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Iguerot Kodesh — lettres 2243 à 2262

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2243

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2243, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Elloul 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 22 Elloul, avec les deux demandes de bénédiction qui l’accompagnaient. A l’heure actuelle, vous avez sûrement déjà reçu ma réponse, adressée aux dirigeants du Kfar, qui faisait également suite à votre lettre.

Je dois répéter ici encore une fois que, même si vous aviez raison en tous les arguments et les explications que vous avancez pour justifier votre passivité, cela ne remplace en aucune façon l’action concrète.

Par ailleurs, les actions qui sont les canaux véhiculant la bénédiction pour la subsistance matérielle sont considérablement affaiblies et ont peut-être même disparu. Quelle est la finalité de tout cela?

Je ne la comprends pas.

J’ai bon espoir qu’en ces jours de bilan moral, de proximité du Luminaire vers Son émanation et donc de l’émanation vers le Luminaire, tout cela soit réparé, au moins dans une proportion significative. Il est sans doute inutile de vous souligner que, si on laisse passer le mois de Tichri sans faire campagne, il faudra ensuite attendre bien longtemps avant que se présente encore une fois un moment aussi propice. Il est sans doute inutile d’en dire plus.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche de manière positive, pour nous et pour tout Israël, je vous exprime ma bénédiction, de même qu’aux membres de votre famille, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2244

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2244, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Elloul 5713,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva et du Talmud Torah

de Kfar ‘Habad, en notre Terre Sainte,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 23 Elloul. J’y ai lu avec plaisir que, malgré les difficultés, vous ne vous êtes pas découragé et vous continuez à assumer votre mission sacrée. Sans le moindre doute, si vous poursuivez votre action, vous connaîtrez une immense réussite.

Par ailleurs, j’ai lu avec effroi, dans votre lettre, que deux de vos professeurs ont été suspendus, au profit de l’éducation publique. J’en suis également surpris car il a été clairement dit que les renvois seraient uniquement formels et techniques. Les relations entretenues, par exemple avec les implantations des Poaleï Agoudat Israël, permettaient d’établir qu’il ne devait pas y avoir d’intervention extérieure, concernant le recrutement des professeurs, à condition que, de manière officielle, leurs demandes soient satisfaites.

Il est donc clair que vous ne devez pas permettre une intervention extérieure, vous demandant le renvoi de professeurs, alors qu’ils sont compétents. Bien évidemment, tout cela peut être réglé de manière discrète et naturelle. Car, il est nécessaire que l’éducation, au Kfar, ait une certaine sensibilité, à laquelle souscrivent les professeurs.

J’ai réellement bon espoir, si vous intervenez diplomatiquement et discrètement, que vous obteniez satisfaction, d’une manière agréable et indiscutable, d’autant qu’il est établi, depuis plusieurs années, que vous pouvez exprimer des exigences particulières, pour différentes raisons. Vous devez comprendre ce que je veux dire.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche de manière positive, pour nous et pour tout Israël, je vous exprime ma bénédiction, de même qu’aux membres de votre famille, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Lettre n°2245

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2245, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[5713]

A) Vous vous demandez quelle est la position du Rambam sur les Tefilin et les Mezouzot dont les textes ont été écrits dans le désordre. Il est clair qu’il les disqualifie, comme il le dit dans ses lois des Tefilin, chapitre 1, paragraphe 16.

Vous consulterez également les commentateurs du Rambam, le Tsafnat Paanéa’h, à cette référence, le Béer Hagola sur le Choul’han Arou’h, chapitre 32, paragraphe 23 et d’autres textes encore.

L’interprétation, difficile à accepter, du texte du Rambam que vous donnez dans votre lettre est donc inutile.

B) En effet, les lois que le Rambam énonce dans son Michné Torah émanent également du Yerouchalmi et du Me’hilta, y compris lorsque l’on n’en retrouve pas l’équivalent dans le Babli, dès lors que ce dernier n’exprime pas un avis contraire.

C) Pourquoi les Tefilin et les Mezouzot dont les textes ont été écrits dans le désordre sont-ils disqualifiés ?

Vous consulterez, à ce sujet, les responsa Tséma’h Tsédek, porte des additifs, paragraphe 3.

D) Cette disqualification provient-elle de la Torah ou est-elle une disposition de nos Sages ?

Vous consulterez, à ce sujet, les responsa du Radbaz, tome 1, chapitre 310, le Michbetsot Zahav, début du chapitre 32 et début du chapitre 34, le Tséma’h Tsédek et le Tsafnat Paanéa’h, à cette même référence, le Kesset Ha Sofer, chapitre 9, le Ot ‘Haïm, de l’auteur du Min’hat Eléazar, au début du chapitre 32 et les livres cités par le Meassef Le’hol Hama’hanot, à cette référence.

E) Concernant le Chabbat des bénédictions(1), j’ai appris, après la parution du Kountrass Ha Avoda(2), que l’on faisait effectivement usage de ce nom, dans plusieurs communautés de Pologne.

Dernier point, qui suscite, de ma part, le plus de passion, une bénédiction est toujours d’actualité. Puisse donc Dieu faire que vous-même et votre épouse conduisiez votre fils Morde’haï, avec vos autres enfants, vers la Torah, le dais nuptial et les bonnes actions, en bonne santé et dans la largesse véritable,

Notes

(1) Voir, à ce propos, la lettre n°731, au paragraphe G). (2) A la page 6, une note rédigée par le Rabbi dit, à ce sujet : “ On peut s’interroger sur le sens de cette expression ”. Voir, à ce propos, le Kovets Hearot Ou Biyourim, n°439, page 7.

