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Iguerot Kodesh — lettres 2443 à 2462

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2443

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2443, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech

Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’association ‘Habad,

en notre Terre Sainte,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Je suis surpris que vous ne m’écriviez pas, depuis bien longtemps. Je vous ai adressé un télégramme(1) pour le jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et qui dirige notre génération, le 10 Chevat et je vous ai demandé d’avertir Kfar ‘Habad et toutes les institutions ‘Habad qu’une réunion ‘hassidique devait être organisée, à cette date, que l’on devait, à cette occasion, s’engager à des accomplissements positifs, car “ le berger n’a pas abandonné son troupeau ”.

Or, à ce jour, vous ne m’avez même pas confirmé avoir reçu ce télégramme, plus encore, vous ne m’avez pas indiqué à quelles institutions cette information est parvenue et, point le plus important, vous ne m’avez pas précisé ce qui en a concrètement résulté.

Vous compléterez sûrement tout cela au plus vite. Je vous en remercie d’avance.

B) Un autre point suscite également mon étonnement. Je vous ai maintes fois demandé de me faire connaître tous les événements qui peuvent avoir une incidence sur les institutions et l’activité de ‘Habad. En effet, les livres, et non uniquement ceux de ‘Habad, ou même la logique première établissent qu’un homme ou une femme ne peuvent être considérés comme des entités indépendantes, qu’ils sont, bien au contraire, des éléments d’un ensemble, que chacun est l’émissaire de Dieu, chargé d’éclairer son entourage d’une lumière céleste.

En effet, on ne peut connaître la réussite dans ses quatre coudées(2) si l’on ne met pas en pratique la mission confiée par Dieu, Qui dirige l’ensemble et chaque élément qui le constitue.

Néanmoins, les ‘Hassidim ‘Habad reçoivent une mission spécifique. Notre chef a investi en eux des forces particulières, leur a confié un rôle original, basé sur l’amour du prochain tel que l’expliquent nos maîtres, c’est-à-dire celui que l’on éprouve également envers une personne qui se trouve à l’autre extrémité du monde et que l’on n’a jamais vu.

En conséquence, vous devez faire preuve de la plus grande ardeur pour savoir ce qui se passe autour de vous, dans votre ville, dans l’endroit où vous menez votre action ou bien où vous pouvez la mener. Vous devez trouver les moyens d’intervenir de la façon qui a été définie par nos saints maîtres.

Comme je l’ai dit, c’est uniquement de cette façon que les ‘Hassidim peuvent connaître la réussite en ce qui les concerne personnellement, être protégés “ d’une mauvaise personne ou d’une mauvaise rencontre ”(3), réussir l’introduction d’activités nouvelles, liées à la Torah et aux Mitsvot, satisfaire leurs besoins matériels et spirituels, de même que ceux des membres de leur famille.

C) J’ai déjà fait plusieurs fois allusion à tout cela. Malheureusement, aucune action concrète n’en a résulté. Or, je n’ai pas le choix et vous ne l’avez pas non plus. Je dois répéter ce message, encore et encore, en espérant qu’au final, cela sera utile.

Vous avez droit aux circonstances atténuantes parce que votre état d’esprit, à l’heure actuelle, va à l’encontre des termes du verset: “ Il éleva son cœur dans les voies de Dieu ”. Vous connaissez la crispation et l’affliction. Durant ces dernières semaines, j’ai déjà écrit plusieurs fois que l’on ne peut réussir de la sorte, ni à titre collectif, ni personnellement. Bien au contraire, cette attitude engendre la rigueur.

Il est obligatoire que l’activité, pour tout ce qui est lié à Habad, soit large et pleine d’assurance, conformément à la volonté du Rabbi et à ses instructions. On doit mettre en pratique le Précepte: “ Servez Dieu dans la joie ”. Ainsi, cette joie supprimera la rigueur et brisera les limites.

A l’époque de l’Admour Hazaken, fondateur de la ‘Hassidout ‘Habad, de son enseignement, de ses pratiques et de ses coutumes, on savait déjà que les opposants étaient nombreux. Il y eut d’abord Avigdor(4), qui formula une accusation injuste. Puis, son opprobre fut publiquement établi, bien qu’il soit parvenu à faire pencher le cœur de ceux qui ne sont pas coutumiers des stratagèmes du mauvais penchant. Mais, sa chute fut totale et il eut une fin amère(5).

Quelques semaines plus tard, la victoire de la ‘Hassidout fut totale. Par la suite, elle se développa de plus en plus, parvint à conquérir des dizaines de milliers de cœurs juifs. Il est inutile de préciser tout cela, car vous connaissez, par le détail, ce qui se passa alors.

Combien plus en est-il ainsi après que sept générations se soient passées, depuis l’Admour Hazaken. La ‘Hassidout se développe moralement et donc matériellement. Et, même s’il arrive qu’un homme vil et indigne se dresse contre elle, il ne faut nullement s’en affecter. Son effronterie s’explique uniquement parce qu’il pense qu’on le craint, que ses menaces font leur effet et que, pendant les jours de fêtes, les réunions ‘hassidiques n’ont qu’une dimension limitée. Par contre, s’il observait que l’on rend publique sa bassesse, que l’on décrit la vérité telle qu’elle est, il disparaîtrait de lui-même, comme le dit le Tanya. Avigdor lui-même, par la suite, mendiait l’aide des ‘Hassidim.

