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Iguerot Kodesh — lettres 2181 à 2200

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2181

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2181, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5713,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et assume une tâche sacrée, le Rav Moché Douber(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos deux lettres, en même temps, ce lundi soir. Il est dommage que vous n’ayez pas dit au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav H.M. A. ‘Hadakov(2), que vous souhaitiez être reçu(3), car vous partiez à la campagne. En pareil cas, je ne fais nullement preuve de rigorisme(4).

Je conclus en vous exprimant mes souhaits pour que vous ayez, selon l’expression de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, “ un été en bonne santé, un été joyeux ”, vous-même et tous les membres de votre famille.

Avec ma bénédiction,

Vous évoquez vos douleurs à la plante du pied. La ‘Hassidout développe une explication, à propos du pied et, en particulier, du talon, dans sa dimension spirituelle(5). Il est bon, en la matière, de redoubler moralement d’ardeur. Ainsi, vous vous sentirez mieux physiquement.

Vous consulterez le début du Torah Or et le Likouteï Torah sur trois Parachyot, à cette même référence, au discours intitulé “ Dieu n’agit pas avec tyrannie envers Ses créatures ”. D’autres textes traitent également de cette idée.

Ceci permet de comprendre l’avis, exprimé dans le traité Bera’hot 25b, selon lequel on ne peut pas dire, à propos du talon, “ que tous mes os proclament Ta louange ”, qu’ils glorifient Dieu et Le magnifient. En effet, celui-ci permet uniquement la soumission et le don de soi(6).

Vous consulterez également le Midrach Tan’houma, cité dans le commentaire de Rachi sur le verset Devarim 2, 5 : “ Là où se pose le talon du pied : Ses pieds(7) se tiendront, ce jour-là(8) ”.

Notes

(1) Le Rav M.D. Rivkin, de New York. Voir, à son propos, la lettre n°205. (2) Le Rav ‘Haïm Morde’haï Aïzik ‘Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi. Voir, à son sujet, les lettres n°1910, 1994 et 2070. (3) En audience par le Rabbi. (4) Quant à la fréquence de ces audiences. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°1688. (6) Mais non la louange consciente de Dieu. (7) Ceux du Machia’h. (8) Le jour de la délivrance, sur le mont des Oliviers.

Lettre n°2182

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2182, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du lundi de la Parchat Pin’has, qui faisait suite à un long silence. J’y ai lu avec satisfaction que vous enseignez toujours la ‘Hassidout à votre communauté. Sans doute intensifierez-vous cette activité, car nos Sages disent que “ l’on connaît l’élévation en tout ce qui touche au domaine de la Sainteté ”.

Vous me dites que certains s’opposaient à cet enseignement. Il n’y avait sûrement là qu’une épreuve, destinée à établir que vous ne craignez pas ceux qui se moquent de vous, conformément à l’explication de notre sainte Torah, au début du Ora’h ‘Haïm, dans le Tour comme dans le Ramah, maître de tous ceux qui se trouvent en exil.

Malgré ces difficultés, vous diffuserez donc, en cet endroit, le luminaire de la Torah, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout. Heureux est votre sort, vous qui avez surmonté cette épreuve ! Vous donnerez ainsi un bon exemple aux autres. Vous leur montrerez qu’il suffit de le vouloir sincèrement pour que Dieu accorde la réussite. On peut ainsi apporter la lumière, la vitalité et la chaleur de la ‘Hassidout aux fils et filles d’Israël, partout où ils se trouvent.

Je réponds maintenant à votre question. Jusqu’à ce jour, vous avez toujours prié au lever du soleil, mais, à l’avenir, vous souhaitez prolonger votre prière(1) et vous préparer à celle-ci, en allant au Mikwé et en pratiquant la méditation, avant de la commencer.

Comme vous le savez, il est dit : “ Prépare-toi pour ton Dieu, Israël ”(2). C’est en particulier vrai pour la prière, qui est le service de Dieu du cœur. Tout dépend donc de l’intention que l’on a et il est dit que si celle qui est la plus essentielle manque, la prière est vaine(3).

Cette intention n’est pas la même, selon les personnes et les moments, car le résultat est à la mesure de l’effort(4). Vous avez eu cette pensée pure(5) et vous devez donc la mettre en pratique. Avec une ardeur accrue, vous lirez le petit Chema Israël(6) au lever du soleil. De même, vous vous délierez de votre vœu(7) devant trois personnes. Néanmoins, tout cela n’est qu’une précaution supplémentaire, puisque la prière doit être fervente et qu’elle a pour but de solliciter la miséricorde divine.

Avec ma bénédiction de bonne santé, santé physique et santé morale,

Notes

(1) Du matin, au delà de l’heure du lever du soleil. (2) Une préparation à la prière est donc effectivement nécessaire. (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Voir le Rambam, lois de la prière, chapitre 4, paragraphe 17, le commentaire, à cette référence, du Rav ‘Haïm Halevi Solovetchik et le Tanya, à la page 154b. ” (4) Textuellement, “ la marque, sur le dos du chameau, dépend du poids du fardeau ”. (5) D’allonger la prière. (6) C’est-à-dire celui qui n’est pas précédé et suivi par ses bénédictions. (7) De prier au lever du soleil.