Lettre n°2246

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2246, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

4 Tichri 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à vos questions :

A) Vous me dites que l’étude de la Torah et la prière sont sans effet sur vous. Vous apprendrez donc le Pokéa’h Ivrim, qui a également été traduit en Hébreu. Il a été rédigé par l’Admour Haémtsahi, fils de l’Admour Hazaken, qui est l’auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h.

La direction de la Yechiva Loubavitch, à Brunoy(1), possède sûrement un exemplaire de ce livre et vous y trouverez différentes explications, justifiant pour quelle raison le corps et l’âme animale ne s’affectent pas de l’étude de la Torah et de la prière. Il montre également comment remédier à une telle situation.

Nos Sages disent que “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec tyrannie envers Ses créatures ” et “ Il n’exige d’eux qu’en fonction des forces dont ils disposent ”. Vous possédez un corps et une âme animale. Vous avez donc, à n’en pas douter, la force de les maîtriser.

B) Vous me dites que des pensées extérieures vous troublent, pendant la prière. Vous savez que celles-ci proviennent des paroles et des pensées inutiles, qui précèdent la prière. Plus vous parviendrez à les réduire, plus ces pensées disparaîtront.

Vous prierez également avec un Sidour(2). De plus, avant et après la prière, vous lirez quelques Psaumes et vous donnerez une pièce à la Tsédaka, également avant la prière.

C) Vous me dites que vous souffrez de mauvaises pensées. Vous devez donc étudier des discours ‘hassidiques qui, au final, réjouissent le cœur et élèvent l’esprit, permettant de s’affiner, de se sortir de la boue.

Vous pourrez commencer cette étude par le Kountrass Oumayan(3).

D) De manière générale, il n’est pas aisé de répondre, par écrit, à de telles questions. Vous comprenez bien la valeur de propos d’encouragement qui sont échangés de manière directe, face à face. Vous rencontrerez donc, à la première occasion, le guide spirituel de la Yechiva Loubavitch de Brunoy, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Nissan Nemanov et vous lui montrerez la présente lettre. Vous lui demanderez de vous entretenir avec lui, afin qu’il vous conseille de manière positive, matériellement et spirituellement. Et, le plus tôt sera le mieux.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Vous me demandez si l’on peut trouver ici des Tefilin cachères selon le rite séfarade. De manière générale, il n’y en a pas. En conséquence, vous vous adresserez plutôt à notre bureau de Paris, qui est en contact avec les Sefardim du Maroc. Par ce biais, il pourra peut-être vous en fournir.

Notes

(1) Dans la région parisienne. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2525. (3) Du Rabbi Rachab.

Lettre n°2247

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2247, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tichri 5714,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de Kfar ‘Habad,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre courrier du 25 Elloul. Bien que ce ne soit pas le moment d’écrire des lettres, je vous réponds au plus vite, votre interrogation étant urgente.

Vous m’avez posé la question suivante. Deux emplacements sont possibles pour la construction de l’école agricole et de l’école professionnelle du Kfar(1), qui pourront se trouver l’une près de l’autre ou bien être éloignées. Vous me demandez ce que j’en pense.

Si ces deux écoles sont à proximité l’une de l’autre, je ne vois pas, dans la dimension spirituelle, ce qui pourrait en résulter de négatif, bien au contraire. D’un point de vue matériel, vous prendrez conseil auprès de ceux qui sont concernés par ce projet et vous ferez ce qui vous permettra de développer ces institutions et le Kfar, en général.

Que Dieu vous donne la réussite et qu’Il permette de commencer très prochainement la construction de ces bâtiments(2), de manière effective et en connaissant la réussite, matérielle et spirituelle.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez définitivement scellés pour une bonne année,

Notes

(1) Les précédents volumes de la correspondance du Rabbi, rapportaient les différentes négociations qui furent menées, à propos de ces écoles, pendant les années 5712 et 5713, 1952 et 1953. (2) La construction eut effectivement lieu en 5714. Plusieurs lettres de ce volume reviendront sur ce sujet.

Lettre n°2248

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2248, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Entre le Trône céleste(1)

et le dixième jour(2) 5714,

Brooklyn, New York,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, en son temps, la lettre que vous m’aviez adressée auparavant. A ce propos, vous consulterez le Kountrass Oumayan(3), à partir du chapitre 15(4).

A mon sens, pour corriger le défaut auquel vous faites allusion(5), vous devez l’oublier complètement. Vous ne penserez même pas à la manière de le rectifier. Quand vous sentirez que votre pensée se concentre sur vos qualités et vos aptitudes, vous réfléchirez à une autre idée, de préférence à la grandeur de Dieu.

Afin qu’il soit plus aisé d’accomplir tout cela et pour que vous receviez l’aide de Dieu, vous donnerez tous les jours, avant la prière, une pièce à la Tsédaka et vous lirez des Psaumes, après la prière, au moins selon leur répartition mensuelle.

Dans la mesure du possible, vous étudierez également le Dére’h ‘Haïm, de l’Admour Haémtsahi, fils de l’auteur du Tanya.

En ces jours propices, “ entre le Trône céleste et le dixième jour ”, je vous adresse ma bénédiction, de même qu’aux membres de votre famille, afin que vous soyez définitivement scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Sur lequel Dieu siège pendant le jour du jugement, Roch Hachana. (2) Celui de Yom Kippour. (3) Du Rabbi Rachab. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2574. (5) L’orgueil.

