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Iguerot Kodesh — lettres 2223 à 2242

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2223

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2223, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 29 Mena’hem Av, dans laquelle vous évoquez les mauvaises pensées qui vous dérangent, de temps à autre, en particulier pendant la prière.

Vous devez prier avec un Sidour. Même lorsqu’il vous faut méditer, vous le maintiendrez ouvert devant vous. Dès que ces pensées vous assailliront, vous fixerez le Sidour. Nos Sages disent, en effet, que ces lettres sont lumineuses.

Vous devez également connaître par cœur, avec précision, quelques passages de ‘Hassidout, en particulier le discours intitulé “ Tu honoreras l’ancien ”, qui se trouve dans le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim.

Avant la prière, durant les jours de semaine, vous donnerez, de temps à autre, quelques pièces à la Tsédaka. Dieu fera que vous Le serviez de manière fructueuse, que vous étudiez la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout avec succès. Cela ne signifie pas que vous devez rechercher de grandioses réalisations. En effet, on sert Dieu dès lors que l’on s’impose un effort véritable, comme l’expliquent le Tanya et les discours ‘hassidiques.

Avec ma bénédiction afin d’être inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2224

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2224, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Moché(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre dans laquelle vous me dites que, depuis vingt cinq ans, vous lisez la Torah, vous sonnez du Choffar et vous officiez pour la prière de Cha’harit, à Roch Hachana et à Yom Kippour. Cette année, ces jours seront dans les douze mois suivant le décès de votre mère et vous me demandez si, à mon sens, vous devez néanmoins conduire la prière.

La Hala’ha, à ce sujet, est précisée par différents textes. Celui qui conduit la prière depuis plusieurs années, à Roch Hachana et à Yom Kippour, doit le faire également(2). Vous consulterez les commentateurs du Choul’han Arou’h, le Arou’h Ha Choul’han, aux paragraphes 46 et 47, de même que d’autres références, comme le Maté Efraïm et ses commentateurs, au chapitre 581.

Bien plus, vous indiquez vous-même, dans votre lettre, que mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, vous avait dit d’en faire de même, lors du décès de votre père.

Vous connaissez sans doute l’instruction donnée par mon beau-père, le Rabbi, pour ceux qui conduisent l’office, à Roch Hachana et à Yom Kippour. Ceux-ci doivent, pendant les jours précédant ces fêtes, réviser la signification, au moins la plus simple, des mots qu’ils prononcent, qu’il s’agisse de la prière proprement dite ou bien des cantiques qui lui sont ajoutés.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, que vous soyez un bon officiant pour ceux qui vous délèguent, leur permettant d’obtenir une bonne et douce année, au sein de tous nos frères, les enfants d’Israël,

Notes

(1) Le Rav A.M. Kirchenbaum, de Jérusalem. (2) Pendant l’année du deuil.

Lettre n°2225

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2225, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Elloul 5713,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Chaoul Issa’har(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille de ce Roch ‘Hodech Elloul.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien et pour la bénédiction, je vous exprime par la présente, à vous et à tous les membres de votre famille, ma bénédiction, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Vous me demandez l’origine de l’affirmation selon laquelle “ Erets Israël se répandra dans le monde entier ”(2). Vous consulterez, à ce propos, la Pessikta Rabeta de Chabbat et Roch ‘Hodech, la Pessikta de Rav Kahana, au paragraphe commençant par “ Réjouis-toi, femme stérile ”, le Sifri Devarim 1, le Yalkout Ichaya, au paragraphe 503 et les responsa Béer Moché du Rav M.Yerouchalaimski, à la page 270.

Notes

(1) Le Rav C.I. Bik. (2) Lorsque le Machia’h viendra.

Lettre n°2226

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2226, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Elloul 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Yehouda Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’apprenez que vous célébrerez votre anniversaire, ce Chabbat.

Vous connaissez sans doute les pratiques liées à un anniversaire(2), montée à la Torah, don de Tsédaka avant la prière, à la veille de cet anniversaire lorsque c’est un Chabbat, étude de la ‘Hassidout et sa récitation publique, dans la mesure du possible.

Pour ceux qui ont eu le privilège(3) de voir le visage de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, il convient aussi de s’isoler un moment, comme le dit le Hayom Yom, à la date du 11 Nissan et de se représenter mentalement, par la pensée, l’une des entrevues qu’il a accordées, ce qu’on lui a demandé et ce qu’il a répondu. Puis, l’on étudiera son enseignement.

Que Dieu vous accorde de longs jours et de bonnes années, la réussite dans votre mission sacrée. Vous et votre épouse conduirez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse véritable.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav Y.T. Fogelman. Voir, à son sujet, la lettre n°387. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1899. (3) Comme c’est le cas pour le destinataire de cette lettre.

Lettre n°2227

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2227, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et

se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Zéev Halevi(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je vous remercie de ce que vous m’avez écrit à propos des élèves de la Yechiva(2). Vous m’indiquerez sûrement ce qu’ils deviennent, en particulier pendant les mois d’Elloul et de Tichri.

Sans doute a-t-on eu connaissance, dans votre Yechiva, de la proposition que j’ai formulée ici, celle que les élèves et, a fortiori, les enseignants et les dirigeants intensifient, en ces jours, l’étude des discours ‘hassidiques qui favorisent le service de Dieu.

