Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2121
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2121, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Sivan 5713,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu, se consacre aux
besoins communautaires, a une attitude vertueuse et
multiplie les accomplissements positifs,
le Rav ‘Haïm Zalman(1), surnommé ‘Hazak(2),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai appris avec plaisir que l’opération chirurgicale que vous avez subie s’est, Dieu merci, bien passée. Que Dieu vous accorde un prompt rétablissement et qu’Il raffermisse votre santé, afin que vous puissiez redoubler d’ardeur dans votre action communautaire, au profit des institutions de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, au delà de ce que vous avez pu accomplir jusqu’à maintenant.
Nos Sages définissent le contenu de la Paracha de cette semaine, Beaalote’ha, “ lorsque tu élèveras les lumières ”. Ils soulignent qu’il suffit d’allumer le Chandelier dans le Temple, car, dès lors, “ la flamme s’élève d’elle-même ”.
Le Sanctuaire que chaque Juif possède en son cœur est intact, y compris à l’heure actuelle. Mais, il est parfois nécessaire d’en allumer la flamme intérieure. Dès lors, celle-ci se révèle. De fait, on peut très souvent constater que quelques mots d’encouragement adressés à quelqu’un suffisent pour le placer sur le droit chemin, de sorte que, par la suite, il adopte, de sa propre initiative, le comportement qui convient.
Chez un Juif, les dimensions spirituelle et matérielle sont profondément imbriquées. J’espère et je souhaite qu’il en sera concrètement ainsi pour vous. Grâce à l’aide de Dieu, les médecins ont obtenu que cette opération soit un succès. Ceci sera donc le début d’une amélioration de votre état de santé, qui se raffermira de plus en plus, de sorte que vous puissiez poursuivre vos actions communautaires en bonne santé et dans la largesse, physique et morale.
Avec ma bénédiction pour que vous soyez fort(3), en vous souhaitant tout le bien matériel et spirituel et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav H.Z. Kremer. (2) Textuellement, “ celui qui est fort ”. Ce mot est constitué des initiales de ‘Haïm Zalman Kremer. (3) Voir la note 2.
Lettre n°2122
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2122, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 4 Sivan, par laquelle vous sollicitez mon avis pour arrêter la date du mariage de votre fils. Je suis surpris que vous ne formuliez aucune proposition, à ce sujet.
Vous posez cette question au nom des parents, des deux côtés et, à mon sens, vous célébrerez donc ce mariage en Elloul ou en Kislev prochain. Il est, néanmoins, préférable que ce soit en Elloul, surtout si vous avez convenu que le mariage soit célébré en 5713.
Quelle que soit votre décision, ceci sera en un moment bon et fructueux. Ils bâtiront un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont éclairées par le luminaire de la Torah, c’est-à-dire la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2123
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2123, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Kislev 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Méle’h(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous m’écrivez que l’on vous interroge sur la possibilité de couper un arbre fruitier(2), lorsque sa majeure partie est sèche. Certains avis le permettent, d’autres l’interdisent. En Erets Israël, la plupart adopte le premier avis. Néanmoins, vous avez personnellement été confronté à un tel cas, il y a trois ans et l’issue n’a pas été heureuse.
En plus de tout cela, vous savez également ce que dit le testament de Rabbi Yehouda, le ‘Hassid, au chapitre 53. Ce point est également discuté dans le Chivim Temarim.
Compte tenu de tout cela, vous ne devez pas, à mon sens, permettre une telle action, car vous avez vous-même été le témoin d’une situation identique, même si l’Admour Hazaken accorde effectivement cette permission, à la fin de ses lois de la protection du corps et de l’esprit.
Avec ma bénédiction,
Le livre précédemment cité est peu fréquent(3) et je reproduis donc ici les références qu’il cite: Kérem Chlomo Yoré Déa, au chapitre 368; Ikareï Hadat Yoré Déa, au chapitre 14, paragraphe 2008; Midrach Chemot Rabba, au chapitre 35, paragraphe 2; ‘Hatam Sofer Yoré Déa, au chapitre 102; responsa Chem Aryé Yoré Déa, au chapitre 27; Peri Megadim Ora’h ‘Haïm, au chapitre 263; Michbetsot Zahav, au chapitre 103.
Notes
(1) Le Rav Eliméle’h Kaplan. (2) Ce qui est, d’ordinaire, interdit. (3) Et donc difficile à consulter.
Lettre n°2124
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2124, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me demandez si vous devez venir ici, afin de poursuivre vos études dans notre Yechiva. C’est effectivement une bonne initiative. Nos Sages disent, en effet: “ Exiles-toi en un lieu de Torah ”. S’il vous est difficile de venir ici, vous vous efforcerez de vous rendre à la Yechiva Loubavitch de Lod, en notre Terre Sainte.
Que Dieu vous donne la réussite, dans l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, qu’Il fasse que vous ayez la crainte de Dieu, soyez un ‘Hassid et un érudit, comme le soulignent nos Sages, également à propos de la partie révélée de la Torah. Il est dit, en effet, que “ la foi en tes instants provoque le salut, confère la sagesse et le discernement ”. Néanmoins, quand en est-il ainsi? Uniquement lorsque “ la crainte de Dieu est son trésor ”, une “ terre salée ”, selon l’expression de Rachi et le Likouteï Torah explique, à la fin de la Parchat Vaykra, qu’au sein même de notre Torah, le sel correspond à l’étude de sa dimension profonde. De nos jours, celle-ci est révélée par la ‘Hassidout.
