Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2423
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2423, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 17 Tévet, dans laquelle vous me décrivez brièvement votre vie et vos études, jusqu’à maintenant. Je suis surpris que vous ne me disiez pas si vous étudiez régulièrement la ‘Hassidout et le Moussar. Car, si, de tout temps, une telle étude fut nécessaire, combien plus l’est-elle actuellement, en cette génération du talon du Machia’h, lorsque se multiplient les difficultés et les obstacles pour craindre Dieu et accomplir concrètement les Mitsvot. Combien plus doit-il en être ainsi dans un endroit où il n’y a que peu de Juifs pratiquants.
Parmi ces difficultés et ces obstacles, il y a également toutes les questions que l’on se pose à propos de la divine Providence. En fait, il ne s’agit pas de leur apporter une réponse, mais seulement de trouver un prétexte pour s’écarter de la pratique des Mitsvot. Parfois, ces questions sont même l’expression d’un désir, émanant du mauvais penchant, de ne pas se soumettre à Dieu.
Bien évidemment, il n’est pas aisé, dans le cadre d’une lettre, d’expliquer ces questions, qui sont, en fait, celles du mauvais penchant, d’autant que, comme je l’ai dit, ceux qui les posent, bien souvent, ne s’intéressent pas aux réponses et recherchent uniquement un subterfuge pour s’écarter du droit chemin.
Néanmoins, je tenterai de répondre brièvement aux questions qui vous ont été posées. Comment croire à la divine Providence ? Comment imaginer que Dieu est le Maître du monde et le dirige ? N’a-t-on pas vu, par exemple, l’an dernier, en Hollande une inondation qui a fait des centaines de victimes, hommes, femmes et enfants, en plus de tous les dégâts matériels ?
Je vous donnerai une explication en prenant pour référence un autre métier. Imaginez un homme qui n’a jamais connu la civilisation, qui a grandi seul, dans un désert. Soudain, celui-ci est conduit dans le cabinet d’un dentiste ou d’un chirurgien. Là, il voit un enfant, assis sur le fauteuil, pieds et poings liés et le dentiste lui arrache une dent, alors qu’il pousse des cris.
Il en est de même pour le chirurgien. Il verra un homme attaché à la table d’opération, incapable de bouger, de se défendre ou de s’enfuir, subissant une intervention et perdant du sang. Il est clair que celui à qui échappe l’idée que les médecins sont des hommes droits et justes, qui, bien entendu, n’a aucune notion de médecine, parviendra à la conclusion que l’homme s’en prenant à l’enfant ou à l’opéré n’est qu’un criminel, infligeant de terribles douleurs à ceux qui tombent entre ses mains.
Il n’en sera pas de même si cet invité, venu du désert, possède des notions sur la manière de guérir le corps physique, s’il sait qu’il est parfois nécessaire de subir une opération ou d’arracher une dent gâtée. Sur le moment, la douleur est grande, mais c’est ainsi que l’homme peut être préservé d’une longue et terrible souffrance, que son corps restera en bonne santé pendant des dizaines d’années.
Même si cet homme ne connaît rien de la médecine, il pourra vérifier que le dentiste ou le chirurgien est un homme bon, déplorant la douleur de l’enfant ou de l’opéré, mais convaincu que celle-ci est nécessaire, au moins de façon passagère, pour exercer son effet, par la suite, pendant des dizaines d’années.
Il en va de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. Chacun d’entre nous est le spectateur d’événements passagers, qui se déroulent pendant quelques jours, quelques mois ou quelques années et l’on oublie complètement que son âme existait déjà, plusieurs milliers d’années avant cela. Bien plus, cette âme est immuable. Elle sera donc identique demain et pour l’éternité. En lui imposant une souffrance passagère, légère si l’on considère la vie de cette âme avant cet événement et après celui-ci, on peut lui procurer un avantage qui sera éternel, pour le passé et pour le futur. En pareil cas, non seulement on ne remettra pas en cause le principe de ces souffrances mais, bien plus, selon les termes du prophète Ichaya (12, 1), on dira : “ Je Te loue, Eternel, pour m’avoir réprimandé ”.
Bien évidemment, on peut encore se poser une autre question. Pourquoi la règle, dans la création, est-elle qu’il faut passer par une phase qui n’est pas bonne afin de pouvoir ensuite accéder au bien ? Pourquoi faut-il arracher une dent, subir une opération, comme nous l’avons dit, ou, plus généralement, pourquoi Dieu ne satisfait-Il pas, sans contrepartie, les besoins de chacun, sans aucun effort de sa part ?
Or, à l’opposé de cette conception, nos Sages affirment que le résultat est à la mesure de l’effort. Et, Dieu est l’Essence du bien. Il aurait donc dû satisfaire tous les besoins sans aucun effort de la part des hommes. Nos saints livres répondent également à cette question et nous ne le ferons donc pas ici.
