Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2403
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2403, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
dixième jour de Chevat 5714,
Hilloula de mon beau-père, le Rabbi,
dont le mérite nous protégera,
Brooklyn, New York,
A tous ceux qui se sont réunis pour prendre part
à la quatorzième fête annuelle, aux Etats Unis
du centre des Yechivot Loubavitch,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Cette fête annuelle du centre des Yechivot Loubavitch a lieu quelques jours après la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Celui-ci est le fondateur des Yechivot Loubavitch en Amérique. Cette fête est donc marquée par l’inspiration morale que ces jours suggèrent à chacun de ceux qui ont le mérite d’être lié aux accomplissements grandioses et éternels du Juste, dirigeant cette génération, dont le mérite nous protège.
Au jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, j’adresse mes salutations et ma bénédiction à tous ceux qui se sont réunis et qui prennent part à cette fête annuelle des Yechivot Loubavitch.
Les paroles et les actions du Justes sont immuables.
Les Yechivot Loubavitch font partie du grand et éternel héritage que celui dont nous célébrons la Hilloula nous a légué et confié, afin que nous le protégions, l’agrandissions et le développions.
De fait, la vie se manifeste par le fait de se développer et de grandir. Celle qui s’inscrit dans le domaine de la Sainteté, en particulier, est sans cesse plus intense. Comme tout ce qui vit, les Yechivot Loubavitch répandent, grâce à Dieu, la Torah et la crainte du ciel. Elles forment une génération pénétrée d’abnégation pour la Torah et la pratique des Mitsvot, non seulement dans leur cadre, mais aussi pour toute la vie juive, en Amérique ou ailleurs.
Il faut que ces Yechivot puissent continuer à saisir toutes les occasions de se développer et de grandir.
C’est la raison pour laquelle j’adresse à chacun de vous une pressante et fervente requête, celle de s’engager personnellement et d’inviter les autres à apporter la plus grande contribution possible aux Yechivot Loubavitch, afin que ces institutions puissent poursuivre leur action sacrée sans difficulté et sans obstacle résultant d’une situation financière difficile, afin qu’elles se développent, s’élargissent, dans toute la mesure du possible, quantitativement et qualitativement.
Mon beau-père, le Rabbi, lorsqu’il se trouvait dans ce monde, apportait la bénédiction et la réussite à tous ceux qui s’adressaient à lui, en particulier à ceux qui prenaient part à son œuvre sacrée.
A l’heure actuelle, il poursuit sa mission là-haut. Il invoque la miséricorde divine, afin de distribuer la bénédiction et la réussite, de façon générale, à tous ceux qui maintiennent ouverts les canaux permettant de les obtenir et, plus particulièrement, à ceux qui apportent leur participation à ses institutions et suivent sa voie.
A n’en pas douter, il continuera à accorder la bénédiction et la réussite aux participants, à leur épouse et aux membres de leur famille, de sorte que chacun obtienne la satisfaction de ses besoins, enfants, santé et prospérité matérielle.
Avec mes respects et une grande bénédiction,
Lettre n°2404
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2404, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Chevat 5714,
Brooklyn,
Aux membres de la synagogue, de rite Ari Zal
“ les hommes de Loubavitch ” à Dorchester(1),
à son président, le Rav Shraga Acher Fain et
aux autres responsables, auxquels Dieu accordera
longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, de vos nouvelles, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Yehouda Leïb Horowitz(2), qui m’a transmis le chèque de deux cents dollars, produit de l’appel lancé à Yom Kippour.
Tout ce qui vit se développe, en particulier dans le domaine de la sainteté. J’ai donc été satisfait de constater que le produit de l’appel était, cette année, supérieur à celui de l’an dernier, bien qu’il soit encore loin de couvrir les besoins et les dépenses auxquels il est destiné. J’espère, toutefois, que ce sera un bon début pour que ce montant devienne, par la suite, de plus en plus important.
Vous connaissez le dicton(3) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et dont nous avons célébré hier la Hilloula, selon lequel un Juif, quand il décide de consacrer à la Tsédaka une somme plus importante, même s’il ne sait pas, au moment où il prend cette décision, comment l’honorer, reçoit immédiatement des moyens nouveaux qui lui sont accordés par Dieu sous la forme d’une bénédiction accrue. Ainsi, ses gains se multiplieront et il pourra mettre en pratique la bonne décision qu’il a prise.
A ces propos du maître, nous pouvons ajouter que, la Tsédaka étant un dixième ou un cinquième de ce que l’on gagne, Dieu accordera un montant qui sera au moins cinq fois plus important que le montant qu’on aura décidé de donner. On pourra donc conserver les quatre autres cinquièmes(4) pour ses besoins personnels.
Avec mes voeux pour que la Mitsva de la Tsédaka suscite pour chacun d’entre vous les bénédictions divines, qui sont également une forme de Tsédaka et pour que celles-ci s’expriment en ce que chacun de vous a besoin,
Notes
(1) Près de Boston. (2) Voir la lettre suivante. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°1994. (4) S’ajoutant au cinquième qui est donné à la Tsédaka.
Lettre n°2405
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2405, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Chevat 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Leïb Halevi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du lundi de la Parchat Vaéra, au début de laquelle vous écrivez : “ Ici, il n’y a rien de nouveau ”.
Or, cette introduction éveille, d’emblée, la surprise. Il est dit que Dieu “ consulta la Torah pour créer le monde ”. Et, il convient de considérer cette Torah, chaque jour, comme si elle était nouvelle. Combien plus l’homme, défini comme un “ petit monde ” doit-il se renouveler au quotidien, en particulier dans le but de mener à bien la mission que la divine Providence lui a confiée.
Vous avez eu le mérite d’être un élève de la Yechiva, à Loubavitch(2). Là, vous avez pu observer les luminaires(3). Il est donc, à n’en pas douter, inutile d’en dire plus.
