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Iguerot Kodesh — lettres 2363 à 2382

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2363

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2363, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tévet 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez à propos de votre déménagement. Je m’étonne du comportement des ‘Hassidim. Dans le pays où vous viviez auparavant, chaque pratique liée à la Torah et aux Mitsvot imposait le don de sa propre personne et exposait à un danger effectif. Malgré cela, on ne reculait pas, on allait de l’avant avec toute l’ardeur nécessaire.

Actuellement, vous vous trouvez dans un endroit où tous les voiles ont disparu. Bien plus, on peut considérer que, d’une certaine façon, on demande l’accomplissement de la Torah et des Mitsvot, on l’encourage, même si l’on n’apporte pas encore toute l’aide qui aurait été nécessaire. Or, chacun cherche, avec la plus grande détermination, à s’installer dans sa vigne personnelle, son figuier personnel, en faisant abstraction de tous les autres éléments.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

Lettre n°2364

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2364, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tévet 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) Comme nous en avons maintes fois parlé, vous êtes un homme en bonne santé, c’est une évidence. Pour autant, vous devez maintenir votre santé physique, en sachant manger, boire et vous reposer. Vous devez respecter ces principes.

Il est inutile d’expliquer longuement à quel point le manque d’organisation, en particulier de la part de ceux qui assument une mission sacrée, est inspiré par le mauvais penchant et il constitue une terrible ruse car il est, d’ordinaire, présenté avec des arguments semblant être le fait de celui qui craint Dieu. Et, cela affecte la ferveur de la prière, l’étude de la ‘Hassidout.

Nos maîtres, dans leur enseignement écrit et oral, ont mis en garde, dans ce domaine, en condamnant une telle manière d’agir, chaque fois qu’elle peut être envisagée. Si on le désire réellement, on peut s’en tenir à ce principe sans difficulté.

Certes, il n’est pas aisé de changer sa nature, même s’il s’agit seulement de la seconde nature, de celle qui découle de l’accoutumance au désordre, pendant un temps relativement long.

B) Il est un autre point, proche de celui qui vient d’être évoqué. Nous avons évoqué la nécessité absolue de mettre de l’ordre dans votre mission sacrée et dans vos préoccupations communautaires.

Un seul homme ne peut pas diriger de nombreuses actions, jusque dans le moindre détail et y faire régner l’ordre. A mon avis, il est nécessaire, avant de s'empêtrer plus avant, de confier une partie significative de vos travaux à des personnes capables de les mener à bien.

Votre rôle se limitera donc à une supervision générale et, de temps à autre, on vous rendra compte de ce qui est fait.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, que vous réaliserez en bonne santé, avec beaucoup de plaisir ‘hassidique de vous-même et de tous les membres de votre famille,

Lettre n°2365

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2365, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) Vous m’écrivez pour m’indiquer quelle est désormais la répartition des rôles, après l’arrivée du Rav et ‘Hassid, Rav N.Pinson(2), puis du Rav et ‘Hassid, Rav S.Liberof(3).

Certes, l’un et l’autre se sont auparavant mis d’accord avec le grand Rav et ‘Hassid, Rav B.E. G.(4), afin que leur installation(5) soit la plus profitable. Néanmoins, je serais satisfait d’apprendre que tout cela a bien été suivi d’effet.

B) J’ai reçu, il y a quelques temps, la liste de livres que vous m’avez envoyée, le 3 Mena’hem Av, bien que, par erreur, on ne vous en ait pas encore accusé réception jusqu’à maintenant. Je suis surpris que, depuis lors, vous n’évoquiez plus l’envoi de livres et de manuscrits, peut-être parce que vous êtes très pris par votre travail.

A l’avenir, vous vous occuperez également de cela, dans la mesure du possible. Je vous en remercie d’avance.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, dans vos préoccupations personnelles et dans celles des membres de votre famille, en bonne santé et, avant tout, dans la joie,

M. Schneerson,

N. B. : Il y a quelques temps, j’évoquais la possibilité d’éditer, dans les périodiques paraissant dans votre ville, les lettres d’encouragement qui vous sont adressées d’ici, la dernière étant celle du 19 Kislev(6). Bien évidemment, vous devez avoir un bon traducteur en français ou en arabe, car, s’il y a un risque de s’écarter du but recherché, il est préférable d’abandonner ce projet.

Comme vous l’avez demandé, on vous enverra des livres pour constituer une bibliothèque à la Yechiva ou dans son bureau.

Notes

(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca. Voir, à son sujet, la lettre n°2273. (2) Le Rav Nissan Pinson, qui, par la suite, partit s’installer à Tunis. (3) Le Rav Saadya Liberof. Voir, à son sujet, la lettre suivante. (4) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. (5) Au Maroc. (6) Il s’agit de la lettre n°2292.

Lettre n°2366

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2366, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Saadya(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre télégramme m’annonçant que vous êtes bien arrivé à Casablanca(2). J’attends, de votre part, une lettre détaillée, me donnant de bonnes nouvelles.

