Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2141
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2141, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires, assume une
mission sacrée, le Rav Yehouda Zéev Segal(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille du Chabbat. Lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai votre nom et celui de tous les membres de votre famille, en particulier pour que votre fonction, au sein de la Yechiva, soit fructueuse, au delà de ce que vous escomptez.
Grâce à l’étude de la Torah et de son luminaire, qui en est la dimension profonde(2), “ la crainte de Dieu est son trésor ”. Dès lors, s’accomplissent les termes du verset : “ la foi en tes instants conduit au salut, à la sagesse et à l’entendement ”, selon l’interprétation qu’en donnent nos Sages. Vos efforts seront récompensés, qu’ils soient dirigés envers vos élèves, définis comme des enfants ou envers vos enfants, au sens littéral, d’autant que ceux-ci sont également vos élèves.
Comme je l’ai lu avec plaisir, dans votre lettre, vous comprenez que les reproches qui vous sont faits parce que vous enseignez la ‘Hassidout ne sont qu’une épreuve. Différents textes s’interrogent, à ce sujet. Car, puisque Dieu sait, d’emblée, ce qui va se passer, pourquoi soumet-Il l’homme à l’épreuve ?
En fait, cet homme en est le bénéficiaire, car il révèle ainsi, de manière concrète, ce qu’il n’avait auparavant que potentiellement. De plus, il reçoit, de cette façon, une vitalité et une lumière accrues, dans tous les domaines de la Torah et des Mitsvot, s’ajoutant à ce qui fait l’objet de son épreuve. Pour quelqu’un comme vous, il est inutile d’en dire plus.
A n’en pas douter, vous assumerez fermement votre rôle, votre mission sacrée et vous ferez preuve de largesse envers vos élèves, en leur transmettant le luminaire de la Torah(2), qui permet d’aimer Dieu et de Le craindre, de mettre en pratique les principes “ en toutes tes voies, connais-Le ” et, conformément à l’enseignement du Baal Chem Tov, “ servez Dieu dans la joie ”.
Avec ma bénédiction de réussite en toutes vos préoccupations communautaires et personnelles, dans l’attente de vos bonnes nouvelles, je conclus en vous exprimant mes salutations et mes respects.
Notes
(1) Voir, à son propos, la lettre n°2032. (2) La ‘Hassidout.
Lettre n°2142
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2142, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
issu d’une illustre famille,
le Rav Matityahou Ye’hezkel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 17(2) Sivan. Quelques jours avant cela, me sont parvenus deux exemplaires de votre livre. J’ai été satisfait de constater que vous y avez ajouté des références, ce qui inspire au lecteur l’envie de les consulter également. De plus, il faut chercher différents moyens, divers stratagèmes pour tromper le mauvais penchant, afin qu’il ne s’aperçoive pas que tel homme ou qu’une telle femme étudie la Torah ou accomplit la Mitsva d’une meilleure manière.
Il serait bon que vous ajoutiez également à votre livre un index des propos de la Torah que vous citez, afin de retrouver plus aisément chaque notion de la ‘Hassidout et ce qu’en disent les grands de ce monde, maîtres de la ‘Hassidout.
Conformément à l’usage actuel, il serait peut-être judicieux d’établir un index de tous vos livres à la fois et de l’éditer séparément. De plus, vous vous ferez ainsi de la publicité, car certains voudront sûrement acheter tous vos livres parus à ce jour.
De la sorte, tous auront des possibilités accrues de prendre connaissance de ce qui vient d’être dit et des maîtres de la ‘Hassidout que vous évoquez dans vos livres.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,
Notes
(1) Le Rav M.Y. Gutman. Voir, à son propos, la lettre n°2111. (2) Le Rabbi écrit Tov, bon, mot dont la valeur numérique est 17.
Lettre n°2143
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2143, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham Morde’haï(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 19 Sivan, dans laquelle vous me dites que vous avez eu le mérite de voir le saint visage du Rabbi Rachab et de l’entendre commenter la Torah. Selon votre lettre, cela se passait à Chavouot, mais vous précisez que vous n’avez pas gardé le souvenir de ce qu’il a dit.
Néanmoins, différents textes établissent ce que l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h érige en Hala’ha, dans ses lois de l’étude de la Torah, chapitre 2, paragraphe 10. Il y est dit :
“ Dans le monde futur, on se rappellera de toutes les explications de la Torah que l’on a oubliées, par inadvertance. Déjà à l’heure actuelle, celles-ci reçoivent l’élévation. En effet, l’oubli émane des forces du mal et il ne peut atteindre que le Trône céleste(2). On peut en conclure que ce que l’on a étudié est, là-haut, totalement délivré de l’emprise de l’oubli. ”
Lorsque que je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je lirai votre demande de bénédiction, conformément à votre souhait. Puisse Dieu faire que vous m’annonciez de bonnes nouvelles, à propos de tout ce qui y est mentionné.