Lettre n°2183

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2183, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[26 Tamouz 5713]

Je vous remercie de m’avoir écrit pour me décrire la réunion ‘hassidique que vous avez organisée, au jour de la Hilloula du roi David. Sans doute, à l’avenir, profiterez-vous également des jours de fête pour organiser de telles réunions ‘hassidiques et éveiller en vous l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour d’Israël.

Mais, il importe avant tout de prendre la ferme décision de dépasser vos quatre coudées réduites(2) et de vous étendre, de la manière qui convient, dans tous les autres milieux juifs, afin d’y diffuser les sources, celles de la Torah du Dieu de vie, de la ‘Hassidout générale et de la ‘Hassidout ‘Habad.

Il est différents moyens d’y parvenir. L’un de ceux-ci est une réunion ‘hassidique, en présence d’une grande foule, en s’efforçant d’y inviter de nombreuses personnes, surtout des jeunes, issus de divers milieux. De la sorte, vous mettrez en pratique le désir et la volonté de l’Admour Hazaken, qui souhaita que ‘Habad ne soit pas un groupe spécifique, mais s’adresse bien à tout le peuple d’Israël.

Notes

(1) A Chavouot. (2) Votre proximité immédiate.

Lettre n°2184

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2184, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, il y a quelques temps, vos salutations, transmises par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Elyahou Simpson(1). Celui-ci m’a fait part de vos actions positives, de l’influence que vous exercez sur votre entourage, afin de renforcer la Tradition d’Israël et l’esprit du Judaïsme.

Une action positive accomplie par un Juif est particulièrement précieuse, en tout lieu et en tout temps. Combien plus est-ce le cas à l’époque actuelle, alors que se multiplient les voiles, les obstacles, les entraves à tout ce qui est saint et pur. Le Ramban dit, dans une lettre, que “ plus l’on est sain, plus l’on peut se détruire ”. Une action positive a alors d’autant plus de valeur.

Il faut donc faire usage de toute possibilité d’agir ou de parler dans le but de renforcer la Torah et le Judaïsme. Combien plus est-ce le cas pour ceux qui appartiennent au groupe que Dieu a choisi afin d’en faire des prêtres, Le servant dans la sainteté. Les paroles et les actions de ceux-là sont infiniment plus grandes.

Le moindre détail de ce qui concerne l’homme est un effet de la divine Providence. Or, il vous a été donné d’intervenir pour ce qui concerne la séparation(2), dans la synagogue. Il y a donc là une intervention particulière de la Providence pour que vous puissiez obtenir un tel résultat. Il est sûrement inutile de vous dire à quel point une telle séparation est importante.

Dans le Temple, en Erets Israël, on pouvait observer des miracles de ses propres yeux et la Michna constate que “ dix miracles étaient réalisés pour nos ancêtres, dans le Temple ”. Malgré cela, il fut nécessaire d’y prévoir une séparation entre les hommes et les femmes, comme le disent le traité Soukka et les lois du Temple, du Rambam. Combien plus doit-il en être ainsi, après la destruction du Temple, qui sera bientôt rebâti et à l’extérieur d’Erets Israël, dans une synagogue, qui n’est qu’un “ petit Sanctuaire ”, en particulier en notre génération orpheline. Une séparation, à la synagogue, est alors une nécessité absolue(3).

On a pu vérifier, dans la pratique, que les synagogues qui ont supprimé cette séparation ou en ont fait une trop petite, se sont ainsi engagées dans un processus qui les a conduites vers la chute, ce qu’à Dieu ne plaise. Par la suite, un microphone y a été introduit pendant le Chabbat et les fêtes, ce qui constitue une transgression d’un Interdit de la Torah. Et, d’autres régressions seront encore assurément constatées.

Je ne souhaite pas en dire plus, car tout cela n’est pas à l’honneur d’Israël. Me basant sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ on ne conseille l’empressement qu’à ceux qui possèdent par nature cette qualité ”, j’ai bon espoir que vous ferez usage de tous les moyens et de toutes les possibilités afin d’écarter la mauvaise initiative que serait la suppression de cette séparation , à la synagogue.

Vous expliquerez donc, bien qu’il s’agisse d’une évidence, que, lorsque l’on consulte un ministre, même s’il ne joue qu’un rôle modeste, même s’il s’agit de formuler devant lui la plus humble requête, il ne sied pas d’adopter un comportement allant à l’encontre de sa volonté, comme l’établissent la bienséance et la logique la plus élémentaire. Ceci nuirait à la cause de ce qu’il s’agit de lui demander.

Combien plus en est-il ainsi quand on s’adresse au Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, afin de solliciter santé, enfants et prospérité matérielle. Il est interdit et coupable d’avoir alors une attitude qui contrevient à la Parole de l’Eternel, Dieu du monde.

Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera : “ Un effort n’est jamais vain ”. Que Dieu vous accorde donc la réussite. Ainsi, de manière aisée et agréable, vous assumerez la mission de Dieu et cette synagogue restera une maison de prière pour Dieu, dans laquelle seront exaucées les prières d’Israël.

Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Voir, à son propos, les lettres n°1951, 1974, 1994 et 2016. (2) Entre les hommes et les femmes. (3) Voir également, à ce propos, la lettre n°2165.

