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Iguerot Kodesh — lettres 2503 à 2522

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2503

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2503, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de ce que vous avez indiqué à ce jeune homme(1), pour lui permettre d’accéder à la Techouva. Vous avez bien fait de ne pas l’obliger à apprendre par cœur Igueret Hatechouva, afin qu’il ne pense pas qu’un simple effort, portant sur la ‘Hassidout, est suffisant pour effacer ce qui s’est passé(2).

Il est impossible de fixer des principes tranchés, dans ce domaine, car chacun est différent. Il faut aussi être prudent, car protester et souligner la gravité de la faute n’est pas toujours heureux. Comme vous le savez, il est préférable, dans la mesure du possible, de ne plus penser à ce qui s’est passé.

Néanmoins, on doit, de temps à autre, rappeler à quel point une telle attitude est condamnable, comment elle provoque la chute, d’une cime élevée vers une fosse profonde et même encore plus que cela, comme l’explique le début du Séfer Hamitsvot, du Tséma’h Tsédek.

Le risque est souligné également par la gravité de la punition, définie par plusieurs textes de la Loi Ecrite. On peut en prendre conscience en observant le terrible châtiment qui est infligé à l’âme, “ parcelle de Divinité véritable ”(3), en sachant que “ l’émissaire d’un homme est considéré comme cet homme ”. Or, il s’agit, en l’occurrence, de l’Homme Supérieur, Qui siège sur le Trône céleste, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaykra. Rien ne doit donc empêcher de mener à bien cette mission.

On peut en déduire la grande chute à laquelle on aboutit quand on n’utilise pas les forces dont on dispose et, à plus forte raison, quand on en fait un usage contraire à celui qu’elles devraient avoir.

Vous évoquez la parution des discours ‘hassidiques et des causeries(4). Ceci implique une immense charge de travail, qui conduirait à négliger d’autres domaines. Je m’occupe de la publication des discours ‘hassidiques de 5704(5), qui sont prêts pour l’impression. Il suffit d’en faire la relecture et de leur ajouter des références. Puis, il y aura les discours ‘hassidiques de 5701(6). Un projet en repousse donc un autre.

Notes

(1) Voir, à son sujet, la lettre n°2337. (2) L’émission de semence en pure perte. (3) Selon l’expression du Tanya. (4) Prononcés par le Rabbi, pendant les réunions ‘hassidiques. (5) 1943-1944, du précédent Rabbi. (6) 1940-1941, du précédent Rabbi.

Lettre n°2504

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2504, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yossef(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 2 Adar Cheni. Je suis surpris que vous ne parliez pas de ce que j’ai appris par ailleurs, c’est-à-dire votre nomination au titre de président d’Agoudat Israël de Cincinnati. S’il en est réellement ainsi, vous disposez de moyens accrus afin d’agir dans votre ville, pour tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, en général, la ‘Hassidout, ses voies et ses usages, en particulier.

Les moyens d’agir diffèrent, d’un endroit à l’autre, mais, partout, il est possible de les découvrir et de transmettre la ‘Hassidout, en ce lieu, à tous ceux qui y résident. Commentant le verset “ la Tsédaka(2) élève une nation ”, l’Admour Hazaken assure que toutes les parties de l’âme reçoivent cette élévation, comme le dit le début du Torah Or.

Certes, il s’agit là de Tsédaka matérielle, mais l’on peut en déduire qu’il en est de même lorsque celle-ci est spirituelle. Cette dernière permet donc d’obtenir une bénédiction et une réussite accrues, afin de pouvoir éduquer ses enfants.

Je donnerai lecture de la demande de bénédiction qui se trouvait dans votre lettre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Dieu vous accordera la réussite et vous pourrez donner de bonnes nouvelles, en tous ces domaines.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Goldstein. Voir, à son sujet, la lettre n°2036. (2) Y compris quand elle est spirituelle.

Lettre n°2505

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2505, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Adar Cheni, de même que celle qui la précédait. Comme vous me le demandez, je m’empresse de vous répondre pour vous dire que j’ai été satisfait de votre affirmation selon laquelle vous défendez avec force ceux qui sont attaqués afin de faire la preuve qu’ils ont raison.

Comme je l’ai écrit, dans plusieurs de mes lettres, l’assurance nous a été donnée que toutes ces attaques inutiles fondront comme de la glace, à condition qu’on ne leur accorde aucune importance en en concevant du désespoir, ce qu’à Dieu ne plaise.