Concernant l’organisation de vos études, vous interrogerez votre professeur et le directeur de votre Yechiva.
Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec la crainte de Dieu et de manière fructueuse.
N. B. : Vous me transmettez la requête de celui qui désire rapprocher des jeunes gens d’un certain mouvement et vous me demandez s’il est possible de le faire.
Tout dépend, en fait, de quels jeunes gens il s’agit. S’ils sont à la gauche de ce mouvement, son action est justifiée et il doit l’intensifier. En revanche, s’ils sont à sa droite, c’est-à-dire que leur pratique religieuse est plus intense, il est bien clair que l’on doit en permanence connaître l’élévation, pour tout ce qui a trait à la Torah, aux Mitsvot et surtout à la crainte de Dieu.
En effet, la Torah et les Mitsvot sont la Sagesse et la Volonté de Dieu, qui n’ont pas de limite. Il faut donc connaître l’élévation en la matière, y compris par la droite et nos Sages disent également, dans la partie révélée de la Torah, que “ les érudits ne connaissent le repos ni dans ce monde, ni dans l’autre ”.
Je vous joins un extrait de la causerie du Chabbat au cours duquel a été béni le mois de Sivan. Il serait bon de le diffuser dans les cercles les plus larges. En effet, la Torah est donnée chaque jour et il est donc possible de la recevoir quotidiennement.
Lettre n°2125
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2125, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Sivan, dans laquelle vous évoquez les fiançailles de votre frère et la peine que vous en concevez.
Vous connaissez le dicton de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel une action positive est préférable à mille plaintes. Aucune précision n’est donnée au sujet de cette plainte et elle peut donc être également celle qui émane du profond du cœur.
Vous auriez donc dû vous adresser à la fiancée d’autant que, comme vous l’écrivez, elle est une jeune fille intègre et vérifier qu’il y a bien, dans son entourage, des familles orthodoxes, susceptibles de la persuader qu’elle doit prendre la ferme décision d’adopter le comportement des jeunes filles juives vertueuses. Car, même s’il vous semble qu’il n’y a aucun moyen de la convaincre, avons-nous accès à ce qui nous est caché?
De même, vous devez expliquer à votre frère que d’un tel comportement dépend le bonheur, matériel et spirituel, non seulement des fiancés, mais aussi des enfants qui naîtront par la suite. Il est une grave responsabilité de mettre en cause leur existence physique et moral, sans qu’ils puissent exprimer leur propre avis sur la question, uniquement parce que les parents n’en comprennent pas encore l’importance, bien que celle-ci soit affirmée par un grand nombre de personnes qui sont expertes en la matière.
Avec l’effort qui convient, vous n’aurez pas de mal à trouver les mots vous permettant d’expliquer tout cela. Dieu vous donnera le succès, de même qu’à votre frère, afin qu’il connaisse la réussite, dans ce domaine et qu’il bâtisse un foyer juif, basé sur la Torah et les Mitsvot, qui seront pratiquées comme il convient.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2126
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2126, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
14 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 8 Sivan, qui faisait suite à un long silence. Conformément à votre demande, je mentionnerai tous ceux que vous citez, lorsque je me trouverai près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, afin qu’ils obtiennent la satisfaction de leurs besoins. J’attends de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Vous parlez également de votre fils, dans cette lettre et j’ai été horrifié de constater qu’après avoir été l’élève d’une Yechiva dans laquelle on étudie à la fois la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, il poursuit actuellement ses études dans une autre Yechiva, où la ‘Hassidout n’est pas enseignée.
Il y a quelques générations, il n’était pas une obligation absolue, pour chacun, d’étudier la ‘Hassidout. Actuellement, par contre, selon les termes du Ari Zal, cités au chapitre 26 d’Igueret Hakodech, de l’Admour Hazaken, “ il est permis et il est une Mitsva de révéler cette sagesse ”.
Combien plus en est-il ainsi en la présente époque, alors que l’obscurité est intense et profonde. Bien plus, la situation est d’autant plus dramatique que l’on fait passer la lumière pour de l’obscurité et l’obscurité pour de la lumière. Et, si l’on s’en aperçoit dans le reste du monde, ceci est encore plus évident en notre Terre Sainte, qui sera rebâtie et restaurée par notre juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
Il est donc une obligation absolue de faire tout ce qui est possible pour raffermir la crainte de Dieu. Or, l’étude de la partie profonde de la Torah joue un rôle déterminant, en la matière. En outre, on acquiert la Torah en se liant à des amis.
Ce qui vient d’être dit n’est que généralités. Plus précisément, pour ce qui vous concerne, votre fils a d’ores et déjà baigné dans cette étude. S’il s’en retire, ce qu’à Dieu ne plaise, il porterait ainsi atteinte à l’honneur dû à une partie de la Torah. Et, si la raison en est le manque d’intérêt d’une telle étude, pour une quelconque raison, on sait que l’on transgresse ainsi une grave interdiction, comme l’expliquent nos Sages au traité Erouvin 64a.