Lettre n°2185

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2185, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chalom(1),

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 25 Tamouz, dans laquelle vous me faites part de votre intention de créer les classes suivant celles qui existent déjà, à la Yechiva A’heï Temimim de votre ville(2). Ceci permettra, selon votre estimation, de maintenir dans cette institution quelques élèves des classes supérieures, qui y poursuivront ainsi leurs études.

Vous me demandez s’il est possible d’envoyer d’ici six ou sept élèves, avec leur recteur, qui se rendraient dans votre ville et s’occuperaient de ces élèves(3).

Il est certain qu’il est une très bonne initiative de rajouter des classes supérieures. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Torah Chela’h, à la page 38c. Quant à l’envoi d’élèves venant d’ici, il faut s’entretenir, à ce sujet, avec la direction de la Yechiva. Néanmoins, il semble que cela pose plusieurs difficultés. Avant tout, les parents de ces élèves n’ont aucune raison d’accepter une telle proposition qui va à l’encontre de l’habitude.

En effet, on va, d’ordinaire, d’une petite ville vers une grande(4), d’une petite Yechiva vers une plus importante et non l’inverse. Vous vous rappelez sans doute d’une expérience tentée en ce sens qui n’a pas eu une issue positive, quoique les conditions n’aient pas été strictement les mêmes.

A l’opposé, si l’on redoublait d’ardeur envers les garçons et les jeunes gens de votre ville, on peut penser que ce serait plus facile. En tout état de cause, je n’écarte pas cette possibilité et, comme je l’ai dit, vous en parlerez avec la direction de la Yechiva.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Le Rav C.Posner. Voir, à son sujet, la lettre n°823. (2) A Pittsburgh. (3) Accédant aux classes supérieures. (4) Alors qu’il s’agit, en l’occurrence, de faire l’inverse.

Lettre n°2186

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2186, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

2 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn, New York,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

homme de science,

se consacrant aux besoins

communautaires, le Rav Chimchon Raphaël(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, ces jours-ci, la brochure annuelle intitulée “ Jeune Israël ”, avec le compte rendu du président(2). Vous êtes sans doute à l’origine de cet envoi et je vous remercie d’y avoir pensé.

Par ailleurs, j’ai pris connaissance, avec satisfaction, dans différents textes, des positions de “ Jeune Israël ” en matière de religion, par exemple, en notre Terre sainte, pour ce qui concerne l’éducation et la conscription des jeunes filles ou bien, dans notre pays(3), pour la nécessité de se démarquer des “ conservatives ”(4). En effet, le manque de clarté dans les différences qui doivent être faites, en la matière, est encore plus préjudiciable que l’opposition manifestée par ce mouvement.

Certes, compte tenu de la gravité des sujets abordés, la position de “ Jeune Israël ” aurait dû être encore plus forte et plus marquée, d’autant que l’état d’esprit, à l’heure actuelle, permet de rectifier ce qui doit l’être et de tenir des propos que l’on peut accepter. De plus, la jeunesse américaine assimile, tout naturellement, le compromis à un leurre(5).

J’ai donc bon espoir que vos positions sauront s’exprimer avec la détermination et la fougue qui s’imposent, que vos actions seront menées avec tout l’enthousiasme nécessaire.

Je me permettrai également de formuler brièvement une remarque. Par manque de temps, j’ai feuilleté rapidement cette brochure. Or, il est, certes, nécessaire d’établir le bilan de tous vos acquis de l’an passé. C’est de cette manière que l’on peut trouver le courage de poursuivre son œuvre. Pour autant, il faut aussi s’efforcer que la satisfaction qui en découle ne conduise pas à penser ou même à dire que l’on a d’ores et déjà obtenu un résultat suffisant, que l’on doit se contenter de ce qui a été obtenu.

En faisant le compte de toutes les qualités, il faut aussi mettre en avant ce qui n’a pas été fait, ce qui a manqué dans les accomplissements, car les actions des hommes ne sauraient être parfaites.

De ce qui est clairement exprimé et, encore plus, de ce qui est dit entre les lignes, je déduis que le maintien d’une telle conception, dans le respect de la Torah et de la Tradition, en différents domaines importants, dépend, pour une large part, de votre personne. Et, j’ai eu le plaisir de constater, dans différents passages de ce compte rendu, que la direction de “ Jeune Israël ”(6) en a pleinement conscience. Or, nul n’en est effrayé, bien au contraire.

Je saisis cette occasion pour vous exprimer ma reconnaissance pour votre cadeau, un exemplaire de la première édition du Likouteï Torah Devarim, bien que je l’ai déjà fait par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav H.M. A. Hadakov(7).

Une nouvelle édition, enrichie, du Séfer Hamitsvot du Tséma’h Tsédek vient de paraître. A ma demande, un exemplaire vous en a été adressé, par colis séparé. A n’en pas douter, les textes qu’il contient vous seront utiles pour vos discours et vos articles.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission et dans vos préoccupations personnelles,

Notes

(1) Le Rav C.R. Weiss. Voir, à son propos, la lettre n°975. (2) De l’association du même nom, éditant cette brochure. (3) Aux Etats Unis. (4) L’un des mouvements du Judaïsme réformé. (5) Le Rabbi dit: “ Un bluff ”. (6) Le Rabbi dit, en anglais: “ Young Israel ”, alors qu’il emploie, les autres fois, la traduction hébraïque de cette expression. (7) Le Rav ‘Haïm Morde’haï Aïzik ‘Hadakov, directeur du secrétariat du Rabbi.