Il serait bon que l’on en fasse de même, à Montréal et également dans les autres endroits.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass. Voir, à son sujet, la lettre n°2085. (2) Celle de Montréal.

Lettre n°2228

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2228, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Elloul 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Avraham ‘Hano’h(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 17 Mena’hem Av et, il y a quelques temps, les deux premiers chapitres du premier tome du Beth Rabbi en Hébreu(2), avec la lettre qui les accompagnait. Sans doute poursuivez-vous votre travail(3) avec la plus grande ardeur possible, pourvu que celle-ci ne remette pas en cause la qualité du contenu. De manière générale, la présentation de ces chapitres(4) est satisfaisante.

Vous me demandez qui sont les “ deux vieillards bien connus ” dont il est question à la page 49 du recueil de causeries. Pour l’heure, je n’ai pas le souvenir d’avoir reçu, de mon beau-père, le Rabbi une précision quelconque pour cela. Vous pouvez donc ne donner aucune indication, à ce sujet(5).

Lorsque l’on mettra en ordre les manuscrits qu’il reste à classer, on y trouvera sûrement quelques détails nouveaux et, si l’on y découvre une explication à ce sujet, on l’ajoutera aux additifs qui seront alors imprimés.

Encore une fois, l’essentiel est que ce livre paraisse au plus vite. Le retard d’ores et déjà pris est amplement suffisant, au delà de tout ce qui est nécessaire, de même que la réflexion nécessaire à sa présentation .

Avec ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav A.H. Glitsenstein, de Jérusalem. Voir, à son propos, la lettre n°1889. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1889. (3) De traduction. (4) Les deux chapitres déjà parvenus. (5) Dans la traduction de ce livre.

Lettre n°2229

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2229, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Elloul 5713,

Brooklyn, New York,

Aux ‘Hassidim ‘Habad qui se trouvent en Terre Sainte

et, en particulier, à …(1),

que Dieu leur accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, me proposant de visiter les endroits où vous êtes installés, de voir et d’observer ce qui s’y passe.

Mais, que puis-je faire ? Différents voiles, obstacles, entraves et empêchements, matériels et spirituels, ne me donnent malheureusement pas la possibilité d’accéder à cette requête, pourtant bonne et positive. Que Dieu fasse que disparaissent les barrières, en général et celles-là, en particulier, que nous puissions nous rencontrer dans des occasions joyeuses.

Je vous joins le fascicule édité à l’occasion du 18 Elloul prochain, qui vient de paraître. Sans doute l’étudierez-vous, chacun individuellement, puis tous ensemble, avec l’approfondissement qui convient.

Que Dieu fasse que chacun d’entre nous vivifie tous les domaines du service de Dieu de ce mois de la miséricorde(2), c’est-à-dire la Techouva, “ Et l’Eternel ton Dieu circoncira ton cœur et celui de ta descendance ”, la Torah, “ Il l’a fait arriver par sa main et Je te fixerai un endroit ”, le service de Dieu, “ Je suis à mon Bien Aimé et mon Bien

Aimé est à moi ” et les bonnes actions, “ des envois de mets l’un à son ami et des cadeaux aux pauvres ”(3).

Conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, un reflet de toutes les fêtes éclaire chaque jour. Il en sera donc ainsi, tout au long de l’année, qui, de la sorte, sera bonne et douce, matériellement et spirituellement à la fois.

En vous souhaitant et en me souhaitant d’être inscrit et scellé pour une bonne et douce année,

Notes

(1) Cette lettre fut adressée à quelques villes d’Erets Israël. (2) Celui d’Elloul. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2217.

Lettre n°2230

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2230, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Elloul 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 10 Elloul, dans laquelle vous me décrivez comment vous avez étudié la Torah jusqu’à maintenant et comment vous avez pratiqué les Mitsvot. Vous me faites part des craintes que vous inspire la ‘Hassidout.

En fait, ces craintes sont sans fondement, car il ne s’agit pas d’étudier la Kabbala, mais bien la ‘Hassidout, même si l’on fait parfois appel à des notions kabbalistiques. Néanmoins, le développement qui en est donné appartient bien à la ‘Hassidout et les craintes exprimées dans votre lettre n’ont donc pas lieu d’être.

Il est indispensable que vous étudiez le Kountrass Ets ‘Haïm et le Kountrass Oumayan, du Rabbi Rachab, de même que l’introduction du Kountrass Ets ‘Haïm, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Ainsi, vous comprendrez à quel point vos craintes sont insensées, ne sont qu’un stratagème du mauvais penchant, destiné à vous priver d’une grande partie de notre sainte Torah.

Notre génération, celle du “ talon du Machia’h ”(1) a eu le mérite d’apporter la révélation de cette partie de la Torah au plus grand nombre. La divine Providence a fait que vous en ayez eu connaissance. Vous devez donc saisir cette opportunité par tous vos deux cent quarante huit membres et vos trois cent soixante nerfs, sans négocier avec votre mauvais penchant, qui vous inspire ces craintes. Car, si un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité, combien plus peut le faire beaucoup de lumière.

Vous ne devez pas vous demander ce qu’il en était dans les premières générations, avant la révélation de la ‘Hassidout(2). Car, une telle interrogation est comparable à la suivante : Qu’en était-il à l’époque de la Michna, avant la révélation de la Guemara et à celle de la Guemara, avant la révélation des commentaires des premiers Sages ? Il est sans doute inutile d’en dire plus.