Je vous joins un extrait de la causerie du Chabbat qui bénit le mois de Sivan et dont le contenu est, en fait, d’actualité tout au long de l’année. En effet, la Torah est donnée et donc reçue chaque jour. C’est pour cela que nous bénissons “ Celui Qui donne la Torah ”, au présent. Il serait bon d’en diffuser le message dans les cercles les plus larges, de la façon la plus adaptée.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav A.M. Mantcher, de France. (2) Mais non un stade plus élevé.
Lettre n°2144
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2144, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[24 Sivan 5713]
Vous m’écrivez que le petit-fils
de Chalom Moché Hacohen s’appelle Yossef Moché. J’en suis un peu surpris(1). Peut-être s’agit-il d’une erreur de plume(2). Il est également envisageable que l’on ait oublié que le grand-père s’appelle Moché(3).
Si ce n’est pas le cas(4), il serait bon de s’efforcer, quoique de manière discrète, que le petit-fils soit appelé uniquement Yossef. Il en sera de même pour son nom en anglais.
Notes
(1) Car le grand-père est encore vivant. (2) Dans la lettre adressée au Rabbi. (3) Parce que ce nom n’est plus en usage. (4) Si ni l’une ni l’autre de ces propositions n’est vraie.
Lettre n°2145
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2145, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue(1),
J’ai reçu vos salutations par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Chmouel David Halevi Reitchik, émissaire des Sages(2). Celui-ci m’écrit aussi que votre fils effectue actuellement son service militaire.
Il est sûrement inutile de vous rappeler ce que vous devez lui remémorer et lui expliquer, c’est-à-dire la nécessité de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot dans toute la mesure où cela est nécessaire pour un Juif, en général et pour quelqu’un qui se trouve à l’armée, en particulier.
Il est particulièrement important qu’il mette les Tefilin, chaque jour de semaine, au moins durant quelques minutes, pendant le courant de la journée, jusqu’au coucher du soleil. Cette pratique est favorable pour celui qui se trouve dans l’armée. Elle lui permet de rentrer chez lui, intègre et en bonne santé, comme l’a maintes fois rappelé mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Dieu merci, tous ceux qui, se trouvant dans l’armée pendant la dernière guerre, ont suivi l’injonction de mon beau-père, le Rabbi et mis les Tefilin, chaque jour, sont effectivement rentrés chez eux intègres et en bonne santé.
De manière générale, on ne pratique pas la Torah et les Mitsvot pour rendre service à Dieu, mais bien dans son propre intérêt, pour sa famille et pour tout son entourage.
J’espère que vous saurez trouver les mots permettant d’expliquer tout cela à votre fils et de le convaincre, pour son propre bien. Puisse Dieu faire que vous y parveniez aisément et puissiez m’annoncer une bonne nouvelle, à ce sujet.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita,
le secrétaire,
N. B. : Je vous joins un message(3) écrit, en son temps, par mon beau-père, le Rabbi, pour ceux qui se trouvaient dans l’armée.
Notes
(1) Cette lettre est adressée à une femme. (2) En Californie. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°101.
Lettre n°2146
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2146, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’avez fait savoir que votre anniversaire sera le premier jour de Tamouz, qui approche. Sans doute adopterez-vous les pratiques spécifiques à ce jour. Vous serez donc appelé à la Torah et vous vous isolerez pendant un moment, conformément à ce que dit le Hayom Yom, à la date du 11 Nissan 5703.
De plus, vous étudierez un discours ‘hassidique, pendant cette journée. Si possible, vous l’apprendrez par cœur et vous le répéterez publiquement, par la suite, le jour même ou bien le Chabbat suivant. De même, vous donnerez de la Tsédaka avant les prières de Cha’harit et de Min’ha.
Que Dieu vous confère la réussite, afin que vous ayez la crainte de Dieu, soyez un ‘Hassid et un érudit de la Torah. Puissiez-vous vous installer prochainement, de la manière qui convient, matériellement et spirituellement à la fois.
Je suis surpris que vous ne disiez rien de votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Vous ne parlez pas non plus de votre action auprès des autres. De fait, “ telle est la finalité de l’homme ”. Qu’attendez-vous donc pour commencer ?
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2147
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2147, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yermyahou(1),
Je vous salue et vous bénis,
A réception de cette lettre, vous aurez sûrement reçu mes salutations, d’une manière plus détaillée, par le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav Yossef Weinberg, émissaire des Sages(2). Il est sans doute inutile de vous demander de lui accorder votre aide, par toutes les manières possibles. Néanmoins, le Sifri dit, à la Parchat Tsav, que l’on “ conseille l’empressement à ceux qui possèdent cette qualité par nature ”. Ces quelques lignes ont, en conséquence, pour but de vous stimuler et de vous inviter encore plus clairement à l’action.
En effet, on est tenu d’étudier la Torah à tout moment et si l’on dilapide, même un court instant qui aurait pu être utilisé pour cela, on subit une perte irrémédiable, car les heures suivantes, y compris si elles sont pleinement utilisées pour l’étude, ne concernent qu’elles-mêmes(3).
Il en est de même également pour la Tsédaka qui est liée à l’étude de la Torah. De fait, les cœurs d’Israël sont en éveil pour la Torah et les Mitsvot. Plus l’on encourage le donateur à offrir sa contribution au plus tôt et plus l’on hâte la possibilité qu’il renouvelle ce don.