Lettre n°2249

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2249, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Tichri 5714,

Brooklyn, New York,

A l’homme de qualités distingué, responsable

communautaire plein d’empressement,

ayant une profonde compréhension,

le docteur I. N. Steinberg,

Je vous salue et vous bénis,

Mon secrétariat m’a transmis le contenu de votre conversation et, en particulier, vos réclamations portant sur le fait que nous utilisons la langue du pays. Vous craignez qu’il en résulte des désastres et de l’assimilation.

J’ai pris connaissance avec plaisir de votre ferme condamnation de l’assimilation. De tout temps, il a été nécessaire d’être prudent, en la matière et combien plus est-ce le cas, à l’heure actuelle, lorsque les valeurs traditionnelles sont remises en cause et, plus encore, quand certains définissent l’obscurité comme lumière et la lumière comme obscurité.

J’espère que vous faites preuve de largesse envers les autres, en ce qui concerne cette conception et que vous les encouragez à l’adopter également.

Concrètement, nous éditons des livres, non seulement en Hébreu et en Yiddish, mais aussi en anglais et également en français. Comme vous le savez, nos Sages disent que “ l’action est essentielle et non l’étude ”. Concrètement, nous ne pouvons pas attendre que nos frères, les enfants d’Israël, en tout endroit où ils se trouvent, parlent l’Hébreu ou le Yiddish. Il faut les sauver, les rapprocher de notre Père Qui se trouve dans les cieux, de la Torah et de la pratique des Mitsvot, car le temps perdu ne peut jamais être retrouvé.

Par ailleurs, la langue n’est pas liée à l’assimilation, en Amérique. Il y a malheureusement ici des jeunes qui parlent l’Hébreu, en particulier dans le milieu séfarade, mais n’en transgressent pas moins la Torah et les Mitsvot et puisse Dieu leur inspirer la Techouva. Je ne veux pas dire que l’Hébreu est responsable d’une telle situation, ce qu’à Dieu ne plaise, mais, comme je l’ai dit, les valeurs traditionnelles ont été perdues. La lumière passe pour de l’obscurité et l’obscurité pour de la lumière.

La conception selon laquelle on peut vendre notre Père Qui se trouve dans les cieux, la Torah et les Mitsvot en échange du “ plat de lentilles ” qu’est le nationalisme les conduit à parler l’Hébreu et point n’est besoin d’en dire plus sur ce qui est douloureux. Comme nos prophètes avaient raison de dire que “ ceux qui te détruisent et t’anéantissent émanent de ton sein ”! Ces idées et ces conceptions fallacieuses, conservant en elles une parcelle de sainteté, sont les plus nocives.

On vous a adressé des publications rédigées dans la langue du pays. Il s’agissait pour vous, si vous les trouviez intéressantes, de les mettre à la disposition d’un cercle plus large, en particulier de ceux qui ne parlent ni l’Hébreu, ni le Yiddish. En tout état de cause, vous trouverez ci-joint des publications en Hébreu et en Yiddish.

Très bientôt et de nos jours, s’accompliront les termes de la promesse selon laquelle “ tous formeront une assemblée pour servir le Dieu unique ” en mettant en pratique la Torah, unique pour nous tous. Il en sera ainsi, dès maintenant, dans la langue que chacun comprend et, par la suite, dans celle qui sera commune à nous tous.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Lettre n°2250

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2250, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Tichri 5714,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

empli d’ardeur, le Rav Yehouda Leïb(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de vous voir, lors de la réunion ‘hassidique du Chabbat Béréchit. Je suis certain que la satisfaction morale que vous avez eue vous accompagnera, tout au long de l’année.

Cette réunion s’est poursuivie, après que vous ayez dû partir. Je voudrais donc vous rapporter ici une idée qui a été développée par la suite.

Comme vous le savez, toutes les fêtes du mois de Tichri ont une portée globale et elles doivent influencer toute l’année. Ainsi, l’apport de Sim’hat Torah, qui doit être conservé pendant le reste de l’année, est la joie de la Torah, qui doit être quotidienne.

La Torah n’est pas une science abstraite. Certes, elle possède également cet aspect. Néanmoins, elle est essentiellement le guide du comportement d’un Juif, dans son existence quotidienne. De fait, elle est de la même étymologie que Horaa, enseignement. Car, si l’on doit se soumettre à la Torah, du fait de son élévation et de son caractère divin, il n’en est pas moins nécessaire de la mettre en pratique avec joie.

Le fait de l’accomplir avec joie est, en soi, une récompense. Pour cela, Dieu, Qui est la perfection du bien, accorde un corps en bonne santé, la réussite commerciale et de la satisfaction des enfants. Et, la Torah dit que “ si vous suivez Mes Décrets ”, autrement dit(2) “ si vous faites porter vos efforts sur la Torah ” avec ardeur, “ la terre fournira sa production ” et l’on obtiendra toutes les bénédictions matérielles et spirituelles.

Ce qui vient d’être dit concerne chaque Juif. De plus, celui qui a eu le mérite d’être choisi par Dieu pour exercer son influence sur son entourage et apporter son concours afin de maintenir une institution liée à la Torah intègre se doit d’être une source intarissable de Torah, pour le public le plus large. Un tel homme doit, bien sûr, se rappeler de sa mission et de son mérite, en avoir conscience non seulement à Sim’hat Torah, mais également chaque jour.