Encore une fois, je ne cherche pas à déterminer dans quelle mesure les proches de votre fils ou ses aïeuls ont été éloignés d’une telle étude. Il est vrai qu’il s’agit de circonstances atténuantes, mais ce n’est pas le cas pour votre fils, qui a déjà entrepris cette étude, puis s’en est éloigné.
Il est tout aussi évident que de nombreux jeunes gens n’ont pas eu accès au luminaire de la Torah, qui en est la dimension profonde. Malgré cela, ils craignent Dieu et sont intègres et pourquoi donc nous préoccuper de ce qui est caché? Néanmoins, la Providence divine a fait que tel homme, fils de tel autre, a eu connaissance de la partie profonde de la Torah, bien plus, qu’il s’est trouvé, pour différentes raisons, dans une école conduite dans l’esprit de cet enseignement. Il est clair que sa situation est bien différente.
Je ne veux pas développer tout cela, afin de ne pas vous faire de la peine ou vous imposer une souffrance. Pour autant, il fallait que je vous écrive ces quelques lignes, car les Juifs ont une responsabilité collective(1) et celui qui peut prévenir...(2). Nos Sages disent, au traité Chabbat 55a: “ Si cela est évident pour Toi...(3) ”.
Sans entrer dans de subtiles raisonnements, il était essentiel que je vous écrive ces quelques lignes, car, à mon sens, ce message peut conditionner le fondement même de la vie de votre fils. Et, comme je l’ai dit, la réussite dans l’étude est possible uniquement quand on évolue dans un contexte favorable.
Avec mes respects et ma bénédiction pour que vous donniez de bonnes nouvelles, dans tous ces domaines,
Notes
(1) Chacun doit donc empêcher l’autre de mal agir. (2) Son prochain d’un accomplissement négatif est tenu de le faire. (3) “ L’Attribut de rigueur dit au Saint béni soit-Il: ‘Maître du monde, en quoi ceux-ci se distinguent-ils de ceux-là?’. Il répondit: “ Les uns sont des Justes parfaits et les autres, des impies accomplis’. Il dit encore: “ Maître du monde, ils auraient pu empêcher les autres de mal agir et ne l’ont pas fait’. Dieu répondit: ‘Il est évident pour Moi qu’ils ne seraient pas parvenus à les en empêcher’. Il dit alors: ‘Si cela est évident pour Toi, est-ce évident pour eux?’. ”
Lettre n°2127
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2127, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre, qui n’était pas datée. Quelques jours plus tard, j’ai été satisfait de recevoir également une lettre de votre mère qui, Dieu merci, va mieux. Puisse Dieu faire que son état de santé continue à s’améliorer, qu’elle conçoive beaucoup de satisfaction de vous-même et de votre mari, une satisfaction ‘hassidique, des enfants intègres et bénis.
Il me semble vous avoir déjà écrit quelques fois afin de vous souligner que, conformément à l’enseignement de nos Sages, l’action est essentielle, et non l’étude. Il en est de même pour notre Torah et ses Mitsvot, pour lesquelles l’accent est systématiquement mis sur l’accomplissement effectif, moins sur la parole et encore moins sur la pensée.
Certes, la foi et la connaissance sont à la base de la pratique, surtout d’après ce qu’explique la ‘Hassidout, commentant le verset “ Connais le Dieu de ton père ”, d’après ce qu’elle dit de l’amour et de la crainte de Dieu, à l’origine de la Torah et des Mitsvot que l’homme pratique par la suite. Pour autant, pendant la majeure partie du jour et de la nuit, c’est-à-dire pendant la plupart des années, on attend de nous un accomplissement concret et celui-ci conditionne donc la profondeur de la compréhension.
Il est extraordinaire de considérer ce que nos Sages disent, à propos de la Torah. En effet, celle-ci devait être donnée aux anges, qui n’ont pas d’aspect matériel et ne peuvent donc pas agir. C’est la raison pour laquelle les exégètes les appellent “ intellects indépendants ”. Or, Moché notre maître, berger de tout Israël, pour toutes les générations, apporta une éclatante réponse à leur revendication en soulignant que la Torah de Dieu devait être donnée à un être pourvu d’un penchant vers le mal, qui est donc descendu en Egypte.
Par la suite, les enfants d’Israël dirent: “ Nous ferons et (ensuite) nous comprendrons ”, par les forces de l’intellect, dans le monde de la pensée. C’est précisément ainsi qu’ils préparèrent le don de la Torah et purent eux-mêmes la recevoir.
Par ces quelques lignes, je fais également allusion à une action concrète, qui vous concerne et je me permets de vous en parler, parce que vous avez vous-même abordé ce sujet dans votre lettre. Il serait bon de vous intéresser et de vous concentrer, au moins pendant quelques temps, sur l’aspect concret de l’existence quotidienne, même s’il semble moins intéressant que la pensée et l’analyse. A n’en pas douter, votre capacité de penser et d’analyser en sera améliorée.
Il serait bon, au moins par la pensée, d’avoir toujours face à vous, le proverbe du Baal Chem Tov: “ ‘Servez Dieu dans la joie’, c’est-à-dire en toutes vos voies ”.
