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Iguerot Kodesh — lettres 2303 à 2322

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2303

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2303, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre du 16/11. Lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai tous les noms que vous me transmettez, afin que leurs besoins soient satisfaits.

Je vous ai déjà fait remarquer une fois que vous devez parler à votre fille des lois que toutes les femmes juives doivent connaître, en particulier celles du Mikwé et de la pureté familiale. En effet, vous m’écrivez qu’elle est fiancée.

Pour l’heure, je n’ai reçu, de votre part, aucune réponse, à ce sujet. Je voudrais donc vous souligner encore une fois qu’il n’y a pas lieu d’être gêné d’évoquer de tels sujets(1), car ils ont une implication pour les enfants et les petits-enfants, conditionnent le bonheur, physique et moral.

Les parents s’efforcent d’assurer la subsistance matérielle de leurs enfants et ils doivent aussi leur garantir une existence morale saine et heureuse, mais non, ce qu’à Dieu ne plaise…(2).

J’ai bon espoir que vous interviendrez en ce sens, par les différents moyens appropriés et avec l’énergie qui convient. Que Dieu vous confère la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2266. (2) L’inverse de cela.

Lettre n°2304

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2304, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Méle’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Toledot, de même que les précédentes. Vous évoquez le Mikwé que l’on construit dans votre quartier. J’ai été satisfait d’apprendre que le centre pour la pureté familiale, de Jérusalem, vous subventionnant grâce à la collecte effectuée, à ma demande, parmi les ‘Hassidim, a tenu parole et a donné mille livres pour ce Mikwé. Peut-être leur contribution sera-t-elle encore plus importante, d’autant que le montant collecté par les ‘Hassidim dépasse ce qui vous a été versé.

De même, j’écris(2) à l’association des ‘Hassidim ‘Habad en Terre Sainte pour qu’elle vous consente un prêt de mille livres, que vous rembourserez dans un an. J’ai bon espoir que cette demande soit satisfaite.

Dieu vous donnera la réussite en cette mission sacrée et aussi en votre action, au sein de la Yechiva, grâce à laquelle vous obtiendrez bénédiction et réussite dans vos préoccupations personnelles.

Avec ma bénédiction de réussite pour tous ceux qui participent à cette œuvre sacrée(3),

Notes

(1) Le Rav Eliméle’h Kaplan, d’Erets Israël. Voir, à son sujet, la lettre n°2123. (2) Voir la lettre suivante. (3) La construction du Mikwé.

Lettre n°2305

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2305, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

18 Kislev 5714,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’association ‘Habad

en notre Terre Sainte,

que Dieu vous accorde longue vie(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je voudrais intercéder, par la présente, pour que votre fonds d’entraide accorde un prêt de mille livres israéliennes au Rav et ‘Hassid, Rav Méle’h Kaplan(2), afin d’achever la construction d’un Mikwé dans son quartier.

Ce prêt sera remboursé en une année et les échéances commenceront un an après qu’il ait été accordé. Je vous en remercie d’avance.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°2255. (2) Voir la lettre précédente.

Lettre n°2306

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2306, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Avraham Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai reçu avec plaisir votre lettre, qui n’était pas datée. Vous me dites de quelle manière vous enseignez, dans les différentes classes. Dieu vous permettra d’insuffler à vos élèves la Torah du Dieu de vie et un esprit de crainte de Dieu pure.

B) Vous me demandez si vous devez vous rendre à la Bar Mitsva d’un de vos élèves(2). Vous ne précisez pas où elle sera célébrée. Si elle a lieu dans une synagogue où il est interdit de prier(3) et se déroule pendant la prière, selon l’habitude de ce pays, impliquant donc une montée à la Torah, votre participation soulève effectivement plusieurs difficultés. Il est donc bon de s’abstenir, afin que votre présence ne soit pas interprétée comme une caution.

En effet, si vous vous rendez vous-même dans une tel endroit, a fortiori quelqu’un d’autre peut-il le faire et même y prier.

A l’opposé, si la Bar Mitsva est célébrée en un autre endroit et non au moment de la prière, vous pourrez sûrement trouver un moyen de participer, sans cautionner les pratiques interdites.

Avec ma bénédiction de réussite dans vos préoccupations communautaires et personnelles, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

N. B. : Je vous joins les reçus des chèques que vous avez envoyés, de même qu’une copie de ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev(4), dont le contenu est, en fait, valable, toute l’année. Vous en diffuserez sûrement le contenu aux personnes qui peuvent être concernées.

Notes

(1) Le Rav A.T. Gluchowsky. (2) Qui pourrait ne pas être strictement conforme à la Hala’ha. (3) Etant affiliée à la réforme. (4) Il s’agit de la lettre n°2292.

Lettre n°2307

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2307, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 9 Kislev, écrite à l’issue du Chabbat Parchat Vaychla’h, de même que la précédente.