Il est inutile de se plaindre de ce qui est passé et ces remarques concernent uniquement le futur. Si vous voulez connaître la réussite dans vos préoccupations personnelles et dans l’action de ‘Habad, en général, vous ne devez tenir aucun compte des menaces qui n’ont aucun sens et qui fondront comme de la glace. Leurs auteurs devront eux-mêmes reconnaître qu’elles ne sont pas fondées. Et, l’on en conçoit de la peine uniquement parce qu’on leur accorde de l’importance.

C’est de cette manière seulement que l’on pourra connaître la réussite, dans ses préoccupations personnelles comme dans les activités communautaires.

J’espère que ces quelques lignes suffiront pour vous faire emprunter la voie de nos Pères, conformément à l’avis de notre sainte Torah. Il est dit: “ Que disparaissent les fautes ” et non ceux qui les commettent. Néanmoins, le Tanya définit, au chapitre 29, la nature des forces du mal, qui ont le droit et le pouvoir de se dresser contre la sainteté de l’âme divine possédée par chaque homme. Ainsi, ce dernier peut se renforcer contre elles et les vaincre. Dès lors, elles sont repoussées et disparaissent.

Les forces du mal peuvent prendre l’apparence d’un homme portant la barbe et un vêtement long, adoptant en apparence les usages ‘hassidiques. De fait, l’Admour Hazaken dit que Esav portait une redingote de soie(6).

Dieu vous a accordé un cerveau et un cœur larges. Ceux-ci sont indispensables à un Juif et, combien plus, aux ‘Hassidim ‘Habad, auxquels le Tséma’h Tsédek(7) applique les termes de l’expression: “ Nous sommes les travailleurs du jour ”. Notre mission consiste à éclairer le monde par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, par le luminaire de la Torah qui est l’enseignement de la ‘Hassidout. Il est donc une nécessité absolue de mettre en pratique le verset: “ Il éleva son cœur dans les voies de Dieu ”.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles en tout ce qui vient d’être dit, je conclus en vous adressant ma bénédiction de considérable réussite, dans vos préoccupations communautaires et personnelles, de même que dans celles de tous les membres de votre famille,

Notes

(1) Il s’agit de la lettre n°2402. (2) Dans ses préoccupations personnelles. (3) Selon les termes des bénédictions du matin. (4) Celui qui fut à l’origine de la dénonciation qui conduisit l’Admour Hazaken en prison. Voir la lettre n°2437. (5) Il devint un mendiant. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°2338. (7) Voir, à ce sujet, la lettre n°2270.

Lettre n°2444

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2444, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech

Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Au Rav et Juste, ‘Hassid distingué, issu d’une

illustre famille, descendant d’une grande lignée,

le Rav ‘Haïm Chimeon Zeev Chlita(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 25 Chevat, qui m’est parvenue à la veille du Roch ‘Hodech Adar Richon, avant que je me rende près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. J’ai donc mentionné votre nom et tous ceux que vous me citez, afin d’obtenir la satisfaction des besoins de chacun. Que Dieu fasse que nous puissions tous nous annoncer de bonnes nouvelles les uns aux autres, toujours et tous les jours.

Vous constatez que la formulation du traité Baba Batra 115b, à propos du 24 Tévet, ne correspond pas à celle de la Meguilat Taanit, au chapitre 5. Ce point a été évoqué lors de la réunion ‘hassidique du 24 Tévet 5712(2). Si je parviens à m’en procurer le texte, je le joindrais à la présente lettre.

Vous me dites qu’en visitant les lieux saints, vous avez mentionné mon nom et je vous en remercie. A notre époque, chacun a besoin d’une grande miséricorde, en particulier en cette obscurité épaisse et profonde, alors que l’on subit de nombreux obstacles et des empêchements de toutes sortes. Puisse Dieu faire que s’accomplisse bientôt l’affirmation du Zohar, que vous citez dans votre lettre: “ Grâce à ce livre(3), ils quitteront l’exil ”. Et que se réalise également la fin de cette citation, qui n’est qu’un seul mot et je suis surpris que vous ne le citiez pas: “ Avec miséricorde. ”

J’ai appris avec plaisir que vous avez adopté l’étude quotidienne du ‘Houmach, avec le commentaire de Rachi et celle des Tehilim, instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Vous connaissez sûrement sa décision d’étudier également le Tanya, ouvrage que les Sages de Cracovie ont qualifié de “ saint Tanya ”(4), dans leur lettre d’approbation, avant même sa parution. Mon beau-père, le Rabbi, en a organisé la répartition, de sorte qu’on puisse l’apprendre en un an. Ces dernières semaines, il a été édité aux Etats Unis pour la première fois, avec le guide d’étude dont mon beau-père, le Rabbi, est l’auteur.

J’ai demandé au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Yehouda Shmotkin, de vous adresser un exemplaire de ce Tanya. Vous voudrez bien me confirmer sa réception.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite en vos préoccupations communautaires et personnelles lesquelles, en fait, dépendent les unes des autres, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav H.C. Z. Rubin. (2) 1952, à l’occasion de la Hilloula de l’Admour Hazaken. (3) Le Zohar. (4) Voir le Torat ‘Habad, bibliographies, Tanya, publié aux éditions Kehot en 5742-1982, à la page 42.