Lettre n°2128
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2128, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre de lundi, dans laquelle vous me dites que, pour l’heure, vous n’avez pas encore trouvé un parti pour votre fille aînée et que l’on vous en propose un, désormais, pour votre fille plus jeune(1).
A) Vous devez rechercher, avec toute l’ardeur nécessaire, un bon parti pour votre fille aînée. Comme vous le savez, nos Sages soulignent, dans différents textes, à quel point il est important que le père trouve un parti qui convienne à ses filles.
B) Nos saints maîtres ont scrupuleusement respecté(2) les termes du verset: “ Il n’est pas d’usage... de marier la jeune avant son aînée ”. Votre deuxième fille se mariera donc dans un second temps.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Pour laquelle il est un problème de se marier avant son aîné. (2) Le Rabbi note, en bas de page: “ Les Tossafot discutent cette question, au traité Kiddouchin 52a, de même que le Maharit, à la même référence, le Rachbam sur Baba Batra 120a, le Revid Ha Zahav, sur la Parchat Masseï, les responsa du Rachdam sur ‘Hochen Michpat, au chapitre 318, le Sifteï Cohen Yoré Déa, chapitre 244, paragraphe 13, les responsa ‘Havalim Bineïmim, tome 3, chapitre 78, les responsa du Maharcham, tome 3, chapitre 136, les responsa du Maharach, tome 6, chapitre 102 et le Darkeï ‘Haïm Ve Chalom, au chapitre 943 ”.
Lettre n°2129
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2129, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’annoncez que votre état de santé s’est amélioré, que vous ne souffrez plus des crises qui affectaient vos reins. Vous devez voir en cela un message de Dieu. Le Baal Chem Tov enseigne, en effet, que tout ce qu’un Juif voit ou entend lui délivre un enseignement sur la manière dont il doit servir Dieu.
En l’occurrence, cet enseignement est le suivant. Dieu vous a accordé la réussite et vos crises, affectant vos reins physique, ont cessé. Vous devez donc faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que cessent également les crises de vos reins spirituels. Pour cela, vous devez méditer à ce qui est dit au chapitre 41 du Tanya: “ Et voici, Dieu se trouve devant lui. La terre entière est emplie de Son honneur. Il observe et sonde les reins ”.
Ceci permet de répondre également à la question que vous posez dans votre lettre. Vous avez vu une personne à qui il faudrait faire une remontrance, mais qui ne l’accepte pas et vous me demandez ce qu’il convient de faire.
La réponse est évidente, d’après ce qui vient d’être dit. Selon un enseignement bien connu de nos Sages, figurant au traité Bera’hot 6b, “ on écoute les propos de celui qui craint Dieu ” et “ les paroles émanant du cœur pénètrent dans le cœur ”. Vous consulterez le Séfer Ha Yachar, à la porte 13, cité par le Chneï Lou’hot Ha Berit, porte des lettres, à la lettre Lamed.
Avec ma bénédiction pour une bonne santé physique et morale,
Lettre n°2130
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2130, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) Concernant la radio, vous me dites que l’un des élèves de la Yechiva parlera, de temps en temps et que les autres l’écouteront. Vous connaissez l’effort que firent nos saints maîtres pour diffuser les sources de la ‘Hassidout et ce qui en découle, de la manière la plus large. Or, ils attendent de nous que nous en fassions de même.
Si cela est envisageable, il faut donc penser au moyen d’être écouté par les cercles les plus larges et non uniquement par un groupe limité de personnes. Je ne connais pas bien la réglementation, en la matière, dans ce pays. Je n’en dis donc pas plus, mais une recherche appropriée vous permettra d’obtenir toutes les informations nécessaires.
B) Vous envisagez la possibilité d’utiliser les nouveaux fours électriques, sans cachérisation préalable. En effet, il est possible d’en déterminer la température et la pression. On ne peut donc pas leur appliquer l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ nous ne savons pas déterminer avec précision les conditions de la fusion ”, comme l’explique le Pit’heï Techouva, chapitre 18, paragraphe 69.
Cessez donc de raisonner de cette façon. Une telle manière de pratiquer laisse le libre choix à chacun, à chaque femme, de répondre à ses propres questions, de déterminer la température et la pression. Au final, les domestiques non-juifs prendront eux-mêmes la décision, car on leur confie parfois le rôle de cuisiner.
Nous avons déjà pu constater les ravages qui ont découlé de telles permissions, même lorsqu’elles étaient, a priori, conformes au Choul’han Arou’h. Nous n’avons nul besoin de telles contorsions. Nous ne sommes pas des acrobates dans un cirque, mais des émissaires du Saint béni soit-Il, chargés d’éclairer le monde, par la lumière de la Torah et des Mitsvot.