Dieu fasse que vous étudiez la Torah en Le craignant de manière pure, sans subir les difficultés et les questions. Vous croirez, d’une foi pure et intègre, que Dieu est l’Essence du bien, que l’on peut donc s’en remettre pleinement à Lui, car tout ce qu’Il fait est bon et juste, “ Il est le rocher, dont l’action est intègre ”. Ainsi, vous progresserez de manière sûre sur la voie de la Torah et des Mitsvot.
Plus profondément, il est possible de servir le Créateur de cette façon, de manière joyeuse, en fixant un temps pour l’étude de la ‘Hassidout.
Concernant le moyen d’assurer la subsistance de votre mère, j’ai demandé à mon bureau d’étudier la possibilité d’intervenir, en la matière. On vous écrira, à ce sujet.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2424
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2424, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, la demande de bénédiction pour votre fils. Il me serait utile de savoir s’il est né dans la pureté définie par notre sainte Torah, autrement dit si sa mère, à l’époque, respectait les lois de la pureté familiale et se rendait au bain rituel.
Si ce n’est pas le cas, ce qu’à Dieu ne plaise, nous devons le savoir et intervenir, de la manière qui convient, pour réparer cette état de fait, au moins dans toute la mesure du possible. Un problème de santé se pose, en l’occurrence et il faut donc connaître la vérité telle qu’elle est.
Lorsque l’on souhaite diminuer la gravité d’une certaine situation, il faut d’abord en faire disparaître la cause et agir en conséquence.
Que Dieu vous vienne en aide, afin que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, à propos de tout cela.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2425
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2425, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du 18 Chevat et je m’empresse d’y répondre, car je suis horrifié par votre conclusion, selon laquelle, du fait de votre état de santé, “ il est très possible que je démissionnerai dans les prochains jours ”. J’ai bon espoir qu’il n’y ait là qu’une éventualité, une hypothèse. Pour autant, je déplore également que ce soit le cas, car le simple fait d’envisager qu’il puisse en être ainsi affecte l’ardeur que l’on peut soi-même avoir et également l’ascendant sur son entourage.
Pour quelqu’un comme vous, qui réside en Terre Sainte, il est inutile d’expliquer longuement que quiconque appartient à la mouvance orthodoxe doit non seulement assumer pleinement ses fonctions, au sein de la vie publique, mais, bien plus, faire preuve du plus grand empressement. En effet, “ le côté du bien est supérieur à...(1) ”. Et, si le camp opposé mobilise toutes ses forces, combien plus doit-il en être ainsi pour ceux qui craignent Dieu.
Vous évoquez votre état de santé. Néanmoins, vous connaissez le dicton de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, qui décrit la valeur et l’importance du corps juif. Le Rambam tranche, au début du quatrième chapitre de ses lois des opinions, que “ le fait d’avoir un corps intègre et en bonne santé appartient aux voies de Dieu ”. De fait, il est possible d’effectuer son travail sans remettre en cause sa santé.
Bien au contraire, le travail est le canal et le réceptacle permettant de renforcer la santé. Tout d’abord la logique établit qu’il en est bien ainsi. De plus, notre Torah le confirme à propos des habitants de Me’hoza(2), au traité Baba Metsya 77a et vous consulterez, à ce sujet, le commentaire du Roch.
Dans la dimension spirituelle, il est bien clair qu’une action ayant pour but de renforcer la Tradition d’Israël, surtout lorsqu’elle appelle un effort(3) de la part de celui qui la réalise, révèle la bénédiction matérielle qui est nécessaire(4), comme l’expliquent les livres de la ‘Hassidout des écoles polonaises, établissant un lien entre Guéchem, la pluie et Gachmyout, les biens matériels.
Avec mes respects, ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Celui du mal, en l’occurrence ceux qui luttent contre la vie religieuse. (2) Qui étaient en bonne santé physique grâce à leur travail. (3) Conformément à l’explication de nos Sages, à propos du verset: “ Si vous marchez dans Mes Décrets ”, qui dit: “ En plaçant son effort dans la Torah ”. (4) Textuellement “ vos pluies en leur temps ”, ce qui est la suite du verset cité à la note précédente. Le Rabbi établit ensuite lui-même un lien entre la pluie et les biens matériels.
Lettre n°2426
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2426, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Chevat 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, Juste et distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
issu d’une illustre famille, le Rav Yé’hyel(1) Chlita,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre m’annonçant une bonne nouvelle, celle des fiançailles de votre fille ‘Hava Yehoudit. Le mariage a été fixé au premier jour de Roch ‘Hodech Adar Richon.
Puisse Dieu vous accorder un Mazal Tov, Mazal Tov, en un moment bon et fructueux. Que le couple bâtisse un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont éclairées par le luminaire de la Torah, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout. Vous-même et votre épouse, la Rabbanit, concevrez d’eux beaucoup de satisfaction ‘hassidique.