Vous consulterez le Kountrass Ets ‘Haïm, précédemment cité. Vous y trouverez une bonne réponse à votre question et vous vous sentirez mieux. Que Dieu vous accorde le succès afin que vous redoubliez d’ardeur pour étudier à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, de manière fructueuse.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Précédant, de façon immédiate, sa venue. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2136 et 2150.

Lettre n°2231

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2231, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Elloul 5713,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav El’hanan Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 24/8, dans laquelle vous me dites que notre ami commun va un peu mieux. Il faut souhaiter qu’il continue à faire tout ce qui dépend de lui. Ainsi, Dieu fera qu’il aille beaucoup mieux.

J’espère que le chèque qu’il envoie(2) n’est pas un don unique. En effet, je me souviens lui avoir souligné qu’en ce qui le concerne, le montant importait peu. Il est nécessaire, avant tout, qu’il contribue à la Tsédaka, chaque jour de semaine.

Il est clair que l’on ne peut pas être rassasié aujourd’hui par un repas que l’on a consommé la semaine dernière. Et, il en est de même pour la nourriture de l’âme. Certaines actions peuvent être accomplies en une seule fois et être suffisantes pour une longue période. On peut citer, à ce propos, dans l’environnement de l’homme, une maison ou des vêtements. A l’opposé, on doit manger chaque jour et le repas d’une journée n’est d’aucune utilité pour la suivante.

Il en va de même pour ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. Certains Commandements doivent être mis en pratique une fois et sont ensuite suffisants pour une longue période. C’est le cas de la Mitsva de sonner du Choffar(3) qui est, selon l’interprétation de nos Sages, le moyen de proclamer la royauté du Saint béni soit-Il. Et, il suffit de le faire une seule fois pour toute l’année.

A l’opposé, l’étude de la Torah et le don à la Tsédaka, au moins par petits montants, doivent être des pratiques quotidiennes, même si des distinctions peuvent, là aussi, être faites. Ainsi, avant Roch Hachana ou bien dans un moment de détresse, ce qu’à Dieu ne plaise, ou encore lorsque l’on rencontre un homme qui se trouve particulièrement dans le besoin, on doit effectivement perdre toute proportion. Mais, l’on n’en est pas dispensé pour autant d’en donner également, le lendemain, puis chaque jour suivant, un montant moins important, sans en faire le vœu.

Vous me pardonnerez de dire tout cela de manière crue, mais, psychologiquement, le fait de rédiger une idée ou d’en parler permet de la clarifier également pour soi-même. J’espère que notre ami, même s’il est impatient(4), n’en donnera pas moins un certain montant à la Tsédaka, chaque jour et ne se contentera pas de donner une somme plus importante par la suite.

Lorsque le docteur Nissan Mindel(5) reviendra de vacances, j’écrirai à notre ami avec plaisir, afin de lui souhaiter Mazal Tov pour les fiançailles de son fils. Je vous remercie chaleureusement de vouloir vous en charger, mais, comme je l’ai dit, je voudrais lui écrire en anglais.

Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année,

Notes

(1) Le Rav E.Kowen. Voir, à son sujet, la lettre n°458. (2) Pour la Tsédaka. (3) A Roch Hachana. (4) De donner une importante contribution à la Tsédaka. (5) Le secrétaire du Rabbi, chargé de sa correspondance en anglais.

Lettre n°2232

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2232, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Elloul 5713,

Brooklyn,

Je te salue et te bénis,

Ta Bar Mitsva sera célébrée le Chabbat Parchat Tavo, qui approche de manière positive, pour nous et pour tout Israël. Outre ce que je t’ai dit lorsque tu es venu me voir, je voudrais donc te souhaiter encore une fois, à cette occasion, de grandir, depuis “ l’âge de treize ans ”, lorsque “ l’on est astreint à la pratique des Mitsvot ”, jusqu’à “ l’âge de quinze ans ”, lorsque “ l’on accède à l’étude de la Guemara ”, comme le dit la Michna, dans le cinquième chapitre du traité Avot.

Tout est effet de la divine Providence et l’on doit en déduire un enseignement pour la vie. En l’occurrence, ta Bar Mitsva est célébrée dans une synagogue, qui est un “ petit Sanctuaire ”, à la date lumineuse du 18 Elloul(1). Il faut, à n’en pas douter, en tirer un enseignement pour son comportement.

Mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, dit que(2) le 18 Elloul est le jour qui insuffle la vitalité(3). Grâce à la force qu’il apporte, on peut vivifier tout le mois d’Elloul, celui du bilan moral de toute l’année.

Puisse Dieu te venir en aide pour faire tout ce qui est en ton pouvoir, afin de devenir un Juif enthousiaste et chaleureux. Pour cela, tu baseras ton existence sur la Torah et les Mitsvot. De la sorte, tu t’attacheras à Dieu, Créateur du monde, tout comme Moché, notre maître, nous l’a dit : “ Et vous, vous êtes attachés à l’Eternel votre Dieu, tous vivants aujourd’hui ” ”.

