Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2343
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2343, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
au comportement généreux, issu d’une illustre famille,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir qu’il avait été possible de relier Kfar ‘Habad au réseau électrique et que la réunion ‘hassidique du 19 Kislev avait pu être éclairée de cette façon(2). D’après ce que l’on m’écrit, ce résultat a pu être obtenu grâce à votre intervention et à votre diligence.
Il est une antique coutume juive, consistant à rechercher une allusion(3) et un enseignement en tout ce qui se produit. La Michna dit ainsi : “ Qui est le sage ? Celui qui apprend de chacun ”. Et, le Baal Chem Tov précise que l’on peut apprendre également de chaque événement, de chaque détail.
La lumière de l’Admour Hazaken, qui s’appelait Chnéor, deux lumières, a pu se répandre, à partir du 19 Kislev, sans obstacle et sans empêchement, de sorte qu’elle parvienne également aux personnes simples. Tel est précisément l’objet de la ‘Hassidout, qui attire cette lumière et lie le sommet le plus élevé au point le plus bas.
De manière plaisante, on peut dire que l’électricité est une des forces cachées de la nature, que l’on ne peut pas saisir par l’un de ses cinq sens. On sait qu’elle existe par l’intermédiaire de ce qu’elle réalise et de ce qui en découle. Or, cette force cachée repousse l’obscurité et elle éclaire la pénombre de la nuit.
Ce qui est vrai physiquement s’applique également à la dimension morale. La partie cachée de la Torah, les secrets de ses secrets, qui sont révélés par la ‘Hassidout et le mode de vie ‘hassidique, font reculer l’obscurité de la matière et en illuminent la noirceur.
Ce qui est vrai au niveau global s’applique, de la même manière, dans la dimension individuelle.
L’un des principes fondamentaux du Judaïsme est l’importance de l’individu, à l’opposé d’autres conceptions selon lesquelles les intérêts personnels doivent être sacrifiés au bien commun. C’est également ce que nos Sages enseignent, quand ils disent que “ celui qui sauve une âme juive est considéré comme s’il avait sauvé le monde entier ”. Un grand nombre de leurs propos illustre cette affirmation. En effet, chaque homme possède en lui des forces cachées grâce auxquelles il peut, un jour, devenir une personnalité publique.
Ayant introduit mon propos de cette façon, je saisis cette occasion pour vous demander de faire du bien à chaque individu. Sans doute faisiez-vous tout ce qui est en votre pouvoir, avant même mon intervention. Néanmoins, on conseille l’empressement uniquement à ceux qui, par nature, possèdent cette qualité.
Pour conclure de manière positive, j’ajouterai que le Tanya a été édité ici, ces jours-ci. C’est la première fois qu’il est imprimé dans “ l’hémisphère inférieur ”. En effet, notre Terre Sainte est le point le plus élevé du monde et cet hémisphère(4) est donc bien le plus bas. Des index ont été ajoutés à cette édition. J’ai demandé que l’on vous en adresse un exemplaire, par colis séparé. Vous voudrez bien me confirmer l’avoir reçu.
Avec mes respects, mon estime et ma bénédiction de bonne santé,
Notes
(1) Chnéor Zalman Chazar, qui fut, par la suite, président de l’état d’Israël. Voir, à son sujet, les lettres n°1874 et 2591. (2) Voir le Bitaon ‘Habad, n°4, page 37. (3) Dans la Torah (4) L’Amérique.
Lettre n°2344
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2344, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Tévet 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm Chaoul(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai pris connaissance avec plaisir de ce que vous m’écrivez, à propos du développement de la Yechiva, à Richon Letsion. Que Dieu vous accorde la réussite et que celle-ci continue à s’agrandir et à éclairer, comme tout ce qui appartient au domaine de la Sainteté, jusqu’à ce que nous assistions à la réalisation de la promesse selon laquelle “ la nuit éclairera comme le jour ”. Alors, comme l’explique la ‘Hassidout, l’obscurité elle-même sera lumineuse.
Je vous joins un bon d’envoi en port payé, d’un montant de cinquante Shekels pour les besoins de la Yechiva, à l’occasion du 10 Chevat(2).
Vous avez sûrement reçu mes salutations par l’intermédiaire de mon proche parent, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, plein d’empressement et qui a un comportement agréable, le Rav Its’hak Gerchentkoren(3).
Notes
(1) Le Rav H.C. Brook, de Richon Letsion. Voir, à son sujet, les lettres n°830 et 1465. (2) Date de la Hilloula du précédent Rabbi. (3) Voir, à son propos, la lettre n°2251.
Lettre n°2345
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2345, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre et la demande de bénédiction qui y était jointe. J’en donnerai lecture, en un moment favorable, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous me dites que vous êtes désespéré par votre situation morale. Vous constatez, en effet, des successions d’élévations et de chutes. Vous consulterez, à ce sujet, Igueret Hakodech de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h. Ce texte est imprimé à la fin du Sidour Méa Chearim, page 30a, au paragraphe “ Pour comprendre ce bon conseil ”. Sans doute l’un des ‘Hassidim de votre ville possède-t-il ce Sidour. Vous consulterez également le Torah Or(1), Parchat Vayéchev, au discours intitulé “ Cantique des degrés ”.
