Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2463
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2463, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[11 Adar Richon 5714]
Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Tetsavé, dans laquelle vous parlez de la perruque. Vous dites que vous ne savez pas exactement à quoi celle-ci correspond.
Le but d’une perruque est de recouvrir l’ensemble des cheveux. En effet, il n’est pas bon qu’ils soient couverts seulement en partie.
Vous devriez également vous efforcer que d’autres la portent également, leur expliquer que l’on obtient, en agissant de la sorte, la santé, l’opulence matérielle et une véritable satisfaction des enfants.
Dieu fasse que vous me donniez de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Lettre n°2464
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2464, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Iyar 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Il est inutile de vous expliquer par le détail ce qui est clairement établi par nos Sages, c’est-à-dire l’immense importance de la paix. En effet, “ il n’est pas de réceptacle contenant la bénédiction comme la paix ”. C’est uniquement de cette façon que l’on est en accord avec la volonté de nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera, car ils firent don d’eux-mêmes pour aimer leur prochain. En axant son comportement sur l’esprit de leur enseignement, on reçoit une bénédiction et un succès accrus en ce que l’on accomplit.
Ainsi, les autres directeurs, les enseignants et les enseignantes verront que, pour votre part, vous adoptez une position de compromis et vous ne cherchez pas à imposer vos vues, pourvu que le projet avance. En effet, il est parfois nécessaire, pour obtenir ce résultat, d’appliquer le principe “ quand vient le moment d’agir pour Dieu, on contrevient à la Torah(1) ”.
J’ai bon espoir qu’en agissant de la sorte, la paix et donc la réussite de vos activités se renforceront dans votre ville. Parfois, le compromis place momentanément en position de faiblesse, dans certains domaines, mais, comme je l’ai dit, “ quand vient le moment d’agir… ”. Cette interruption momentanée apporte ensuite la plus grande rétribution.
Bien évidemment, il n’est pas possible d’adopter une position tranchée, en la matière, car les conditions évoluent selon les endroits et les personnes. Mes remarques ont donc uniquement une portée générale. Il est indispensable que ceux qui prennent part à une même activité agissent de leur plein gré et non sous la contrainte ou bien comme s’ils s’acquittaient d’une obligation, afin d’obtenir un salaire.
Celui qui a l’esprit large pourra plus facilement s’abstenir totalement de rechercher toute victoire personnelle. Il faut également tenir compte du fait que ce que l’on perd par une concession est parfois largement compensé par ce que l’on gagne.
Par ailleurs, il est particulièrement nécessaire, comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois, que tous les ‘Hassidim, ou même leurs descendants, les enseignants et les enseignantes prennent part au travail qui est accompli. Souvent, cela n’apparaît pas comme une nécessité absolue, car il n’en résulte aucun apport. Il est malgré tout bon qu’il en soit ainsi, surtout quand il s’agit d’éduquer les enfants(2), car le moindre élément apporté à un enfant peut, par la suite, prendre des dimensions considérables.
Lorsque le travail se développera, vous trouverez sûrement, à une échéance qui n’est pas éloignée, le moyen d’utiliser pleinement leurs forces(3).
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en ce domaine et en vous remerciant de me les transmettre au plus vite,
Notes
(1) Parfois, dans l’intérêt de ce que l’on veut accomplir, il peut être nécessaire, de manière exceptionnelle, de passer outre à ses principes. (2) D’une école. (3) Celles des enseignants et enseignantes.
Lettre n°2465
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2465, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 6 Adar Richon, dans laquelle vous me dites que vous êtes en âge de vous marier. Néanmoins, on ne vous a encore formulé aucune proposition qui vous convienne et vous en êtes chagriné.
Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle le mariage est aussi difficile à réaliser que l’ouverture de la mer Rouge. Pour autant, cette dernière a bien été obtenue, dès lors que l’on a raffermi sa confiance et sa foi en Dieu. Il doit donc en être de même pour ce qui est du mariage. Plus votre confiance sera inébranlable et plus vous obtiendrez rapidement un résultat. Bien évidemment, il faut aussi chercher, de la manière qui convient.
Comme vous le savez, le saint Zohar dit que le Saint béni soit-Il consulta la Torah pour créer le monde. Cela est vrai pour le monde, au sens littéral, mais aussi pour les différents aspects de la vie de l’homme, qui est qualifié de “ petit monde ”. Vous devez donc intensifier votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Vous m’aviez interrogé, il y a quelques temps, sur l’élévation des mondes pendant le Chabbat, qui est alors superficielle et non profonde. A Roch Hachana, en revanche, les mondes s’élèvent de manière profonde et non superficiellement. Différents textes de ‘Hassidout expliquent tout cela. Vous consulterez, en particulier, Igueret Hakodech, au chapitre 14, le Kountrass A’haron, à la page 157b et la séquence de discours ‘hassidiques de Roch Hachana 5605(1). A ce sujet, vous vous demandez ce qu’il en est quand Roch Hachana est un Chabbat.
On peut répondre à cette question(2) en fonction du principe établi selon lequel la dimension profonde et la dimension superficielle présentent, l’une et l’autre, différents stades. Ainsi, on distingue “ la partie profonde de l’aspect profond ” et “ la partie superficielle de l’aspect superficiel ”.