Avec ma bénédiction afin que tu sois inscrit et scellé pour une bonne année, que tes parents aient beaucoup de satisfaction de toi et de ton frère, une satisfaction juive et ‘hassidique,

Notes

(1) Date de la naissance du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1851. (3) ‘Haï, dont la valeur numérique est dix-huit, signifie vivant.

Lettre n°2233

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2233, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

19 Elloul 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Mi’haël(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Elloul, veille du Chabbat Tétsé. Je vous remercie beaucoup pour la bonne nouvelle que vous m’apprenez, celle de l’amélioration de l’état de santé des élèves(2) que vous citez dans votre lettre. Sans doute me donnerez-vous également de bonnes nouvelles des autres élèves.

B) Vous parlez de vos efforts pour que les élèves qui en ont la possibilité restent à la Yechiva, pendant le mois de Tichri. Il est bien clair que ce que je disais(3) s’entendait uniquement de leur plein gré. Il est bon que vous le leur ayez expliqué également de cette manière.

J’ai dit aussi que l’apport d’une telle initiative doit être évident. En effet, vous profiterez de ce moment pour en faire usage dans l’esprit de ‘Habad. Eux-mêmes font un sacrifice(4) et il faut donc leur montrer que celui-ci est pour leur bien.

Votre lettre semble indiquer que tout cela soulève plusieurs difficultés, chez vous. En tout état de cause, vous leur donnerez donc des instructions précises(5). Peut-être serait-il bon que vous passiez avec eux au moins quelques uns des dix jours de Techouva. Bien évidemment, cela n’est pas comparable(6).

C) J’aimerais savoir si un soutien spirituel a été donné aux élèves qui sont partis.

D) Comme vous me l’avez demandé, on vous a adressé vingt fascicules du discours ‘hassidique intitulé “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec tyrannie envers Ses créatures ”.

Si vous nous dites quels sont les fascicules ou les causeries dont vous avez besoin, nous vous les enverrons directement, dans la mesure où nous en disposons.

A l’occasion de la nouvelle année, qui s’approche, de manière positive, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse, de même qu’aux membres de votre famille, ma bénédiction afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav M.Lipsker. Voir, à son sujet, la lettre n°1547. (2) De la Yechiva de Meknès. (3) Voir les lettres n°2204 et 2205. (4) En restant à la Yechiva au lieu de rentrer chez leurs parents. (5) S’il s’avère impossible de les garder à la Yechiva, du fait de ces difficultés. (6) Au fait de passer tout le mois à la Yechiva.

Lettre n°2234

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2234, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[21 Elloul 5713]

Vous me dites que la situation de la Yechiva n’a pas encore été clarifiée. A mon sens, cela n’est pas exact. Il est établi, depuis bien longtemps, que l’enseignement du Baal Chem Tov et tout ce qui le concerne doivent être diffusés à l’extérieur.

Il est donc inconcevable qu’il y ait un coin du globe où se trouvent des enfants d’Israël et où ne parvienne pas cet enseignement, sous la forme précise que désirèrent le Baal Chem Tov et ses successeurs, les maîtres de ‘Habad, c’est-à-dire de telle sorte que l’enseignement et la vie ne forment, au quotidien, qu’une seule et même entité.

Mon beau-père, le Rabbi, nous a maintes fois dit que nous vivons la période du talon du Machia’h, lequel “ se trouve derrière notre mur ” et attend la transformation des quelques derniers éléments qui subsistent encore.

L’étude de la ‘Hassidout est donc indispensable dans votre ville, non seulement parmi les ‘Hassidim, venus de Russie, qui se sont installés là-bas, mais également de la part des résidents de cet endroit, les enfants d’Israël qui se trouvent sur place. Puisqu’il s’agit d’une nécessité, vous trouverez sûrement le moyen d’obtenir un tel résultat.

Il est inutile de préciser que le bâtiment de la Yechiva, dans la mesure où il fait bonne impression, devrait devenir le centre de tout ce qui concerne ‘Habad, c’est-à-dire un lieu de Torah, de prière, de célébrations ‘hassidiques, de réunions. Bien évidemment, toutes ces activités ne doivent pas contredire les études. Néanmoins, il est certain que toutes les activités peuvent être concentrées dans ce bâtiment.

L’expérience a montré que le fait d’organiser de telles activités constitue un soutien pour la Yechiva.

Lettre n°2235

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2235, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Elloul 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 10 et 15 Elloul, de même que les précédentes. Je suis satisfait de constater que vous accordez des circonstances atténuantes à tous ceux qui vous entourent. Nos Sages et, en particulier, les textes de la ‘Hassidout, soulignent l’importance d’une telle attitude. Pour autant, cela ne peut nullement se substituer aux actions qui devraient être réalisées et qui manquent.

Lorsque les circonstances atténuantes empêchent d’agir et d’encourager à l’action, même si Dieu récompense celui qui en est l’auteur, la perte que causera ce manque d’empressement doit effectivement être prise en compte.

Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi(1), dont le mérite nous protégera, selon lequel “ la mission essentielle des anges Mi’haël et Matat…(2) consiste à mettre par écrit les mérites d’Israël ”. Et, le Tséma’h Tsédek(3) ajoute que “ nous sommes des travailleurs du jour ”, chargés de transmettre la clarté. Pour cela, des actions concrètes sont nécessaires.