Je suis un peu surpris que votre retour à Casablanca ait été à ce point retardé. Puisse Dieu faire que ce retard soit pour le bien. En tout état de cause, vous avez sûrement profité de votre séjour, plus long que prévu, à Paris, pour vous entretenir, de manière détaillée, avec le grand Rav et ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav B.E. G.(3)

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav S.Liberof, de Casablanca. Voir, à son sujet, les lettres n°1161 et 2429. Voir également la lettre précédente. (2) Après avoir quitté cette ville pendant quelques temps pour assister aux mariages de son fils et de sa fille. (3) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. Voir la lettre précédente.

Lettre n°2367

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2367, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Meïr(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec effroi, votre lettre de ce mardi, dans laquelle vous envisagez la possibilité de jeûner pendant le Chabbat, pour un anniversaire de décès. Différentes opinions existent à ce sujet, mais toutes s’accordent pour dire que l’on ne jeûne pas(2).

A mon sens, il est préférable de l’avancer(3) au vendredi ou, si cela n’est pas possible, de le retarder au dimanche, ou encore de ne pas jeûner du tout.

Vous consulterez les avis énoncés, à ce sujet, dans le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 568, paragraphe 9 et dans les écrits des derniers Sages, le Toureï Zahav, chapitre 429, paragraphe 3, le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, chapitre 429, paragraphe 9, les références citées par le Sdeï ‘Hémed, recueil de lois, à l’article “ deuil ”, paragraphe 96 et le Colbo du Rav Greenwald, à la page 390.

A mon avis, il n’est même pas nécessaire, dans ce cas, de procéder à l’annulation des vœux. En tout état de cause, il ne faut pas jeûner, le Chabbat.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Labkovski. (2) Lorsque cette date est un Chabbat. (3) Le jeûne.

Lettre n°2368

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2368, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5714,

Brooklyn,

A monsieur Barou’h Rozenthal,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mercredi

de la Parchat Chemot, par laquelle vous m’apprenez qu’un comité a été constitué dans le but d’éditer les œuvres du Rav Tsvi Yossef Minski. J’espère que ces livres apporteront un encouragement à la pratique de la Torah et des Mitsvot, avec crainte de Dieu.

Le désir de diffuser la Torah dans l’esprit de la Tradition d’Israël a toujours été particulièrement souhaitable, quelle que soit l’époque. Combien plus l’est-il à l’heure actuelle, du fait de la confusion qui règne dans les esprits, en particulier en Amérique, où réside la majorité numérique et structurelle du peuple juif.

Puisse Dieu faire que chacun apporte sa contribution à la diffusion de la foi, de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot parmi les Juifs et surtout parmi les jeunes qui commencent maintenant à affronter la vie et sont confrontés aux épreuves de ce monde matériel et grossier. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2369

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2369, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tévet 5714,

Brooklyn,

Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A différentes reprises, certains m’ont interrogé sur la possibilité de s’installer à Kfar ‘Habad. J’ai répondu positivement à quelques uns. J’aimerais savoir s’ils se sont adressés à vous et ce qui en est advenu.

Avec ma bénédiction de réussite, de manière surnaturelle au sein de la nature et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2370

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2370, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chaoul Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) Je voudrais tout d’abord vous remercier pour les manuscrits de ‘Hassidout que vous m’avez adressés. Je vous exprime largement ma reconnaissance pour le passé et je vous prie de continuer à m’adresser ces valeurs précieuses, à l’avenir, si vous en avez la possibilité.

En effet, je fais usage de ce que je reçois également pour les publications. Il y a donc bien là le mérite du plus grand nombre.

B) Un Tanya édité ici vous a été expédié, par envoi séparé. A la fin de celui-ci, se trouve un index(2). Différentes personnes m’ont dit que vous détenez la tradition de ‘Hassidim(3) et la vôtre propre, à propos du Tanya. Je vous serais donc particulièrement reconnaissant si vous pouviez faire reproduire tout cela par ceux qui sont à votre service. Même si les notes ont déjà été publiées, il y aura vraisemblablement, le moment venu, des additifs et des ajouts.

Bien évidemment, si vous connaissez le nom de l’auteur des commentaires en votre possession ou de celui qui les rapporte, vous ne manquerez pas de faire figurer cette précision, car vous savez à quel point mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, tenait à ce que les détails soient connus également. Il en est de même en l’occurrence, y compris lorsque le doute subsiste sur un enseignement.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.D. Zyslin, d’Erets Israël. (2) Des sujets traités. (3) Des commentaires.

Lettre n°2371

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2371, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tévet 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos lettres, en leur temps, qui évoquaient d’abord une pensée non positive(1), puis votre bonne décision, celle de poursuivre vos études à la Yechiva Loubavitch. Il est certain que Dieu vous accordera la réussite.

Vous m’écrivez que vous avez l’idée, pour pouvoir poursuivre vos études, de vous rendre aux Etats Unis, à la Yechiva qui se trouve ici. Or, l’étude est troublée uniquement par le mauvais penchant de l’homme. Je ne vois donc pas l’utilité de venir ici, si vous y apportez votre mauvais penchant avec vous(2). La déconcentration existe aux Etats Unis, au même titre qu’en Terre Sainte. Et, les épreuves que l’on affronte ici ne sont pas moins fortes que celles qu’il y a là-bas.