Lettre n°2445

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2445, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech

Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre qui n’était pas datée. Vous me dites que vous poursuivez vos études à la Yechiva pendant la moitié de la journée et que vous gaspillez l’autre moitié dans les préparatifs et les études profanes. Il est douloureux et pénible de constater qu’un jeune homme perd son temps et maintient une telle pratique, alors que le temps perdu ne peut pas être rattrapé.

En effet, chacun reçoit un nombre limité d’années, celles qui lui sont nécessaires pour mener à bien, de la manière la plus efficace la mission que le Saint béni soit-Il lui confie pendant sa vie, faite de longs jours et de bonnes années.

Il serait bon que vous poursuiviez vos études à la Yechiva de Lod, qui n’a pas l’inconvénient de se trouver au centre de la ville. Là, vous retrouverez l’environnement que vous avez connu en France. Ainsi, vous aurez une bénédiction et une réussite accrues, également dans votre vie privée.

De plus, chacun a le devoir d’influencer positivement son entourage. Or, le temps passe, en vain et vous devez donc mettre tout cela en pratique au plus vite. Que Dieu vous donne la réussite. Qu’Il vous suggère une crainte de Dieu pure et le succès dans l’étude de la partie révélée de la Torah, de la ‘Hassidout et dans la pratique des Mitsvot, de la manière qui convient.

Comme vous l’avez demandé, on vous a envoyé, par colis séparé quelques causeries et quelques fascicules, que vous étudierez en attendant d’aller à la Yechiva de Lod. Vous contacterez également le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Azryel Zelig Slonim, de Jérusalem et vous lui montrerez la présente lettre. Il trouvera une ou plusieurs personnes qui pourront étudier ces textes avec vous. Ainsi, vous pourrez vous lier à de bons amis.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2446

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2446, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech

Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous joins la réponse que je fais à ce jeune homme. D’après ce que j’ai appris, il est possible et souhaitable de diffuser la ‘Hassidout, en particulier, la connaissance de la Torah et la pratique des Mitsvot, en général, parmi ceux qui résident en Abyssinie(2), l’endroit où ils se rendent.

Ce jeune homme m’écrit que les frais de voyage et d’hébergement seront à la charge du grand Rabbinat(3). Il serait donc bon de trouver un second élève, en plus de ce jeune homme, qui serait également capable d’exercer la fonction de Cho’het, car, s’ils sont deux, ils pourront sûrement agir de manière plus efficace pour diffuser la crainte de Dieu et la ‘Hassidout.

J’attends de bonnes nouvelles,

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman, de Kfar ‘Habad. Voir, à son sujet, la lettre n°2258. (2) En Ethiopie. (3) D’Israël.

Lettre n°2447

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2447, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Jeudi de la Paracha(1)

“ Ils Me feront un Sanctuaire ” 5714,

Brooklyn, New York,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

que Dieu leur accorde longue vie,

groupement de ...(2),

Je vous bénis et vous salue,

J’ai été satisfait d’avoir des nouvelles de vous et de vos activités par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Perets Motchkin(3). J’espère obtenir directement, de votre part, des nouvelles plus détaillées, plus joyeuses, de vous et des membres de votre famille, pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot, qui sont la santé et l’opulence morales et permettent d’obtenir la santé et l’opulence matérielles.

Je saisis cette occasion pour vous souligner encore une fois le mérite considérable et les forces particulières que Dieu a accordées aux femmes, afin qu’elles conduisent leur maison, pour que celle-ci soit un véritable foyer juif et pour qu’elles se consacrent à l’éducation des enfants, en plus de toutes les Mitsvot qu’elles accomplissent par ailleurs.

En ces jours et en ces semaines, nous lisons les Sidrot de la Torah qui décrivent l’édification du Sanctuaire et du Temple. Et, il est dit que les femmes furent les premières à assumer cette mission, qu’elles le firent avec la plus grande abnégation.

Les livres sacrés expliquent que chaque Juif, homme ou femme, possède un Temple. Il s’agit, en l’occurrence, de son foyer. De fait, chaque maison juive doit être consacrée à Dieu. La mission de la bâtir incombe, pour une large part, à la femme, comme le précise la causerie de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui fut dite devant les femmes et que je joins à la présente(4).

Différents textes de la Guemara et du Zohar expliquent également qu’en renforçant sa pratique des lois de la pudeur, une femme met tous les moyens de son côté pour être en bonne santé, connaître l’opulence matérielle et concevoir beaucoup de satisfaction, une satisfaction véritable, de ses enfants et de ses petits-enfants.

Tout cela dépend de chacune d’entre vous. Vous devez adopter vous-mêmes un tel comportement et faire en sorte que vos bonnes amies, vos proches, vos connaissances, prennent également conscience des immenses possibilités qui leur sont accordées, de la réussite qu’elles peuvent obtenir de cette façon.

Que Dieu fasse que chacune d’entre vous agisse en ce sens, dans toute la mesure de vos moyens. Ainsi, Dieu accomplira Sa promesse et Il accordera la santé, l’opulence et le plaisir véritable, dans le plein sens du terme.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et avec ma bénédiction, matérielle et spirituelle, pour chacune d’entre vous, avec tous les membres de la famille,

Notes

(1) La Parchat Terouma (25, 8). (2) La même lettre fut adressée à de nombreux groupements. (3) Voir, à son sujet, la lettre n°2428. (4) Voir Likouteï Dibourim, fin du tome 3.