Vous devez transmettre à votre épouse qu’il n’y a nullement matière à réflexion, en ce domaine, d’autant qu’il s’agit, comme je l’ai déjà écrit, d’un manque de confiance en Dieu, Qui est l’Essence du bien et désire donc faire du bien aux Juifs, surtout lorsqu’il s’agit d’avoir des enfants, ce qui est une Mitsva de la Torah transmise à chacun d’entre nous.

Il est donc certain que Dieu accordera la bénédiction et la réussite qui permettront de satisfaire cette demande. A l'opposé, marquer sa nervosité, bien plus, pleurer ne font qu’affaiblir le corps et la foi de l’âme. On ne peut donc se permettre pareille chose. Que Dieu vous vienne en aide, à l’un et à l’autre, afin de donner de bonnes nouvelles, à ce sujet.

J’ai été satisfait de lire, dans votre lettre, que vous avez rencontré différentes personnes, qui vous ont demandé de transmettre leurs salutations. Vous m’avez fait part également de ce qui a été dit lors de la réunion ‘hassidique de Tichri dernier(1). J’espère qu’à l’avenir, vous resterez en contact avec ces personnes. De fait, le lien entre tous les Juifs est d’un grand apport, matériel et spirituel, pour tous les participants(2).

Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev(3). Elle vous sera sûrement utile pour ces contacts.

Un jeune homme vous a demandé s’il existe des commentaires du Tanya. Vous pourrez lui répondre que, pour l’heure, ceux-ci ne sont pas imprimés. Néanmoins, lorsque l’on aborde l’étude du Tanya, on doit savoir que celui-ci est une partie de la Torah, que l’on doit donc apprendre comme toutes les autres. Or, lorsque l’on étudie le ‘Houmach, la Michna, la Guemara ou le Rambam pour la première fois, et même pour la seconde et la troisième, on ne peut prétendre en saisir toutes les finesses. On en perçoit donc, tout d’abord, l’aspect général, puis, de temps à autre, on en approfondit la connaissance.

En conséquence, si ce jeune homme étudie le Tanya avec une intention pure, il l’envisagera comme toute autre partie de la Torah, que nul ne peut comprendre de manière exhaustive, car “ elle est plus longue que la terre, plus large que la mer ”. Et, s’il n’en comprend pas une idée, il obtiendra sûrement une explication en interrogeant les ‘Hassidim. Vous pouvez lui transmettre tout cela.

Vous pourrez donner également une copie de ma lettre adressée à tous à ce jeune homme.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) A laquelle ces personnes participaient. (2) A ces réunions ‘hassidiques. (3) Il s’agit de la lettre n°2292.

Lettre n°2308

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2308, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous ne devez pas vous affecter du fait des difficultés auxquelles vous êtes confronté, dans cette construction. Vous devez uniquement consacrer un peu plus du dixième de la somme que vous consacrez à cette construction aux causes de Tsédaka de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

A chaque paiement que vous effectuerez pour cette construction, vous ferez donc un don, pour cette caisse de Tsédaka. Si vous constituez, de la sorte, une association avec Dieu, vous obtiendrez de Lui bien plus que le fruit de cette association.

Avec ma bénédiction de réussite et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Lettre n°2309

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2309, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Kislev 5714,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Meïr Liber(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre la bonne nouvelle de l’élargissement de votre groupe de personnes qui étudient le Tanya. Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel, quand on constate la réussite dans ces domaines, on doit s’efforcer des les renforcer, au delà de ce qui a déjà été accompli.

On se tiendra, pour cela, le raisonnement suivant. Si, avec l’effort investi jusqu’à maintenant(2), qui était relativement limité, le Saint béni soit-Il a accordé une telle réussite, combien plus grande celle-ci aurait-elle pu être, si l’on avait fourni l’effort qui convient. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Je vous joins une copie de la lettre que j’adresse à tous, à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev(3). Il serait bon de prendre conseil auprès du Rav et ‘Hassid, Rav Elyahou Moché Liss pour déterminer s’il est bon d’en diffuser le contenu auprès de ceux qui participent à ce cours et, le cas échéant, de quelle manière.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav M.L. Keller. Voir, à son sujet, la lettre n°1562, liée à la présente. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2507. (3) Il s’agit de la lettre n°2292.

Lettre n°2310

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2310, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Kislev 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Acher(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir, des ‘Hassidim de Melbourne, des nouvelles de votre participation et de l’aide que vous apportez au développement de la Yechiva Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, se trouvant dans cette ville. Sans doute en ferez-vous de même, à l’avenir, avec l’ardeur qui convient. Néanmoins, nos Sages soulignent que “ l’on conseille l’empressement à ceux qui possèdent naturellement cette qualité ” et c’est la raison pour laquelle je vous adresse ces quelques lignes, ne faisant que rappeler la nécessité, pour vous, d’agir en ce sens, par tous les moyens et même au delà de ceux-ci.

La ‘Hassidout(2) explique la différence entre le service de Dieu qui précéda le don de la Torah, lorsque “ elles étaient des odeurs ”(3) et celui qui lui fait suite, quand elles s’écoulent comme de l’huile(4). Avant le don de la Torah, un Décret disposait que “ les habitants de Syrie ne monteront pas à Rome ”(5). L’homme qui servait Dieu disposait donc uniquement de ses forces personnelles. Il pouvait s’élever jusqu’à sa source, mais non dépasser celle des êtres créés.