Lettre n°2187

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2187, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Avraham(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres de l’issue du Chabbat ‘Houkat, des 20 et 26 Tamouz, du Roch ‘Hodech Mena’hem Av.

Vous vous demandez pourquoi la ‘Hassidout s’appelle ainsi et pourquoi l’on ne parle pas plutôt de l’enseignement de tel ou tel autre maître. De fait, l’Admour Hazaken lui-même employa ce terme et l’une de ses lettres, imprimée dans le Guinzeï Nistarot, à la page 45, explique pourquoi et comment l’on doit se consacrer à la ‘Hassidout(2).

La Torah de Dieu, dans sa forme la plus globale, est appelée Torah, parce qu’elle délivre un enseignement(3) pour l’existence quotidienne, pour l’âme qui est liée à un corps. Il en est donc de même pour la ‘Hassidout, dont le nom précise l’objet. Ainsi, lorsque l’on demanda à l’Admour Hazaken ce qu’était la ‘Hassidout, il répondit qu’elle était le moyen de ne pas hésiter à se causer soi-même du tort si cela permet de ne pas en faire à son prochain(4), comme le disent nos Sages, au traité Nidda 17a.

Comme je l’ai dit plusieurs fois, je suis extrêmement peiné du retard que prend l’envoi en Terre Sainte des livres parus aux éditions Kehot(5). Bien plus, les mois d’Elloul et de Tichri approchent. Il faut donc s’organiser pour que ces livres soient disponibles avant cela, en particulier ceux de ‘Hassidout, afin que l’on puisse les diffuser à prix modique.

Je vous joins un fascicule paru dernièrement.

Avec ma bénédiction de réussite matérielle et spirituelle,

Notes

(1) Le Rav A.Pariz. Voir, à son sujet, la lettre n°2148. (2) Voir Séfer Hamaamarim 5570, de l’Admour Hazaken, à la page 44. (3) Horaa, de la même étymologie que Torah. (4) Voir, à ce sujet, la lettre n°2135. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°2148.

Lettre n°2188

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2188, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Vous m’écrivez que vous avez perdu un bain(1). Vous ne devriez pas parler de perte, mais, bien au contraire, de gain(2).

Il me semble vous avoir cité, dans ma lettre, l’affirmation de nos Sages selon laquelle on ne se plaint pas, pendant le Chabbat. Or, malgré cela, ou précisément à cause de cela, “ la guérison est proche ”.

Bien plus, une telle guérison est infiniment plus grande que celle qui aurait pu être obtenue par un bain. C’est une évidence.

Notes

(1) Devant être pris dans un but médical. Voir la lettre n°2134. (2) Puisqu’il était nécessaire de le prendre pendant le Chabbat, ce qui aurait été une transgression de ce jour.

Lettre n°2189

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2189, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez que votre fils a pleinement recouvré la santé et qu’il est maintenant retourné à l’étude, avec ardeur.

Puisse Dieu faire que, bientôt, vous m’annonciez également une bonne nouvelle concernant l’état de santé de votre épouse. Cette période est liée à Kamtsa et Bar Kamtsa(1). Le service de Dieu va donc dans le sens opposé(2), comme le dit le Rambam, au second chapitre de ses lois des opinions et, bien plus, il consiste à aimer chaque Juif “ gratuitement ”(3).

Ce sujet est partiellement évoqué dans la causerie du Chabbat bénissant le mois de Sivan, que vous avez sûrement vue. Que Dieu transforme ces jours(4) en joie et en allégresse, en bonnes nouvelles matérielles et spirituelles.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Qui furent, selon le récit talmudique, à l’origine de la destruction du Temple, du fait de l’inimitié qui régnait entre eux. (2) A cette inimitié. (3) Sans justification logique. (9) Précédant Tichea Beav.

Lettre n°2190

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2190, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Yaakov,

Je vous salue et vous bénis,

Vous avez sûrement reçu ma lettre, qui faisait réponse à la vôtre. Cela fait bien longtemps que je n’ai eu de vos nouvelles, bien que, de manière générale, lorsque l’on n’écrit pas, cela signifie que tout va bien. Néanmoins, vous connaissez l’avis du Choul’han Arou’h(2), au début du Yoré Déa, selon lequel on ne doit pas se contenter d’une présomption, chaque fois qu’une vérification est possible. Vous me confirmerez donc qu’il en est bien ainsi.

Je vous joins un fascicule(3) qui traite du souvenir, celui que le Saint béni soit-Il attend d’Israël et celui que les Juifs demandent à Dieu. Ce texte explique que Dieu agit “ mesure pour mesure ”. Ainsi, à tout moment, lorsque l’on se rappelle de son prochain, pour le bien et pour la bénédiction, on reçoit de Dieu une double récompense. En effet, le Saint béni soit-Il se souvient de celui qui s’est rappelé et de celui qui a fait l’objet de ce souvenir. Il satisfait ainsi les besoins de l’un et de l’autre.