Concrètement, vous connaissez le proverbe(2) de mon beau-père, le Rabbi, qui le rapporta au nom de son père(3), selon lequel tout ce qui trouble l’étude de la Torah et la prière a vraisemblablement une source qui n’est pas pure. Parfois, le mauvais penchant revêt une redingote de soie.
Votre lettre semble indiquer que ces pensées vous empêchent d’étudier la Torah et de prier comme il faudrait le faire. Dès lors, comment douter de leur origine ? Il faut donc les repousser. Et, le moyen d’y parvenir est également expliqué dans le Tanya, à partir du chapitre 26. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) De l’Admour Hazaken également. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°2338. (3) Le Rabbi Rachab.
Lettre n°2346
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2346, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
16 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de ce lundi. Comme vous me le demandez, je m’empresse de le faire, bien que je ne sache pas ce que je peux ajouter à ce que je vous ai dit directement, lorsque vous êtes venu me voir.
Je répète donc encore une fois que vous êtes en bonne santé, que vos pensées et votre amertume sont dénuées de tout fondement, d’autant que vous avez consulté un médecin, qui vous a confirmé que c’était bien le cas. Vous voyez donc que vous vous êtes rendu chez lui inutilement et qu’il aurait été préférable de donner cet argent(1) à la Tsédaka.
Que Dieu fasse qu’au moins à l’avenir, vous vous débarrassiez de toutes ces pensées, vous vous renforciez dans l’étude de la Torah et dans la pratique des Mitsvot, avec joie.
Vous faites allusion aux jeûnes(2). Or, vous connaissez la lettre que le Baal Chem Tov écrivit, à ce sujet, à son disciple, l’auteur du Toledot(3) et ce qu’écrit l’Admour Hazaken, au début d’Igueret Hatechouva. Concrètement, il ne vous appartient pas d’adopter une telle pratique. Vous l’avez fait jusqu’à maintenant et vous ferez donc le nécessaire pour annuler votre vœu, puisque vous n’avez pas précisé que vous n’en faisiez pas.
Cette année et l’année prochaine, à la date que vous aviez considérée comme un jeûne avant d’annuler votre vœu, vous le rachèterez en donnant de la Tsédaka et en fixant une étude supplémentaire de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
Vous me dites que l’on vous propose un moyen de gagner votre vie. Si, comme vous l’écrivez, celui-ci ne dérange pas votre activité pédagogique, vous pourrez l’accepter. Sans doute prélèverez-vous un cinquième de vos gains pour la Tsédaka. Il serait bon que celle-ci soit donnée à l’une des caisses fondées par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Avec ma bénédiction pour que vous serviez Dieu uniquement dans la joie,
Notes
(1) Le coût de la consultation. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°1151, 1275, 1342, 1673, 1897, 2383, 2394, 2475, 2476 et 2583. (3) Rabbi Yaakov Yossef de Polnoa.
Lettre n°2347
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2347, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Le Rav Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que vous avez pris part à la soirée organisée par l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, à Paris, que vous y avez prononcé des paroles d’encouragement qui, d’après ce que l’on m’a écrit, ont touché celles qui les ont entendues.
Il est sûrement inutile de souligner à quelqu’un comme vous l’utilité d’une telle action, en particulier quand il s’agit d’une soirée de ‘Hanouka organisée par des femmes, qui étaient visées par les persécutions(2), comme l’explique le Rambam, au début de ses lois de ‘Hanouka. De même, nos Sages soulignent, dans la Guemara, que “ elles prirent également part au miracle ”.
De tout temps, les femmes ont été les maîtresses de maison et les jeunes filles doivent donc se préparer à assumer cette mission. Combien plus en est-il ainsi à l’époque actuelle, particulièrement obscure. Une telle activité est d’autant plus importante, surtout parce que la tendance actuelle est à détruire et à faire totalement disparaître ce qui est le fondement même de notre édifice éternel.
A l’avenir, vous vous efforcerez sûrement de maintenir cette activité, de la manière qui convient. Dieu vous accordera la réussite.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav T.Rayak. (2) Des Grecs, qui “ s’emparèrent de leurs filles ”.
Lettre n°2348
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2348, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai été heureux d’apprendre, par votre mère, que votre fils vient d’avoir une fille. Puisse Dieu faire que ses parents l’éduquent de manière positive et juive, dans la santé et la joie.
Bien évidemment, il est nécessaire, à l’époque actuelle, que les parents traitent également avec leurs enfants des questions qui, auparavant, ne se posaient même pas. De cette façon, ils assument leur mission et se renforcent.
Je veux dire qu’il faut expliquer aux enfants que leur foyer doit être juif, que la cuisine doit être cachère, qu’ils doivent respecter le Chabbat, la pureté familiale, la fréquentation du Mikwé. De façon générale, on n’obtient pas un tel résultat en une seule fois. Cela ne doit pas empêcher les parents d’aborder ce sujet à différentes reprises.
En effet, quand on voit un enfant qui veut se faire mal physiquement, on fait tout ce que l’on peut pour l’en empêcher. Il est donc bien clair que, s’il souhaite se faire souffrir à la fois physiquement et moralement, il faut lui parler à différentes reprises, jusqu’à le convaincre.
