Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2564
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2564, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 22 Adar Cheni, dans laquelle vous m’interrogez sur le moindre détail du comportement que vous devez adopter.
En pareil cas, on doit consulter les ‘Hassidim les plus âgés qui se trouvent sur place. Ceux-ci vous indiqueront ce qu’il convient de faire. En effet, il est impossible d’envisager tous les détails, d’autant que les conditions sont fluctuantes. Je n’indiquerai donc ici que quelques points :
A) Vous me demandez si vous devez vous consacrer totalement à votre activité de diffusion, au point de ne plus penser à votre propre personne. Je suis surpris que vous puissiez envisager qu’il en soit ainsi. Une attitude qui serait toujours identique ne pourrait appartenir qu’au monde de Tohou(1).
Vous devez également étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, jusqu’à devenir un érudit. Cela est important, y compris pour votre activité de diffusion et pour votre personnalité, en tant que ‘Hassid. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
B) Vous me demandez si vois devez tenir compte de votre santé. Là encore, je suis étonné que vous m’interrogiez à propos de ce qui est clairement établi par différents textes. Vous consulterez également le discours ‘hassidique du 10 Chevat 5713(2), qui montre que “ le fait d’avoir un corps en bonne santé et intègre fait partie du service de Dieu ”(3).
C) Vous me demandez si chaque décision doit être mise en pratique, même lorsqu’elle heurte la logique ou bien s’il faut tenir compte des autres personnes, du lieu et de l’époque. Une telle question appartient également au monde de Tohou, car dans celui de Tikoun(4), il est bien clair que l’on tient compte des autres personnes, du lieu et de l’époque.
Pour autant, il ne faut pas s’en préoccuper outre mesure, mais plutôt s’en servir pour le service de Dieu. Certes, pour obtenir un tel résultat, la base et le début du service de Dieu doivent être la soumission. La finalité de ce service est de transcender la raison. Mais, l’on ne peut pas lutter en permanence contre la logique.
Je suis surpris qu’en des points aussi évidents, vous n’ayez pas pris le conseil des ‘Hassidim âgés qui se trouvent dans votre ville.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour un service de Dieu organisé, comme l’exige notre sainte Torah et comme l’expliquent nos saints maîtres,
Notes
(1) Le monde de la désolation. (2) 1953, prononcé par le Rabbi à l’occasion de la Hilloula du précédent Rabbi. (3) Selon les termes du Rambam. (4) Le monde de la réparation.
Lettre n°2565
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2565, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Nissan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 26 Adar Cheni, avec ce qu’elle contenait. Entre temps vous avez sûrement obtenu la réponse à votre question de mon secrétariat, s’ajoutant à la lettre que je vous ai adressée il y a quelques temps.
Vous avez sûrement établi un programme, pour les jours de Pessa’h, afin de diffuser les sources(2) à l’extérieur et d’attirer à l’intérieur ceux qui se trouvent à l’extérieur, de sorte que cette action se poursuive ensuite, tout au long de l’année, c’est-à-dire, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, “ toujours ”. Vous consulterez la causerie de Pessa’h 5703(3), reproduite à la fin de la Haggadah publiée aux éditions Kehot(4).
Je propose que l’on étudie, pendant la fête de Pessa’h, les discours ‘hassidiques de Pessa’h 5704(5), qui viennent de paraître et qui figurent également dans un fascicule édité il y a quelques temps, le fascicule n°91.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse pour vous-même, pour les membres de votre famille, pour vos élèves et pour ceux qui reçoivent votre influence,
Notes
(1) Le Rav N.Nemanov. Voir, à son sujet, la lettre n°2278. (2) De la ‘Hassidout. (3) 1943, du précédent Rabbi. (4) Dont le Rabbi est l’auteur.
Lettre n°2566
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2566, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5714,
Brooklyn, New York,
Aux élèves Avraham Holtsman, Its’hak Nathan Adres,
Sim’ha Yera’hmyel Zirkind, Tsvi Saks, élèves de la
Yechiva Loubavitch de Pittsburgh,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’apprendre, par la direction de la Yechiva, que vous vous distinguez dans l’étude, par l’ardeur que vous lui apportez et par votre bon comportement. Sans doute redoublerez-vous d’élan pour cette l’étude, afin d’améliorer votre comportement et d’acquérir de bons sentiments.
Vous connaissez le dicton du Rabbi Rachab, dont c’est aujourd’hui la Hilloula, selon lequel les élèves de la Yechiva sont “ des bougies qui éclairent ”. Combien plus est-ce le cas à l’heure actuelle, lorsque “ l’obscurité recouvre la terre ”.
