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Iguerot Kodesh — lettres 2161 à 2180

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2161

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2161, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Saadya(1), émissaire des Sages,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 27 Sivan, qui faisait suite à un long silence. Dieu merci, vous semblez indiquer que votre effort porte ses fruits. Puisse Dieu vous permettre d’observer, de vos yeux de chair, la réussite surnaturelle que mon beau-père, le Rabbi, vous permet d’obtenir.

Plusieurs textes de ‘Hassidout définissent le labourage et les semailles(2). Il n’est donc pas surprenant que, dans différents domaines, il faille attendre quelques temps, avant de voir un résultat concret. Bien au contraire, c’est même une nécessité, comme le soulignent ces textes.

Je suis surpris que vous ne disiez rien de la causerie prononcée ici(3), à Lag Baomer, devant les jeunes élèves. Une traduction en Hébreu en a été envoyée au Rav C.Matusof(4), afin d’en faire usage de la manière qui convient, au Maroc.

Je vous joins un fascicule qui est la suite des notes éditées à propos de l’emprisonnement(5). Il a été publié à l’occasion de la fête de la libération du 12-13 Tamouz, qui approche. Sans doute en diffuserez-vous le contenu de la meilleure façon possible.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans vos préoccupations personnelles,

Notes

(1) Le Rav S.Liberov, de Midles, au Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°1802, dans laquelle il est question de la mission qui lui est confiée au Maroc. (2) En les comparant à l’action de diffusion de la Torah et des Mitsvot. (3) Par le Rabbi lui-même. (4) De Casablanca. Voir, à son propos, la lettre n°2139. (5) Du précédent Rabbi dans les geôles soviétiques.

Lettre n°2162

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2162, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Tamouz 5713,

Brooklyn,

A la Rabbanit Keila(1),

Je vous bénis et vous salue,

A l’exception d’une seule lettre, concernant l’action des femmes et jeunes filles ‘Habad à Montréal, je n’ai reçu aucun autre courrier, me donnant des nouvelles et j’en suis surpris. J’espère qu’il s’agit uniquement d’un oubli de plume, mais que l’action se poursuit, néanmoins.

Sans doute a-t-on établi un programme sur la manière d’utiliser les mois de l’été, afin de faire connaître ce que doivent accomplir les femmes et les jeunes filles ‘Habad auprès des différents cercles que l’on rencontre dans les lieux estivaux.

Bien évidemment, lorsque l’action est coordonnée et organisée, elle est plus fructueuse. Que Dieu vienne en aide à chacune de vos membres, avec tous ceux qui appartiennent à leur famille, pour qu’ils aient tous un joyeux été, en bonne santé.

Je vous joins une copie de ma lettre adressée à l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad(2), traitant de ce qu’il convient de faire pendant l’été. J’espère que vous pourrez la diffuser de la manière qui convient.

Avec ma bénédiction,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) La Rabbanit K. Chitrik. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1869.

Lettre n°2163

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2163, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Raphaël Na’hman Hacohen(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir la suite de vos mémoires, après une longue interruption. Je suis surpris que vous ne disiez rien de votre état de santé et de celui de votre épouse. Puisse Dieu faire que ce soit un bon signe, un indice attestant que tout va bien. Malgré cela, vous ne manquerez pas de me donner cette précision, à l’avenir. Vous me parlerez également de votre succès à la Yechiva A’heï Temimim, de Tel Aviv(2). Je vous en remercie d’avance.

Vous parlez, dans vos notes, du ‘H. ‘H. M.(3), auteur du Sdeï ‘Hémed. Il semble qu’il y ait là une erreur, car le Sdeï ‘Hémed, lorsqu’il vint en Crimée, arrivait de Constantinople et non de Jérusalem. Ce fut en 5627(4) et il retourna en Terre Sainte, en 5659(5). Il resta donc en Crimée pendant trente deux ans et non quarante deux.

De même, son combat contre les écoles de l’Alliance(6) se déroula à ‘Hevron, à son retour de Crimée. Rien ne permet de dire qu’il en fut de même à Jérusalem. De fait, lorsque le ‘H. ‘H. M.(3) quitta cette ville, il avait entre dix huit et vingt ans. Il semble improbable que, de tous les Rabbanim de Jérusalem, il soit précisément celui qui ait mené ce combat.

Je vous joins le fascicule paru pour la fête de la libération du 12-13 Tamouz, qui approche. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre.

Avec ma bénédiction de bonne santé pour vous et tous les membres de votre famille, en vous souhaitant la réussite matérielle et spirituelle,

M. Schneerson,

Notes

(1) Le Rav R.N. Kahn. Voir, à son sujet, la lettre n°1639. (2) Dans laquelle le Rav Kahn enseigne. (3) ‘Ha’ham ‘Hizkya Medini, qui fut le Rav de la communauté Séfarade de ‘Hevron. (4) 1867. (5) 1899. (6) L’Alliance israélite universelle.

Lettre n°2164

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2164, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai reçu votre lettre du 20 Sivan avec plaisir, après une longue interruption. Entre temps, vous avez sûrement reçu la mienne, vous souhaitant Mazal Tov à l’occasion de la naissance de votre fils. Vous me direz également quel nom vous lui avez donné.