Il est clair que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, dirige toutes les institutions ‘Habad. Ceux qui s’efforcent de les renforcer et de les développer seront protégés des accusations inutiles, des arguments fallacieux. Ils continueront, dans le calme, à assumer leur mission sacrée, celle de grandir et de parer la Torah, dans l’esprit de la Tradition d’Israël et surtout de diffuser l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages.

En ces jours, nous multiplions notre joie et, en tout ce qui vous concerne, vous observerez une abondante bénédiction, une abondante réussite, comme le disent nos Sages, à la fin du Midrach Esther Rabba.

Avec ma bénédiction de bonne santé et de réussite, matérielle et spirituelle, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2506

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2506, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du dimanche de la Parchat Vaykra. Je suis surpris de votre affirmation selon laquelle vous ne savez pas ce que vous pouvez faire pour diffuser la ‘Hassidout, alors que vous habitez dans une ville où se trouvent de nombreux Juifs qui ne connaissent pas son enseignement, ses voies et ses pratiques. Et, même ceux qui les connaissent n’en ont qu’une idée sommaire.

Vous pourriez organiser, de temps à autre, une réunion ‘hassidique, y raconter les récits des Justes qui sont rapportés dans le Séfer Hasi’hot ou le Likouteï Dibbourim, vous efforcer d’en tirer un enseignement pour l’existence quotidienne.

Bien évidemment, les conditions diffèrent, d’un endroit à l’autre, mais il est clair qu’en tout lieu où Dieu envoie un Juif, son épouse et les membres de sa famille, ceux-ci doivent introduire Sa Lumière, comme l’ont expliqué nos saints maîtres et les ‘Hassidim, à chaque génération.

Et, rien ne résiste à la véritable détermination.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2507

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2507, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Que Dieu garde quiconque de se contenter de ses acquis, dans le domaine de l’éducation, surtout d’après les instructions de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lesquelles chaque résultat obtenu, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, même s’il est le plus considérable, doit mettre en éveil un appétit considérable. En effet, si un simple effort a permis de réaliser tout cela, combien plus un effort soutenu doit-il être fructueux(1).

A l’autre extrême, l’acquis le plus limité doit aussi insuffler l’ardeur nécessaire pour poursuivre ses efforts. Là encore, si ce qui est accompli de manière intéressée permet, néanmoins, de surmonter les voiles et les obstacles trouvant leur origine dans la faute du veau d’or(2) et fait apparaître un trait de lumière, combien plus l’aide de Dieu est-elle acquise(3) et il est dit que “ l’on vient en aide à celui qui désire se purifier ”.

Avec ma bénédiction de bonne santé et de réussite, de même que dans l’éducation des enfants juifs, à la crainte de Dieu et à l’étude de notre sainte Torah,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2309. (2) Source de toutes les fautes. (3) Lorsque l’on agit de manière désintéressée.

Lettre n°2508

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2508, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la Parchat Vaykra. Je suis surpris que vous parliez de votre maison, de toutes les préoccupations matérielles, mais que vous n’évoquiez pas votre participation à l’étude de la Torah ou aux réunions ‘hassidiques.

Or, ce sont bien là les canaux par lesquels on reçoit la bénédiction et la réussite en tout ce dont on a besoin. Et, lorsque les canaux sont en place, on peut se demander pourquoi la bénédiction que l’on obtient n’est pas celle que l’on désire. A l’opposé, lorsque l’on considère uniquement cette bénédiction, sans se préoccuper des canaux, comment s’étonner ?

Bien évidemment, l’essentiel n’est pas d’écrire ce qui s’est passé, mais bien qu’il y ait une action concrète, une ardeur accrue à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot, comme le demande notre sainte Torah. De la sorte, Dieu accorde bénédiction et réussite. Bien plus, Il les accroîtra sûrement.

Vous pouvez envoyer à mon secrétariat l’argent qui vous a été remis pour financer le mariage d’un couple nécessiteux, mais l’on doit savoir qui est ce couple car, en Terre Sainte, de nombreuses personnes sont dans ce cas. Si l’on sait de qui il s’agit, on pourra faire parvenir ce montant de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2509

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2509, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 26 Adar Richon.

J’ai vu avec satisfaction que vous et votre épouse, vous engagez à donner de la Tsédaka et à adopter, sans en faire le vœu, les bons comportements que j’évoquais.

Vous me dites que vous avez fait vérifier vos Tefillin et vos Mezouzot, que celles-ci étaient cachères. Néanmoins, cette vérification doit être effectuée par un Sofer expérimenté et il serait bon que celui-ci m’écrive personnellement pour me dire ce qu’il a trouvé. En effet, il me semble qu’il y a un doute. Peut-être s’agit-il des boîtiers. Vous demanderez donc au Sofer de m’écrire tout cela.