A chaque élève de la Yechiva Loubavitch incombe donc la responsabilité spécifique d’illuminer son entourage, de sorte que “ pour tous les enfants d’Israël, il fasse clair en leur demeure ”.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre étude, emplie de crainte de Dieu et pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°2567
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2567, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction que je lirai, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Je suis surpris que, dans toutes vos lettres, vous ne disiez rien du temps que vous fixez pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Car, tout comme le Saint béni soit-Il consulta la Torah pour créer le grand monde, chacun doit en faire de même afin de renforcer et de créer son petit monde, comme l’indique le Zohar, tome 2, page 161.
J’ai bon espoir que le manque est uniquement dans votre lettre, mais que l’action concrète est là. Que Dieu vous accorde la réussite.
A l’occasion de la fête des Matsot, qui approche, Dieu fasse que vous puissiez la célébrer avec les membres de votre famille, de manière cachère et joyeuse. Et, vous conserverez “ l’aliment de la foi ” et “ l’aliment de la guérison ”, matériellement et spirituellement, tout au long de l’année.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2568
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2568, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Adar Cheni. Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai votre nom, afin que soit exaucé le souhait de votre cœur, que vous puissiez vous installer et trouver un parti qui vous convienne.
Vous me dites que vous vous êtes efforcé d’améliorer votre comportement, car un remariage dépend des actions de l’homme. Malgré cela, vous n’avez pas encore trouvé un bon parti. Mais, qui sait ? Et, pourquoi limiter le Tout Puissant, Qui constitue des couples, au moment où ceux-ci doivent se former et pas plus tard ?
Bien plus, vous écrivez vous-même que vous avez amélioré votre comportement, mais l’on peut toujours en faire plus. En tout état de cause, il faut raffermir votre confiance de Dieu, Qui fait des merveilles et augmenter votre engagement à la Torah et aux Mitsvot. De fait, quand la réalisation de ce que l’on attend tarde, il est certain qu’il y a une raison à cela.
Vous m’écrivez que celle avec qui
vous avez divorcé ne vous a pas pleinement pardonné. Il est clair que vous devez essayer, de toutes les manières possibles, d’obtenir ce pardon.
Dieu fasse que vous parveniez à me donner de bonnes nouvelles en tous ces points, dans le domaine spirituel comme dans la spiritualité du matériel.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°2569
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2569, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du jour de la Hilloula(1) du 2 Nissan. Je suis surpris qu’à chaque réunion ‘hassidique(2), vous veniez à la fin ou même pas du tout.
Peut-être en est-il ainsi parce qu’au moment de cette réunion ‘hassidique, vous en organisez une vous-même, dans votre quartier. S’il en est ainsi, peut-être votre pratique est-elle justifiée, encore qu’il y ait suffisamment de temps pour être présent à une réunion au cours de laquelle on reçoit soi-même, puis pour en organiser une autre, dans laquelle on donne aux autres.
Différents textes de ‘Hassidout établissent que l’on doit à la fois donner et recevoir. Dieu demande qu’il en soit ainsi et chacun en a donc la force. En conséquence, tant que ce ne sera pas le cas, vous ne pourrez assumer pleinement votre rôle, défini par nos Sages à la fin du traité Kidouchin, celui de “ servir mon Créateur ”, conformément à la Volonté du Saint béni soit-Il.
Comme je vous l’ai dit plusieurs fois, mon but n’est pas de vous faire de la morale, mais d’envisager l’action concrète, afin que celle-ci s’améliore, à l’avenir.
La réunion durant laquelle on devait évoquer votre augmentation et votre contrat a été repoussée. Il faut voir en cela une allusion, et peut-être plus qu’une allusion, au fait qu’un délai vous est accordé, afin que vous puissiez multiplier de telles actions. Ainsi, le Tribunal céleste vous accordera l’augmentation et le contrat qui vous conviendront et la conséquence en sera perceptible ici-bas. Il est sûrement inutile d’en dire plus, d’autant qu’il y a là une “ formulation polonaise ”(3).
Vous me dites, dans votre lettre, que vous enseignez, plusieurs fois par semaine, à des jeunes gens et à des jeunes filles, de même qu’à des gens âgés. Vous ne précisez pas quel est le contenu de votre enseignement. Sans doute leur soulignez-vous l’importance de l’action concrète et de la crainte de Dieu.
Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles de tout cela.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Du Rabbi Rachab. (2) Du Rabbi. (3) La manière de s’exprimer des ‘Hassidim appartenant aux écoles de Pologne.
