Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2584
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2584, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Dieu fera que vous puissiez donner de bonnes nouvelles de vous-même et de tous les membres de votre famille. Pour faire suite à vos précédentes lettres, vous vous êtes empressé de m’adresser la dernière. De même, ces bonnes nouvelles viendront au plus vite.
Vous connaissez la valeur de l’empressement, dans tous les domaines, comme l’explique Igueret Hakodech, au chapitre 21. De plus, la fête de Pessa’h(1) correspond à Avraham(2), ainsi qu’il est dit : “ Pétris et confectionne des gâteaux ”. Nos Sages expliquent que c’était alors Pessa’h(3).
Avec ma bénédiction pour un Pessa’h cacher et joyeux, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille,
Notes
(1) Nos Sages expliquent que les trois fêtes correspondent aux trois Patriarches. (2) Dont la qualité fut l’empressement, comme en témoigna le sacrifice d’Its’hak. (3) Ces gâteaux étaient donc des Matsot.
Lettre n°2585
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2585, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me faites part de votre noble intention d’éditer plusieurs livres de vos ancêtres. Puisse Dieu faire que vous meniez à bien ce projet, que vous parveniez à grandir et à parer la Torah, en particulier sa dimension profonde, qui a été révélée, pour ces dernières générations, à travers l’enseignement du Baal Chem Tov et la ‘Hassidout.
Vous connaissez l’affirmation du Ari Zal, reproduite dans Igueret Hakodech, de l’Admour Hazaken, au chapitre 26, selon laquelle, précisément en ces dernières générations, “ il est permis et il est une Mitsva de révéler cette sagesse ”. Vous avez dû voir également la longue explication, figurant dans l’introduction de Rabbi ‘Haïm Vital au Chaar Haakdamot et qui est également imprimée dans l’avant propos du Ets ‘Haïm, publié à Varsovie en 5651 et dans le Kountrass Ets ‘Haïm, paru aux éditions Kehot.
C’est la diffusion de ces sources à l’extérieur qui permettra de hâter la fin de notre exil et d’obtenir la délivrance véritable et complète.
Vous parlez de caisses d’entraide pour pouvoir éditer ces livres. Vous savez sans doute que les éditions Kehot se consacrent à la publication des livres de nos maîtres, ceux de ‘Habad ou bien d’ouvrages éducatifs. De façon générale, nos dépenses excèdent nos recettes. En conséquence, nous ne pouvons envisager une autre publication et vous voudrez bien nous en excuser.
Lettre n°2586
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2586, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez la première coupe de cheveux de votre fils dont l’anniversaire sera le septième jour de Pessa’h. D’après les écrits des derniers Sages(1), on peut trouver une permission de fixer cette coupe de cheveux pendant la période de l’Omer(2), puisqu’on peut même le faire pendant ‘Hol Hamoed(3). Vous consulterez, à ce sujet, le Chaareï Techouva, au chapitre 531.
Néanmoins, je n’ai pas vu que l’on adopte effectivement une telle pratique. Et, vous connaissez, en particulier, la coutume qui consiste à fixer cette coupe de cheveux à Lag Baomer. A mon avis, vous choisirez donc cette date et, si possible, vous le ferez à Miron(4). Vous et votre épouse éduquerez cet enfant à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Vous évoquez également les activités communautaires. Je suis de votre avis, quand vous écrivez qu’il est douloureux de constater le manque d’actions menées, en la matière. La douleur est encore plus forte si l’on observe cette inactivité dans la perspective des immenses opportunités qui se présentent dernièrement.
On peut effectivement constater que la moindre action connaît un succès considérable. Or, pour des motivations négligeables, on ne saisit pas cette occasion. Je ne souhaite pas évoquer plus en détail le contraire de la bénédiction qui en résulte, ni la rétribution de la Mitsva, c’est-à-dire la Mitsva elle-même, qui est un moyen de se lier à Dieu. Néanmoins, là-haut, on offre une possibilité et, ici-bas, on ne la saisit pas, agissant ainsi à l’encontre de toute logique.