Bien évidemment, mon intention est ici de souligner la nécessité, pour chacun, d’agir dans le cadre de sa ville, car les accomplissements positifs n’ont pas de limite. Il est toujours possible d’agir. Certes, du point de vue de la Techouva, la passivité est préférable à une action incorrecte. En revanche, si l’on considère la finalité de la création de l’homme, telle qu’elle est définie par le Tanya, c’est-à-dire la nécessité de bâtir pour Dieu une demeure ici-bas, la passivité est bien un manquement à assumer la mission confiée, puisqu’elle a pour effet de laisser s’écouler des heures que l’on aurait dû y consacrer, ainsi qu’il est dit : “ Des jours ont été créés et, par son intermédiaire, l’Unique y est présent ”. Or, ce n’est pas le cas, en l’occurrence.
Il est clair que mon propos n’est pas de vous faire de la morale, ce qu’à Dieu ne plaise. Nos Sages disent que l’on conseille l’empressement uniquement à ceux qui, par nature, possèdent cette qualité. Par ailleurs, une assurance a été donnée par nos maîtres à quiconque souhaite assumer la mission qu’ils lui confient(4). En effet, le Tribunal céleste a tranché(5) qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui(6) et suivent sa voie auront le dessus. Vous consulterez, à ce sujet, les résumés du Tanya, à la page 122.
Je vous joins le discours ‘hassidique qui a été prononcé, l’an dernier, au jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi(7), dont le mérite nous protégera. Vous adopterez sûrement un comportement généreux en le mettant à la disposition du plus grand nombre.
De même, je vous joins ma lettre(8) et les reçus pour la synagogue de rite Ari Zal “ Les hommes de Loubavitch ”. Si une explication est nécessaire, à ce sujet, vous trouverez sûrement les termes qui conviennent pour la donner.
Avec ma bénédiction et en vous remerciant pour tout cela,
Notes
(1) Le Rav Y.L. Horowitz, de Boston. Voir la lettre précédente. (2) Dans la ville de Loubavitch, à l’époque du Rabbi Rachab. (3) Le Rabbi Rachab et le précédent Rabbi. (4) Celle-ci sera précisée dans la phrase suivante. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°2395. (6) L’Admour Hazaken. (7) Le 10 Chevat. (8) Il s’agit de la lettre précédente.
Lettre n°2406
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2406, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai vu la lettre que vous avez adressée à mon secrétariat, dans laquelle vous vous étonnez du fait que je ne vous écrive pas. Je vous ai déjà dit maintes fois qu’il n’y a nullement la manifestation d’une rancœur, de ma part, mais que, du fait de mes nombreuses occupations, je réponds aux lettres dans l’ordre et cela peut prendre du temps.
De plus, une priorité est accordée aux lettres qui affectent l’action concrète, en particulier celles des personnes qui ne se trouvent pas encore dans les quatre coudées de la ‘Hassidout ‘Habad. En effet, leur répondre est un moyen de les attirer vers l’étude de la ‘Hassidout et l’adoption de ses pratiques.
Vous ne devez donc pas vous affecter du fait que je ne vous écrive pas. Il importe uniquement que l’on sache ici ce qui se passe dans notre univers et qu’on le sache de manière détaillée. En conséquence, vous devez écrire régulièrement, ce qui est utile pour les points desquels on rend compte et, bien souvent, également pour les autres points qui, au final, sont tous les préoccupations de ‘Habad.
Toutes ces activités sont donc liées entre elles. La réussite et le développement de chacune fera son effet, à l’intérieur comme à l’extérieur. Cela vous permet de comprendre ce que je disais dans ma lettre, que vous avez dû recevoir il y a quelques temps et dans laquelle je m’étonnais de ne pas avoir de vos nouvelles.
Le discours ‘hassidique prononcé au jour de la Hilloula, l’an dernier, vous a déjà été envoyé et vous l’avez sûrement reçu. Puisse Dieu faire qu’il soit utile pour celui qui le prononce, ceux qui l’écoutent et ceux qui l’étudient par la suite.
Lettre n°2407
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2407, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 3 Chevat. Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai votre nom, afin que vous ayez une prompte guérison.
Vous concluez votre lettre en répondant à ce que je vous ai demandé. J’ai clairement précisé, dans ma lettre, que vous reproduisez dans la vôtre, pourquoi ces informations m’étaient utiles(1). Il s’agit, en l’occurrence, d’exercer une influence salutaire(2). Vous dites vous-même que l’on éprouve de la gêne à votre égard, en différents domaines(3). Ceci confirme ce qui est, de toute façon, une évidence. Le cœur d’Israël est en éveil pour Dieu et également pour Ses Préceptes(4). Néanmoins, il faut trouver une manière de concevoir la question, une entrée en matière(5). Il vous faut, pour cela, profiter du temps que vous devez encore passer avec eux afin de leur parler, d’une manière progressive.
Que Dieu vous accorde la réussite. Qu’Il vous permette de mettre en pratique les termes du verset “ Je le(6) renverrai peu à peu ”. Vous chasserez le mal qui se trouve dans votre entourage. Vous possédez sûrement les forces pour cela, puisque vous vous trouvez sur place. Comme l’établissent différents livres, il est à peu prés certain que cet accomplissement sera le canal par lequel vous obtiendrez la guérison physique. Que Dieu vous donne la réussite.
Avec ma bénédiction dans tous ces domaines,
Notes
(1) Certaines informations concernant une personne doivent être connues pour lui donner une bénédiction. (2) Sur celui qui recevra cette bénédiction. (3) Ce qui rend difficile l’obtention de ces informations. (4) C’est l’explication de cette gêne. (5) Pour aborder le problème qui est posé avec ces personnes. (6) Le mauvais penchant.
Lettre n°2408
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2408, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Mena’hem Zeev Halevi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre, dans laquelle vous me décrivez la nature des élèves(2) qui sont venus ici et leur étude de la Torah.
