Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2483
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2483, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mena’hem Zeev Halevi(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous remercie de m’avoir signalé ce que vous avez trouvé dans des livres, le fait que l’on secoue(2) lorsque l’on récite le verset(3) Hodou pour la première fois et non quand on le répète(4).
Vous précisez que cette affirmation est attribuée au Ari Zal, mais, pour l’heure, je n’en ai pas trouvé la référence. En tout état de cause, celui-ci dit sûrement que l’on doit secouer une seule fois et non deux(5).
Je vous remercie également pour l’extrait que vous m’avez reproduit du Zi’heron Yaakov Yossef. Il y est question des initiales(6) formant le mot Barzel, fer. On trouve la même explication dans les écrits du Ari Zal, plus précisément dans son Likouteï Torah, à la Parchat Ekev.
Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite de donner de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, la lettre n°2408. (2) Le Loulav, pendant la fête de Soukkot. (3) De la prière du Hallel. (4) Voir, à ce sujet, les coutumes de la fête de Soukkot, dans le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, tomes 3 et 4, page 1452, de même que le Séfer Haminhaguim ‘Habad, page 66, note 17. (5) En revanche, le Ari Zal ne précise pas s’il s’agit de la première lecture de ce verset ou de sa répétition. (6) Celles des quatre mères d’Israël, Bilha, Ra’hel, Zilpa, Léa.
Lettre n°2484
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2484, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Adar Richon. Je m’empresse de le faire, passant outre, pour cela, à la liste d’attente. Il s’agit, en effet, d’éviter une confusion.
Vous citez la fin des Pisskeï Dinim(1), à la page 69b et vous y trouvez une modification. En effet, dans les précédentes éditions, la formulation était différente. Dans la nouvelle, ont été ajoutés les mots : “ Cela n’est pas une réponse ”.
Vous savez sans doute et, bien plus, vous avez pu constater quelle est la relation des ‘Hassidim avec leur Rabbi. Celle-ci exclut l’éventualité d’un changement fondamental, en la matière. De fait, il était également écrit, dans la première version : “ Cela n’est pas une réponse ”. Je possède ce livre et c’est cette première version qui a été photographiée par les éditions Kehot pour réaliser la plus récente, comme le dit l’avant propos.
Concrètement, voilà ce qui est passé. Vilna(2), à l’époque de la parution des Pisskeï Dinim, était un bastion des opposants à la ‘Hassidout. De plus, c’était en 5644(3), c’est-à-dire peu après le décès du Rabbi Maharach et donc dans la confusion du passage d’une personne à une autre(4). Mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, m’a dit que les imprimeurs de Vilna, ou bien le correcteur ou bien ses chefs, je ne le sais pas exactement, en ont profité pour falsifier le texte. Ils ont donc remplacé les mots “ Cela n’est pas une réponse ” par la formule que vous citez(5).
Lorsque les premiers exemplaires(6) parvinrent à Loubavitch, on prit toutes les mesures nécessaires et l’on fit imprimer de nouveau les dernières pages, conformément au texte du Tséma’h Tsédek. Bien évidemment, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, n’a pas eu le moyen de détruire tous les exemplaires falsifiées. C’est là ce qu’il m’a raconté.
Mais, ces falsificateurs, comme la plupart de ceux qui agissent de la sorte, ont également leur faiblesse. Tout d’abord, leur style n’est pas celui du Tséma’h Tsédek. De plus, dans le contexte, avant et après ce passage, le Tséma’h Tsédek cite les premiers Sages avec une plus grande assurance, qui n’est nullement comparable(7). Il est clair qu’un tel changement eut été inconcevable.
Vous consulterez également le début des Pisskeï Dinim, pages 1 et 2, de même que dans les additifs, figurant dans les responsa Tséma’h Tsédek, porte des additifs, publiés par les éditions Kehot à partir de manuscrits. Là, le Tséma’h Tsédek cite le Gaon de Vilna et vous verrez la formulation qu’il emploie, à son sujet.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Les décisions hala’hiques du Tséma’h Tsédek. (2) Où fut imprimée la première édition. (3) 1884. (4) Du Rabbi Maharach au Rabbi Rachab. (5) Et qui manque de respect au Gaon de Vilna. (6) Des Pisskeï Dinim qui venaient d’être édités. (7) Avec celle du passage falsifié.
Lettre n°2485
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2485, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 14 Adar Richon, dans laquelle vous me demandez mon avis sur le point suivant. On propose un parti à votre fille. Or, le nom du jeune homme est Moché Yossef, alors que le vôtre est David Moché(1).
Si l’on vous appelle différemment, l’un et l’autre, par exemple l’un des deux, vous-même, Moché et l’autre Yossef, votre problème sera réglé. Il en sera de même si on l’appelle, lui, de ses deux noms, Moché Yossef et vous-même, des deux vôtres, David Moché(2).
Conformément à votre demande, je mentionnerai votre nom, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous connaissiez la réussite dans vos affaires et, de façon générale, pour gagner votre vie.
Dieu fasse que vous et votre épouse conceviez une grande satisfaction ‘hassidique de vos enfants.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) La femme ne peut appeler son mari par le nom de son père. Elle manquerait ainsi de respect à ce dernier. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°901.
Lettre n°2486
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2486, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre correspondance, dans laquelle vous me dites que vous êtes assailli par différentes pensées, inconvenantes et négatives. Vous ne savez pas pourquoi il en est ainsi.
Tout d’abord, vous devez cesser de vous soucier de vous-même et de vos pensées. Adoptez, dans votre existence quotidienne, les exigences de notre sainte Torah. Faites confiance à Dieu, Qui est l’Essence du bien et vous dirigera vers ce qui est votre bien, matériel et spirituel.