Je n’ai pas répondu à votre question, portant sur ce nom(1). En effet, quand on l’interrogeait, à ce sujet, mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, répondait : “ Je n’interviens pas dans ce domaine ”(2).

Les écrits du Ari Zal permettent de comprendre pourquoi il agissait ainsi. En effet, Dieu suggère aux parents le nom qui correspond à l’âme et au corps du nouveau-né. Car, le nom est le canal, véhiculant la vitalité.

Je réitère ma bénédiction et vous souhaite de le conduire à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, de même que votre autre fils, son frère, avec une véritable largesse d’esprit.

Je vous joins un fascicule et une note édités pour la fête de la libération du 12-13 Tamouz, qui approche, de même qu’une copie de ma lettre ouverte, adressée à l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. Sans doute en diffuserez-vous le contenu dans les cercles les plus larges et de la manière qui convient. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Les parents demandaient quel nom donner à l’enfant. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2003.

Lettre n°2165

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2165, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez dans votre lettre la séparation(1) se trouvant dans la synagogue(2). Un article, à ce sujet, a été édité, il y a quelques temps, dans le périodique Hamaor, qui est paru à Brooklyn, en Tévet 5711(3). L’auteur, le Rav Avraham Winfeld, de New York, cite le Rambam, au huitième chapitre des lois du Loulav, au cinquième chapitre des lois du Temple et dans le commentaire de la Michna, au traité Soukka, de même que les Tossafot Yom Tov.

Ces derniers textes disent que cette séparation doit être telle que l’on ne puisse pas voir(4). L’auteur cite également les responsa du Maharam Shik, partie Ora’h ‘Haïm, au chapitre 77. Celui-ci protesta avec véhémence contre ceux qui voulaient constituer cette séparation avec des colonnes, auquel cas il est possible de voir.

Il conclut en soulignant qu’il en est de même lorsque les femmes ont la tête couverte et qu’aucune partie de leur corps n’est découverte(5). Combien plus en est-il ainsi si elles ont la tête découverte et les bras nus. L’interdiction est alors double. Vous consulterez, à ce sujet, le Ora’h ‘Haïm, chapitre 75. C’est une évidence.

Dans le numéro d’Iyar Sivan 5713 de ce même périodique, ce sujet est évoqué encore une fois.

Notes

(1) Entre les hommes et les femmes. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2184. (3) 1951. (4) Que les hommes ne puissent pas voir les femmes. (5) Lorsqu’elle ne doit pas l’être.

Lettre n°2166

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2166, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre expresse du Roch ‘Hodech Tamouz. A titre de marque d’affection, je m’empresse d’y répondre, bouleversant ainsi l’ordre d’arrivée du courrier. Le but de la présente est, avant tout, de vous complimenter et de vous féliciter pour vous être personnellement engagé à redresser cette institution.

Comme vous le savez, le Saint béni soit-Il affirme qu’Il demande uniquement aux Juifs ce qu’ils ont le moyen d’accomplir. Pour autant, nos Sages soulignent que “ à quiconque ajoute(1), on ajoute(2) ”. Or, vous vous êtes d’ores et déjà attelé à cette tâche sacrée avec enthousiasme et ardeur. De temps à autre, Dieu accroîtra donc vos forces pour raffermir et parer la Torah. Vous êtes heureux et votre sort est enviable. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Pour reprendre ce qui est dit dans votre lettre :

A) Que faire lorsqu’un élève risque d’avoir une mauvaise influence sur un autre ? Faut-il le renvoyer de la Yechiva, ce qui lui causera du tort ou bien s’abstenir de le faire ?

Il est clair qu’entre le tort d’un individu et celui d’un groupe, c’est de ce dernier qu’il faut se préserver, en premier lieu. Néanmoins, chaque fois que c’est possible, ce qui est généralement le cas, il faut convaincre l’élève de ne pas adopter une attitude négative. On doit le faire en étant proche de lui.

En pareil cas, on parvient généralement à modifier le comportement de l’élève, qui cesse de causer du tort aux autres, puis s’améliore lui-même.

B) Devez-vous convaincre d’autres jeunes gens et des enfants de venir fréquenter la Yechiva ou bien vous est-il préférable que vous vous consacriez aux élèves qui s’y trouvent déjà ?

Le premier point, c’est-à-dire la nécessité de multiplier le nombre des élèves, est indispensable. Néanmoins, d’autres jeunes gens, parmi les ‘Hassidim, peuvent s’en charger. Et, les ‘Hassidim résidant dans votre ville peuvent le faire également.

Le Saint béni soit-Il leur donnera la réussite et vous leur viendrez en aide uniquement de temps à autre, en fonction du besoin.

C) Vous me posez une question personnelle. Vous possédez des Tefilin de Rabbénou Tam et vous me demandez si vous pouvez les mettre.