Lettre n°2570
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2570, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre aux besoins communautaires et multiplie les
actions positives, le Rav Yehouda Zeev Halevi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que les études de l’hiver ont été fructueuses(2). Vous précisez qu’il en est ainsi aussi bien pour l’étude que pour la crainte de Dieu. Vous faites sans doute allusion à l’action concrète, dans l’existence quotidienne. En effet, ce qui a une application effective est beaucoup plus profondément implanté dans l’esprit, d’autant que ces bons comportements peuvent devenir habituels, chez les élèves et, de la sorte, se transformer en une seconde nature.
Et, il peut en être ainsi également lorsque la crainte de Dieu n’est encore qu’un sentiment caché. Car, au final, c’est bien l’acte qui est essentiel.
A l’occasion de la fête des Matsot, qui approche, je vous souhaite, de même qu’aux membres de votre famille, de le célébrer d’une manière cachère et joyeuse. Différents textes expliquent que les fêtes exercent leur influence sur les jours qui les suivent, jusqu’à la fête suivante. Le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, l’explique également, à la Parchat Bera’ha, page 98b. Vous le ressentirez donc, dans votre maison et dans votre entourage, tout au long de l’année.
Le Likouteï Torah, à
cette référence évoque la soumission qui se retrouve en toutes les fêtes et que l’on doit donc révéler uniquement jusqu’à la fête suivante. Mais, une fête a également un contenu spécifique, qui est conservé tout au long de l’année.
C’est, en particulier, le cas pour Pessa’h, conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi, prononcé à Pessa’h 5703, selon lequel un reflet des fêtes éclaire chaque jour. Celui de Pessa’h se poursuit en permanence(3).
On peut expliquer, au moins brièvement, que Chavouot est “ le temps du don de notre Torah ”. Soukkot représente les Mitsvot, qui entourent l’homme et qui sont, de façon générale, représentées par la Tsédaka, selon le chapitre 5 du Tanya, ainsi qu’il est dit : “ J’ai placé Mes Paroles dans ta bouche et Je t’ai recouvert de l’ombre de Ma main ”. Enfin, Pessa’h, “ temps de notre liberté ”, introduit la foi et, selon l’expression du Zohar “ le pain de la foi ”.
Certains aspects de la Torah et des Mitsvot sont soumis au temps et à l’espace. Ce n’est pas le cas de la foi, qui est une Mitsva perpétuelle, la base de la Torah et des Mitsvot. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav Y.Z. Segal. Voir, à son sujet, la lettre n°2321. (2) A la Yechiva. (3) Plusieurs lettres similaires furent écrites par le Rabbi. Voir, en particulier, les lettres n°2563 et 2578.
Lettre n°2571
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2571, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre télégramme du 3 Nissan et je suis surpris qu’à tout propos, vous envoyiez systématiquement un télégramme, plutôt qu’une lettre, pouvant être plus détaillée. De plus, la Torah a pitié de l’argent des Juifs. Certes, on a le droit de dilapider son propre argent. Cela ne veut pas dire qu’il soit souhaitable de le faire, comme le soulignent nos Sages, au traité Baba Kama 91b. Et, il en est de même pour le dégât que l’on occasionne à son propre argent et qui peut, en l’occurrence, être assimilé à un gaspillage.
En tout état de cause, vous évoquez la possibilité de fixer le mariage jeudi soir, veille de Lag Baomer.
Dans la mesure du possible, il serait préférable qu’il ait lieu au lendemain de Chavouot et durant les jours suivants, jusqu’à la fin de la première quinzaine de Sivan. Si, pour une quelconque raison, vous tenez à ce que ce soit à Lag Baomer, il aura lieu vendredi et non jeudi soir, du fait des différents avis qui sont émis à ce sujet, comme le disent les derniers Sages.
Vous me dites que la fiancée n’a pas de nom hébraïque et qu’elle s’appelle Olga. Vous demandez s’il faut lui ajouter un prénom. De façon générale, plusieurs textes expliquent que les lettres composant le nom sont les canaux véhiculant la vitalité qui relie l’âme au corps. Le Ari Zal et, plus généralement, les Sages de la Kabbala disent que Dieu proclame, pour une âme, dans le monde supérieur, le nom qui lui est choisi par les parents.
A ce propos, vous verrez, entre autres, le Chaar Ha Guilgoulim, introduction 23, le Or Ha ‘Haïm sur le verset Devarim 29, 17, le ‘Hafets Hachem sur le traité Bera’hot, paragraphe 13.
Il n’y a donc pas lieu de changer son nom ou de lui ajouter un nom sans raison valable. En l’occurrence, le nom Elka ou Elké est cité par les recueils de prénoms féminins. Il ne faut donc rien changer.