Avec mes respects et ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov,
Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon lequel “ dès le début d’Adar(2), on multiplie sa joie ”. Le Maguen Avraham en retient le principe pour la Hala’ha, au chapitre 686, paragraphe 5. Vous consulterez également les responsa du ‘Hatam Sofer, partie Ora’h ‘Haïm, chapitre 160 et le Nimoukeï Ora’h ‘Haïm, à la même référence, de l’auteur du Min’hat Eléazar. Or, d’après le Ramah, Ora’h ‘Haïm, chapitre 568, paragraphe 7, il s’agit bien d’Adar Richon(3).
En conséquence, d’après les responsa des Gaonim et du Maharits Guyat, cité dans le Tour Ora’h ‘Haïm, au chapitre 420 et les références citées par le Sdeï ‘Hémed, coin du champ, principes, paragraphe 82, il y a ici(4) trois raisons de réjouir, qui constituent un fait établi, le mois d’Adar, le Roch ‘Hodech et la joie des mariés. Ce fait établi se poursuivra donc par la suite.
Notes
(1) Le Rav Y.Gartner. (2) C’est-à-dire à la date prévue pour le mariage. (3) Lorsque l’année a deux Adars, comme ce fut le cas en 5714, il convient de se réjouir dès le début du premier. (4) Dans la date qui a été choisie pour ce mariage.
Lettre n°2427
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2427, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Chevat 5714,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav B.E. G.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir le compte rendu de l’assemblée annuelle, pour 5712(2), du conseil rabbinique marocain. J’y ai également trouvé une brève description de la situation des écoles, dans les grandes villes. J’ai été horrifié de constater à quel point l’activité de Ohaleï Yossef Its’hak(3) avait été diminuée.
Il semble que la raison en soit uniquement le manque de publicité faite autour de cette activité. En effet, en différents points de ce document, il est fait référence à Loubavitch d’une manière positive. Certes, peut-être est-il préférable que l’activité de Loubavitch ne soit pas trop largement diffusée, afin de ne pas éveiller la convoitise et la jalousie. Mais, il ne faut pas, pour autant, passer à l’autre extrême et garder un silence total. Il est clair que cette position n’est pas la bonne.
Conformément à leur pratique, ils éditeront sans doute un compte rendu également pour l’année 5713 et il est sans doute encore temps d’y rectifier tout cela, au moins partiellement.
De même, j’ai vu que ce compte-rendu cite, parmi les villes importantes, Fès, Casablanca(4), Mogador, Port Lyautey. Il semble que, pour l’heure, Loubavitch n’ait pas évalué la situation de l’éducation dans ces endroits. Il est donc peut-être bon de le faire.
Avec ma bénédiction de réussite et dans l’attente de bonnes nouvelles, à propos de tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. Voir, à son sujet, la lettre n°2028. (2) 1952. (3) Les institutions Loubavitch au Maroc. (4) Le Rabbi écrit: “ Dar Lebeïda ”, nom arabe de cette ville.
Lettre n°2428
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2428, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Chevat 5714,
Brooklyn,
Aux ‘Hassidim et aux élèves de la Yechiva de
Montréal, que Dieu vous accorde une longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles avec satisfaction, d’abord par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Ben Tsion Chem Tov(1), émissaire des Sages, lequel, à ma demande, a rendu visite à quelques uns d’entre vous, puis, par la suite, par ceux d’entre vous qui sont venus ici pour le jour de la Hilloula(2) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et qui est le dirigeant de notre génération.
D’une part, je me réjouis que les ‘Hassidim aillent bien et qu’ils se multiplient, numériquement. D’autre, part, je déplore(3) la situation qualitative. Même si la situation n’avait pas évolué, cela n’aurait pas été le but recherché. En effet, la Torah stipule que l’on doit connaître l’avancement dans le domaine de la Sainteté. Plus encore, nos Sages disent que “ lorsque le Temple n’a pas été reconstruit de son vivant, un homme doit estimer...(4) ”.
Par ailleurs, mon beau-père, le Rabbi, explique, de façon imagée(5), que l’on peut conserver son état, la situation dans laquelle on se trouve, uniquement lorsque l’on avance dans une plaine. A l’opposé, quand on gravit une pente abrupte, l’alternative est la suivante. On monte très haut ou bien l’on descend très bas, ce qu’à Dieu ne plaise.
Concernant l’institution qui porte le nom de Yechiva, celle-ci est, en fait, un Talmud Torah(6), malgré l’empressement et les efforts. Certes, en Amérique, une telle école est appelée Yechiva élémentaire. On a demandé à quelques jeunes gens de rester sur place, mais il semble que cela n’a nullement conduit la direction à prendre conscience de la situation et à mettre cette institution en conformité avec le nom que notre chef lui a donné, celui de Yechiva.