Cette idée peut être rapprochée du fait que “ l’on doit se séparer de son prochain uniquement en rapportant une Hala’ha. C’est ainsi que l’on peut se souvenir de lui ”. Il y a, là aussi, trois éléments, le fait que l’un se souvienne de l’autre et le souvenir proprement dit, lequel est lié à la Hala’ha, à l’avancement voulu par Dieu, puisque “ tous les avancements du monde Lui appartiennent ”.

Nos Sages disent, en effet, dans le Midrach Kohélet Rabba, au début du chapitre 7, que “ le Saint béni soit-Il parcourut une distance(4) pouvant être franchie en cinq cents ans, afin de s’acquérir un Nom(5) ”. La Torah permet d’obtenir un tel résultat. Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.

Avec ma bénédiction pour que Dieu transforme ces jours(6) en joie et en allégresse, très prochainement, de même qu’avec l’expression de ma déférence,

Notes

(1) Le Rav A.Y. Neimark. Voir, à son propos, la lettre n°1715. (2) Le Rabbi note, en bas de page: “ Ce que dit le Guilayon Maharcha, à cette référence, ne concerne pas notre sujet, selon l’interprétation du traité Nedarim 49a. ” (3) Il s’agit du discours ‘hassidique intitulé “ Souviens-toi, Eternel ”, qui figure dans le Séfer Hamaamarim 5679, du Rabbi Rachab, à la page 554 et dans le Séfer Hamaamarim Meloukat, tome 1, du Rabbi, à la page 483. (4) Ce qui est bien une forme d’avancement. (5) Ici-bas, dans ce monde matériel. (6) Qui précèdent Tichea Beav.

Lettre n°2191

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2191, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre, dans laquelle vous m’apprenez une bonne nouvelle. Les membres de votre communauté ont décidé une augmentation significative de votre salaire. J’en ai été satisfait, car cela prouve que la fonction de Rav, guidant sur la voie de la Torah et des Mitsvot, est respectée.

Vous connaissez sûrement le dicton de mon beau-père, le Rabbi(1), selon lequel le mauvais penchant profite souvent d’un sentiment de satisfaction pour expliquer à l’homme qu’il en a déjà fait assez, que les autres reconnaissent également la valeur de son action, bien plus qu’ils expriment publiquement leur satisfaction. Non seulement on éprouve alors un mauvais sentiment, mais, bien plus, on est empêché, à l’avenir, de servir Dieu comme il convient, a fortiori d’intensifier ce service en fonction des besoins du moment.

On doit donc, bien au contraire, établir un bilan moral, chaque fois que survient un tel événement, se dire que l’on a agi de telle façon que l’on reçoit des remerciements, que l’on est valorisé. Or, si l’on assumait pleinement la fonction que l’on a reçue, on aurait obtenu des réalisations beaucoup plus importantes. Il faut donc, à l’avenir, apprécier à leur juste valeur chaque instant, chaque occasion de compléter ce qui manque.

Il est, sans doute; inutile d’en dire plus, pour quelqu’un comme vous. Il est tout aussi superflu de vous rappeler que, dans la tradition de Loubavitch, on ne fait pas de morale. Ce qui est dit ou écrit se justifie uniquement par le ferme espoir qu’il en résultera un effet concret. En l’occurrence, il ne s’agit donc pas de morale, mais bien d’une préparation à la Mitsva(2), qui est en l’occurrence réalisée par une autre personne(3).

Je suis peiné que vous ne m’annonciez pas la bonne nouvelle de votre installation définitive, le fait que vous ayez trouvé un bon parti, même si nos Sages disent que c’est aussi dur...(4). Mais, dans le sens opposé, le Talmud dit aussi que le résultat est à la mesure de l’effort(5). Chacun a la possibilité d’y parvenir, pour peu qu’il adopte le comportement de l’homme, qui recherche...(6).

Vous trouverez donc une épouse, de manière positive et vous susciterez la bonne volonté de Dieu, Qui est bon. Là encore, je ne vous fais pas de morale, mais je vous invite à l’action concrète, même si je vous ai déjà écrit de nombreuses fois, à ce sujet. Néanmoins, je le fais encore une fois et j’espère que vous ne m’en voudrez pas, car mon intention est uniquement positive.

Je vous joins un fascicule, qui vient de paraître. Sans doute mettrez-vous son contenu à la disposition du plus grand nombre et que Dieu transforme très prochainement ces jours(7) en joie et en allégresse.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Voir également la lettre n°2195. (2) Que l’on accomplira après avoir entendu ces propos. (3) Le Rabbi lui-même. (4) Que l’ouverture de la mer Rouge. (5) Textuellement “ la marque sur le dos du chameau dépend du poids de son fardeau ”. (6) Une femme et ce n’est pas la femme qui recherche un homme. (7) Précédant Tichea Beav.

Lettre n°2192

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2192, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch de Lod,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu vos lettres des 19, 24 et 25 Tamouz, avec ce qui y était joint.

Vous évoquez l’impression d’un fascicule rapportant des commentaires de la Torah rédigés par les enseignants et surtout par les élèves de la Yechiva. De manière générale, de tels recueils sont consacrés aux commentaires des élèves et les enseignants n’y apportent leur contribution que de manière exceptionnelle.