Sans doute redoublez-vous d’ardeur dans le domaine de l’éducation. Vous me préciserez ce qu’il en est. Vous me direz également quelles sont vos études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°2572
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2572, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, avec la demande de bénédiction qu’elle contenait et dont je donnerai lecture en un moment propice, sans en faire le vœu, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous me dites que plusieurs médecins vous proposent d’arracher quelques dents, mais, pour l’heure, vous n’avez pas encore pris la décision de le faire.
Certes, le traité Pessa’him 113a dit que l’on ne doit pas arracher une dent, mais vous savez que, pour ce qui est des traitements médicaux proposés par le Talmud, on considère que la nature humaine a changé. Vous écrivez également que vous avez entendu une même affirmation, rapportée au nom du Tséma’h Tsédek. J’ai moi-même entendu que le Juste, Rabbi Hillel de Paritch, ne se faisait pas extraire de dent, d’après ce que l’on raconte.
Néanmoins, nous devons nous en tenir, en la matière, à ce qui était en usage dans la famille du Rabbi. En l’occurrence, on se conformait aux prescriptions du médecin. Combien plus doit-il en être ainsi pour vous, puisque les médecins vous disent que la santé de votre corps en dépend.
En ces jours, nous voyons apparaître la Matsa, “ aliment de la guérison ”. C’est la raison pour laquelle on n’en consomme pas dans les trente jours précédant Pessa’h. Vous aurez donc une prompte guérison, pour ce qui vous concerne et il en sera de même pour votre épouse.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°2573
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2573, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mi’haël(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Adar Cheni, avec ce qu’elle contenait. J’ai reçu aussi votre lettre du 29 Adar Richon et ce qui l’accompagnait.
J’aborde, tout d’abord, ce qui est d’actualité. De nombreux élèves rentrent chez eux, pour Pessa’h. Il est important de les équiper moralement pour cela. Ceci est nécessaire pour eux-mêmes, afin qu’ils ne restent pas sans rien faire, mais surtout pour qu’ils soient les canaux assurant la diffusion, dans les endroits où ils se rendent, des valeurs juives, en général, de celles de la ‘Hassidout, de ses pratiques et de ses usages, en particulier.
Outre le bien qui en résultera pour la communauté, une telle pratique permet également de faire acquérir ces valeurs plus profondément aux élèves. Plusieurs textes de ‘Hassidout expliquent que, pour donner aux autres, il faut soi-même posséder une profonde connaissance.
J’ai écrit(2) en ce sens également au Rav C.Matusof(3).
Ce que vous écrivez, dans la feuille jointe à votre lettre, pour préciser les différents stades de l’amour de Dieu qui sont définis par le Tanya est particulièrement compliqué.
Vous posez d’abord la question suivante. Y a-t-il plusieurs formes d’amour dans le cœur de l’homme ? Je ne comprends pas quelle est votre difficulté. On peut constater concrètement que c’est effectivement le cas. Il existe plusieurs manifestations de l’amour qui ont toutes un point commun, celui de rechercher la proximité de Dieu.
De même, vous dites que l’esprit possède dix forces et vous demandez si les attributs de l’intellect, à l’origine de ceux des sentiments, appartiennent aussi à l’esprit. Non seulement, l’intellect fait partie de l’esprit, mais il en est de même également pour ce qui découle de l’intellect. Pour autant, il est clair que ces attributs possèdent aussi une existence indépendante, même si un effet appartient à sa cause.
Certains textes précisent les différences qui existent entre l’intellect et les sentiments, mais, avant tout, chaque force possède une existence spécifique, au sein même de l’esprit. Et, il existe, au total, dix forces.
Les différents stades et diverses formes d’amour sont définis dans la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui est imprimée à la fin du Kountrass Ha Avoda, paru aux éditions Kehot, à Brooklyn. Des références sont également indiquées dans mes notes sur le chapitre 2 du Kountrass Ets ‘Haïm. En consultant ces textes, vous ferez disparaître la plupart de vos interrogations. Vous consulterez également le commentaire du Tanya, dont l’auteur est vraisemblablement le Rav C.Grounam(4), édité, par reproduction de l’original, il y a quelques années, par le Rav A.Pariz(5).
Concernant l’amour qui découle de la miséricorde, vous consulterez le Likouteï Torah Chir Hachirim, au début du discours intitulé “ Comme sont belles ” et, de manière plus détaillée, le Boné Yerouchalaïm, au chapitre 108.
Bien évidemment, les corrections qui ont été introduites dans le Tanya édité à Brooklyn peuvent être discutées et l’on est en droit de s’interroger, à leur propos.
