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Iguerot Kodesh — lettres 2604 à 2623

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2604

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2604, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre et j’ai été content d’apprendre que vous vous sentez mieux. Puisse Dieu faire que ce qui n’est pas encore positif s’améliore et vous procure également de la satisfaction. Je fais allusion à ce que vous écrivez dans votre lettre, en particulier à la diffusion des valeurs juives.

A mon avis, vous devriez chercher un moyen de renforcer votre contact avec les femmes, bien évidemment de manière permise par la Torah. Selon vous, celles-ci pensent que vous ne prenez pas part à leurs réunions parce que vous ne daignez pas le faire et non pour la vraie raison.

Tout d’abord, vous ne devez pas vous préoccuper de ce que les autres pensent, dès lors qu’il est possible de les rapprocher des valeurs juives. De plus, il est possible de leur en expliquer la véritable raison, de manière amicale et pacifique. Ainsi, vous influencerez profondément au moins une partie de ces femmes, qui imiteront votre exemple.

Que Dieu vous accorde la réussite en tout ce qui vient d’être dit, conformément à l’enseignement que le Baal Chem Tov répétait sans cesse : “ Servez Dieu dans la joie ”.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,

Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre.

Lettre n°2605

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2605, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Nissan, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie. Vous concluez en disant que, de façon générale, vous êtes un homme de ‘Habad. Je suis surpris de cette formulation. Que signifie “ de façon générale ” ? Le rôle de l’homme n’est-il pas d’agir concrètement, de manière précise et non “ de façon générale ” ?

Sans doute étudiez-vous l’enseignement de la ‘Hassidout ‘Habad, dans les cours publics et dans vos études personnelles. Bien évidemment, vous apprenez également la partie révélée de la Torah. Et, vous participez aussi aux activités ‘Habad. C’est ainsi que l’on forge les réceptacles et le canal permettant d’obtenir la satisfaction des besoins, matériels et spirituels, d’un homme et de tous les membres de sa famille.

Il faudrait également trouver un moyen de soutenir l’étude de la Torah, financièrement, dans la mesure de vos moyens et aussi physiquement, au sein des institutions portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, c’est-à-dire le réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. Ce grand mérite permettra que soit exaucé votre souhait et celui de votre épouse.

De la sorte, vous pourrez non seulement financer l’étude des élèves, qui sont ainsi considérés comme des enfants, mais aussi avoir des enfants, au sens le plus littéral, comme le disent nos Sages. Un verset, en effet, ne doit pas être départi de son sens simple.

Bien évidemment, il faut systématiquement chercher à emprunter les voies de la nature. Vous consulterez donc des médecins spécialistes en la matière et vous vous conformerez à leurs prescriptions. Puisse Dieu faire que vous me donniez de bonnes nouvelles, en ce domaine.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2606

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2606, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 5 Nissan. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom et celui de votre épouse, afin que vous ayez un garçon.

Votre activité d’enseignement, tendant à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux constitue un grand mérite. Elle vous permettra non seulement d’avoir des élèves qui sont considérés comme des enfants, mais aussi d’avoir des enfants, au sens littéral.

Bien évidemment, pour élargir la bénédiction de Dieu, il faut intensifier son étude de la Torah, sa pratique des Mitsvot de la meilleure façon, ce qui inclut, en particulier, l’étude de la partie profonde de la Torah laquelle, à notre époque, est révélée par l’enseignement de la ‘Hassidout. Il faut aussi participer plus largement à la Tsédaka.

Dieu vous accordera la réussite en tout cela.

Il serait bon que vous et votre épouse pratiquiez la Mitsva de l’hospitalité.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2607

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2607, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me parlez de ce qui vous est arrivé à la Yechiva. Vous avez modifié certains points sans consulter la direction. Je reproduirai ici un récit que j’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi.

Mon beau-père, le Rabbi était le directeur exécutif de la Yechiva Loubavitch et il se préoccupait du comportement de chaque élève, en particulier. Une fois, un élève reçut une sévère amende. Il en fut touché et, de manière exceptionnelle, il chercha à être reçu par le Rabbi Rachab. Parvenu devant lui, il commença à sangloter. Le Rabbi Rachab demanda à la direction d’annuler l’amende ou, tout au moins, de l’alléger.

Mon beau-père, le Rabbi, arriva ensuite et il apprit ce qui s’était passé. Il objecta alors que, sans vouloir remettre en cause quoi que ce soit, il avait été nommé directeur exécutif et portait donc la responsabilité de cette institution, dans laquelle l’obéissance était un grand principe. Or, il n’était pas en mesure d’assumer sa mission de la sorte, quand une décision qu’il avait prise était annulée. En conséquence, il présentait sa démission.

Finalement, le Rabbi Rachab modifia son avis, je ne sais pas exactement de quelle manière, mais la décision finale fut effectivement prise par le directeur exécutif et par la direction.