A mon sens, vous devez donc redoubler d’ardeur à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. De même, vous trouverez le moyen de faire du bien à quelques uns de vos amis, de rapprocher leur cœur de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Une telle Tsédaka spirituelle affine mille fois le cerveau et le cœur(3), selon les termes de l’Admour Hazaken, au début du Torah Or.

Bien évidemment, tout cela doit être fait avec l’accord du guide spirituel et du recteur de votre Yechiva, dont l’organisation ne devra pas être remise en cause. Si vous poursuivez sur cette voie et prenez la ferme décision qu’il ne peut en être autrement, votre résolution sera vraie, ainsi qu’il est dit : “ Aucun d’entre nous ne sera repoussé ” et, dès lors, il est certain que vous connaîtrez la réussite.

Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,

Notes

(1) Celle d’abandonner la Yechiva. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2477. (3) Voir la lettre n°2361.

Lettre n°2372

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2372, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tévet 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 22 Kislev, dans laquelle vous me faites part de ce qui vous est arrivé, dans la fonction qui vous était confiée. Actuellement, vous n’avez plus aucun emploi.

De fait, la vie de l’homme n’est pas toujours paisible. Il a la volonté et la capacité de connaître l’élévation, ce qui le conduit parfois également à expérimenter la chute. Il ne faut donc pas s’en affecter ou se décourager, ce qu’à Dieu ne plaise, surtout lorsque cette chute est uniquement matérielle et, encore plus, lorsqu’elle est indépendante de votre volonté.

Bien au contraire, la chute doit susciter une foi et une confiance en Dieu plus profondes, prenant, pour ceux qui les observent, la forme d’une plus grande détermination, d’une réaction mieux contenue face à un événement désagréable, d’autant que celui-ci est uniquement passager.

J’ai écrit à des responsables pédagogiques et j’ai bon espoir qu’ils pourront rapidement résoudre votre problème, à condition, bien sûr, que vous acceptiez de coopérer avec eux.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, celle de dispenser une bonne éducation,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2373

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2373, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

empli de connaissances, le Rav C.Y.(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) Je viens de recevoir votre lettre du 21 Tévet. Vous faites allusion au dixième tome du Sdeï ‘Hémed. J’ai écrit, il y a quelques temps, au ‘Hassid qui craint Dieu, le Rav Y.Shmotkin(2), pour lui demander de vous le transmettre. Je suis surpris qu’il ne l’ait pas encore fait.

Si, à réception de cette lettre, ce livre n’est toujours pas en votre possession, vous voudrez bien me le faire savoir. Il vous sera expédié directement d’ici.

B) De même, un Tehilim Yohel Or(3) et le Tanya qui a été édité ici, à l’occasion de la dernière fête de la libération du 19 Kislev et pour la première fois aux Etats Unis, vous ont été adressés, par colis séparé. Je vous le disais dans ma dernière lettre et, entre-temps, vous les avez sûrement reçus.

C) Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente. Vous avez vraisemblablement eu connaissance des réactions négatives qu’a suscitées le service national(4) à l’extérieur de la Terre Sainte, en général, aux Etats Unis et à New York, en particulier.

Actuellement, après que le recensement de celles qui sont aptes à effectuer ce service national ait déjà commencé, on a pu constater que seul un très petit nombre était concerné. En effet, les jeunes filles religieuses, par exemple celles de Méa Chearim, en ont été dispensées.

Néanmoins, on souhaite en enrôler d’autres et celles qui se trouvent dans une situation intermédiaire sont peu nombreuses. De plus, certaines d’entre elles travaillent d’ores et déjà dans les différents ministères. Et, d’autres ne seront pas prises, par exemple pour des raisons de santé.

Il semble que l’on doit dépasser l’ivresse que procure le fait de remporter la victoire dans ce domaine, le désir de montrer que l’on passe outre à toutes les pressions, surtout celles qui émanent des religieux. Le moment est donc propice pour enterrer cette affaire, discrètement et en silence, de manière passive, ce qui est également une façon honorable d’en être débarrassé.

Par ailleurs, des informations confidentielles qui sont parvenues jusqu’à moi établissent que le parti travailliste a lui-même perdu le plaisir que lui inspire ce dossier, d’autant qu’il a déjà eu le dessus, en la matière. Il accepterait donc de se défaire de cette encombrante préoccupation, si on lui donnait les moyens de le faire honorablement. Il saisirait alors cette occasion.

En conséquence, le moment est propice pour convaincre ce Rav d’émettre une décision rabbinique excluant le service national. Car, ce cas ne le justifie pas moins que celui de l’homme qui voulait s’isoler avec une femme derrière une barrière(5) ou bien du pouvoir, accordé au tribunal, de frapper et de punir, à titre exceptionnel.

Bien plus, certaines familles et certains milieux voient, en cette affaire, ce qui n’est pas loin d’être un comportement immoral. Même si cette idée a été lancée à l’instigation de certains, elle s’est effectivement répandue dans des cercles relativement larges, chez les Juifs comme chez les non-Juifs, qui la perçoivent comme une lutte contre la religion, en général et un comportement immoral, en particulier. Il y a donc là, selon eux, une contrainte imposée qui heurte la religion et ils doivent se comporter en conséquence.