Vous posez une question sur la note de la page 55a, dans laquelle je m’interrogeais sur le mot “ etc. ” qui apparaît dans le texte. Vous dites que celui-ci a pour objet d’écarter l’amour qui reste caché dans le cœur et ne peut donc apporter l’élévation. Mais, s’il en est ainsi, le “ etc. ” est en opposition à ce qui a été dit auparavant, puisqu’il est question, dans le contexte, de l’amour et de la crainte qui réalisent effectivement l’élévation.
Il semble donc que le mot “ etc. ” introduit la possibilité d’une élévation vers le monde d’Atsilout, comme le montre la page 53a. Ceci explique simplement : A) pourquoi il n’est pas du tout question de cette élévation, B) pourquoi cette idée est introduite, de manière allusive, par le mot “ etc. ” et non clairement exprimée. D’après ce qui vient d’être dit, on peut avancer, comme le précise la page 53a, qu’il s’agit bien de notions cachées, auxquelles on n’a pas accès.
Avec ma bénédiction pour une fête des Matsot cachère et joyeuse, dans l’attente de votre réponse sur tous ces points et aussi sur ma précédente lettre, que vous avez sûrement reçue, il y a quelques temps,
Notes
(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknes. Voir, à son sujet, la lettre n°2311. (2) Il s’agit de la lettre n°2541. (3) Le Rav Chlomo Matusof, de Casablanca. Voir, à son sujet, la lettre n°2273. (4) Le Rav Chmouel Grounam, premier guide spirituel de la Yechiva fondée à Loubavitch par le Rabbi Rachab. (5) Le Rav Avraham Pariz, de Terre Sainte.
Lettre n°2574
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2574, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
4 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je te salue et te bénis,
Tu me dis que, depuis quelques temps déjà, tu penses quitter la Yechiva, malgré le fait que tu y es bien, car celle-ci t’impose une âpre lutte(1). Il n’y a là rien d’étonnant. Le Kohélet parle, au chapitre 9, d’une “ petite ville ” et le traité Nedarim précise que celle-ci fait allusion au corps. Il est dit que “ peu de personnes y habitent et un grand roi y arrive ”, lequel est, en l’occurrence, le mauvais penchant, appelé “ roi vieux et fou ”. Celui-ci mène, dans la ville, de sanglants combats.
Si tu apprends le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab, au troisième additif qui est à la fin du livre et surtout à la page 87, tu verras à quel point le mauvais penchant est opposé à l’étude dans une Yechiva où l’on apprend la ‘Hassidout.
Néanmoins, le résultat est à la mesure de l’effort(2), ce qui veut dire que l’on attend de chacun uniquement ce qu’il a la force d’accomplir. Si tu fais usage de cette force, ce qui est nécessaire pour que tu puisses servir Dieu, tu accompliras les termes de la fin du verset, précédemment cité, de Kohélet : “ Il y trouva un homme pauvre et sage ” lequel, d’après la Guemara, est le bon penchant. Et, “ il sauva la ville par sa sagesse ”.
Dieu fasse que tes idées ne te causent pas de tord, de même qu’à tes amis. Néanmoins, la réparation et la Techouva sont nécessaires. Et, il faut regretter également ce qui s’est passé, même si cela est maintenant terminé, comme tu l’écris. En effet, tu es l’un des plus âgés, parmi eux(3). Je propose donc, pour toi comme pour tes amis, que le moyen d’accéder à la Techouva soit le suivant.
Vous jeûnerez, pendant une demi journée, le lundi, le jeudi et le lundi après Pessa’h(4) et vous donnerez de la Tsédaka pour remplacer le jeûne de la seconde moitié de la journée. De plus, pendant le temps libre, puisque vous êtes dispensés des études profanes(5), vous étudierez, si possible tous ensemble, les onze premiers chapitres du Dére’h ‘Haïm de l’Admour Haémtsahi. Vous le réviserez plusieurs fois, jusqu’à en connaître le contenu par cœur. Vous étudierez également, si possible tous ensemble, le traité Taanit.
Ceci réglera aussi la question de savoir ce que vous devez faire pendant votre temps libre, puisque vous ne prenez pas part aux études profanes.
Dieu fasse que toi et tes amis, ayez un Pessa’h cacher. Vous consommerez la Matsa, qui fait allusion à la soumission, à l’opposé de l’orgueil, symbolisé par le ‘Hamets. Et, vous conserverez tout cela profondément, tout au long de l’année.
Avec ma bénédiction pour tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Voir également la lettre n°2551. (2) Textuellement “ la marque, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”. (3) Parmi les élèves de la Yechiva. (4) Au début du mois d’Iyar. Ces jeûnes ont été instaurés par les Sages pour expier les débordements de la fête. (5) Le Rabbi dit “ de vos études en anglais ”, s’agissant d’une Yechiva qui se trouve en Amérique, dans laquelle certains élèves étudient les matières profanes alors que d’autres ne le font pas.