Si vous respectez le décret d’Ezra(3), sans en faire le vœu, si vous priez selon le rite du Ari Zal et si vos Tefilin sont vérifiées, vous pouvez les mettre. Bien plus, vous exercez maintenant une activité accrue dans le domaine de la diffusion de la partie profonde de la Torah. C’est, plus profondément, l’une des différences qui existent entre les Tefilin de Rachi et celles de Rabbénou Tam.

Selon les termes de la Kabbala, les Tefilin de Rachi correspondent à l’Attribut d’analyse raisonnée et donc à la compréhension, à la partie révélée de la Torah. Celles de Rabbénou Tam correspondent à l’Attribut de découverte intellectuelle, soit aux idées de la Torah qui requiert le don de sa propre personne plus que sa compréhension et donc à la partie profonde de la Torah. Vous consulterez également le Torah Or, à la Parchat Chemot, page 52b.

Je vous joins le fascicule et les notes édités pour le jour de la libération du 12-13 Tamouz, qui approche. Vous en transmettrez le contenu, de la manière qui convient, aux élèves de la Yechiva et à ceux qui peuvent être concernés par ce message.

Dieu vous donnera la réussite dans tous ces domaines.

Avec ma bénédiction de succès,

Notes

(1) Un effort. (2) Des bénédictions. (3) Imposant une immersion rituelle après chaque relation conjugale.

Lettre n°2167

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2167, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

9 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai été satisfait de recevoir votre lettre expresse de la veille du Chabbat, dans laquelle vous me dites que vous observez enfin les effets positifs de votre présence dans la ville. Il est sans doute inutile de vous souligner que ce qui n’est pas encore tangible est sûrement beaucoup plus important que ce que vous voyez de vos yeux de chair.

Que Dieu vous accorde la réussite, de

sorte que vous observiez également ce que vous ne pouvez pas encore voir.

B) Vous me dites que vous avez des difficultés à gagner votre vie. Vous vous souvenez sûrement de l’affirmation de nos Sages selon laquelle il est plus ardu d’assurer la subsistance de l’homme que de fendre la mer Rouge.

Je suis, néanmoins, surpris que vous ne me donniez pas plus de détails, à ce sujet. Vous cherchiez un endroit convenable pour fonder un Talmud Torah. Qu’en est-il? Le moment venu, vous vouliez également créer une synagogue à l’autre extrémité de votre ville.

Sans doute me donnerez-vous toutes ces précisions quand vous viendrez ici.

C) Vous me demandez si nous avons l’habitude de dire le Ta’hanoun, lors de la Hilloula d’un Juste. Vous savez sans doute que nous le disons effectivement, le 10 Chevat(1).

Une fois, j’ai interrogé mon beau-père, le Rabbi, à ce sujet(2). Il m’a répondu: “ Est-il un meilleur moment que ces jours pour formuler sa requête à Dieu? ”.

D) Concernant les deuxième et troisième paragraphes de votre lettre, nous en parlerons de vive voix, lorsque vous serez ici, puisque vous venez la semaine prochaine.

E) Je ne sais pas qui sont ceux sur qui vous exercez votre influence, dans votre ville. Néanmoins, il serait bon de leur expliquer, de manière générale, ce que représente le tombeau du maître de la génération. La Guemara l’explique, de manière allusive, en constatant que “ Kalev(3) se rendit près du tombeau des Patriarches ”. On peut comprendre qu’il fut ainsi sauvé du complot...(4), bien plus, qu’il hérita de la part(5) qui leur revenait.

En conséquence, ces personnes doivent également vous déléguer auprès de ce tombeau, en vous confiant leurs demandes de bénédiction, dès lors qu’elles ne peuvent se rendre personnellement près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous saurez sûrement trouver les termes pour leur expliquer tout cela. Vous consulterez également Igueret Hakodech, au chapitre 28 et son commentaire.

F) Je vous adresse le fascicule et les notes parus pour la fête de la libération du 12-13 Tamouz, qui approche, de même qu’une copie de ma lettre adressée à l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad.

Vous en diffuserez sûrement le contenu dans les cercles les plus larges et de la manière qui convient le mieux.

Avec ma bénédiction de réussite,

Notes

(1) Date de la Hilloula du précédent Rabbi. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 11, page 210. (3) Lorsque les explorateurs visitèrent Erets Israël et qu’il se rendit lui-même à ‘Hevron. (4) Des autres explorateurs. (5) D’Erets Israël.

Lettre n°2168

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2168, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

10 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

le Rav Avraham Sender(1),

et son épouse, madame Cheïna Sarah,

Je vous salue et vous bénis,

Conformément au dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, puisse Dieu faire que vous passiez l’été en bonne santé et joyeusement.

Nos Sages expliquent, au traité Sotta 10a, que le nom de Chimchon(2) fut inspiré par celui de Dieu, ainsi qu’il est dit : “ L’Eternel Dieu est le soleil et son fourreau ”. Ceci rappelle également, de manière allusive, que, dans le monde futur, Dieu fera sortir le soleil de son fourreau.

Or, c’est en été que le soleil se révèle dans toute son intensité. Il faut en conclure qu’il en est de même, dans la dimension spirituelle, laquelle est à l’origine de l’existence matérielle. La ‘Hassidout explique, en conséquence, qu’il est plus aisé de servir Dieu en été qu’en hiver.