Pour autant, les explications et les commentaires qui figurent dans votre courrier ne s’adressent pas à moi, mais plutôt à l’auteur de cette lettre et à ses amis. Commentant la Michna “ Sache ce qu’il y a au dessus de toi ”, on dit, en effet , que “ tout cela dépend de toi ”, qu’il s’agisse de préoccupations célestes ou terrestres. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Durant ces jours propices du mois de Nissan, celui de la délivrance d’Egypte et des limites subies par chacun, Dieu fera que l’on en soit réellement libéré, au moins de ce qui appartient au domaine du mal. De la sorte, on se libérera également des limites inhérentes au monde de la Sainteté.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai le nom de votre fille et de votre épouse, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Dieu fasse que la grossesse de votre épouse se passe bien et qu’elle soit aisée, qu’elle enfante en son temps et sans difficulté.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2539. (2) Durant laquelle il est, d’ordinaire, interdit de se couper les cheveux. (3) Alors que l’interdiction de se couper les cheveux est alors encore plus clairement exprimée. (4) Où est enterré Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dont c’est alors la Hilloula.
Lettre n°2587
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2587, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Adar Cheni et j’ai été horrifié par la question que vous me posez. Vous m’interrogez sur le cours public que vous donnez à Eïn Kerem, près de Jérusalem et vous me demandez si vous devez le maintenir. Ceux qui y participent en sont très satisfaits, mais cette activité vous prend une demi journée, deux fois par semaine.
Je suis surpris par cette question. Différents textes de nos Sages établissent qu’il doit bien en être ainsi, en particulier l’enseignement de la ‘Hassidout et surtout le dicton(1) du Baal Chem Tov selon lequel une âme descend(2) pendant soixante dix ou quatre vingt ans, uniquement pour rendre, une fois, un service, matériel ou spirituel, à son prochain. Et, après tout cela, vous vous demandez s’il est bon de consacrer deux demi-journées par semaine au bien de nombreux Juifs, afin de les rapprocher de la Torah, des Mitsvot et de la crainte de Dieu !
Vous devez poursuivre cet enseignement et, bien plus, nos Sages disent que l’on doit connaître l’ajout en tout ce qui appartient au domaine de la Sainteté. Dans ces cours, vous soulignez sûrement l’importance des lois qu’on applique au quotidien(3), car l’acte est essentiel. Pour que celle-ci soit conforme à la Volonté de Dieu, l’étude doit précéder l’action.
La crainte de Dieu et l’amour du prochain doivent être particulièrement mis en exergue, comme le montre la ‘Hassidout. Ses pratiques et ses voies permettent d’éprouver ces sentiments. Vous interviendrez donc également pour qu’il en soit ainsi. Une telle activité constitue un grand mérite. Elle vous permettra d’avoir une bonne santé, de même que votre épouse et tous les membres de votre famille.
Comme vous me le demandez, je mentionnerai le nom de tous ceux que vous citez lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction pour un Pessa’h cacher et joyeux,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2275. (2) Dans un corps physique, ici-bas. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2456.
Lettre n°2588
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2588, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 26 Adar Cheni et je m’empresse d’y répondre, car j’y ai lu, avec effroi, que l’on rapporte une décision hala’hique, concrètement applicable, en mon nom, à propos de la prière, selon laquelle celle-ci serait inutile, si elle n’était pas prononcée dans une certaine optique. Bien plus, on ajoute qu’il en est ainsi également pour la bénédiction après le repas.
Je suis surpris d’une telle situation. Pourquoi certains doivent-ils trancher la Hala’ha en citant mon nom ? Pourquoi ne pas plutôt m’interroger directement ? Et, vous connaissez la décision de nos Sages, énoncée au traité Baba Batra 130b, selon laquelle aucune conclusion pratique ne peut être tirée tant que l’on ne dit pas ce qui en résulte pour l’action concrète.
Il est vrai que j’ai souligné l’importance de la ferveur de la prière à plusieurs personnes(2), y compris à ceux qui ne sont pas des ‘Hassidim. On trouve cette même idée dans les commentaires du Rav ‘Haïm de Brisk sur les lois de la prière du Rambam, selon lesquels “ si l’on oublie que l’on se tient devant Dieu, on est considéré comme si l’on n’avait pas dit ces mots ”.