Que Dieu vous apporte la réussite dans l’œuvre que vous accomplissez pour la Torah. Celle-ci sera fructueuse et joyeuse. Je sais l’aide que vous apporte votre épouse, dans tous vos accomplissements. Elle vous secondera sûrement dans votre action au profit de la Yechiva Loubavitch et elle recevra, avec vous, toutes les bénédictions divines.

Avec ma bénédiction de réussite en tout ce qui vient d’être dit,

Notes

(1) Le Rav Y.L Shleifer. (2) Selon le commentaire que Rachi donne de ce verset.

Lettre n°2251

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2251, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

28 Tichri 5714,

Brooklyn, New York,

Au distingué ‘Hassid, aux grandes qualités,

se consacrant aux besoins communautaires,

empli d’ardeur et aux multiples accomplissements,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir vos livres, les trois premiers tomes du Neïm Zemirot Israël(2), recueil de propos de nos Sages et de commentaires sur les Psaumes. Je vous remercie beaucoup pour ce

cadeau.

Comme vous le savez, la vie spirituelle de l’homme est dirigée par deux éléments(3), le cerveau et le cœur, qui correspondent à l’intellect et au sentiment.

En conséquence, l’homme sert également Dieu de deux manières, par la prière et par l’étude de la Torah. Cette dernière est “ notre sagesse et notre entendement ”, alors que la première est “ le service de Dieu du cœur ”(4) ou, selon l’expression de l’Admour Hazaken(5), auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h : “ dans le cœur et avec le cœur ”.

Néanmoins, la création dans son ensemble, qui émane du Dieu unique, est bien liée, unie à Lui, de sorte que celui qui l’observe, même superficiellement, décèle l’imbrication et l’enchevêtrement des différentes parties qui la constituent.

Il en est de même, a fortiori, pour un Juif et, plus généralement, pour tout ce qui procède du domaine de la Sainteté. La lumière du Dieu unique y apparaît plus clairement et il est plus évident que chaque élément est lié à tous les autres.

Ce qui vient d’être dit nous permet de comprendre pourquoi Beth Hillel adopte parfois l’avis le plus rigoriste et Beth Chamaï, le plus indulgent(6). En effet, la source de l’âme de Beth Chamaï(7) est l’Attribut céleste de rigueur. C’est la raison pour laquelle celui-ci est, d’ordinaire, toujours sévère. Malgré cela, il lui arrivait également d’être indulgent, car l’Attribut de bonté se trouve également inclus dans celui de la rigueur. De même, dans la source de l’âme de Beth Hillel(8) est aussi présent celui de la rigueur.

Il en est, bien sûr, de même pour les formes générales du service de Dieu, précédemment décrites. L’étude de la Torah doit nécessairement faire appel au sentiment du cœur. C’est le cas au moment où elle est pratiquée, tout d’abord, puisque nos Sages remarquent : “ le verset dit de celui qui étudie sans plaisir(9) et apprend sans chanter : ‘Je leur ai donné des Décrets qui ne sont pas bons ”. Mais, il en est de même avant cette étude et c’est la raison pour laquelle il est dit qu’elle doit être précédée par la bénédiction de la Torah(10), permettant d’en ressentir la valeur et l’importance, afin de la fixer en son cœur, car “ la Torah qui n’est pas accompagnée par l’amour et la crainte de Dieu ne peut s’élever et se présenter devant Dieu ”.

De même, la prière, bien que sa ferveur émane du cœur, est précédée(11) d’une méditation à la grandeur de Dieu et à l’insignifiance de l’homme. Puis, pendant cette prière, il faut considérer que l’on se trouve face à Dieu. Si on ne le fait pas, la prière n’en est pas une(12).

Plus encore, certains passages de la prière concernent plus spécifiquement le cerveau, comme celles qui expriment la louange de Dieu, les passages précédant les bénédictions du Chema ou ces bénédictions proprement dites. De même, certaines parties de la Torah sont liées au sentiment, par exemple les Psaumes, les éloges de Dieu et les hymnes prononcés pour Lui.

Là encore, ces deux éléments se présentent conjointement. La pensée, la réflexion, la conscience de l’élévation de Dieu, de Sa Sagesse, de Sa grandeur et de Sa puissance doivent conduire à “ aimer ce Dieu honorable et redoutable, à Le craindre ”.

La prière est également présente dans la Torah, à travers le livre des Psaumes, comme nous l’avons dit, qui rend nécessaire une étude approfondie et une compréhension exhaustive.

Cette idée apparaît, en allusion, dans les deux premiers mots du Psaume 90 : “ Prière de Moché ”, liaison et union(13) entre la prière et Moché, dont toute la Torah porte le nom, afin que l’un et l’autre ne forment qu’une seule et même entité.

Vous avez eu le mérite de mettre à la disposition du public les livres précédemment cités. Outre la lecture des Psaumes avec émotion du cœur et concentration de l’âme, on pourra ainsi consulter et étudier les meilleurs commentaires, parvenir à les comprendre. De la sorte, vous conférez un mérite à tous et Dieu vous accordera la force de rapprocher et d’unir les enfants d’Israël à leur Père Qui se trouve dans les cieux, grâce à une prière pure et une Torah intègre.