Lettre n°2575
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2575, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Adar Cheni, dans laquelle vous posez encore une fois la question de votre déménagement(1). Vous concluez votre lettre en disant que la charge de trouver un Cho’het qui vous remplacera, y compris dans vos autres fonctions, incombe à la communauté, au comité religieux et, avant tout, au Rav, qui feront tous des efforts en ce sens.
Ma conception d’une installation ici tient en deux points : A) Il est particulièrement difficile de s’installer ici et, de manière naturelle, les perspectives ne permettent pas de prévoir une évolution positive de cette situation. B) En chaque endroit où l’on agit et où l’on obtient un résultat, on doit s’assurer que rien ne manque à ce qui est accompli. Certes, on vous a assuré que l’on prendrait des mesures, mais, pour l’heure, nul n’a commencé à le faire et je ne sais pas si vous pouvez quitter la ville sur la base de cette promesse.
Même si vous trouvez une personne capable d’accomplir tout cela, vous devez, néanmoins, prendre conseil, de manière précise, auprès de vos amis et des ‘Hassidim, dans différents pays(2), afin de déterminer où vous installer.
Que Dieu vous guide sur le chemin qui sera bon pour vous et pour les membres de votre famille, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°2265 et 2558. (2) Pour déterminer les opportunités de travail que l’on peut y trouver.
Lettre n°2576
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2576, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai pris connaissance avec satisfaction de l’organisation détaillée de la Yechiva et du Beth Rivka. Vous continuerez sûrement à m’informer, à l’avenir.
Il est sans doute inutile de vous rappeler qu’il faut surveiller la crainte de Dieu des élèves, leur manière de réciter les bénédictions. Il y a là un principe fondamental de l’existence. Lorsque les enfants s’habitueront à cela, ces pratiques deviendront pour eux une seconde nature.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°2577
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2577, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
5 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous joint un chèque, établi sur l’une des caisses de bienfaisance de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, un homme droit et intègre, qui s’écarte du mal.
Ainsi se réalisera en vous l’affirmation de nos Sages, exprimée au traité Baba Batra 15b, selon laquelle “ celui qui reçoit une pièce de Job obtient la bénédiction ”.
Lettre n°2578
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2578, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris de n’avoir aucune nouvelle de vous depuis bien longtemps, même si j’en obtiens par d’autres personnes et par vos proches.
Je voudrais, par la présente, évoquer ce qui est d’actualité, la fête de Pessa’h qui approche et qui implique, avant tout, de consommer de la Matsa, le premier soir. Cette fête est basée sur le fait que “ tu diras à ton fils ”, ce qui, comme le montre le texte de la Haggadah et comme le précise la Hala’ha, inclut également l’enfant sage. Et, la Torah fait également allusion à un grand enfant. Les diverses réponses faites aux enfants, qui sont toutes définies par la Torah, établissent que le message doit être adapté à l’enfant.
Dieu vous a donné le mérite d’avoir un fils unique, qui éprouve un profond amour pour son prochain, au point de ne pas compter, de ne pas être limité par la logique. Il en a fait la preuve en protégeant et en sauvant les Juifs de Terre sainte, qui sera rebâtie et restaurée par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.
Une telle attitude est, assurément, héréditaire. Elle émane de la vitalité des ‘Hassidim, fils de ‘Hassidim. Elle fait la preuve absolue qu’en lui venant en aide, en abordant la question de la manière qui convient, on aurait pu faire de lui quelqu’un qui aime Dieu et qui se sert de ces forces non seulement au profit de son prochain, mais aussi pour la Torah et pour Dieu, ce qui, d’après l’enseignement du Baal Chem Tov(1), n’est qu’un seul et même sentiment.
Si, pour une quelconque raison, votre fils n’est pas attiré par une activité commerciale, vous devez, de toutes vos forces et par tous les moyens, lui donner la possibilité de gagner sa vie d’une autre manière, en étant employé, dans le domaine agricole ou dans la gestion d’une usine. Il importe uniquement qu’il ne se trouve pas dans un environnement qui le soumettrait en permanence à l’épreuve, pour tout ce qui concerne la Torah de lumière et la bougie qui est la Mitsva. En effet, tout dépend, pour une large part, des amis que l’on a.