Ces jours-ci, le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, plein d’empressement, le Rav Chimchon Raphaël Weiss(6) se rend en Terre Sainte. Vous avez sûrement entendu parler de lui, quand il avait visité Erets Israël, il y a un an. Il est le directeur exécutif de “ Jeune Israël ”, ici. Au sein de cette organisation, il a obtenu d’immenses réalisations afin de promouvoir la crainte de Dieu, avec beaucoup d’empressement, malgré l’opposition qu’il a subie, de différentes parts.

Je lui ai demandé d’effectuer cette visite en mon nom. Il vous décrira, selon les informations dont il dispose, les réactions que suscite ici ce service national. A n’en pas douter, les différentes collectes et la manière de considérer l’implantation en Erets Israël s’en ressentiront. Il exposera donc ma conception et ma requête, concernant la situation actuelle de ce service national.

Ces informations confidentielles établissent que la gauche elle-même recherche un moyen honorable de se retirer. Le moment est donc propice pour prendre une initiative et, pour commencer, il faut indiquer clairement que cette pratique doit être écartée.

J’ai donc demandé au Rav Weiss de vous rendre visite en premier lieu et de vous demander d’obtenir une audience avec celui qui pourra agir, en la matière. Il serait bon que vous soyez vous-même présent, lors de cette réunion, que vous fassiez usage de votre influence et de votre position, afin d’aboutir à un résultat concret, au plus vite. En effet, tout retard, en la matière peut être dommageable, de différents points de vue.

D) Bien évidemment, si vous avez des remarques ou des interrogations sur les additifs du Tanya, vous me les signifierez clairement. Je vous en remercie d’avance.

E) J’ai été satisfait que l’on vous honore en vous confiant l’enseignement de la Guemara à la radio. A n’en pas douter, ceci ne dérangera pas le travail particulièrement important que vous accomplissez pour l’encyclopédie talmudique. Celle-ci est, en effet, une Mitsva que l’on ne peut confier à quelqu’un d’autre(7) et il est donc permis de négliger l’étude de la Torah pour la mettre en pratique.

Vous trouverez sûrement le moyen d’agrémenter cet enseignement(8) par des propos incitant à la crainte de Dieu et à la pratique effective des Mitsvot, puisque telle est bien la finalité de l’homme, ainsi qu’il est dit : “ Il nous a ordonné d’accomplir tout cela, afin de craindre l’Eternel notre Dieu ”.

Dieu vous conférera la réussite et vous pourrez diffuser le luminaire de la Torah(9), dans les endroits proches et éloignés. Vos efforts seront couronnés de succès, pour de longs jours, de bonnes et fructueuses années.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

N. B. : J’ai demandé au Rav Weiss qu’il détermine s’il est utile de rencontrer une certaine personne et d’évoquer cette affaire avec elle, en mon nom. Vous avez donc la possibilité de le faire, auquel cas vous vous adresserez au grand Rav et ‘Hassid, Rav C.D. Zyslin(10) pour fixer cette rencontre et rechercher les moyens de la convaincre.

J’ai également mentionné une autre personne au Rav Weiss et vous déciderez s’il est bon de la rencontrer. Si c’est le cas, vous fixerez cette réunion. Si vous pouvez apporter votre aide, vous le ferez sûrement. Puisse Dieu faire que le Nom de Dieu soit sanctifié grâce à l’un et l’autre(11).

Notes

(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°2342. (2) Le Rav Yehouda Shmotkin. Voir la lettre n°2444. (3) Avec le commentaire du Tséma’h Tsédek. (4) Des jeunes filles, en Erets Israël. Voir, à ce sujet, la lettre n°2470. (5) Voir le traité Sanhédrin 75a. Un homme éprouvant un tel désir et risquant, d’après les médecins, de mourir s’il ne le satisfait pas, ne doit pas obtenir satisfaction, d’après les Sages. (6) Voir, à son sujet, la lettre n°2470. (7) Nul n’ayant l’érudition qui lui permettrait de remplacer le Rav Zevin. (8) A la radio. (9) La ‘Hassidout. (10) Le Rav Chaoul Dov Zyslin. Voir la lettre n°2370. (11) Au Rav Zevin et au Rav Weiss.

Lettre n°2374

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2374, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5714,

Brooklyn,

Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad

dans la ville sainte de Jérusalem,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Pour le bon ordre, je vous confirme avoir bien reçu vos lettres des 5 et 14 Tichri, 17 et 19 ‘Hechvan et 17 Kislev, qui me sont parvenus avec retard.

Je suis surpris que vous réduisiez vos lettres à ce point, qu’il y ait une si longue interruption entre l’une et l’autre.

B) Je suis surpris du sentiment de découragement, face aux difficultés rencontrées, que trahit votre lettre. En effet, il en bien ainsi, depuis la destruction du Temple. Tout ce qui concerne la sainteté subit le voile, en particulier pour ce qui a trait à la Terre Sainte. Le Ramban l’écrit, dans sa lettre de Terre Sainte, selon laquelle “ plus l’on est saint et plus l’on subit la destruction ”.