Bien évidemment, je ne compare pas le directeur de votre Yechiva à mon beau-père, le Rabbi. Mais, de même, je ne vous compare pas vous-même au Rabbi Rachab.

La morale de ce récit, diffusé par mon beau-père, le Rabbi, est la suivante. Il entendait, en la racontant, nous préciser le comportement que nous devons adopter, en pareil cas. Non seulement, à l’avenir, vous devez vous conformer à l’avis du Rabbi Rachab, mais, bien plus, dans la mesure du possible, vous devez également rectifier le passé.

Cela n’a nullement pour but de vous diminuer, ce qu’à Dieu ne plaise. Je n’émets aucun jugement direct sur ce qui s’est passé, comme c’est également le cas dans cette histoire. Néanmoins, la Torah, en général, la Yechiva Loubavitch et la mission qu’elle assume, en particulier, reposent largement sur l’obéissance, celle des élèves, celle des dirigeants, celle des enseignants et celle du recteur.

J’ai bon espoir que vous ne m’en voudrez pas pour ce qui vient d’être dit et que vous mettrez tout cela en pratique. Dieu fasse que, pour chacun d’entre nous, l’intellect dirige les sentiments. C’est ainsi que vous renforcerez votre état de santé, physique et morale.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2608

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2608, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai écrit de nombreuses fois pour indiquer comment le réseau(1) devait travailler. Néanmoins, du fait de l’importance que tout cela revêt, je le préciserai encore une fois. Je suis profondément surpris par la manière dont plusieurs professeurs, y compris des ‘Hassidim, considèrent le réseau. C’est, en particulier, votre cas.

Vous considérez ceci comme un travail que vous effectuez pour le compte de quelqu’un d’autre et à qui vous pouvez donc présenter vos revendications. Si celles-ci ne sont pas pleinement satisfaites, vous en concluez immédiatement que vous devez chercher un autre travail. En effet, qu’importe de quelle manière vous assurerez votre subsistance et celle des membres de votre famille(2) ?

Une telle conception doit être totalement rejetée. Le propriétaire du réseau est mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et les écoles portent son nom. Tous ceux à qui Dieu a accordé la réussite, le sort enviable, la possibilité d’apporter leur contribution à cette école, doivent voir en elle le portail et le canal par lesquels ils reçoivent toutes les bénédictions, spirituelles et matérielles, de même que celles des membres de leur famille.

Néanmoins, comme pour tout ce qui existe dans le monde, une répartition des rôles est nécessaire. Ceux qui ont un plus grand mérite reçoivent une mission prépondérante, celle d’enseigner. Les autres ne sont que des dirigeants ou encore se contentent d’apporter leur soutien financier.

Après avoir dit cela, il est clair que l’on peut s’étonner. Un homme sensé, qui a connu la réussite dans cette activité, se rend chez le directeur et lui dit : “ Ecoute, je te rends le service de participer à ton travail, ici. En échange, tu dois satisfaire à toutes mes demandes et, si tu ne le fais pas, je m’en irai immédiatement. ” Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Si les professeurs qui sont des ‘Hassidim raisonnent ainsi, il est clair que ceux et celles qui, pour l’heure, ne le sont pas encore, en feront de même, de manière naturelle ou sous l’incitation des autres, alors que leur travail était celui du “ serviteur fidèle ”, défini par les discours ‘hassidiques de 5666(3), c’est-à-dire celui qui, lorsqu’il se contente d’obéir, s’efforce également de le faire de son mieux, non seulement pour ce qui est de son obligation, mais aussi pour ce qui va au delà de celle-ci.

Il est bien clair que celui qui possède un grand trésor n’ira pas voir les autres en disant : “ Si vous accédez à mes requêtes, j’utiliserai mon trésor et, si ce n’est pas le cas, je le jetterai et j’errerai dans les places et dans les rues, afin de gagner quelques pièces ”. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

Vous expliquerez donc tout cela non seulement à vous-même, mais aussi aux autres enseignants et enseignantes, que vous connaissez ou que vous connaîtrez. J’espère que ces quelques lignes, quantitativement peu nombreuses, feront tout leur effet qualitatif.

Bien évidemment, je ne dis pas que toutes vos revendications sont injustifiées ou que les membres de la direction ont raison, en tout ce qu’ils font. J’explique uniquement que la part la plus importante, dans le travail du réseau, est celle des enseignants et enseignantes, lesquels, moralement, reçoivent beaucoup plus que ceux qui dirigent. Or, chez un Juif, le matériel est entouré de spirituel, ainsi qu’il est dit : “ Si vous acceptez Mes Décrets… Je donnerai vos pluies en leur temps ”. En conséquence, la bénédiction matérielle que vous obtenez est plus grande que celle des membres de la direction, que vous l’observiez immédiatement et de façon évidente, qu’elle se révèle seulement plus tard ou bien qu’elle soit conforme au principe : “ Celui à qui un miracle survient n’en a pas conscience ”.