Pour que cela soit plus aisé et plus rapide, la meilleure manière de procéder est, en général, de formuler une requête, de la manière qui convient et avec les explications qui s’imposent, plutôt que de se disputer. On doit, avant toute autre chose, souligner que le comportement juif n’a pas pour but de rendre service à Dieu. C’est plutôt le moyen d’avoir une vie heureuse. Un Juif a le devoir d’emprunter le chemin de la Torah et des Mitsvot.
Certes, on peut constater que certains ne respectent pas tous ces Préceptes et qu’ils passent, néanmoins, une journée agréable. On peut, à ce propos, formuler deux remarques. Tout d’abord, il n’est pas aisé de déterminer ce que l’autre ressent. On éprouve une gêne naturelle à raconter ce qui n’est pas positif, surtout quand on se sait responsable d’une telle situation, pour avoir adopté une attitude opposée à la Torah. De plus, la Torah explique que Dieu est très patient. Il souhaite offrir à un Juif le plus de temps possible, afin qu’il prenne enfin conscience de la vérité et qu’il rejoigne le droit chemin.
Parfois, plusieurs années sont nécessaires pour que l’on comprenne à quel point il est dommage de s’écarter de la Torah. Pour s’assurer que rien de mal n’arrivera, ce qu’à Dieu ne plaise et pour se protéger, il est donc préférable d’agir dès maintenant, même si l’on pense que ce mal ne pourra pas survenir avant quelques années.
Je ne souhaite pas en dire plus et j’espère que ces lignes seront suffisantes pour vous convaincre d’intervenir énergiquement auprès de vos enfants, avec proximité et de la manière qui convient, pour les rapprocher de la pratique juive.
Que Dieu vous vienne en aide.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2349
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2349, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 9 Tévet et j’y ai lu avec plaisir que vous avez l’intention de vous rendre au mariage de votre fils(1), le Rav et ‘Hassid(2).
Vous me dites qu’il vous est difficile de le faire, car il en résulte des dépenses considérables. Il est clair, et la logique élémentaire, permet de l’établir, que l’argent n’a pas de valeur intrinsèque. Il n’est qu’un moyen d’acquérir ce dont on a besoin ou ce que l’on désire. En l’occurrence, votre désir de participer à ce mariage est, d’après la Torah et le Choul’han Arou’h, un sentiment positif. Il est donc certain que Dieu vous donnera le moyen de financer ce voyage.
Vous devez donc écarter l’idée qu’en ne faisant pas ce voyage, vous conserveriez cet argent dans votre poche. Ce n’est nullement le cas. D’emblée, Dieu vous l’a accordé dans ce but.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Malgré les nombreuses dépenses qui en résulteront. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2466.
Lettre n°2350
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2350, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5714,
Brooklyn,
Au jeune ‘Haïm(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que vous aurez quinze ans le 18 Tévet. Puisse Dieu faire qu’après quinze ans, âge auquel on accède à l’étude de la Guemara, vous grandissiez dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout.
Nos Sages constatent que le mot Guemara est constitué des initiales des quatre anges du Char céleste, Gabriel, Raphaël, Mi’haël, Ouryel. Ainsi, vous vous pénétrerez de la finalité du service de Dieu, le fait d’être un Char pour Lui(2), comme l’explique le Tanya.
Vous respectez sûrement les pratiques spécifiques au jour de l’anniversaire(3), montée à la Torah, don à la Tsédaka avant la prière de Cha’harit et avant celle de Min’ha, étude supplémentaire de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Que Dieu vous accorde la réussite.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) H. Shneibalg. (2) D’être totalement soumis à Dieu, comme le char est soumis à son cocher. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°1893.
Lettre n°2351
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2351, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5714,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Le Rav Chlomo Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu votre lettre expresse du vendredi de la Parchat Vaye’hi. Je vous remercie de m’avoir annoncé les bonnes nouvelles qu’ont été la réunion ‘hassidique du Melavé Malka et l’instauration d’une étude de la Torah, selon ce que vous m’écrivez.
Il est sans doute inutile de vous rappeler l’enseignement de nos Sages selon lequel on doit connaître l’élévation dans le domaine de la Sainteté(2). Et, lorsque l’on ouvre pour Dieu ce qui équivaut à la pointe d’une aiguille, Il accorde une réussite comparable au portail du Sanctuaire.
B) Vous évoquez l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. Vous dites qu’une organisation similaire existe déjà et se réunit tous les Chabbats. Il est clair qu’il n’y a pas lieu de semer la discorde. Pour autant, il ne faut pas renoncer à diffuser les enseignements de la ‘Hassidout, ses coutumes et ses pratiques.
Il est deux moyens d’atteindre un tel objectif. S’il est possible de transformer l’organisation qui existe en lui confiant également cette mission, c’est la solution idéale. Si une dispute en résulte, il faut créer cette association et s’arranger pour qu’elle ne se réunisse pas au même moment que l’organisation qui existe. De même, les cours qui seront donnés renforceront et compléteront ceux de cette organisation. En revanche, il n’y aura pas de concurrence(3). Vous trouverez sûrement un moyen diplomatique pour y parvenir.