Prendre conscience de tout cela doit donc mettre en éveil des forces plus intenses et plus profondes. En effet, “ L’Eternel votre Dieu vous éprouve pour savoir…(1) ”, comme l’explique le Likouteï Torah, qui souligne que Menasé, éprouve, est de la même étymologie que Ness, miracle. C’est ainsi que l’on parvient à la perception véritable, la plus élevée.

C) Sans doute poursuivez-vous avec énergie ce qui est votre mission, celle de guider les jeunes qui, pour l’heure, ne sont pas encore ‘Habad, non seulement ceux qui sont issus de familles ‘hassidiques, mais également les autres.

En effet, vous connaissez le dicton(2) de l’Admour Hazaken selon lequel la ‘Hassidout s’adresse à tout le peuple juif et non uniquement à un groupe. Il est dit que “ le Juste décide et le Saint béni soit-Il entérine ”. Heureux sont donc ceux qui prennent part à cette œuvre et hâtent ainsi la délivrance véritable et complète. Lorsque les sources(3) se répandront à l’extérieur, notre libérateur, notre juste Machia’h viendra et nous délivrera de tous les voiles et de tous les obstacles. Il transformera le monde par la royauté de Dieu. Alors, “ pour tous les enfants d’Israël, la Lumière de Dieu éclairera ” et l’on jouira d’un plaisir céleste.

Les discours ‘hassidiques de Pessa’h, qui sont imprimés dans le Séfer Hamaamarim 5709(4), expliquent ce qu’est ce plaisir céleste.

D) Sans doute me décrirez-vous ce que vous avez réalisé le 19 Kislev(5), le 10 Chevat(6) et dans la période intermédiaire.

Si une certaine Yechiva souhaite recevoir, pour sa bibliothèque, des livres publiés par les éditions Kehot, elle doit s’adresser directement ici, à la direction du Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h.

Je vous adresse quelques bons d’envoi en port payé pour toutes ces dépenses.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Si vous craignez l’Eternel votre Dieu. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2278. (3) De la ‘Hassidout. (4) 1949, du précédent Rabbi. (5) Fête de la libération de l’Admour Hazaken des prisons tsaristes. (6) Hilloula du précédent Rabbi.

Lettre n°2375

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2375, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Issa’har Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je suis surpris de ne pas avoir obtenu des nouvelles de vos préoccupations communautaires, depuis votre lettre du mardi de la Parchat Le’h Le’ha. Or, dans celle-ci, vous me promettiez de m’en donner. C’est sans doute le signe que tout va bien. Néanmoins, vous connaissez la décision de nos Sages, exprimée au début du Choul’han Arou’h Yoré Déa, selon laquelle on ne peut se contenter d’une présomption, chaque fois qu’une vérification est possible.

On m’a transmis votre question, relative à l’opportunité d’enseigner le Tanya aux élèves des grandes classes. Vous savez que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, a demandé qu’il en soit ainsi, lorsqu’il était à Riga, où se trouvaient quelques filles de ‘Hassidim. Le Rav Morde’haï Chefets leur a donc délivré cet enseignement. Il existe aussi une lettre(2) de mon beau-père, le Rabbi, qui l’encourage, en la matière.

Néanmoins, elles ne sont pas obligées de l’étudier dans l’ordre. Il faut donc commencer par les passages les plus faciles et les plus directement applicables au service de Dieu. En effet, le Choul’han Arou’h dit aussi qu’une femme est tenue d’étudier ces parties de la Torah, puisqu’elle est astreinte au respect des Interdits et à la pratique des Injonctions qui n’ont pas un temps limité. Ceci inclut les six Mitsvot perpétuelles que sont la foi en Dieu, le rejet d’une autre divinité, la croyance en Son unité, la nécessité de L’aimer, de Le craindre et de ne pas être détourné par la pensée de son cœur et la vision de ses yeux.

L’introduction du Séfer Ha ‘Hinou’h mentionne ces Mitsvot. Le moyen de les mettre en pratique est d’étudier les notions définies par la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et vos préoccupations personnelles,

N. B. : Je vous joins une copie de ma lettre(3), adressée à tous, à l’occasion du jour lumineux de la fête de notre libération et de la délivrance de notre âme, le 19 Kislev passé. Son contenu est valable toute l’année et il peut être transmis aux élèves les plus grandes, avec les explications nécessaires.

Notes

(1) Le Rav I.D. Gurvitch, directeur du Beth Rivka de Yerres, dans la région parisienne. Voir, à son sujet, la lettre n°2179. (2) Voir les lettres du précédent Rabbi, tome 4, lettre n°906. (3) Il s’agit de la lettre n°2292.

Lettre n°2376

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2376, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

29 Tévet 5714,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch de Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Vous ne faites pas mention, dans votre lettre, du fait que le premier bâtiment du verger a été relié au réseau électrique. Sans doute en sera-t-il de même pour les autres bâtiments.

B) J’ai été satisfait de constater qu’il y a déjà des moniteurs et des enseignants parmi les élèves les plus âgés, d’origine yéménite, en fonction des capacités de chacun. Il serait bon que celui qui enseigne puisse, néanmoins, se perfectionner dans l’étude, en étant intégré à une des classes supérieures ou bien spécifiques aux enseignants. Bien évidemment, ceci ne doit pas être perçu comme une réduction de son rôle. Je m’en remets à votre jugement.