Comme vous me l’avez demandé, je mentionnerai votre nom, lorsque je serai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous soyez en bonne santé. Néanmoins, il faudrait faire vérifier vos Tefillin et les Mezouzot de votre maison, de sorte qu’elles soient cachères.
Chaque matin, après la prière, vous lirez des Psaumes, au moins selon leur répartition mensuelle. Dans la mesure du possible, vous donnerez également quelques pièces à la Tsédaka, chaque jour avant la prière.
Puisse Dieu faire que, très prochainement, vous puissiez, en bonne santé, raffermir la pratique juive dans tout votre entourage.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Lettre n°2487
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2487, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Adar 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 20 Adar Richon. Je vous ai demandé, à plusieurs reprises, de fixer un temps pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Or, dans chaque lettre que vous m’écrivez, vous n’abordez jamais ce sujet et vous ne parlez que de problèmes matériels.
Certes, la matérialité d’un Juif ou d’une Juive est spirituelle et il faut y avoir recours afin de bâtir un Sanctuaire pour Dieu, ici-bas. Mais, combien plus leur spiritualité est-elle spirituelle ! J’ai bon espoir que le manque concerne uniquement l’écriture, mais non l’action concrète.
Comme vous me l’avez demandé, je mentionnerai votre nom, quand je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, pour tout ce que vous mentionnez dans votre lettre. Lorsque vous aurez de bonnes nouvelles, vous ne manquerez pas de me les communiquer.
Avec ma bénédiction de réussite dans tous ces domaines,
Lettre n°2488
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2488, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Le Rav Nathan Mena’hem(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre livre, la Haggadah de Pessa’h avec une traduction en Yiddish et en anglais, de même qu’un recueil de coutumes, d’explications et de lois. Par amitié, je l’ai feuilleté, en fonction du temps dont je disposais et je vous joins quelques notes.
Que Dieu vous accorde la réussite, afin d’illuminer votre entourage par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah, c’est-à-dire la ‘Hassidout et par ce qui est particulièrement nécessaire, à notre époque et dans ce pays, les lois et les pratiques positives d’Israël.
Avec mes respects et ma bénédiction dans tous ces domaines,
N. B. : Si vous avez édité d’autres livres, vous voudrez bien les envoyer également à ma bibliothèque. Je vous en remercie d’avance. Une Haggadah avec un recueil d’explications et de coutumes(2), publiée par les éditions Kehot, vous a été adressée, par colis séparé.
Notes :
Page 10 et dans le texte correspondant de la traduction anglaise : Vous dites que les premiers-nés, les Cohanim et les Léviim ne jeûnent pas, à la veille de Pessa’h. Il faut véritablement s’interroger sur la source d’une telle affirmation. En tout état de cause, la Hala’ha précise qu’ils jeûnent, comme le dit le Maharil, cité par les derniers Sages, au chapitre 470.
Pour éviter toute confusion, il faudrait corriger cela, en effaçant ces mots.
Pages 15 et 16, de même que dans la traduction anglaise : Vous citez la formule(3) : “ Qu’il(4) soit abandonné comme la poussière de la terre ”. Certains la disent en Yiddish ou en anglais et non en araméen. Il est donc indispensable de traduire également “ qu’il soit abandonné ” et non uniquement “ comme la poussière de la terre ”. Il est clair que ce terme est essentiel.
Page 19 : Vous commencez le texte du Kiddouch par Vayehi Erev, et ce fut le soir. Certains ont effectivement cette coutume, mais la majeure partie des communautés ne le fait pas. Il eut, au moins, été souhaitable de mettre ces mots entre parenthèses.
Page 29 : Vous dites que Rabbi Eliezer était un Cohen. Il semble qu’il s’agisse d’une faute d’imprimerie. Vous consulterez l’introduction du Radal sur les Pirkeï de Rabbi Eliézer. Il s’agit, en fait, de Rabbi Eléazar.
Page 84 : Le Psaume Chir Hamaalot remplace le Mizmor Livneï Kora’h et l’on peut se demander pourquoi il en est ainsi.
Notes
(1) Le Rav N.M. Mandel. Voir, à son sujet, la lettre n°2553. (2) Dont le Rabbi est l’auteur. (3) Qui est en araméen. (4) Le ‘Hamets.
Lettre n°2489
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2489, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad à
Jérusalem, ville sainte, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre qui n’était pas datée et dans laquelle vous évoquez la fédération des groupements et le début de vos actions. Néanmoins, vous ne précisez pas ce que sont ces actions.
Je m’empresse donc de vous adresser la présente, passant outre à la file d’attente, afin de vous inviter à me faire connaître vos actions concrètes et, avant tout, à profiter de Pourim, qui approche de la manière qui convient, dans le champ et la vigne de ‘Habad. Que Dieu vous donne la réussite.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit, en saluant tous les participants et en vous souhaitant un succès considérable dans vos activités communautaires et vos préoccupations personnelles,
Lettre n°2490
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2490, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui crée Dieu, issu
d’une illustre famille, le Rav Matityahou Yé’hezkel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 15 Chevat. Entre temps, j’ai également reçu deux exemplaires de votre livre, un commentaire du traité Avot. Que Dieu vous donne la réussite et le mérite de grandir et de parer la Torah, avec largesse d’esprit et en bonne santé.
Je vous disais, dans ma dernière lettre(2), qu’il fallait écrire Odel(3), sans Youd. En effet, j’ai vu que ce nom était écrit avec un Youd, dans l’introduction du livre appelé : “ L’enseignement du Baal Chem Tov et de ses disciples ”.