Néanmoins, je me demande si, pour le Rav de Brisk, il s’agit d’une Hala’ha concrètement applicable. Son livre est un recueil de commentaires et non de positions hala’hiques. Le Choul’han Arou’h et les derniers Décisionnaires ne font pas état de cette Hala’ha. Elle ne figure pas non plus dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken et elle ne peut donc être considérée comme concrètement applicable. Vous consulterez, à ce sujet, le début du chapitre 38 du Tanya.
Vous m’interrogez aussi sur le texte de la bénédiction Chéhé’héyanou dans laquelle figure le mot Lizman(3), d’après la Haggadah publiée par les éditions Kehot. C’est effectivement une instruction que nous avons reçue de notre chef(4) et il me semble qu’elle émane de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav A.Bardaki. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2251. (3) Et non Lazman. (4) Le précédent Rabbi.
Lettre n°2589
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2589, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et les feuillets imprimés qui l’accompagnaient. Je n’ai pas eu le temps de les lire intégralement, mais je les ai feuilletés et ils sont très bons.
Je me permettrai, néanmoins, une remarque. De nos jours, tous se dépêchent et considèrent que le temps est court. Si ces idées étaient exprimées de manière plus concise, elles auraient vraisemblablement un plus grand nombre de lecteurs et même de personnes qui lui marqueraient de l’intérêt.
J’ai entendu dire que vous avez beaucoup publié, en différentes langues. Or, il y a, dans ma bibliothèque, toutes sortes de livres et il serait donc bon que les vôtres y figurent également. Je vous en remercie d’avance(2).
A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre libération, je vous adresse ma bénédiction pour que celle-ci soit cachère et joyeuse, qu’elle vous apporte une liberté véritable, la délivrance de tout ce qui fait obstacle à un service de Dieu joyeux et enthousiaste.
De vos jours et des nôtres, s’accompliront les termes de la promesse tant attendue, “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction pour la fête,
N. B. : Il n’a malheureusement pas été possible d’apporter une solution au problème de Che’hita que vous abordez, dans votre lettre.
Vous voudrez bien m’indiquer si vous souhaitez que ces feuillets vous soient restitués.
Un Tanya publié dernièrement aux Etats Unis, avec des index, vous a été envoyé, par colis séparé.
Notes
(1) Le Rav Y.A. Walghemut, d’Utrecht en Hollande. Voir, à son sujet, la lettre n°1388. (2) De bien vouloir les offrir.
Lettre n°2590
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2590, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Adar Cheni, dans laquelle vous m’annoncez que vous avez quitté la Yechiva, bien que je vous ai répondu qu’il fallait y rester, bien que vous étiez l’un de ses bons élèves. Vous prenez maintenant conscience que c’était une folie. Vous me dites que vous n’avez plus de barbe et que vos Péot sont raccourcies. Vous sollicitez mon conseil et ma bénédiction.
En fonction de tout cela, je ne comprends pas ce que vous me demandez, puisque vous avez fait tout cela en fonction de vos propres décisions. C’est à propos de telles situations que nos Sages disent : “ Celui qui dit ne pas avoir fait d’effort et avoir néanmoins réussi, ne le crois pas ”. Tout dépend donc de vous. Si vous désirez vraiment être ‘Habad, comme vous l’écrivez, sachez que rien ne résiste à la volonté.
Pour y parvenir, il faut étudier la Torah avec abnégation, sans trop de calculs préalables, sans fixer un but à chaque pas que l’on entreprend, à fortiori s’il s’agit d’un pas que le mauvais penchant lui-même reconnaît comme tel. Il faut aussi accomplir les Mitsvot de la meilleure façon et, tout d’abord, mettre en pratique ce que dit le début du Choul’han Arou’h et le Tour Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, c’est-à-dire le fait de ne pas avoir honte devant ceux qui se moquent. C’est ainsi que l’on reçoit les possibilités de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot.
Il faut donc, avant tout, se soumettre à Dieu, faire don de soi-même, au moins de manière potentielle. Vous consulterez le Tanya, à la fin du chapitre 25 et au chapitre 41. Ce texte cite les termes du Zohar, à la Parchat Behar. Comme nous l’avons vu, nos Sages nous assurent qu’il suffit de faire un effort pour connaître la réussite.