Le moment est venu, en effet, que les différents guides spirituels de toutes les institutions ‘Habad de Terre Sainte soient des élèves de nos Yechivot ou, en tout état de cause, des ‘Hassidim. Ainsi, leur abnégation sera totalement différente. Or, celui qui “ a du pain dans son sac ” fera ce que l’on attend de lui, malgré son âme animale et son entourage. Il saura qu’il ne peut en être autrement. Une lutte, en la matière, ne se justifie donc pas.

C) Vous avez eu l’habitude positive, au début de chaque année scolaire, de m’adresser la liste des nouveaux élèves, avec leur présentation et leur photographie, de même que celle des élèves quittant la Yechiva, précisant la raison de leur départ.

Je suis donc un peu surpris de n’avoir, pour l’heure, rien reçu de tout cela.

D) Conformément à l’enseignement de nos Sages, il faut permettre le rassemblement, compte tenu de la difficulté de trouver des élèves sans affiliation politique ou autre. En conséquence, il serait bon d’être moins sévère et moins exigeant dans le recrutement de nouveaux élèves.

De plus, l’Alya des jeunes est de moins en moins importante et il faut tenir compte de la nécessité de ne pas causer du tort aux élèves qui se trouvent maintenant à la Yechiva. Néanmoins, il y a sûrement un moyen de s’assurer que l’un et l’autre sont réunis.

E) J’ai déjà donné mon avis, concernant les nouveaux élèves. Il est indispensable d’en inscrire. Bien souvent, il est préférable de les intégrer d’abord et d’obtenir ensuite les moyens nécessaires ensuite, plutôt que d’agir à l’inverse et d’attendre, au préalable, de disposer des moyens.

Vous établissez une relation entre cette question et le domaine(1) dans lequel se trouvent des arbres, des oliviers qui fournissent des fruits(2). Il ne m’est pas aisé de trancher cette question, d’autant que votre lettre souligne également un autre problème. Ce verger n’est pas le vôtre. Il est donc éloigné des bâtiments principaux, ce qui va à l’encontre de l’objectif essentiel, qui est la réunion des différentes parties de la Yechiva, laquelle est importante spirituellement, mais aussi matériellement.

Bien évidemment, si cela est absolument impossible, vous solliciterez une décision hala’hique à des personnes dignes de confiance, établissant que ces oliviers ne posent aucun problème. En tout état de cause, je n’interviendrais pas, en la matière.

F) Pour répondre à votre lettre, je suis sûr que vous connaissez la valeur de ceux qui subissent les vexations mais n’y répondent pas. Mais, je ne sais pas si c’est également le cas quand ces vexations sont infligées à une institution publique qui, bien plus, appartient à un important mouvement spirituel.

Je suis surpris que l’on fasse preuve de la plus grande modestie, précisément dans ce domaine.

G) La lettre du 9 Kislev relative à la collecte, qui est effectuée ici, pour l’école professionnelle va à l’encontre de la préparation du dîner annuel de la Yechiva Loubavitch, lequel aura lieu dans un mois, ici-même.

Ceci s’applique également au voyage en Australie(3). Les informations qui parviennent de là-bas font la preuve que la situation matérielle ne se prête pas du tout à un tel voyage. Bien plus, la direction de notre Yechiva sur place m’a écrit qu’elle lutte actuellement pour réunir les moyens nécessaires à la construction d’un bâtiment.

Vous devriez vous adresser directement aux ‘Hassidim qui se trouvent en Australie.

H) Il est sûrement inutile de vous souligner qu’il faut trouver un moyen de maintenir le contact avec les élèves qui, pour une quelconque raison ont quitté la Yechiva.

I) Vous m’avez écrit que vous disposiez déjà de la matière pour éditer un recueil de Torah. Je suis donc surpris de ne plus en avoir entendu parler, depuis lors. Il serait bon qu’il paraisse pour le 10 Chevat prochain(4), bien évidemment si aucune raison liée au lieu ou à l’époque n’empêche de le faire.

Dans ce cas, vous ferez également figurer dans ce recueil quelques-unes de mes lettres, écrites à l’occasion de la Hilloula et publiées, à différentes époques, sous forme d’avant propos des fascicules. Peut-être faut-il joindre également la lettre, adressée à tous, pour le 19 Kislev de cette année(5). Elle vous est sûrement déjà parvenue.

J) L’envoi de ma lettre a été retardé et, entre temps, j’ai reçu vos lettres des 12, 14, 15, 16, 19 et 25 Tévet, de même que les programmes de l’école professionnelle. Je voudrais donc ajouter à tout ce qui a été dit les points suivants :

K) J’attends une proposition détaillée concernant les études à l’école professionnelle. Bien évidemment, la journée commencera par la prière et les études sacrées.

L’âge des élèves ou, en tout cas, de la majeure partie d’entre eux, correspond à celui des enfants qui reçoivent les subventions de l’Alya des jeunes.

L) En évoquant la formation de moniteurs parmi les Yéménites, je ne faisais pas uniquement allusion à la Yechiva Loubavitch de Lod, mais aussi au réseau(6) et au Kfar(7).