Vous savez ce qu’expliquent les discours ‘hassidiques du Rabbi Maharach, selon lesquels, de nos jours, la manière de gagner sa vie est véritablement miraculeuse et comparable à la manne que l’on recevait dans le désert. Que Dieu vous garde donc de vous causer du tort à vous-mêmes en quittant une institution de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Pour ce qui est de l’éducation des élèves du réseau, pour que leur comportement soit conforme au Choul’han Arou’h et empli de crainte de Dieu, il est, encore une fois, impossible de fixer des règles précises. La situation est sûrement différente d’une école à l’autre, en fonction de l’environnement dans lequel ces élèves ont grandi et ont reçu leur éducation.

Mais, de façon générale, et dans la mesure où, par son attitude, on ne profane pas le Nom de Dieu(4), il faut adopter la règle selon laquelle “ Je le renverrai peu à peu ”(5). Là encore, les enseignants doivent se concerter entre eux et “ la réponse est obtenue par les nombreux conseillers ”

Sans doute votre activité, au sein du réseau, connaîtra-t-elle l’empressement qui convient. Que Dieu multiplie vos bons élèves, qui feront l’honneur du réseau et qu’à juste titre, les enseignants et enseignantes puissent dire : “ Voyez ceux que nous avons formés ”.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le réseau des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) Par ce travail ou par n’importe quel autre. (3) 1906 , du Rabbi Rachab. (4) En imposant ce qui n’est pas accepté. (5) Adopter une démarche progressive pour faire évoluer leur comportement.

Lettre n°2609

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2609, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5714,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chimeon(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 18 Adar Cheni et à la précédente, qui m’est parvenue avec un retard inhabituel.

Vous évoquez l’importance d’avoir un Mikwé dans votre quartier de Katamon Guimel(2). Vous avez sûrement déjà contacté le centre pour la pureté familiale, à Jérusalem, qui centralise les collectes et les réalisations, dans ce domaine.

Compte tenu de l’importance de cette réalisation, je voudrais moi-même y apporter ma participation, pour un certain montant, en fonction des moyens dont disposent les caisses de bienfaisance que je gère. Car, celles-ci ont de multiples dettes et les dépenses sont supérieures aux rentrées.

Que Dieu vous vienne en aide, de même qu’aux membres du comité religieux, pour introduire la pureté dans votre quartier. Il est dit, en effet, que “ la pureté conduit à… la ‘Hassidout et la ‘Hassidout à… la venue du prophète Elie, dont le souvenir est positif ”. Très bientôt et de nos jours, il viendra et nous libérera, qu’il en soit ainsi, Amen, comme l’affirme la fin du traité Sotta. Vous consulterez également le traité Avoda Zara 20b.

Avec ma bénédiction de réussite pour la mission sacrée de tous les membres du comité religieux, dans l’esprit de la Tradition d’Israël, dans l’attente de vos bonnes nouvelles, et il n’est de bon que la Torah et les Mitsvot, imprégnées d’une crainte de Dieu pure,

Notes

(1) Le Rav C.Drihem. (2) A Jérusalem.

Lettre n°2610

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2610, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos questions :

A) Le Kountrass ‘Haï Elloul 5703(1) mentionne, à la page 76, la différence qui est faite par le Rambam entre un hérétique et un athée. Vous demandez dans quel texte le Rambam donne cette explication.

Je suis surpris que vous n’ayez pas vu la référence indiquée en bas de page, c’est-à-dire les lois de la Techouva du Rambam, au chapitre 3. Vous consulterez également ses commentateurs et le commentaire de la Michna du Rambam, sur le traité Sanhédrin, chapitre 10, Michna 1, sur le traité ‘Houlin, chapitre 1, second passage, de même que le Guide des égarés, tome 3, chapitre 17.

B) Vous demandez la référence de l’affirmation formulée dans la causerie de Pessa’h 5703(2), à la fin du paragraphe 38, selon laquelle “ Ben Zoma était seul ”.

Vous consulterez le traité ‘Haguiga 15a et le Midrach Béréchit Rabba, chapitre 2, paragraphe 4.

C) Dans le Likouteï Dibbourim, à la même référence(3), au paragraphe 52, il est dit que l’on doit dormir(4), entre la prière de Min’ha et la réception du Chabbat.

Vous consulterez, à ce sujet, le Torat Chalom, à la page 17(5) et les références qui y sont indiquées. On sait également que le Maguid de Mézéritch dormait, à la veille du Chabbat, avant de le recevoir.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Je suis surpris que vous ne disiez rien de votre étude de la partie révélée de la Torah et de son enseignement caché, celui de la ‘Hassidout.