Bien plus, on parle même de Yechiva Loubavitch. Or, différentes causeries et des discours ‘hassidiques expliquent ce que doit être un élève d’une telle institution. L’étude et surtout la manière de diriger les élèves doivent être conformes à cet objectif. Or, la réalité est bien éloignée non seulement de ce qui est bon, mais même de ce qui est normal. On peut le constater concrètement.
Il est dit que “ Dieu consulta la Torah pour créer le monde ”, qu’il s’agisse du grand monde ou bien du “ petit
monde ” que constitue l’homme. Toute perfection de l’homme doit donc passer par la Torah. En conséquence, vous multiplierez les études, publiques et privées, de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous organiserez également des réunions ‘hassidiques.
En effet, il y a, parmi vous, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Perets Motchkin, l’un des ‘Hassidim les plus âgés, qui peut consacrer la majeure partie de son temps à cela. En échange, vous lui permettrez de gagner plus aisément sa vie(7). Et, pour sa part, il subviendra à vos besoins spirituels, ou, tout au moins, il essayera de le faire.
Nous avons dit, au jour de la quatrième Hilloula, que les fruits d’un arbre sont interdits, pendant les trois premières années et réservés à un usage sacré, durant la quatrième. Néanmoins, ces fruits devront être visibles, dès la cinquième année, dans votre ville et dans les quatre coudées de chacun. Vous obtiendrez la production du champ et celle de la vigne, selon les interprétations que donnent de ces expressions plusieurs textes de ‘Hassidout.
Bien plus, le verset(8) se conclut par “ Je suis l’Eternel votre Dieu ” et Rachi explique: “ Je suis l’Eternel Qui vous promet qu’il en sera bien ainsi et Qui est fidèle, dans la réalisation de Sa promesse ”, car, en la matière, “ votre Dieu ” est “ votre force et votre vitalité ”.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, au plus vite, en vous souhaitant une considérable réussite en tout cela, dans les domaines publiques et privés, car ceux-ci dépendent les uns des autres,
Notes
(1) Voir, à son sujet, la lettre n°2401. (2) Le 10 Chevat. (3) Paraphrase de l’affirmation du Zohar selon laquelle “ j’éprouve de la joie dans une partie de mon cœur et des regrets dans l’autre ”. (4) Qu’il a été détruit de son vivant. (5) Voir, à ce sujet, les lettres n°1880 et 2213. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°2212. (7) En lui octroyant un salaire pour cette activité. (8) Relatif à la production des premières années d’un arbre.
Lettre n°2429
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2429, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Chevat 5714,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
se consacre à une mission sacrée et aux besoins
communautaires, le Rav Saadya(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir vos deux lettres de Midlet(2). J’ai surtout été satisfait d’apprendre que vous constatez, de manière concrète, les bénédictions que vous accorde mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. En effet, la question des professeurs et les autres problèmes ont pu être résolus.
Dieu fasse que vous observiez de vos yeux la réussite dans tous les domaines, toujours et tous les jours. Qu’Il permette à chacun d’entre nous d’être les canaux qui conviennent, les intermédiaires qui attachent et non...(3), ce qu’à Dieu ne plaise.
J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que vous avez commencé à influencer également les familles. Comme je vous l’écrivais il y a quelques temps, il est clair qu’il faut trouver le moyen de rayonner également sur la région de Midlet.
Un colis de quelques centaines de Tanya, dernièrement édité ici, vous a été envoyé. On vous en précisera le nombre et ceci vous sera également utile, pour vos activités.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
M. Schneerson,
N. B. : Concernant la manière d’enseigner aux enfants, la fréquence de cet enseignement et celle des repas, de même que l’organisation des classes pour séparer les garçons et les filles, il convient de respecter deux principes:
A) Il ne faut pas que les habitants de l’endroit aient l’impression qu’on leur autorise ce qu’ils ne faisaient pas auparavant(4). Aussi, une telle séparation, qui est naturelle dans cette région, à partir d’un certain âge, est-elle une nécessité absolue.
B) Il ne faut pas se montrer trop sévère(5). Vous organiserez donc l’activité en fonction de cela. Et, il serait bon d’adopter le même mode d’organisation pour toutes les institutions Ohaleï Yossef Its’hak du Maroc.
Notes
(1) Le Rav S.Liberof. Voir, à son sujet, la lettre n°2366. (2) Au Maroc, où le Rav S.Liberof avait été envoyé par le Rabbi. (3) Les intermédiaires qui séparent. (4) Textuellement qu’on “ les fasse descendre d’une grande sainteté vers une sainteté plus légère ”. (5) Textuellement “ serrer la bride ”.
Lettre n°2430
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2430, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 16 Chevat, qui faisait suite à une longue interruption. Vous me dites de quelle manière vous gagnez votre vie, comment vous étudiez la Torah et vous concluez en précisant que les ouvriers de l’usine qui vous emploie ne sont pas pratiquants.