Avec mes respects et ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav I.Gerchentkoren. (2) “ Le Chantre d’Israël ”, titre qui est donné au roi David, auteur des Psaumes. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar, tome 2, page 153a, le Torat Chalom du Rabbi Rachab, à partir de la page 129 et, dans la nouvelle édition, de la page 136 ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Taanit 2a ”. (5) Voir les lettres du précédent Rabbi, tome 18, lettre n°3441. (6) Bien que, d’ordinaire, l’inverse soit vrai. (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Igueret Hakodech de l’Admour Hazaken, au chapitre 13 et le Zohar, tome 3, page 245a ”. (8) L’Attribut de Bonté céleste. (9) Le Rabbi note, en bas de page : “ A la fin du traité Meguila et une objection est soulevée sur le fait de ne pas en faire la base de sa vie, selon la version du Eïn Yaakov, à la différence de l’interprétation de Rabbénou ‘Hananel et du ‘Hidoucheï Agadot. ”. (10) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le traité Nedarim 81a et le commentaire de Rabbénou Nissim, à cette même référence ”. (11) Le Rabbi note en bas de page : “ Selon Rabbi Yossi, au début du cinquième chapitre du traité Bera’hot. Le Choul’han Arou’h en retient le principe pour la Hala’ha, dans le Ora’h ‘Haïm, au chapitre 98. Malheureusement, nombreux sont ceux qui n’y prennent pas garde ”. On consultera, à ce propos, la lettre n°2313. (12) Le Rabbi note, en bas de page : “ Selon le Rambam, lois de la prière, chapitre 4, paragraphe 15. Voir le Kountrass A’haron du Tanya, à la page 154b et les commentaires de Rabbi Haïm Halevi sur le Rambam, à cette même référence ”. Voir, à ce propos, la lettre n°2588. (13) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 2, page 137b et Mikdach Méle’h, à la même référence ”.

Lettre n°2252

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2252, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me faites part des doutes et des difficultés que soulèvent vos fonctions rabbiniques. Il me semble, néanmoins, que l’on vous fait une bonne proposition.

Néanmoins, vous craignez l’influence que l’entourage pourrait exercer sur vous. Vous devez donc intensifier votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, qui met en éveil l’amour et la crainte de Dieu, indique de quelle manière Le servir par son cœur, en se soumettant à Lui. Ainsi, vous pourrez surmonter cette épreuve ou, de façon plus générale, ce qui semble en être une, situation beaucoup plus fréquente que l’épreuve réelle.

Dieu vous permettra de répandre autour de vous, d’une manière fructueuse, la lumière de la Torah et de la crainte de Dieu. Dès lors, vous serez à même d’influencer positivement votre entourage.

Je suis surpris que vous ne disiez rien, dans votre lettre, des études fixées que vous avez de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Sans doute me préciserez-vous tout cela à la prochaine occasion.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2253

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2253, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec effroi votre lettre d’après la fête de Soukkot. Vous me dites que vous avez abandonné la mission sacrée que vous assumiez au sein de la Yechiva, fondée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous me donnez la raison de votre décision et vous soulignez la différence qui en résulte pour la manière dont vous gagnez votre vie. Vous considérez donc que vous êtes contraint d’agir ainsi. Malgré cela, je reste très étonné. Vous détenez l’arbre de vie, qui a été planté par notre saint maître. Bien plus, vous vous trouvez en Terre Sainte et dans une ville sainte. Même si, matériellement, votre salaire est diminué de quelques livres, quelle importance cela peut-il avoir ?

Vous m’écrivez qu’un ‘Hassid en qui j’ai pleine confiance vous a dit que votre décision était la bonne. Vous ne m’en expliquez pas la raison, vous ne précisez pas qui est ce ‘Hassid et je ne sais donc que vous répondre. Que Dieu vous conduise sur le chemin qui, pour vous, sera vrai et bon, matériellement et spirituellement.

Vous citez le Yerouchalmi Bera’hot, chapitre 2, paragraphe 8(1), qui fait allusion à l’épouse du père, laquelle peut être appelée mère, selon le traité Ketouvot 103a(2). Néanmoins, le traité Bera’hot 56a dit : “ Vers une autre nation ”(3).

Avec ma bénédiction de réussite dans la diffusion de l’enseignement de la ‘Hassidout et des sources du Baal Chem Tov, en tout endroit où cela vous est possible,

Notes

(1) Selon lequel “ lorsqu’un homme est méprisé par sa mère et apprécié par l’épouse de son père, chez qui doit-il aller ? ”. (2) La citation serait justifiée si la nouvelle activité adoptée était comparable au fait d’enseigner au sein de la Yechiva. (3) En l’occurrence, celle-ci n’a aucune commune mesure avec elle.

Lettre n°2254

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2254, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre dans laquelle vous me demandez si vous devez apprendre à conduire une voiture.

Il me semble préférable, pour l’heure, de consacrer le temps nécessaire pour cette formation à l’éducation de vos enfants dans le sens de la Torah, du dais nuptial et des bonnes actions. De même, vous intensifierez votre engagement dans les domaines d’activité des femmes et jeunes filles ‘Habad et, plus généralement de la pratique juive.

Puisse Dieu faire que vous connaissiez la réussite.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

A. Kwint,

Lettre n°2255

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2255, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn, New York,

Aux dirigeants de l’association ‘Habad

en notre Terre Sainte,

que Dieu leur accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres de la veille de Soukkot et du cinquième jour de ‘Hol Hamoed Soukkot.