Vous consulterez également Igueret Hakodech, au chapitre 29, page 150a, qui dit : “ Il est plusieurs stades, l’un plus profond que l’autre et plusieurs autres, l’un plus extérieur que l’autre, à l’infini ”. Vous verrez également ce que dit le Dére’h Mitsvoté’ha, à la fin de la Mitsva de ne pas allumer du feu(3) : “ Tout cela n’apparaît pas clairement à celui qui se limite à une observation superficielle ”.
Notes
(1) 1904, du Rabbi Rachab. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1940. (3) Pendant le Chabbat.
Lettre n°2466
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2466, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 5 Adar Richon. Vous m’écrivez qu’assister au mariage d’un enfant est un immense plaisir, que l’on attend durant des années. Cela est tout à fait exact. C’est la raison pour laquelle j’écrivais, dans ma précédente lettre(1) que Dieu vous accorderait sûrement les moyens d’assumer les dépenses qui en résultent, dès lors qu’il s’agit d’une initiative positive.
Ainsi, si l’on n’entreprend pas un tel voyage, on ne sera pas plus riche pour autant. En d’autres termes, vous voyagez sur le compte de Dieu ! Cela n’a donc rien à voir avec les dettes contractées par ailleurs ou l’aide que vous apportez à vos autres enfants.
Par ailleurs, le fait de participer à la joie de ses enfants constitue un grand mérite, que l’on acquiert par sa foi, sa confiance en Dieu. Mais, à la lecture de votre lettre, je me suis demandé si tel est réellement votre état d’esprit.
Que Dieu fasse que l’un et l’autre(2) vous vous renforciez dans la foi et la confiance en Dieu, comme cela est la règle dans un foyer ‘hassidique. Que Dieu fasse que vous ayez une satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants, en bonne santé.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Il s’agit de la lettre n°2349. (2) Le destinataire de cette lettre et son épouse.
Lettre n°2467
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2467, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au Rav ‘Hassid et Juste, issu d’une illustre famille,
le Rav Yaakov(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu votre demande de bénédiction par le ‘Hassid, grand Rav qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Ye’hyel Mi’hel Dabroskin. Sans en faire le vœu, j’en donnerai lecture, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Que Dieu fasse que vous m’annonciez bientôt de bonnes nouvelles.
Nos Sages disent que l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui, par nature, possèdent cette qualité et, me basant sur cette affirmation, je saisis cette occasion pour vous souligner le point suivant. Conformément à l’enseignement de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dans Iguéret Hakodech, au début du chapitre 26, “ il est, en ces dernières générations, permis et nécessaire de révéler cette sagesse ”, c’est-à-dire l’enseignement profond de la Torah.
En conséquence, celui qui a été choisi par Dieu et qui a le mérite d’exercer son influence sur de nombreux Juifs doit en profiter pour leur faire connaître cette décision du Ari Zal(2), la leur rappeler, de temps à autre, en particulier ces derniers temps, alors qu’une obscurité intense et profonde règne en Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. La nécessité de tout cela est donc d’autant plus grande.
Vous connaissez la décision du Tribunal céleste(3), qui a été révélée par l’Admour Haémtsahi, fils de l’Admour Hazaken, selon laquelle tous ceux qui feront des efforts en ce sens connaîtront la réussite et, malgré les obscurités et les voiles, ils auront le dessus.
Notes
(1) Le Rav Y.Moskovitch, Rabbi de Shats-‘Haïfa, en Terre Sainte. (2) Précédemment citée, la nécessité de révéler la ‘Hassidout, à notre époque. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2395.
Lettre n°2468
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2468, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Yossef Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du lundi de la Parchat Tetsavé, dans lequel vous décrivez brièvement ce qui vous est arrivé et vos accomplissements positifs, en l’endroit où vous vous trouvez maintenant, en particulier pour promouvoir une bonne éducation, ce qui est un élément fondamental, en tout lieu et en tout temps, mais en particulier à notre époque, alors que l’obscurité est particulièrement profonde.
Nous avons pu observer que s’est pleinement réalisée la plainte du prophète (Ichaya 5, 20) : “ Ah, on considère le mal comme du bien et le bien comme du mal ”. Il y a là, à proprement parler, une situation de danger. Il ne s’agit pas seulement de leur(2) donner le monde futur, mais aussi de les protéger dans ce monde. On peut, en effet, observer la corruption et la débauche, mais point n’est besoin de détailler ce qui n’est pas à l’éloge…(3).
Que Dieu accorde la réussite à tous ceux qui participent à cette importante réalisation. Que leurs efforts soient récompensés et qu’ils multiplient les élèves, progressant dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, de la meilleure façon. De la sorte, ils auront une bénédiction et une réussite accrues, y compris dans leurs préoccupations personnelles, matérielles et spirituelles.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans vos réalisations personnelles,
Notes
(1) Le Rav Y.M. Shoymer de ‘Holon, en Terre Sainte. (2) Aux enfants qui reçoivent cette éducation. (3) D’Israël.
Lettre n°2469
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2469, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous me dites que vous possédez le ‘Hemdat Tsvi, un commentaire du Tikouneï Zohar et que vous avez l’intention de le brûler, car vous avez entendu que ce livre est contesté.