Si l’on considère ce qui est longuement expliqué par le Tanya, le fait que chaque Juif éprouve un amour caché pour Dieu et donc également une crainte, héritée de nos ancêtres, on peut en conclure qu’il vous suffit de mettre en éveil ce que ces hommes possèdent profondément. Et, l’esprit de vie fera de cette étincelle une grande flamme, qui éclairera leur corps et leur âme animale, puis leur maison et leur entourage.
Vos besoins matériels sont, pour une large part, assurés grâce à cette usine. Celle-ci doit donc concentrer également vos besoins spirituels, de la manière qui vient d’être décrite. Si vous agissez en ce sens avec empressement, vous connaîtrez la réussite.
En plus des études que vous avez fixées et que vous mentionnez dans votre lettre, vous apprenez sûrement les lois qui s’appliquent à la vie de tous les jours et qui se trouvent, pour la plupart, dans le Ora’h ‘Haïm. Que Dieu vous donne la réussite en tout cela.
Avec ma bénédiction pour que vous gagniez largement votre vie,
Lettre n°2431
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2431, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 20 Chevat, dans laquelle vous me dites que l’on vous propose de travailler à la lutte contre les missionnaires(1).
Vous ne me donnez aucun détail sur ce travail. En tout état de cause, aucune autorisation, de la part de quiconque, n’est nécessaire pour sauver des âmes. Vous devez faire en sorte que votre action soit la plus utile possible. Que Dieu vous donne la réussite, dans ce domaine comme dans tous les autres.
Avec ma bénédiction de réussite pour l’action que vous menez dans le cadre du mouvement ‘Habad,
Je suis particulièrement surpris que vous ayez changé le nœud de vos Tefilin de la coutume de ‘Habad à celle des ‘Hassidim de Pologne, alors que le Maguid(2), considéré par tous comme le successeur du Baal Chem Tov, confia précisément à l’Admour Hazaken la mission de rédiger le Choul’han Arou’h.
Dans toute la Pologne, l’Admour Hazaken est appelé “ le Rav ”, sans aucune autre précision. Pour différentes raisons, certains n’ont pas adopté ses enseignements. A l’opposé, celui qui l’a fait, puis s’en écarte, a une attitude totalement inconcevable.
Que Dieu vous conduise sur les voies de la justice et de la vérité.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2470. (2) de Mézéritch.
Lettre n°2432
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2432, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Chevat 5714,
Brooklyn, New York,
Au professeur Yé’hezkel Kutcher,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu plaisir à faire votre connaissance et à m’entretenir avec vous de différents points, de première importance, qui concernent, en particulier, la jeunesse d’Israël. Conformément au dicton(1) de mon beau-père, le Rabbi, une rencontre entre deux Juifs n’est pas seulement un bien pour l’un et l’autre. Il doit, en outre, en résulter le bien également pour une troisième personne. J’ai donc bon espoir que notre entrevue aura un effet positif sur vos élèves et sur votre entourage.
En l’occurrence, il s’agit, plus précisément, de la jeunesse et il est dit que “ l’homme est tel l’arbre du champ ”. La plus légère modification effectuée sur un jeune plant ou, a fortiori, sur une graine, transformera l’arbre qui poussera ensuite, pour toute la durée de son existence, dans un sens ou dans l’autre.
Bien plus, à l’époque actuelle, des vents destructeurs soufflent non seulement dans la rue, mais aussi dans les écoles et même dans les Yechivot. La responsabilité, et donc le mérite de ceux qui sont susceptibles d’intervenir, en la matière et dont la voix est écoutée par les jeunes, sont accrus d’autant.
Ces pédagogues, qui ont de l’influence, doivent se considérer comme les émissaires du Saint béni soit-Il, en tel lieu et à telle époque, pour éclairer, affiner, transformer et sanctifier leur entourage, par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que par le luminaire de la Torah(2).
Ce luminaire a même le pouvoir de ramener vers le bien ceux qui se sont écartés du droit chemin jusqu’à la dernière extrémité, comme le disent nos Sages, au début du Midrach E’ha Rabba, dans la seconde introduction. Et, rien ne résiste à la volonté.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite dans l’accomplissement de votre mission sacrée, avec largesse d’esprit,
Je vous remercie de m’avoir transmis, pour que je puisse en prendre connaissance, votre article intitulé “ Le contexte linguistique du livre d’Ichaya ”. Je vous le restitue avec la présente, comme vous me l’avez demandé.
A ce propos, vous expliquez, à la fin de cet article, les mots qui étaient changés dans la Torah de Rabbi Meïr(3) et vous dites qu’il s’agissait d’un exemplaire populaire ou inspiré de celui qui l’était(4).