Vous faites l’acquisition d’un immense mérite en apportant votre participation à ce qui est “ un arbre de vie pour ceux qui se renforcent en elle(4) et ceux qui la soutiennent sont heureux ”. Que Dieu accomplisse en vous et en les membres de votre famille, le commentaire que donne de ce verset le Zohar, tome 3, page 53b : “ Ne lis pas Meouchar, heureux, mais Merocho, à sa tête ”. Toutes les bénédictions et toutes les formes de réussite se révéleront donc sur votre tête. De plus, “ le corps suit la tête ” et vous obtiendrez ainsi ces bénédictions également dans tous les autres domaines.
Le Zohar, tome 1, page 220a, explique qu’un chef de famille est considéré comme la tête par rapport au corps. Ce qui est la tête du mari se révélera donc chez l’épouse et chez les autres membres de la famille, de sorte que chacun, en particulier, obtienne la satisfaction de ses besoins.
Avec ma bénédiction pour que vous vous installiez de la manière qui vous convienne, de même que les membres de votre famille, matériellement et spirituellement à la fois, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Y.Alay. Voir, à son sujet, les lettres n°1288 et 1298. (2) Voir, à son propos, la lettre n°2213. (3) Et ne rattrapent pas ce qui a été perdu. (4) En la Torah.
Lettre n°2148
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2148, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
25 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Avraham(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Je suis satisfait que vous soyez en contact avec le ‘Hassid, issu d’une illustre famille, monsieur Chazar(2). J’ai bon espoir que cette relation soit profitable à l’un et à l’autre.
B) Vous évoquez la crise, en Terre Sainte, qui ne permet pas d’assurer sa propre subsistance. Je donnerai lecture de votre demande de bénédiction, à ce sujet, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Néanmoins, je suis particulièrement surpris d’une telle conception de la part des ‘Hassidim, car on peut observer de ses yeux de chair que mon beau-père, le Rabbi, a révélé la guérison(3) et suscité différents domaines dans lesquels de nombreux ‘Hassidim peuvent obtenir les moyens de gagner leur vie.
Je fais allusion, très simplement, à l’école professionnelle(4), aux exploitations agricoles du Kfar, au développement du réseau(5), aux actes de sauvetage contre les missionnaires et à la réalisation la plus nouvelle, l’envoi en Terre Sainte des livres qui sont publiés ici par les éditions Kehot(6).
Si l’on observait tout cela avec un œil avisé, on pourrait gagner sa vie, d’une manière incomparable, spirituellement, mais aussi matériellement, au sens le plus littéral. Si vous acceptiez l’une de ces fonctions, vous pourriez, de la sorte, nouer des relations dans plusieurs ministères de Terre Sainte. De la sorte, on pourrait trouver les moyens d’assurer sa subsistance à une personne, puis à une autre.
Certes, la ‘Hassidout explique que, dans les mondes de Brya, Yetsira et Assya(7), la matière créée est perçue comme une évidence, mais non la Divinité. Différentes explications et des preuves sont nécessaires pour accepter Dieu. Néanmoins, ce qui vient d’être dit prend la forme d’une certitude absolue, afin de ne laisser aucune place au mauvais penchant, qui “ rend aveugle les Sages ”. Il n’y a donc pas lieu de “ falsifier les propos des Justes ”. Car, “ tout Ton peuple est fait de Justes ”.
C) Le Rav B.E. G(8) vous a sûrement expliqué à quel point il est important d’importer là-bas, au plus vite, les livres des éditions Kehot, publiés ici. Or, pour l’heure, rien n’a été fait concrètement et j’en suis très surpris.
Avec ma bénédiction de bonne santé et de réussite dans vos préoccupations communautaires et personnelles, pour vous et pour tous les membres de votre famille,
Notes
(1) Le Rav A.Pariz. Voir, à son propos, les lettres n°892 et 2187. (2) Voir, à son propos, les lettres n°1874, 1986 et 2102. (3) Avant la plaie. (4) De Kfar ‘Habad. (5) Scolaire Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch. (6) C’est à la suite de cette lettre que fut ouvert en Terre Sainte un centre de diffusion des livres publiés par les éditions Kehot, dont le Rav Avraham Pariz fut le directeur. Voir, à ce sujet, la lettre n°2187. (7) Les plus inférieurs de la création. (8) Le Rav Binyamin Elyahou Gorodetski.
Lettre n°2149
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2149, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
27 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du 24 Sivan. En leur temps, j’ai reçu également celles du 4 Iyar et du 11 Sivan. Dans la plus récente, vous me décrivez votre rêve.
Cessez donc de prendre tout cela en compte. Ne vous intéressez plus aux rêves. De nombreux livres sacrés expliquent que des hommes respectant scrupuleusement la Torah et les Mitsvot, jusque dans le moindre détail, doivent effectivement tirer un enseignement de leurs rêves, qui ne peuvent être vains, bien que la marge de manœuvre de l’homme, pour tout ce qui les concerne, soit très faible. Pour autant, nos Sages disent, dans ce cas également, que “ il n’est pas de rêve sans propos inutiles ”.