J’ai demandé qu’on vous envoie un Tanya paru dernièrement, pour la première fois aux Etats Unis. Des index y ont été ajoutés. Vous me confirmerez l’avoir reçu.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Le Rav M.Y. Guttman. Voir, à son sujet, la lettre n°2315. (2) Il s’agit de la lettre n°2315. (3) C’est le nom de la fille du Baal Chem Tov.
Lettre n°2491
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2491, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
26 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Pour faire suite à notre discussion, lors de votre visite ici, je voudrais vous souligner encore une fois que chaque Juif et chaque Juive sont des émissaires du Saint béni soit-Il, chargés d’illuminer leur entourage.
Combien plus en est-il ainsi pour ceux qui possèdent une réelle influence, dont on observe les actions et le comportement. A ceux-là, Dieu accorde non seulement le mérite d’exercer cette influence, mais aussi des forces particulières et les moyens de mener à bien la mission confiée par le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il. On a, en pareil cas, à la fois une immense responsabilité et un mérite considérable.
Dieu est l’Essence du bien et Il accorde pleinement à chacun la bénédiction qui lui revient. Plus l’on investit des efforts dans l’accomplissement de sa mission, plus on la mène à bien au plus tôt. Alors, Dieu accorde la rétribution au plus vite.
Or, nous devons, chaque jour, bénéficier de la miséricorde divine. Et, mieux l’on s’acquitte de la mission que l’on a reçue, plus l’on obtient la bénédiction et le succès dont on a besoin.
J’espère que la discussion que nous avons eue a été suffisante. Je vous écrit, néanmoins, ces quelques lignes, afin qu’il soit plus aisé de surmonter l’épreuve et ce que vous ressentez comme des difficultés.
De la sorte, vous recevrez une bénédiction accrue et, au plus vite, vous réaliserez ce dont nous avons parlé, lorsque vous étiez ici. Il est clair que Dieu accomplit Sa promesse et Il accorde, d’emblée et au plus vite, Sa bénédiction à vous, à votre mari et à vos enfants, en tous vos besoins, matériels et spirituels.
J’attends de vos bonnes nouvelles, dans tous ces domaines.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2492
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2492, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à la lettre que vous m’avez écrite, il y a un certain temps. Vous n’êtes pas satisfait de certains points concernant l’organisation de la Yechiva et vous considérez que ceux-ci troublent votre ardeur à l’étude, de même que votre prière. Vous envisagez donc de vous rendre dans la Yechiva Loubavitch de Terre Sainte. Vous me demandez ce que j’en pense.
Il est inutile de vous rappeler ce qui est une idée tout à fait évidente(1). Ce qui dérange l’étude de la Torah, la prière ou les bonnes actions émane du “ levain qui fait monter la pâte ”(2), lequel déroute l’homme de différentes façons. Car, même s’il est qualifié de “ fou ”, il s’acquitte de sa mission avec une immense habileté.
Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel le mauvais penchant s’adresse à chacun selon ses traits de caractère. De ce fait, il peut, parfois, prendre une apparence rabbinique, emplie de crainte de Dieu. En conséquence, chacun doit analyser méticuleusement toutes les idées qui lui viennent à l’esprit, lorsque celles-ci le conduisent à modifier son service de Dieu. Il faut déterminer précisément quelle est leur origine, vérifier s’il s’agit du côté droit ou du côté gauche(4).
Vous connaissez sûrement le récit, concernant le Rabbi de Tchernobyl, qui est imprimé dans la causerie de Pessa’h 5703(5). L’un des moyens de déterminer tout cela est de savoir si le changement conduira à négliger l’étude de la Torah et la prière ou non.
En l’occurrence, vous vous trouvez dans une Yechiva fondée par des Justes, chefs de leur génération et conduite dans leur esprit. On y étudie la Torah en se pénétrant de crainte de Dieu. Sans rechercher plus de détail, il est pratiquement certain qu’une telle étude est particulièrement profitable. Il est donc compréhensible que le mauvais penchant déploie différentes stratégies pour vous empêcher d’adopter un comportement conforme en tout point au règlement de la Yechiva ou pour vous le rendre plus difficile.
Bien évidemment, si le mauvais penchant se présente à vous à visage découvert et s’il vous précise que son intention est de troubler votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, il est clair que vous ne l’écouterez pas. Il est dit que “ le serpent était rusé ”(6) et, de même, il intervient lui-même avec ruse et affirme que cette Yechiva vous empêche de vous consacrer à l’étude, de prier avec toute la crainte de Dieu qui est nécessaire. De la sorte, il a une chance de faire entendre ses arguments.
Certes, le mauvais penchant doit vous donner l’assurance qu’une fois parvenu dans une autre Yechiva, il ne vous dérangera plus, de sorte que vous pourrez étudier la Torah avec la plus grande ardeur et prier de la meilleure façon. Néanmoins, il a pu vérifier que vous avez d’emblée écouté sa voix, bien que “ tous les débuts sont difficiles ”. Il ne doute donc pas qu’il pourra, par la suite, continuer à vous tenir dans son filet.
L’homme reçoit le libre arbitre et deux voies se présentent à lui, ainsi qu’il est dit : “ Vois, J’ai placé devant toi la vie, le bien et… ”. Pour autant, l’homme est également aidé afin qu’il puisse prendre la bonne décision, ainsi qu’il est dit : “ Et, tu choisiras la vie ”.
Il en est de même pour ce qui vous concerne. Même si le mauvais penchant est particulièrement habile, vous avez la force de rejeter tous ses arguments, de vous renforcer, avec abnégation, en oubliant toutes ces idées qui vous dérangent, l’inadéquation de votre entourage, la responsabilité collective de votre négligence de l’étude de la Torah et de la prière, le fait que vous n’êtes nullement fautif.