J’ai été horrifié que vous puissiez envisager une telle éventualité. Même si cette contestation était justifiée, il ne vous appartient pas d’intervenir, dans ce domaine. Tout au plus, pouvez-vous cesser de l’étudier, mais en aucune façon le brûler.
Ce livre est cité par le Tséma’h Tsédek, dans le Likouteï Torah Devarim, page 27d et les Rechimot E’ha, page 44. Il est donc certain que ces contestations sont sans fondement.
Concernant le ‘Hemdat Ha Yamim, il existe des avis divergents. Pour l’heure, je n’ai pas vu qu’il soit cité dans les livres de nos saints maîtres. Néanmoins, pourquoi votre étude de la Kabbala doit-elle commencer par de tels livres, qui sont contestés ? Je vous ai déjà expliqué la nécessité d’étudier la ‘Hassidout, dans laquelle on trouve également la Kabbala et qui préserve d’une erreur concernant la “ Science de Vérité ”(1), ce qu’à Dieu ne plaise.
Qui peut prétendre qu’il veut étudier seulement selon sa manière propre et montrer de quoi il est capable ?
Vous connaissez, à ce propos, le récit du Tséma’h Tsédek, dans la “ source de la Mitsva de prier ”(2), fin du chapitre 2. Le Baal Chem Tov demanda que l’on n’étudie pas les livres de la Kabbala, car “ celui qui ne sait pas s’abstraire tirera de cette étude une vision très matérialiste ”. Vous consulterez ce texte.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) La Kabbala. (2) Dans le Dére’h Mitsvoté’ha.
Lettre n°2470
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2470, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
a de nombreuses connaissances, se consacre aux
besoins communautaires, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu votre lettre du 16 Chevat et également vos salutations, par l’intermédiaire du grand Rav, ‘Hassid qui craint Dieu et qui est plein d’enthousiasme, Rav Weiss(2). Que Dieu accorde à chacun d’entre nous la possibilité d’annoncer, à l’avenir, uniquement de bonnes nouvelles, dans les domaines publics comme dans les préoccupations personnelles.
B) Je vous remercie également d’avoir attiré son attention sur l’erreur qui s’est glissée dans le guide d’étude(3), à la date du 7 Chevat d’une année ayant deux Adars. Comme je l’écrivais dans ma précédente lettre(4), je m’en suis remis à d’autres pour les corrections, du fait de mes nombreuses occupations. Et, le verset dit : “ Qui peut saisir les erreurs(5) ? ”.
C) Vous formulez une remarque à propos de la correction probable, à la page 410(6), “ notre distingué maître ”, au lieu de “ notre maître le ‘Hassid ”, “ notre maître ” à la place de “ le ‘Hassid ”. J’ai trouvé cette mention sur un exemplaire du Tanya, qui est la reproduction d’un livre ayant appartenu aux ‘Hassidim âgés des générations passées et qui s’est révélé digne de foi, dans les autres notes qu’il comportait. Néanmoins, je n’ai pas pu établir avec certitude que c’était effectivement le cas et j’ai donc introduit les modifications qui s’y trouvaient dans la rubrique des corrections probables.
D) Vous évoquez le doute sur le mot Mizé, de là, qui figure au premier chapitre du Tanya, page 5, ligne 7. A mon sens, celui-ci se rapporte à ce qui est dit avant cela. Il en est de même pour le mot Zé, ceci, qui se trouve à la page 24b, ligne 11. Néanmoins, dans ce dernier cas, certains considèrent qu’il se rapporte à ce qui est dit après cela. On peut s’interroger, à ce propos, en consultant le Kountrass Bikour Chicago, à partir de la page 63.
E) Concernant la discussion qu’a eu le Rav Weiss(6), j’ai été horrifié de constater que, pour son interlocuteur, il était hors de question qu’il en soit ainsi. Celui-ci a refusé d’intervenir, d’une quelconque manière. Comme je vous l’ai dit dans ma lettre, ce problème peut être considéré sous différents aspects, en fonction de la situation et l’on ne peut se contenter d’une “ interdiction absolue ”, pour reprendre l’expression que vous utilisez, dans votre lettre. Il peut aussi s’agir d’une forte protestation ou même d’une simple interdiction.
D’après l’état d’esprit qui règne, la formulation de sa lettre n’était pas importante. Il suffisait qu’elle adopte une position totalement négative envers le service militaire, malgré les voix qui se sont élevées.
J’ai trouvé des circonstances atténuantes sur la base de ce que j’ai entendu de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Lorsque celui-ci devait effectuer un voyage pour une cause communautaire et s’en abstenait pour des raisons de santé, il poussait un profond soupir et disait que, même quand l’on désire mettre en pratique la Volonté du Créateur, on doit avoir un mérite particulier pour en recevoir la possibilité.
Vous concluez, sur ce sujet, en disant que vous avez cessé de vous y intéresser dès lors qu’il a pris une tournure politique. Or, c’est à ce propos qu’il faut appliquer l’interrogation de nos Sages : “ Dieu doit-Il perdre Son monde du fait des sots ? ”.