Nous devons donc saler la viande, la rincer avant et après le salage et ne pas oublier l’enseignement que délivre la nécessité d’ôter le sang de la viande, en l’occurrence l’importance de retirer toute vitalité et toute force à l’âme animale. C’est de cette façon que la viande peut être cachérisée et préparée pour qu’elle se confonde à la chair de l’homme, créé à l’image de Dieu, Qui est sur le Trône céleste. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Lettre n°2131
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2131, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Mendel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu de vos nouvelles avec plaisir par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Chlomo Zalman Hecht(2). Il m’a transmis vos salutations qui étaient réellement ‘hassidiques, c’est-à-dire pénétrées non seulement d’amour du prochain, car tous les Juifs ont une responsabilité collective, mais également d’amour de la Torah et d’amour de Dieu.
Le Rav Hecht me décrit votre situation, en général. Il me précise aussi que vous avez pris, de votre plein gré, une bonne décision, concernant une importante réalisation qui réunit les trois importantes notions précédemment citées, amour du prochain, amour de la Torah et amour de Dieu.
En effet, vous avez décidé de donner un certain montant à une école du réseau Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, portant le nom de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. De manière générale, lorsque l’on vient en aide à un autre Juif, de quelque manière que ce soit, on éprouve de l’amour pour son prochain. Si on lui permet d’étudier la Torah, c’est également un acte d’amour de la Torah. Enfin, s’il s’agit de donner aux enfants une éducation emplie de crainte de Dieu, c’est aussi un acte d’amour de Dieu.
Conformément à l’enseignement du Baal Chem Tov(3), maintes fois répété par mon beau-père, le Rabbi, ces trois formes d’amour, amour du prochain, amour de la Torah et amour de Dieu, ne forment qu’une seule et même entité.
Le grand Rav Hecht m’a dit aussi quelle somme vous comptez donner maintenant, compte tenu des limites que vous subissez. J’espère que la bonne action que constitue ce don vous permettra d’assister à la réalisation de la promesse de nos Sages, selon laquelle “ tu prélèveras la dîme afin de devenir riche ”(4). Par la suite, lorsque Dieu vous accordera l’opulence, vous pourrez donc augmenter cette somme, en fonction des besoins, sans que cela ne vous impose de restrictions, non seulement morales, mais aussi physiques.
Que Dieu vous accorde de longs jours et de bonnes années, au cours desquelles vous pourrez donner de la Tsédaka aux autres, en particulier aux enfants, en soutenant une école qui diffuse la crainte de Dieu. De même, vous vous donnerez de la Tsédaka à vous-même, avant tout à votre corps et à votre âme animale, qui sont les véritables pauvres. Pour cela, vous intensifierez votre étude de la Torah, en général et de la ‘Hassidout, en particulier.
Que Dieu vous donne la réussite et que vous fassiez tout cela en bonne santé. Que nous ayons de bonnes nouvelles, matérielles et spirituelles, l’un de l’autre.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.Einbund. (2) De Chicago. Voir, à son propos, les lettres n°1910, 1914, 1916, 1959 et 2045. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1605. (4) Asser, prélève la dîme est de la même étymologie que Achir, riche.
Lettre n°2132
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2132, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Sivan 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad en
notre Terre Sainte, que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu vos lettres du 4 et du 24 Iyar. De même, mon secrétariat vous a accusé réception, il y a quelques temps, du second numéro du Bitaon(1).
B) Vous me dites, dans votre lettre, que vous me joignez des coupures des journaux Emech et Davar, mais celles-ci ne se trouvaient pas dans l’enveloppe.
C) Le moment est venu d’obtenir, par tous les moyens envisageables, que ce que vous avez labouré et planté porte enfin ses fruits. Les publicités dans les journaux, les émissions de radio et les campagnes sont assurément très importantes. Bien plus, notre maître précise qu’un effort n’est jamais vain. Néanmoins, il est clair que le plus tôt sera le mieux.
Les publicités et les émissions ne sont qu’un labourage et des semailles effectués pour ceux à qui ils parviennent, alors qu’ils constituent, bien évidemment, une action concrète de la part de ceux qui les réalisent. Au final, ces paroles et cette campagne doivent être assimilées par ceux à qui elles sont destinées et les conduire à l’action concrète.
Bien évidemment, on n’agit pas toujours de la même manière selon l’endroit que l’on visite. Mais, en tout état de cause, il y a nécessairement un moyen d’accomplir, y compris de la part de ceux qui écoutent et reçoivent.
Ainsi, de telles personnes peuvent, par exemple, instaurer une étude de la ‘Hassidout dans l’endroit où elles se trouvent, attirer des jeunes dans nos Yechivot, faire participer des jeunes gens et des hommes aux activités menées dans l’esprit de ‘Habad, sur place. Il serait bon, en chaque endroit, d’en charger quelques personnes, avec lesquelles vous maintiendrez un contact.
Il est clair que tout cela ne doit pas effrayer. On évoquera donc uniquement un envoi de brochures, par exemple, mais, de manière officieuse, on doit s’efforcer que les personnes choisies soient bien les canaux par lesquels tel endroit pourra être influencé de manière permanente.
Je m’en tiens, bien sûr, aux principes généraux. Vous établirez sûrement un programme détaillé, en la matière, en fonction des conditions du lieu et des personnes.
D) Vous me dites, dans votre lettre, que les solistes ont été Chalom Dov et Binyamin, mais vous n’indiquez pas leur nom de famille. Sans doute me les communiquerez-vous à la prochaine occasion.