Notes

(1) 1943, prononcé par le précédent Rabbi à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken. (2) 1943, du précédent Rabbi. (3) La causerie de Pessa’h 5703. (4) Le vendredi après-midi. (5) Du Rabbi Rachab. A la page 13, de l’édition actuelle.

Lettre n°2611

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2611, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu votre lettre, il y a quelques temps et je n’y ai pas encore répondu, du fait de mes nombreuses occupations. De plus, j’avais bon espoir que tout était rentré dans l’ordre ou qu’un accord avait été trouvé sur la plupart des points, après que j’ai écrit au réseau(1) et à votre mari. J’attends que vous m’annonciez une bonne nouvelle en me confirmant que c’est effectivement le cas.

A notre époque, après que nous ayons enduré de terribles persécutions(2) et en cette génération du talon du Machia’h, le roi Machia’h “ se tient derrière notre mur ”, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il attend que la mission confiée à notre génération soit conduite à son terme. Or, celle-ci est plus légère que le rôle dévolu aux précédentes époques.

En conséquence, chacun doit mettre en pratique les termes du verset : “ Le faible dira : Je suis fort ”, car une ferme résolution, en ce domaine, permet de révéler les forces cachées dont on dispose et donc de décupler ses possibilités par rapport à ce qu’elles sont, en un temps et dans des conditions ordinaires.

Combien plus en est-il ainsi pour un ancien élève de la Yechiva Loubavitch, issu d’une famille Loubavitch, dont l’épouse, qui lui vient en aide, est également une fille de ‘Hassid, ayant reçu une éducation ‘hassidique. Il est alors bien clair que tout dépend de leur décision, qui doit être suffisamment forte.

Bien plus, une telle décision ne doit pas être ressentie uniquement en un moment de motivation ou lors d’une réunion ‘hassidique. Il faut vouloir l’appliquer concrètement, dans l’existence quotidienne et le faire effectivement. Et, cela n’est pas inaccessible. Chacun d’entre nous peut, d’une certaine manière, mettre en pratique le dicton du Baal Chem Tov, selon lequel chaque Juif est capable de traverser la mer sur un mouchoir, à condition d’être animé par une foi pure. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Bien évidemment, vous pouvez montrer la présente lettre à votre mari ou même la faire connaître à d’autres personnes. Car, il est nécessaire de rappeler ce qui vient d’être dit à un grand nombre de ‘Hassidim, hommes et femmes.

La première coupe de cheveux de votre fils a sans doute eu lieu en son temps. Dieu fasse que vous conceviez beaucoup de satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants, avec le contentement moral de savoir que vous assumez la mission qui vous a été confiée par le Saint béni soit-Il et celle de nos saints maîtres, dans votre entourage, proche ou plus éloigné.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. Voir, à ce sujet, la lettre n°2608. (2) Celles de la seconde guerre mondiale.

Lettre n°2612

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2612, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je n’ai pas eu de vos nouvelles depuis bien longtemps et j’espère que vous poursuivez votre mission, consistant à s’assurer qu’on étudie la ‘Hassidout dans les synagogues(1). Bien évidemment, vous étudiez vous-même la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, avec crainte de Dieu.

Vous connaissez sûrement l’explication de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle l’étude doit

être faite en sorte que la Torah enseigne à l’homme(2) et non uniquement que l’homme apprenne la Torah. Je serai heureux de recevoir la bonne nouvelle, me confirmant qu’il en est bien ainsi et que vous guidez vos amis en ce sens.

Que Dieu vous accorde la réussite, en la matière, de sorte que vous puissiez obtenir un résultat surnaturel.

Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la partie révélée de la Torah, de la ‘Hassidout et dans la pratique des Mitsvot de la meilleure façon.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2257. (2) Modifie son comportement.

Lettre n°2613

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2613, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du premier jour de ‘Hol Hamoed Pessa’h, dans laquelle vous sollicitez une bénédiction, du fait de votre état de santé. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une prompte guérison.

Il est sans doute inutile de préciser qu’en ces jours, vous devez renforcez votre foi et votre confiance en Dieu, jusque dans le moindre détail. En effet, nous venons de vivre les jours de la fête des Matsot, “ aliment de la foi ” et “ aliment de la guérison ” et nous nous dirigeons vers le temps du don de notre Torah, dont ‘Habakouk résuma les Préceptes en un principe, celui de la foi.

Vous connaissez la règle établie par le Baal Chem Tov, selon laquelle chaque événement du monde est un effet de la divine Providence. Combien plus est-ce le cas pour un Juif et surtout pour celui qui occupe une fonction lui donnant une influence sur un groupe de personnes. Il est dit, en effet, que “ le préposé à la citerne est nommé par Dieu ”, Qui est l’Essence du bien et désire prodiguer Ses bienfaits. Il faut donc écarter résolument les pensées qui ne sont pas positives.