Il ne fait pas de doute que différents éléments, concernant vos amis, à la Yechiva, peuvent être améliorés, car seul le Saint béni soit-Il, Créateur du monde, est parfait. Néanmoins, pour obtenir un tel résultat, il vous appartient de conduire vos amis à s’améliorer et non de subir leur influence. De cette façon, vos propres défauts seront également corrigés par vos amis.
En effet, il est dit que “ tous les Juifs ont une responsabilité collective ” et l’on sait ce qui expliqué, à ce sujet. Ils forment tous un grand organisme et chacun possède une qualité que l’autre n’a pas, de sorte que, grâce à l’amour du prochain, tous se complètent.
Il découle de tout ce qui vient d’être dit que vous devez oublier toutes les pensées qui vous écartent de l’étude de la Torah et de la prière. Il faut vous investir pleinement dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, dans la prière fervente, conformément à l’organisation et aux exigences de la Yechiva. Ainsi, s’accomplira en vous la promesse de nos Sages selon laquelle “ si tu fais des efforts, ils seront couronnés de succès ”.
Vous me parlez de votre ami, mais vous ne me dites pas s’il est également troublé par les éléments dont vous vous plaignez vous-même. Si c’est le cas, il est clair que cette réponse s’adresse à lui, de la même manière.
Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2477. (2) Le mauvais penchant, qui suscite l’orgueil. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2338. (4) Celui du bien ou celui du mal. (5) 1943, du précédent Rabbi. Deux manières de répartir la somme qu’il avait collectée pour la Tsédaka se présentaient à Rabbi Na’houm de Tchernobyl et celui-ci rechercha laquelle émanait du bien et laquelle provenait du mal. (6) Béréchit 3, 1.
Lettre n°2493
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2493, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au jeune homme, distingué ‘Hassid
qui craint Dieu, le Rav ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, m’annonçant l’augmentation du nombre d’enfants participant aux Messibot du Chabbat(2) et la participation d’enfants qui ne sont pas élèves de la Yechiva(3).
Sans doute, à l’avenir, redoublerez-vous d’ardeur, dans ce domaine. Le Tanya explique, à la fin du chapitre 25, que toute action liée à la Torah et aux Mitsvot suscite “ une unification qui, là-haut, est immuable ”. De plus, dès lors qu’il s’agit d’éducation des enfants, il est inéluctable que le souvenir en subsiste pour les années suivantes.
Combien plus en est-il ainsi pour ce qui est répété une seconde fois, puis une troisième, chaque semaine. On peut alors espérer que des actions concrètes en découleront rapidement.
Il y a là un mérite considérable qui révélera, de même que l’enseignement de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout aux plus grands élèves, la réussite dans vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav H.Ciment, de Boston. Voir, à son sujet, la lettre n°2269. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2269. (3) Il s’agit de la Yechiva A’heï Temimim de Boston.
Lettre n°2494
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2494, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ephraïm Eliézer Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez à propos de la réunion ‘hassidique de Pourim qui, cette année, doit être à la veille du Chabbat(2). Le Choul’han Arou’h précise que le repas(3) doit alors être pris pendant le vendredi.
J’ai l’intention de fixer cette réunion à proximité de Pourim, c’est-à-dire pendant le Chabbat, à la suite du Kiddouch.
Vous consulterez, à ce sujet, le Maré Panim sur le Yerouchalmi, chapitre 1, Hala’ha 4.
Avec ma bénédiction pour tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Philadelphie. Voir, à son sujet, la lettre n°2331. (2) Cette réunion a lieu, d’ordinaire, à l’issue de Pourim, ce qui pose problème lorsque ce jour est un vendredi. (3) De la fête de Pourim.
Lettre n°2495
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2495, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous demandez que l’on vous envoie un exemplaire du saint Tanya.
Conformément à votre demande, celui-ci vous a été adressé, par colis séparé. Sans doute ferez-vous preuve de générosité en le mettant à la disposition des autres. En effet, nos Sages, commentant le verset “ sa justice est établie pour l’éternité ”, disent : “ Cette affirmation s’applique à celui qui écrit des livres et les emprunte aux autres ”, bien qu’il y ait investi son effort et son argent. Combien plus doit-il en être ainsi pour ce qui vous concerne.
Puisse Dieu faire que l’étude de ce livre soit un élixir de vie, vivifiant votre étude de la Torah et votre pratique, la plus parfaite, des Mitsvot.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2496
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2496, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, écrite à l’issue du Chabbat, dans laquelle vous me dites que votre situation financière n’est plus ce qu’elle était auparavant, qu’elle s’est dégradée.
Vous savez ce qui est dit à propos de la Tsédaka : “ De grâce, mettez-Moi à l’épreuve en ce domaine(1) ”. Il est écrit aussi : “ Prélève la dîme afin de t’enrichir(2) ”. C’est aussi à propos de la Tsédaka qu’il est affirmé : “ Le résultat est à la mesure de l’effort ”(3). Dès lors, si l’on ne donne pas de la Tsédaka comme il convient, c’est-à-dire au moins un dixième de ses gains et, dans la mesure du possible, plus que cela, comment s’étonner que sa situation financière se dégrade ?
Néanmoins, vous pouvez aussi en déduire que l’issue se trouve entre vos mains. Si vous donnez immédiatement de la Tsédaka, dans la proportion qui vient d’être définie ou même au-delà de celle-ci, vous avez la certitude que Dieu tiendra la promesse préalablement rappelée.
Mais, l’aide de Dieu reste toujours nécessaire et vous fixerez donc une étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en plus des trois études, concernant chacun, qui ont été instaurées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celles-ci sont bien connues et elles portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.