Vous concluez votre lettre en me demandant comment me récompenser. Ma récompense sera l’action que vous mènerez auprès des fils et filles d’Israël pour rapprocher leur cœur du service de Dieu, avec proximité et amour du prochain.

Avec l’effort qui convient, vous trouverez sûrement le moyen de réaliser tout cela. De temps en temps, il serait bon que vous receviez un invité à la maison. La Mitsva de l’hospitalité est, en effet, propice pour avoir des enfants.

Avec ma bénédiction pour la satisfaction de la requête de votre cœur et de celui de votre épouse,

Pour le Rabbi Chlita,

Lettre n°2510

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2510, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue(1),

J’ai été consterné d’apprendre que vous n’êtes pas en bonne santé, depuis plusieurs semaines. J’espère qu’à réception de la présente, vous irez mieux et pourrez me le faire savoir. En effet, il est préférable d’accomplir soi-même une Mitsva plutôt que de déléguer quelqu’un pour le faire. Or, “ avoir un corps en bonne santé fait partie des voies de Dieu ”(2).

La foi pure de chaque Juif et de chaque Juive intègre également la croyance que Dieu est le seul Maître de l’univers et de tout ce qu’il contient, du monde matériel, de chaque homme et de chaque femme. Dieu est l’Essence du bien et Il souhaite accorder uniquement le bien à chacun et à chacune.

Or, la santé physique est déterminante, en la matière, comme l’explique le Rambam, dans ses lois des opinions, à la fin du chapitre 3 et au début du chapitre 4. Vous connaissez également le commentaire que donne le Bal Chem Tov(3) du verset “ lorsque tu verras l’âne de ton ennemi ployer sous son fardeau…, tu lui viendras en aide ”. Tout ceci est expliqué dans le discours ‘hassidique du 10 Chevat 5713(4).

Lorsque, non seulement on sait mais, en outre, on ressent tout cela, on peut l’incruster en son âme, avec un calme intérieur, qui provoquera une amélioration immédiate de la santé et une prompte guérison.

Dieu fasse que vous puissiez me donner de bonnes nouvelles, en tous ces domaines. Qu’Il accorde que cela soit au plus vite.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Selon les termes du Rambam. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2475. (4) 1953, prononcé par le Rabbi à l’occasion de la Hilloula du précédent Rabbi.

Lettre n°2511

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2511, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai lu avec plaisir, à la fin de votre lettre, que vous enseignez différentes matières, aux élèves, plus âgés ou plus jeunes.

A n’en pas douter, se réalisera en vous la promesse de l’Admour Hazaken, commentant le verset “ La Tsédaka élève une nation ”(1). Il dit que : “ Son cerveau et son cœur(2) deviennent mille fois plus affinés ”.

Le chiffre de mille doit ici être interprété au sens littéral. En conséquence, votre étude personnelle, votre prière, votre méditation avant, pendant et après cette prière seront mille fois plus fructueuses.

Avec ma bénédiction pour que, très prochainement, vous trouviez le parti qui vous convient, matériellement et spirituellement à la fois,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2504. (2) Le cerveau et le cœur de celui qui donne de la Tsédaka, même morale.

Lettre n°2512

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2512, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me demandez si votre fils doit rentrer à la maison pour Pessa’h. Je suis obligé de vous dire que, la dernière fois qu’il l’a fait, il en est revenu particulièrement déconcerté, ayant perdu le désir d’étudier. Il lui a fallu un certain temps pour qu’il reprenne son étude comme auparavant.

En conséquence, s’il est possible que votre fils ne rentre pas à la maison et n’interrompe pas ses études, il me semble que cela lui serait très profitable.

Que Dieu vous accorde, de même qu’à votre épouse, le mérite et le succès, afin de concevoir de ce fils, beaucoup de satisfaction juive et ‘hassidique.

Avec ma bénédiction de joyeux Pourim,

Lettre n°2513

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2513, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui

craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Azryel Zelig(1),

Je vous salue et vous bénis,

Concernant l’association mondiale pour les Tehilim(2), il est difficile d’envisager de nouvelles dépenses, pour différentes raisons. Néanmoins, dans la mesure où mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, accordait une importance particulière à cette activité, vous trouverez sûrement un moyen de la poursuivre avec un minimum de dépenses et de réciter des Tehilim au moins deux fois par semaine.

La coutume de Jérusalem veut que ceux qui se consacrent à l’étude se partagent entre plusieurs institutions et plusieurs Yechivot. Il convient donc que ceux qui étudient la ‘Hassidout dans nos Yechivot et nos institutions participent également à la lecture des Tehilim. D’une part, cela réduira les dépenses. D’autre part, la prière de celui qui se consacre à la partie profonde de la Torah est mieux exaucée. J’attends de vos nouvelles réjouissantes, dans ce domaine.