Lettre n°2448

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2448, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Aux membres de l’association Shilo,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec plaisir, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Douber Baumgarten, que vous organisez un grand Kiddouch, ce prochain Chabbat Parchat Terouma, afin de marquer la conclusion de l’étude de la Michna du traité Bera’hot.

Dieu vous fera connaître la réussite. Tout comme vous concluez l’étude de cette Michna, vous commencerez et achèverez celle d’autres traités. Vous poursuivrez votre étude avec largesse d’esprit et s’accomplira en vous l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ Celui qui fait des efforts obtient la réussite ”.

Vous savez pourquoi le premier traité est celui de Bera’hot, qui lui-même commence par les lois du Chema Israël. Il est dit, en effet, que “ le début de la sagesse est la crainte de Dieu ”, ce qui est précisément le contenu de cette prière. Et, la Michna dit, au début du second chapitre du traité Bera’hot, que le premier paragraphe du Chema exprime la soumission au joug divin et le second, la soumission au joug des Mitsvot.

A ce propos, un point peut être précisé. Lorsque ce traité énonce les lois du Chema Israël, il évoque tout d’abord celui du soir, qui est récité pendant la nuit. En effet, celui qui commence à servir Dieu se trouve encore dans l’obscurité, d’abord à cause du monde dans lequel il se trouve et surtout du fait de son corps, de son âme animale et naturelle, qui occultent et assombrissent la lumière de la vérité, le fait que seul Dieu est vrai, qu’il n’est rien d’autre que Lui, que tous les êtres des cieux, de la terre et de tous les stades intermédiaires ne vivent que par la vérité de Son Existence. On peut en conclure qu’il dirige la terre entière, comme le précise le Rambam, au début de ses lois des fondements de la Torah.

Commencer son service de Dieu de la sorte consiste à recevoir le joug de Dieu, celui de la Torah et des Mitsvot, selon l’expression du dernier Rabbénou Ichaya. De même, lorsque les enfants d’Israël reçurent la Torah, ils dirent: “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons “.

C’est de cette manière que la Guemara justifie le fait que la Michna traite, tout d’abord, du Chema Israël du soir en faisant référence à la création du monde, pour lequel “ il y eut d’abord l’obscurité ”, le voile de la vitalité et de la lumière divines, “ puis la lumière ”, grâce à l’effort de l’homme qui révèle la clarté de Dieu dans le monde.

Il en est de même dans la vie de chacun, puisque l’homme est défini comme un petit monde, selon le traité Chabbat 77b et le discours ‘hassidique intitulé “ Et, un témoignage fut porté ”, figurant dans le Séfer Hamaamarim 5700.

Nul ne doit dire: “ Je ne suis pas pressé. Je dois encore réfléchir et consulter d’autres personnes pour déterminer si je dois entamer ou poursuivre cette manière de servir Dieu. En tout état de cause, cela ne concerne que moi et qui pourrait me dicter ma conduite? ”

En effet, chacun et chacune est partie intégrante du grand monde et tous sont concernés par l’Injonction émise par la Paracha de cette semaine:

“ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”. Nos Sages précisent: “ Il n’est pas dit ‘dans ce Sanctuaire’, mais bien ‘parmi eux’, c’est-à-dire à l’intérieur de chaque Juif ”.

Chaque jour, on est tenu de dire la prière du matin. Puis, vient le soir et la nuit. Or, les prières ont été instaurées pour remplacer les sacrifices d’animaux et des encens. Ces sacrifices étaient effectués dans le Temple matériel et les prières qui les remplacent doivent donc être dites dans le Temple spirituel, c’est-à-dire au sein de la personnalité de chaque Juif.

Au sens le plus simple, le Sanctuaire est le lieu de la sainteté et du service de Dieu. Il est donc défini comme une “ maison de prière ” et il est dit: “ Servez Dieu dans la crainte ”, ce service faisant précisément allusion à la prière. Il en est donc de même pour le service de Dieu. Celui-ci consiste à savoir et à faire savoir que tout est, a été et sera par Sa Parole. Or, le fondement et la finalité de tout cela est exprimé par le Chema Israël, la crainte de Dieu et l’acceptation du joug de Sa royauté. C’est le but de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot.

Le verset dit: “ Dieu nous a ordonné de mettre en pratique tous ces Décrets afin de craindre l’Eternel notre Dieu ”.

Et, l’on peut s’en remettre à Dieu, Qui accomplira la promesse formulée à la fin de ce même verset:

“ Afin qu’il en découle du bien pour nous, en tous les jours et pour nous faire vivre comme en ce jour ”. Les commentateurs de la Torah précisent: “ du bien pour nous: dans ce monde et dans le monde futur. ”

Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la Torah, en groupes et individuellement, dans la pratique des Mitsvot, afin de multiplier “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, “ de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir ”, dans les pensées, les paroles et les actions quotidiennes,

Lettre n°2449

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2449, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre de ce mardi. Je m’empresse de le faire, puisqu’elle concerne la pureté des femmes juives. Il est donc inutile de poursuivre les discussions et les négociations. Il faut immédiatement commencer les réparations(1) qui font l’unanimité. Bien évidemment, il faut s’efforcer de réaliser également les autres réparations, de la façon qui convient.