A mon sens, on ne peut émettre une telle explication, car Rabbi Meïr était accepté comme le chef des scribes, à son époque(5). En effet, nos Sages racontent, au traité Meguila 18b, qu’il écrivait de mémoire et transcrivait ensuite ce qu’il avait noté, avec la plus grande précision.
Ainsi, l’un des changements figurant dans la Torah de Rabbi Meïr, selon le Midrach Béréchit Rabba, chapitre 9, paragraphe 5, est le remplacement de Tov Méod, très bon, par Tov Mavet, la mort est bonne. Il est clair que ceci avait une signification profonde, une explication raisonnée. Il ne s’agissait donc pas d’un exemplaire populaire. Bien plus, les Grands de la génération vantèrent sa qualité de scribe, comme en attestent les traités Erouvin 13a, Guittin 67a et le Midrach Kohélet Rabba, chapitre 2, paragraphe 17.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2592. (2) Qui est la ‘Hassidout. (3) Par exemple, dans l’expression Kotnot Or, des tuniques de peau, le mot Or était orthographié avec un Alef à la place d’un Aïn, signifiant ainsi: des tuniques de lumière. Un autre exemple sera ensuite cité par le Rabbi. (4) La Torah de Rabbi Meïr était la reprise d’un exemplaire populaire et ces changements n’étaient donc pas délibérés, de la part de Rabbi Meïr. (5) Il est donc inconcevable qu’il ait eu une Torah imprécise.
Lettre n°2433
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2433, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 21 Chevat, dans laquelle vous évoquez le nom qui doit être donné à votre petit enfant. Celui-ci a été choisi par la belle-mère de votre fille.
Conformément à nos saints livres, le nom d’un enfant qui vient de naître doit être donné par son père et sa mère.
Bien évidemment, les parents peuvent confier cette mission à qui bon leur semble. Si, en l’occurrence, il n’en a pas été ainsi, votre fille et votre gendre doivent se concerter et parvenir à un accord sur le nom que doit porter leur enfant.
Une bénédiction a déjà été prononcée, pour attribuer un nom à l’enfant. Celui-ci ne doit donc pas lui être retiré, ce qu’à Dieu ne plaise. En revanche, il est possible d’en ajouter un second.
Que Dieu vous accorde une satisfaction juive de tous les vôtres, dans la largesse d’esprit.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2434
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2434, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Votre épouse accepte, avec un cœur joyeux, de porter une perruque. Elle ne s’affectera pas face à ceux qui pourraient éventuellement se moquer d’elle. Elle aura ainsi un mérite considérable, d’autant qu’elle sera parmi les premières, dans son entourage, à rétablir cette pratique des femmes juives vertueuses. Et, vous savez en quels termes nos Sages font l’éloge de ceux qui confèrent un mérite au plus grand nombre.
Peut-être sera-t-il difficile, pendant un temps, d’adopter cette pratique, du fait des dépenses qui en résulteront. Nous disposons ici d’une caisse qui peut apporter de l’aide, en pareil cas et permettre d’échelonner les paiements, afin de rendre cet achat possible à chacune.
Il n’y a donc pas lieu d’attendre. Dès réception de ma lettre, vous me direz à l’ordre de qui le chèque doit être établi et pour quel montant. On vous l’expédiera aussitôt.
Et, Dieu vous accordera la réussite.
Lettre n°2435
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2435, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez pour me demander comment réparer votre faute. En effet, vous avez voyagé dans un bateau...(1).
Vous fixerez donc un temps pour l’étude des lois du Chabbat, puisque celles-ci ont trait au même domaine(2). En outre, l’Admour Hazaken explique, dans le Kountrass A’haron, que l’on doit posséder une parfaite connaissance des nombreux principes relatifs à ce jour.
Sans en faire le vœu, vous donnerez également quelques pièces à la Tsédaka, à la veille du Chabbat. Vous aurez aussi une étude supplémentaire de l’enseignement profond de la Torah, c’est-à-dire de la ‘Hassidout, pendant le Chabbat.
Dieu vous accordera la réussite et s’accomplira en vous la promesse du Kountrass A’haron selon laquelle on pardonne...(3).
Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vous concerne et surtout pour ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Israélien. Le Rabbi montre, par ailleurs, qu’il est impossible que celui-ci puisse fonctionner, pendant le Chabbat, sans l’intervention de l’équipage. En conséquence, lorsque cet équipage est juif, un tel voyage est bien une transgression du Chabbat. (2) Que la faute commise. (3) Toutes ses fautes à celui qui respecte scrupuleusement le Chabbat.
Lettre n°2436
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2436, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, il y a quelques temps, votre lettre dans laquelle vous exprimez votre souhait fervent et celui de votre épouse, votre désir d’avoir un enfant. Lorsque je me rendrais près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai vos noms, pour cela.