A n’en pas douter, comme je vous l’ai demandé à maintes reprises(3), les élèves qui ont pris part, ici, à une réunion ‘hassidique, ont dû raconter là-bas, chacun selon sa manière de le formuler, ce qu’ils en ont pris. C’est également une bonne occasion pour exercer sur eux une bonne influence, pour raffermir leur crainte de Dieu et leur ardeur à l’étude.
Avec ma bénédiction, de manière spécifique et globale,
Notes
(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, les lettres n°2085 et 2483. (2) Des élèves de la Yechiva Loubavitch de Montréal. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2085.
Lettre n°2409
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2409, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Chevat 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Meïr Liber(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai pris connaissance avec satisfaction de ce que vous m’écrivez, à propos des actions que vous menez auprès de votre entourage. Sans doute vous conformerez-vous aux enseignements de nos Sages selon lesquels “ on doit rechercher l’élévation en tout ce qui concerne la Sainteté ” et “ à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ” en tous vos besoins, matériels et spirituels, de même qu’en ceux des membres de votre famille.
Vous posez une question sur les Tehilim(4). En effet, on trouve, au Psaume 31, à la fin du verset 14, le mot Zamemanou(5), avec un Noun supplémentaire. Celui-ci ne figure effectivement pas, dans la Tradition. Ce terme apparaît pourtant dans l’édition Mikraot Guedolot des Tehilim, à partir de laquelle a été éditée celle de Ohel Yossef Its’hak, qui en est même une photocopie sans modification.
Notes
(1) Le Rav M.L. Keller. Voir, à son sujet, la lettre n°2309. (2) Un effort dans le service de Dieu. (3) Des bénédictions. (4) Avec le commentaire Yohel Or, paru aux éditions Kehot, en 5713-1953. (5) Au lieu de Zamamou, ils ont complété, avec un Noun supplémentaire.
Lettre n°2410
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2410, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Chevat. J’ai été effaré d’apprendre, en la lisant, que vous avez prononcé, il y a quelques années, des termes qui contrevenaient au respect dû à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qui est le chef d’Israël.
Vous me demandez comment réparer cela après, bien entendu, que vous ayez regretté sincèrement ce qui s’est passé. Tout d’abord, vous devez respecter ses décisions, auxquelles il a précisément été fait allusion. Il vous faut adopter vous-même ses pratiques et vous efforcer de convaincre votre entourage d’en faire de même, d’étudier l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi et d’adopter ses usages
Ses décisions sont, en particulier, l’étude du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya. Vous devez convaincre au moins dix personnes d’étudier son enseignement, de respecter ses décisions. De la sorte, ses lèvres murmureront, dans ce monde et dans l’autre à la fois. Comme le confirment nos Sages, vous pourrez ainsi expier la terrible faute précédemment citée.
Que Dieu vous aide à donner de bonnes nouvelles.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2411
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2411, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Chevat 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre demande de bénédiction. Que Dieu vous confère la réussite et que cette petite graine fasse pousser de grands et merveilleux plants.
J’emploie le mot “ petite ”, mais il ne faut pas interpréter ce terme au sens quantitatif. En effet, nous pouvons constater, y compris dans ce monde grossier, que le qualitatif l’emporte sur le quantitatif. C’est, du reste, ce que permettent d’établir les dernières découvertes concernant l’atome. En effet, une petite particule peut détruire toute une contrée.
L’Attribut du bien est plus fort que celui…(2). Combien plus la force que l’homme le plus simple porte physiquement en lui est-elle sans aucune commune mesure, au même titre que le fini par rapport à l’infini, avec ce que recèle une particule de spiritualité et, a fortiori, de Divinité, que chaque Juif et chaque Juive possèdent effectivement.
Néanmoins, comme dans l’exemple qui vient d’être donné(3), un tremblement est nécessaire pour révéler les forces cachées. Il en est de même pour la spiritualité et même pour la Divinité, occultées dans le monde afin qu’on les recherche.
Vous connaissez l’interprétation du verset : “ Un fils avisé réjouit son père ”. Celui-ci indique que le père se cache pour que son fils le recherche. Et, comme vous le savez, on raconte qu’un grand de notre peuple vit que son petit-fils jouait à cache-cache avec un enfant de son âge. Quand son petit-fils se cacha et que l’autre enfant s’en alla vers une autre activité, le petit-fils se mit à pleurer. En expliquant la raison, il dit qu’il s’était caché et que nul ne le recherchait. Bien évidemment, il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos.
Dans la présente génération, la responsabilité de chacun, en la matière, est encore plus clairement engagée. En effet, il n’est plus nécessaire de chercher. Il suffit de diffuser ce qui existe. Dès lors, on perçoit la Divinité par ses sens. Combien plus y parvient-on quand on est un disciple de mon beau-père, le Rabbi, adoptant ses pratiques dans son existence quotidienne, ses pensées, ses paroles et ses actions concrètes.
J’attends de bonnes nouvelles de vos actions positives, non pas uniquement celles que l’on pourrait attendre également de la part de personnes étrangères à la ‘Hassidout, mais bien celles que mon beau-père, le Rabbi espère, de la part de chacun de ses élèves.
Notes
(1) Le Rav I.Z. Posner. Voir, à ce sujet, la lettre n°2027. (2) Du malheur. (3) Celui de l’explosion.
Lettre n°2412
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2412, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires(1), votre demande d’invoquer la miséricorde divine pour le fils de votre frère, qui s’est emporté contre son père. Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai leur nom, afin que la paix s’instaure entre eux et que Dieu les conduise sur la voie de la paix et de la réussite, en tous leurs besoins.