Que Dieu vous accorde la réussite, afin que vous me donniez de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines. Puisse-t-Il accorder que ce soit au plus vite.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Il est permis de donner de la Tsédaka en précisant à Dieu ce que l’on attend en échange, “ pour que mon fils guérisse ”, par exemple. (2) Maasser, la dîme, est de la même étymologique que Achir, riche. (3) Textuellement “ la trace, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”.
Lettre n°2497
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2497, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[Adar Richon 5714]
J’ai vu environ trois centaines de ces lettres(1), chez mon beau-père, le Rabbi, qui n’a pas autorisé la publication d’une partie d’entre elles(2) et il ne fait pas l’ombre d’un doute que leur contenu est authentique, sauf pour ceux qui considèrent que la manière la plus évidente d’interpréter cet événement est un miracle tout à fait surnaturel. Ceux-là peuvent imaginer qu’il y avait à Odessa, de façon miraculeuse, un homme capable de falsifier et d’inventer ces trois cent lettres, puis de disparaître.
Avec l’aide de Dieu, lorsque j’en aurai le temps, j’ai l’intention d’éditer encore une fois toutes les lettres imprimées dans Hatamim, avec les lettres dont mon beau-père, le Rabbi, avait permis la publication, mais qui n’ont pas été éditées parce que le Hatamim, entre temps, a cessé de paraître. Comme introduction à ce recueil, j’exposerai ce qui me permet d’aboutir à la conclusion que je viens de donner(3). J’en citerai ici uniquement deux points :
A) Tous ceux qui se trouvaient dans le sud de la Russie, c’est-à-dire à proximité de Odessa et de Herson, lorsque ces lettres firent leur apparition, étaient des hommes de renom, en particulier ceux qui connaissaient l’histoire et l’enseignement de la ‘Hassidout.
Or, aucune de ces personnalités n’avait la capacité ou la possibilité de rédiger ces lettres en en inventant purement et simplement le contenu.
B) Une grande confusion régnait alors. Les relations entre les états étaient difficiles. En une telle période, il était pratiquement impossible de se procurer le parchemin sur lequel ces lettres ont été écrites.
Ceux qui contestent l’authenticité de ces lettres se basent essentiellement sur le fait que certaines de leurs dates semblent contradictoires. Ils mettent donc en avant des erreurs liées à un seul mot ou même une seule lettre. Parfois, il s’agit d’une omission de mots. Or, celui qui a, une fois, recopié des lettres(4), surtout s’il a dû le faire rapidement, sait qu’un copieur, même compétent, fera des erreurs dans au moins 5% des lignes, malgré une seconde et une troisième relecture. Et, je répète qu’il s’agit là du copieur le plus compétent.
Je sais malheureusement de quoi je parle car je fais moi-même la relecture d’une part importante des discours ‘hassidiques et des livres qui sont publiés par notre maison d’édition.
A l’opposé, un falsificateur qui cherche à faire un faux pour le revendre à la famille d’un Rabbi, c’est-à-dire à des personnes connaissant l’histoire ‘hassidique et son enseignement, saura qu’il doit être prudent et relire son texte de nombreuses fois. Il craindra que l’on découvre des erreurs, qu’il soit publiquement déconsidéré et subisse des pertes.
De ce point de vue, les erreurs, si l’on fait abstraction de celles de l’imprimeur du Hatamim, font la preuve que ces lettres ne sont pas le fait d’un faussaire, conscient qu’il devait faire attention, car il était désireux de les revendre, au meilleur prix, à ceux qui en comprenaient parfaitement le contenu, mais, bien au contraire, qu’elles s’adressaient à ceux qui ne possédaient qu’une connaissance sommaire de leur contenu.
Il y a là une preuve supplémentaire des conclusions auxquelles aboutit mon beau-père, le Rabbi, qu’il tenait vraisemblablement de son père et selon lesquelles : A) il ne fait pas de doute que le contenu de ces lettres est authentique. B) elles sont la recopie d’écrits dont les auteurs possédaient une profonde connaissance de la ‘Hassidout et même de la Kabbala.
Il est un autre point, qui conduit également à adopter la conclusion de mon beau-père, le Rabbi. Tous ceux qui ont vu ces centaines de lettres, toutes réunies pour être vendues à un représentant de Loubavitch, n’ont pas imaginé qu’il s’agisse d’originaux. En effet, toutes les lettres sont rédigées, d’une même écriture, sur un parchemin identique. Un falsificateur qui aurait commis son méfait de la sorte n’aurait pu espérer trouver un client que parmi ceux qui sont dépourvus de tout sens critique ou même du bon sens le plus élémentaire.
En plus de tout cela, il y avait, parmi les lettres non publiées, des Kaméot(5), des lettres portant des ornements(6) et ponctuées(7), comme me l’a dit mon beau-père, le Rabbi. Il y a donc, dans ces textes, et même dans ceux qui ont été publiés, des explications qui ne sont pas connues de tous, mais ont été transmises oralement, d’un Rabbi à l’autre, depuis l’Admour Hazaken jusqu’au père de mon beau-père, le Rabbi.
Je n’ai exposé ici que des considérations générales, mais, à mon sens, celles-ci sont suffisantes non seulement pour écarter les arguments qui figurent dans cet article(8) et dans les précédents, mais aussi pour adopter complètement la conclusion inverse, paraissant la plus logique.
Il est établi que le Rabbi de Rughin subit une sévère incarcération. Pour l’heure, aucun “ chercheur ” scientifique ne le conteste, même si l’un d’eux, en Pologne, est parvenu à la “ conclusion scientifique et définitive ” que le Baal Chem Tov n’a jamais existé. Lorsque l’on emprisonnait quelqu’un, on confisquait tous ses biens. Or, il est certain que le Rabbi de Rughin possédait, en quantité plus ou moins importante, des lettres manuscrites de ses contemporains ou des générations qui le précédaient immédiatement, des livres et des objets qui lui étaient précieux, par exemple parce qu’ils les avaient reçus en héritage.