Il n’en est pas de même après le don de la Torah et l’annulation de ce Décret. Alors, “ Dieu descendit sur le mont Sinaï ” et “ Moché monta ”. L’homme peut ainsi révéler non seulement la source des êtres créés, mais aussi un niveau encore plus élevé. Il est certainement utile d’en dire plus à quelqu’un comme vous.

Pourquoi vous écrire tout cela maintenant ? Parce que des changements fondamentaux(6) vont intervenir dans l’organisation de la Yechiva. J’espère que celle-ci deviendra enfin une véritable institution, se développera dans la ville, puis dans ses environs. Et, vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi selon lequel un processus se déroule de la manière dont il est mis en place à son début.

C’est donc pour cela qu’il faut mobiliser toutes les forces, réaliser ce projet pour l’honneur et la gloire, d’autant qu’il s’agit de la seule Yechiva pour toute l’Australie. Elle doit donc conditionner la vie religieuse de tout le pays.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous adressant mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav A.Abramson, de Melbourne, en Australie. Voir, à son sujet, la lettre n°1894. (2) Voir Likouteï Si’hot, tome 8, page 58. (3) Les Mitsvot qui ne pénétraient pas la matière du monde. (4) Qui imbibent ce qu’elle touche. (5) Il existait une coupure entre le matériel et le spirituel. (6) Voir, à ce propos, les lettres n°2328, 2515 et 2524.

Lettre n°2311

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2311, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Kislev 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mi’haël(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai prix connaissance avec satisfaction de la manière dont les études ont commencé, pour les garçons et les filles, à l’occasion de la nouvelle année scolaire.

Sans doute m’adresserez-vous également les emplois du temps et vous me préciserez de quelle manière ces élèves se comportent, en particulier depuis le vendredi après-midi jusqu’à l’issue du Chabbat.

B) Il est sans doute inutile de vous rappeler que le contenu de la lettre du premier jour des Seli’hot(2), dont vous avez sûrement reçu une copie traduite en Hébreu(3), est valable toute l’année. Ce dernier Roch Hachana, vous n’étiez pas chez vous(4) et il y a là un bon prétexte pour en transmettre le message à ceux que vous pouvez contacter.

Vous ferez en sorte que la classe devant se rendre en France(5) y aille au plus vite. Bien évidemment, vous consulterez d’abord le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Nissan Nemanov(6), pour déterminer la meilleure manière de le faire.

Vous avez sûrement reçu le compte-rendu de mes propos, à l’issue du Chabbat Béréchit, devant l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. Il serait bon que votre épouse fonde une telle association, dans votre ville. En effet, un tel groupement ne doit pas concerner exclusivement des femmes ‘Habad. Il a pour but de renforcer et de développer l’action concrète. De ce point de vue, toutes les femmes et toutes les jeunes filles juives sont identiques.

Vous distribuerez sans doute, comme l’an dernier, de “ l’argent de ‘Hanoukka ”, en mon nom, aux élèves qui étudient la ‘Hassidout et vous me communiquerez leurs noms.

Je vous joins le fascicule édité à l’occasion du 19 Kislev(7), de même qu’une copie de ma lettre adressée à tous(8).

Notes

(1) Le Rav M.Lipsker, de Meknès. Voir, à son sujet, les lettres n°2233, 2389 et 2573. (2) Il s’agit de la lettre n°2239. (3) L’original est en Yiddish. (4) Et, donc dans l’impossibilité de diffuser le contenu de cette lettre. (5) Afin que ces élèves poursuivent leurs études à la Yechiva Loubavitch de Brunoy. (6) Directeur de cette Yechiva. Voir, à son propos, la lettre n°2278. (7) Il s’agit du discours ‘hassidique intitulé “ Il a libéré mon âme dans la paix ”, prononcé en 5704. (8) Il s’agit de la lettre n°2292.

Lettre n°2312

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2312, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5714,

Brooklyn,

A mon parent, le ‘Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre famille, le Rav Chmouel Abba(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai obtenu avec plaisir de vos nouvelles, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Pin’has Althuiz(2). Celui-ci m’a également transmis votre précieux cadeau, une Mezouza, un coffret de plantes odoriférantes(3), un plateau d’argent et le livre(4) intitulé “ l’enseignement de Rabbi Pin’has de Korets ”. Je vous remercie beaucoup pour ces présents qui rappellent les bons souvenirs du passé et suscitent des émotions du fond de l’âme.

Puisse Dieu faire que ces sentiments donnent naissance à l’action concrète, dans l’existence quotidienne car, comme le disent nos Sages, “ l’action est essentielle et non l’étude ”.

Je vous serais extrêmement reconnaissant de bien vouloir me donner des détails précis concernant cette Mezouza, ce coffret et ce plateau(4), bien que le Rav Althuiz m’en ait dit quelques mots. Vous avez sûrement reçu, en son temps, ma précédente lettre.