J’ai lu avec satisfaction que vous étudiez la ‘Hassidout plusieurs fois par semaine. Sans doute vous efforcez-vous de la mettre en pratique dans vos activités, vos pensées, vos paroles et vos actions, au quotidien. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2591
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2591, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
a des comportements généreux, est issu d’une
illustre famille, le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête de Pessa’h qui approche, de manière positive, pour nous et pour tout Israël, je voudrais, par la présente, vous adresser ma bénédiction pour qu’elle soit cachère et joyeuse.
J’aborderai maintenant ce qui est d’actualité. L’un des faits marquants du temps de notre liberté est la constitution d’Israël en tant que peuple, malgré les conditions inadaptées de l’époque. Il fallait alors avoir une foi particulièrement intense.
Les enfants d’Israël vécurent par leur foi et, très rapidement, leur espoir fut réalisé. Or, c’est cette foi que nous célébrons pendant la fête des Matsot. Un peuple entier, fait d’hommes, de femmes et d’enfants fut transformé. Il quitta un pays qui assurait la subsistance du monde, possédait une industrie et un mode de vie développés, par rapport aux conditions de l’époque. Puis, il se rendit, selon les termes du verset “ dans un désert grand et redoutable, empli de serpents et de scorpions ”.
Et, notre prophète dit : “ Je Me souviens pour toi de la bonté de ton jeune âge, lorsque tu Me suivis dans le désert, en un endroit aride et inculte ”.
A chaque époque, un homme est tenu de considérer qu’il est lui-même sorti d’Egypte, par sa foi inébranlable en “ Je suis l’Eternel ton Dieu, Qui t’ai fait sortir du pays de l’Egypte ”. Il peut ainsi se libérer de tous les obstacles et de toutes les barrières, intérieurs et extérieurs.
Nous avons coutume d’adresser aux amis et aux proches de la Matsa Chemoura(2). J’en joins donc trois à la présente lettre, puisque vous résidez en Erets Israël et que vous n’avez donc pas l’obligation de respecter le second jour de la fête(3).
Selon les termes du Zohar, il s’agit(4) de “ l’aliment de la guérison ” et de “ l’aliment de la foi ”.
Avec mes respects et ma bénédiction, à l’occasion de la fête,
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar. Voir, à son sujet, la lettre n°2343. (2) Dont le blé est gardé depuis le moment de la récolte. (3) Et, donc le second Séder, pour lequel il faudrait trois autres Matsot. (4) Les Matsot.
Lettre n°2592
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2592, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5714,
Brooklyn, New York,
A l’homme très distingué, qui craint Dieu, a de
bons sentiments et une compréhension positive,
le Rav Israël, qui est appelé docteur Efrat,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu plaisir à vous connaître personnellement, à l’occasion de la réunion ‘hassidique de Pourim. Comme le dit mon beau-père(1), le Rabbi, dont le mérite nous protégera, lorsque deux Juifs se rencontrent, il doit en résulter un bien pour un troisième, outre ce que l’un et l’autre en tirent.
On m’a dit que vous faites des conférences sur la littérature et la philosophie. Vous exposez, en particulier, les conceptions de Rabbi Chlomo Ben Gabirol, exprimées dans son livre Mekor ‘Haïm. Vous savez sans doute qu’il existe plusieurs points communs entre la ‘Hassidout ‘Habad et l’enseignement de Rabbi Chlomo Ben Gabirol.
Il ne fait pas de doute que celui qui a une bonne connaissance de la ‘Hassidout ‘Habad comprendra mieux les idées de Rabbi Chlomo Ben Gabirol, dans son Mekor ‘Haïm. Bien évidemment, il ne faut pas en déduire un manque d’originalité de la ‘Hassidout, en général et de la ‘Hassidout ‘Habad, en particulier. En effet, il existe des points communs entre différentes parties de notre sainte Torah.
Plusieurs tentatives ont été faites de formuler une interprétation “ internationaliste ” des écrits de Rabbi Chlomo Ben Gabirol, qui ne trouverait pas sa source dans la Torah d’Israël. Cette conception est fausse. Non seulement son enseignement est basé sur la Tradition d’Israël et la Kabbala antique, mais, bien plus, la Torah et la Kabbala sont partie intégrante de ses conceptions.