Que votre été soit donc en bonne santé et joyeux, matériellement et spirituellement à la fois. Vous voudrez bien transmettre mes salutations à votre fils et à sa famille, de même qu’à votre gendre et à la sienne.

Avec ma bénédiction pour de longs jours et de bonnes années, dans toutes les acceptations de ces termes,

N. B. : J’ai été satisfait de constater que vous vous employez à souligner l’importance de la prière. Certes, vous dites, dans votre lettre, que vous n’avez pas obtenu de réponse écrite. Néanmoins, tout ce qui procède de la sainteté, a fortiori tout ce qui conduit au service de Dieu(3), est nécessairement efficace, qu’on puisse le constater de ses yeux de chair ou que cela reste encore caché pendant quelques temps.

Vous consulterez, à ce sujet, le Kountrass Ets ‘Haïm, du Rabbi Rachab, expliquant, au troisième additif, qu’à l’heure actuelle, le mauvais penchant s’emploie, avant tout, à empêcher les enfants d’Israël de prier. On peut en déduire à quel point cela est important.

Je vous joins le fascicule et les notes édités pour la fête de la libération du 12-13 Tamouz, qui approche, de même qu’une copie de ma lettre adressée à l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. Vous en ferez sûrement bon usage, de la manière qui convient, dans les endroits que vous visitez.

Notes

(1) Le Rav A.S. Nemtsov. Voir, à son propos, la lettre n°1822. (2) Textuellement “ le petit soleil ”. (3) La prière est “ le service de Dieu du cœur ”.

Lettre n°2169

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2169, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

16 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 9 Tamouz, dans laquelle vous me dite que vous avez obtenu un diplôme de Cho’het pour la volaille. Vous possédez sûrement les connaissances requises et vous me demandez si vous devez en faire votre métier.

C’est effectivement une bonne initiative. Il serait bon que vous vous formiez également à la Che’hita du bétail.

Dieu vous viendra en aide et vous mettrez en pratique l’enseignement de nos Sages selon lequel la Che’hita est un moyen d’attirer(1). Et, cette leçon peut également être mise en pratique dans sa dimension spirituelle, en attirant sa propre âme animale et celle de son entourage vers le domaine privé(2), celui du Dieu unique.

Ainsi, elle(3) se confondra au sang et à la chair de l’homme. Et, il est dit que “ vous(4) êtes appelé des hommes ”, à l’image(5) du Tout Puissant, Qui siège sur le Trône céleste.

Pour répondre à votre question, si vous respectez la pratique instaurée par Ezra(6) et si avez un temps fixé pour l’étude de la ‘Hassidout, vous commencerez, sans en faire le vœu, à porter les Tefilin de Rabbénou Tam(7).

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Vers le domaine de la sainteté. Voir, à ce propos, la lettre n°1881. (2) Textuellement “ le domaine de l’Unique ”. (3) La viande obtenue par cette Che’hita. (4) Les Juifs. (5) Adam, l’homme, est de la même étymologie que Adamé, je ressemble. (6) Selon laquelle une immersion rituelle est nécessaire après chaque relation conjugale. (7) Voir la lettre n°2166.

Lettre n°2170

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2170, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה, 16 Tamouz 5713, Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai bien reçu votre lettre du 11 Tamouz et je vous en remercie. Dans son second paragraphe, vous proposez de faire cesser complètement les études universitaires de ce jeune homme. Comme vous le savez, différents textes établissent que le fait de briser son prochain dans les domaines permis, c’est-à-dire dans ceux qui le sont pour ce prochain, n’est pas une démarche positive. Bien plus, celui-ci peut pas l’accepter et se trouver ainsi confronté à une épreuve, à la cassure ou bien à un résultat allant à l’opposé de celui qui est souhaité.

Pour ma part, je lui ai demandé d’intensifier son étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Il a compris que j’étais surpris par la longueur de ses études universitaires. De même, je lui ai demandé de s’habituer à commenter la ‘Hassidout en public.

B) A ce propos, je suis étonné que les élèves les plus âgés de la Yechiva aient cessé, depuis quelques temps, de réciter des textes de ‘Hassidout dans les synagogues. Le tort qui résulte de cet abandon est bien évident.

J’ai demandé au jeune homme dont nous parlions auparavant de leur transmettre que tous ceux qui avaient adopté cette pratique doivent la maintenir. Pour qu’ils aient un plus grand intérêt à le faire et s’investissent pleinement en la matière, il serait peut-être bon qu’ils en prennent eux-mêmes l’initiative.

C’est bien ainsi que cela s’est passé ici. Les élèves, de leur propre chef, ont choisi ceux d’entre eux qui se rendent dans les synagogues. Néanmoins, il faut faire attention qu’ils ne s’en aperçoivent pas et donner des instructions en ce sens. Et, le juge ne peut statuer qu’en fonction de ce qu’il voit de ses yeux, à l’endroit où il se trouve.