Avec ma bénédiction à l’occasion de ‘Hanoukka et pour connaître la réussite en tout ce qui vous concerne,

Notes

(1) Le Rav C.A. Shapiro. Voir, à son sujet, les lettres n°2173 et 2478. (2) Voir également la lettre n°2478. (3) Pour la Havdala. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2315.

Lettre n°2313

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2313, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, me demandant de prier pour vous.

Vous connaissez la causerie de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon laquelle la bénédiction(1) est comparable à la pluie. Cette dernière, en effet, fertilise le champ uniquement quand il a été labouré et semé. Or, il en est de même pour la bénédiction. Celui qui la reçoit doit lui-même labourer, c’est-à-dire parvenir à une profonde humilité, en méditant à la grandeur de Dieu, ce qui est le moyen, pour l’homme, de prendre la mesure de sa petitesse.

Vous consulterez, à ce sujet le commentaire des Tossafot de Rabbi Yehouda sur le traité Bera’hot, au début du chapitre En Omedim, qui est cité, dans la Hala’ha, dans les notes du Ramah sur le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 98, fin du paragraphe 1.

Et, l’on plante en donnant de la Tsédaka avant la prière, en accomplissant la Mitsva de la meilleure façon. Ainsi, la bénédiction est fructueuse, comme l’indique la Paracha relative aux bénédictions d’Its’hak, grâce auxquelles, même “ dans ce pays-là ” et “ cette année-là ”, il put obtenir “ cent mesures ”, c’est-à-dire, selon l’interprétation du Targoum et de nos Sages : “ Cent fois plus que ce qu’il escomptait ”.

Il est sûrement inutile de vous souligner la nécessité d’étudier l’enseignement profond de la Torah, en particulier à notre époque. En effet, un Juste, venu du ciel, le Ari Zal, qui vit encore, nous a fait savoir que “ il est une Mitsva de révéler cette Sagesse ”, en particulier aux jeunes gens qui se consacrent à l’étude. Que Dieu vous confère la réussite.

Avec ma bénédiction afin d’étudier la Torah en craignant Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2290. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2251.

Lettre n°2314

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2314, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je voudrais évoquer ce qui est d’actualité, c’est-à-dire les jours de ‘Hanoukka. Selon les termes du Rambam, au début de ses lois de ‘Hanoukka, “ ils voulurent s’emparer…(1) ”. Puis, l’on obtint le salut et la royauté fut restaurée en Israël, parce que les Juifs surmontèrent l’épreuve avec abnégation. Et, le Rachbam(2), commentant le traité Pessa’him 108b, souligne que le miracle de ‘Hanoukka survint également par les femmes.

A l’époque actuelle, les Juifs doivent donc, avec abnégation, maintenir la fiole d’huile qu’ils portent au fond de leur âme et qui est marquée du sceau du grand Prêtre. De la sorte, nous aurons, maintenant encore, des miracles illuminant le Sanctuaire que chaque Juif porte en lui, avec de l’huile pure, durant huit jours(3), jusqu’à la révélation du plus illustre des huit bergers d’Israël(4), jusqu’à ce que l’on obtienne la harpe à huit cordes(5).

Notes

(1) De leurs biens matériels et de leurs filles. (2) Voir, à ce sujet, la lettre 2292. (3) De ‘Hanoukka. (4) Le Machia’h. (5) Du monde futur.

Lettre n°2315

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2315, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre famille,

le Rav Matityahou Ye’hezkel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre cadeau, un livre de l’enseignement du Baal Chem Tov et de ses descendants, un autre qui est une nouvelle édition des explications de Rabbi Pin’has de Korets(2). Je vous remercie beaucoup pour ce présent. Que Dieu vous donne la possibilité de faire connaître les enseignements des maîtres et des grands de la ‘Hassidout aux cercles les plus larges, avec générosité et en bonne santé.

Comme vous me l’avez demandé, vous recevrez, par envoi séparé, la nouvelle édition du Tanya qui a été imprimée ici. Vous me confirmerez l’avoir reçu. Je vous joins également ce qui a été édité à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev(3). Ce texte vous intéressera sûrement.

Vous me demandez de formuler des remarques(4). Mon temps ne me permet pas de les examiner comme il le faudrait. Je les ai, néanmoins, feuilletés, pour marquer mon appréciation. A mon sens, on ressent encore plus clairement, dans ces livres, le manque d’un index. Dans le livre sur le Baal Chem Tov et ses descendants, il y a plusieurs textes pour lesquels il n’est pas évident de déterminer qui en est l’auteur. De même, il aurait fallu préciser clairement qu’en différents endroits, la formulation a été modifiée.

A propos, le nom de la fille du Baal Chem Tov est Odel, sans Youd(5), puisqu’il est constitué des initiales du verset Ech Dat Lamo(6).