M) Bien évidemment, vous faciliterez l’entrée à la Yechiva des élèves du réseau.

N) De même, il est sans doute inutile de préciser que vous devez habituer les élèves yéménites à notre manière d’étudier et non le contraire, même s’ils sont nombreux.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

M. Schneerson,

Notes

(1) Où pourrait être bâti un nouveau bâtiment pour la Yechiva. (2) Qu’il est donc interdit d’arracher. (3) Afin d’y collecter des fonds pour la Yechiva. (4) Hilloula du précédent Rabbi. (5) Il s’agit de la lettre n°2292. (6) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. (7) Kfar ‘Habad.

Lettre n°2377

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2377, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Chevat 5714,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

diffuse publiquement la Torah, est empli d’enthousiasme,

le Rav Pin’has Morde’haï(1),

Je vous salue et vous bénis,

Pour faire suite à notre discussion relative au cours hebdomadaire de Talmud à la radio et au Melavé Malka qui sera bientôt organisé pour l’encourager, je vous renouvelle ma bénédiction afin que Dieu vous confère la réussite, que vous puissiez asseoir ce cours, le renforcer et l’élargir, quantitativement et qualitativement.

De quelques éléments apparaissant de manière évidente dans la création, nos Sages disent, dans le Midrach Chemot Rabba, au début du chapitre 35: “ ils furent faits pour le Temple du Saint béni soit-Il ” et c’est uniquement par ce mérite que le monde peut s’en servir également.

Combien plus en est-il ainsi quand il s’agit d’une force particulière et merveilleuse de la nature(2), dont l’utilité est uniquement de devenir l’instrument et le réceptacle bâtissant le Sanctuaire de Dieu. Car, depuis la destruction du Temple, Dieu ne dispose dans Son monde que des quatre coudées de la Hala’ha(3).

Nos Sages disent que “ la grandeur de l’étude est de conduire à l’action ”. Vous consulterez, à ce sujet, l’introduction du commentaire de la Michna du Rambam, évoquant cet enseignement de nos Sages, “ Dieu ne dispose dans Son monde que des quatre coudées de la Hala’ha ”. De plus, “ le début de la sagesse est la crainte de Dieu ”.

En conséquence, j’espère que vous profiterez de ces émissions radiophoniques pour exposer et renforcer ce qui concerne la crainte de Dieu et la pratique concrète des Mitsvot. En effet, “ la finalité de toute chose est de comprendre qu’il faut craindre Dieu et respecter Ses Commandements ”.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rav P.M. Teits. (2) En l’occurrence les ondes hertziennes. (3) Et, tout ce qui le constitue doit donc être utilisé dans ce but.

Lettre n°2378

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2378, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Roch ‘Hodech Chevat 5714,

Brooklyn, New York,

Aux responsables et aux membres de la synagogue

du centre ‘Habad de Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été peiné d’apprendre que le quorum(1) pour la prière n’est pas réuni chaque jour, dans votre synagogue. Bien plus, celle-ci est parfois même totalement fermée.

En tout temps et en tout lieu, les synagogues ont été de “ petits Sanctuaires ”, desquels émane la Torah pour tout le quartier. Combien bien plus doit-il en être ainsi, cela va sans dire, à l’époque actuelle et en notre Terre Sainte, qui sera bientôt rebâtie et restaurée par notre juste Machia’h, car vers elle “ sont tournés en permanence les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.

En ces jours du mois de Chevat, parmi lesquels il y a la Hilloula de notre chef, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, le Chabbat qui le précède et celui qui le suit. Ce sont là des jours propices afin de se renforcer et de trouver les moyens adaptés pour rectifier tout cela, de sorte que votre synagogue soit, à l’avenir, un lieu de prière et d’étude, ouvert chaque jour et chaque nuit, où l’on enseignera publiquement la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout.

Vous connaissez la tradition(2) introduite par l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et Décisionnaire de la partie cachée de la Torah, auteur du Choul’han Arou’h et Décisionnaire de la partie révélée de la Torah, selon laquelle “ considérant le don qu’il fit de sa propre personne pour la ‘Hassidout, le Tribunal céleste décida qu’en tout ce qui concerne la Torah, la crainte de Dieu et les bons comportements, ceux qui sont liés à lui et suivent sa voie auront le dessus ”, comme le rapportent les résumés et notes sur le Tanya, à la fin de la page 122.

Je vous adresse ma bénédiction de réussite en ce qui vient d’être dit, pour le “ petit Sanctuaire ” et, plus généralement, pour tous vos accomplissements.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) De dix personnes. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°2395.

Lettre n°2379

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2379, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5714,

Brooklyn,

Aux ‘Hassidim de Toronto,

Que Dieu leur accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre de la veille de la Hilloula de l’Admour Hazaken(1), dans laquelle vous me précisez qu’une réunion ‘hassidique a eu lieu, à cette occasion. Sans doute, comme en décide notre sainte Torah, “ ceux qui craignent Dieu se sont concertés les uns avec les autres. Dieu écoute, entend et rédige le livre du souvenir ”.