F) Vous prenez sûrement part aux activités de ‘Habad, dans toute la mesure de vos moyens. Je suis convaincu qu’au final, vous connaîtrez la victoire. Néanmoins, il faut prier et faire ce qui est nécessaire pour que cela intervienne le plus rapidement possible. En effet, “ des jours ont été créés et, par son intermédiaire, l’Unique se révèle en eux ”.
G) Vous me dites que vous possédez un petit livre, qui est un commentaire manuscrit du Tanya. Je n’en possède pas la copie qui se trouvait chez votre défunt beau-frère, le Rav A.Lewin. Néanmoins, j’ai trouvé ici un commentaire du Tanya sur lequel il est inscrit que l’auteur s’appelle Rav Y.Kaidoner. Il commence par le premier chapitre de Likouteï Amarim, “ on sait que la vertu du Juste et la méchanceté de l’impie se marquent dans leurs pensées ” et se conclut par le commentaire du chapitre 12. Si ce n’est pas celui que vous possédez, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me le prêter pour quelques temps, comme vous le proposiez.
H) Concernant les causeries et les discours ‘hassidiques qui sont édités ici, le secrétariat vous envoie, de façon générale toutes nos publications.
I) Je vous remercie pour votre brève description de la réunion ‘hassidique du 19 Kislev au Kfar(8).
J) Dernier point, qui est le plus important, j’ai bien reçu le cinquième tome de l’encyclopédie talmudique, qui est digne des précédents. Il y a là un travail fabuleux et gigantesque, beaucoup de sagesse et de méthode. Conformément au dicton, précédemment cité, de mon beau-père, le Rabbi, je pense que Dieu vous a accordé un grand mérite par le fait d’avoir pu éditer un tel ouvrage et d’écrire des livres qui présentent un immense intérêt.
A ce propos, je voudrais vous dire qu’il y a quelques temps, j’ai été surpris d’apprendre que le comité de soutien de Chicago qui vous avait accordé, l’an passé, c’est-à-dire il y a un an et demi, une subvention de mille Shekels pour la publication de l’encyclopédie, ne vous a toujours pas versé ce montant. Et, la responsabilité en revient à ceux qui travaillent pour l’encyclopédie car ils n’ont pas encore transmis au comité le détail de vos recettes et de vos dépenses, alors que ce document a été demandé il y a de nombreux mois déjà.
Par ailleurs, j’ai fait une recherche sur la bénédiction des Mitsvot, pour une réunion ‘hassidique qui a eu lieu ici. Bien évidemment, je me suis servi de l’encyclopédie. Or, on peut se demander pourquoi n’est pas citée, pour justifier la nécessité de dire la bénédiction juste avant l’accomplissement de la Mitsva, l’explication que donne le Rambam, en la matière. En effet, seul l’avis du Ritva est mentionné, alors que lui-même cite le Rambam.
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit, pour que vous ayez de longs jours, de bonnes et fructueuses années, avec calme et largesse d’esprit,
N. B. : Certains proposent que ‘Habad prenne une large part, de manière officielle, dans la lutte contre les missionnaires. Cela suppose, avant tout, de trouver quelqu’un qui en prenne la responsabilité et surtout une personne qui fera la liaison entre ‘Habad et les différentes instances de Terre Sainte qui accorderont les moyens de mener à bien cette lutte.
Vous voudrez bien m’indiquer si ce jeune homme vous semble apte à assumer cette fonction, s’il est organisé et poli. Ou peut-être avez-vous d’autres propositions, pensez-vous à d’autres personnes, issues de familles ‘Habad, qui pourraient le faire.
Bien évidemment, le but de ‘Habad n’est pas de faire de la concurrence. S’il y a déjà des actions effectives et systématiques, qui sont le fait d’autres groupes orthodoxes, il faudra, bien évidemment, organiser tout cela pour qu’il n’y ait pas de rivalité, ni de double emploi.
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, auteur de l’encyclopédie talmudique, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°2342. (2) Le Rav Chimchon Raphaël Weiss. Voir, à son sujet, la lettre n°2373. (3) Du Tanya, selon la répartition faite par le précédent Rabbi. (4) Il s’agit de la lettre n°2342. (5) Et les éviter complètement. (6) De la nouvelle édition du Tanya. (7) A propos du service militaire des jeunes filles en Israël. Voir, à ce sujet, la lettre n°2373. (8) Kfar ‘Habad.
Lettre n°2471
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2471, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce jeudi et j’ai été satisfait de prendre connaissance des enseignements donnés dans votre synagogue. Conformément aux besoins du moment, vous saisissez sans doute cette occasion pour faire connaître à ceux qui écoutent ces cours les lois d’usage courant dans l’existence quotidienne(1). Nos Sages soulignent, en effet, que “ l’acte est essentiel ”.
Vous évoquez la séparation(2) à la synagogue et les dissensions qu’elle provoque. Il serait bon de vous procurer une copie de la lettre de l’association rabbinique(3) expliquant pourquoi elle est nécessaire. Il me semble que Young Israël(3) a également rédigé une lettre en ce sens. Ceci vous aidera à prouver qu’elle est indispensable, sans remettre la paix en cause.
Que Dieu vous accorde la réussite dans vos activités communautaires et dans vos préoccupations personnelles. Vous et votre épouse, la Rabbanit, éduquerez votre fils, en bonne santé, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2456. (2) Entre les hommes et les femmes. (3) L’une des associations regroupant les rabbins des Etats Unis et du Canada.