Pour ne pas se tromper soi-même, on prendra une feuille de papier et l’on écrira ce que l’on a fait et ce que l’on aurait pu faire.

Avec ma bénédiction pour que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, de même que tous les membres de votre famille,

Notes

(1) Voir également la lettre n°1910. (2) Matat-ron, “ l’ange dont le nom est semblable à Celui de son Créateur ”. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1564.

Lettre n°2236

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2236, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Elloul 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre et votre demande de bénédiction de la veille du Chabbat Tavo. Vous savez sans doute que l’attachement d’Israël à Dieu est lié à la Torah, à sa partie révélée et à son enseignement caché, comme le dit le Zohar, tome 3, page 73a.

Il en est de même pour la relation entre un homme et son prochain, également instaurée par la Torah. En effet, les six cent mille lettres de la Torah correspondent aux six cent mille âmes juives. Or, la présence de toutes ces lettres est indispensable pour que le Séfer Torah soit apte à l’usage. De chaque lettre dépend donc la sainteté de toutes les autres.

Vous m’envoyez une demande de bénédiction et vous étudiez donc sûrement la ‘Hassidout ‘Habad, enseignement caché de la Torah, ou bien vous commencerez immédiatement à le faire. C’est précisément en ces générations que nous avons eu le mérite d’obtenir sa révélation. Car, elle concerne chaque Juif et ne s’adresse pas à un groupe spécifique.

Que Dieu vous accorde donc la réussite. Pour obtenir le succès dans votre étude de la ‘Hassidout ‘Habad, vous devez également exercer une influence positive sur votre entourage, le rapprocher de cette étude, l’attirer à elle. Et, à l’effort de l’homme répond l’aide de Dieu.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive, pour nous et pour tout Israël, je vous adresse ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement. Vous étudierez également la Torah avec la crainte de Dieu.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2237

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2237, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Elloul 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous me dites que l’on vous propose une fonction de rabbin. Compte tenu de la responsabilité qui incombe aux Rabbanim à toute époque, en particulier à la nôtre et surtout dans un quartier de jeunes, vous raffermirez tout particulièrement votre crainte de Dieu, intérieure et extérieure.

Nos Sages disent, en effet, qu’un érudit de la Torah doit afficher à l’extérieur uniquement ce qu’il possède profondément en lui. Et, la Michna précise que l’acte est essentiel et non l’étude. Le comportement concret est donc particulièrement important.

De nos jours, lorsque l’on dirige une communauté, on doit souligner la valeur de l’action concrète, de respecter le Chabbat, la pureté familiale, de donner une bonne éducation aux enfants. Il est sans doute inutile d’en dire plus.

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche, de manière positive, pour nous et pour tout Israël, je voudrais vous exprimer ma bénédiction, afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2238

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2238, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour des Seli’hot 5713,

Brooklyn, New York,

A nos frères et sœurs, les enfants d’Israël,

partout où ils se trouvent,

que Dieu leur accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche de manière positive, pour nous et pour tout Israël, j’exprime, par la présente, ma bénédiction à tous nos frères et sœurs, les enfants d’Israël, partout où ils se trouvent, afin qu’ils aient une bonne et douce année.

Roch Hachana, début d’une nouvelle année, la cinq mille sept cent quatorzième depuis la création, n’a pas été fixé au premier jour de la création, mais à celle d’Adam, le premier homme, c’est-à-dire au sixième jour de cette création.

Ainsi, les minéraux, végétaux et animaux existaient déjà auparavant, comme la Torah le rapporte. Malgré cela, Roch Hachana est célébré lors de la création de l’homme et c’est alors que commence une nouvelle année pour le monde entier, y compris pour les animaux, végétaux et minéraux. Et, nous disons, à propos de cette date : “ C’est aujourd’hui le début de tes actions ”.

Il y a là une profonde leçon, à laquelle chacun doit méditer, en particulier durant ces jours de bilan moral.

Le monde et tout ce qui le constitue ne sont parvenus à ce qu’ils devaient être qu’avec la création de l’homme, finalité de cette création.

L’homme est un microcosme et la création, dans son ensemble, se reflète en lui. Ce qui se passe dans le monde trouve aussi son équivalent en lui. Il porte, en sa personne, tous les stades de la création. A cours de son existence, l’homme vit, tour à tour, comme un minéral, un végétal, un animal et un humain. Même lorsqu’il révèle pleinement son intellect et son esprit, il n’en conserve pas moins, dans sa vie et dans ses actions, tous ces niveaux à la fois. A certains moments du jour, il peut ne pas être différent d’un minéral. A d’autres instants, il s’identifie à un végétal ou à un animal. D’autres fois, ses accomplissements et ses actions témoignent qu’il est un homme, pétri d’intellect et de spiritualité.

Roch Hachana délivre, à chaque homme, l’enseignement suivant.

Le début, le Roch Hachana correspond à l’apparition de l’homme. Les êtres qui le précédaient, minéraux, végétaux, animaux, n’exprimaient pas encore pleinement la perfection de la création. Puis, quand Adam, le premier homme, fut créé et dit : “ Venez, prosternons-nous, inclinons-nous et agenouillons-nous devant l’Eternel notre Créateur ”, il en fut effectivement ainsi, comme l’expliquent le Zohar, tome 1, page 221b et les Pirkeï de Rabbi Eliézer, au chapitre 11.