C) J’ai appris avec satisfaction que vous enseignez la ‘Hassidout à ce jeune homme. De fait, vous vous efforcerez que d’autres jeunes gens participent également à ce cours ou à d’autres, selon la meilleure formule.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.C. Z. Katsnelenboygen, de Cleveland. (2) Il convient donc de développer ces activités. (3) A la fois en Hébreu et en anglais dans le texte.
Lettre n°2352
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2352, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai bien reçu votre lettre du 20/11, dans laquelle vous évoquez votre situation commerciale et l’état de santé de votre mari. Comme vous me le demandez, je mentionnerai votre nom près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Néanmoins, je me dois de marquer ma surprise. A différentes reprises, vous m’avez parlé avec amertume de la nécessité de trouver un bon parti pour votre fille. Votre attitude était alors pessimiste. Or, Dieu a réalisé un miracle pour vous et votre fille a effectivement trouvé un bon parti. Mais, vous ne dites pas un mot à ce sujet !
Il y a pourtant bien là le bonheur de votre fille, pour tout le reste de sa vie, c’est-à-dire également le vôtre et celui de votre mari. Lorsque l’on observe des bienfaits de Dieu auquel on ne s’attendait pas, on doit, avant toute autre chose, Lui rendre grâce, du fond de son cœur. C’est ensuite seulement que l’on peut se plaindre du reste, de ce qui n’est pas encore ce qu’il devrait être.
Bien évidemment, je ne veux pas dire que tout doit aller lentement, car Dieu souhaite donner à un Juif ce dont il a besoin. Il ne désire pas échanger un bien contre un autre. Pour autant, on doit observer ce que Dieu réalise pour un Juif et, en Le louant pour les miracles qu’Il a accomplis jusqu’à maintenant, en donnant à ces louanges une expression concrète dans le domaine de la Torah et des Mitsvot, on peut obtenir, encore plus rapidement, d’autres bénédictions célestes.
Que Dieu vous vienne en aide afin que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles de vous-même, de votre mari et de tous les vôtres.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2353
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2353, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 5 Tévet, dans laquelle vous évoquez votre état de santé, qui provoque votre découragement.
Cessez donc d’adopter cette attitude. Dieu guérit toute chair et Il accomplit des merveilles. Certes, qui peut déterminer l’intention du Créateur ? Parfois, le mauvais penchant suggère des questions, des pensées qui écartent l’homme de la santé morale et donc de la santé physique. Il faut toujours se rappeler qu’il n’y a là qu’une intervention de ce mauvais penchant !
Vous devez donc raffermir votre confiance en Dieu, Qui, le moment venu vous enverra la guérison, dans tous les domaines où celle-ci est nécessaire. Et, jusqu’à ce qu’elle vous parvienne, vous restez partie intégrante du monde appartenant au Saint béni soit-Il, c’est-à-dire que vous êtes son émissaire pour diffuser la lumière dans votre entourage, par l’intermédiaire de votre âme divine et de votre âme animale, en tout ce qui concerne la Torah et le Judaïsme.
Pour que tout cela soit efficace, vous devez agir joyeusement, ainsi qu’il est dit “ servez Dieu dans la joie ”. Lorsque vous vous renforcerez en tout cela, Dieu vous viendra en aide, à n’en pas douter et vous en obtiendrez la réalisation.
Vous avez sûrement un temps fixé pour étudier la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. De même, vous lisez, chaque jour, après la prière de Cha’harit, des Tehilim, selon leur répartition mensuelle. Il serait également bon, tous les lundis et jeudis, avant la prière, de donner quelques pièces à un fonds de Tsédaka destiné à rendre visite aux malades.
Avec ma bénédiction pour une prompte guérison et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Lettre n°2354
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2354, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Tévet 5714,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Je mentionnerai le nom de celui que vous citez, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin qu’il ait une prompte guérison. A l’occasion, vous essayerez de déterminer si sa naissance a été pure(2).
On peut avancer, pour en comprendre l’intérêt, la comparaison suivante. Quand on vient consulter un avocat ou un médecin, on doit lui décrire la situation telle qu’elle est. Si on ne le fait pas, on cause du tort à la personne qui pose la question et l’on agit à l’encontre la raison. Il en va de même pour ce qui fait l’objet de notre propos(3).
De plus, vous expliquerez aux parents de cet enfant que mon intention, en posant cette question, n’est nullement de mettre en éveil la rigueur divine, ce qu’à Dieu ne plaise. En fait, le traitement doit être adapté à la situation et aux raisons qui sont à l’origine de ce qui se passe actuellement.
De fait, la médecine établit que le praticien compétent est celui qui guérit non seulement les symptômes, mais aussi les causes. En affaiblissant seulement les effets, on n’obtient qu’un soulagement éphémère, car les raisons de l’affection subsistent, comme auparavant. Il est inutile d’en dire plus.
B) J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que, lorsque vous rencontrez des Juifs, vous leur rappelez leurs origines. Et, j’ai été encore plus heureux que vous ayez eu l’occasion de constater à quel point vos paroles ont de l’effet.
Tous n’ont pas le mérite d’observer, immédiatement ou même rapidement, le fruit de leurs efforts. Ceci montre bien que non seulement votre intention mais également vos actions sont agréées. Dieu vous vient donc en aide et Il vous ajoute des forces, afin de multiplier vos actions.