Comme vous l’avez demandé, on vous a envoyé, à titre gracieux, un Tehilim avec le commentaire du Tséma’h Tsédek et un Tanya. Vous me confirmerez sûrement les avoir reçus.

Pour ce qui est de la synagogue ‘Habad qui a été fondée dans le quartier de Chaareï ‘Hessed(3), il est clair qu’il faut immédiatement y instaurer un cours de ‘Hassidout, en plus de celui qui porte sur la partie révélée de la Torah. Car, même si la prière conforme au rite du Ari Zal et de l’Admour Hazaken est très importante, il est dit que “ Dieu aime les portes de Tsion ” et, conformément à l’interprétation de nos Sages(4), il faut donc en faire un lieu de Torah.

Avec ma bénédiction de prompte guérison et en vous remerciant d’avance pour tout cela,

Notes

(1) Le Rav A.Z. Slonim, de Jérusalem. (2) Voir, à ce sujet, l’introduction d’Iguerot Kodech du précédent Rabbi, tome 6, page 10 et 11. (3) A Jérusalem. (4) Rapprochant Chaar, la Porte, de Chiyour, l’étude.

Lettre n°2514

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2514, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai déjà écrit que la réussite des ‘Hassidim dépend de leur acceptation de la vérité suivante. Ils ne sont pas des concurrents, mais doivent venir en aide l’un à l’autre.

Tant que cela n’apparaît pas clairement dans leur action, les canaux véhiculant la bénédiction se tarissent. Et, comme le dit le Tséma’h Tsédek(1), Alef et Beth(2) sont les initiales de A’hdout, l’unité et Bera’ha, la bénédiction…(3).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1971. (2) Les deux premières lettres de l’alphabet. (3) Alors que Guimel et Dalet, les lettres suivantes sont les initiales de Gaava, l’orgueil, Dalout, la pauvreté.

Lettre n°2515

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2515, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Betsalel(1), émissaire des Sages,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres du 3, du 7 et du 12 Adar Cheni, avec ce qui y était joint. J’ai également reçu le chèque, d’un montant de sept cent cinquante Shekels.

Vous évoquez l’achat d’un bâtiment pour la Yechiva(2). Je suis satisfait de constater que vous voyez grand(3). Vous poursuivrez donc, dans le même état d’esprit, que les membres de votre communauté considéreront comme une qualité. Nos Sages disent que “ l’or fut créé uniquement pour le Temple ” et ils vérifieront qu’il en est bien ainsi. L’avantage spirituel en est bien évident, puisque, de la sorte, la Yechiva se développera.

Il faudrait encourager ceux qui sont actifs, en la matière, leur inspirer l’enthousiasme afin que ne se produise pas ce qui est décrit dans le Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaykra, à propos de l’initiative divine, ainsi qu’il est dit : “ Lorsque l’homme ensemence le premier…(4) ”.

Il faut obtenir un résultat concret. La Yechiva doit se développer, connaître une réussite considérable, un accroissement quantitatif et, avec le temps, qualitatif également.

Vous connaissez sûrement le récit(5) rapportant ce que les élèves du Maguid(6) disaient de l’Admour Hazaken : “ Un lituanien souhaite recompter(7) ”. En tout état de cause, il ne faut pas laisser de place au doute et à l’hésitation.

A l’occasion de Pourim, qui approche, Dieu fasse que l’on se réjouisse “ jusqu’à ne plus savoir…(8) ”. Pour cela, il faut être ivre de vin, qui fait allusion à l’enseignement de la ‘Hassidout et conserver tout cela pour le reste de l’année.

Avec ma bénédiction,

On vous a demandé l’explication du passage suivant du Colbo, à la fin du chapitre 122(9) : “ Pour retrouver le compte des années d’un homme, alors que celui-ci ne l’a pas révélé, on prendra ce qui reste d’une division par trois multiplié par soixante dix, ce qui reste d’une division par cinq multiplié par vingt et un et ce qui reste d’une division par sept multiplié par quinze. Du total, on ôtera cent cinq et le reste sera le chiffre recherché ”.