Nos livres expliquent que, lorsque la paix ne règne pas entre deux personnes, la raison n’en est pas toujours celle qui est clairement affirmée, ni même celle que l’on pense. Il peut en exister une autre, plus profonde, dont l’âme animale elle-même n’a pas conscience. C’est pour cela qu’il faut, en l’occurrence, déterminer quelle est réellement la situation. Votre frère s’est-il efforcé de donner une éducation juive à son fils ? Ce dernier est-il né dans la pureté(2) ?
Que Dieu vous donne le mérite d’annoncer de bonnes nouvelles de l’état de santé, physique et moral, de votre fils, de même que de votre frère et de son fils.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Dont le nom n’est pas indiqué afin de respecter la confidentialité. (2) Les parents ont-ils respecté les lois de la pureté familiale ?
Lettre n°2413
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2413, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Chevat 5714,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yehouda Zeev(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du lundi de la Parchat Bechala’h. Conformément à votre demande, j’ai mentionné votre nom et ceux que vous citez, lorsque j’étais près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, au jour de sa Hilloula(2), afin que les besoins de chacun soient satisfaits.
Chacun forge sûrement les réceptacles nécessaires pour mettre en éveil la miséricorde de celui dont nous célébrons la Hilloula. Ceux-ci sont définis par Igueret Hakodech, au chapitre 27 et dans son commentaire. Nous devons, pour les obtenir, suivre le droit chemin qu’il nous a enseigné et imiter son exemple.
Celui dont nous venons de rappeler le nom possède un mérite considérable, grâce auquel on peut influencer de nombreux Juifs et, en particulier, les élèves(3) qui, le moment venu, acquerront leurs propres quatre coudées(4). Il faut donc les renforcer dans tous les domaines, afin qu’ils soient à même de résister aux vents soufflant sur ce monde matériel et grossier.
Le résultat est à la mesure de l’effort(5). Et, Dieu accorde assurément les forces nécessaires pour mener à bien la mission. Il vous suffit d’en faire concrètement usage.
Avec ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Le Rav Y.Z. Segal. Voir, à son sujet, la lettre n°2321. (2) Le 10 Chevat. (3) De la Yechiva. (4) Leur propre domaine d’action. (5) Textuellement “ la marque, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”.
Lettre n°2414
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2414, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Chevat 5714,
Brooklyn,
A mon proche parent, le grand Rav, ‘Hassid et Juste,
issu d’une illustre famille, distingué descendant des grands,
Rabbi Yehouda Aryé Chlita(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de ce mercredi. De même j’ai reçu vos deux livres, le nouveau Lev Aryé, tomes 1 et 2. Je vous remercie beaucoup pour ce précieux cadeau. Comme marque d’amitié et pour vous en remercier, je formulerai, à la fin de la présente, quelques remarques, me basant sur l’affirmation de nos Sages, au traité Baba Metsya 84a, selon laquelle : “ Lorsque j’énonçais une affirmation, il me posait vingt quatre questions… Ne savait-il pas que mon explication était juste(2) ? ”.
Ces dernières semaines, le Tanya a été édité pour la première fois aux Etats Unis et, plus généralement, dans l’hémisphère inférieur(3). Dans la lettre d’approbation des Rabbanim de Cracovie(4), ce livre est appelé le “ saint Tanya ”. J’ai demandé qu’on vous l’envoie, avec le fascicule(5) dans lequel mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, commente le dicton de l’Admour Hazaken selon lequel le don de la Torah ne se produisit pas dans l’hémisphère inférieur(6). Sans doute, ceux qui sont à votre service me confirmeront-ils que vous l’avez bien reçu.
Avec ma déférence, mes respects et ma bénédiction pour mon illustre parent,
N. B.
A) Au début du tome 1, page 1, vous demandez pourquoi le verset dit parfois “ les paroles de cette Torah ” et, d’autres fois, “ ce livre de la Torah ”. Vous savez ce que précise Rachi, à ce sujet. Il s’agit, dans le premier cas, de la Torah, dans le second, du livre ou de son contenu
Néanmoins, on peut, là encore, s’interroger. Pourquoi le verset est-il tantôt énoncé au féminin(7) tantôt au masculin(8) ? Vous dites que cela dépend de la manière d’étudier la Torah. Si on l’apprend comme il convient, “ pour son nom ”, c’est-à-dire en exerçant soi-même une influence, on choisira la forme masculine, comme ce fut le cas à l’époque de Yochoua. En revanche, si on ne l’étudie pas comme il convient, si l’on se contente de recevoir, on optera pour la forme féminine, comme ce fut le cas à l’époque de Moché.
On peut s’interroger sur une telle interprétation, car les termes du verset s’appliquent à la Torah et non à celui qui l’étudie.
Mais, à mon humble avis, on peut adopter cette analyse, car la Torah doit être étudiée “ pour son nom ”, c’est-à-dire pour la Torah elle-même, dans son intérêt, de sorte que celle-ci reçoive de celui qui l’étudie, tout comme, dans différents Midrachim, Israël est défini comme le fiancé et la Torah, comme la fiancée. La ‘Hassidout l’explique, en particulier dans le Likouteï Torah Bera’ha, à la page 94a et Chir Hachirim, à la page 39c.
Il n’en est pas de même pour une étude qui n’est pas “ pour son nom ”, dans le domaine de la Sainteté, qui est donc intéressée, comme le précise le traité Pessa’him 68b. Vous consulterez également le Chaar Ha Guilgoulim, à la fin de la quatrième introduction. En pareil cas, c’est la Torah qui exerce son influence, qui est le marié. Israël n’est alors que la mariée.
Les enfants d’Israël, dans le désert, formaient une “ génération avisée ” et consommaient la manne(9). Il étudiaient donc la Torah plus aisément “ pour son nom ” et non pour recevoir une récompense. Puis, ils pénétrèrent en Erets Israël et ils durent assumer des activités matérielles, labourer par exemple. Pour cela, il leur fallut mettre en pratique les termes du verset : “ Si vous marchez dans Mes décrets. ”
Le Sifra précise le sens de ce verset : “ En faisant porter vos efforts sur la Torah ”. Ainsi, il était alors envisageable de l’étudier, même si ce n’était pas “ pour son nom ”. C’est pour cela que le verset faisant référence à Yochoua, choisit le masculin, car c’est alors la Torah qui accorde son influence. Pour Moché, par contre, le verset emploie le féminin, car la Torah reçoit.