Pour une large part, tout dépend de la manière dont on engage le dialogue(2), à ce sujet. Souvent, en montrant qu’il s’agit d’une évidence, d’une petite réalisation, aux dimensions réduites, sans aucune critique de ce qui était fait auparavant et surtout sans faire de peine aux autres, en les respectant, il est possible de tout obtenir sans difficulté, surtout lorsque ces réparations ont déjà commencé.

Toutes les parties verront ainsi qu’il ne s’agit nullement de diminuer leur importance. Dès lors, on obtiendra leur accord plus aisément, y compris pour les autres réparations et même pour les points qui n’ont pas encore été évoqués jusqu’à maintenant.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Vraisemblablement d’un Mikwé. (2) Dans ces discussions et ces négociations.

Lettre n°2450

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2450, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mardi de la Parchat Bechala’h, dans laquelle vous me faites part de votre état de santé. Vous m’indiquez également vos problèmes avec vos voisins, qui sont peu commodes.

Concernant votre santé, vous consulterez deux médecins spécialistes et vous vous conformerez à leur prescription. La Torah a donné au médecin l’autorisation et donc également le pouvoir de guérir.

Pour ce qui est de vos mauvais voisins, de tels problèmes découlent généralement d’un manque de ferveur dans la lecture des bénédictions du matin, dans lesquelles on dit également: “ Sauve-nous... d’un mauvais voisin ” et surtout d’un effort insuffisant pour combattre le “ mauvais voisin ” qui se trouve dans le cœur de l’homme, c’est-à-dire son mauvais penchant.

Il faut donc faire des efforts dans ces deux domaines. Dès lors, Dieu agit “ mesure pour mesure ”, mais de manière considérablement accrue. Et, l’on peut ainsi constater une amélioration dans la relation avec le mauvais voisin, au sens littéral.

Il serait bon de faire vérifier les Mezouzot de votre maison, pour s’assurer qu’elles sont toutes cachères. Vous en ferez de même pour vos Tefilin.

Avec ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles dans tous ces domaines,

Lettre n°2451

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2451, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du mardi de la Parchat Terouma, que vous commencez en disant que vous me présentez cette requête d’un cœur brisé et humble.

Certes, il est dit que “ les sacrifices pour Dieu sont un esprit modeste, un cœur brisé et humble ”. Néanmoins, il en est ainsi uniquement quand ce sentiment est inspiré par une pensée de Techouva. A l’opposé, lorsque Dieu vous confère la réussite et accède à votre requête et que, malgré cela, vous n’êtes pas encore satisfait, sans raison particulière, vous adoptez un comportement qui n’est pas justifié.

Pour ce qui vous concerne, le souhait de votre cœur et de celui de votre épouse a été exaucé. Dieu fera que sa grossesse se passe bien, qu’elle enfante en son temps et aisément. Je ne sais donc pas, je ne comprends pas pourquoi vous introduisez votre lettre en disant que vous avez un cœur brisé et humble.

Par ailleurs, vous ne parlez pas de progrès en tout ce qui touche à la Torah et aux Mitsvot. A mon sens, le contraire eut été plus logique. Vous auriez dû commencer votre lettre en remerciant Dieu parce que votre épouse est enceinte, dire que vous avez, en conséquence, bon espoir qu’à l’avenir également, Dieu, Qui est l’Essence du bien, vous prodiguera Ses bienfaits, de même qu’à votre épouse et à votre fils.

Vous auriez dû dire ensuite que vous élargissez, pour votre part, les canaux et les réceptacles par lesquels Dieu vous accorde la bénédiction, c’est-à-dire la pratique de la Torah et des Mitsvot.

En ces jours, nous entrons dans le mois d’Adar et il convient donc de multiplier sa joie. En conséquence, Dieu vous ajoutera, de même qu’à votre épouse, des raisons de vous réjouir dans tous ces domaines et vous concevrez encore plus de satisfaction de votre fils.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2452

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2452, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du mercredi de la Parchat Michpatim. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez encore de bonnes nouvelles, à l’avenir, concernant vos activités communautaires et vos préoccupations personnelles. Vous me direz, avant tout, que Dieu satisfait les souhaits de votre cœur et vous accorde enfants, santé et opulence matérielle.

Je fais réponse à votre question, quant au principe(1), énoncé par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel on ne fait pas connaître son état(2) avant le début du cinquième mois. Il s’agit d’en faire une large diffusion(3). En revanche, on doit le dire au médecin. On peut le faire également pour les proches et les bons amis.

De plus, on doit se conformer à l’avis du médecin et également lui demander, même s’il le fait spontanément, de se contenter

d’un examen superficiel et non profond, s’il est nécessaire d’un faire un. En effet, un examen interne n’est pas indispensable pour établir un diagnostic et il sert seulement à clarifier la situation. En conséquence, s’il peut être écarté, il est bon qu’il en soit ainsi.

De même, il serait bon de faire vérifier encore une fois les Mezouzot de votre domicile. J’attends de vos bonnes nouvelles.

Avec ma bénédiction pour que le souhait de votre cœur soit très prochainement exaucé,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2436. (2) Celui d’une femme enceinte. (3) C’est là ce qui est interdit.