Au Moyen Age, de tels calculs étaient fréquents. Ils se font encore, à l’heure actuelle, parmi les élèves de la Yechiva. Vous consulterez également l’interrogation de nos Sages, au traité Meguila 23a : “ A quoi correspondent le trois, le cinq, le sept ? ”

Notes

(1) Le Rav B.Wilshanski. Voir, à son sujet, la lettre n°1778. (2) De Melbourne, en Australie. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2310. (4) “ Il donne naissance à une fille ”. Lorsque l’effort est suggéré à l’homme, mais ne vient pas de son fait, le résultat obtenu est faible. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°2550. (6) De Mézéritch. (7) Il souhaite observer de ses propres yeux le résultat concret. (8) Faire la différence entre “ béni soit Morde’haï ” et “ maudit soit Haman ”. (9) Voir, à ce sujet, le recueil Hadarom, volume n°19, page 171 et volume 20, page 150. On y trouve un exemple de ce calcul, pour une personne âgée de 32 ans. Lorsque ce chiffre est divisé par trois, il reste 2. Or, deux fois 70 font 140. Si l’on divise 32 par 5, il reste également 2. Et, 2 fois 21 font 42. Si l’on divise 32 par 7, il reste 4. 4 fois 15 font 60. Si l’on additionne 140, 42 et 60, on obtient 242, desquels on retire 2 fois 105, soit 210. On retrouve ainsi le chiffre initiale de 32.

Lettre n°2516

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2516, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo Zalman(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 23, 26, 27, 28, 30 Adar Richon, 3, 4 et 7 Adar Cheni, avec ce qui y était joint. J’attends d’autres bonnes nouvelles dans les domaines que vous évoquez. De même, si vous avez des informations sur la visite de monsieur Chazar(2) dans votre ville(3), vous me les communiquerez.

J’ai pris connaissance avec satisfaction de ce que vous écrivez, à propos du distingué ‘Hassid qui craint Dieu. Vous lui expliquerez qu’il ne doit pas être chagriné, à la fin de la semaine, lorsqu’il constate que ses gains ne sont pas aussi importants que ce qu’il escomptait. Vous connaissez l’opinion de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle un commerçant ne doit pas établir une balance chaque semaine, mais seulement de temps à autre.

De façon générale, ce qui appartient au domaine de la Sainteté doit être compté. Pour autant, ce compte doit être établi uniquement en des moments propices, d’autant que cet homme semble lui-même en être troublé. Il établit ses comptes en fonction de la dîme qu’il prélève et cela est une bonne initiative. Mais, cela ne doit pas influer sur l’avancement, le développement et la confiance en Dieu.

En la matière, le don de la Tsédaka est propice. La lecture des Tehilim est également efficace. Peut-être serait-il bon que vous étudiez avec lui ou lui expliquiez ce qui est dit dans la “ porte de la confiance en Dieu ” du ‘Hovat Halevavot.

Concernant l’en-tête pour l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, une recherche est actuellement faite, sur la base d’une proposition qui a été formulée par ailleurs. Lorsque l’on aboutira à un résultat final, vous en serez informé.

Notes

(1) Le Rav C.Z. Hecht de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°2386. (2) Voir, à son propos, les lettres n°2343, 2558 et 2591. (3) Chicago.

Lettre n°2517

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2517, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos lettres du 22 Adar Richon, de Roch ‘Hodech et du 6 Adar Cheni. Je vous remercie de m’avoir informé de l’amélioration de votre état de santé. Sans doute vous préoccupez-vous de votre santé physique. Plusieurs textes de ‘Hassidout expliquent, en effet, que l’on doit mettre en pratique le Précepte : “ Tu lui viendras en aide ”(1).

Lorsque le corps est en bonne santé, il est plus aisé de le convaincre qu’il ne doit pas troubler l’homme, qu’il doit, bien au contraire, lui venir en aide pour servir Dieu. Et, le Baal Chem Tov souligne qu’il faut le faire joyeusement.

Bien évidemment, l’importance du voile et de l’obscurité me peine. On peut constater de ses yeux de chair que les difficultés s’amenuisent, que le moment est propice pour multiplier les élèves, issus de différents milieux, y compris de ce que l’on peut, à proprement parler, qualifier d’extérieur. Cette augmentation pourra être d’abord quantitative puis, le moment venu, elle deviendra également qualitative. A la place de tout cela, les difficultés internes se multiplient et se développent, dans des domaines dont l’âme animale elle-même perçoit la futilité.

J’ai déjà écrit de nombreuses fois qu’il y a suffisamment de travail pour tous, suffisamment d’honneurs, véritables ou contrefaits. Or, chacun tire l’ensemble vers lui. Les décisions et les explications évoluent, selon les périodes, d’une extrême à l’autre.

Mon beau-père, le Rabbi, explique, dans l’une de ses causeries(2) qu’un moment viendra bientôt où l’on se frappera sur le front, en se disant que l’on vient d’avoir l’occasion de servir Dieu de manière agréable et que l’on n’a pas su en profiter.