Il est judicieux de faire paraître un tel fascicule. Néanmoins, il faudra systématiquement y faire figurer un discours ‘hassidique ou une causerie, parmi les textes concernant plus spécifiquement ceux qui fréquentent la Yechiva. En effet, il ne faut pas oublier la finalité d’une Yechiva Loubavitch, telle que la définit le Rabbi Rachab(1). Vous consulterez, à ce sujet, le Kountrass Ets ‘Haïm, au chapitre 22 et dans l’additif, de même que la causerie intitulée “ quiconque prend part au combat de la maison de David ”(2).

Vous me dites qu’une telle parution n’existe pas encore en Terre Sainte. Il me semble qu’il y en a bien une, appelée Hanééman(3). En tout état de cause, il est bon de préparer les textes de ce fascicule. Lorsque l’on en aura une idée plus précise, il sera temps de se demander s’il doit être rattaché à une publication similaire, émanant de la Yechiva Torat Emet(4) ou de celle qui se trouve ici. Pour l’heure, il est prématuré de se prononcer.

Si vous souhaitez faire tout cela discrètement, pour les raisons que vous m’indiquez, vous pouvez opter pour cette solution. En effet, il est possible que votre Yechiva édite un fascicule indépendant qui, dans un second temps, sera rattaché à d’autres publications

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

M. Schneerson,

Notes

(1) Son fondateur. (2) Puisque telle est la définition d’une élève de la Yechiva Loubavitch. Voir, à ce sujet, le Séfer Hasi’hot 5702, du précédent Rabbi, à la page 141. (3) Celui qui est fidèle. (4) A Jérusalem.

Lettre n°2193

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2193, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Its’hak(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’interrogez sur le commentaire que fait Rachi du traité Chabbat 55a, envisageant d’abord les lettres médianes, puis revenant aux premières. On peut donner, à ce sujet, deux explications.

A) Il est un fait nouveau de considérer que la lettre médiane est un Mêm. En effet, il en est ainsi uniquement si l’on compte(2) les lettres Mêm, Noun, Tsaddik, Pé, Kaf(3).

B) Il est dit que “ Je suis le Premier et Je suis le Dernier ”. Dieu est “ le Premier ” avant la création du monde et sera “ le Dernier ”, lorsque celui-ci disparaîtra. Notre période est donc bien celle des lettres médianes et l’on peut en déduire le sens de l’expression “ Je suis le Premier et Je suis le Dernier ”.

Vous comparez vous-même cette idée avec le fait que “ Dieu règne, a régné et régnera ”. Parce qu’Il règne, au présent, on peut établir qu’Il a régné, au passé et régnera, pour l’éternité. Vous consulterez, à ce sujet, le commentaire de la Michna du Tséma’h Tsédek, sur le verset “ que l’honneur...(4) ”.

Concernant ce que vous demandez à propos de la prière Ana Be’hoa’h(5) et de la bénédiction de la lune, vous consulterez le Chaar Hacollel. A propos du compte de l’Omer, vous verrez le Sidour du Ari Zal et le Dére’h Mitsvoté’ha, à la page 54, qui parle de l’élévation(6).

Notes

(1) Le Rav I.Doubov. Voir, à son sujet, la lettre n°1998. (2) Doublement. (3) C’est-à-dire celles qui ont une forme en début ou milieu de mot et une autre, en fin de mot. (4) De Dieu soit proclamé pour l’éternité et qu’Il se réjouisse de Ses créatures. (5) Le Chorech Mitsva Ha Tefila, à la page 122b, explique, en effet, que l’on dit Ana Be’hoa’h chaque fois qu’une élévation de l’âme est nécessaire. Le Rav Doubov demandait donc pourquoi cette prière est dite après le compte de l’Omer et la bénédiction de la lune. (6) De la mesure d’orge qui constitue l’Omer.

Lettre n°2194

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2194, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

7 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

Bien que je ne reçoive pas de lettres de vous, je suis content d’avoir, de temps à autre, de vos nouvelles par de bons amis. Dieu fasse que vous puissiez toujours m’annoncer de bonnes nouvelles vous concernant, matérielles et spirituelles.

J’ai entendu dire que certaines conditions du marché n’évoluent pas comme les commerçants l’auraient souhaité. A n’en pas douter, il faut voir là une épreuve que Dieu envoie aux Juifs. Certes, Il sait qu’un cœur juif est toujours en éveil, désireux d’accomplir la Torah et les Mitsvot. Néanmoins, Il doit en convaincre les anges du Tribunal céleste, lesquels refusent de le croire.

Lorsqu’un Juif surmonte l’épreuve, Dieu leur dit donc: “ Voyez! Le mauvais penchant aurait pu convaincre ce Juif de donner moins de Tsédaka, car ses affaires ne sont plus ce qu’elles ont été. Mais, les Juifs sont avisés et ils comprennent qu’on veut, de la sorte, les éprouver ”.

Lorsqu’ils surmontent l’épreuve et en comprennent le sens, les Juifs retrouvent les affaires qu’ils faisaient auparavant. Bien plus, celles-ci s’améliorent. En effet, un père est satisfait lorsque son fils sait déchiffrer la signification profonde de ses actions. Plus le fils fait la preuve de sa sagesse et plus les cadeaux qu’il reçoit de son père sont importants.