Vous-même, vous vous trouvez en Terre Sainte depuis de nombreuses années. Je suis donc particulièrement surpris que vous n’ayez pas investi toute l’énergie nécessaire, dans ce domaine, que vous n’ayez pas monté une affaire dans laquelle vous auriez pu faire entrer également votre fils. Au début, chacun a besoin de l’aide d’un proche ou d’un ami. Combien plus un fils doit-il pouvoir compter sur ses parents. De la sorte, votre fils connaîtra la réussite, matérielle et spirituelle à la fois. Et, ceci aurait également été un succès pour ses parents.
Bien évidemment, je ne cherche pas à vous faire de la morale et j’ai bien conscience qu’il est inutile de se plaindre de ce qui est passé. Je fais uniquement allusion au présent et à l’avenir immédiat. Vous devez désormais vous préoccuper de votre fils, avec une attention particulière et permanente, de la manière qui vient d’être définie. Et, l’assurance nous a été donnée que les efforts sont couronnés de succès.
Il est sans doute inutile de vous préciser que le comportement d’un fils unique influence celui d’une fille unique. Lorsque l’on obtient un résultat pour le premier, on commence positivement à se consacrer à la seconde, et peut-être y a-t-il là plus qu’un commencement.
Comme vous le savez, la fête de Pessa’h marque la confiance des enfants d’Israël en le Saint béni soit-Il, ainsi qu’il est dit : “ Je Me souviens pour toi du bienfait de ta jeunesse, lorsque tu M’as suivi dans le désert ”. En ces jours-ci, à cette époque-là, les enfants d’Israël firent la preuve de leur confiance totale en Dieu et ils observèrent, de leurs propres yeux, la manne, le puits de Miryam, le fait que “ ton vêtement ne t’as pas quitté ”(2).
Chaque année, en cette période, tout cela se révèle de nouveau et cette profonde confiance met en évidence la salut collectif et individuel, la satisfaction de tous les besoins, matériels et spirituels. Comme l’explique l’Admour Hazaken, dans le Likouteï Torah(3), à la Parchat Bera’ha, page 98b, tout ceci peut se révéler, dans votre maison et dans votre entourage, également pendant le reste de l’année.
Ce passage du Likouteï Torah parle de la soumission qui est commune à toutes les fêtes et qu’il suffit donc de révéler jusqu’à la fête suivante. Mais, certains points sont également spécifiques à chacune. Ceux-là sont révélés pour l’ensemble de l’année. C’est en particulier le cas pour la fête de Pessa’h. En effet, conformément au dicton
de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui figure dans sa causerie de Pessa’h 5703(4), un reflet de toutes les fêtes existe chaque jour et celui de Pessa’h est permanent.
On peut expliquer, au moins brièvement, que Chavouot est “ le temps du don de notre Torah ”. Soukkot représente les Mitsvot, qui entourent l’homme et qui sont, de façon générale, représentées par la Tsédaka, selon le chapitre 5 du Tanya, ainsi qu’il est dit : “ J’ai placé Mes Paroles dans ta bouche et Je t’ai recouvert de l’ombre de Ma main ”. Enfin, Pessa’h, “ temps de notre liberté ”, introduit la foi et, selon l’expression du Zohar “ le pain de la foi ”.
Certains aspects de la Torah et des Mitsvot sont soumis au temps et à l’espace. Ce n’est pas le cas de la foi, qui est une Mitsva perpétuelle, la base de la Torah et des Mitsvot. C’est une évidence.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Baal Chem Tov enseigne, en effet, que “ l’amour d’Israël, celui de la Torah et celui de Dieu ne font qu’un ”. (2) Sans pour autant s’user. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°2570. (4) 1943.
Lettre n°2579
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2579, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Nissan 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Nissan, par laquelle vous me décrivez votre activité dans le domaine de l’éducation basée sur les valeurs sacrées. Vous enseignez au Talmud Torah Ets ‘Haïm et, en outre, vous êtes l’auteur de brochures d’aide à l’étude du livre de Vaykra(2), que vous avez rédigées sur la base de votre expérience, acquise dans ce domaine.
Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite de rapprocher le cœur des enfants d’Israël de leur Père Qui se trouve dans les cieux, dans l’esprit de la Tradition d’Israël, de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot, en se fondant sur l’amour et la crainte de Dieu. Ce mérite est suffisamment important pour vous permettre d’obtenir les bénédictions de Dieu, de même que les membres de votre famille, satisfaisant tous vos besoins.
Ces jours sont propices à cela, puisqu’ils précèdent la fête des Matsot. Or, cette fête commence par l’accomplissement de l’Injonction selon laquelle “ tu diras à ton fils ”, c’est-à-dire aux quatre fils définis par la Torah, se rassemblant tous pour le Séder. Au début de sa célébration, on dit : “ Voici le pain de la pauvreté ”. Puis, on le conclut en proclamant : “ L’an prochain à Jérusalem ”, ville qui représente la perfection de la crainte selon différents textes, qui sera restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h, lors de la délivrance véritable et complète.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav H.Y. Jacobson. (2) Par lequel les enfants commencent leur étude de la Torah.