A l’occasion de la fête des Matsot, temps de notre liberté, je vous adresse ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse, une liberté véritable, la délivrance des tracas matériels et spirituels, de tout ce qui fait obstacle au service de Dieu joyeux et enthousiaste.
De vos jours et des nôtres, s’accompliront les termes de la promesse tant attendue, “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de la délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h(2).
Avec mes respects et ma bénédiction pour la fête,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2432. (2) Voir la lettre n°2589.
Lettre n°2593
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2593, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Yossef (1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du jour de la Hilloula(2) du 2 Nissan. Concernant votre fille, j’ai entendu dire qu’il y a, à Londres même ou bien à Gateshead, une école de jeunes filles dont le niveau de crainte de Dieu est satisfaisant. En étant sur place, il doit vous être possible de vérifier si c’est effectivement le cas.
S’il en est bien ainsi, il serait bon que votre fille fréquente cette école. Le moment venu, elle pourra sûrement, en plus des connaissances et du perfectionnement qu’elle aura acquis, exercer également une influence positive sur son entourage, là-bas.
Concernant le moyen de gagner votre vie, Dieu vous viendra en aide, à n’en pas douter. De façon générale, nos Sages disent qu’il ne faut pas craindre l’étroitesse et la difficulté passagère. Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui ont habité dans le pays où nous nous trouvions auparavant(3) et ont assisté à des miracles évidents. Ils ont vu à quel point l’argent et les biens matériels sont vains. Il ne faut donc pas s’affecter de tout cela.
Certes, les difficultés matérielles sont un obstacle, dans différents domaines et en particulier pour le service de Dieu. Il faut donc prier spécifiquement pour cela et, lorsque “ j’invoque Dieu dans l’étroitesse ”, il est dit que “ Dieu me répond dans la largesse ”. Cette largesse se marque d’abord spirituellement et elle amenuise les obstacles physiques. Puis, elle devient également matérielle.
Les jours de Pessa’h sont particulièrement propices pour tout cela, puisque c’est la fête de la sortie d’Egypte, de la libération des barrières dressées par les forces du mal, ou même celles qui appartiennent au domaine de la Sainteté, comme l’établissent différents textes.
Faisant référence à votre activité pédagogique, vous dites que “ l’on travaille toute la journée et l’on n’obtient pratiquement rien ”. Il est surprenant de constater à quel point ceux qui connaissent les dictons de nos maîtres et méditent à leur contenu n’en pensent pas moins qu’ils s’appliquent à d’autres personnes et non à eux-mêmes.
Vous connaissez sûrement le dicton du Baal Chem Tov(4), cité de nombreuses fois, selon lequel une âme descend ici-bas, dans un corps, pendant soixante dix ou quatre vingt ans, uniquement pour rendre, une fois, un service, spirituel ou matériel, à quelqu’un. Ainsi, Dieu fait descendre “ une parcelle de Divinité véritable ”(5) dans la tourmente ou, selon l’expression du Rachbats(6), “ dans un sac de chair et d’os ”, pendant soixante dix ou quatre vingt ans, afin de réaliser une seule action, de rendre un seul service.
Combien plus doit-il en être ainsi pour chacun de nous. Celui qui a le mérite et la réussite de réaliser de telles actions, plusieurs fois par jour, chaque semaine, doit donc se réjouir de son sort. Cette idée est également expliquée dans ma lettre, adressée à tous(7), à l’occasion du 19 Kislev(8), cette année.
Quelques autres ‘Hassidim sont également dans le doute et vous voudrez bien diffuser le contenu de ces quelques lignes, qui leur apportera une réponse.
Comme vous me le demandez, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai le nom de tous ceux que vous citez, pour la satisfaction des besoins de chacun. Que Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.Y. Hurkov. Voir, à son sujet, les lettres n°2019 et 2421. (2) Du Rabbi Rachab. (3) En Russie soviétique. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°2275. (5) Une âme. (6) Rabbi Chmouel Betsalel Sheftel, l’un des premiers maîtres du précédent Rabbi. (7) Il s’agit de la lettre n°2292. (8) La libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°2594
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2594, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 3 Nissan, dans laquelle je constate que les accusations vaines sont demeurées sans effet. Vous connaissez la décision du Tribunal céleste(1) selon laquelle pour tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à l’Admour Hazaken et à ses successeurs, qui suivent leur exemple, auront la main haute. Et, l’Admour Haémtsahi formula la même affirmation, comme le rapportent les résumés et les notes du Tanya, à la fin de la page 122.