Lettre n°2472
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2472, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre feuillet, m’annonçant que l’état de santé de votre épouse s’est amélioré. Dieu fasse que vous puissiez donner de bonnes nouvelles de votre santé physique et de votre santé morale, c’est-à-dire de la réalisation de la mission qui vous est confiée dans ce monde.
La mission de chacun et de chacune consiste à forger, ici-bas, des réceptacles pour la Divinité, en diffusant et en renforçant “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout, ses voies et ses usages.
Si une telle mission incombe également à ceux qui résident dans les grandes villes, où se trouvent un nombre important de Juifs qui craignent Dieu, combien plus reçoit-elle toute sa valeur pour ceux qui sont dans des petites villes et appartiennent à l’élite, ayant connaissance du luminaire de la Torah et de son enseignement profond, qui vivifie sa partie révélée et permet de mieux accomplir les Mitsvot.
Vous avez sûrement la possibilité d’intervenir dans ce domaine et vous agissez donc en ce sens. Néanmoins, on doit connaître l’élévation dans le domaine de la Sainteté et vous élargirez donc votre action, dans toute la mesure de vos possibilités. Il est un fait établi qu’un émissaire s’acquitte de la mission qui lui est confiée et, de ce point de vue, chaque Juif et chaque Juive sont bien les émissaires du Saint béni soit-Il.
Avec ma bénédiction de réussite dans tous ces domaines,
N.B. : Un exemplaire du Tanya qui a dernièrement été édité, pour la première fois, aux Etats Unis vous a été adressé, par envoi séparé. Vous me confirmerez sans doute l’avoir reçu.
Lettre n°2473
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2473, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 9 Adar Richon et j’ai été heureux d’apprendre que Dieu vous a donné le mérite d’exercer des fonctions publiques(2), à la fois dans la maison d’étude, à la Yechiva et dans la synagogue, lieu de la prière. Nos Sages disent que “ l’acte est essentiel et non l’étude ”. Dieu fasse donc que votre enseignement modifie l’action quotidienne de ceux qui le reçoivent.
De nos jours, on ne peut s’en remettre à ceux qui écoutent un cours pour qu’ils en tirent eux-mêmes les conclusions concernant l’action concrète. Tout doit être clairement dit et, à l’issue de chaque enseignement, une synthèse doit être faite, spécifiant la manière d’agir, la parole ou la pensée.
Or, on doit posséder profondément ce que l’on transmet aux autres, afin qu’ils l’intègrent et puissent poursuivre la chaîne(3). Nos Sages disent que l’on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité. Sans doute redoublerez-vous donc d’ardeur dans vos études, de la manière qui vient d’être définie. Vous rechercherez la grandeur qui se trouve dans le Talmud, c’est-à-dire l’invitation à l’action. Et l’assurance nous a été donnée que les efforts sont couronnés de succès.
J’ai prix connaissance avec plaisir de votre décision de recommencer à étudier la ‘Hassidout. Vous savez, en effet, ce que dit l’introduction du Séfer Ha ’Hinou’h à propos des six Mitsvot perpétuelles, qui s’appliquent en tout temps et en tout lieu, c’est-à-dire, en particulier, la foi en l’unité de Dieu, le fait de L’aimer, de Le craindre. Pour mettre en pratique ces Mitsvot, il faut les ressentir physiquement, en son cœur et ne pas se contenter d’en parler, car ce n’est pas de cette manière que l’on exprime sa foi. Bien évidemment, on peut mettre tout cela en pratique en étudiant la ‘Hassidout.
Vous me dites que, lorsque vous enseignez le ‘Houmach, les participants ne se contentent pas du sens simple et qu’il vous faut en commenter les versets d’une manière qui leur convienne. De fait, les commentateurs du ‘Houmach sont particulièrement nombreux et vous saurez trouver ceux qui correspondent aux attentes de vos élèves. Il serait bon que vous vous procuriez, auprès d’un des ‘Hassidim de Montréal, un exemplaire de Hakrya Vehakedoucha(4), dans lequel plusieurs articles commentent la Paracha de la semaine et la Haftara.
Avec la bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.Karp, de Montréal. (2) Des fonctions d’enseignement. (3) Textuellement “ qu’ils se mouillent au point de mouiller les autres ”. (4) Revue publiée à New York, à l’époque du précédent Rabbi de Loubavitch.
Lettre n°2474
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2474, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 8 Adar Richon, dans laquelle vous me demandez mon avis sur la question suivante. Pour différentes raisons, vous êtes absolument incapable de vous concentrer sur l’étude de la partie révélée de la Torah et sur la ‘Hassidout. Vous me demandez donc ce que vous devez faire.
Voici ma réponse :
A) Je ne comprends pas votre affirmation selon laquelle “ vous êtes absolument incapable de vous concentrer sur l’étude ”. Celle-ci contredit l’enseignement suivant de nos Sages : “ Celui qui dit ne pas avoir fait d’effort et avoir néanmoins réussi, ne le crois pas. Celui qui dit avoir fait des efforts, mais ne pas avoir connu le succès, ne le crois pas ”.
Mais, peut-être voulez-vous dire que vous ne souhaitez pas apprendre la Torah.