Bien évidemment, mon but n’est pas de vous faire de la morale, ce qu’à Dieu ne plaise. Je souhaite uniquement rappeler ce qui est le principe même de la foi. De fait, en apprenant une idée simple de la Torah, on est bien considéré comme se consacrant à son étude.

J’espère avoir de vos bonnes nouvelles au plus vite, apprendre que vous investissez toute votre ardeur dans la Torah et le service de Dieu, en particulier dans ce qui est votre rôle, c’est-à-dire l’influence que vous exercez, dans l’esprit de la Tradition d’Israël, sur votre entourage, proche ou éloigné.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2614

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2614, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Nissan 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Morde’haï Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et vous-même avez dû recevoir la mienne, vous souhaitant une bonne fête(2). Par ailleurs, je viens de recevoir la lettre du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Israël Naé(3), avec l’article qui y était joint(4).

Je précise tout d’abord que je ne prendrai pas position sur le contenu de cet article. Sans doute est-il adapté à la situation locale, d’autant que, selon vous, il fait bonne impression, ce qui veut sans doute dire qu’il invite à l’action concrète ou, tout au moins, qu’il rapproche le lecteur des valeurs juives.

Néanmoins, je suis obligé de dire que ce n’est pas à cela que je faisais allusion. J’ai clairement dit que l’on devait imprimer en Italien des explications de la ‘Hassidout et de ce qui concerne le monde ‘hassidique.

J’ai répété plusieurs fois, dans ma lettre, qu’il fallait traduire des causeries et des lettres. Il y a sans doute des personnes parlant Italien qui se sont occupés et s’occupent encore de diffuser des articles sur le Judaïsme. Il ne faut donc pas oublier la mise en garde du verset : “ Je n’ai pas gardé ma propre vigne ”. En effet, au sein même de la Sainteté, il existe “ ma vigne ”, c’est-à-dire ce qui est spécifique et que personne d’autre ne fera et les “ vignes communes ”, desquelles d’autres s’occupent également.

Il en est de même, en l’occurrence. Il est clair que tout ce qui conduit à étudier la Torah et à pratiquer les Mitsvot est important et les ‘Hassidim, les élèves de la Yechiva doivent y consacrer toute leur ardeur. Mais, il est également nécessaire de diffuser la ‘Hassidout et c’est à ce sujet que j’ai écrit, à plusieurs reprises, à ce jeune homme, Rav Israël.

Mon but n’est pas de faire de la morale. J’envisage uniquement l’action concrète, pour l’avenir. Il faut lui fournir des extraits de causeries, de lettres de nos maîtres, des discours ‘hassidiques faciles, selon la mentalité des Juifs qui se trouvent actuellement en Italie, les traduire et les diffuser.

J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour le présent courrier, car il évoque ce qui est un besoin du moment. Je n’ai pas écrit tout cela à ce jeune homme, le Rav Israël(5). Pour différentes raisons, je souhaite que vous le lui disiez vous-même, sans qu’il sache que ce qui a été fait ne correspond pas à ce que j’ai demandé, afin qu’il n’en soit pas découragé, ce qu’à Dieu ne plaise.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav M.Perlov, de Milan. Voir, à son sujet, la lettre n°2380. (2) De Pessa’h. (3) De Milan. Voir, à son sujet, la lettre n°2390. (4) En Italien. Voir, à ce sujet, les lettres n°2380, 2390 et 2615. (5) Voir la lettre suivante.

Lettre n°2615

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2615, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Nissan 5714,

Brooklyn,

Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et je vous remercie d’y avoir joint l’article imprimé, en Italien, à propos de la fête de Pessa’h. Sans doute, à l’avenir, vous efforcerez-vous de publier souvent des extraits des causeries de nos maîtres, de leurs lettres et même des discours ‘hassidiques faciles, selon les besoins du moment(2).

Heureux est celui qui prend part à la diffusion des propos de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, auprès du public et des cercles les plus larges.

Je suis surpris que vous ne parliez pas, dans votre lettre, de l’influence que vous exercez sur vos amis, à l’université. Parmi eux, se trouvent sûrement des Juifs. Vous n’évoquez pas non plus vos études fixées de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Sans doute n’y a-t-il là qu’un manque dans votre lettre, mais non dans l’action concrète, ce qu’à Dieu ne plaise.

Que Dieu vous accorde la réussite afin que vous puissiez vous installer et trouver un parti qui vous convienne, matériellement et spirituellement à la fois.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav I.Naé, de Milan. Voir, à son sujet, la lettre n°2390. (2) Voir la lettre précédente.