E) A Lag Baomer, on conduit de nombreux enfants à Miron(2), afin de pratiquer la Mitsva de leur couper les cheveux(3). Je suis surpris que vous n’écriviez rien sur la manière dont vous avez profité de cette célébration pour favoriser l’éducation juive. A cette occasion, on peut, en effet, distribuer des brochures ou des abécédaires. Et, au verso, il peut y avoir votre article et quelques sentences qui concernent également les parents.
F) Il n’y a là que certains points, devant être améliorés, mais, de façon générale, sachez que vous êtes heureux et que votre sort est agréable, car vous avez le mérite de diffuser la ‘Hassidout, en général et celle de ‘Habad, en particulier, dans notre Terre Sainte, “ vers laquelle toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”.
Je suis convaincu que ce seul mérite suffira pour vous conférer la réussite dans vos accomplissements, l’élévation de temps à autre, car “ on connaît l’élévation, dans le domaine de la sainteté ” et “ à quiconque ajoute(4), on ajoute(5) ”.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,
N. B. : Vous m’avez demandé d’écrire à quelqu’un, mais cela sera sûrement inutile. Il vous suffira de lui dire que vous m’avez communiqué le montant de la subvention qu’il vous accorde. A n’en pas douter, il vous aidera, dans toute la mesure du possible.
Bien plus, Dieu lui a accordé de retrouver la vision. Le sacrifice d’action de grâce qu’il fera sera donc un acte de diffusion de l’enseignement profond de la Torah, c’est-à-dire de la ‘Hassidout.
Il existe, entre la partie révélée de la Torah et son enseignement caché, la même différence qu’entre la vision et l’audition. Ainsi, dans la première, l’expression courante est: “ Viens écouter ”, alors que le Zohar dit: “ Viens voir ”(6).
On fut confronté à une même différence, lors du don de la Torah. Par la suite, l’étude fut “ écoutée ” et comprise. Puis, l’enseignement du Machia’h révélera les raisons cachées de la Torah. Alors, l’étude sera pratiquée à la façon de la vision, comme l’établissent différents textes de ‘Hassidout.
On peut ainsi comprendre comment un seul homme(7) aura la capacité d’enseigner la Torah à tout Israël. Vous consulterez les commentaires du Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Tsav, à propos du Machia’h, le Chaar Ha Emouna, à partir du chapitre 58 et d’autres textes encore.
J’ai également pu vérifier que tout cela est expliqué dans le Ko’ho de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, à la page 42b.
Sûrement, à la suite de mon courrier, le réseau(8) vous a-t-il contacté pour éditer la causerie de Lag Baomer, prononcée ici-même, devant les jeunes élèves. Vous vous concerterez pour déterminer ce qu’il convient de faire concrètement.
Notes
(1) Le Bitaon ‘Habad, organe de cette association. (2) Où est enterré Rabbi Chimeon Ben Yo’haï, dont c’est alors la Hilloula. (3) A l’âge de trois ans. (4) Des efforts. (5) Des bénédictions. (6) Voir également la lettre n°2137. (7) Le Machia’h. (8) Des écoles Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch, en Terre Sainte.
Lettre n°2133
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2133, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
17 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Acher(1),
Je vous salue et vous bénis,
Après une longue interruption, j’ai enfin reçu votre lettre du 13 Iyar, concernant la Yechiva(2). Entre temps, vous avez sûrement reçu ma réponse, adressée à la direction de la Yechiva(3). Je suis surpris que l’on ne m’ait pas écrit pour me dire ce qui s’est passé, depuis lors. Puisse Dieu faire que ce soit un bon signe, que ce silence soit un indice de paix et de réussite.
Il est sûrement inutile de vous encourager et de vous souligner à quel point il est nécessaire de faire tout ce qui est en votre pouvoir, dans ce domaine, même si cela vous impose de vous rendre fréquemment à Melbourne. Vous ne vous y opposerez donc pas.
Je suis surpris que vous n’évoquiez pas votre action, à Sydney. Puisse Dieu faire que cela soit également un bon signe.
J’ai pris connaissance avec plaisir de la liste des participants à la répartition de l’étude du Talmud, bien que celle-ci n’indique pas quand sera la conclusion de cette étude, sans en faire le vœu. Si vous vous joignez à la répartition qui est faite ici, celle-ci aura lieu le 19 Kislev. Mais, peut-être avez-vous retenu une autre date. En tout état de cause, puisse Dieu faire que cela soit fructueux.
Ma lettre, écrite auparavant, à propos de la répartition du Talmud(4), fait référence au traité Chabbat 93b, traitant d’un travail effectué par deux personnes, lorsque chacun ne peut pas…(5). On peut en conclure que chacun des participants à cette répartition a le même mérite que s’il avait étudié l’ensemble du Talmud.
Vous voudrez bien transmettre mes souhaits et mes bénédictions à chacun des participants.
Je vous joins un extrait de la causerie du Chabbat au cours duquel a été béni le mois de Sivan. En effet, son contenu est d’actualité, tout au long de l’année, car la Torah est donnée et reçue chaque jour, comme si elle était nouvelle. C’est la raison pour laquelle, dans la bénédiction de la Torah, on loue “ Celui Qui donne la Torah ”, au présent.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite dans vos préoccupations communautaires et personnelles,
M. Schneerson,
N. B. : Sans doute avez-vous reçu, il y a quelques temps déjà, les remarques que j’ai formulées(6) à propos de l’article que vous m’aviez adressé.