B) Au début des commentaires sur le Talmud, tome 2, page 253, il est fait allusion à ‘Hizkya, qui fut puni parce qu’il ne se préoccupa pas d’avoir des enfants. Et sa prière fut : “ J’ai fait ce qui est bon à Tes yeux ”, car il rapprocha la délivrance(10) de la prière.
On peut expliquer le lien entre les deux éléments, sa faute et sa prière, d’après la ‘Hassidout et la Kabbala, de même que le lien entre “ J’ai fait ce qui est bon à Tes yeux ” et le rapprochement entre la délivrance et la prière.
La délivrance est liée à l’Attribut du fondement, Yessod et la prière, à celui de la royauté, Mal’hout. Ce qui est bon correspond également à Yessod et ce que “ j’ai fait à Tes yeux ”, à Mal’hout. La proximité entre la délivrance et la prière, leur unité, illustrent l’Unification supérieure, une longue prière. Ainsi, dans la prière des dix huit bénédictions qui est dite ensuite, en particulier dans celle de Sim Chalom, “ instaure la paix ”, les Attributs de l’émotion s’unissent à celui de Mal’hout. Dès lors, la demande est matériellement exaucée.
Telle était la préoccupation de ‘Hizkya, qui n’eut des enfants que spirituellement et, de cette façon, fut comme s’il en avait matériellement. C’est précisément la supériorité de la Torah par rapport à la prière, comme l’explique Igueret Hakodech, de l’Admour Hazaken, Kountrass A’haron, page 158a.
Voici ce que dit le Tséma’h Tsédek, dans son Or Ha Torah(11), à la fin du discours ‘hassidique intitulé “ L’ange qui me libère ” : “ J’ai fait ce qui est bon à tes yeux : Cela signifie qu’il lia l’aspect positif de Mal’hout, qui est qualifié d’œil ”. Ce texte renvoie également au Zohar, tome 2, page 128b, au Mikdach Méle’h, à la même référence, au Chaareï Ora, seconde partie, qui diverge du Zohareï ‘Hama, au début de la Parchat Vaygach.
Vous consulterez également le Sidour du Ari Zal et le Peri Ets ‘Haïm, avant la prière des dix huit bénédictions et celle de Sim Chalom.
C) Dans les commentaires du saint Zohar, à la page 292, vous citez le Zohar, à la Parchat Yethro et à la Parchat Kedochim, tome 2, page 89a et tome 3, page 81a, qui dit : “ Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier ” et “ Vous serez saints ”. Il remarque : “
Il n’est pas dit ‘Soyez’, mais ‘vous serez’, car il s’agit d’une certitude. ”
En fait, on peut apporter la précision suivante, quant à la différence entre la sainteté du Chabbat et celle de la fête. Le Chabbat est intrinsèquement saint et il ne dépend pas de l’action des hommes, alors qu’à l’inverse, ceux-ci sanctifient les fêtes.
Néanmoins, il est dit, dans le traité Chabbat 69b et dans le Tour Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, au chapitre 344, que l’on compte six jours et que l’on célèbre le Chabbat, durant le septième(12). Il en est de même pour la sainteté d’Israël, qui est définie comme un fait certain. Car, au final, il est dit “ nul ne sera repoussé ” et “ il est impossible de les échanger contre une autre nation ”.
Mais, il n’est pas dit ‘Soyez’ car il faut d’abord compter six jours, correspondant aux six millénaires de la création, qui sont deux millénaires de désolation, deux de Torah et deux de l’époque messianique. Mais, à l’issue de ces deux derniers millénaires, il convient de faire entrer plus tôt le Chabbat, c’est-à-dire le septième millénaire(13), comme l’explique le Ramban, dans son commentaire de la Torah, au verset Béréchit 2, 3. C’est alors que “ vous serez saints ”.
D) Vous citez le Zohar, à la Parchat Behar, page 108a, selon lequel “ les serviteurs sont dispensés de porter le joug de la royauté céleste ”. Vous savez sans doute que les commentateurs du Zohar s’interrogent, à ce sujet et qu’ils renvoient au Chaar ‘Hadach, Séfer Ha Itour, lois des Tefillin, selon lequel ce verset vient dispenser un serviteur juif du port des Tefillin.
On cite également le traité Kidouchin 22b, le Yerouchalmi Kidouchin, chapitre 1, fin du paragraphe 2, le Yerouchalmi Bera’hot, chapitre 3, paragraphe 3, le Zé’her Yehossef sur le traité ‘Haguiga, à la page 4a, le Ikar Tiféret du Radbaz, sur les lois des serviteurs, chapitre 1, paragraphe 1 et d’autres textes encore.
E) A la fin du livre, vous expliquez le Midrach Kohélet Rabba, chapitre 8, paragraphe 5, qui commente le verset : “ Celui qui respecte la Mitsva a un cœur sage ”.
Or, le Yalkout Chimeoni, et vous consulterez également le Kohélet Zouta, présente ce Midrach avec un plus grand nombre de détails. De fait, il est dit que “ les paroles de la Torah sont pauvres à une référence et riches à une autre ”. Ce texte applique les termes de ce verset à Aharon et Moché, à Yochoua et à Moché ou encore à Esther et à Morde’haï.
Une autre explication mentionnée par ce même texte fait référence à Yossef, mais elle s’applique uniquement au début du verset, alors que les précédents le commentaient dans son ensemble.
On peut en conclure, surtout si l’on adopte l’explication selon laquelle il s’agit ici de Yochoua et de Moché, que, selon ces textes, le sage dont parle le verset est supérieur à celui qui respecte la Mitsva.