Lettre n°2616

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2616, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nous nous trouvons actuellement entre Pessa’h et Chavouot et, chaque jour, il est une Mitsva de compter l’Omer. Nos Sages expliquent que cette Mitsva trouve son origine dans le désir qui conduisit les enfants d’Israël à compter les jours, à partir de leur sortie d’Egypte. Ceux-ci savaient, en effet, qu’au cinquantième jour, ils recevraient la Torah et ils attendaient cette date avec la plus grande impatience.

Alors, tous leurs besoins matériels, nourriture, boisson, vêtements, étaient satisfaits, comme le raconte la Torah. Ils reçurent, en effet, la manne, le puits de Miriam et il est dit que “ ton vêtement ne t’a pas quitté ”.

Or, il peut en être de même, en tout lieu et en tout temps. Lorsque l’on éprouve un désir véritable de mettre en pratique la Torah, de se conformer à ses Injonctions, on reçoit la Promesse divine selon laquelle “ Je donnerai vos pluies en leur temps ”, de lors que l’on met en pratique l’Injonction “ Vous garderez Mes Mitsvot ”.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2617

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2617, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de recevoir votre réponse et surtout d’avoir votre confirmation que, selon vous, la situation n’est pas négative, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous connaissez le dicton de nos saints maîtres, selon lequel, “ quand on pense que tout va bien, tout va effectivement bien ”. Celui-ci est également une promesse. Puisse Dieu faire qu’il en soit ainsi, en un bien visible et tangible, très prochainement.

J’ai également appris avec plaisir que vous avez participé à la réunion ‘hassidique du dernier jour de Pessa’h, celle du repas de Machia’h. Comme vous le savez, nos Sages disent que “ la joie brise toutes les limites ”, en particulier celle qui porte le nom du Machia’h, duquel il est dit : “ Celui qui brise les barrières se dressera devant nous ”.

Vous consulterez la Aggada de Béréchit, à la fin de la Paracha, paragraphe 3, le Midrach Béréchit Rabba, à la fin de la Paracha, paragraphe 5, Or Ha Torah du Tséma’h Tsédek Chemot, à la fin de la page 51.

A cette occasion, je vous demanderais de saluer votre frère, de ma part et je conclus ma lettre en adressant, à vous et à tous les vôtres, ma bénédiction, pour un été en bonne santé et joyeux.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2618

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2618, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, avec la demande de bénédiction qui y était formulée pour votre fils. A réception de la présente lettre, celui-ci sera sûrement guéri. Vous voudrez bien me le confirmer.

Dieu fasse que vous diffusiez la lumière de la Torah et son luminaire(1) dans votre entourage. En effet, le Saint béni soit-Il agit “ mesure pour mesure ”(2) et Il vous apportera également la lumière matérielle et spirituelle.

Comme vous le savez, toutes les bénédictions célestes sont définies comme des lumières. Différents textes de ‘Hassidout en expliquent la raison et tout d’abord un discours ‘hassidique de l’Admour Hazaken, intitulé “ Afin de comprendre l’affirmation de nos Sages selon laquelle la Lumière infinie de Dieu se trouve au stade le plus élevé comme au point le plus bas ”. Celui-ci a été répété(3), au dernier jour de Pessa’h, lors du repas du Machia’h.

Ces bénédictions satisferont tous vos besoins, matériels et spirituels, de même que ceux des membres de votre famille.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Je viens de recevoir votre lettre et je vous remercie de me confirmer que votre fils va mieux.

Notes

(1) La ‘Hassidout. (2) De la manière dont l’homme lui-même agit. (3) Par le Rabbi, lors de la réunion ‘hassidique.

Lettre n°2619

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2619, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5714,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Israël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu de vos nouvelles, avec plaisir, par le distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires avec empressement et a de bons comportements, le Rav Nissan que l’on appelle le docteur Mindel(2). Comme vous me l’avez demandé, j’ai mentionné votre nom, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous ayez une longue vie et de bonnes années. Comme vous le savez, mon beau-père, le Rabbi, ajoutait : “ bonnes dans tous les sens du terme ”(3).

Sans doute, m’annoncerez-vous de bonnes nouvelles, en me confirmant que vos journées et vos années sont bonnes, matériellement et spirituellement.

Vous me posez une question à propos des Tsitsit. Accomplit-on la Mitsva tant qu’on les porte ou bien uniquement à l’instant où on les met, comme c’est le cas pour le Loulav(4) ?

Le verset dit : “ Vous les verrez et vous vous souviendrez ”. On peut en déduire que, tout comme il est une Mitsva de se souvenir à chaque instant, il en est de même pour ce qui conduit à se souvenir, c’est-à-dire pour la vision des Tsitsit.

Les premiers Sages établissent clairement qu’il en est ainsi. Ainsi, il est dit, au début du Séfer Haïrea, de Rabbénou Yona : “ La Mitsva des Tsitsit consiste essentiellement à les porter en permanence ”. C’est la version qu’adopte le Gaon de Vilna, dans son commentaire du Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, au début du chapitre 24 et tel est également son propre avis, comme il le précise.