L’homme réalisa la jonction entre la création et le Créateur. Il fit du monde un Sanctuaire, un lieu de résidence pour la Présence divine.

Ainsi, fut accomplie la finalité de la création, dans sa globalité et de chaque partie qui la constitue. Ce fut alors Roch Hachana, une nouvelle période.

Il en est de même pour chaque homme, dans son existence, en général et dans chacune de ses journées, en particulier. L’aspect profond et essentiel de la vie d’un homme consiste à mettre en évidence l’aspect humain dans les manifestations animales, végétales et minérales de la personnalité. C’est alors seulement qu’il est un homme, au plein sens de ce terme.

Ainsi, celui dont les accomplissements sont comparables à ceux des animaux, végétaux ou même minéraux doit, malgré cela, se distinguer d’eux, être plus affiné, plus élevé, au point que toutes les expressions de sa personnalité puissent être qualifiées d’humaines. De la sorte, l’homme, par la totalité de lui-même, par son corps et par son âme, peut répondre à l’appel d’Adam : “ Venez, prosternons-nous, inclinons-nous et agenouillons-nous devant l’Eternel notre Créateur ”. Afin d’obtenir un tel résultat, il faut conformer sa vie aux Injonctions du Créateur, la baser sur la Torah et les Mitsvot de “ l’Eternel, notre Créateur ”.

A l’approche de la nouvelle année, alors que commence une période nouvelle de la vie, chacun doit méditer encore une fois et graver en son esprit que “ c’est aujourd’hui le début de Tes actions ”, le fondement et la finalité de toute la création, l’acceptation du joug de la Royauté divine, qui permit à l’ensemble de la création de proclamer : “ Dieu règne, Dieu a régné, Dieu régnera pour l’éternité ”.

Avec ma bénédiction pour une bonne et douce année, matérielle et spirituelle,

Lettre n°2239

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2239, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

Premier jour des Seli’hot 5713,

Brooklyn, New York,

A nos frères et sœurs, les enfants d’Israël,

partout où ils se trouvent(1),

que Dieu leur accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche de manière positive, pour nous et pour tout Israël, j’exprime, par la présente, ma bénédiction à tous nos frères et sœurs, les enfants d’Israël, partout où ils trouvent, afin qu’ils aient une bonne et douce année.

Comme on le sait, Roch Hachana, début de la nouvelle année, la cinq mille sept cent quatorzième depuis la création du monde, n’a pas été fixé au premier jour de la création, mais bien lorsque Dieu fit apparaître l’homme sur la terre.

Ainsi, les minéraux, végétaux et animaux existaient déjà auparavant, comme la Torah le rapporte. Malgré cela, nous commémorons la création précisément lorsque l’homme fut conduit à l’existence. C’est alors que commença une période nouvelle pour le monde entier, y compris pour les animaux, végétaux et minéraux. Et, nous disons, en ce jour : “ C’est aujourd’hui le début de tes actions ”(2).

Il y a là une profonde leçon, pour chacun et chacune d’entre nous, à laquelle on doit méditer, en particulier durant ces jours de bilan moral.

Le ciel, la terre et tout ce qu’ils contiennent ne sont parvenus à leur forme définitive qu’avec l’apparition de l’homme, finalité de cette création.

L’homme est un microcosme(3). Au même titre que le monde, il porte, en sa personne, tous les stades de la création, minéraux, végétaux, animaux, humains. A cours de son existence, il passe de l’un à l’autre. Il est d’abord un minéral, puis devient végétal, s’élève vers l’animal et devient enfin humain, lorsqu’il révèle pleinement son intellect et son esprit. Pour autant, il n’en conserve pas moins, dans sa vie et ses actions, tous ces niveaux à la fois. A certains moments, il peut ne pas être différent d’un minéral. A d’autres heures de la journée, il s’identifie à un végétal ou un animal. D’autres fois, ses accomplissements et ses actions témoignent qu’il est un homme, pétri d’intellect et de spiritualité, un corps et une âme qui est “ une véritable parcelle de Divinité ”.

Roch Hachana nous enseigne que le début, la “ tête ” de la création, est l’homme. Quand Adam, le premier homme, fut créé, il annonça et proclama(4) : “ Venez, prosternons-nous, inclinons-nous et agenouillons-nous devant l’Eternel notre Créateur ”. Alors, il en fut effectivement ainsi et le monde, avec tout ce qu’il contient, devint un Sanctuaire, un lieu de résidence pour la Présence divine.

De la sorte, fut accomplie la finalité de la création et ce fut alors Roch Hachana, le commencement d’une nouvelle période.

Il en est de même pour l’existence de chacun et de chacune. L’aspect profond et essentiel de la vie d’un homme s’exprime quand il met en évidence l’aspect humain de lui-même dans les manifestations animales, végétales et minérales de sa personnalité. C’est alors seulement qu’il est un homme, au plein sens de ce terme. Bien plus, lorsque les accomplissements de sa vie, qui sont comparables à ceux des animaux, des végétaux et même des minéraux(5) s’affinent, s’élèvent et se sanctifient au point de se pénétrer de spiritualité et de sainteté, il peut être qualifié d’homme, au plein sens du terme, proclamant de tout son être : “ Venez, prosternons-nous, inclinons-nous et agenouillons-nous devant l’Eternel notre Créateur ”.