Notes
(1) Le Rav A.Abramson. Voir, à son propos, la lettre n°1894. (2) Ohaleï Yossef Its’hak Loubavitch de Melbourne, en Australie. (3) Il s’agit de la lettre n°2095. (4) Il s’agit de la lettre n°869. (5) Effectuer son travail sans le concours de l’autre. En pareil cas, l’un et l’autre sont considérés comme ayant effectué ce travail. Il en va de même pour la répartition du Talmud. Quiconque y prend part, en étudiant un traité est considéré comme s’il avait appris l’ensemble du Talmud. (6) Voir la lettre n°1894.
Lettre n°2134
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2134, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[17 Sivan 5713]
Un médecin pratiquant saura sûrement trouver un moyen pour qu’il ne vous soit pas nécessaire de vous laver pendant le Chabbat(1).
En effet, le Chabbat lui-même apporte la guérison(2). De fait, nos Sages constatent que “ l’on n’émet pas de plainte, pendant le Chabbat ”. Malgré cela et précisément de ce fait, “ la guérison est proche ”(3).
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°2188. (2) Et dispense donc du traitement, en l’occurrence le fait de se laver. (3) Ces deux propositions sont, en effet, dites l’une à la suite de l’autre.
Lettre n°2135
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2135, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ye’hyel Mi’hel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du 23 Iyar, dans laquelle vous m’annoncez que vous avez achevé votre installation dans votre nouvel appartement. Puisque Dieu faire que “ celui qui change de lieu transforme également son Mazal ”, matériellement et spirituellement à la fois.
Vous évoquez également la réparation du Mikwé et ce que vous a écrit le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav A.H. Naé(2). Celui-ci considère que, compte tenu de la difficulté de cette réparation, il serait préférable d’en modifier certains points(3).
A mon sens, il ne faut pas procéder de la sorte. En effet, on s’efforce, quand il s’agit d’un Mikwé, de réunir le plus grand nombre possible d’avis émis. Si l’on introduit une modification, on pourrait, sur place, ne pas constater de différence avec ce qui a été instauré par le Rabbi Rachab. Néanmoins, un examen plus attentif permettra de révéler que cette différence existe bien(4).
Comme vous le savez, les lois du Mikwé sont particulièrement compliquées. De nombreux avis sont émis, à propos de chaque point. De plus, si l’un modifie quoi que ce soit, un autre pourra adopter un autre changement. Il est donc préférable de ne pas être celui qui commence, en la matière.
J’ai bon espoir qu’avec l’effort qui convient, vous pourrez effectuer la réparation nécessaire pour être en conformité avec l’avis du Rabbi Rachab.
Notes
(1) Le Rav Y.M. Dabroskin. Voir, à son propos, la lettre n°2029. (2) Le Rav Avraham ‘Haïm Naé, de Jérusalem. (3) En construisant un bassin au dessus de l’autre, là où l’on recueille l’eau de pluie et non là où l’on se trempe. C’est par là que passent les eaux de pluie issues du réservoir et conduites vers le bassin. (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ En l’occurrence, un examen rapide, précédant celui qui doit être plus approfondi, laisse apparaître, selon moi, deux éléments négatifs, dans la position du Rav A.H. N. D’une part, on déverse une Séa d’eau pour en reprendre une autre, selon la seconde explication du Rabad. D’autre part, on alimente le bassin avec de l’eau courante. D’après ce qui a été instauré par le Rabbi Rachab, on ne doit faire ni l’un ni l’autre. Nous n’en dirons pas plus ici. ” On consultera, à ce propos, le Likouteï Si’hot, tome 7, page 311.
Lettre n°2136
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2136, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre, de même que, ces jours-ci, votre livre qui est une biographie de la famille du Maskil Leeïtan. Je vous remercie pour cet ouvrage.
Vous commencez votre lettre en disant que vous souhaitez vous lier à moi, sans toutefois être un ‘Hassid, car vous êtes issu d’une famille qui n’est pas ‘hassidique.
Vous savez sûrement que le Gaon de Vilna était lui-même qualifié de ‘Hassid. Bien évidemment, je ne veux pas dire qu’il était le ‘Hassid d’une certaine personne, pas même celui du plus grand responsable communautaire. En fait, je fais référence au dicton(2) suivant de l’auteur du Tanya.
Quelqu’un lui demanda, une fois, ce qu’était un ‘Hassid. Il répondit que celui-ci était une personne sachant renoncer à son propre intérêt, bien plus prête à se causer du tort pour faire du bien aux autres. A l’époque, la controverse(3) était au plus fort et l’homme formula donc différemment sa question, précisant qu’il souhaitait une réponse issue de la partie révélée de la Torah et non de son enseignement caché. L’Admour Hazaken lui expliqua que la définition qu’il venait de formuler était clairement exprimée par la Guemara. Le traité Nidda 17a dit, en effet, que: “ celui qui brûle ses ongles est un ‘Hassid, puisqu’en agissant de la sorte, il se cause du tort à lui-même(4) ”. Vous consulterez l’explication que donnent les Tossafot, à ce sujet.