En cette génération, celle du talon du Machia’h, alors que l’effronterie est grande(2), y compris celle qui n’a pas de fondement(3), comme le disent les commentaires à la fin du Chaareï Ora, nous avons le mérite d’assister à des miracles surnaturels de Dieu, de sorte que tous ceux qui se dressent contre nos saints maîtres ont une fin amère, matériellement et spirituellement. Puisse Dieu faire qu’ils accèdent, très prochainement, à une Techouva véritable et sincère, car “ rien ne résiste à la volonté ” et le verdict le plus sévère peut ainsi être transformé en bonté et en miséricorde.
Vous me posez la question suivante. Lorsque quelqu’un qui dit la prière(4) commence la bénédiction Chema Kolénou et entend l’officiant entamer la Kedoucha, peut-il inclure les réponses à la Kedoucha dans cette bénédiction où il est permis d’intercaler la formulation de ses besoins personnels ? S’il en était ainsi, on pourrait s’interrompre, dans cette bénédiction, pour n’importe quel motif, car tout peut être inclus dans l’énoncé de ses propres besoins.
Aucun Décisionnaire n’envisage qu’il puisse en être ainsi. Il me semble donc difficile d’adopter cette position. Peut-être est-il possible de le justifier en expliquant qu’il n’y a pas lieu de ruser, lorsque cela n’est pas nécessaire.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2395. (2) Ce qui est, selon la conclusion du traité Sotta, l’une des caractéristiques de cette période. (3) Textuellement, “ celle qui est sans couronne ”. (4) Des dix huit bénédictions.
Lettre n°2595
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2595, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[13 Nissan 5714]
Une action est irréversible(1). Il s’agit, en l’occurrence, d’un acte de mariage et non de divorce.
Dans un acte de divorce, on ne peut pas citer un nom qui n’est pas du tout porté par un homme, si nul ne l’appelle ainsi, pas même quand il monte à la Torah, s’il ne signe pas ainsi.
Dans tous les exemples que vous citez et qui sont également contestés, on mentionne également le nom qui est effectivement porté et l’on ajoute la formule “ qui est appelé ”(2).
Ce point ne sera pas développé ici.
Notes
(1) Cette lettre est adressée à un Rav. Celui-ci devait marier un homme qui avait été malade et à qui un prénom avait alors été rajouté. Le Rav souhaitait, dans l’acte de mariage, inscrire, en premier lieu, ce nom rajouté, bien qu’il soit inusité. (2) C’est-à-dire le vrai nom, “ qui est appelé ”, puis le nom ajouté.
Lettre n°2596
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2596, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[‘Hol Hamoed Pessa’h 5714]
Aux jeunes de l’association ‘Habad, à l’occasion de
leur réunion annuelle, à Kfar ‘Habad Sfarya(1),
Une réunion en faveur du Judaïsme et de la ‘Hassidout est favorable pour ses participants et pour le monde. Vous décuplerez vos forces et vous redoublerez de l’ardeur de la jeunesse et de l’enthousiasme ‘hassidique, afin de réunir les quatre fils(2), de leur insuffler la foi et l’abnégation pour Dieu, Sa Torah et Ses Mitsvot.
En mettant en éveil le Moché(3) et le Na’hchon(4) qui se trouve en chacun, on peut se libérer des barrières et des limites imposées par les idéaux mensongers et les vaines idoles, révéler ainsi la liberté véritable et complète.
Avec ma bénédiction de réussite dans vos réalisations concrètes,
Notes
(1) Il s’agit du télégramme adressé à la réunion annuelle des jeunes de l’association ‘Habad, qui eut lieu à Kfar ‘Habad, à ‘Hol Hamoed Pessa’h 5714. (2) Dont il est question dans la Haggadah de Pessa’h. (3) Le niveau du chef qui se trouve en chacun. (4) L’équivalent de l’abnégation dont fit preuve celui qui sauta dans la mer Rouge pour provoquer son ouverture.