Lettre n°2453

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2453, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav ‘Haïm Hillel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre de Roch ‘Hodech. J’ai été particulièrement satisfait que vous organisiez, de la manière qui convient, une réunion ‘hassidique(2) pour les enfants du Talmud Torah. Je suis surpris de ne pas avoir reçu la même nouvelle du Beth Rivka(3). J’ai bon espoir que le manque concerne uniquement le fait d’écrire, mais non l’action concrète.

Je lirai la demande de bénédiction qui figure dans votre lettre, en un moment propice, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez une amélioration de la santé physique et, dans la mesure du possible, de la santé morale de ceux que vous contactez, dans le cadre de votre mission sacrée(4). Et, il est dit qu’un effort est toujours couronné de succès.

J’ai appris avec satisfaction que l’étude de la ‘Hassidout a été renforcée dans votre implantation(5). Sans doute, les femmes se réunissent-elles également, de temps à autre, de sorte que leurs réunions conduisent à des Mitsvot, en général et à de bons sentiments, en particulier.

Que Dieu accorde la réussite à chacun d’entre vous.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav H.H. Azimov, de Paris. Voir, à son sujet, la lettre n°1555. (2) A l’occasion de la Hilloula du 10 Chevat. (3) De Yerres, dans la région parisienne. (4) La collecte de fonds pour les institutions Loubavitch. (5) L’une des implantations de la région parisienne, entre lesquelles les ‘Hassidim se répartissaient.

Lettre n°2454

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2454, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 28 Tévet, dans laquelle vous évoquez vos relations avec votre épouse.

Vous savez à quel point nos Sages accordent de l’importance de l’harmonie du couple. Il est dit que, “ si un homme et une femme en ont le mérite, la Présence divine s’installe entre eux ”. Il faut donc agir en sorte que votre épouse puisse revenir à la maison, qu’à l’avenir la paix et donc la joie règnent dans votre foyer.

Comme vous le savez, les Sages disent qu’une femme est émotive et qu’elle pleure facilement. Ils rappellent que “ les portes des larmes n’ont pas été closes ”. En la matière, il appartient donc au mari, dans toute la mesure du possible, d’être conciliant, pour tout ce qui concerne les préoccupations du monde.

Combien plus doit-il en être ainsi, dans votre cas, car vous devez tenir compte de l’influence que vos relations avec votre épouse exerce sur vos enfants. Si vous preniez conscience du fait qu’il y a là un objectif primordial, vous trouveriez sûrement le moyen, avec la réflexion appropriée, d’instaurer la paix.

Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2455

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2455, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

écrivain et auteur, le Rav Avraham(1),

Je vous salue et vous bénis

J’ai bien reçu votre lettre, qui n’était pas datée. Par la suite, j’ai reçu votre livre intitulé “ Les filins tressés de trois cordelettes ”. Que Dieu vous accorde le mérite et la réussite, afin de grandir et de parer la Torah, de diffuser la lumière de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages, dans les cercles les plus larges.

Vous connaissez le dicton(2) de l’Admour Hazaken, qui nous a été transmis par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel la ‘Hassidout ne concerne pas un certain groupe du peuple juif, mais est bien, de tout temps, le fait de chacun.

Heureux sont ceux qui ont le mérite de prendre part à la diffusion des sources(3) à l’extérieur.

Avec ma bénédiction pour que vous ayez de longs jours et de bonnes années, pour que vous connaissiez la réussite dans votre mission sacrée,

N. B. Je vous joins un chèque, destiné à vos dépenses personnelles.

J’ai feuilleté rapidement votre livre et voici mes remarques :

Dans l’introduction, page 5, à propos des chants : Vous consulterez le Kountrass A’haron du Tanya, au paragraphe “ les chants de David ” et, de manière plus détaillée, le Likouteï Torah Bamidbar, à partir de la page 18a.

Introduction du premier récit, page 10a, “ le secret du Mikwé qui est ” : On peut s’interroger sur ce commentaire, car cela n’est pas le “ secret du Mikwé ”, mais bien le sens simple de cette affirmation. Voici comment il faut comprendre ce dicton : on s’élève du profane vers le sacré, puis d’une sainteté vers l’autre.

C’est ainsi que le grand Prêtre, à Yom Kippour, se trempait cinq fois dans le bain rituel. C’est pour la même raison que l’on se rend au Mikwé, le matin du Chabbat, bien qu’on s’y soit déjà trempé, le vendredi après-midi.

Troisième récit : Vous dites que le Baal Chem Tov aurait fait ses besoins, puis lu ce billet avant de dire la bénédiction Acher Yatsar(4) précisément pour pouvoir le trouver.

Même si

ce récit était transmis par la Tradition et précis, jusque dans le moindre détail, on peut se demander s’il était judicieux de le diffuser, surtout en Yiddish(5). Nos Sages soulignent qu’un lieu d’aisance va à l’encontre de la sainteté que l’on doit avoir dans le campement d’Israël(6).

Après ses besoins, on doit se laver les mains au plus vite. En effet, un mauvais esprit subsiste, tant qu’on ne l’a pas fait. Je suis donc à peu près certain que ce récit ou, tout au moins, certains de ses aspects fondamentaux, ne sont pas exacts.