C) Dernier point, qui suscite le plus d’intérêt, je constate que vous venez d’avoir soixante ans, que votre anniversaire a été célébré, que vos collègues reconnaissent votre valeur et vos accomplissements. Puisse donc Dieu faire que vous continuiez, pendant de nombreuses années à rapprocher le cœur des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Vous le ferez en bonne santé et avec largesse d’esprit.
Avec ma bénédiction pour de longs jours et de bonnes années qui seront, selon le dicton(4) de mon beau-père, le Rabbi, bonnes dans toutes les acceptations de ce terme.
Je vous joins une copie du discours ‘hassidique(5) et de ma lettre adressée à tous(6) à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev. Son contenu est actuel tout au long de l’année. Elle vous intéressera sûrement et vous sera utile pour votre travail.
J’ai été satisfait de voir que vous éditez des recueils de propos de nos Sages. Sans doute y ajouterez-vous également les recueils qui conviennent pour la santé spirituelle, celle de l’âme. Les huit chapitres du Rambam soulignent à quel point elle est comparable à la santé physique. Tout dernièrement, les médecins eux-mêmes accordent une importance de plus en plus grande aux sciences de l’esprit et de ses propriétés, pour pouvoir obtenir la santé physique.
Voici des références et un recueil de propos de nos Sages relatifs à la médecine, qui figurent dans le Talmud. Je me souviens d’avoir vu, il y a quelques années, un recueil spécifique sur ce sujet, dont l’auteur s’appelait Heilpern. De même, le livre intitulé “ le Talmud et les sciences du monde ”, du Rav Kamelhor, vous intéressera sûrement. Ce dernier ouvrage évoque toutes les sciences à la fois. Les deux auteurs étaient, semble-t-il, des personnes craignant Dieu.
Notes
(1) Le Rav D.Helman. Voir, à son sujet, la lettre n°689. (2) Si ces parents respectaient les lois de la pureté familiale. Voir, à ce sujet, la lettre n°2424. (3) Pour solliciter la bénédiction du précédent Rabbi, il faut lui fournir ces détails. (4) Voir, à ce propos, la lettre n°2268. (5) Il s’agit du discours intitulé “ Il a libéré mon âme dans la paix ”, prononcé en 5704-1944, par le précédent Rabbi. (6) Il s’agit de la lettre n°2292.
Lettre n°2355
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2355, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec peine le décès de votre père, distingué ‘Hassid, craignant Dieu, qui reposera en paix. Puisse son âme s’enrouler dans le faisceau de la vie.
Dieu vous consolera parmi les endeuillés de Sion et de Jérusalem.
Puissiez-vous, à l’avenir, ne plus connaître la douleur et la peine, ce qu’à Dieu ne plaise. Vous ne recevrez que le bien, toujours et tous les jours.
Votre père était attaché au mouvement Loubavitch et il priait avec un Sidour selon le rite du Ari Zal. Or, le plus grand plaisir que peut éprouver un défunt est de constater la continuité de ce qu’il a accompli, en particulier par l’intermédiaire de son fils, qui est “ la hanche de son père ”.
Il serait donc bon que vous adoptiez ces pratiques, dans toute la mesure du possible. Votre Sidour sera donc celui du Ari Zal et, bien plus, vous entreprendrez de telles actions, qui causeront du plaisir au défunt. Ainsi, enseignent nos Sages, “ lorsque sa descendance est en vie, il est lui-même encore en vie ”. Ceci fait disparaître les éloges funèbres prononcées, les préparatifs funéraires(1), l’enterrement, comme le dit le traité Taanit 5b.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Vous connaissez sans doute les responsa relatives au changement de rite dans la prière. A certaines conditions, on peut effectivement adopter le rite du Ari Zal. A l’opposé, il est plus difficile d’abandonner ce dernier pour un autre rite.
On peut citer, à ce sujet, les responsa du Rachdam Ora’h ‘Haïm, chapitre 35, Divreï ‘Haïm, tome 2, chapitre 8, qui explique ce que disent les responsa du ‘Hatam Sofer, Ora’h ‘Haïm, chapitre 15 et 16, les responsa Beth Ha Yotser, chapitre 8, qui commentent le Divreï ‘Haïm en répondant aux questions du Maharam Shik, Ora’h ‘Haïm, chapitre 43, les responsa Min’hat Eléazar, tome 1, chapitre 11, le Chireï Min’ha, tome 2, chapitre 3 et le Peri Ha Sadé, tome 2.
Notes
(1) Textuellement, l’embaumement. Cet enseignement de nos Sages concerne, en effet, Yossef qui fut embaumé en Egypte. (2) Voir, à ce sujet, le Likouteï Si’hot, tome 14, page 226, tome 19, page 455 et le Kovets Yagdil Torah, édité à New York, n°32, paragraphes 32, 39 et 40.
Lettre n°2356
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2356, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Tévet 5714,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad à
Tel Aviv, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me décrivez les voyages du mois de Tichri dernier et le mimographe d’un extrait de la causerie du Chabbat Béréchit. Je suis surpris que vous m’écriviez si peu. Puisse Dieu faire que le manque soit seulement dans le fait d’écrire mais qu’il n’affecte en aucune façon ce qui est concrètement réalisé.