Le fils de l’auteur du Tanya ne peut pas être appelé Rabbi Dov de Lyadi, puisqu’il dirigea les ‘Hassidim à Loubavitch. Rabbi Dov de Lyadi était, en fait, le petit-fils du Tséma’h Tsédek, gendre du précédent.

Dans le livre sur les explications de Rabbi Pin’has de Korets, au chapitre 121, est indiquée une référence dans le Yerouchalmi qui ne figure pas dans la version que nous en possédons. Vous consulterez, à ce sujet, les additifs du Torah Or, à la fin de la Parchat Tissa.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vous concerne,

Notes

(1) Le Rav M.Y. Gutman. Voir, à son sujet, les lettres n°2111 et 2490. (2) Voir également la lettre n°2312. (3) Le discours ‘hassidique intitulé “ Il a libéré mon âme dans la paix ”, prononcé en 5704. (4) Sur les livres précédemment cités. (5) Et non Eïdel. (6) Le feu de Sa Loi.

Lettre n°2316

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2316, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav David Nathan(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir les bougies servant à allumer les lumières de ‘Hanoukka(2). Vous connaissez sûrement le dicton du Tséma’h Tsédek(3) portant sur le verset : “ Il appela le soleil (Chemech) et la lumière brilla ”. Il dit : “ Ne lis pas Chemech mais Chamach ”. De fait, le soleil et la lune sont également appelés des serviteurs célestes.

Puisse Dieu faire que nous puissions, nous aussi, éclairer notre entourage, chacun selon ses possibilités, avec une véritable largesse d’esprit.

Et, que la Mitsva de ces huit jours(4) nous conduise très prochainement à la révélation du plus illustre des huit bergers d’Israël(5), c’est-à-dire notre juste Machia’h, de même qu’à l’apparition de la harpe à huit cordes.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée consistant à illuminer,

N. B. : J’ai bien reçu votre cadeau, le livre Sova Sema’hot et je vous en remercie beaucoup.

Comme j’en ai, chaque année, l’habitude, me basant sur une affirmation du Zohar(6) selon laquelle on ne peut mettre en pratique une Mitsva gratuitement, je vous joins un chèque(7). Vous en ferez usage en bonne santé.

Notes

(1) Le Rav D.N. Lesser. Voir, à son sujet, les lettres n°1942 et 2398. (2) En Hébreu Chamach, qui veut dire aussi le serviteur. (3) Voir les lettres du précédent Rabbi, tome 2, lettre n°607 et les lettres du Rabbi n°2190 et 2415. (4) De ‘Hanoukka. (5) Voir la lettre n°2314. (6) Tome 2, page 128a. (7) Pour payer les bougies.

Lettre n°2317

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2317, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Kislev 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Vayétsé, qui faisait suite à un long mutisme. Vous me dites que vous faites le bilan de votre séjour dans la ville où vous vous trouvez actuellement. De façon générale, un tel bilan est effectué pendant le mois d’Elloul. Pendant le reste de l’année, en revanche, on établit seulement celui qui, à coup sûr, n’affaiblira pas le service de Dieu et, a fortiori, ne conduira pas au désespoir, même pour une part très réduite. De façon plaisante, on pourrait dire que le désespoir ne doit jamais être conscient(1).

Bien évidemment, une telle attitude va à l’encontre de l’enseignement du Baal Chem Tov, selon lequel il convient de servir Dieu dans la joie. Ce service inclut également l’Injonction : “ En toutes tes voies, reconnais-Le ”, comme l’expliquent le Rambam, dans ses lois des opinions et le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, au chapitre 231.

J’ai pris connaissance avec plaisir de ce que vous me dites du mois de Tichri, bien que vos propos soient très concis. J’espère que le manque est uniquement en ce que vous écrivez, mais non dans ce qui s’est concrètement passé.

Concernant ce que vous pouvez écrire dans les journaux, il est inutile de vous préciser à quel point cela est utile. J’ai donc bon espoir qu’à l’avenir vous ferez des efforts en ce sens, avec toute l’ardeur qui convient.

Vous parlez de ce qui vous concerne personnellement(2). Il est clair que tout ce qui vient d’être dit ne vous dispense pas d’un effort personnel. A l’opposé, dans ce domaine également, la tristesse conduit à la paresse plutôt qu’à l’empressement. Vous devez donc commencer par l’action concrète, c’est-à-dire par l’étude de la Torah, même si vous le faites uniquement par soumission.

Vous étudierez au moins un court moment, chaque jour et pendant plus longtemps, quand vous aurez du temps libre. En effet, lorsqu’une graine est prête à se développer, il est plus aisé de la révéler concrètement.

Je vous joins ce qui a été édité à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev passé(3). Vous en mettrez sans doute le contenu à la disposition du plus grand nombre, car, de fait, celui-ci reste valable tout au long de l’année.

Avec ma bénédiction de réussite,

M. Schneerson,

N. B. : Concernant les explications de ‘Hassidout qui devront être récitées pendant le mariage, en un moment bon et fructueux, il serait bon, en plus du discours que vous mentionnez dans votre lettre de dire également celui qui est intitulé “ Viens, mon Bien Aimé ” et fut prononcé en 5689(4), conformément à la causerie de Chavouot 5713(5). Je suis surpris que vous ne le sachiez pas.