A l’opposé, pour les hommes de notre génération, qui prononcent de nombreuses paroles inutiles, ont un nombre plus important encore de pensées vaines, sans contenu, a fortiori sans lien avec la Torah et les Mitsvot, ces rêves n’ont aucune valeur, sont parfois même inspirés par le mauvais penchant, afin d’écarter l’homme de la réalité. En conséquence, je vous le répète encore une fois, vous ne devez tenir aucun compte de ces rêves.
Il serait bon que vous fassiez vérifier les Mezouzot de votre chambre à coucher, de même que vos Tefilin. De même, vous ferez preuve de plus d’énergie pour ce qui concerne la nécessité de vous marier et pour vos affaires. Pour le premier point, vous serez moins difficile et vous vous en remettrez aux ‘Hassidim âgés, auxquels s’appliquent les termes du verset : “ le nombre des années confère la sagesse ”. De plus, ceux-ci peuvent envisager la situation de manière objective. A l’opposé, celui qui est personnellement impliqué peut parfois être subjectif.
Si vous vous conférez à tout cela et, bien entendu, si vous maintenez vos études de la Torah, comme je vous le disais dans ma précédente lettre, Dieu vous viendra en aide et vous connaîtrez la réussite, matérielle et spirituelle. Vous pourrez m’annoncer de bonnes nouvelles. Vous me direz que vous vous conformez à tout cela et que vous en constatez l’effet, de vos yeux de chair.
Lorsque je me rendrai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai votre nom, afin que vous connaissiez la réussite, dans tous les domaines.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2150
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2150, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5713,
Brooklyn, New York,
Au Rav, grand érudit, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre fidèlement aux besoins communautaires,
homme enthousiaste, aux multiples accomplissements
positifs, aux comportements généreux,
le Rav Ben Tsion Meïr ‘Haï Ouzyel(1), Richon Letsion
et grand Rabbin(2),
Puissiez-vous connaître une grande paix,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre et les deux textes qui y étaient joints. J’ait attendu, d’un jour à l’autre, votre livre Hégyoneï Ouzyel, tome 1, que vous annonciez dans votre lettre. C’est la raison pour laquelle ma réponse a été retardée jusqu’à maintenant. Vous voudrez bien m’en excuser et ne pas m’en tenir rigueur.
Je vous remercie beaucoup pour ce cadeau et surtout pour ce livre, dont le contenu est digne de son auteur. Néanmoins, nos Sages rapportent, au traité Baba Metsya 84a, que “ il m’a posé vingt quatre questions et je lui ai donné vingt quatre réponses. De la sorte, notre étude s’est développée ”. En conséquence, je me permets une remarque, d’ordre général, concernant votre livre.
Une notion préalable sera introduite, basée sur l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ chaque enseignement développé par un érudit a d’ores et déjà été donné sur le mont Sinaï ”. L’Admour Hazaken, auteur du Tanya, le cite dans son Kountrass A’haron, page 159b. Le Sifteï Cohen, dans son commentaire de la Torah, le Torat Ha Ola,
tome 2, chapitre 55 et le Maté Menaché, deuxième porte, d’après le Midrach Vaykra Rabba, chapitre 22, en font de même.
Je fais allusion à l’enseignement profond de la Torah, à la ‘Hassidout. En effet, tant qu’un érudit n’a pas délivré son enseignement, chacun peut rechercher sa propre explication. Car, on ne peut savoir qui sera l’érudit appelé à donner celle qui fut prononcée sur le mont Sinaï.
En revanche, après que l’érudit ait révélé une telle explication, qu’elle ait été diffusée et acceptée par de nombreux Juifs, bien plus, que la réalité concrète ait fait la preuve de son exactitude, il n’est plus possible de dire : “ Nous ne voulons pas nous préoccuper de ce qui est caché ”. Chacun doit prendre en compte l’idée introduite par cet érudit et agir en conséquence.
Les idées dont vous traitez dans votre livre sont des notions fondamentales de notre foi, qui sont liées à la partie cachée et profonde de la Torah. Avant que cet enseignement ésotérique ne devienne la propriété naturelle de tout érudit de la Torah, il était suffisant d’analyser et de traiter ces sujets d’un point de vue philosophique, par exemple.
Selon les termes de l’Admour Hazaken, auteur du Tanya et du Choul’han Arou’h, au chapitre 26 d’Igueret Hakodech, le Zohar et l’ensemble de la Kabbala “ restaient cachés, à leur époque et n’étaient pas révélés aux érudits de la Torah, si ce n’est à une élite, qui s’y consacrait discrètement et n’en faisait pas état publiquement ”.
Il n’en est pas de même, à l’époque actuelle. En ces dernières générations, le Ari Zal a indiqué qu’il est permis, qu’il est même une Mitsva de révéler cette sagesse. En conséquence, conformément à l’affirmation du Sdeï ‘Hémed, Décisionnaires, chapitre 16, paragraphe 8, il ne convient pas de mener une analyse précise de telles notions sans citer les explications et les conclusions que donnent, à leur propos, l’enseignement ésotérique de la Torah, la Kabbala et la ‘Hassidout.