On peut être certain que le Rabbi, lorsqu’il se trouva dans un lieu sûr, chercha, par différents moyens, à se faire restituer ce qui lui appartenait. Bien évidemment, il ne pouvait pas intervenir directement auprès des autorités, puisqu’il s’était échappé de prison. Il devait agir en cachette.
Si ceux qui s’efforçaient de le faire pour le compte du Rabbi sont parvenus à soudoyer les personnes pouvant intervenir, en la matière, que devaient faire ces personnes pour trouver une solution et diminuer le risque que l’on puisse découvrir la restitution de ces écrits à leur propriétaire ? En toute logique, il fallait les remplacer par d’autres, de même apparence, de même nombre que ceux qui ont été rendus.
Bien évidemment, tout cela n’a pas pu être fait dans le calme, avec tout le temps nécessaire. Il a donc été impossible de faire une relecture sérieuse de ces textes. Il était, en outre, inutile de le faire puisque ceux qui effectuaient la substitution et ceux qui mèneraient, par la suite, une éventuelle enquête, comprenaient mieux le russe que la ‘Hassidout.
De même, il est clair que la recopie a été faite sur le parchemin ou le papier en usage lors de la substitution et non lors de la rédaction. Bien plus, à l’époque, on ne savait pas qu’il est possible d’analyser un parchemin pour déterminer quand il a été fabriqué.
M. Schneerson,
Notes
(1) Qui ont été trouvées dans la Gueniza de la ville de Herson, en Russie. Il s’agit, pour la plupart, de lettres du Baal Chem Tov et de ses disciples, dont le précédent Rabbi de Loubavitch atteste de l’authenticité. Elles ont été imprimées dans le recueil Hatamim. Cette lettre est une réponse à quelqu’un qui prétend que ces lettres sont des faux. (2) Dans Hatamim. (3) Celle de l’authenticité de ces textes. (4) Ces lettres sont, pour la plupart, des recopies des originaux. (5) Lettres portant des formules kabbalistiques, destinées, par exemple, à guérir les malades. (6) Comme dans le Séfer Torah. (7) Comme dans la Kabbala. (8) Contestant l’authenticité de ces lettres.
Lettre n°2498
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2498, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Premier jour de Roch ‘Hodech Adar Cheni 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yochoua(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que le 29 Adar, jour où l’on multiplie sa joie, veille de Roch ‘Hodech Adar Cheni, où l’on multiplie sa joie également, est la date à laquelle vous commencez la confection des Matsot.
Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous le commentaire que donnent nos Sages du verset : “ Et vous garderez les Matsot ”(2). Ainsi, vous connaîtrez la réussite matérielle et vous gagnerez largement votre vie.
Ce que l’on en tire(3) spirituellement est conservé pour tout le reste de l’année et il y aura donc là un bon début, pour que vous puissiez gagner votre vie comme il convient, tout au long de l’année.
Ainsi, le “ pain de la pauvreté ”(4) vous apportera du pain blanc, au sens littéral et comme l’explique la ‘Hassidout. Vous consulterez, à ce sujet, le Zohar, tome 1, page 47b, tome 2, page 246a et le Likouteï Torah, à la Parchat Ekev, page 16a.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Le Rav Y.Korf, de New York, auteur d’un commentateur du Tanya. (2) Il disent : “ Et, vous garderez les Mitsvot ”. (3) Des Matsot. (4) Les Matsot sont appelées ainsi.
Lettre n°2499
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2499, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Premier jour de Roch ‘Hodech
Adar Cheni 5714,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
J’ai reçu une demande de bénédiction pour vous, par l’intermédiaire du distingué ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Yossef Flyer(2). Vous souhaitez, en effet, vous rendre en Terre Sainte, qui sera restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h. Puisse Dieu faire que votre voyage et votre séjour soient agréables.
Il est sûrement inutile de vous faire remarquer que, lorsque l’on se rend dans un pays que tous les peuples définissent comme la Terre Sainte, on doit prendre la ferme décision de se comporter, là-bas, comme Dieu le demande aux Juifs, qu’Il qualifie de “ peuple saint ”.
Si l’on a des difficultés à adopter un tel comportement, c’est que l’on est mis à l’épreuve(3) par le Saint béni soit-Il pour faire la preuve de sa sincérité et de son intégrité. Si on surmonte cette épreuve et que l’on agit effectivement comme Dieu demande à un Juif de le faire, on forge ainsi le canal(4) et les réceptacles par lesquels Dieu accorde Sa bénédiction en tout ce dont on a besoin.
Puisse Dieu faire que vous parveniez à mettre en pratique ce qui vient d’être dit dans votre existence quotidienne.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) Voir, à son propos, la lettre n°2330. (3) Le Rabbi dit, en anglais : “ test ”. (4) Le Rabbi dit, en anglais : “ channel ”.
Lettre n°2500
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2500, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Adar Cheni 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yehouda Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 3/5 et je suis surpris que vous n’y disiez rien de vos réalisations positives pour diffuser la Torah et les valeurs juives dans votre entourage. En effet, vous agissez sûrement en ce sens, conformément à l’enseignement de nos Sages selon lequel “ il est un fait établi qu’un émissaire s’acquitte de la mission qui lui est confiée ”. Or, chaque Juif est l’émissaire de l’Homme Supérieur(2), Qui siège sur le Trône céleste, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat Vaykra.