Concernant les écoles du réseau(1), leur but et leur objet sont d’insuffler un esprit de crainte de Dieu, de dispenser une éducation basée sur les valeurs sacrées, dans toute la mesure du possible, dans les milieux ou tout cela manque, pour l’heure. Chaque progrès, en la matière, est donc positif, même si la situation actuelle n’est pas pleinement satisfaisante, car elle est encore éloignée de ce qu’elle devrait être.

Il faut donc se raffermir et renforcer les

écoles de ce réseau, au moins dans les endroits où elles existent déjà. Ainsi, les élèves pourront recevoir une éducation de Torah et de crainte de Dieu. Ils ne seront pas laissés pour compte, ce qu’à Dieu ne plaise et donc exposés à recevoir une éducation impie.

En méditant comme il convient à la manière de séparer le grain de l’ivraie, en comprenant que, si l’on ne fait rien, ces élèves seront livrés à des enseignants qui vont à l’encontre de la Torah et des Mitsvot, on agira, en la matière, avec toute l’ardeur nécessaire. Au final, Dieu permettra que l’on connaisse la réussite, que l’on surmonte les obstacles et les voiles et que l’on forme des élèves craignant Dieu, dans les écoles du réseau.

Vous m’avez interrogé, il y a quelques temps, sur votre caisse d’entraide, qui fonctionne par l’intermédiaire de la banque. Il est effectivement bon que tout se fasse par cet organisme et non par des particuliers.

Je suis très peiné de n’avoir, encore une fois, aucune nouvelle de la construction de l’école professionnelle et de l’école agricole(2).

Dans l’attente de nouvelles bonnes et réjouissantes et avec ma bénédiction de réussite dans votre mission, conformément à la volonté de nos chefs, nos saints maîtres, dont le mérite nous protégera,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch en Terre Sainte. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°2247.

Lettre n°2256

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2256, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que votre gendre, le Rav et votre fille, ont acheté une maison, en un moment bon et fructueux. Il s’agit, selon votre expression, d’une “ maison de pierres ”.

Que Dieu accorde qu’en changeant d’endroit, ils fassent évoluer leur Mazal pour le bien. Leur maison sera un lieu de réunion pour les Sages. La ‘Hassidout précise ce qu’est la sagesse. Sa définition figure, en particulier, dans une note de l’Admour Hazaken, au nom de son maître, le Maguid(1), au chapitre 35 du Tanya.

Si toutefois une autre preuve est nécessaire, une référence à la partie révélée de la Torah peut également être citée. Ainsi, l’introduction du ‘Havat Daat sur le Yoré Déa explique pour quelle raison nos maîtres ont coutume d’appeler un Sage Talmid ‘Ha’ham, “ disciple d’un sage ”.

Puisse Dieu faire que vous redoubliez d’ardeur afin d’obtenir tout cela et que vous conceviez une satisfaction ‘hassidique de tous vos enfants, de même que votre épouse.

Si le vendeur est juif, vous n’oublierez pas de prévoir l’hypothèque avec un Héter Iska(2).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) De Mézéritch. (2) Possibilité de prêter à intérêt sous forme de participation aux bénéfices réalisés.

Lettre n°2257

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2257, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre m’annonçant que vous avez eu une autorisation de sortie(1) et que vous vous apprêtez à venir ici. Sans doute, ne subirez-vous aucune difficulté extérieure, à ce sujet.

Vous savez sûrement ce que j’ai dit, il y a quelques temps, aux élèves(2) venus de Terre Sainte. Nos Sages permettent de quitter ce pays pour aller dans un endroit où l’on étudie la Torah. Une telle étude doit donc, d’après la Torah, être digne de ce nom.

Et ceux qui appartiennent à la communauté des ‘Hassidim, a fortiori quand ils sont issus de familles ‘hassidiques, connaissent également la définition que la ‘Hassidout donne de l’étude de la Torah. Un dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, qu’il transmit au nom de nos saints maîtres, dit que l’on doit apprendre la Torah de sorte que celle-ci délivre, à son tour, un enseignement(3).

Sans doute prenez-vous la ferme décision qu’il en sera bien ainsi pour vous.

Que Dieu vous donne la réussite, de sorte que votre voyage et votre arrivée ici interviennent en un moment bon et fructueux, que vous étudiez la Torah avec crainte de Dieu.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) D’Erets Israël. (2) De la Yechiva. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2612.

Lettre n°2258

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2258, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chlomo ‘Haïm(1),

Je vous salue et vous bénis,

En leur temps, j’ai reçu, avec plaisir, les lettres dans lesquelles vous me décrivez l’organisation(2), avant et après Roch Hachana. Vous avez, en effet, retenu les élèves(3). Vous m’avez revigoré par cette nouvelle réjouissante, montrant que l’on avance, pas à pas, dans les préparatifs de la venue de notre juste Machia’h.

Il ne faut donc pas s’affecter ou se chagriner parce qu’il semble que cet avancement soit lent et qu’il n’ait qu’une portée réduite. En réalité, on ne peut pas mesurer sa cadence et il est dit, en allusion, à la fin d’Igueret Hatechouva, que le déplacement d’une ombre, sur un Tefa’h(4), ici-bas correspond à un mouvement du soleil, de plusieurs milliers de Mils(5), dans le ciel, “ et c’est encore plus que cela… ”. Vous verrez également ce que dit le chapitre 26 du Tanya, à propos de l’ombre.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, dans l’attente de nouvelles bonnes et réjouissantes à propos de l’organisation du mois de Tichri, pour les ‘Hassidim, en général et pour vos disciples, en particulier,

Notes

(1) Le Rav C.H. Kasselman, de Kfar ‘Habad. Voir, à son propos, les lettres n°1629, 2394, 2446 et 2562. (2) De la Yechiva. (3) A la Yechiva, pendant le mois de Tichri. Voir, à ce propos, les lettres n°2204, 2205 et 2233. (4) Une dizaine de centimètres. (5) Un kilomètre environ.