Les commerçants disent que l’on gagne de l’habileté, avec l’âge. Vous êtes vous-même commerçant depuis bien longtemps et vous saurez donc décrypter le message de Dieu, dans la situation précédemment décrite. Dans un bon investissement, qu’il s’agisse d’un hôtel ou d’une affaire commerciale, la part de Dieu ne doit pas être diminuée. Bien plus, il faut donner largement, sur Son compte. Dès lors, Il réalise la promesse qu’Il énonce dans la Torah: “ Prélève la dîme afin de t’enrichir ” et accorde à Son associé des revenus bien plus larges qu’auparavant.

J’espère que votre état de santé s’est amélioré, depuis votre dernière visite à New York et que vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles également à propos de votre sœur.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2195

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2195, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été satisfait de constater que vous considérez d’un bon œil les institutions de Terre Sainte et que vous me faites part de leurs vertus. Puisse Dieu faire qu’avec le temps, vous puissiez leur découvrir des qualités intrinsèques et non uniquement celles qui apparaissent par comparaison aux défauts constatés dans le reste du monde.

Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi(1), dont le mérite nous protégera, soulignant à quel point il faut rejeter tout sentiment d’autosatisfaction. De façon générale, le mauvais penchant en profite pour susciter l’orgueil et la présomption, qui sont encore plus dommageables, y compris pour ce qui a déjà été accompli.

En fait, je veux bien écarter ce risque(2), pourvu qu’il y ait de quoi être fier, d’une manière qui convienne à mon beau-père, le Rabbi, fondateur de ces institutions, qui les dirige.

Je vous joins un fascicule qui vient de paraître. Vous en mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre. Et, que Dieu transforme, très prochainement, ces jours(3) en joie et en allégresse.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2191. (2) Celui de devenir orgueilleux. (3) Précédant Tichea Beav.

Lettre n°2196

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2196, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre, me demandant une bénédiction pour votre père, qui a un différend à propos d’un héritage(1). Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai son nom, afin qu’il assure sa subsistance dans la largesse.

Je suis surpris que vous ne me donniez pas le nom de votre père et celui de sa mère. Vous le ferez à la prochaine occasion. Je suis également étonné que vous n’évoquiez pas votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Nos Sages disent que le fils confère un mérite à son père Or, vous désirez qu’il connaisse la réussite, dans cette affaire(2), de même que dans les autres domaines. C’est pour cela que vous m’écrivez. Combien plus devez-vous faire vous-même des efforts, dans ce domaine.

Pour cela, vous devez progresser dans les trois domaines qui sont les piliers sur lesquels reposent le monde, en général et le “ petit monde ” que constitue l’homme, c’est-à-dire la Torah, le service de Dieu, correspondant à la prière et les bonnes actions, soient les comportements vertueux.

Plus précisément, il s’agit, en l’occurrence, d’un héritage et vos efforts doivent donc porter sur ce que nous disons quotidiennement, dans la prière : “ Comme est beau notre héritage ”. Vous savez sans doute que cette expression fait allusion à la foi, à l’amour de Dieu, enfoui en chacun et qui inclut également la crainte. C’est là ce que nos ancêtres nous ont légué, comme l’explique longuement le Tanya.

Que Dieu vous accorde la réussite, qu’Il vous renforce et vous permette de redoubler d’ardeur, dans votre service de Dieu au quotidien, pour tout ce qui concerne l’amour de votre prochain, l’amour de la Torah et l’amour de Dieu, béni soit-Il.

Notes

(1) Avec les autres héritiers. (2) Dans l’héritage.

Lettre n°2197

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2197, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 4 Mena’hem Av, de même que celle qui la précédait. Vous ne me donnez pas de détails, dans votre second courrier. Néanmoins, vous indiquez que vous êtes désormais en paix avec tous les ‘Hassidim. J’en suis particulièrement satisfait.

Puisse Dieu faire que vous ayez de longs jours et de bonnes années, matérielles et spirituelles. J’ai déjà dit(1) qu’en ce mois, l’anéantissement(2) découla de la haine gratuite. La réparation doit donc être, “ mesure pour mesure ”, un sentiment d’amour gratuit. Néanmoins, l’Attribut du bien est plus fort…(3).

L’amour sera donc beaucoup plus fort. Et, s’il doit en être ainsi pour tous, combien plus est-ce le cas des ‘Hassidim, qui ont reçu l’éducation dispensée par les maîtres de ‘Habad, par ceux de la ‘Hassidout générale, en commençant par le Baal Chem Tov et qui suivent leur voie.

Et, vous connaissez le dicton selon lequel l’amour du prochain et l’amour de Dieu ne sont qu’un seul et même sentiment.

Avec ma bénédiction pour une bonne santé et pour vous installer de la manière qui convient, matériellement et spirituellement,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, les lettres n°1124, 1162, 1173, 1661, 2189 et 2198. (2) La destruction du Temple. (3) Que celui du malheur. L’amour gratuit doit donc être beaucoup plus fort que l’était la haine gratuite.

Lettre n°2198

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2198, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai été peiné d’apprendre que vous souffrez encore une fois du pied. Vous êtes suivi par un médecin et vous vous conformerez sûrement à ses prescriptions. Mais, ne prêtez pas attention à tout cela, au point d’en être amer.