Bien évidemment, pour mener à bien cette mission, il faut affronter des obstacles, des difficultés inhérentes au monde et à la part spécifique qui en est attribuée à chacun(3). Néanmoins, nos Sages nous donnent, à ce sujet, un bon conseil. Ils disent que “ la joie brise les limites ”, en particulier celle de la Mitsva, qu’il s’agisse d’une Mitsva, au sens littéral ou bien d’un enseignement, de portée générale, qui est un grand principe de la Torah, “ en toutes tes voies, reconnais-Le ”.
A tout cela, s’applique ce que dit le Rambam, à la fin des lois du Loulav, à propos de la joie(4). Et, ces jours d’Adar sont particulièrement propices pour tout cela, puisqu’on y multiplie la joie. Bien plus, cette année a deux mois d’Adar et l’on adopte donc l’avis le plus rigoriste, cité par le Choul’han Arou’h, au chapitre 568, paragraphe 7, selon lequel on multiplie sa joie pendant le premier et le second à la fois.
En saluant votre fils et avec ma bénédiction,
N. B. : Un Tanya qui a récemment été édité, pour la première fois aux Etats Unis, vous a été envoyé, par colis séparé.
Notes
(1) Le Rav Y.L. Merkin. (2) De Dieu, selon l’expression qu’emploie la Kabbala pour Le désigner. (3) Afin de lui apporter l’élévation. (4) Soulignant que celle-ci est nécessaire à tout moment.
Lettre n°2501
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2501, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Adar Cheni 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Pekoudeï. Dans toute la mesure du possible, vous devez cesser de penser aux échecs auxquels vous faites allusion et multiplier les mots de la Torah et de la prière.
De plus, vous vous efforcerez de servir Dieu joyeusement, d’exercer une influence positive sur vos amis, afin qu’ils se rapprochent encore plus de la Torah de Dieu et de Son service, en se pénétrant d’amour du prochain.
Pour obtenir un tel résultat, il faut que votre corps soit en bonne santé et ne vous empêche pas de servir Dieu, comme l’explique le Rambam, à la fin du chapitre 3 et au début du chapitre 4 des lois des fondements de la Torah.
Pour parvenir à cela de la manière qui convient, il est indispensable d’étudier la partie profonde de la Torah, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout.
Bien évidemment, il faut se conformer au verset “ Je le renverrai peu à peu ”, surtout lorsqu’il s’agit de mauvaises habitudes adoptées depuis bien longtemps. Il faut prier pour que celles-ci s’amenuisent, puis disparaissent, au moins progressivement.
Que Dieu vous accorde la réussite afin que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2502
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2502, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Adar Cheni 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
possède de nombreuses connaissances,
le Rav Aharon ‘Haïm Halevi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos deux livres, Ma’hané Ephraïm et Binyan Hala’ha. Je vous remercie beaucoup pour ce cadeau. Sans doute continuerez-vous, à l’avenir, à adresser ce que vous publiez à la bibliothèque. Je vous en remercie d’avance.
Par amitié, je formule, en bas de page, quelques remarques que m’a inspiré l’examen rapide de ces livres.
Dieu fasse que chacun d’entre nous contribue à bâtir le Sanctuaire du Saint béni soit-Il et de la Présence divine, accède avantageusement à la Torah, à la prière et à la Techouva, comme l’expliquent nos Sages, au traité Chabbat 114a, au début des Tikouneï Zohar, au paragraphe commençant par “ On bâtit un Sanctuaire pour le Saint béni soit-Il ”, au traité Be’horot 44b, dans le Midrach Devarim Rabba, chapitre 3, paragraphe 6, au traité Kiddouchin 40a et dans le Zohar Béréchit, à la page 26b, expliquant de quelle manière on peut fructifier.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,
N. B. : Au début du Binyan Hala’ha, page 1 : Il est dit que “ tu n’as pas le droit de rédiger par écrit ce qui t’a été transmis oralement(2) ”.
A ce sujet, vous consulterez le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, au chapitre 49 et l’on peut se demander pourquoi le Aïn Michpat sur le Talmud ne cite pas cette référence. Vous consulterez également ce que dit et cite le Sdeï ‘Hémed, principes, chapitre 4, paragraphe 34, de même que le Péat Ha Sadé, chapitre 4, paragraphes 4 et 22 et le Or’hot ‘Haïm sur le chapitre 49.
A la page 2 : Vous citez, comme référence, un passage du traité Taanit(3)
Or, on peut s’interroger sur sa signification, car il semble indiquer que ces versets peuvent être récités par la communauté(4). Il dit, en effet : “ Celui qui est seul peut-il les dire ? La communauté peut le faire. Tous se réunissent pour les lire ”. Il faut en conclure que l’interdiction s’applique lorsque l’un lit, pour acquitter les autres de leur obligation et que ceux-ci ne font que l’écouter(5).
C’est ce qu’indique le Séfer Mitsvot Gadol, que vous citez par la suite. L’Admour Hazaken tranche la Hala’ha en ce sens, dans son Choul’han Arou’h, au chapitre 49. Vous verrez également le Maguen Avraham et le Ma’hatsit Ha Shekel, à cette référence.
A la page 3 : La raison de l’interdiction est précisée. On doit les dire comme ils ont été donnés(6).
Vous consulterez, à ce sujet, les responsa du Radbaz, tome 4, chapitre 1205. Vous examinerez également l’incidence que ceci peut avoir sur la lecture de la Torah. Vous verrez le Zohar, tome 2, page 206a.
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Vous expliquez, dans le Binyan Hala’ha, que, s’agissant de ces interdictions, aucune différence ne peut être faite entre la lecture de la Torah et l’étude publique(7). Or, on peut encore s’interroger, à ce sujet :
A) Pourquoi le Rambam ne cite-t-il pas ces lois quand il parle de l’étude publique ? Il est clair qu’il ne peut s’en remettre à ce qu’il dit dans l’introduction de son livre ou dans son Guide des égarés. Et, de fait, cette introduction est un récit, sans portée hala’hique.