Pour obtenir un tel résultat, il faut adopter un mode de vie conforme à la Torah et aux Mitsvot que “ l’Eternel, notre Créateur ” nous a données, savoir que l’on est capable de conduire toute la création à proclamer : “ Dieu règne, Dieu a régné, Dieu régnera pour l’éternité ”(6), bien plus, que l’on a été créé dans ce but.

Avec ma bénédiction pour une bonne et douce année, matérielle et spirituelle,

Notes

(1) Cette lettre reprend, à quelques nuances près, la précédente. Néanmoins, celle-ci est en Hébreu, alors que la précédente est en Yiddish. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir Rabbénou Nissim, sur le traité Roch Hachana 16a, les ‘Hidoucheï Agadot Maharcha, à la même référence, page 27a, le discours ‘hassidique intitulé ‘C’est aujourd’hui le début de Tes actions’, prononcé en 5704 par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera ”. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Midrach Tan’houma Pekoudeï 3, Tikouneï Zohar 69, page 100b. Voir aussi les Avot de Rabbi Nathan, au chapitre 31, le Torah Or de l’Admour Hazaken, Parchat Béréchit, au discours intitulé ‘Pour comprendre le sens du changement’ ”. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Zohar, tome 1, page 221b, les Pirkeï de Rabbi Eliézer, au chapitre 11, le commentaire de la Michna à la fin du traité Tamid ”. (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir, la Michna, à la fin du second chapitre de Baba Kama ”. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Yalkout Chir Hachirim, paragraphe 897 : ‘Leur lien avec la couronne royale’ et le commentaire de la Michna du Tséma’h Tsédek, page 217a : ‘Ceci correspond aux versets proclamant la royauté de Dieu, le souvenir d’Israël et la valeur du Choffar ”.

Lettre n°2240

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2240, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Elloul 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de la veille du Chabbat Tavo et la demande de bénédiction qui l’accompagnait. Vous auriez dû expliquer à votre gendre qu’il ne convient pas d’adopter une telle attitude envers Dieu.

Auparavant, lorsque sa fille n’était pas en bonne santé, il avait formulé une promesse. Actuellement, il est moins ferme dans son désir de tenir parole et il attend une autre maladie, ce qu’à Dieu ne plaise, pour se rappeler de son engagement.

Bien évidemment, il faut lui expliquer tout cela de manière agréable et positive. Que Dieu vous aide à trouver les mots qui vous permettront de convaincre votre gendre, de sorte qu’il soit attentif à tout cela.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2241

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2241, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[27 Elloul 5713]

Lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai votre nom, afin que vous ayez une prompte guérison. Vous devez renforcer votre confiance en Dieu, “ Qui guérit toute chair et réalise des merveilles ”. Dieu raffermira votre état de santé, de sorte que vous et votre épouse conduisiez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, en bonne santé et avec largesse d’esprit.

Pour autant, vous devez renforcer votre attachement à “ Celui Qui guérit toute chair et réalise des merveilles ” en ayant un mode de vie conforme à Sa Volonté, qui est également celui qui assure le bonheur matériel et spirituel, permet de prendre la ferme résolution de conduire ses enfants sur la voie de la Torah et des bonnes actions.

Lettre n°2242

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2242, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Elloul 5713,

Brooklyn,

Aux dirigeants de Kfar ‘Habad, en Terre Sainte,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue largement et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, commencée à l’issue du Chabbat, le jour lumineux du 18 Elloul(1). Sans doute avez-vous, entre temps, vous-même reçu la mienne, expédiée d’ici.

Pour revenir au contenu de votre lettre, je suis un peu surpris, car vous m’aviez dit auparavant que vos efforts avaient porté leurs fruits, alors que, dans ce courrier, vous décrivez la situation d’une manière noire. Puisse Dieu faire qu’à l’avenir, vous m’annonciez uniquement de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles.

Pour répondre à votre question, bien que ceci aille à l’encontre de ma volonté et de ma nature(2), je dois vous décrire la situation telle qu’elle est, n’en ayant pas le choix. J’ai indiqué tout cela, en allusion, dans un précédent courrier et je le répéterai donc ici.

Il est clair, à mes yeux, que le Kfar est le canal et le réceptacle permettant d’assurer votre subsistance non seulement spirituelle, mais aussi matérielle. Pour autant, il faut envisager toute chose telle qu’elle est. Vous constituez, en l’occurrence, une communauté de ‘Hassidim et non une collection d’individualités, chacun se préoccupant uniquement de ses propres intérêts et observant les autres, ou au moins une partie d’entre eux, comme des concurrents.

Même si une telle conception était envisageable dans le pays où nous résidions auparavant(3), lorsque le lien entre les ‘Hassidim était uniquement moral, qu’il relevait de la spiritualité la plus haute, consistait à étudier la partie révélée de la Torah, la ‘Hassidout, à prier avec ferveur, à donner de la Tsédaka, la situation actuelle est profondément différente, puisque, désormais, des intérêts matériels vous unissent et ne vous séparent pas.