Vous connaissez le dicton du Tséma’h Tsédek, commentant l’affirmation de nos Sages selon laquelle le médecin a été autorisé à guérir. Celui-ci souligne qu’en revanche, un médecin n’est pas habilité à prononcer un mot dur. J’attends de vos bonnes nouvelles, à ce sujet et je vous en remercie d’avance.

Je vous joins le fascicule qui vient de paraître. J’ai déjà écrit(1), qu’en ce mois(2), l’anéantissement fut le fait de Kamtsa et de Bar Kamtsa, qui firent preuve de haine gratuite. Pour réparer tout cela, il faut se porter à l’autre extrême, comme l’écrit le Rambam dans le second chapitre de ses lois des opinions, c’est-à-dire aimer son prochain, d’un amour gratuit.

Mais, cet amour n’est gratuit qu’en fonction des critères de la rationalité. Car, la Torah, quant à elle, demande d’aimer chaque Juif, comme l’expliquent le chapitre 32 du Tanya et le Séfer Hamitsvot, à la Mitsva d’aimer son prochain.

Ainsi, Dieu nous prendra en grâce et nous libérera de l’exil. En effet, “ vous avez été vendus(3) pour rien ”. En conséquence, “ ce n’est pas avec de l’argent que vous serez libérés ”.

Avec ma bénédiction de prompte guérison,

Notes

(1) Voir la lettre précédente. (2) Celui de la destruction du Temple. (3) Comme esclaves.

Lettre n°2199

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2199, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Mena’hem Av 5713,

Brooklyn,

A l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad(1),

à Londres, que Dieu leur accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai été satisfait de recevoir votre lettre du 3 Mena’hem(2), dans laquelle vous me décrivez votre programme de travail, pour l’avenir. Il est sans doute inutile de vous souligner la nécessité d’introduire de nouveaux membres, dans votre organisation.

En effet, les femmes ‘Habad ne sont pas uniquement celles qui sont nées dans une famille ‘Habad ou se sont trouvées dans un environnement ‘Habad. Ce nom peut également leur être donné en fonction de leur situation future(3). Si l’on s’adresse à elles de la manière qui convient, elles se rapprocheront effectivement du mouvement ‘Habad.

Vous connaissez sûrement le dicton de mon beau-père, le Rabbi, qu’il rapporta au nom de l’Admour Hazaken, selon lequel la ‘Hassidout ne s’adresse pas uniquement à un groupe de Juifs, mais bien à tout le peuple d’Israël. Et, la parole du Juste de notre génération s’accomplira, en tout état de cause. Néanmoins, un certain temps peut être nécessaire pour cela. Mais, l’on peut en hâter la réalisation grâce à l’énergie que l’on investit dans cet accomplissement. De la sorte, on atteint plus rapidement l’objectif final.

Vous me demandez comment organiser l’étude du ‘Houmach et les autres enseignements. Ceux-ci doivent être adaptés à vos participantes, selon ce qui est préférable pour elles et ce qui suscite leur intérêt. De même, il est bon de leur enseigner les lois qui sont utiles pour la vie quotidienne.

Vous en parlerez donc aux ‘Hassidim âgés qui se trouvent dans votre ville. Ceux-ci vous indiqueront les livres dans lesquels vous trouverez les lois qui conviennent à cet enseignement. Vous possédez sûrement les “ Conversations avec les jeunes ” éditées, depuis quelques années, par le Merkaz Leïnyaneï ‘Hinou’h. Vous y trouverez de riches explications, pour toutes les semaines de l’année.

Avec ma bénédiction pour que Dieu accorde la réussite à chacune de vos participantes, de même qu’aux membres de leur famille, en tout ce qui leur est nécessaire et pour qu’elles puissent toujours annoncer de bonnes nouvelles,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1869. (2) Av. (3) Il s’agit de celles qui sont appelées à devenir ‘Habad.

Lettre n°2200

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2200, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

12 Mena’hem 5713,

Brooklyn,

Aux dirigeantes de l’association des femmes et

jeunes filles ‘Habad, à Paris(1),

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre, dans laquelle vous me faites part de l’organisation de votre action. Bien plus, celles qui passent l’été en ville y mèneront cette action et celles qui vont dans les lieux de vacances en feront de même, là où elles se trouvent.

Il serait bon que chaque femme, où qu’elle soit, puisse entrer en contact avec toutes celles qu’elle pourrait rapprocher de la pratique juive, en général et des idées de la ‘Hassidout, en particulier. Il faudrait les influencer, de la manière qui convient. Or, de différents points de vue, il est plus facile d’agir dans les lieux de vacances estivales, où les femmes sont libérées des travaux domestiques. Elles sont donc mieux disposées à écouter des idées nouvelles, surtout quand on les leur transmet de la manière qui convient. Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel “ il suffit d’agir pour obtenir un résultat ”.

J’ai été particulièrement satisfait d’apprendre que vous profitez également des mois d’été pour attirer des enfants(2) et les mettre en contact avec Beth Rivkah. Une telle action est intrinsèquement positive. De plus, ces enfants garderont, par la suite, une bonne impression et elles influenceront également la maison de leurs parents.

Que Dieu accorde la réussite à chacune d’entre vous, en tous vos besoins, de même qu’à l’ensemble de votre famille,

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Voir la lettre précédente. (2) En l’occurrence, des petites filles.

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