On peut expliquer, brièvement, que Moché et Aharon sont “ l’accompagnateur du roi ” et “ l’accompagnateur de la reine ”. Moché et Yochoua sont “ la face du soleil ” et “ la face de la lune ”, l’élément qui donne et celui qui reçoit. Il en est de même pour Morde’haï et Esther.
Bien évidemment, la perception du mal n’a pas d’effet négatif, là-haut. Ici-bas, en revanche, quand l’homme “ eut connaissance du bien et du mal ”, il éprouva la faute et la mort, comme l’explique longuement le Torah Or, de l’auteur du Tanya, au discours ‘hassidique intitulé “ Et, le serpent était rusé ”.
Quand Moché, “ accompagnateur du roi ” sut que “ J’ai été sanctifié dans Mon honneur ”(14), il n’en fut pas gêné, comme le précise le Yalkout Chimeoni. Il n’en fut pas de même pour “ l’accompagnateur de la reine ” et ses fils. Il fallut donc cacher cette situation.
Il en fut de même pour Moché et Yochoua, lors de l’épisode du veau d’or, pour Morde’haï et Esther, lors du décret de Haman. C’est, du reste, pour cette raison qu’Esther, apprenant ce qui se passait, reçut le statut de femme Nidda, ayant eu un écoulement de sang impur, sur lequel les forces du mal exercent leur emprise.
En conséquence, celui qui fait preuve de détermination n’est pas troublé par une mauvaise nouvelle concernant le futur. Il n’en est pas de même pour les femmes, qui sont émotives. Esther fut écartée de cette connaissance et les forces du mal n’exercèrent ainsi aucune emprise, parce qu’elle était alors occupée à détruire le ‘Hamets(15), c’est-à-dire à la disparition du mal. Ainsi, disent nos Sages, au traité Pessa’him 11a : “ Quand l’homme recherche le ‘Hamets pour le détruire, peut-on imaginer qu’il en vienne à le consommer ? ”.
Que Dieu protège chacun, au sein de tout Israël. Et, qu’Il nous libère, afin que nous cessions d’être les serviteurs d’A’hachvéroch, que nous soyons saints, d’une manière certaine et que nous faisions ce qui est bon à Ses yeux, de manière profonde et intègre.
Notes
(1) Le Rav Y.A. Perlov. (2) Ce qui ne l’empêchait pas de poser ces questions. (3) Si l’on considère Jérusalem comme le point le plus élevé du globe. (4) Voir le Séfer Toledot ‘Habad, bibliographie du Tanya, éditions Kehot, 5712-1982, à la page 42. (5) Voir le Séfer Hamaamarim 5708, à la page 232, les lettres du précédent Rabbi, tome 2, lettre n°617. (6) Cette édition permet donc de remédier à cela. (7) Dans le premier cas. (8) Dans le second cas. (9) Qui leur apportait également l’élévation.
(10) Concluant le Chema Israël du matin. (11) Parchat Vaye’hi, page 358a. (12) Lorsque l’on a oublié quel jour est le Chabbat. (13) Le septième millénaire est celui de la venue du Machia’h. (14) Par les fils d’Aharon. (15) Son jeûne fut au début de la fête de Pessa’h.
Lettre n°2415
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2415, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous assumez une mission sacrée, au sein d’une synagogue. Vous connaissez donc sûrement l’explication(1) de mon beau-père, le Rabbi, qu’il donna au nom du Tséma’h Tsédek. Celui-ci dit à quelqu’un :
“ Le verset dit : ‘Il appela le soleil(2) et la lumière brilla’. Ainsi, celui qui s’occupe d’une synagogue doit l’illuminer. Pour cela, celle-ci restera ouverte pendant une large partie du jour. On y instaurera des cours publics de Torah et la communauté y lira également des Psaumes. ”
Que Dieu vous vienne en aide pour que vous y parveniez sans difficulté et forgiez ainsi le canal vous permettant d’obtenir la bénédiction et la réussite en tout ce qui vous concerne personnellement.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2316. (2) Chéméch, le soleil, peut également se lire Chamach, celui qui assume l’entretien d’une synagogue.
Lettre n°2416
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2416, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du jour de la Hilloula(1) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Comme vous me l’avez demandé, j’en donnerai lecture, en un moment propice, près de son saint tombeau.
Je suis surpris que vous ne dites rien des actions positives que vous menez auprès des élèves de la Yechiva, qui fut fondée et dirigée par celui dont nous célébrons la Hilloula. Car, le berger n’a pas abandonné son troupeau. Il protège chacun et, en particulier, les institutions pour lesquelles il fit don de lui-même, contre ceux qui leur marquent de l’opposition et ceux qui leur viennent en aide.
Le Juste qui quitte ce monde s’y trouve plus que de son vivant, comme l’expliquent longuement Igueret Hakodech de l’Admour Hazaken et son commentaire. Mais, “ les Justes sont à l’image de leur Créateur ” et leur première démarche est donc empreinte de bonté. Peut-être, de cette façon, l’âme divine peut-elle se dresser contre ceux qui s’opposent à la ‘Hassidout et à son chef, mon beau-père, le Rabbi. De la sorte, l’âme animale sera brisée avec fracas et colère.
L’Admour Hazaken explique, au chapitre 29 du Tanya : “ Il faut lui(2) dire : Tu es mauvais, impie, dévoyé, répugnant, avec tous les qualificatifs que lui attribuent nos Sages. De fait, jusqu’à quand me cacheras-tu la lumière de Dieu Qui emplit les mondes, Qui est, a été et sera de manière identique, en l’endroit où je me trouve ? Mais, tu es suffisamment débauché pour nier la vérité qui est pourtant une évidence, le fait qu’il n’est rien d’autre que Lui ”.
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) Le 10 Chevat. (2) Au mauvais penchant.