Certes, mon beau-père, le Rabbi faisait allusion à la délivrance complète et, de fait, lorsque nous l’obtiendrons, on regrettera de ne pas avoir saisi les opportunités qui se présentaient, pendant le temps de l’exil. Mais, à une dimension plus réduite, il en est ainsi pour chacun, pendant le temps de l’exil. Certains faits sont plus clairement révélés, car on supprime ce qui leur impose le voile. En la matière, on peut donc appliquer ce qui vient d’être dit et adopter cette manière de raisonner.

Il faudrait expliquer aux professeurs qu’ils travaillent dans les institutions de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En conséquence, même si ce qu’ils reprochent à telle ou telle autre personne est justifié, ils ne doivent pas, pour autant, se punir eux-mêmes, diminuer leur mérite et leur réussite personnels, en réduisant leur participation à ces institutions. Vous saurez trouver les mots pour leur dire tout cela.

Je ne veux pas dire qu’ils doivent souffrir, ce qu’à Dieu ne plaise. Bien au contraire, nous avons pu constater dernièrement, la grande bénédiction, non seulement spirituelle mais également matérielle, au sens le plus littéral, qui peut être obtenue lorsque mon beau-père, le Rabbi, invoque la miséricorde divine pour ceux qui prennent part à son œuvre. On peut vérifier qu’il en est concrètement ainsi.

Je veux simplement souligner la nécessité de leur expliquer qu’ils se trompent dans leur manière d’aborder la question. Ils se comportent comme s’il s’agissait de l’affaire personnelle de telle ou telle autre personne, contre lesquelles ils entrent en guerre. S’il n’en était pas ainsi, pourquoi feraient-ils tout cela plutôt que d’aller trouver un autre travail ?

Or, une telle approche du problème est totalement fausse. Mon beau-père, le Rabbi, leur a confié un sort enviable, matériellement et spirituellement. Il leur a indiqué ce qu’il devait choisir, ainsi qu’il est dit : “ Tu choisiras la vie ”. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Que Dieu vous accorde la réussite afin que vous annonciez de bonnes nouvelles dans tous ces domaines. Vous le ferez sans emportement et de manière réfléchie, acceptable également pour les élèves. Ainsi, la solution trouvée sera durable.

Avec ma bénédiction de joyeux Pourim, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille, en bonne santé,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2475. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°680.

Lettre n°2518

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2518, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires, grand érudit,

issu d’une illustre lignée, d’une sainte famille,

le Rav Avraham(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 23 Adar Richon, dans laquelle vous évoquez la visite, dans votre ville du ‘Hassid aux multiples accomplissements, plein d’ardeur et réalisant de grands accomplissements, le Rav Chimeon Jacobovits. Celui-ci a commenté la Torah dans votre synagogue et maison d’étude. Ceux qui l’ont entendu en ont été satisfait.

Il faut espérer que ces propos pénètrent dans leurs cœurs, de sorte que s’accomplisse la promesse du verset : “ La chose est très proche, dans ta bouche et dans ton cœur, pour l’accomplir ”. Dieu fasse que chacun d’entre nous assume la mission qui lui est confiée, ici-bas. Chaque Juif est l’émissaire de l’Homme Supérieur, Qui siège sur le Trône céleste, comme l’explique le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, auteur du Choul’han Arou’h et du Tanya, au début de la Parchat Vaykra.

Bien évidemment, on doit affronter différentes barrières et obstacles pour mener à bien cette mission, dans le monde et dans sa partie que chacun reçoit en partage. Nos Sages proposent un remède efficace, pour cela : “ La joie brise les limites ”. Il faut donc éprouver la joie de la Mitsva, qu’il s’agisse d’une Mitsva à proprement parler ou d’un enseignement, de portée générale, qui est un grand principe de la Torah, “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”(2).

A tout cela, s’applique ce que dit le Rambam à propos de la joie(3), à la fin des lois du Loulav.

Ces jours d’Adar, pendant lesquels on multiplie sa joie, sont propices pour tout cela, d’autant qu’il y a deux Adars et que l’on adopte l’avis le plus rigoriste, exprimé dans le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, au chapitre 588, paragraphe 7, selon lequel on multiplie sa joie durant le premier et le second Adar.

Avec mes respects et ma bénédiction de joyeux Pourim,

Notes

(1) Le Rav A.Abuhatsera, de Yavné, en Erets Israël. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2500. (3) Il souligne qu’elle est nécessaire en tout temps.