Et, les Pisskeï Dinim du Tséma’h Tsédek, Ora’h ‘Haïm, chapitre 2, paragraphe 7, semblent même indiquer qu’il s’agit, à chaque instant, d’une Mitsva de la Torah et non d’un comportement vertueux introduit par les Sages. Vous consulterez également le commentaire du Ibn Ezra sur le verset Bamidbar 15, 39, qui adopte la même conclusion.

Avec ma bénédiction pour que vous ayez de longs jours et de bonnes années,

Notes

(1) Le Rav I.Harrisson, de Long Beach. (2) Le secrétaire du Rabbi, chargé de sa correspondance en anglais. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2268. (4) La Mitsva est de le prendre à la main et l’on ne fait pas une Mitsva supplémentaire en le conservant dans sa main.

Lettre n°2620

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2620, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5714,

Brooklyn,

Au jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous parlez des réunions de boy-scouts qui se tiennent dans les locaux de la Yechiva. Les professeurs peuvent donc avoir une influence positive sur eux, participer à leurs prières. Vous me demandez si ces activités doivent se poursuivre.

Tout cela est positif, à condition, bien sûr, que rien d’indésirable ne se passe dans l’enceinte de la Yechiva et, bien entendu, que l’on n’y contrevient pas aux dispositions du Choul’han Arou’h.

Dans votre lettre, vous n’évoquez pas le problème de la mixité. Il est aisé d’obtenir qu’elle soit exclue à l’intérieur de la Yechiva et, dès lors, cette même organisation sera maintenue également à l’extérieur de celle-ci.

Bien évidemment, il faut, de la manière qui convient, les conduire à la pratique des Mitsvot, faire comprendre aux enfants juifs(2) qu’il ne peut en être autrement. Que Dieu vous accorde le succès en tout cela.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, qui vous permettra d’obtenir une bénédiction et un succès accrus dans vos préoccupations personnelles,

Notes

(1) Le Rav ‘Haïm Ciment, de Boston. Voir, à son sujet, la lettre n°2269. (2) Les scouts sont ici, vraisemblablement, de jeunes enfants.

Lettre n°2621

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2621, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5714,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Binyamin(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre et j’ai appris avec plaisir que vous rencontrez, de temps à autre, le distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Chnéor Zalman Hecht(2). Vous avez également des cours de ‘Hassidout et j’espère que vous participez aussi aux réunions ‘hassidiques qui ont lieu, de temps à autre, à Chicago.

Vous évoquez l’organisation de votre journée et il est difficile d’émettre un avis, en la matière, lorsque l’on se trouve au loin. Mais, en plus des trois études, qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya, dont le Rav Hecht vous a sûrement parlé, il serait bon de fixer une étude sur les lois de la Che’hita(3) et de les réviser chaque année.

Il serait bon également de prendre part à la répartition de l’étude du Talmud et d’étudier un traité pendant le courant de l’année.

L’organisation de votre journée dépend essentiellement du temps libre dont vous disposez, durant les jours de travail et ceux où vous ne travaillez pas.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Le Rav B.Gershman, de Chicago. (2) De Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°2386. (3) Le destinataire de cette lettre est vraisemblablement un Cho’het.

Lettre n°2622

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2622, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Nissan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 23 Nissan, avec ce qui y était joint. Lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, je mentionnerai votre nom et celui de tous les vôtres, pour la satisfaction de tous vos besoins.

Vous écrivez, à la fin de votre lettre, que “ mon aide viendra de Dieu ” et vous avez parfaitement raison. Le Midrach raconte que le Psaume dans lequel figure ces mots fut dit par notre père Yaakov, qui, allant à ‘Haran, se demanda : “ D’où viendra mon aide ? ”. Il répondit lui-même à sa propre question : “ Mon aide viendra de Dieu ”. C’est la raison pour laquelle, par la suite, “ l’homme devint très très puissant ”.

Que Dieu vous accorde la réussite, de sorte que, très prochainement, vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, me dire que vous observez la divine Providence dans votre succès matériel et également dans votre succès spirituel. De même, comme je vous l’ai dit, lorsque vous étiez ici, vous connaîtrez la réussite dans vos activités communautaires.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2623

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2623, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour de Roch ‘Hodech Iyar 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Pour faire suite aux différentes rumeurs qui m’ont été transmises et desquelles j’ai été particulièrement surpris, je passe outre à mes nombreuses occupations et je vous adresse ces quelques lignes.

D’après ce que l’on m’a communiqué et qui, je l’espère, s’avérera, à terme, ne pas être exact, votre famille s’oppose à ce que le mariage de votre fille soit célébré en conformité avec les exigences du Choul’han Arou’h. Durant cette célébration, les hommes et les femmes doivent être séparés.