Il serait bon de commencer à porter les Tefilin de Rabbénou Tam. Dieu vous accordera la réussite.

Notes

(1) Paraphrase de l’expression de la Guemara selon laquelle celui qui n’a pas conscience d’avoir perdu un objet peut, involontairement, en abandonner la propriété. En effet, le même terme désigne, en Hébreu, le désespoir et l’abandon de propriété. (2) Par opposition aux réalisations communautaires. (3) Il s’agit du discours ‘hassidique intitulé “ Il a libéré mon âme dans la paix ”, prononcé en 5704. (4) 1929, par le précédent Rabbi, lors du mariage du Rabbi. (5) 1953, du Rabbi.

Lettre n°2318

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2318, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Kislev 5714,

Brooklyn,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad,

groupement de Paris, que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai été satisfait de recevoir votre lettre, qui faisait suite à un long mutisme et de constater que vous vous êtes remises au travail. J’ai été particulièrement content de lire que vous vous efforcez d’attirer également des femmes issues d’autres milieux.

Vous connaissez le dicton(1) de l’Admour Hazaken selon lequel la ‘Hassidout s’adresse à tous les Juifs, sans exception. Tous ceux qui agissent pour montrer qu’il en est bien ainsi reçoivent une récompense considérable. J’attends, de votre part, d’autres bonnes nouvelles. Vous m’annoncerez, en particulier, que votre action se développe, quantitativement et qualitativement.

Je vous adresse un exemplaire de ma lettre(2), adressée à tous, à l’occasion de la fête de la libération du 19 Kislev, dont le contenu est valable toute l’année. J’espère qu’elle vous sera utile pour votre action.

Avec ma bénédiction de réussite, globale et spécifique à la fois,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre 2278. (2) Il s’agit de la lettre n°2292.

Lettre n°2319

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2319, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Kislev 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

S’agissant de votre fille qui désire se fiancer, vous devez obtenir l’assurance qu’elle prendra le ferme engagement, lorsqu’elle trouvera un bon parti, d’avoir un foyer juif, de mettre en pratique les lois de la pureté familiale, de manger cacher et de respecter le Chabbat.

Lorsqu’elle s’engagera pleinement à tout cela, Dieu fera qu’elle trouve un bon parti. Vous ne devez pas avoir honte d’aborder tous ces sujets avec votre fille une fois, puis une seconde ou plus encore, de la manière qui convient, jusqu’à ce qu’elle en soit convaincue.

Dieu vous viendra en aide, afin que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles, en la matière.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2320

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2320, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Kislev 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du dimanche de la Parchat Mikets, de même que la précédente, avec ce qui y était joint(1). J’ai été satisfait de prendre connaissance des cours et des études que vous avez instaurés dans les classes dont vous assumez la responsabilité. Il est certain que vous connaîtrez la réussite.

Néanmoins, une telle organisation me paraît très prenante, puisqu’elle vous conduit à terminer votre journée vers minuit, alors que les études reprennent à neuf heures du matin. Or, on doit surveiller la santé de son corps, qui exerce son effet sur l’effort de l’âme. Lorsque ce jeune homme était ici, je lui ai demandé qu’il étudie le moyen de prendre la responsabilité d’une partie des études, afin que vous puissiez vous reposer et reprendre des forces.

J’ai lu, avec plaisir, dans vos deux lettres, que vos efforts sont couronnés de succès. Nos Sages disent celui qui reçoit les bienfaits de Dieu ne…(2). En conséquence, j’ai bon espoir qu’à l’avenir, vous continuerez à observer, de manière effective, la divine Providence en tout ce qui vous concerne. de la sorte, votre travail sera facilité et plus enthousiaste. Dès lors, les réalisations seront elles-mêmes accrues.

Vous me demandez les documents officiels pour les élèves qui viendront poursuivre leurs études à la Yechiva Loubavitch, ici même. J’ai transmis leurs noms au bureau de la Yechiva, qui vous contactera sûrement.

En un moment propice, je donnerai lecture de la liste d’élèves que vous m’avez transmise près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que ceux-ci connaissent la réussite dans leur étude de la Torah pénétrée de crainte de Dieu.

Vous m’interrogez, à titre personnel, sur le principe d’une union(3) avec une jeune fille issue d’une famille séfarade. D’après ce que vous me dites dans votre lettre, cette famille respecte la Torah et les Mitsvot. Il est donc bon que cette union se fasse au plus vite, puisque la jeune fille accepte le principe du port de la barbe(4). De même, elle a donné son accord pour se couvrir la tête.

D’après les informations qui nous parviennent, les familles séfarades respectent scrupuleusement les lois de la pureté familiale. Vous pouvez donc rassurer vos parents car, ces dernières années, il y a eu de nombreuses unions entre des familles ashkénazes et séfarades, à la satisfaction des unes et des autres.