B) En tout état de cause, vous devez sollicitez le conseil de votre guide spirituel, qui se trouve sur place. Vous lui expliquerez votre situation et Dieu vous accordera la réussite, afin que vous trouviez l’arrangement qui vous convient, matériellement et spirituellement à la fois.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2475
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2475, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et assume une mission sacrée,
le Rav Avraham Mena’hem Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
On m’a transmis votre demande de bénédiction pour la guérison de l’un de vos élèves. Par la suite, on m’a dit que l’intervention chirurgicale s’est bien passée et que tout va bien. Tout comme vous m’annoncez cette issue positive, de façon matérielle, puisse Dieu faire que vous me fassiez également connaître des conséquences positives dans le domaine spirituel, en m’informant que vos élèves sont en bonne santé morale.
Chez un Juif, les dimensions matérielle et spirituelle sont liées. De manière plaisante et en s’appuyant sur l’affirmation de l’Admour Hazaken, formulée au troisième chapitre d’Iguéret Hatechouva, on pourrait dire que les présentes générations ne sont pas en aussi bonne santé que les précédentes. En conséquence, la multiplication des jeûnes est nuisible, car elle provoque la maladie ou la faiblesse, ce qu’à Dieu ne plaise.
Or, il en est de même pour la guérison de l’âme. Auparavant, on pouvait se contenter de mortifications spirituelles, c’est-à-dire des propos du Moussar, qui rabaissent l’homme et le font souffrir. A l’heure actuelle, en revanche, il peut en résulter une maladie ou un affaiblissement moral, ce qu’à Dieu ne plaise. On peut se décourager, être totalement effondré, Dieu nous en garde. Le corps et l’âme animale peuvent également se révolter contre un tel avilissement.
En conséquence, il est indispensable d’emprunter la voie que nous a tracée le Baal Chem Tov(2) et de mettre en pratique l’Injonction “ tu lui viendras en aide ”(3). Il faut d’abord expliquer que l’âme est “ une véritable parcelle de Divinité ”, que “ Lui et Sa Sagesse ne font qu’un ”. En conséquence, celui qui est l’émissaire de l’Homme céleste agit effectivement pour Son compte. Vous consulterez ce que dit le Likouteï Torah, à ce sujet, au début de la Parchat Vaykra.
L’homme reçoit des forces particulièrement élevées, non seulement pour surmonter les obstacles, mais aussi pour illuminer encore plus intensément son âme, son corps, la partie du monde qui lui est confiée, afin d’y forger des réceptacles de la Divinité, de manière joyeuse. Il est donc dommage que vous perdiez du temps en ne faisant pas usage de ces forces, précisément du fait de la bassesse du corps. Car, la joie brise les limites, y compris celles qui sont imposées par le corps et l’âme animale.
On trouve une merveilleuse précision dans la Hala’ha tranchée par le Ramah, dans le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 98, fin du paragraphe 1, qui dit : “ Avant de prier, on méditera à la grandeur de Dieu, béni soit-Il, puis à la petitesse de l’homme ”. Or, l’ordre dans lequel la Torah est énoncée en est partie intégrante(4).
Si vous devez enseigner tout cela à vos élèves, combien plus devez-vous posséder vous-même ces valeurs. C’est ainsi que vous pourrez les communiquer, de sorte que vos élèves soient, à leur tour, à même de les transmettre. Et, rien ne résiste à la volonté, y compris quand il faut modifier une habitude qui est déjà devenue une nature.
Avec ma bénédiction de réussite en tout cela,
Notes
(1) Le Rav A.M. M. Baranski. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°276, 548, 1151, 1417, 1897, 2462, 2510, 2517 et 2522. (3) Au corps. (4) Il faut donc méditer à la grandeur de Dieu avant de penser à la petitesse de l’homme.
Lettre n°2476
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2476, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du premier jour de Roch ‘Hodech Adar Richon, dans laquelle vous me parlez de l’amélioration de votre santé morale. Puisse Dieu faire que vous progressiez, en la matière. Bien évidemment, les jeûnes et les mortifications ne sont pas le moyen d’y parvenir(1), comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé “ Je suis venu dans mon jardin ”, prononcé en 5713(2).
Ce discours explique que “ Il appartient aux voies de Dieu que le corps soit en bonne santé et intègre ”(3). Certes, il est dit aussi que “ la force du corps est la faiblesse de l’âme ”, mais cette affirmation fait référence à l’âme naturelle et à l’âme animale. Ce texte est basé sur le discours, du même titre, qui fut prononcé par mon beau-père, le Rabbi(4), dont le mérite nous protégera. Vous consulterez également le Séfer Ha Toledot du Rabbi Maharach, à la fin de la page 72.
Avec ma bénédiction pour que votre mère conçoive beaucoup de satisfaction ‘hassidique de tous ses enfants, en bonne santé,
Pour le Rabbi Chlita,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2346. (2) 1953, par le Rabbi, à l’occasion de la Hilloula du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (3) Selon les termes du Rambam. (4) En 5710-1950.
Lettre n°2477
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2477, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me demandez si vous devez aller poursuivre vos études à la Yechiva Loubavitch de Brooklyn. En effet, vous éprouvez des difficultés, dans celle de Lod et vos parents souhaitent que vous alliez à Jérusalem(1), mais la manière d’étudier, dans cet endroit, ne vous convient pas.