Vous connaissez la lettre(1) de l’Admour Hazaken selon laquelle, pour avoir des enfants, il faut éprouver l’amour et la crainte de Dieu, car ces sentiments sont appelés “ le fils et la fille ”, dans la dimension spirituelle. Cette lettre est imprimée, dans tout son détail, à la fin du Sidour Méa Chéarim. En conséquence, vous devez vous fixer une étude supplémentaire de la ‘Hassidout.
Bien évidemment, il faut respecter les prescriptions des médecins, car tout événement doit emprunter les voies naturelles. De même, votre épouse donnera quelques pièces à la Tsédaka, avant d’allumer les bougies, à la veille du Chabbat et des fêtes. Et, vous ferez encore une fois vérifier vos Mezouzot et vos Tefilin.
Par ailleurs, il faudrait vous demander si, en vous mariant, vous n’avez pas, d’une certaine façon, froissé un Juif ou une Juive(2).
Que Dieu fasse que vous m’annonciez de bonnes nouvelles. Vous me direz que votre épouse attend un enfant et, conformément à l’instruction de mon beau-père, le Rabbi, elle ne fera pas connaître son état à ses proches(3) avant le début du cinquième mois de sa grossesse. C’est en pareil cas(4) que l’on peut parler de diffusion. Mais, il est clair qu’elle pourra le dire à vous-même et à son médecin traitant.
Dieu vous accordera la réussite.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1920. (2) A qui l’un ou l’autre aurait auparavant promis le mariage. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°2158 et 2452. (4) Lorsque l’on diffuse la nouvelle à tous ses proches.
Lettre n°2437
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2437, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Dieu vous accordera le mérite et la réussite, de même qu’aux membres de votre famille, afin que vous ayez conscience d’être les émissaires du chef de la génération, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous devez diffuser “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses voies.
Il n’y a donc pas lieu de s’affecter si vous constatez une opposition, dans ce domaine. Il suffit au serviteur de s’identifier à son maître. Or, le Baal Chem Tov, l’Admour Hazaken eurent également des opposants, à chaque époque.
Néanmoins, notre génération a un mérite particulier. Grâce au don de leur propre personne, les maîtres que nous avons cité ont obtenu que la victoire de la ‘Hassidout soit établie et bien connue. En conséquence, quiconque se dresse contre elle et emprunte le chemin d’Avigdor(1) sera aussitôt ridiculisé publiquement. Sa défaite est acquise d’emblée.
Parfois, un certain délai peut être nécessaire pour qu’il en soit ainsi(2). La raison en est uniquement le fait que les ‘Hassidim laissent une place à de telles personnes(3). En effet, vous savez à quel point l’Admour Hazaken souffrit d’avoir dû prendre un verre de thé dans la maison d’un opposant(4).
Que Dieu fasse que s’accomplissent les termes du verset: “ les fautes disparaîtront ” et non ceux qui les commettent.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Celui-ci fut à l’origine de la dénonciation qui conduisit l’Admour Hazaken en prison. (2) Pour que les opposants connaissent la défaite. (3) Et ne se dressent pas avec détermination contre ceux qui s’opposent à eux. (4) L’Admour Hazaken, à sa libération, fut conduit là par erreur. Par la suite, il expliqua que les quelques heures passées dans la maison de cet opposant furent plus douloureuses pour lui que les cinquante trois jours de son incarcération.
Lettre n°2438
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2438, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à la question que vous me posez dans votre lettre. Vous me faites part de votre intention d’envoyer votre fils à la Yechiva Loubavitch de Brooklyn. C’est une bonne initiative, car l’éducation des enfants est une Injonction de la Torah, comme le dit l’introduction de l’Admour Hazaken au Chaar Ha Y’houd Vehaémouna. En la mettant en pratique, vous recevrez donc une bénédiction accrue, une révélation nouvelle de la lumière et du luminaire, dans le domaine spirituel. En conséquence, vous obtiendrez également, de façon matérielle, la satisfaction de tous vos besoins et de ceux des membres de votre famille.
Que Dieu vous permette de diffuser la lumière de la Torah, la bougie de la Mitsva et le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout, dans votre entourage, avec largesse d’esprit et en gagnant aisément votre vie.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2439
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2439, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me dites que vous avez commencé à mettre les Tefilin, ces jours-ci et que vous vous préparez à célébrer votre Bar Mitsva. Vous étudiez le discours ‘hassidique intitulé “ Le Midrach Tehilim explique ” et vous le réciterez, à votre Bar Mitsva.
Puisse Dieu faire que vous méditiez souvent à la finalité des Tefilin, qui est définie par le Choul’han Arou’h et expliquée également au chapitre 41 du Tanya: “ se soumettre, offrir sa capacité de réfléchir et de comprendre, faire usage de ses moyens intellectuels uniquement pour Dieu, offrir également sa connaissance, donnant naissance à l’amour et à la crainte que l’on éprouve en son cœur ”.