Lettre n°2259

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2259, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav A.‘Hano’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai reçu avec plaisir votre lettre des 26 et 29 Tichri, avec les quatorze chapitres du Beth Rabbi, tome 1, qui y étaient joints(2). Je les ai transmis à l’imprimeur, dans l’espoir que tout soit achevé pour le 19 Kislev, qui approche.

Je suis surpris qu’en apparence, vous ne vous soyez pas servi, pour votre travail, de ce qui figure dans le Torat Chalom(3). Vous possédez sûrement l’un des exemplaires qui a été envoyé d’ici. Il serait bon que vous consultiez ce livre, observiez son contenu et adressiez vos ajouts ici, en précisant le chapitre et la référence qui permettront de les intégrer au texte.

Bien évidemment, le plus tôt sera le mieux, afin de ne pas retarder l’impression.

B) Pour les quatre chapitres traitant de la famille du Rabbi(4) et de ses livres, vous demandez que quelqu’un, ici, puisse s’en charger(5). Pour l’heure, je ne vois pas qui pourrait le faire.

Il serait bon que vous rédigiez vous-même le chapitre sur ces livres, en fonction de ce qui est imprimé dans l’enseignement de ‘Habad et dans le Kountrass Chaareï ‘Habad, de monsieur A. M. Heberman, paru, à Jérusalem, en 5712(6). L’auteur est l’un des rédacteurs du périodique Kiryat Séfer.

Vous en ferez de même pour le chapitre concernant la famille et les maîtres du Rabbi. Vous le rédigerez vous-même, comme vous l’avez fait pour les quatorze premiers chapitres.

C) Quant aux récits concernant les ‘Hassidim de l’Admour Hazaken, votre proposition de les réunir et de les éditer est bonne. Néanmoins, on ne peut retarder la parution(7) à cause de cela. De plus, ces récits, pour partie, ne sont peut-être pas exacts.

Il est difficile de vérifier tout cela et ces textes ne doivent donc pas être imprimés avec le Beth Rabbi, afin de ne pas jeter le doute sur son authenticité.

D) J’ai apprécié votre présentation et votre traduction du Beth Rabbi, qui fait bonne et forte impression. J’espère que l’édition de ce livre sera utile, de différents points de vue.

Dieu vous a accordé le mérite de mettre ce livre à la disposition du plus grand nombre. Tout cela dépend donc de vous et vous en recevrez, de même que votre épouse, tout le bien matériel et spirituel, afin que soit positivement exaucé le souhait de votre cœur et que vous ayez bientôt un enfant.

E) Vous m’écrivez que le comité des jeunes de l’association ‘Habad a décidé de renforcer ses actions. J’en suis particulièrement satisfait. Puisse Dieu faire que cette décision soit suivie d’effet, très prochainement et de manière concrète.

Il est établi qu’un effort n’est jamais vain. Combien plus est-ce le cas lorsque celui-ci est lié à l’action concrète et la concerne. On peut ainsi donner l’exemple de ce que l’on attend des autres.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous accordant ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav Avraham ‘Hano’h Glitsenstein, de Jérusalem. Voir, à son sujet, la lettre n°1889. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1889. (3) Recueil de causeries du Rabbi Rachab. (4) De l’Admour Hazaken. (5) Les rédiger. (6) 1952. (7) Du Beth Rabbi, dont ce serait un additif.

Lettre n°2260

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2260, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du mercredi de la Parchat Le’h Le’ha, dans laquelle vous me dites que vous souhaitez poursuivre vos études à la Yechiva Loubavitch de Lod. Deux possibilités sont envisageables. Vous pouvez vous y rendre tout de suite ou encore continuer vos études actuelles, jusqu’à acquérir une profonde connaissance de la partie révélée de la Torah, puis rejoindre la Yechiva de Lod par la suite, dans six mois ou un an. Vous me demandez ce que j’en pense.

Pour différentes Mitsvot, il est possible de compléter par la suite ce qui a manqué auparavant. Il n’en est pas de même pour l’étude de la Torah. Car à chaque instant correspond une obligation spécifique de l’apprendre. Cette Mitsva est perpétuelle et impérative. Et, il en est de même pour la partie de la Torah qu’est la ‘Hassidout.

Or, vous éprouvez le désir de l’étudier. Vous devez donc regretter le temps perdu, jusqu’à maintenant, avant d’entreprendre cette étude et non retarder le moment de le faire, pour encore quelques mois.

En conséquence, si la Yechiva de Lod vous accepte, il serait bon et judicieux de vous y rendre dès maintenant. En apprenant la dimension profonde de la Torah, que le Zohar appelle “ l’âme de la Torah ”, vous aurez sûrement plus d’ardeur et d’enthousiasme à étudier la partie révélée de la Torah. Un tel ajout sera non seulement quantitatif, mais aussi qualitatif.

Vous lisez sans doute des Psaumes, tous les jours, après la prière du matin et, de temps à autre, vous donnez quelques pièces à la Tsédaka. Ceci vous aidera également à assimiler la Torah d’une manière profonde. Ainsi, par toutes vos actions, vous modifierez votre nature, comme le dit le Rambam, dans ses lois des opinions, au chapitre 5.