Avec ma bénédiction de bonne santé, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille,

Lettre n°2171

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2171, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu vos lettres avec plaisir. Mais, je désire, avant tout, vous exprimer ma bénédiction de Mazal Tov, pour les fiançailles de votre fille, avec ce jeune homme. Puisse Dieu faire que ceci soit en un moment bon et fructueux, qu’ils bâtissent ensemble un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont éclairées par le luminaire de la Torah, c’est-à-dire par l’enseignement de la ‘Hassidout.

Votre lettre semble indiquer que le fiancé n’est pas très familier des pratiques de la ‘Hassidout et de ses notions. Sans doute, vous emploierez-vous immédiatement, ainsi que votre fille, à y remédier et à compléter ce qui doit l’être. C’est, en effet, une condition fondamentale pour avoir une vie réellement heureuse, un foyer vif et joyeux.

Vous me préciserez donc ce qui est fait, en la matière, puisque votre lettre semble indiquer, entre les lignes, que rien n’a été envisagé jusqu’à maintenant, alors que vous êtes particulièrement occupé par les préparatifs matériels du mariage. En fait, ceci explique peut-être cela. Le voile imposé aux valeurs morales par la matière est tel que vous en oubliez leur existence.

Or, réfléchissez donc ! Si vous vous consacrez à ce point au mariage et à ses préparatifs, bien qu’il ne dure qu’un jour, si vous acceptez toutes ces dépenses dans le seul but de trouver grâce aux yeux des hommes, combien plus devriez-vous vous préoccuper des préparations spirituelles, qui conditionnent toute l’existence du jeune couple. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Lettre n°2172

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2172, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

20 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que vous avez emménagé dans une nouvelle maison. Puisse Dieu faire qu’en changeant de lieu, vous changiez également de Mazal, pour le bien et pour la bénédiction, matérielle et spirituelle à la fois. Vous et votre épouse conduirez vos enfants à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse véritable.

Avec ma bénédiction,

N. B. : Il serait bon de fixer immédiatement, dans votre nouvel appartement, des Mezouzot qui seront, bien entendu, cachères et vérifiées. Au bout de trente jours, l’une d’elles sera vérifiée encore une fois ou bien vous en placerez une autre, qui sera plus belle et vous direz alors la bénédiction, avec l’intention que celle-ci porte également sur les autres Mezouzot de la maison.

Lettre n°2173

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2173, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

22 Tamouz 5713,

Brooklyn,

A mon proche parent, le distingué ‘Hassid qui craint Dieu,

issu d’une illustre famille, le Rav Chmouel Abba(1),

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez, dans votre lettre, que vous avez, en votre possession, un manuscrit de l’enseignement du Juste, Rabbi Pin’has de Korets. Vous faites sans doute allusion à un manuscrit inédit. Vous savez sans doute que le docteur Avraham Yochoua Heshel, beau-frère du Rabbi de Kopichnits, se trouve ici et qu’il se consacre, depuis quelques temps, à recueillir l’enseignement de Rabbi Pin’has de Korets.

Vous évoquez également, dans votre lettre, la biographie du Rav de Korets. Vous faites sûrement allusion au livre du Rav M.Y. Gutman(2), qu’il m’avait personnellement adressé, à l’époque.

Que Dieu permette à chacun d’entre nous de trouver sa part dans la diffusion des sources de la ‘Hassidout, Torah de vie, jusqu’à l’extérieur et de le faire avec largesse d’esprit.

Je viens de recevoir votre lettre du 29/6.

De la part de votre proche parent qui vous respecte et vous souhaite tout le bien,

Notes

(1) Le Rav C.A. Shapiro. (2) Le Rav Matityahou Ye’hezkel Gutman. Voir, à son sujet, les lettres n°2111 et 2142.

Lettre n°2174

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2174, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Nos Sages enseignent, au traité Be’horot 45a, que les femmes possèdent deux cent cinquante deux membres(1).

C’est la raison pour laquelle on a coutume d’écrire(2) : “ pour tous ses membres(3) et pour ses trois cent soixante cinq nerfs(4) ”.

Néanmoins, pour celui qui n’y prête pas garde, on en fera de même et l’essentiel est que la paix soit maintenue(5).

Notes

(1) Alors que les hommes en ont deux cent quarante huit. (2) Lorsque l’on demande, par exemple, une bénédiction pour leur guérison. (3) Sans en préciser le nombre, comme on le fait pour un homme. (4) Soit le même nombre que ceux d’un homme. (5) Il ne convient pas d’instaurer la controverse uniquement pour imposer cette formule.

Lettre n°2175

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2175, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’espère qu’après votre départ d’ici, votre voyage s’est bien passé et qu’à réception de cette lettre, vous vous trouverez déjà, selon le programme que vous avez établi, en notre Terre Sainte, qui sera restaurée et rebâtie par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen. Et, j’ai bon espoir que vous avez su profiter de votre voyage en Erets Israël pour renforcer la pratique juive dans tous les endroits où vous vous êtes arrêté, en fonctions des conditions locales.

Pour faire suite à la conversation que nous avons eue avant votre départ, je voudrais vous répéter ici brièvement ce que je vous avais alors dit et préciser également certains points. J’introduirai, tout d’abord, mon propos.