De la sorte, Dieu accorde Son aide pour qu’on puisse Le servir par la suite. En effet, tout cela a été consigné et figure dans le livre du souvenir. L’oubli est, dès lors, impossible pour ce qui se trouve “ devant le Trône de Ton honneur ”. Vous consulterez, à ce sujet, les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, chapitre 2, fin du paragraphe 10.

Conformément à votre pratique positive, vous organiserez sûrement une autre réunion ‘hassidique au jour de la Hilloula de mon beau-père(2), le Rabbi, dont le mérite nous protégera et qui dirige notre génération. Vous recevrez l’inspiration et vous prendrez de bonnes résolutions par la pensée, la parole et l’action concrète, au quotidien.

Je vous joins le discours ‘hassidique prononcé au jour de la Hilloula, l’an dernier. Il vient de paraître et j’espère qu’il vous sera utile pour cette réunion.

Avec ma bénédiction de réussite pour suivre la voie de celui dont nous célébrons la Hilloula(3), telle qu’il l’a tracée devant nous, car “ il se trouve désormais dans ce monde plus que de son vivant ”,

Notes

(1) Le 24 Tévet. (2) Le 10 Chevat. (3) Du 10 Chevat, le précédent Rabbi.

Lettre n°2380

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2380, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Morde’haï Ha Cohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 7 Tévet, qui faisait suite à une longue interruption. Je vous remercie de m’avoir décrit, au moins de manière très concise, la réunion ‘hassidique du 19 Kislev. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vos lettres soient plus détaillées et, avant tout, qu’il y ait matière à écrire et que ceci concerne l’action concrète.

Mon beau-père, le Rabbi, soulignait souvent que l’action concrète est essentielle et non l’étude. Et, il en est de même pour l’enseignement de ‘Habad, bien que celui-ci semble être une discipline de l’esprit. Là encore, “ nul n’est aussi avisé que celui qui a acquis de l’expérience ”.

Je suis surpris que vous n’encouragiez pas le jeune Rav Israël Naé(2) à éditer des articles traitant de ce qui est lié à ‘Habad dans la langue du pays(3). Tout d’abord, cela lui sera personnellement utile. De plus, cela aura un effet, au moins pour quelques personnes qui ne peuvent s’exprimer qu’en italien. Et, “ celui qui sauve une âme juive est comme s’il sauvait le monde entier ”.

Il est inutile de se plaindre de ce qui est passé. Néanmoins, à l’avenir, il faut s’investir, dans ce domaine, avec la plus grande énergie. Bien évidemment, si cela est utile, vous pouvez vous adresser à lui(4) en mon nom, pourvu que cela se fasse.

Je lirai la demande de bénédiction qui figurait dans votre lettre, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Je vous joins une copie du discours ‘hassidique prononcé l’an dernier, au jour de la Hilloula(5) de mon beau-père, le Rabbi. Sans doute adopterez-vous une attitude généreuse en le mettant à la disposition du plus grand nombre.

Avec ma bénédiction et en saluant tous les vôtres,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav M.Perlov, de Milan. Voir, à son sujet, les lettres n°2023 et 2614. (2) Voir, à son sujet, les lettres n°2390, 2614 et 2615. (3) En italien. (4) Au Rav Naé. (5) Le 10 Chevat.

Lettre n°2381

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2381, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Chevat 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 23 Tévet et j’ai été satisfait d’apprendre que votre date a été fixée au jour de la Hilloula de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera et qui dirige la génération.

Ce jour est propice pour que tous ceux qui suivent sa voie connaissent la réussite dans leurs préoccupations communautaires et donc également personnelles.

Vous voudrez bien saluer vos amis, en mon nom. Sans doute, étudient-ils également l’enseignement de mon beau-père, le Rabbi. Ils adoptent ses pratiques et son saint mérite les protège donc, dans ce monde et dans le monde futur. Vous consulterez Igueret Hakodech, dans le Tanya, au chapitre 27, avec son commentaire.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Pour le Rabbi Chlita,

Le secrétaire,

Lettre n°2382

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2382, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

3 Chevat 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une mission sacrée,

le Rav Yaakov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, qui traitait des modifications introduites par l’Admour Hazaken dans l’alphabet écrit(2), par rapport aux autres coutumes(3). Votre courrier semble indiquer que vous n’avez pas directement reçu de tradition, en la matière. Vous avez uniquement observé des parchemins dont on rapporte qu’ils ont été écrits par des scribes ‘Habad. Vous ne savez donc pas ce qui est écrit intentionnellement et ce qui ne l’est pas.

Vous êtes expert, dans ce domaine et il serait donc bon que vous fassiez des recherches, à ce propos, afin de trouver quelqu’un qui a reçu directement une tradition quant à la forme des lettres. Je vous remercie d’avance pour ce que vous ferez, en la matière.

Je vous joins le discours ‘hassidique qui a été prononcé, l’an dernier, au jour de la Hilloula(4) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Vous ferez sans doute preuve de générosité et vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre. Dieu vous donnera la réussite.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Y.Zilberman. (2) Dans sa calligraphie, pour l’écriture du Séfer Torah, de Tefilin ou de Mezouzot. (3) Voir, à ce sujet, le recueil Yagdil Torah, fascicule n°26, paragraphe 6. (4) Le 10 Chevat.

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