Mon opinion, en la matière, est bien connue(2), depuis longtemps déjà. Il faut étudier la Torah et accomplir les Mitsvot de la meilleure façon, dans l’endroit où l’on se trouve. Et, lorsque l’on affronte des difficultés, leur raison essentielle, en règle générale, ne doit pas être trouvée à l’extérieur de l’homme. Elle est liée au mauvais penchant qu’il porte en lui.
A quoi bon vous rendre dans un autre pays, puisque votre mauvais penchant vous y accompagnera ? Il n’y a là qu’une perte de temps et de concentration, qu’accroîtra le fait d’être dans un endroit nouveau, en contact avec des personnes nouvelles.
Vous demanderez donc conseil à votre guide spirituel(3). Celui-ci vous aidera à organiser votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, à Lod ou bien à Jérusalem, de sorte que vous puissiez mettre en pratique la Volonté du Créateur.
Cette manière d’agir renforcera également votre santé physique et il est dit que “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”.
Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) A la Yechiva Torat Emet. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2492. (3) Celui de la Yechiva de Lod, dont ce jeune homme était un élève.
Lettre n°2478
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2478, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
A mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
issu d’une illustre lignée, le Rav Chmouel Abba(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, vos deux lettres des 8 et 25 Chevat, expédiées dans la même enveloppe, de même que celle du 5 Adar Richon. Je vous remercie de ce que vous m’écrivez, à propos de la Mezouza(2), de la boîte pour les plantes odoriférantes et du plateau. Conformément à ce que m’a transmis le ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav P.Althuis(3), je vous envoie une Mezouza, en échange de celle que vous m’avez donnée.
Le Midrach établit une comparaison entre la relation entre le Saint béni soit-Il et Ses serviteurs, d’une part, entre un maître humain et son esclave d’autre part. Dans ce dernier cas, l’esclave doit protéger et faire fructifier les biens du maître, de même que le maître lui-même. A l’opposé, il est dit que “ Dieu est ton protecteur, Dieu est ton ombre, près de ta main droite ”.
Ceci fait également allusion à la Mezouza. Le Nom de Dieu est inscrit sur celle qui est fixée à la porte séparant l’homme et ce qui lui appartient de l’extérieur. Cette Mezouza le protège, de même que ses biens, se trouvant dans ses quatre coudées. Vous savez également que le Nom inscrit au verso de la Mezouza(4) fait allusion au “ Protecteur des portes d’Israël ”(5).
Bien évidemment, cela ne concerne pas uniquement la demeure matérielle, mais s’applique aussi à ce dont l’homme dispose, à ses valeurs spirituelles. Le Créateur du monde protège chacun d’entre nous afin que nos préoccupations et nos possessions, physiques et morales, soient intègres, de sorte que tous puissent mener à bien la mission qui leur est confiée, ici-bas.
Ce qui vient d’être dit me permet de faire référence à ce que vous dites, à la fin de votre lettre, à propos de la manière dont vous organiserez votre vie, à l’avenir.
Lorsque l’on observe le monde, on constate qu’il est régi, dans son ensemble, y compris dans sa partie minérale, par les lois les plus intangibles. Chaque être a sa place et sa fonction. Rien n’est inutile. Combien plus en est-il ainsi pour l’homme, doué de discernement et, encore plus clairement, s’il appartient au peuple qui proclame: “ Tu nous as élus d’entre toutes les nations ”.
Sans l’ombre d’un doute, sans aucune hésitation, chaque Juif reçoit effectivement une mission ici-bas. Il a donc bien sa place dans la vie, surtout lorsqu’il est issu d’une illustre famille(6). En pareil cas, ses ancêtres lui lèguent assurément des qualités particulières.
Il est dit que “ le mérite de leurs ancêtres leur vient en aide ” et que “ l’acte est essentiel ”. Vous trouverez donc le moyen de faire concrètement usage de ces qualités. Certes, il n’est pas toujours aisé de découvrir comment le faire et dans quel domaine. Mais, il est dit que “ celui qui fait des efforts les voit couronnés de succès ”.
En étant certain que l’on doit découvrir ces forces, en écartant tout doute à ce sujet, en étant persuadé qu’on a le pouvoir non seulement de les rechercher, mais aussi de les mettre en évidence, on peut hâter l’issue de cette démarche et la rendre plus fructueuse.
Il est inutile de vous souligner que la démarche de Loubavitch et des ‘Hassidim ‘Habad n’est pas de faire de la morale. Il est clair que ce n’est nullement mon intention, ce qu’à Dieu ne plaise. Je fais uniquement référence à l’action concrète et je suis persuadé qu’avec une recherche appropriée, vous saurez trouvez votre voie, ce que vous devez accomplir, votre manière de guider votre entourage.
A titre de rétribution, ceci apportera la bénédiction et la réussite dans vos préoccupations personnelles.
Avec ma bénédiction de bonne santé et de satisfaction morale dans la manière dont vous organiserez très prochainement votre existence,
N. B. : Dans votre lettre, vous évoquez également le Séfer Torah qui se trouve en votre possession. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me transmettre quelques détails, également à ce propos.