Il est un principe bien connu de notre sainte Torah selon lequel tout est effet de la divine Providence. Un célèbre enseignement de nos Sages affirme que tout ce que Dieu fait est pour le bien. Et, la Providence se marque tout particulièrement dans un événement inattendu ou survenant de manière inhabituelle. Or, c’est bien ainsi qu’il faut définir notre rencontre, intervenue quelques jours avant votre départ, à un moment imprévu. Je considère donc qu’il y a bien là une intervention directe de la divine Providence. En conséquence, nous devons, vous et moi, nous efforcer d’en faire usage pour le bien véritable, dans un domaine qui concerne le plus grand nombre.

Il est sans doute inutile de vous décrire la situation difficile, dans le domaine financier, que connaissent les saintes Yechivot, en notre Terre Sainte. Certes, ce problème se pose également dans toutes les Yechivot du monde et il est bien connu ici aussi, à New York. Toutefois, il est, en Erets Israël, beaucoup plus aigu et grave, pour différentes raisons.

La situation est d’autant plus dramatique qu’elle ne va pas en s’améliorant, bien plus, que se dressent de nouveaux obstacles, empêchant les Yechivot de redresser leur situation matérielle. Bien évidemment, le nombre des élèves fréquentant ces Yechivot s’en ressent, quel que soit, par ailleurs, le sentiment d’abnégation dont font preuve les Juifs, en général et les jeunes, en particulier.

Jusqu’à un certain point, certes limité, quelques parents éprouvent, de ce fait, des craintes à envoyer leurs enfants dans les Yechivot de notre Terre Sainte. Pour toutes ces raisons, chaque élève d’une Yechiva de Terre Sainte a une valeur accrue. Tous les moyens doivent donc être pris pour que le nombre de ces élèves ne diminue pas, bien plus, qu’il augmente.

L’une des façons d’y parvenir est d’améliorer la situation matérielle des Yechivot. Il est clair que l’on ne peut nullement permettre ce qui réduira le nombre des élèves. Il faut donc lutter en ce sens, même lorsque le doute subsiste. En effet, le passé récent a montré que, dès lors qu’il s’agit des Yechivot, tous les doutes se révèlent être justifiés.

En conséquence, il est sûrement inutile de vous souligner qu’il est une Mitsva et une obligation, incombant à chaque Juif, d’être vigilant et de soutenir les Yechivot de notre Terre Sainte, dans la situation critique qu’elles connaissent actuellement. Ce devoir est accru lorsqu’il s’agit de personnes exerçant une influence sur de nombreuses personnes. Il l’est d’autant plus pour ceux qui jouent un rôle déterminant dans les organisations juives et comptent parmi ceux qui soutiennent la vie des Yechivot.

Après cette introduction, j’en viens à ce qui concerne le projet d’école dans laquelle on associerait les études sacrées, comme la Guemara, les Tossafot, d’une part et les études profanes, d’autre part, afin de former ceux qui accéderont à de hautes fonctions, ingénieurs, médecins, avocats.

Je n’envisagerai pas ici la question intrinsèque, c’est-à-dire l’utilité et la raison d’être d’une telle institution mixte. En effet, l’avis des Grands d’Israël à ce sujet, est bien connu, depuis plusieurs générations. Je considérerai donc le problème uniquement du point de vue de la situation des Yechivot, en notre Terre Sainte. Dans cette optique, sans l’ombre d’un doute, l’existence d’une telle école aura pour effet d’écarter des élèves de ces Yechivot. Or, de ces dernières et d’elles seulement, dépend la pérennité de notre peuple.

Je prends la responsabilité de vous dire tout cela d’une manière brutale, car il m’a été donné, lorsque je me trouvais en Russie, puis en Pologne, en Allemagne, en France et en Amérique, d’observer de près à quel point de telles institutions ont influencé la jeunesse. Les informations précises dont je dispose, émanant de différents milieux et concernant les diverses catégories de la jeunesse, en Erets Israël, me permettent de dire qu’il en résultera une dégradation et des ravages, ce qu’à Dieu ne plaise, infiniment plus considérables que ce qu’ils seraient si une telle institution se trouvait dans un autre endroit, par exemple en Amérique, où les conditions sont totalement différentes, pour diverses raisons.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2176

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2176, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Chmouel Tsvi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 17 Tamouz(2), que Dieu transformera en joie et en allégresse. Vous me dites qu’un Talmud Torah a été créé dans votre ville, grâce à l’intervention du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Yona Edelkopf et que celui-ci se développe. Selon les informations dont vous disposez, en tant que résidant de cet endroit, il y a de grandes chances que ce Talmud Torah se développe, qu’il acquiert un bon renom. En effet, nombreux sont les parents et les responsables communautaires qui recherchent une éducation empreinte de crainte de Dieu. De même, vous ne prévoyez pas de problème financier.

Votre lettre semble indiquer que la situation que vous décrivez est potentielle et qu’il faut maintenant la réaliser. Or, nos Sages disent que “ celui qui lit la lettre doit en mettre les termes en pratique”(3).