Lettre n°2417
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2417, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Chevat 5714,
Brooklyn,
A l’association de bienfaisance “ Ceux qui respectent
le Chabbat ” et, à sa tête, au Rav, distingué ‘Hassid, qui
craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yo’hanan(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, la lettre dans laquelle vous évoquez votre réunion annuelle(2), qui aura lieu, dimanche prochain, dans la Parchat “ Si tu prêtes de l’argent à Mon peuple ”(3). Nos Sages expliquent, dans la Me’hilta, que ceci(4) est une obligation.
De même, j’ai été content de prendre connaissance du nombre de prêts que vous avez octroyés au cours de cette année. Vous l’augmenterez sûrement l’an prochain, comme tout ce qui appartient à la Sainteté, d’autant qu’il s’agit, en l’occurrence, d’une obligation, comme nous venons de le dire.
Comme vous le savez, le prêt a une qualité particulière. Il est accordé aux pauvres comme aux riches. Puisse donc Dieu faire que “ disparaissent les pauvres de la terre ”(5) et que ces prêts soient octroyés uniquement aux riches.
A titre de participation à ce fond d’entraide, je vous joins un chèque, correspondant à un prêt, avec ma bénédiction pour que s’accomplisse, en tous les participants, la promesse de nos Sages, formulée par le Midrach Tan’houma, selon laquelle “ celui qui prête à Dieu prend le pauvre en pitié ”. De la sorte, on est réellement considéré comme prêtant à Dieu Lui-même et l’on recevra donc Sa récompense, à la manière du Saint béni soit-Il, c’est-à-dire en la multipliant de nombreuses fois et précisément de manière positive et joyeuse.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,
M. Schneerson,
Notes
(1) Le Rav Y.Gordon. Voir, à son sujet, la lettre n°2299. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2299. (3) Celle de Michpatim. (4) Le fait de prêter. (5) Paraphrasant le verset : “ Les pauvres ne disparaîtront pas de la terre ”.
Lettre n°2418
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2418, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez, dans votre lettre, de vous répondre clairement. Le comportement qu’il convient d’adopter, en pareil cas, est bien connu et j’ai pu vérifier concrètement que mon beau-père, le Rabbi, s’abstenait de dire “ non ”, quand on lui proposait des fiançailles. Il est clair qu’il ne souhaitait lier son nom à une rupture.
Bien plus, comme je l’ai écrit à votre fils, la situation peut évoluer, de différentes manières, pendant le temps nécessaire à l’échange de lettres. En conséquence, vous solliciterez l’avis de vos parents et des autres ‘Hassidim qui ont connaissance de cette affaire.
Que Dieu suggère l’idée juste à ceux qui vous conseilleront afin que vous puissiez prendre une décision.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, sur tous ces points,
Lettre n°2419
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2419, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, m’a dit que vous n’êtes pas en bonne santé et que vous sollicitez une bénédiction de guérison. Lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai votre nom, afin que vous ayez un prompt rétablissement. Que Dieu fasse que chacun d’entre nous annonce uniquement à l’autre de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours.
Me basant sur l’enseignement de nos Sages selon lequel on invite à l’empressement uniquement ceux qui possèdent cette qualité par nature, je saisis cette occasion pour vous rappeler ce que vous savez et que vous voyez vous-même, c’est-à-dire la nécessité que les Yechivot et les écoles fassent acquérir la crainte de Dieu à leurs élèves, non seulement en surveillant leur comportement, mais aussi en leur apportant les enseignements qui conviennent.
En effet, un élève de Yechiva attend qu’une explication lui soit donnée pour tout élément. Il ne peut se contenter d’un ordre. Et, l’enseignement doit donc être organisé en conséquence. C’est pour cette raison que toutes les Yechivot ont adopté l’étude de l’Ethique juive, du Moussar ou bien de la ‘Hassidout.
En la matière, la différence entre l’étude du Moussar et celle de la ‘Hassidout est la suivante. De façon générale, le Moussar avilie celui qui l’étude et provoque donc sa crispation. La ‘Hassidout apporte l’élévation à l’homme et favorise ainsi sa croissance. Bien évidemment, certains textes du Moussar suscitent également la joie et l’avancement, alors que quelques uns, appartenant à la ‘Hassidout, conduisent à l’humilité et à la crispation.
Par ailleurs, l’étude de la ‘Hassidout met, plus aisément, en éveil l’amour et la crainte de Dieu, selon l’explication du Rambam, dans ses lois des fondements de la Torah, qui dit : “ Comment éprouver l’amour et la crainte de Dieu ? En méditant… ”.
Dieu vous a accordé le mérite d’être le recteur d’une Yechiva, d’exercer votre influence sur de nombreux jeunes gens et élèves. Vous possédez donc assurément les forces nécessaires, en fonction des besoins et des nécessités du moment, pour guider ceux qui reçoivent cette influence et les rapprocher de l’étude de la ‘Hassidout.
Toute explication est sûrement inutile, pour quelqu’un comme vous. Il y a quelques générations, on pouvait se passer, dans une Yechiva, de l’étude du Moussar. A l’époque, la rue était baignée de crainte de Dieu. Mais, les deux dernières générations ont modifié la situation. Des vents indésirables soufflent dans le monde et ils s’introduisent également dans l’enceinte de la Yechiva. C’est pour cette raison que l’on y a instauré l’étude du Moussar.
Puis, la situation a encore été modifiée, en cette dernière génération. L’obscurité est désormais profonde et intense. Dès lors, l’étude du Moussar elle-même ne suffit plus et chaque érudit de la Torah doit apprendre également sa dimension profonde, que le Zohar appelle “ âme de la Torah ”. C’est ainsi que l’on peut en protéger l’enseignement révélé.
La jeunesse contemporaine doit pouvoir accéder à l’amour et à la crainte de Dieu, de la manière précédemment décrite. Et, vous connaissez la décision du Ari Zal, selon laquelle, précisément en notre génération, “ il est une Mitsva de révéler cette Sagesse ”, c’est-à-dire la dimension profonde de la Torah.