Le fait de se prosterner, face contre terre(7) en apporte la preuve. Il s’agit d’une immense chute, comparée à la mort et pourtant nécessaire pour élever les forces du mal. Pour autant, on le fait en portant le Talith et les Tefillin, en un endroit où se trouve un Séfer Torah.

Cinquième récit, page 22 : On doit vraiment se demander de quelle manière ce récit peut être compatible avec la Loi juive.

Même si tous les détails sont vrais et précis, il faut se demander encore une fois l’intérêt de publier de tels récits, qui se rapportent au Baal Chem Tov et à la ‘Hassidout. Ceux-ci causent un tort évident, alors que l’on peut se demander ce qu’ils apportent.

Fin du dix neuvième récit, page 73 :

Le Maguen Avraham Ora’h ‘Haïm, à la fin du chapitre 156, dit : “ Celui qui ne transmet pas des paroles au nom de leur auteur transgresse un Interdit ”. Il en résulte que la fin de ce récit ne peut pas être vraie.

Je suis surpris que vous imprimiez une telle affirmation à propos de l’Admour Hazaken, même si je ne doute pas que votre intention soit bonne.

Notes

(1) Le Rav A.Stern. Voir, à son propos, la lettre n°510. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2278. (3) De la ‘Hassidout. (4) Que l’on dit après avoir fait ses besoins. (5) Qui est parlé également par ceux qui ne sont pas des érudits. (6) Dans le désert. Les enfants d’Israël faisaient alors leurs besoins à l’extérieur du campement. (7) Pendant le Ta’hanoun, prière qui fait suite à celle des dix huit bénédictions. A l’heure actuelle, on ne se prosterne plus, mais l’on place l’avant-bras sur le front pour commémorer cette position.

Lettre n°2456

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2456, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de Boro Park(1), que Dieu vous accorde

longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

Je vous confirme, bien que tardivement, avoir reçu votre lettre du 25 Tévet, rédigée par madame ‘Hava Dubov, de même que les listes de vos réunions qui y étaient jointes. J’espère qu’à l’avenir, non seulement vous poursuivrez les actions que vous avez commencées, mais bien plus, vous les développerez.

Nos Sages nous donnent l’assurance que “ rien ne résiste à la volonté ” et que “ l’effort est couronné de succès ”.

J’ai été particulièrement satisfait d’observer, dans vos listes, qu’une partie de vos études porte sur les lois et les coutumes d’Israël, ces dernières étant partie intégrante de la Torah. J’espère que vous apprenez, en priorité, les lois qui s’appliquent à l’existence quotidienne(2) et ceux qui régissent les bons comportements. Vous connaissez, en effet, l’enseignement de Rabbi Akiva, selon lequel le Précepte “ Tu aimeras ton prochain comme toi-même ” est “ un grand principe de la Torah ”.

Je vous joins une de mes lettres, adressée à tous, en espérant qu’elle vous sera utile dans votre travail. Que Dieu confère la réussite à chacune d’entre vous, dans les activités qui viennent d’être mentionnées et dans vos préoccupations personnelles.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) A New York. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°2031, 2269, 2430, 2458, 2471, 2546 et 2587.

Lettre n°2457

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2457, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du lundi de la Parchat Bechala’h, avec la demande de bénédiction qui y était jointe et dont j’ai donné lecture près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous m’interrogez, car vous avez observé une chute de votre activité commerciale et vous en cherchez la raison. Vous avez fait une supposition et vous vous êtes dit qu’il en peut-être ainsi parce que vous aviez accepté des fonctions rabbiniques, lorsque vous aviez été exilé, pendant la guerre.

La logique première établit que, dès lors qu’il existe une raison évidente, “ révélée pour nous et pour nos enfants ”, il n’est nul besoin d’en rechercher une autre, qui serait cachée. En l’occurrence, vous connaissez l’affirmation de nos Sages, selon laquelle “ une parole consacrée à Dieu est comme un acte envers les hommes ”(1). Les Sages tranchent également que “ le fait de retenir l’argent conduit à en manquer ”(2). En conséquence, il est nécessaire, pour gagner sa vie, de donner de la Tsédaka.

Or, vous vous êtes engagé, au nom de votre commerce, depuis un certain temps déjà, à consacrer le dixième de vos gains, ou même un peu plus, à la Tsédaka . Pendant plusieurs mois, vous avez différé la réalisation de votre décision. Mais, le Saint béni soit-Il est bon et miséricordieux. Il vous a donc rappelé, de manière allusive, votre engagement et le mérite qui vous incombe. Il vous a souligné que vous n’avez pas encore apporté le don de votre cœur pur.

Tout cela explique parfaitement les changements que vous observez dans votre commerce. Il est donc inutile de chercher d’autres raisons. Vous devez vous acquitter pleinement de votre engagement et le faire de manière bienveillante. Lorsque vous vous engagerez à en faire de même à l’avenir, Dieu saura que votre résolution est sincère, qu’elle est joyeuse et non motivée par la crainte de la punition, ce qu’à Dieu ne plaise. Je suis sûr qu’alors, vos affaires s’amélioreront.

Que Dieu fasse que vous et votre frère preniez cette décision au plus vite, avec la joie qui brise les limites et vous permettra d’obtenir la bénédiction et la réussite.

Avec ma bénédiction,

J’ai bien reçu les trente six Shekels que vous avez envoyés à titre d’acompte et ils ont été transmis à la caisse de Tsédaka.