Sans doute, comme vous me l’écrivez, vous préparez-vous à éditer le Bitaon(1) du 10 Chevat(2), qui approche. Si vous y publiez la dernière lettre adressée à tous(3), qui a été écrite pour le jour lumineux de la fête de la libération(4), le 19 Kislev, il faudra y ajouter, à la fin de la note introduite par “ chaque âme ”, après le 11, le passage suivant :
“ Le réservoir des âmes est appelé ‘corps’. Il se trouve plus bas que les deux niveaux précédemment définis. Il concerne donc également les âmes des autres nations, selon les Tossafot, au traité Avoda Zara 5a. Vous consulterez également le Likouteï Torah du Ari Zal Ichaya, page 59, le Ets ‘Haïm, porte 26, le Emek Ha Méle’h, porte 6, chapitre 72, les résumés et commentaires du Tanya, à partir de la page 83. Ce sujet ne sera pas plus largement développé ici. ”
Je vous adresse quelques bons d’envoi en port payé à titre de participation à l’édition du Bitaon.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous adressant ma bénédiction de grande réussite en votre mission sacrée,
N. B. : Je suis particulièrement intéressé à savoir : 1. ce que vous faites pour les jeunes qui, pour l’heure, ne sont pas encore ‘hassidiques, 2. ce que vous faites pour les jeunes qui se trouvent dans l’armée et, pour l’heure, ne sont pas encore ‘hassidiques.
Je viens de recevoir votre lettre du 8 Tévet, avec ce qui y était joint. Je vous en remercie.
Notes
(1) Bitaon ‘Habad, l’organe des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte. (2) Date de la Hilloula du précédent Rabbi. (3) Il s’agit de la lettre n°2292. (4) De l’Admour Hazaken des prisons tsaristes.
Lettre n°2357
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2357, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Je suis surpris qu’en contradiction avec votre usage habituel, vous ne m’ayez pas transmis l’organisation des études pour la nouvelle année(1) et la liste nominative des élèves. Il est clair que ceci m’intéresse et est important, de différents points de vue.
Il est évident également que l’on fait ici tout ce qui est concrètement nécessaire, même si vous ne recevez pas de réponse et qu’on ne vous le confirme pas. Bien entendu, tout cela manque lorsque aucune nouvelle n’est transmise.
Par ailleurs, ce lien est, par lui-même, important, en plus de son implication matérielle. Sans doute compléterez-vous tout cela, à la prochaine occasion, au plus vite et avec tous les détails nécessaires. Je vous en remercie d’avance.
B) Concernant la Hilloula(2) du 10 Chevat, vous vous concerterez sans doute et vous consulterez les autres ‘Hassidim, afin de déterminer comment organiser cette date dans votre sainte institution, en fonction des capacités des élèves, dans chaque classe. Il est inutile d’expliquer à quel point cela est important, pour les grandes classes comme pour les petites.
Conformément à la volonté de celui dont nous célébrons la Hilloula, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, tout doit être lié à l’action concrète et vous en tiendrez compte, dans votre programme. Vous encouragerez les élèves et les membres de la direction, non seulement d’une manière globale, mais aussi dans des domaines bien précis, même si ces derniers ne reprennent pas la totalité, d’autant que celle-ci dépasse les points spécifiques qui la constituent, comme l’explique la ‘Hassidout, en différents textes.
En tout état de cause, chaque fois qu’une précision est possible, on ne doit pas y renoncer. Ainsi, on peut espérer obtenir les moyens, le moment venu, de mettre en évidence les autres points spécifiques que compte la totalité et même ce qui transcende tous ces points, dès lors que la révélation commencera immédiatement.
C) Je vous joins quelques bons d’envoi en port payé à titre de participation aux dépenses qui devront être engagées pour réaliser tout cela.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Cette lettre fut adressée à la direction de la Yechiva et du Talmud Torah de Tel Aviv, à celle de Kfar ‘Habad et à celle de Richon Letsyon. (2) Du précédent Rabbi.
Lettre n°2358
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2358, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du mercredi de la Parchat Vaye’hi et je ne suis pas du tout satisfait d’y lire que vous êtes triste, même si vous me citez d’autres personnes qui le sont également. En effet, il ne convient d’imiter que les comportements positifs observés chez les autres, mais non ceux qui causent du tort en différents domaines.
Avant tout, la tristesse empêche de mettre en pratique la mission que le Saint béni soit-Il confie à chacun, en ce monde matériel et grossier. En effet, l’Admour Hazaken dit, dans le saint livre du Tanya, au début du chapitre 26, que “ celui qui est atteint par la tristesse et l’inertie sera vaincu aisément et tombera, même s’il est plus fort que son adversaire. Et, il en est de même pour la victoire que l’on doit emporter sur son mauvais penchant ”. Il est inutile d’en dire plus, car on peut vérifier chaque jour, qu’il en est bien ainsi.