D’après ce qui vient d’être dit, on peut comprendre aisément que Rabbi Saadya Gaon, le Rambam ou l’auteur des Ikarim, figurant parmi les grands philosophes juifs, fidèles à Dieu et à Sa Torah, aient commenté ces notions sans faire référence à la Kabbala, bien que, selon différents avis, celle-ci leur était connue. En effet, comme nous l’avons dit, l’érudit chargé d’expliquer et de diffuser l’enseignement ésotérique de la Torah n’était pas encore venu.
A n’en pas douter, vous connaissez les livres de Kabbala et de ‘Hassidout traitant de ces questions. Depuis toujours, les érudits et les autorités rabbiniques des Sefardim ont affectionné l’enseignement caché de la Torah. Or, à l’heure actuelle, comme l’a dit le Ari Zal, il n’y a plus lieu de le cacher et, bien plus, il est une Mitsva de le révéler(3).
J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour cette remarque et que vous me jugerez avec bienveillance, d’autant que le Baal Chem Tov rapporte, dans l’une de ses lettres, une réponse que lui fit le Machia’h, selon laquelle sa venue dépendait de la diffusion à l’extérieur des sources de la partie ésotérique de la Torah et de la ‘Hassidout. Et vous savez également ce que signifie l’expression “ à l’extérieur ”.
Avec mes respects, ma déférence et ma bénédiction,
Pour faire suite à ce qui vient d’être dit, il vous a été envoyé, par colis séparé, le Taameï Hamitsvot(4) du Tséma’h Tsédek, qui commente plusieurs notions dont vous traitez dans votre livre, comme en atteste son index.
Je formulerai une autre remarque, de moindre importance mais grave, néanmoins, du fait de ceux qui, au sein de notre peuple, s’écartent du droit chemin. J’ai vu que vous citiez, dans votre lettre, les ouvrages suivants : le Guide des égarés de notre période et le livre de l’époque. Certes, il y a du bien dans tout ce qui se trouve en ce bas-monde. Pour autant, tous ne sont pas capables d’en rejeter le mal pour mettre en évidence ce bien et ne conserver que lui, afin de l’adopter.
Dès lors que vous citez ces livres dans votre lettre, bien que vous les contestiez par ailleurs, vous semblez leur donner votre accord, pour de nombreux lecteurs. Ceux-là considéreront qu’ils doivent aussi posséder ces livres, chez eux. Or, ceux qui habitaient en Russie et en Pologne, en particulier, connaissent le mal qu’ont fait ces ouvrages et que Dieu nous en protège !
Notes
(1) Voir à son propos la lettre n°1030. (2) Séfarade d’Israël. (3) Voir, à ce sujet, les lettres n°2136 et 2230. (4) Il s’agit du Dére’h Mitsvoté’ha.
Lettre n°2151
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2151, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Acher Zelig(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre et à ce qui y était joint, soit le montant encore dû pour les dépenses relatives à la réparation du Séfer Torah, offert par les membres de la communauté en fonction de leurs moyens.
J’ai été satisfait de constater que cette somme était suffisante et même supérieure au besoin. C’est là le signe de l’intérêt et de l’attachement de tous.
Il est nécessaire, en chaque occasion, de rechercher comment raffermir la crainte de Dieu que chaque Juif et chaque Juive possède, au profond de lui-même. En l’occurrence, il serait bon que vous transmettiez à chacun des participants l’explication figurant dans les livres, selon laquelle il y a six cent mille lettres dans la Torah, correspondant aux six cent mille âmes qui constituent l’ensemble du peuple juif.
En conséquence, chacun doit savoir qu’il peut, à lui seul, transformer tout le peuple d’Israël. Pour cela, on doit mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, par toutes les manières possibles, avec force et énergie. Le Séfer Torah peut être utilisé dans la mesure où chacune de ses lettres est conforme. Et, il est d’une grande beauté lorsque chacune de ses lettres l’est également.
Le moyen d’y parvenir a été clairement défini. C’est une vie basée sur la Torah et ses Mitsvot, au sens le plus littéral, dans l’existence quotidienne.
Je vous joins un extrait de la causerie du Chabbat qui a béni le mois de Sivan, de même qu’un recueil de lettres de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. L’une de ces lettres parle de l’introduction d’un Séfer Torah à la synagogue(2). Son contenu est sans doute d’actualité, bien qu’il s’agisse, en l’occurrence, uniquement de le rectifier. Bien évidemment, vous le mettrez à la disposition du plus grand nombre.
Avec ma bénédiction et en saluant tous les participants et toutes les participantes,
N. B. : Ce montant a pour but de rectifier un Séfer Torah et vous savez ce que dit le Choul’han Arou’h Yoré Déa, au chapitre 270, paragraphe 2. De nos jours, les livres d’étude sont comparables à ce qu’était auparavant le Séfer Torah. J’ai donc transmis cet argent à la caisse chargée d’expédier des livres sacrés aux Yechivot et aux écoles.
Notes
(1) Le Rav A.Z. Epstein, de Los Angeles. (2) Voir les lettres du précédent Rabbi, tome 6, lettre n°1612.