Et, vous apporterez, avant tout, une application concrète à tout cela, en redoublant d’effort et d’ardeur dans l’étude de la Torah. Celle-ci concentrera votre application et votre attention. C’est de cette manière qu’elle sera fructueuse.
Vous lisez sûrement quelques Psaumes, après la prière. Avant celle-ci, vous donnez quelques pièces à la Tsédaka, conformément à l’usage des membres de l’association des élèves des Yechivot ‘Habad. Dieu vous accordera la réussite.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2440
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2440, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 20 Chevat, dans laquelle vous me faites part de votre situation familiale et du temps que vous consacrez à l’étude de la Torah, bien que vous ne me donniez pas de détails, à ce sujet. Sans doute étudiez-vous à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, que le saint Zohar appelle “ l’âme de la Torah ”.
Or, plus l’âme se révèle dans le corps et plus celui-ci est mobile et sain. Et, il en est bien ainsi, en l’occurrence. L’étude de la partie profonde de la Torah vivifie celle de son enseignement révélé. Et, s’il a toujours été nécessaire de raviver la pratique de la Torah et des Mitsvot, à toute époque et en tout lieu, combien plus est-ce le cas en notre génération, celle du talon du Machia’h. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Vous connaissez sans doute et vous vous efforcez de respecter les instructions de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, à propos des études qui concernent chacun. Ce sont les suivantes: 1. Les Psaumes, selon leur répartition mensuelle, sont lus chaque jour après la prière du matin. 2. On apprend également un passage de la Paracha de la semaine avec le commentaire de Rachi, le dimanche du début de la Paracha au Cheni, le lundi du Cheni au Chelichi et ainsi de suite. 3. Enfin, on étudie le Tanya, selon sa répartition mensuelle.
Que Dieu vous accorde la réussite, qu’Il vous permette de subvenir à vos besoins matériels et spirituels, à ceux de votre épouse et à ceux de votre fils.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2441
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2441, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 4 Chevat. Vous me demandez comment surmonter plus aisément l’épreuve que constitue pour vous la faute que l’on sait(1).
Vous vous efforcerez d’apprendre par cœur quelques chapitres de Michna, de Tanya et également le discours ‘hassidique intitulé “ Tu honoreras l’ancien ”, qui figure dans le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim. Même lorsque vous ne réciterez pas ces textes, ils se trouveront dans votre mémoire, comme l’expliquent les additifs du Likouteï Torah, à la fin du livre de Vaykra.
Lorsque vous aurez du temps libre, vous réciterez ces passages par cœur, de sorte que vous révisiez, chaque jour, au moins, un chapitre de Tanya et de Michna.
Bien évidemment, vous vous engagerez à cela sans en prononcer le vœu et vous le ferez(2) en dehors du temps d’étude de la Yechiva. Vous multiplierez votre ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous préserverez également votre santé physique. Tout cela vous permettra de lutter contre votre mauvais penchant.
Que Dieu affine votre cerveau et votre cœur, afin que vous vous distinguiez dans la Torah et les Mitsvot.
A l’occasion de votre anniversaire, j’émets le souhait que cette année vous apporte la réussite dans la partie révélée de la Torah, l’enseignement de la ‘Hassidout et la pratique des Mitsvot de la meilleure façon.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) L’émission de semence en pure perte. (2) L’étude par cœur de ces textes.
Lettre n°2442
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2442, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat. Lorsque je suis allé près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, j’ai mentionné votre nom et celui de votre épouse, afin que la requête ardente de votre cœur(1) soit exaucée.
Vous m’expliquez pourquoi l’intervention consistant à souffler dans les trompes(2) n’a pas encore été pratiquée. Il faut d’abord s’assurer qu’elle soit effectivement nécessaire et la faire uniquement si les trompes ne sont pas ouvertes. Vous me dites que cette intervention est particulièrement douloureuse. J’en suis très surpris. Ici, elle est pratiquée de manière courante et je n’ai jamais entendu dire qu’elle suscite de telles souffrances.
J’ai été satisfait de constater que vous respectez les trois études bien connues, qui sont le fait de tous, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. Bien évidemment, il faut les adopter sans en faire le vœu. Peu importe donc que de temps à autre, en cas de force majeure, vous ne soyez pas à même de les maintenir. Néanmoins, en pareil cas, vous rattraperez ce qui doit l’être pendant les jours suivants.
Vous avez sûrement fait vérifier vos Mezouzot au cours des douze derniers mois. Si ce n’est pas le cas, vous le ferez maintenant.
Que Dieu vous donne le mérite et la réussite pour donner de bonnes nouvelles et annoncer que le souhait de votre cœur a été exaucé.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Celle d’avoir des enfants. (2) Afin de les déboucher. Le Rabbi fait ici allusion à une intervention gynécologique.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam