observé, au même titre que tous les ‘Hassidim, l’immense succès de la Yechiva(2), qui est parvenue à trouver un bâtiment et à en faire l’acquisition, je suis surpris de constater que vous êtes saisi par de multiples doutes, chaque fois que vous devez faire un pas.

Vous écrivez, dans votre lettre, que vous n’avez pas la moindre idée de la manière dont vous devez vous mettre au travail. Or, vous menez cette activité depuis plusieurs années déjà. Vous avez rapproché de la pratique juive des personnes de la part desquelles vous n’auriez jamais imaginé une telle démarche. En outre, les enfants se sont également joints à votre action.

Dans le pays où vous vous trouviez auparavant(3), on risquait sa vie en menant une telle action. Malgré cela, on se consacrait à l’éducation des autres et l’on n’imposait pas des conditions au Créateur, en exigeant de Lui qu’Il fasse des miracles à chaque pas et en se déclarant incapable d’agir s’Il ne le fait pas. Combien plus doit-il en être ainsi dans le pays où vous vous trouvez actuellement, puisqu’il est possible d’y mener une telle action tout en empruntant les voies de la nature. Bien plus, les miracles n’y sont pas rares. Mais, il faut réfléchir quelque peu et ouvrir les yeux pour les observer.

J’ai appris avec plaisir que vous avez rencontré, durant votre visite à Sydney, plusieurs jeunes gens qui étaient élèves des écoles Ohaleï Yossef Its’hak. Sans doute maintiendrez-vous le contact, en correspondant avec eux. Vous essayerez également de les faire revenir à la Yechiva, au moins pour quelques temps.

Vous me dites que la famille Feiglin a conservé, à titre de souvenir, les chèques qui ont été envoyés d’ici(4) pour la Yechiva et en a versé l’équivalent, avec un ajout, sur le compte de la Yechiva. Si la direction de cette institution donne son accord, cela ne pose pas de problème.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en tous ces domaines, avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, de même que pour les membres de votre famille et afin que vous receviez la Torah de manière joyeuse et profonde,

M. Schneerson,

N. B. : Une réunion ‘hassidique a sûrement eu lieu pendant Pessa’h et à Lag Baomer. Vous en ferez de même pendant Chavouot. Je vous remercie de me donner des détails, à ce sujet.

Notes

(1) Le Rav Y.C. Z. Serebrianski, d’Australie. Voir, à son propos, les lettres n°2328, 2727, 2772, 2920 et 2956. (2) De Melbourne, en Australie. Voir, à son propos, la lettre n°2650. (3) En Russie soviétique.

Lettre n°2682

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2682, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à la question que vous m’aviez posée, il y a quelques temps. Vous ne souhaitez pas étudier la Torah et vous me demandez si vous pouvez participer au Na’hal(1) des Poaleï Agoudat Israël(2).

A mon sens, vous devez étudier, encore pendant un an, à la Yechiva Loubavitch de Lod, avec l’enthousiasme et l’entrain qui conviennent. Vous dites que vous ne voulez pas étudier la Torah. Or, vous êtes suffisamment adulte pour comprendre que l’intellect doit diriger la volonté et non l’inverse.

Avec une telle approche, vous connaîtrez la réussite, dans cette étude. Puis, dans un an, si vous souhaitez apprendre l’agriculture ou bien trouver un autre métier, vous m’écrirez encore une fois.

Bien évidemment, lorsque je dis un an, cela ne fait pas allusion aux quatre mois qui restent, jusqu’à la fin de l’année 5714, mais bien à une véritable année, c’est-à-dire à peu près à douze mois.

Chaque matin, après la prière, vous lisez sûrement quelques Psaumes. Une telle pratique est également propice pour que Dieu vous guide sur la voie qu’Il estime droite, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) La jeunesse pionnière et combattante, en Israël. (2) L’un des partis orthodoxes en Israël.

Lettre n°2683

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2683, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du trente huitième jour de l’Omer(1) et aux nouvelles que vous avez annoncées par téléphone et qui ont suscité mon étonnement.

Vous avez observé des miracles de Dieu, dans votre propre vie et, a fortiori, dans celle des autres. Parfois, alors que l’on ne voyait aucune issue, une solution positive a pu être trouvée, au point d’être surpris et même désolé d’avoir été à ce point désespéré.

Le sage dit que le passé délivre une leçon pour le futur. Il faut donc être fermement convaincu que tout ce que Dieu fait est pour le bien. Puis, on s’élève vers un niveau plus haut et l’on comprend que tout ce qui survient est effectivement pour le bien. Une telle attitude est elle-même le bien et non uniquement la cause de ce bien. Et, vous connaissez la différence que l’on peut faire entre le récit du traité Bera’hot 60b, selon lequel “ tout ce que Dieu fait est pour le bien ” et celui du traité Taanit 21a, qui dit : “ ceci est également pour le bien ”(2).

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous adressant ma bénédiction pour que vous receviez la Torah, de manière joyeuse et profonde.

Notes

(1) Le 23 Iyar. (2) Cette différence est expliquée dans la lettre n°1744.

Lettre n°2684

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2684, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du jeudi de la Parchat Bamidbar, dans laquelle vous m’écrivez que vous souhaitez être un ‘Hassid Loubavitch. Et, votre ami partage également ce désir. Vous voulez savoir quelles en sont les conditions et ce qu’il convient de faire.

Les conditions sont les suivantes. Il faut étudier la ‘Hassidout. Nos Sages disent que “ l’acte est essentiel et non l’étude ”. On doit donc également mettre en pratique ses enseignements et ses coutumes.

Nous avons reçu la Torah grâce à la proclamation : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”. Or, il en est de même pour chaque partie qui constitue cette Torah, quel que soit le palier d’interprétation auquel elle se rattache. Il est nécessaire, là encore, de dire : “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”.

Comme vous le savez, nos Sages disent que “ celui qui dit ne pas avoir fait d’effort et avoir, néanmoins, connu le succès, ne le crois pas. Celui qui dit avoir fait des efforts et avoir connu le succès, crois-le ”. Quand on le désire réellement, “ on vient en aide à celui qui désire se purifier ”.

Sans doute étudiez-vous déjà le Tanya et vous lisez des Tehilim, chaque matin, après la prière.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

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