Lettre n°2519

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2519, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous envisagez encore une fois la possibilité de venir ici. J’en suis surpris. Vous constatez la réussite de votre travail, dans l’endroit où vous vous trouvez actuellement. Vous observez également que personne ne pourrait vous remplacer. Tout cela fait la preuve que vous avez trouvé la mission qui est la vôtre dans ce monde, durant ces mois. Pourquoi cherchez-vous à abandonner votre mission pour vous rendre dans un autre endroit ?

Bien plus, la causerie(1) du 19 Kislev 5664(2) souligne que le service de Dieu est troublé lorsque l’on pense à une action pendant qu’on en réalise une autre. Et, l’on a expliqué ici, lors d’une réunion ‘hassidique, le sens de l’expression “ pensées étrangères ”. Celles-ci ne sont pas nécessairement inutiles et encore moins interdites. Elles sont, néanmoins, “ étrangères ” dans le contexte où elles surviennent et, dès lors, elles dérangent le service de Dieu, d’autant que chaque Juif appartient à “ une nation sainte ”. Vous connaissez également l’importance de la pensée pour tout ce qui est consacré(3).

Assumez donc votre mission là où vous vous trouvez. Vous devez éprouver une grande joie, puisque vous êtes le canal par lequel se multiplie ce qui concerne “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses voies.

Il n’est pas exclu que vous vous rendiez dans un meilleur endroit, par la suite. Mais, vous ne pouvez le faire dans la situation que connaît actuellement votre ville, alors que de grandes et importantes réalisations sont encore en cours de développement. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en la matière et, plus généralement, pour ce qui concerne les ‘Hassidim et leurs préoccupations,

M. Schneerson,

Notes

(1) Voir le Torat Chalom, à la page 39. (2) 1903, du Rabbi Rachab, père du précédent Rabbi. (3) Les sacrifices ou les biens offerts au Temple.

Lettre n°2520

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2520, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5714,

Brooklyn, New York,

Aux femmes et jeunes filles juives,

aux femmes et jeunes filles ‘Habad, en particulier,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Dans les jours qui viennent, reliant Pourim à Pessa’h, chaque femme ou jeune fille juive doit méditer au rôle important assumé par les femmes, dans ces fêtes et à l’enseignement qui en découle.

Les femmes sont tenues de respecter les Mitsvot spécifiques aux fêtes de Pourim et de Pessa’h, comme la Meguila ou la Haggadah. En effet, elles prirent part et contribuèrent aux miracles qui se passèrent “ en ces jours-ci, à cette époque-là ”.

La Meguila d’Esther établit clairement de quelle manière celle-ci révéla le grand miracle pour tout Israël, de sorte que le jeûne précédant la fête et la Meguila portent son nom.

Le Midrach raconte de quelle manière les femmes contribuèrent également à la fête de Pessa’h, temps de notre liberté. Pendant la dure période de l’exil d’Egypte, les femmes surent maintenir le moral et la confiance en Dieu de leur mari. Elles éduquèrent des générations de Juifs fidèles, qui eurent le mérite de recevoir la Torah, en tant qu’héritage éternel, sur le mont Sinaï, de même que notre Terre Sainte, qui sera restaurée et rebâtie, par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours.

La manière dont les femmes et les jeunes filles conduisirent vers ces grands miracles fut différente, dans chacune de ces fêtes.

A Pessa’h, l’influence des femmes était essentiellement orientée vers leur foyer, ainsi qu’il est dit : “ L’honneur de la fille du roi se trouve à l’intérieur ”. Elle s’exprima par la pudeur et la vie de famille.

A Pourim, conformément aux besoins du moment et aux instructions tranchées des Grands d’Israël et de ceux qui inspirent la crainte de Dieu, une femme juive dut intervenir en usant pleinement de son influence, au profit de tout le peuple. Elle le fit avec abnégation, mettant sa vie en danger pour sauver notre peuple.

Les fêtes de Pourim et de Pessa’h sont deux témoignages éternels, établissant que la femme juive, au sein de son foyer ou bien à l’extérieur, dès que la situation l’exige, offre son ardeur et son existence pour la Torah et les Mitsvot, la pureté familiale, l’éducation judicieuse des enfants, valeurs qui constituent les fondements de la perpétuation et de la délivrance de notre peuple.

Femmes et jeunes filles juives ! Imitez l’exemple des femmes vertueuses de toutes les époques. Car, pour une large part, le sort de notre peuple dépend de vous et se trouve dans vos mains.