Lettre n°2597
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2597, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 5 Nissan, m’annonçant la bonne nouvelle que tout s’est bien passé. Je dois vous répéter ce que je disais dans ma précédente lettre. En voyant tout ce que Dieu accomplit, on doit raffermir sa foi et sa confiance en Dieu.
En fait, il n’est nul besoin de faire appel à la foi, car la logique elle-même indique que tout ira bien. Que Dieu permette uniquement à chacun de forger les plus larges réceptacles afin de contenir le bien que Dieu souhaite accorder, spirituellement et matériellement.
Bien plus, ces jours de Pessa’h sont voués à la foi et à la confiance en Dieu, telles que les enfants d’Israël le éprouvèrent alors, quand ils partirent, avec leurs femmes et leurs enfants, dans un désert empli de serpents et de scorpions, s’en remettant uniquement à la Parole de Dieu, Qui leur demandait de s’y rendre.
Alors, ils purent vérifier que, lorsqu’ils en éprouvèrent le besoin, ils reçurent la manne comme nourriture, la bonne eau du puits de Miryam. Ils méritèrent également que “ ton vêtement ne te quitte pas ”.
Il en est de même à chaque époque, chaque jour. Chacun est tenu de se considérer comme s’il était lui-même sorti d’Egypte. Et, si l’on a, au moins, une partie de cette foi et de cette confiance, on peut être certain de recevoir de Dieu la satisfaction de tous ses besoins, matériels et spirituels.
Puisse Dieu faire que nous observions effectivement tout cela et que nous l’obtenions au plus vite.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.
Le secrétaire,
Lettre n°2598
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2598, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez l’amertume et la tristesse. Il est inutile d’évoquer longuement ce qui a déjà été condamné par nos saints maîtres, comme l’expliquent le Tanya et différents textes, selon lesquels il faut s’en préserver au plus haut point.
Le moyen d’y parvenir est l’oubli et, si cela n’est pas possible autrement, il faut s’oublier soi-même, en pensant à Dieu, au fait qu’Il est l’Essence du bien. Quand on le veut vraiment et que l’on fait les efforts nécessaires, on y parvient. Nos Sages disent eux-mêmes que l’effort est couronné de succès.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov et pour une fête cachère et joyeuse,
Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.
Lettre n°2599
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2599, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Nissan, dans laquelle vous me faites part de votre situation familiale.
La meilleure manière d’améliorer les rapports entre un homme et son épouse consiste à multiplier les amis ou, mieux encore, les amies de la femme qui, de manière agréable, l’influenceront positivement. Ainsi, la maison sera bien dirigée, matériellement et spirituellement à la fois. Le verset affirme que même “ les pierres se liquéfièrent ” et, de la même façon, lorsque l’on parle de cette manière, une fois, puis une autre fois, avec des paroles émanant du cœur, on finit par convaincre.
Bien évidemment, de votre côté, vous devez également être amical et pacifique. Tout cela améliorera la situation, au sein de votre foyer.
Que Dieu vous accorde la réussite, de même qu’à votre épouse, de sorte que vous puissiez conduire vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, avec largesse d’esprit et dans l’opulence matérielle.
Avec ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse,
Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.
Le secrétaire,
Lettre n°2600
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2600, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 7 Nissan. Je vous remercie de m’avoir fait savoir que votre situation matérielle s’est améliorée. Bien plus, vous avez trouvé une fonction d’enseignant et vous devez être conscient du grand mérite que Dieu vous accorde en vous permettant de tirer votre subsistance matérielle d’une activité qui assure également votre subsistance morale.
Tout comme vous vous efforcez d’élargir vos moyens matériels, a fortiori devez-vous en faire de même pour vos moyens spirituels, d’une part parce que l’esprit est plus grand, plus élevé que la matière, d’autre part car le développement physique dépend du développement moral. C’est bien évident.