Notes
(1) Le Rav C.A. Shapiro. Voir, à son propos, la lettre n°2312. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2312. (3) Le Rav Pin’has Todros Althuis. Voir, à son sujet, la lettre n°2312. (4) Il s’agit du Nom divin Cha-daï. (5) En Hébreu Chomer Daltot Israël, les initiales de ces trois mots formant Cha-daï. (6) Le destinataire de cette lettre est un descendant des frères Rohm, les Justes qui possédaient la maison d’édition juive, à Slovita, en Russie, à l’époque du Tséma’h Tsédek.
Lettre n°2479
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2479, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez où louer un appartement. Il est clair que celui-ci doit se trouver près de votre lieu de travail. Ainsi, non seulement vous vous épargnerez la fatigue liée aux déplacements, mais, en outre, vous renforcerez l’influence que vous exercez sur vos élèves en résidant dans leur proximité, c’est bien évident.
J’ai pris connaissance de votre étude de la ‘Hassidout, à la fin de votre lettre. Il semble, de la manière dont vous l’évoquez, que celle-ci ne soit pas gravée en votre esprit, que vous recherchiez, en la matière, à vous acquitter de votre obligation envers les autres, plutôt qu’à satisfaire un intérêt personnel.
Certes, nos Sages disent que l’on doit étudier la Torah en tout état de cause. Néanmoins, vous savez qu’il y a plusieurs formes d’étude désintéressée, d’étude tout court et même d’étude intéressée. Il est donc clair que vous devez tout faire pour que la vôtre atteigne le plus haut niveau auquel vous pouvez prétendre, en fonction de votre situation actuelle.
Il en est ainsi pour la partie révélée de la Torah, bien qu’elle ait souvent un objet concret. Combien plus est-ce donc le cas pour la ‘Hassidout, qui concerne, beaucoup plus clairement, la vie morale et le fonctionnement de l’âme.
Que Dieu vous donne la réussite dans tous ces domaines. Vous fixerez, en particulier, un temps pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, en fonction de votre propre situation.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2480
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2480, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez si vous devez vous rendre en Terre Sainte ou bien consacrer l’argent nécessaire pour ce voyage à l’acquisition d’un Séfer Torah.
A mon sens, vous devriez donner cette somme à une caisse de bienfaisance. De cette façon, la plus large part du capital sera préservée, car ceux qui ne remboursent pas un prêt qu’ils ont contracté sont peu nombreux. Il y aura donc là un mérite durable, pour celui qui effectue ce don.
On peut l’envisager de deux façons. Votre contribution peut aller à une caisse de bienfaisance en Terre Sainte ou bien à n’importe quelle autre, qui étendra son activité à la fois en Erets Israël et dans les autres pays. Si vous le désirez, vous pouvez confier ce montant à l’une des caisses de bienfaisance qui sont gérées par mon secrétariat.
Que Dieu vous accorde, et Il vous accordera certainement, de longs jours et de bonnes années. Ainsi, de temps à autre, vous pourrez apporter une contribution à cette caisse de bienfaisance, de vos fonds propres ou de ceux que vous aurez collectés, à cet effet, auprès de vos enfants et de vos amis.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2481
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2481, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous évoquez les résultats qu’ont suscités ma lettre et la réunion ‘hassidique. Néanmoins, tant que ces résultats n’auront pas pris la forme d’une action concrète, on pourra leur appliquer les termes du verset: “ Ils s’élèvent, mais il n’y a pas de vent, pas de pluie ”.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en saluant tous les ‘Hassidim,
Lettre n°2482
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2482, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Adar Richon 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Moché Aryé Leïb(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec effroi, votre lettre, dans laquelle vous m’apprenez le décès de votre mère. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous ne connaissiez plus la souffrance et la peine, mais seulement le bien, toujours et tous les jours.
Avec ma bénédiction,
N.B. : Je vous remercie de m’avoir décrit, bien que de manière brève, la dernière réunion ‘hassidique. Vous-même y avez pris part. Vous en ferez de même(2), à l’avenir. Plus vous donnerez de détails et mieux cela sera.
Ma lettre à la direction de la Yechiva Torat Emet(3) est sûrement parvenue à destination, il y a quelques temps déjà et vous voudrez bien y répondre.
Pour répondre à votre question, l’endeuillé conduit la prière, d’après notre coutume, uniquement les jours où le Moussaf n’est pas récité. S’il l’est, il ne conduit pas non plus celle d’Arvit. Il en résulte qu’il le fait bien à Pourim(4).
Vous avez sûrement consulté les coutumes du deuil et de l’anniversaire du décès, figurant dans les fascicules du 10 Chevat(5) et du 2 Nissan(6) 5708 et 5709(7). L’un et l’autre se trouvent dans le fascicule n°88.
Notes
(1) Le Rav M.A. L. Shapiro. Voir, à son propos, la lettre n°1587. (2) En transmettant une description de ces réunions ‘hassidiques. (3) De Jérusalem. (4) Puisqu’il n’y a pas de Moussaf en ce jour. (5) Hilloula de Rabbi Yossef Its’hak, le précédent Rabbi de Loubavitch. (6) Hilloula du Rabbi Rachab, père de Rabbi Yossef Its’hak. (7) 1948 et 1949, du précédent Rabbi.
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