Lettre n°2580
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2580, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée. Vous m’écrivez que vous êtes encore nerveuse. Après que nous ayons évoqué ce sujet à de nombreuses reprises, que vous ayez pu constater, de vos propres yeux, que Dieu vous conduit vers ce qui est votre bien, je suis surpris que vous ne trouviez pas en vous la détermination et la confiance en Dieu que vous devriez avoir.
Ainsi, vous êtes encore nerveuse. Vous réfléchissez et vous oubliez que Dieu dirige le monde entier. Vous pensez encore qu’une autre influence est concevable.
Bien plus, nous nous trouvons dans les jours qui séparent Pourim de Pessa’h, lorsque des miracles se produisirent, non seulement “ en ces jours-là ”, mais aussi “ à cette époque-ci ”. Vos pensées sont d’autant plus surprenantes.
Dieu fasse qu’à partir d’aujourd’hui, vous et votre mari, le Rav, soyez fermes dans votre foi et votre confiance en Dieu, le Roi, Roi des rois, l’Essence du bien, qui révélera, dans votre existence, un bien visible et tangible. L’Admour Hazaken explique, dans le Tanya, qu’avec une foi sincère, on peut transformer le bien caché en bien visible et tangible.
Nous préparons actuellement la fête de Pessa’h, qui commémore la sortie d’Egypte. La ‘Hassidout explique que l’on peut alors se libérer de toutes ses limites. Ceci hâtera la réalisation de ce qui vient d’être dit.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°2581
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2581, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
6 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il y a quelques temps, j’ai reçu votre lettre avec plaisir et je viens de recevoir également votre cadeau, une nappe pour Pessa’h. Je vous remercie beaucoup pour cette attention qui a réellement une grande valeur, à n’importe quel moment. Rabbi Akiva dit, en effet, que “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est “ un grand principe de la Torah ”.
Combien plus en est-il ainsi lorsqu’il s’agit de quelqu’un que l’on consulte généralement lorsque l’on a de la peine ou du soucis. Toute manifestation de joie ou d’amour du prochain lui est donc particulièrement précieuse.
A l’occasion de la fête des Matsot, qui approche, Dieu fasse que celle-ci soit célébrée dans la Cacherout et joyeusement. Très prochainement, nous mériterons la liberté évidente et véritable. Nous serons délivrés des tracas matériels et de tout ce qui empêche de mettre en pratique le Précepte : “ Servez Dieu dans la joie ”.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Lettre n°2582
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2582, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 3 Nissan et à ce qui y était joint. Vous dites que j’ai donné l’ordre de participer à la collecte de Pourim. Je ne sais pas qui a mentionné ce terme devant vous, car il s’agissait uniquement d’une proposition. Bien évidemment, quand quelqu’un fait une proposition, c’est qu’il l’estime judicieuse. Pour autant, il ne s’agit pas d’un ordre.
Vous avez été l’émissaire pour me faire connaître les noms des participants à cette collecte. Vous voudrez bien leur communiquer également cette précision, tout en soulignant que leur initiative a été bonne et judicieuse.
L’extrait d’une causerie qui vous est parvenu a dû permettre de l’établir. Vous consulterez également le Likouteï Torah, au début de la Parchat Chemini, qui commente l’expression “ Il a touché ”.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
M. Schneerson,
Lettre n°2583
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2583, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Nissan 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Concernant le fait de jeûner(1) le jeudi, je t’ai déjà écrit, il y a quelques temps que cette pratique n’est pas conforme à l’enseignement que nous avons reçu de nos saints maîtres.
Il en est de même pour la lecture des Tehilim pendant la nuit. D’une part, notre coutume est de ne pas le faire pendant la première moitié de la nuit. Quant à la seconde, il peut arriver que l’on aille se coucher plus tard, mais l’on ne peut pas le faire de manière systématique, faute de quoi on compromettrait sa santé. Un service de Dieu judicieux et l’étude de la ‘Hassidout s’en trouveraient ainsi compromis.
En conséquence, tu décideras, calmement, de quelle manière agir après t’être entretenu avec le Rav N.Nemanov(2). Tu fixeras ton étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, mais tu écarteras les jeûnes et les veillées.
Que Dieu te guide sur le bon chemin, dans ce domaine.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2346. (2) Le Rav Nissan Nemanov, de Brunoy, France. Voir, à son sujet, la lettre n°2278.
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