Vous savez sans doute ce qui a été dit, lors de la réunion ‘hassidique du dernier jour de Pessa’h, pendant le repas du Machia’h, à propos de quelqu’un qui a été sauvé. Et, nos Sages soulignent que l’acte est essentiel. Il faut donc avant tout prendre des décisions concrètement applicables, dans ses quatre coudées personnelles comme envers son prochain.
Que Dieu vous confère la réussite.
Avec ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse,
Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.
Lettre n°2601
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2601, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Nissan 5714,
Brooklyn,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Barou’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre lettre, en son temps et je me suis déjà adressé à la direction du Collel ‘Habad, dont je viens d’obtenir la réponse. Ses dirigeants vous ont contacté et vous me ferez sûrement connaître les résultats positifs qui en découleront.
A cette occasion, j’aimerais savoir si vous possédez des manuscrits ou des lettres des générations précédentes, de notre famille(2) et, le cas échéant, s’il est possible d’avoir connaissance de leur contenu, au moins de façon sommaire ou même d’en obtenir une copie, à condition, bien sûr, qu’il ne s’agisse pas de ce qui est personnel. Je vous remercie de tout ce que vous pourrez faire, en la matière.
Que Dieu vous accorde de longs jours, des années bonnes et agréables et qu’en bonne santé, vous mainteniez la tradition familiale.
Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse,
Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre et je le fais donc à sa place.
Notes
(1) Le Rav B.Schneersohn, de Jérusalem. (2) La famille Schneersohn.
Lettre n°2602
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2602, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre de Nissan et celles qui la précédaient. Vous me décrivez vos efforts pour rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Vous contactez les jeunes gens et les jeunes filles. De différents points de vue, ces dernières ont un rôle déterminant, comme l’expliquent nos Sages, à propos du verset : “ Ainsi, tu parleras à la maison de Yaakov et tu diras aux enfants d’Israël ”(1).
A l’avenir, vous continuerez à agir de la sorte. Ainsi, s’accomplira la décision de nos Sages, affirmant que “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”, surtout si l’on met en pratique le principe selon lequel on connaît l’élévation et l’ajout, dans le domaine de la sainteté.
Dernier point, qui suscite le plus d’intérêt, vous m’annoncez vos fiançailles. Vous consulterez, à ce sujet, les responsa du Tséma’h Tsédek, partie Even Haézer, fin du chapitre 11, paragraphe 7, selon lesquels vous devez connaître l’ensemble d’un traité(2).
Puisse Dieu vous accorder un Mazal Tov, en un moment bon et fructueux. Vous bâtirez un foyer juif, un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont illuminées par le luminaire de la Torah, l’enseignement de la ‘Hassidout. Ainsi, votre maison sera heureuse, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov et pour la fête,
Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre.
N. B. : Pour l’heure, je ne connais pas de livres ou de discours ‘hassidiques en français.
Notes
(1) Nos Sages disent : “ La maison de Yaakov, ce sont les femmes, les enfants d’Israël, ce sont les hommes ”. Les femmes se préparèrent donc les premières à recevoir la Torah. (2) La fiancée est vraisemblablement la fille d’un Cohen. Pour l’épouser, il faut donc être un érudit de la Torah, titre que l’on acquiert dès lors que l’on connaît au moins un traité talmudique.
Lettre n°2603
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2603, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Nissan 5714,
Brooklyn,
Aux dirigeantes de Bnot Tsion, dans la ville sainte de
Jérusalem, qui sera restaurée et rebâtie par notre juste
Machia’h,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Nissan. J’y vois avec plaisir que vous pensez augmenter la capacité d’accueil de vos écoles.
Puisse Dieu faire que vous parveniez, avec succès, à éduquer les jeunes filles juives dans l’esprit de la Tradition d’Israël. Notre sainte Torah les qualifie de “ maîtresses de maison ”, c’est-à-dire de la maison d’Israël, mais aussi de celle de chacune d’elles, qui sera un Sanctuaire pour la Présence de Dieu.
Ma lettre, adressée à tous, explique tout cela et vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ on vient en aide à celui qui désire se purifier ”, surtout quand on connaît l’élévation dans le domaine de la Sainteté.
Avec ma bénédiction de réussite et pour la fête,
Du fait de la sainteté de la fête, le Rabbi Chlita n’a pas signé cette lettre.
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