Lettre n°2152
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2152, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Sivan 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch de Montréal,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 3 Sivan avec ce qui y était joint, soit le compte rendu d’étude des élèves des classes de jour. Je suis surpris de ne pas avoir encore reçu l’autres compte rendu que vous évoquez dans votre lettre, celui qui concerne les élèves restant également pendant l’après-midi.
Il est sûrement inutile de vous préciser à quel point il est important de profiter de l’été(1), période pendant laquelle les élèves sont libérés des autres études(2), pour renforcer et encourager leur crainte de Dieu. Certes, on répond d’ordinaire que ces élèves sont alors fatigués, à l’issue de l’année scolaire, qu’ils partent en vacances et qu’ils ont du mal à supporter la chaleur, que tout cela modère l’ardeur des élèves et de la direction .
Je ne souhaite pas revenir encore une fois sur tout cela. Je dirai simplement qu’il n’y a là qu’un prétexte. En effet, dans tous les endroits où il a été décidé de se servir pleinement des jours d’été, on a connu la réussite, malgré toutes ces objections. Et, ce succès a été si grand qu’il ne m’a pas été nécessaire, l‘année suivante, d’inviter à l’action, après que l’on ait pu vérifier concrètement l’intérêt qu’elle présente.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, qui apportera un succès accru et la réussite à chacun d’entre vous, y compris dans vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) Voir, à ce propos, les lettres n°1051, 1076, 1090, 1111 et 2179. (2) Des études profanes.
Lettre n°2153
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2153, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch
en notre Terre Sainte, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) A l’issue d’un long silence, j’ai enfin reçu vos trois lettres, des 18 et 29 Iyar, puis de la veille de Chavouot, dans une même enveloppe, avec ce qui y était joint, soit une copie de lettre et une coupure de journal.
Vous savez à quel point la situation nous inspire, ici, de l’inquiétude. En conséquence, je suis surpris que vous ayez attendu la veille de Chavouot pour expédier votre lettre de Lag Baomer. Certes, il est inutile de se plaindre du passé, mais j’espère que ceci changera, à l’avenir. Sans doute, ces quelques lignes seront-elles suffisantes pour cela.
B) La situation financière vous impose une âpre lutte. Il semble que, pour l’heure, vous n’avez trouvé personne qui puisse se consacrer à cela. De fait, une telle personne doit recevoir un salaire pour cette tâche. En effet, lorsque l’âme animale y trouve son compte, elle ne fait barrage aussi fortement à l’âme divine.
Comme vous le savez, lorsque le Temple était encore construit, l’équivalent de tout cela existait dans le service de Dieu qui y était pratiqué. C’était le cas, par exemple, de la fumée du sacrifice des encens.
Pour l’heure, il peut être préférable de ne pas ajouter, dans la nouvelle liste, une institution nouvelle, si ce n’est pour en développer une qui existe déjà.
Vous pensez faire intervenir les Rabbanim locaux dans les examens des élèves. C’est une bonne initiative, pour différentes raisons. Néanmoins, ceci implique une préparation plus attentive, de la part de ceux qui passent les examens comme de la part de ceux qui les font passer.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans vos préoccupations personnelles, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Lettre n°2154
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2154, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav N.N.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 20 Sivan, de même que la précédente, du 28 Iyar. Vous me dites que les ‘Hassidim se sont rendus dans les synagogues pour diffuser le contenu des discours ‘hassidiques et des fascicules. Il est difficile d’imaginer l’importance d’une telle action. Vous consulterez, à ce sujet, le Likouteï Torah Bamidbar, à la page 15a. Puisse Dieu faire qu’ils agissent ainsi chaque fois que cela est possible. Et, “ à quiconque ajoute(2), on ajoute(3) ”.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans vos préoccupations personnelles,
Ma lettre a été retardée et je viens de recevoir la vôtre, du 3 Tamouz.
Pour ce qui est des vacances(4), il est une solution médiane(5). Vous devez accepter les élèves qui, s’ils sont bien surveillés, n’adopteront pas le mauvais comportement que vous évoquez.
Je vous joins un fascicule édité pour le 12-13 Tamouz(6), qui approche. Sans doute en ferez-vous usage pour diffuser les sources de la ‘Hassidout à l’extérieur.
Notes
(1) Le Rav Nissan Nemanov, de Brunoy. Voir, à son propos, la lettre n°1944. (2) Un effort. (3) Des bénédictions. (4) En français dans le texte. (5) Entre le refus de tous les élèves de l’extérieur, venant pour l’été et leur acceptation, en prenant le risque que certains, parmi eux, aient un mauvais comportement. (6) Date de la libération du précédent Rabbi des prisons soviétiques.
Lettre n°2155
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2155, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[29 Sivan 5713]
J’ai lu avec plaisir ce que vous écrivez à propos du Mikwé(1). Vous dites, en effet, que tout va bien.
Néanmoins, je suis surpris que vous ne précisiez pas comment les eaux ont été recueillies(2). S’agit-il d’eau de pluie ou…(3), comme je vous l’ai déjà écrit auparavant?