Avec mes respects et ma bénédiction de prompte guérison,
Lettre n°2420
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2420, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Chevat 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 8 Chevat mais, du fait de mes nombreuses occupations, ma réponse a été retardée.
D’une part, j’ai été satisfait de lire que notre conversation a suscité le doute en votre cœur, que vous considérez la possibilité d’adopter un comportement plus proche de la Tradition de nos ancêtres. Mais, d’autre part, je suis désolé qu’il s’agisse uniquement d’un doute et d’une réflexion, de laquelle il n’est encore rien résulté dans votre existence quotidienne. Car, au final, c’est bien là l’essentiel(1). Chaque jour, chaque instant qui n’est pas conforme à cette attitude cause une perte que l’on ne pourra pas combler, par la suite.
Durant notre conversation, je vous ai brièvement expliqué qu’en considérant l’avantage et l’inconvénient que possèdent l’une et l’autre de ces formules(2), vous constaterez qu’il n’y a aucune commune mesure entre elles. Si quelqu’un emprunte la voie de la Torah et des Mitsvot dans l’optique de prendre, à terme, la ferme résolution qu’il doit nécessairement en être ainsi, il acquiert le monde et vit sa vie en conformité avec la vérité.
Même si, pour une quelconque raison, vous restez dans le doute pendant toute votre vie, et vous savez que notre Torah compare le doute à une maladie, même si vous prenez la décision inverse(3), la perte que vous aurez subie aura été, en tout et pour tout, de consacrer une partie de votre temps à ce qui n’est d’aucun apport pour vous.
A l’opposé, si vous attendez, pour agir, d’avoir adopté une position définitive, ce qui prend, en général, un certain temps, votre attitude passive fera que vous aurez du mal à obtenir une compréhension satisfaisante. Même si, au final, vous prenez la bonne décision, vous aurez gâché de nombreuses années. Non seulement, ce que celles-ci auraient pu vous apporter sera perdu, mais, bien plus, vous aurez dilapidé votre existence en vous causant du tort et donc en en causant également au monde, dont vous êtes partie intégrante.
C’est à ce propos que nos Sages, dont le souvenir est une bénédiction, enseignent : “ Considère la perte d’une Mitsva par rapport à sa récompense et ce qu’apporte la transgression, par rapport à sa perte ”.
J’ai fais part à mon secrétariat de votre problème personnel et de la question que vous me soumettez et qui concerne l’action concrète, comme le veut l’usage courant. On vous contactera donc directement, à ce sujet.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétariat,
Notes
(1) L’action concrète. (2) Appliquer immédiatement la Torah et les Mitsvot même si l’on n’en comprend pas la nécessité ou bien attendre d’être parvenu à cette compréhension pour le faire. (3) En considérant qu’il est justifié de s’écarter de la Torah et des Mitsvot, sans toutefois le faire concrètement.
Lettre n°2421
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2421, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Chevat 5714,
Brooklyn,
A ceux qui assument une mission sacrée, celle de dispenser
une bonne éducation, de renforcer le Talmud Torah de
Londres et, à leur tête, aux distingués ‘Hassidim qui
et Rav Chmouel Liberof, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue grandement et vous bénis,
J’ai appris, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Ben Tsion Chem Tov, émissaire des Sages, que vous vous êtes engagés à diriger et à financer le Talmud Torah qu’il a fondé à Londres.
Sans doute votre action a-t-elle déjà commencé, de manière concrète. Vous ne maintiendrez donc pas le Talmud Torah dans sa situation actuelle. Bien au contraire, vous vous efforcerez de le développer, de l’élargir, quantitativement et donc aussi qualitativement. Dieu vous conférera la réussite et vous constituerez les canaux permettant de rapprocher les cœurs des fils et filles d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, en dispensant une éducation conforme à la Tradition d’Israël.
L’importance de cette Mitsva(1) permettra à chacun d’entre vous et aux membres de votre famille d’obtenir la satisfaction des besoins, matériels et spirituels. Conformément à l’explication(2) de l’Admour Hazaken, auteur du Choul’han Arou’h et du Tanya, à propos du verset : “ La Tsédaka élève une nation ”, votre engagement, émanant d’un cœur pur, à donner de la Tsédaka pour cette cause, vous apportera l’élévation dans tous les domaines auxquels fait allusion ce terme de “ nation ”, comme l’explique le début du Torah Or.
Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Celle de l’éducation et de la Tsédaka. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2361.
Lettre n°2422
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2422, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Chevat 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ben Tsion(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, ce que vous avez fait pour organiser les Messibot Chabbat(2). Vous me rapportez également l’avis d’une personne, considérant que ceux qui se sont portés volontaires pour cette activité sont découragés. Vous devriez rencontrer cette personne, ce qui, de façon générale, est une démarche positive et lui expliquer de quoi il s’agit(3), en précisant ce que dit l’Admour Hazaken, au début du Torah Or, à propos du verset : “ La Tsédaka élève une nation ”.
Ainsi, ceux qui assument une telle activité en verront leur crainte de Dieu raffermie, connaîtront un plus grand succès dans leur étude. De plus, nous avons pu constater concrètement ici-même que ceux qui ont participé à de telles actions ont connu la réussite d’une manière incomparable avec leur ardeur à l’étude.
Vous parlerez donc amicalement à cette personne et vous parviendrez sûrement à la convaincre. Bien évidemment, vous devez conserver la responsabilité de cette activité, afin que son contenu ne soit pas dénaturé.
Notes
(1) Le Rav B.T. Chem Tov, de Londres. Voir, à son sujet, la lettre n°2401. (2) Les après-midi récréatives du Chabbat pour les enfants. (3) Ce que sont ces Messibot Chabbat. (4) Voir la lettre précédente.
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