J’ai également une seconde objection à votre courrier. La ‘Hassidout fait remarquer que les mauvaises pensées se font jour précisément pendant la prière. C’est alors que l’on commence à méditer à ses problèmes professionnels ou à ses préoccupations familiales. A l’opposé, lorsque l’on est à son travail, on n’a pas d’autres pensées, ni pour la prière, ni pour la famille.
Il en est de même, dans votre cas. Non seulement la tristesse empêche que se révèle la Présence divine, comme le soulignent nos Sages, non seulement elle affaiblit l’activité professionnelle, mais, bien plus, elle cause du tort aux réalisations liées au domaine de la Sainteté et non à celles des domaines permis.
Le simple fait de méditer à tout cela doit insuffler une énergie particulière permettant de lutter contre la tristesse et l’on peut clairement observer qu’il y a là un des stratagèmes du mauvais penchant, lequel ne peut souffrir que le comportement de l’homme soit conforme à la Volonté de son Créateur.
Je suis certain que vous ne m’en voudrez
pas de vous écrire tout cela. Je suis également convaincu qu’il est inutile d’en dire plus. Dieu fasse que vous et moi, nous recevions, l’un de l’autre, des nouvelles bonnes et réjouissantes.
Je vous adresse ma bénédiction. Je salue vos élèves et votre entourage. De fait, tous ceux qui vous entourent doivent, au final, devenir vos élèves. En effet, vous ne recherchez pas un accomplissement personnel. Vous ne faites qu’apporter l’élévation et l’affinement. Vous rapprochez donc de la Torah, des Mitsvot, de la Sainteté, en général. Dieu vous accordera la réussite.
Avec ma bénédiction,
N. B. : Pour faire suite à ce qui vient d’être dit, j’ai demandé que l’on vous envoie le Tanya qui vient d’être imprimé, pour la première fois en Amérique. Ceci renforcera sûrement votre étude, pour vous-même et avec les autres. De la sorte, le Saint béni soit-Il accomplira Sa promesse et “ Dieu fait briller les yeux de l’un et de l’autre ”, comme l’explique l’Admour Hazaken, dans l’introduction de son saint Tanya.
Lettre n°2359
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2359, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de mercredi, qui m’est parvenue à l’issue du Chabbat. Je répéterai ici ce que j’ai transmis oralement à votre beau-frère. Comme vous le savez, on essaye d’abord, en pareil cas, de rincer ce que l’on a dans les reins(1) en buvant beaucoup, en particulier les boissons qui conviennent, en la matière.
Vous ne parlez pas de tout cela dans votre lettre et vous n’avez donc pas dû, pour l’heure, essayer cette manière d’agir. Je suis surpris que vous ne l’ayez pas fait, mais il n’est pas trop tard pour cela. A ma connaissance, c’est seulement après l’avoir fait que l’on envisage d’ôter ce qui se trouve dans les reins avec un instrument adapté(2).
Que Dieu vous envoie une prompte et complète guérison ! Vous pourrez ainsi vous consacrer à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, en bonne santé et avec largesse d’esprit.
Dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Vraisemblablement des calculs. (2) Une intervention chirurgicale.
Lettre n°2360
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2360, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
Veille du 24 Tévet(1) 5714,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué et agréable ‘Hassid qui
craint Dieu, a de bons comportements, se consacre
aux besoins communautaires, est plein d’empressement,
multiplie les accomplissements positifs, possède
de grandes qualités, est issu d’une illustre famille,
le Rav Its’hak Meïr Ha Cohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que vous venez d’avoir soixante ans, pour de longs jours et de bonnes années. Sans doute avez-vous organisé “ un jour de fête pour les Sages ”, conformément à l’expression des ces Sages eux-mêmes. J’y prends donc part moi-même, bien que me trouvant à distance.
Comme vous le savez, et vous consulterez, à ce sujet, le Midrach Chmouel, les premiers Sages rapportent plusieurs versions de la
Michna, à la fin du cinquième chapitre du traité Avot : “ A soixante ans, on accède à la vieillesse ”, “ A soixante ans, on accède à la compréhension ”, “ A soixante ans, on accède à la sagesse ”.
Les écrits du Ari Zal, en l’occurrence le Meoreï Or, à la fin du chapitre 7, disent que “ A cinquante ans, on accède à la vieillesse. A soixante ans, on accède à l’âge avancé ”. Cette affirmation est basée sur les Tikouneï Zohar, Tikoun 21, 57, 71 et sur le Chaar Ha Mitsvot, Parchat Kedochim.
Puisse Dieu faire que tout cela s’accomplisse en vous et se révèle de la meilleure façon, comme l’explique le Likouteï Torah, de l’Admour Hazaken, Chir Hachirim 11a.
Que Dieu fasse que vous puissiez vous servir de vos capacités et connaître la réussite, en ce domaine, pour vous-même et dans l’héritage que vos pères vous ont légué, afin de grandir et de parer la Torah, car “ grande est l’étude ” et “ grande est l’action ”(3), dans l’esprit de la Tradition juive et avec l’éclairage de la ‘Hassidout.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Date de la Hilloula de l’Admour Hazaken. (2) Le Rav I.M. Lewin. Voir, à son sujet, les lettres n°1032, 1045 et 1098. (3) Selon les deux avis émis par nos Sages pour déterminer laquelle est la plus importante.