Lorsque l’on fait sincèrement don de sa personne pour réaliser les objectifs divins, le Tout Puissant vient en aide, comme Il le fit pour Esther et toutes les difficultés disparaissent. Dès lors, Il accorde des bénédictions célestes, enfants, santé et prospérité matérielle, tout le bien physique et moral.

Avec ma bénédiction,

Mena’hem Schneerson,

Lettre n°2521

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2521, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 9 Adar Cheni. J’ai pris connaissance avec plaisir de sa première moitié, dans laquelle je vois que vous avez bien compris le contenu de la lettre que j’ai adressée aux femmes et jeunes filles ‘Habad de votre ville et, avant tout, que vous en avez mis les termes en pratique, en adoptant le comportement d’une femme juive, en général et d’une femme ‘hassidique, en particulier.

A n’en pas douter, Dieu tiendra Sa promesse et Il vous ajoutera bénédiction et réussite en tous vos besoins.

Parallèlement, je suis surpris par l’autre moitié de votre lettre, dans laquelle vous remettez en cause votre état actuel et vous rappelez d’autres situations que vous avez connues.

Quiconque, appartenant à notre peuple, a reçu de Dieu le mérite d’être sauvé, en particulier lorsque ce fut par de grands miracles, en quittant le pays dans lequel on était auparavant, a traversé différents états et de nombreuses frontières, est finalement parvenu, intègre, dans un pays calme, doit voir en tout cela la preuve la plus éclatante du fait que Dieu veut le protéger.

Si une telle personne forge les réceptacles nécessaires, il est certain que Dieu satisfera tous ses besoins, lui accordera, en particulier des enfants en bonne santé, ce qui est l’une des premières et des plus importantes Mitsvot de notre sainte Torah, de même que le plus grand bonheur que les Juifs puissent concevoir.

J’espère qu’à la réception de la présente lettre, vous cesserez de penser à tout cela. Vous raffermirez votre confiance en Dieu, Qui dirige le monde entier, vous accordera une vie facile, permettra que vous ayez un enfant en un bon moment. Il sera en bonne santé et vous l’éduquerez, avec votre mari, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.

Il serait bon de faire vérifier toutes les Mezouzot de votre domicile, afin qu’elles soient cachères. Chaque lundi et jeudi, vous donnerez, le matin, un cent ou deux, prélevés sur l’argent que vous recevez pour les dépenses courantes, à la Tsédaka. Votre mari en fera de même. Peu importe le montant. Il suffit que cette pratique soit fixe. Bien évidemment, vous l’adopterez sans en faire le vœu.

Je répète encore une fois ce que je disais plus haut. Il faut prendre la ferme décision d’avoir un foyer juif et ‘hassidique, placer sa confiance en Dieu, Qui accordera des enfants en bonne santé et la satisfaction de tous les besoins, matériels et spirituels.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Je vous joins la copie d’une de mes lettres, adressée à tous, que vous ferez sûrement connaître à vos amies.

Lettre n°2522

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2522, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Adar Cheni 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec stupéfaction votre lettre du 3 Adar Cheni, dans laquelle vous me parlez de l’état de santé de cette personne qui est déjà hospitalisée depuis six semaines. Il faudrait lui transmettre que la foi de chaque Juif et de chaque Juive le conduit à penser que Dieu est le seul Maître de l’univers et de tout ce qu’il contient, y compris ce monde matériel, chaque homme, chaque femme qui s’y trouve.

Dieu est l’Essence du bien et Il souhaite accorder tout le bien, à chacun et à chacune, ce qui inclut également la santé physique, laquelle est essentielle, comme l’explique le Rambam, dans ses lois des opinions, fin du chapitre 3 et début du chapitre 4(1).

Vous connaissez également l’enseignement du Baal Chem Tov(2), commentant le verset : “ Lorsque tu verras l’âne de ton ennemi… tu lui viendras en aide ”. Tout ceci a été expliqué dans le discours ‘hassidique du 10 Chevat 5713(3).

Lorsque non seulement on sait, mais qu’en outre, on ressent tout cela, on peut l’incruster en son âme, avec un calme profond, qui apporte une amélioration immédiate de la santé et une prompte guérison.

Dieu fasse que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, à propos de tout cela. Qu’il accorde que cela soit au plus vite.

Je lui ai directement écrit tout ce que je viens de vous dire(4). Néanmoins, vous avez été l’émissaire pour m’annoncer tout cela. Vous saurez donc lui expliquer précisément ma réponse.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction de joyeux Pourim, pour votre sœur, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille,

Notes

(1) Voir la lettre n°2510. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2475. (3) 1953, prononcé par le Rabbi à l’occasion de la Hilloula du précédent Rabbi. (4) A cette malade.

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