Puisse Dieu faire que vous bâtissiez très prochainement un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont illuminées par le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout. Ce sera une maison ‘hassidique au plein sens du terme.

En vous transmettant mes salutations et en attendant de vos bonnes nouvelles, avec ma bénédiction pour une considérable réussite, matérielle et spirituelle.

N. B. : Vous me dites que vous retardez le mariage car, pour l’heure, vous n’avez pas les moyens d’assurer votre propre subsistance. Je n’en suis pas satisfait. Vous connaissez l’affirmation de nos Sages, citée et commentée par le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Bera’ha(5), selon laquelle le Saint béni soit-Il accorde à l’homme ce qui lui permet de subvenir aux besoins de son épouse.

Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous à l’occasion

de la fête de la libération du 19 Kislev(6), dont le contenu reste valable, tout au long de l’année. Sans doute vous sera-t-elle utile pour vos activités.

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2361. (2) Ne les perd pas rapidement. (3) Du destinataire de cette lettre. (4) Du fiancé. (5) Vezot Habera’ha. (6) Il s’agit de la lettre n°2292.

Lettre n°2321

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2321, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Kislev 5714,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda Zeev Halevi(1),

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion du jour lumineux de la fête de notre libération et du salut de notre âme, le 19 Kislev, je vous joins ce qui a été édité pour cette date. Ceci vous sera sûrement utile pour mener à bien votre mission sacrée et également à titre personnel.

En effet, vous êtes un homme public, duquel dépendent de nombreuses personnes, en particulier les élèves de la Yechiva sur lesquels vous exercez votre influence et auxquels vous pouvez insuffler profondément l’amour et la crainte de Dieu, en les conduisant à méditer à la grandeur du Créateur.

Le Rambam signifie tout cela, brièvement et de manière allusive, dans ses lois des fondements de la Torah. Et, une explication, en des termes que chacun d’entre nous peut comprendre, en est donnée par la ‘Hassidout ‘Habad. De plus, vous connaissez la promesse(2) faite par l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, dont nous célébrons la joie, selon laquelle ceux qui agissent ainsi connaîtront la réussite.

Avec mes respects et en vous souhaitant tout le bien,

N. B. : J’ai reçu, de votre part, deux télégrammes sollicitant une bénédiction. Je vous remercie de me donner de bonnes nouvelles de ce qui est advenu, à ce sujet.

Notes

(1) Le Rav Y.Z. Segal. Voir, à son sujet, les lettres n°2032 et 2413. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°2395.

Lettre n°2322

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2322, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Kislev 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et vous voudrez bien m’excuser d’y répondre avec retard, du fait de mes nombreuses occupations.

Vous m’écrivez au sujet de votre fils, qui désire poursuivre ses études à la Yechiva. Me basant sur l'enseignement de nos Sages selon lequel il convient de s’exiler en un lieu de Torah, j’ai accepté le principe de son voyage pour se rendre à la Yechiva. Mais, vous-même n’êtes pas du même avis, du fait de son état de santé, d’autant, faites-vous remarquer, qu’il peut recevoir une bonne éducation également quand il se trouve à la maison.

Il est sûrement inutile de rappeler à quelqu’un comme vous les raisons et les explications qui sont données dans la Michna, précédemment citée. Celle-ci affirme qu’il convient de s’exiler en un lieu de Torah. Et, tout d’abord, la raison de cette disposition, qu’on la comprenne ou non, n’apparaît pas clairement dans la Michna. Nous devons donc nous en tenir à l’affirmation qu’elle énonce. Bien évidemment, celle-ci ne contrevient pas au respect dû aux parents ou ne leur manifeste pas un manque de confiance, surtout après que son auteur, Rabbi Nehoraï, nom qui désigne, en fait, Rabbi Eléazar Ben Ara’h, ait lui même donné l’exemple, en ce sens, comme le dit le traité Chabbat 147b.

Vous évoquez le maintien de sa santé. Il est clair que celui-ci est nécessaire, dans l’endroit où il se rendra. Que ce soit aux Etats Unis ou en Terre Sainte, vous pourrez trouver des connaissances et des amis qui prendront soin de votre fils, dans toute la mesure du possible. Bien plus, vous savez que la santé du corps dépend, pour une large part, de la satisfaction de celle de l’âme. Lorsque votre fils se trouvera en compagnie d’amis qu’il appréciera, sa santé physique s’en trouvera raffermie. Il n’en sera pas de même quand il se trouvera seul et, très souvent, insatisfait.

A ce sujet, je voudrais souligner également un autre point, qui concerne l’étude de la ‘Hassidout. On peut lire entre les lignes, dans votre lettre, que vous n’en êtes pas pleinement satisfait(1). Me basant sur ce que j’ai entendu, à de nombreuses reprises, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je vous adresse les quelques lignes qui suivent :

Vous savez qu’auparavant, il y avait plusieurs conceptions de la manière de transmettre l’enseignement(2) à la jeunesse. Selon la première, on se limitait au Talmud, aux premiers et aux derniers Sages, aux Décisionnaires. Pour la seconde, on devait adjoindre à ces textes l’étude du Moussar, de l’Ethique juive ou de la ‘Hassidout. Comme vous le savez, les érudits des Yechivot lituaniennes s’opposaient énergiquement, il y a soixante ou soixante dix ans, également au Moussar(3), avançant que l’étude du Talmud et des Décisionnaires était suffisante, que la Torah protège et sauve(4).