Vous voudrez bien m’indiquer tout cela dans votre prochaine lettre.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Morde’haï Perlov, de Milan. Voir, à son sujet, la lettre n°2023. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°2063 et 2202. (3) Ou de glace artificielle, ce que le Rabbi déconseillait.
Lettre n°2156
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2156, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Sivan 5713,
Brooklyn,
A la Rabbanit ‘Haya Sarah(1),
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre de ce mardi, dans laquelle vous me dites qu’aura lieu, mercredi prochain, la réunion de conclusion(2) de l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad, pour le groupement de Chicago. Vous trouverez ci-joint une lettre que j’ai adressée à cette association(3). Vous en donnerez lecture durant cette réunion. Peut-être sera-t-il également possible de vous adresser, à temps, les notes
de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, à propos de son emprisonnement(3). Celles-ci se trouvent actuellement sous presse.
Il serait bon de parler aux présentes, au moins brièvement, de la fête de la libération, de leur dire que la volonté de mon beau-père, le Rabbi, fut toujours de ne pas s’en tenir au récit, mais d’en tirer un enseignement pour renforcer la pratique de la Torah et des Mitsvot.
Combien plus en est-il ainsi pour ce qui concerne les femmes, qui peuvent exercer une large influence sur leur mari et leurs enfants. Bien évidemment, tout dépend de l’endroit où l’on se trouve et des femmes auxquelles on s’adresse. Ce que l’on peut attendre d’elles est, à chaque fois, différent. Néanmoins, il est toujours un point duquel on peut et l’on doit parler, en chaque endroit, à chaque femme. On peut alors espérer des résultats positifs et concrets.
Avec ma bénédiction de réussite pour toutes les membres de l’association, de même que pour ceux qui appartiennent à leur famille, afin que chacune reçoive la satisfaction de ses besoins,
Notes
(1) La Rabbanit H. S. Hecht, épouse du Rav Chlomo Zalman Hecht de Chicago. (2) De l’année d’étude. (3) Dont il fut libéré le 12-13 Tamouz.
Lettre n°2157
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2157, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er jour de Roch ‘Hodech Tamouz 5713,
Brooklyn, New York,
Je vous bénis et vous salue(1),
Je saisis cette occasion pour vous rappeler et vous souligner l’importance d’un récit figurant dans la Paracha que nous venons de lire, celle de Kora’h. Celle-ci délivre une leçon à tous les Juifs, en général et aux femmes, en particulier, surtout les femmes et jeunes filles ‘Habad, auxquelles nos maîtres demandent de dépasser la ligne de la Loi, pour tout ce qui concerne l’amour de Dieu, l’amour de la Torah et l’amour du prochain. Et, ils leur donnent également les forces nécessaires pour y parvenir.
Le récit et la leçon qui en découle sont les suivants :
Kora’h était issu d’une des familles juives les plus illustres. Son ascendance était irréprochable et il était lui-même un grand érudit de la Torah, l’un des hommes les plus riches du monde, particulièrement intelligent, proche parent de Moché notre maître et d’Aharon, le Cohen.
A l’opposé, On, fils de Pelet, l’un de ceux qui le suivirent, ne se distinguait, semble-t-il, en rien, ni par sa sagesse, ni par son ascendance, ni par une quelconque autre qualité.
De quelle manière se déroula leur vie ?
A l’opposé de ce que l’on aurait pu penser.
Kora’h eut une fin tragique et il entraîna des centaines de Juifs dans son malheur.
A l’opposé, On, fils de Pelet, fut sauvé, avec toute sa famille. De toute l’assemblée de Kora’h, il fut le seul et unique à ne pas être victime de ce qui se passa.
Pour quelle raison Kora’h eut-il une fin si amère, alors que celle d’On, fils de Pelet, fut positive ?
L’influence et le comportement des deux épouses furent décisifs.
L’épouse d’On, fils de Pelet, sauva concrètement son mari et toute sa famille, même si elle le fit à la dernière minute. Elle était une maîtresse de maison digne de ce nom.
L’épouse de Kora’h, en revanche, par ses propos et par son attitude, prit part aux manigances de son mari et de tous ceux qui le suivaient. Au lieu d’agir comme une maîtresse de maison, elle détruisit son foyer(2) et le déchira.
Le traité Sanhédrin 109b et les Midrachim rapportent ce récit de manière détaillée.
Tout cela doit, à tout moment, conduire chacun d’entre nous à une profonde méditation sur l’immense responsabilité qui incombe à une femme, au rôle fondamental qu’elle est appelée à jouer, pour le bien de son foyer, de son mari, de sa famille.
Le roi Chlomo dit (Michlé 14, 1) que : “ La sagesse des femmes construit leur maison ”. La femme doit, en effet, être celle qui bâtit son foyer. Dans le cas contraire, ce qu’à Dieu ne plaise, la fin du verset précise ce qu’il advient(3).
Avec ma bénédiction pour chacune d’entre vous, avec mes vœux de réussite dans votre mission et dans vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) Il semble que cette lettre soit adressée à l’association des femmes et jeunes filles ‘Habad. Voir, à ce propos, la lettre n°1869. (2) Akéret, maîtresse, est de la même étymologie que Okéret, celle qui détruit. (3) “ Leur folie la renverse de leurs propres mains ”.