Notes

(1) De ce fait, l’acte de Tsédaka est bien partie intégrante du service de Dieu. Un engagement pris en ce sens doit donc être tenu. (2) Voir le traité Ketouvot 66b.

Lettre n°2458

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2458, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous connaissez sûrement ma position(1), selon laquelle, il convient, à l’époque actuelle et surtout ici(2), de consacrer quelques instants, pendant tous les cours publics, à l’enseignement des lois nécessaires au comportement quotidien.

Sans doute avez-vous, vous-même, déjà adopté cette pratique.

Avec ma bénédiction de réussite en tout cela et de bonne santé,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2456. (2) Aux Etats Unis.

Lettre n°2459

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2459, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Torat Emet(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu ce que vous m’avez transmis, à propos de l’organisation du jour de la Hilloula(2). Entre temps, vous avez dû recevoir ma dernière lettre et les bons d’envoi en port payé, souscrits ici au jour de la Hilloula.

Vous organiserez une réunion ‘hassidique, bien évidemment en présence du guide spirituel enseignant la ‘Hassidout à la Yechiva, de même qu’avec les professeurs de la partie révélée de la Torah. Après avoir adopté l’organisation que je vous ai indiqué, vous distribuerez ces bons(3). Bien évidemment, si des élèves ne participent pas à cette réunion, leurs bons seront transmis à la caisse de la Yechiva. J’attends de bonnes nouvelles, à ce sujet.

Dans l’attente de ces bonnes nouvelles, je conclus en souhaitant une réussite considérable à la direction de cette sainte institution, celle de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et qui dirige la génération. Vous l’obtiendrez avec une véritable largesse d’esprit, conformément à la décision hala’hique de notre sainte Torah, selon laquelle “ Il élèvera son cœur dans les voies de Dieu ”. Ainsi, les voiles et les obstacles fondront comme la glace. Que Dieu vous confère la réussite.

Notes

(1) De Jérusalem. (2) Du précédent Rabbi, le 10 Chevat. (3) A titre de soutien financier.

Lettre n°2460

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2460, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

J’ai reçu, en son temps, la lettre dans laquelle tu évoques le parti que l’on te propose.

La nécessité qu’une sœur plus âgée précède la plus jeune concerne surtout le mariage effectif, mais beaucoup moins la décision de se fiancer et même la cérémonie des fiançailles, si celle-ci n’a pas une large diffusion. Bien plus, entre temps, la situation de la sœur plus âgée peut également se modifier.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2461

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2461, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Richon,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai appris avec peine, par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, que vous avez des difficultés commerciales. Vous devez placer fermement votre confiance en le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, Qui accomplit des merveilles.

Car, il n’y a là qu’une épreuve, dont la durée sera courte. Lorsque vous ferez la preuve concrète de votre confiance en Dieu, elle disparaîtra. Alors, vous retrouverez votre situation précédente et vous pourrez même l’améliorer.

Vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la génération pour l’enseignement caché de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la génération pour la partie révélée de la Torah, selon lequel “ Dieu accorde aux Juifs des biens matériels et ceux-ci en font de la spiritualité ”.

Dieu fasse que vous disposiez de l’un et l’autre, en abondance, quantitative et qualitative à la fois.

Avec ma bénédiction de réussite et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2462

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2462, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

11 Adar Richon 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me décrivez votre situation morale et vous faites état de votre désir de combler le manque, pour tout ce qui concerne la crainte de Dieu, la ferveur de la prière et l’étude de la Torah.

Vous savez de quelle manière nos Sages abordent globalement ce problème: “ Celui qui te dit ne pas avoir fait d’effort et avoir, néanmoins, connu le succès, ne le crois pas. Celui qui te dit avoir fait des efforts et ne pas avoir connu le succès, ne le crois pas ”. Il en résulte que tout dépend de vous et de l’effort sincère que vous investirez, en la matière.

Il est inutile de vous rappeler ce qui a déjà été diffusé dans de nombreuses lettres et discours ‘hassidiques. Il ne faut pas avoir recours aux jeûnes et aux mortifications(1), qui affaiblissent le corps. Bien au contraire, on doit mettre en pratique l’Injonction: “ Tu lui viendras en aide ” et servir Dieu avec son corps et son âme animale.

Car, on peut mortifier l’âme animale, mais non le corps, qui est la propriété du Saint béni soit-Il, comme l’établissent différents textes. Vous consulterez, en particulier, les lois des dégâts corporels de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de l’enseignement caché de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah.

Comment mortifier l’âme animale? En se fermant la bouche pour ne pas prononcer des paroles inutiles. Même si celles-ci semblent importantes, on les différera pour un moment, pour quelques instants. De même, il faut surveiller également ce que l’on voit, comme le disent différents textes, en particulier le Séfer Ha Toledot du Rabbi Maharach, à la fin de la page 72.

Il serait bon de consulter un guide spirituel, enseignant la ‘Hassidout, duquel vous êtes proche. Dans la mesure du possible, vous consulterez le ‘Hassid, Rav Chlomo ‘Haïm Kasselman(2), guide spirituel de la Yechiva Loubavitch de Lod.

Il est bien clair que tout ceci s’ajoute à vos études de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Que Dieu vous confère la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2346. (2) Voir, à son sujet, les lettres n°2258 et 2446.

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