Vous vous efforcerez donc de le faire, en témoignant du plus grand empressement. Vous inviterez également vos amis et vos connaissances à imiter votre exemple.

De même, vous trouverez aisément des enseignants ayant la crainte de Dieu, qui prendront en charge l’essentiel de ce qui doit être accompli, c’est-à-dire l’éducation des enfants dans l’esprit de la Tradition d’Israël. Bien évidemment, vous m’écrirez pour m’indiquer, avec tout le détail qui convient, de quelle manière ce projet prend forme. Je vous en remercie d’avance.

Vous concluez votre lettre en disant que vous avez besoin d’un professeur. Vous clarifierez tout d’abord la situation de celui que vous avez déjà, de manière satisfaisante. Ceci permettra d’attirer d’autres enseignants.

Vous dites, au début de votre lettre, que votre père était lié à ‘Habad, au début de sa vie, qu’il fut même l’un des recteurs de la Yechiva ‘Habad de ‘Hevron. En conséquence, je suis surpris que vous ne me disiez rien du temps que vous consacrez, de manière fixe, à étudier l’enseignement de ‘Habad. A l’époque actuelle, une telle étude est, pour chaque Juif, une obligation de Mitsva et même une obligation, au sens propre. Bien plus, “ le fils est la hanche de son père ” et le vôtre était, en l’occurrence, un ‘Hassid ‘Habad. Il est sûrement inutile d’en dire plus.

Avec ma bénédiction,

Notes

(1) Le Rav C.T. Safekvina, de ‘Holon, en Terre Sainte. (2) Qui est un jour de jeûne. (3) Celui qui prend conscience d’un problème est le mieux placé pour lui apporter une solution.

Lettre n°2177

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2177, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

25 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous bénis et vous salue,

J’ai bien reçu votre lettre, concernant votre fils, qui est marié depuis plusieurs années et n’a toujours pas d’enfant.

Il faut déterminer, en premier lieu, si son épouse, votre bru, adopte le comportement de toutes les filles juives et respecte les lois de la pureté familiale. Lorsque c’est effectivement le cas, Dieu accorde Sa bénédiction et l’on peut avoir des enfants en bonne santé, physique et morale. S’il s’avère qu’elle ne respecte pas encore ces lois, il est un effet de la Bonté de Dieu qu’ils n’aient pas encore eu d’enfants. Le Tout Puissant désire, en effet, leur accorder la bénédiction que constituent des enfants en bonne santé, morale et physique.

Certains ne respectent pas la pureté familiale et semblent, néanmoins, avoir des enfants en bonne santé. Mais, il n’y a pas lieu de s’interroger, à ce propos. En effet, on ne sait pas avec précision ce qui se passe chez les autres, la douleur que des parents peuvent éprouver devant la manière injuste dont leurs enfants sont nés, en pareil cas. Ceux-là sont donc gênés d’en parler et ils cachent, de différentes façons, les souffrances profondes et les remords que leur inspire ce qui s’est passé.

S’il était possible de raconter de quelle manière la plupart des parents regrettent intimement de ne pas avoir respecté la pureté familiale, en sachant ce qui en a découlé pour leurs enfants, il ne serait pas nécessaire d’expliquer avec autant de précision pourquoi il est si important de mettre ces lois en pratique.

Mon propos n’est pas de vous faire souffrir, mais en tant que mère et que femme, vous devriez investir toutes vos forces, en la matière, agir pour que votre fils et son épouse respectent la pureté familiale et que vos autres enfants en fassent de même. Il ne s’agit pas de rendre un service à Dieu, en adoptant ces pratiques, mais bien de se rendre un service à soi-même, de protéger ses enfants et petits-enfants du malheur, ce qu’à Dieu ne plaise.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles, d’apprendre que vous avez commencé votre action dans ce domaine et que vous avez connu le succès,

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Lettre n°2178

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2178, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai enfin reçu votre lettre du 15 Tamouz, après votre long silence. Vous me parlez de votre consultation chez le médecin et de ce qu’il vous a dit.

Vous savez à quel point la santé d’un corps juif est précieuse à Dieu. Comme nous l’a rapporté mon beau-père, le Rabbi(1), dont le mérite nous protégera, son père(2) découvrit, une fois, son bras et lui dit : “ Vois l’importance du corps pour lequel furent déversées tant de Torah et de Mitsvot ”.

Il est donc clair qu’il faut tout faire pour maintenir la santé de son corps. Or, la Torah en a confié la responsabilité au médecin, qui indique ce que l’on doit manger et boire. Il faut donc s’en remettre à ses prescriptions.

Je ne comprends pas pourquoi vous dites que vous êtes empêché, de ce fait, de prier avec ferveur. Si vous voulez dire que vous ne mangez pas avant la prière, vous devez connaître l’avis, en la matière, des derniers Sages, qui est également celui de nos saints maîtres. En effet, chaque fois que la santé physique est en cause, il est permis de manger avant la prière. Bien plus, c’est même une Mitsva et une obligation.