Avec ma bénédiction de réussite dans l’étude de la Torah pénétrée de crainte de Dieu,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

A. Kwint,

Lettre n°2261

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2261, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Pour faire réponse à votre lettre, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai votre nom, afin que l’enseignement que vous dispensez à vos élèves soit fructueux.

Vous ne devez pas vous affecter des difficultés, car le début est toujours difficile. Si vous faites attention, de la manière qui convient, à la personnalité de vos élèves, si vous adoptez, envers eux, une attitude à la fois ferme et bienveillante, vous vous habituerez à vos fonctions, à votre mission sacrée et vous connaîtrez la réussite.

Que Dieu vous accorde la réussite et que vous réalisiez votre installation, de la manière qui convient, matériellement et spirituellement à la fois.

Vous avez sûrement un temps fixé pour l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Et, vous gardez les trois études bien connues, celles du ‘Houmach, des Tehilim et du Tanya.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2262

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2262, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mar’hechvan 5714,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me dites que votre fille a fait la connaissance d’un jeune homme, il y a quelques temps. Ils sont devenus proches et ont pris la décision de se marier. Les fiançailles ont effectivement été célébrées, en un moment bon et fructueux. Or, vous considérez que le fiancé pourrait avoir une pratique juive plus intense que celle qui est actuellement la sienne et vous me demandez une bénédiction pour cela.

Il est clair qu’en tout événement de la vie, en particulier quand il s’agit de la satisfaction que l’on peut éprouver de ses enfants, de ses gendres et de ses brus, il est nécessaire de recevoir la bénédiction de Dieu et la réussite qu’Il accorde. Mais, cela ne dispense nullement les parents de faire tout ce qui est en leur pouvoir afin d’obtenir un tel résultat.

Bien au contraire, celui qui souhaite obtenir de Dieu la bénédiction et la réussite doit préparer les moyens et les canaux qui les véhiculent. Il peut ainsi les recevoir plus rapidement et dans une plus large proportion. Pour cela, il faut se mobiliser et se renforcer, jusqu’à parvenir à ce résultat.

Vous devez donc faire usage de toutes les possibilités, avec votre mari, pour que votre fille et son fiancé mettent en pratique tout ce qui est lié à la pratique juive.

En effet, il ne faut pas penser que les enfants doivent se suffire de ce que les parents désirent leur transmettre. On ne doit pas oublier que l’engagement juif que l’on adopte, parvenu à un âge moyen, est ce qui reste de ce que l’on a pu recevoir de ses parents, après en avoir mis de côté une partie, parfois même significative, pour différentes raisons.

Et, lorsque ceux qui sont actuellement des parents transmettent le message à leurs enfants sans l’ardeur et l’enthousiasme qui conviendraient, ces derniers, à leur tour, en mettront de côté une certaine partie. Et, au final, que restera-t-il ?

Bien plus, il faut tenir compte du fait que la jeune génération doit affronter des épreuves et des obstacles bien plus importants que la génération précédente ou les époques passées, en ce qui concerne la pratique juive. Elle doit donc être préparée pour cela, c’est-à-dire attachée à la Torah et aux Mitsvot, bien au delà de cette génération précédente et même de celle qui était avant elle.

On cherche à se persuader qu’auparavant, il fallait enseigner le Choul’han Arou’h aux enfants pour qu’ils l’acceptent et le mettent en pratique, alors qu’à l’heure actuelle, on peut se contenter des cours du dimanche ou bien du Talmud Torah jusqu’à l’âge de la Bar Mitsva. Tout au plus, enverra-t-on l’enfant dans une Yechiva tiède. Or, une telle conception est erronée et, bien plus, la pratique fait la preuve que l’inverse est vrai.

Lorsque l’on a, auparavant, reçu son éducation et évolué dans un milieu pratiquant, on est renforcé dans son engagement juif, même si on n’a pas fréquenté le ‘Héder ou la Yechiva. A l’opposé, quand on a grandi en Amérique, surtout dans les petites villes, on ne reçoit pas un tel soutien et, bien plus, il faut parfois lutter pour ne pas être découragé, dans son Judaïsme, par la synagogue ou l’école juive elles-mêmes.

Les parents font beaucoup d’efforts pour que leurs enfants puissent subvenir largement à leurs besoins matériels. Combien plus doivent-ils donc satisfaire leurs besoins spirituels! C’est uniquement à ce prix que le corps adoptera le comportement qui doit être le sien.

Que Dieu vous vienne en aide, de même qu’à votre mari, afin que tout ce qui vient d’être dit soit suivi d’un effet concret. Et, le premier pas dans cette direction consiste à vous lier vous-même à une pratique juive sans compromis. De la sorte, il y a bon espoir que vos enfants accepteront ce que vous leur dites du Judaïsme. En effet, ils constateront que leurs parents ont eux-mêmes un tel comportement, bien plus qu’ils l’adoptent de tout leur cœur.

En vous souhaitant de concevoir une satisfaction juive de votre fille et de son fiancé, de même que de vous-même et de votre mari,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

N. B. : Bien que cela soit sans doute inutile, je tiens quand même à vous faire remarquer qu’au moins deux mois avant son mariage, vous devez faire connaître à votre fille les lois de la pureté familiale. Vous lui présenterez également des jeunes femmes ayant adopté le mode de vie juif, bien qu’elles soient nées en Amérique et sont également issues de familles riches.

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