Lettre n°2361
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2361, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Tévet 5714,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de Roch ‘Hodech Tévet, dans laquelle vous me parlez de votre fils, le jeune homme, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux besoins communautaires et a de bons comportements. Celui-ci assume une mission sacrée et, Dieu merci, il connaît une grande réussite. Néanmoins, deux questions vous préoccupent(1) :
A) Comment étudiera-t-il la Torah pour lui-même ?
B) Qu’en sera-t-il de son mariage ?
Il est sans doute inutile de vous souligner que le Saint béni soit-Il dirige le monde. Non seulement le fait d’accomplir Sa Volonté ne peut-il donc pas causer de tort, mais, bien au contraire, il doit en résulter une récompense accrue, matérielle et spirituelle à la fois.
Plus encore, il s’agit en l’occurrence d’une Tsédaka faite envers des enfants juifs(2), Tsédaka spirituelle consistant à les rapprocher de la pratique juive. Vous savez ce que l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dit(3), à ce sujet. Il explique que l’on peut, en agissant de la sorte, comprendre notre sainte Torah mille fois plus aisément. De façon générale, chaque mot de l’Admour Hazaken est très précis. En l’occurrence, mille fois ne sont pas neuf cent quatre vingt dix neuf.
Outre ce que disent nos livres saints, j’ai pu constater, lorsque votre fils se trouvait ici, qu’en ce qui le concerne, il en est bien ainsi.
Si vous observez ce que sont les jeunes actuellement, y compris dans les foyers pratiquants, vous constatez les épreuves et les bouleversements qu’ils subissent. Or, Dieu vient en aide à l’un d’entre eux, qui fait preuve d’une détermination émanant de son âme, qui se maintient de la sorte et a une vie morale, ressent qu’il mène une action utile pour la communauté et pour lui-même. Il y a
bien là le plus grand bonheur, la récompense la plus considérable que le Saint béni soit-Il puisse accorder, en ces temps troublés pour la nouvelle génération.
Pour ce qui est de la seconde question, votre fils envisage actuellement de se fiancer, là-bas, avec une jeune fille d’une famille séfarade. A ma connaissance, de nombreuses unions ont été dernièrement conclues entre des Ashkenazim et des Sefardim. Les uns et les autres en sont satisfaits.
En effet, les Ashkenazim et les Sefardim ne sont plus ce qu’ils étaient auparavant. A l’heure actuelle, ils se sont beaucoup rapprochés les uns des autres.
De fait, cette jeune fille voit que votre fils porte la barbe, qu’il assume une fonction pédagogique et elle accepte tout cela. Il y a donc bien là, de sa part, un lien véritable, un sentiment profond pour lui, ce qui est fondamental pour la vie commune de deux êtres.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2320. (2) Ce jeune homme a une activité pédagogique. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°1564, 1650, 1687, 1729, 1746, 2180, 2371, 2421, 2422 et 2511.
Lettre n°2362
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2362, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Tévet 5714,
Brooklyn,
Aux membres de la synagogue “ Assemblée de Lyadi ”,
de rite Ari Zal, à Brooklyn, New York et, à leur tête,
le président, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Elyahou Moché Chalit, le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’avoir de vos nouvelles, bien que celles-ci aient été très concises. J’espère que non seulement les prières, mais aussi les études publiques se maintiennent. Car, à l’époque actuelle, une synagogue doit également être une maison d’étude. La Guemara la qualifie de “ petit Sanctuaire ”. Or, la lumière du Temple éclairait le monde entier. De même, une synagogue et maison d’étude doit être le point central, à partir duquel la pratique juive se répand, avec la chaleur et l’abnégation qui conviennent, dans tout l’entourage.
Comme l’exige la période actuelle, on ne peut attendre que les autres se rendent à la synagogue de leur propre initiative pour leur donner un Sidour, un Tehilim ou un autre livre. Il faut trouver un moyen de les contacter chez eux et de les inciter à venir prier, étudier la Torah, à la synagogue. Là, ils doivent pouvoir recevoir, d’une manière accrue, “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout.
Nos saints maîtres, depuis Lyozna(1), Lyadi(2), Loubavitch(3), ont fait don de leur vie pour cela. Il en a été de même en tous les endroits où ils se sont installés par la suite, jusqu’à ce que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, se fixe à Brooklyn, New York. Et, nous avons tous reçu l’assurance(4) de l’Admour Hazaken, dont nous avons récemment célébré la fête de la libération(5) et dont la Hilloula, le 24 Tévet, était hier, selon laquelle une action appropriée, en la matière, permettra effectivement d’obtenir la réussite.
En adressant ma bénédiction à tous les membres de la communauté et à leur famille, chacun et chacune selon ses besoins spécifiques, matériels et spirituels,
Notes
(1) Où résidait l’Admour Hazaken, dans un premier temps. (2) Où résidait l’Admour Hazaken, dans un second temps. (3) Où s’installa l’Admour Haémtsahi, successeur de l’Admour Hazaken. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2395. (5) Du 19 Kislev.
Étudiez les Iguerot Kodesh dans Koulam
Recherche dans les 8 945 lettres, lecture confortable, brakha du jour — gratuit, iOS & Android.
Télécharger Koulam