Il s’agit d’un village ‘hassidique en Terre Sainte, appelé à devenir un centre, à partir duquel se répandront d’autres implantations ‘hassidiques, en Erets Israël. Il est bien clair que rien ne peut être mis en commun tant que l’un considère l’autre comme un concurrent. Si vous collaborez tous ensemble, il ne fait pas de doute que, non seulement la subsistance matérielle de chacun d’entre vous n’en sera pas diminuée, mais, bien plus, vous recevrez une bénédiction et une réussite accrues.

Nos Sages disent, en effet, que la bénédiction est le réceptacle contenant la paix, celle du Saint béni soit-Il, qui dépasse toute limite. Si les habitants du Kfar parviennent à se convaincre de tout cela, ils modifieront pleinement leurs relations, réaliseront les actions d’une façon différente, avec une autre nature.

Là où vous résidiez auparavant, il était établi que les préoccupations communautaires avaient une implication uniquement pour le monde futur, car “ la Mitsva n’est pas récompensée ici-bas ”(4). En revanche, là où vous vous trouvez actuellement, il apparaît clairement, à l’issue de ce qui vient d’être dit, que de cela dépend votre subsistance matérielle, de même que celle des membres de votre famille.

C’est là raison pour laquelle je proclame sans cesse, ces derniers mois, qu’un tel comportement est dans l’intérêt de ceux qui résident au Kfar et, bien entendu, de la renommée générale du mouvement ‘Habad en Terre Sainte. Le plus rapidement possible, le Kfar se développera, au même titre que toutes les autres implantations et même au delà de celles-ci. Pour cela, il faut construire l’école agricole, l’école professionnelle, multiplier le nombre de ses habitants. Plus vite on le fera et plus l’intérêt de tous apparaîtra clairement.

Monsieur Geshtenkorn(5) m’a rendu visite, à plusieurs reprises. L’un des sujets de nos discussions à été le développement de Bneï Brak et j’ai pu m’apercevoir qu’il n’était pas irréaliste ou éloigné d’imaginer une expansion similaire pour le Kfar. Le seul problème qui se pose est le suivant. A Bneï Brak, il y a une volonté unique, celle d’aller de l’avant. En revanche, il n’en est pas de même au Kfar, où chacun vit son existence d’une manière indépendante, a sa propre volonté et illustre l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ leurs avis divergent ”, parfois même au delà de toute attente.

J’ai été satisfait d’apprendre que les ‘Hassidim ont organisé une collecte exceptionnelle, à ma demande, d’un montant de deux cents livres israéliennes, afin de renforcer le comité du Kfar, une autre, exceptionnelle également, pour le Beth Rivka et le jardin d’enfants, d’un montant de trois cents livres israéliennes et une troisième, pour le Talmud Torah du Kfar, d’un montant de deux cents livres israéliennes. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez toujours de bonnes nouvelles, dans tous les domaines.

Je suis surpris de ce que vous dites de Hamehadrin(6). Toutes les administrations en Terre Sainte savent qu’il faudra bientôt labourer et planter. La situation doit donc être clarifiée au plus vite. Il en est de même pour la construction de l’école professionnelle et de l’école agricole. L’Alya des jeunes et le Joint sont intéressés par de telles institutions, en particulier ces derniers temps. En conséquence, on peut espérer que les représentants de ces organismes collaborent avec vous, dans ce domaine. J’attends donc de vos bonnes nouvelles.

Concernant l’école agricole, je me suis entretenu avec monsieur Moché Kol, lorsqu’il était ici(7). Il est également convaincu que l’on ne doit pas se contenter de baraquements, mais qu’il faut envisager une véritable construction. Cette proposition émane de monsieur Kol lui-même et il vous appartient donc d’abonder en son sens, surtout dans l’optique du développement du Kfar que j’envisageais auparavant.

Il a été proposé qu’ils consentent un prêt de quelques milliers de livres israéliennes, mais, bien évidemment, je ne crois pas que cela leur soit possible. Pour autant, j’ai bon espoir que monsieur Kol trouvera une solution. Il est bien clair que ma proposition de restituer la moitié de ce montant, au cours des quelques années à venir(8), reste valable, y compris, ou même encore plus, si l’édifice qui est bâti coûte cinquante mille ou même soixante mille livres israéliennes.

Puisse Dieu faire que s’accomplisse en vous le dicton du Tséma’h Tsédek(9), rapporté par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel Alef et Beth(10) sont les initiales de A’hdout, unité et Bera’ha, bénédiction(11).

A l’occasion de la nouvelle année, qui approche de manière positive, pour nous et pour tout Israël, je vous exprime ma bénédiction, de même qu’aux membres de votre famille, afin que vous soyez inscrits et scellés pour une bonne et douce année, matériellement et spirituellement.

Avec mes vœux de réussite dans la crainte de Dieu et le développement de Kfar ‘Habad, dans l’attente impatiente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Date de la naissance du Baal Chem Tov et de l’Admour Hazaken. (2) Dès lors qu’il s’agit d’émettre une critique. (3) En Russie. (4) Alors, l’incidence matérielle n’était pas recherchée. (5) L’un des fondateurs de Bneï Brak. (6) Voir, à ce sujet, la lettre n°1939. (7) Voir, à ce propos, la lettre n°1978. (8) Voir, à ce propos, la lettre n°1874. (9) Voir, à ce propos, la lettre n°1971. (10) Les deux premières lettres de l’alphabet hébraïque. (11) La bénédiction se révèle uniquement lorsque l’unité s’instaure.

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