B) Comment l’interdiction(8) a-t-elle pu être levée, selon les termes du Rambam, dans ses lois de la prière, chapitre 12, paragraphe 8, lorsque le grand Prêtre, à Yom Kippour, lit : “ Mais, le dixième jour ”(9) ?
C) Comment expliquer, d’après cet avis, qu’il soit permis de lire la Meguila assis, alors que, pendant l’étude publique, on est debout, comme le dit le Yerouchalmi à propos de cette Mitsva ? La Meguila ne peut être inférieure à un texte de la Loi Orale, que l’on doit réciter avec déférence. De plus, et ceci est essentiel, sur quelle base pouvez-vous affirmer que le Rambam applique les mêmes interdictions à l’étude publique ?
A mon avis, on doit interpréter le Rambam dans le sens qu’il précise lui-même clairement. Il est donc interdit de lire la Torah sans un écrit. De même, celle-ci ne peut être traduite(10) à partir d’un écrit, comme le dit le Yerouchalmi.
Le Rambam considère qu’en la matière, le Yerouchalmi ne fait qu’expliciter le Babli. C’est également ce que dit le Binyan Hala’ha. Vous consulterez les Tossafot sur le traité Yoma 87b, les Tossafot Yechenim sur le traité Yoma 79a et ce que dit le Sdeï ‘Hémed, principes des Décisionnaires, chapitre 2, paragraphe 1.
On peut également envisager que le Yerouchalmi conteste le Babli, mais que, néanmoins, la Hala’ha soit tranchée dans le sens du Yerouchalmi, puisque la Michna, sans indication d’auteur, du traité Yoma 68b, selon laquelle le verset : “ Mais, le dixième jour… ” est lue par cœur, contredit ce que dit le Babli au traité Guittin 60b.
On peut justifier, de différentes façons, la supériorité de la lecture de la Torah(11). L’une d’elles est la suivante. Il s’agit d’une obligation de la communauté et non d’un individu, comme le dit le Mil’hamot Meguila, au premier chapitre. Vous consulterez également le Tsafnat Paanéa’h sur les lois de la prière, chapitre 12, paragraphe 5.
Il n’en est pas de même pour la lecture de la Meguila, qui est donc permise en position assise. Une démonstration particulière est, en outre, nécessaire pour établir qu’elle ne peut être lue par cœur(12). Et, s’il n’en est pas ainsi pour la lecture de la Torah du grand Prêtre, c’est du fait de son service(13), comme le précise le traité Yoma, à la référence précédemment citée.
Si je pouvais me le permettre, je dirais que la lecture de la description des sacrifices, pendant les fêtes, à Roch Hachana et à Yom Kippour, est différente de toutes les autres lectures. Vous consulterez les Tossafot sur le traité Meguila 30b, le commentaire du Riva sur les Tossafot Yechenim, au traité Yoma 70a. Néanmoins, lorsque cela est possible et fréquent, les lois n’ont pas été modifiées, de façon à ne pas faire de différences(14), ce qui n’est pas le cas pour la lecture du grand Prêtre.
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Mais, l’on peut encore s’interroger. S’il en est ainsi, pourquoi les Sages n’ont-ils pas eux-mêmes rédigé la Loi Orale ? Néanmoins, les portes des explications ne sont pas closes(15).
On peut donc penser qu’il n’aurait pas été interdit de le faire. Pour autant, les Sages ne l’ont pas rédigée, car : A) il faut tenir compte de l’avis du Babli, si l’on considère qu’il contredit celui du Yerouchalmi, B) il est dit, en outre, que “ J’écrirai pour lui l’essentiel de Mes commentaires ”, comme le dit le traité Guittin, à la même référence, C) il faut se référer également à la raison qui est donnée dans le Guide des égarés, tome 1, chapitre 71. Vous verrez également le Zohar, tome 1, page 253a, le Likouteï Torah de l’Admour Hazaken, dans les commentaires de Soukkot, à la page 80b.
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Dans vos remarques, sous le titre Héarot ‘Haïm, à la page 14a, vous citez le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à propos de la propriété de ce dont il est interdit de tirer profit.
J’ai eu sous la main les responsa ‘Hessed Yochoua, éditées à New York en 5713(16) et l’on y trouve une discussion, à ce sujet, dans le chapitre 23. On peut soulever une objection en considérant ce qui y est dit, mais le temps dont je dispose ne me permets pas de le faire.
Notes
(1) Le Rav A.H. Zimmerman. (2) A l’origine, la Loi Orale ne pouvait pas être écrite. (3) Pour démontrer que les versets de la Loi Ecrite ne peuvent être récités par cœur. (4) Par cœur. (5) A l’opposé, chacun peut les lire pour son propre compte. (6) Et donc lire ce qui a été donné par écrit, mais dire par cœur ce qui a été donné oralement. (7) Dans un cas comme dans l’autre, ce qui a été donné par écrit ne peut être dit oralement. (8) De réciter par cœur. (9) Vaykra 23, 27. (10) Il était habituel, à l’époque, de traduire la Torah en araméen, simultanément à sa lecture. Or, cette traduction appartient à la Loi Orale. (11) Par rapport à la lecture de la Meguila et, a fortiori, à l’étude publique. (12) Il ne s’agit donc pas d’une évidence. (13) Qui est nécessaire à Yom Kippour. (14) Entre les différentes lectures de la Torah. (15) On peut donc toujours en ajouter de nouvelles. (16) 1953.
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