Un dicton du Tséma’h Tsédek(3) dit qu’il est préférable de manger pour prier plutôt que de prier pour manger. Quant à ce qu’il convient de manger, vous interrogerez, à ce sujet, votre guide spirituel(4) et vous vous conformerez à son avis, de même qu’à la prescription des médecins.

Une remarque similaire peut être faite pour ce que vous écrivez, à propos de votre état nerveux. Là encore, vous connaîtrez une amélioration significative en allant fréquemment vous promener et, avant tout, en plaçant fermement votre confiance en Dieu, Qui dirige chacun d’entre nous, et vous également, sur le chemin qui conduit vers la maison de Dieu.

Il faut donc raffermir votre attachement à Dieu et à Sa Torah, grâce à l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain. Abandonnez donc votre amertume, inspirée par le mauvais penchant dans le but de troubler votre étude de la Torah, votre service de Dieu et surtout votre application du Précepte “ en toutes tes voies, connais-Le ”.

Dans l’attente de vos bonnes nouvelles et en vous accordant une bénédiction de réussite, de bonne santé, physique et morale à la fois,

Notes

(1) Voir, à ce propos, les lettres n°605, 1061 et 1579. (2) Le Rabbi Rachab. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1611. (4) Vraisemblablement celui de la Yechiva.

Lettre n°2179

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2179, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Issa’har Dov(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu avec plaisir votre lettre du jour de la libération(2), dans laquelle vous me décrivez votre action au sein d’une institution de mon beau-père, le Rabbi, celle de Beth Rivka(3), qui rapproche les cœurs des filles juives de notre Père Qui se trouve dans les cieux. Dieu vous accordera la réussite et vous pourrez assumer pleinement vos fonctions au sein de cette école.

J’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, que vous préparez l’accueil de jeunes filles, qui viennent de familles ‘hassidiques et également de la ville(4), pour la durée des vacances(5). Il y a tout lieu d’espérer que l’on en verra les fruits et les fruits des fruits également après ces vacances.

De plus, l’Admour Hazaken explique, au vingt cinquième chapitre du Tanya, que “ cette unification(6), là-haut, est éternelle et immuable ”. Ici-bas, néanmoins, elle est soumise aux limites du temps et se marque à ce moment précis(7). Vous consulterez ce texte.

Se consacrer à une telle activité constitue un immense mérite et vous permettra également d’obtenir une bénédiction et une réussite accrues, dans vos préoccupations personnelles.

Avec ma bénédiction de succès et dans l’attente de vos bonnes nouvelles, à propos de tout cela,

Notes

(1) Le Rav I.D. Gurevitch, directeur du Beth Rivka de Yerres, en France. (2) Du précédent Rabbi, le 12 Tamouz. (3) A Yerres, dans la région parisienne. (4) De Paris. (5) Voir, à ce propos, la lettre n°2152. (6) Obtenue grâce à l’étude de la Torah. (7) Celui de l’étude.

Lettre n°2180

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2180, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

26 Tamouz 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez que vous constatez une chute de votre situation morale. Or, à n’en pas douter, les paroles des Sages sont vraies et ceux-ci tranchent, dans la Michna que “ une Mitsva en attire une autre ”. Il est donc certain qu’en dispensant une bonne éducation, rapprochant les cœurs des enfants d’Israël de notre Père Qui se trouve dans les cieux, vous en viendrez à accomplir une autre Mitsva et non à connaître la chute morale, ce qu’à Dieu ne plaise.

Cette idée est encore plus évidente en fonction de ce qu’explique le début du Torah Or, commentant le verset “ la Tsédaka confère l’élévation à une nation ”. On a donc(1), selon les termes de l’Admour Hazaken, “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ”, c’est-à-dire très exactement mille fois, comme permet de l’établir la formulation du Midrach, selon laquelle “ mille enfants entament l’étude de la Loi Ecrite, cent…(2), un l’enseignera ”. Le début du Likouteï Torah sur trois Parachyot précise cette idée.

Néanmoins, l’affirmation selon laquelle on reçoit ainsi “ un cerveau et un cœur mille fois plus affinés ” souligne également la nécessité de fixer un temps pour l’étude de la Torah. C’est alors que l’on peut réussir, en une heure, ce qui, dans d’autres conditions, aurait rendu nécessaire mille heures.

Or, je suis convaincu que vous consacriez à l’étude de la Torah au moins le millième de votre temps, avant d’assumer vos fonctions pédagogiques. Vous pouvez donc en faire de même, ou bien encore plus, à l’heure actuelle. Et, rien ne résiste à la volonté.

J’ai été satisfait d’apprendre que votre épouse maintient un contact avec ses anciennes élèves. Ceci leur sera profitable, de différents points de vue. Nos Sages enseignent que “ le pauvre fait pour le riche(3) plus que ce que ce dernier fait pour lui(4) ”. Votre épouse y trouvera donc son compte également, de même que toute sa famille.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, dans vos préoccupations personnelles et dans celles de tous les membres de votre famille,

Notes

(1) En donnant cette Tsédaka. (2) Accèdent à la Michna et, au final, un seul parviendra à l’enseigner. (3) Qui lui donne de la Tsédaka. (4) En la lui donnant.

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