En effet, il est dit, à propos de celui qui s’est écarté du droit chemin, que “ le luminaire qu’elle(5) contient le ramène vers le bien ”. Pour autant, quelques décennies plus tard, la pratique concrète a fait la preuve de la nécessité d’une étude traitant, de manière directe, du comportement de l’homme, de ses sentiments, de ses obligations morales. Et, les plus grands érudits lituaniens ont convenu qu’il devait bien en être ainsi. Ils ont donné leur accord pour étudier le Moussar, en lui consacrant un temps plus ou moins important.

L’enseignement du Baal Chem Tov, de ses disciples et des disciples de ses disciples qui lui ont succédé, ont mis en application, dans la vie courante, l’injonction du Ari Zal selon laquelle, à notre époque, “ il est une Mitsva de révéler cette sagesse ”, c’est-à-dire l’enseignement profond de la Torah. Bien plus, lorsque le Baal Chem Tov demanda quand viendrait le Machia’h, on lui répondit : “ Lorsque tes sources se répandront à l’extérieur ”. A n’en pas douter, ceux qui ont eu le mérite d’avoir accès à la clarté de l’enseignement des élèves du Baal Chem Tov considèrent que celui-ci est une nécessité.

Néanmoins, dans la génération précédente, il était concevable qu’une telle étude soit réduite au strict minimum. On savait, en effet, qu’un garçon ou un jeune homme n’aurait pas l’occasion d’étudier la philosophie, que personne ne l’interrogerait sur ses sentiments, sur sa foi. A notre époque, en revanche, en particulier ces dernières années, les persécutions et les souffrances ont troublé le monde entier. Les jeunes gens sont confrontés à des épreuves particulièrement fortes. Il est malheureusement inévitable que certains ne remettent pas en cause tout ce qui est sacré et même les fondements de la foi. En conséquence, il est indispensable que l’on ait connaissance de l’enseignement du Baal Chem Tov et des disciples de ses disciples, lequel est partie intégrante de notre sainte Torah. Nos Sages disent, en effet, que “ tout ce qui est enseigné par les érudits de la Torah fut déjà révélé, sur le mont Sinaï ”. C’est de cette façon que l’on peut se préserver de ce qui est dit par les autres.

Quelqu’un pourrait prétendre, contredisant ainsi l’enseignement de nos Sages selon lequel “ tu ne dois pas répondre de toi-même ”, qu’il a la certitude que son fils ou son proche parent ne rencontrera jamais des personnes n’ayant pas la crainte de Dieu ou manquant d’intégrité. Mais, la pratique concrète a fait la preuve que le contraire est vrai. De plus, celui qui avance pareille affirmation ne peut pas nier qu’un doute subsiste. Or, dans une situation de danger, il est permis de transgresser le Chabbat(6), dès lors qu’il y a le moindre doute(7).

Tous reconnaissent que la ‘Hassidout est bien une partie de notre sainte Torah. Même si quelqu’un, à titre personnel, préfère en étudier une partie plutôt qu’une autre, il doit concéder que son rôle, quand une autre personne formule devant lui le désir d’avoir accès à un enseignement révélé par Dieu, à Moché, sur le mont Sinaï, est bien de l’encourager à le faire, de redoubler d’ardeur en cette étude. Bien plus, c’est par référence à cet enseignement que l’on formule la question suivante : “ As-tu ajouté une mesure de sel(8) ? ”. Si on ne le pas fait, ce qu’à Dieu ne plaise, il est préférable de ne pas conserver la récolte, conformément à l’expression de nos Sages, au traité Chabbat 31a.

A mon sens, vous devriez remercier Dieu d’avoir inspiré à votre fils un esprit de pureté. En effet, celui-ci est animé du désir d’étudier l’enseignement profond de la Torah qui en est l’âme, selon l’expression du Zohar, tome 3, page 153a, que vous consulterez. L’âme vivifie le corps et, de la même manière, l’enseignement profond de la Torah insuffle l’enthousiasme dans l’étude de sa partie révélée. J’ai bon espoir qu’il vous procurera beaucoup de satisfaction.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Du désir de l’étudier, exprimé par le fils du destinataire de cette lettre. (2) De la Torah. (3) Et non uniquement à la ‘Hassidout. (4) Contre les épreuves que l’on doit affronter, dans le monde. (5) La Torah. (6) Pour sauver la personne qui est en danger. (7) Que cette personne puisse être sauvée de cette façon. (8) Qui conserve la récolte et l’empêche de se gâter. De même, l’étude de la ‘Hassidout préserve les autres parties de la Torah. Voir, à ce sujet, le Likouteï Torah Vaykra, page 6a.

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