Je voudrais vous expliquer mon optique, qui est la suivante :

Lorsqu’un mariage est célébré en respectant cette séparation comme l’exige notre sainte Torah, celle-ci affirme que “ la joie règne dans Sa demeure ”(1). Ainsi, quand on mentionne Son Nom, on le fait joyeusement. On révèle tout cela dans ce monde et, en premier lieu pour le jeune couple.

Il est sûrement inutile de vous rappeler ce qui s’est passé, ces dernières années, dans le monde, en général et, pour le peuple juif, en particulier. De tout temps, il a été nécessaire de demander à Dieu la bénédiction, la réussite et, avant tout, une vie en bonne santé et dans la joie. Combien plus cela est-il nécessaire, à notre époque. Et, le Seul à pouvoir accorder tout cela est le Maître du monde entier, le Saint béni soit-Il.

En son temps, ce ‘Hassid m’a demandé ce que je pensais de cette union. Lorsque votre question est parvenue jusqu’à moi, j’ai pensé qu’il était de mon devoir, qu’il était un mérite pour moi de faire en sorte que votre fille et ce Rav puissent envisager leur vie commune de manière à révéler les bénédictions divines de la meilleure façon, que leur foyer soit sain et joyeux.

Notre sainte Torah nous dit que, pour qu’il en soit ainsi, il faut pouvoir constater, lors du mariage, que “ la joie règne dans Sa demeure ”(1). Elle stipule qu’il doit en être ainsi et qu’il n’y pas d’alternative. Il est clair que nul ne peut modifier cette situation.

En conséquence, je suis surpris que des parents, faisant tout pour que leurs enfants soient heureux, dans toute la mesure de ce qui leur est possible, réunissent leurs forces pour que la joie soit absente du mariage de leur fille et, de la sorte, qu’elle fasse ensuite défaut dans leur vie, ce qu’à Dieu ne plaise.

On se marie pour bâtir un foyer pendant des dizaines d’années. Des parents ont-ils le droit de compromettre ce qui se passera pendant ces décennies à cause des quelques heures que durera le mariage, afin de plaire à ceux qui ne connaissent pas les Lois et le Choul’han Arou’h ou n’en tiennent pas compte, ou encore pour les inconscients qui sont prêts à échanger quelques instants de prétendu plaisir contre ces dizaines d’années ? Je me demande comment des parents s’autorisent une telle attitude et témoignent d’une telle inconstance.

Il n’est pas de mon fait de vous envoyer la police pour vous contraindre à adopter mon avis. De façon générale, je ne fais pas usage de la contrainte et je n’impose pas mes conceptions. Je ne souhaite pas non plus employer des mots durs. Je voudrais donc conclure ma lettre uniquement par des termes positifs.

Lorsque j’ai donné mon accord pour cette union, j’étais certain que les parents, pour ce qui les concerne, feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour le bonheur de leur fille et de leur futur gendre, pendant les dizaines d’années de leur vie commune. Le fait que les amies de votre fille soient contentes ou non importe peu. C’est la Torah qui doit être satisfaite de la manière dont le mariage se passera.

C’est en pensant à tout cela que j’ai donné mon accord à cette union. Comme je l’ai dit, il faut que la sainte Torah puisse attester que “ la joie règne dans Sa demeure ”, en l’occurrence dans la salle où le mariage aura lieu, afin que la vie soit heureuse, par la suite. Le Choul’han Arou’h dit(2) que, lors d’un mariage, les hommes et les femmes doivent être séparés.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi,

le secrétaire,

N. B. : Je demande au Rav de ne plus se mêler du problème de cette séparation. Si les propres parents de la jeune fille ont l’audace et prennent la responsabilité de mettre en cause la joie de sa vie en s’écartant des prescriptions du Choul’han Arou’h, je ne peux rien faire de plus.

Je sais que de nombreux mariages, y compris dans des familles religieuses, ont été célébrés sans une telle séparation. Mais, j’ai également connaissance des problèmes qui en ont résulté par la suite. Puisse Dieu faire que vous soyez toujours à même de m’annoncer des nouvelles uniquement joyeuses, matériellement et spirituellement.

Notes

(1) D’après la Hala’ha, la bénédiction dans laquelle ces mots figurent ne peut pas être prononcée, lors du festin d’un mariage, lorsque les hommes et les femmes ne sont pas séparés. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Baït ‘Hadach et Beth Chmouel, Choul’han Arou’h Even Haézer, chapitre 62, paragraphe 11. Le Levouch, dans ses Minhaguim, fin de la partie Ora’h ‘Haïm, compare tout cela à ‘des oies blanches’. Du fait de nos nombreuses fautes, on peut constater, à l’heure actuelle, que ce n’est nullement le cas. ”

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