Lettre n°2158
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2158, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
2 Tamouz 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de la veille de ce Chabbat. Pour ce qui est de votre épouse, l’expression employée était “ de ne pas diffuser ”(1), ce qui veut bien dire que, chaque fois qu’il est nécessaire de le dire, pour une quelconque raison, il est possible de le faire. Il en est de même pour les parents et les proches(2).
Vous m’interrogez sur un comportement particulier. Il me semble vous avoir déjà écrit que je n’en avais pas connaissance. De façon générale, il faut faire vérifier les Mezouzot de votre maison et donner, chaque matin de semaine, quelques pièces à la Tsédaka. Bien évidemment, ceci s’ajoute à ce qu’elle a elle-même l’habitude de donner, avant d’allumer les bougies du Chabbat et des fêtes.
Vous me posez une question à propos d’une femme qui guérit sans se servir de médicaments. Je ne comprends pas pourquoi vous devez avoir recours à des traitements inexplicables. En effet, la Torah a autorisé le médecin à guérir.
Je vous joins le fascicule édité à l’occasion de la fête de la libération(3) du 12-13 Tamouz, qui approche. Sans doute en mettrez-vous le contenu à la disposition du plus grand nombre.
Vous m’avez déjà écrit, il y a quelques temps, à propos des difficultés scolaires de vos enfants. Le principe général, en la matière, est l’effort incessant, avec bienveillance qui, au final, s’avère efficace. Plus précisément, tout dépend de l’endroit où l’on se trouve et de l’élève.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, de bonne santé pour vous et votre épouse,
Notes
(1) Le fait qu’elle soit enceinte, dans la lettre n°1626. (2) Tout cela ne s’appelle pas une diffusion. (3) Du précédent Rabbi des prisons soviétiques.
Lettre n°2159
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2159, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 2 Tamouz 5713, Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad en Terre Sainte, que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 25 Sivan, avec les coupures de journaux et les photographies. Il est dommage que ces dernières n’aient pas été réussies. A l’avenir, vous continuerez sans doute à m’envoyer ce qui paraît, dans la presse. Bien évidemment, vous adresserez également ici quelques exemplaires des causeries que vous avez éditées ou que vous éditerez.
Je vous adresse un fascicule paru pour la fête de la libération du 12-13 Tamouz, qui approche, de même que les épreuves des notes sur l’emprisonnement. Conformément à la proposition que vous aviez formulée auparavant, vous pourrez sûrement éditer la suite de cette description de l’emprisonnement dans une brochure séparée, ou bien, comme vous l’avez dit, par la suite, dans le Bitaon.
Lettre n°2160
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2160, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 2 Tamouz 5713, Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav David Nathan(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 27 Sivan. Lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai ceux que vous citez dans votre lettre, conformément à votre demande.
B) Pour faire suite à la question que vous me posez, je vous confirme que je ne dispose pas d’un manuscrit du Sofer du Baal Chem Tov(2).
C) Vous me proposez d’éditer un abécédaire, dans lequel les lettres seraient ornées, comme elles le sont dans le Séfer Torah. Je n’en vois ni la signification ni l’intérêt.
Peut-être un tel abécédaire ne sera-t-il pas gardé avec tout le respect qui lui est dû. Il devrait donc faire l’objet d’une diffusion très réduite, d’autant qu’il n’est pas utile pour l’éducation des enfants.
En effet, dès lors que l’éducation des enfants est en cause, vous savez ce qu’expliquent nos Sages, dans le Midrach Chir Hachirim Rabba, commentant le verset : “ Sa bannière met en éveil mon amour ”(3). A l’opposé, s’il n’en résulte rien pour cette éducation, il faut s’en remettre à la décision de nos Sages, qui soulignent, dans différents textes, la grande sainteté de l’écriture utilisée pour le Séfer Torah. Vous connaissez aussi la réponse du Rambam, à ce sujet et vous consulterez également le Choul’han Arou’h Yoré Déa, à la fin du chapitre 284.
D) Dernier point, qui suscite, de ma part, la plus grande sollicitude, je conclus ma lettre en vous adressant ma bénédiction de Mazal Tov, Mazal Tov, à l’occasion du mariage de votre nièce(4). Puisse Dieu faire que le couple bâtisse un foyer juif, un édifice éternel basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont éclairées par le luminaire de la Torah, qui est la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav D.N. Lesser. Voir, à son propos, la lettre n°1942. (2) Celui qui écrivait ses Tefilin et ses Mezouzot. En effet, l’examen du manuscrit permettrait de déterminer les caractéristiques de l’écriture qu’il adopta. (3) Ils disent : “ Ne lis pas Diglo, sa bannière, mais Dilougo, ses omissions ”. Ainsi, les omissions et les erreurs de l’enfant qui commence à étudier la Torah et reçoit une éducation juive suscitent l’amour de Dieu. (4) Le Rabbi dit : “ La fille de votre frère ”.
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