Le lien avec la ‘Hassidout et ses pratiques est bien évident. Le Choul’han Arou’h énonce le principe suivant: “ Comment peux-tu imaginer que ton sang soit plus rouge que celui des autres(5)? ”. Et, l’on peut envisager également la formulation opposée: “ Comment peux-tu imaginer que le sang des autres soit plus rouge que le tien? ”. A l’opposé, la ‘Hassidout met l’accent sur le fait que le début du service de Dieu transcende toute logique, tout échafaudage intellectuel. Elle souligne qu’il n’est pas d’autre moyen de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot de la manière qui convient.
Celui qui fait abstraction de la logique s’intéresse donc d’abord à l’intérêt de son prochain. Il le fera d’autant plus scrupuleusement qu’il comprendra pourquoi le service de Dieu ne peut pas être basé sur la raison. En effet, le Saint béni soit-Il agit toujours “ mesure pour mesure ” et celui dont le comportement est toujours réfléchi, même s’il inscrit son raisonnement dans le domaine de la sainteté, devra rendre des comptes sur ses actes et même sur ses paroles et ses pensées. Or, il est dit que “ la pensée de la faute est plus grave que la faute elle-même ”. Il est clair que nul n’a intérêt qu’il en soit ainsi pour lui.
Une question est bien connue(6). Si l’étude de la ‘Hassidout est à ce point nécessaire, que firent donc les premières générations(7)? Et, à notre époque, n’y a-t-il pas des personnes qui ne connaissent pas la ‘Hassidout et, néanmoins, sont intègres et craignent Dieu?
La réponse à ces interrogations est très simple. Le monde n’est pas livré au hasard, ce qu’à Dieu ne plaise. La Providence de Dieu en règle le moindre détail. On peut le vérifier chez les animaux. De nombreuses espèces possèdent un membre sans lequel elles ne pourraient vivre, alors que les autres espèces n’en ont pas l’équivalent, car celui-ci ne leur est pas indispensable. Et, ce qui est vrai des animaux l’est, a fortiori, du genre humain.
Certains n’ont pas eu connaissance, jusqu’à maintenant, de la ‘Hassidout. D’autres appartenaient aux anciennes générations et, à l’époque, ces notions étaient réservées à une élite. C’est là la preuve qu’ils peuvent mener leur existence et surmonter les épreuves auxquelles ils sont confrontés sans disposer nécessairement de ces connaissances. Mais, il n’en est pas de même pour ceux qui savent que la ‘Hassidout existe.
Le Rambam précise que chaque lettre de la Torah et, à plus forte raison, toute une partie de son enseignement, a la même sainteté que le Chema Israël. Il est clair que cela est également vrai pour la ‘Hassidout.
De ce point de vue, la différence qui existe entre l’animal et le Juif est la suivante. Dieu voulut accorder le bien véritable à ce dernier et Il ne souhaita donc pas qu’il agisse sous la contrainte. Il lui offrit donc le libre arbitre. Bien plus, Il créa le mauvais penchant, qui suggère à l’homme de nombreuses explications, différents raisonnements, afin de l’écarter du droit chemin. Si ce mauvais penchant s’adresse à un homme qui craint Dieu, il saura également s’exprimer selon les termes du Choul’han Arou’h. Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.
Vous me demandez s’il y a ici des personnes qui résidaient auparavant à Yekatrinoslav(8). Je n’en ai pas connaissance. Pour ce qui est de ma mère, la Rabbanit, à laquelle Dieu accordera longue vie, il serait bon que vous lui écriviez directement. Elle vous racontera sûrement ce qu’elle sait. Vous pouvez lui écrire dans la langue que vous voulez.
Comme vous me le demandez, je vous adresse un extrait de ce qui a été imprimé ici, lors du décès de mon père.
Vous m’avez accordé une bénédiction et je vous en donnerai une également. Vous avez été chargé de me transmettre les salutations du grand Rav R.Kats. Vous voudrez bien lui signifier les miennes. Je vous en remercie.
Que Dieu vous confère la réussite. Vous et votre épouse conduirez votre fils Yehouda Leïb vers la Torah, le dais nuptial et les bonnes actions, avec largesse d’esprit. Vous redoublerez d’ardeur dans la diffusion de la Lumière du Judaïsme, dans votre entourage. Que Dieu fasse que vous y parveniez avec toute la chaleur ‘hassidique.
Avec mes respects et ma bénédiction de réussite,
N. B. : Dans la liste figurant à la fin de votre livre, j’ai vu que vous avez publié plusieurs ouvrages sur la relation entre la science et la religion. Si vous pouviez les transmettre à ma bibliothèque, je vous en serai reconnaissant.
En effet, il est douloureux de constater de quelle manière cette question est traitée. Ainsi, les plus orthodoxes, lorsqu’ils se penchent sur ce problème, concluent, au final, que de nombreux Sages d’Israël possédaient de profondes connaissances scientifiques, que celles-ci sont importantes pour mieux comprendre la Torah d’Israël, afin d’établir les calculs astronomiques nécessaires à l’établissement du calendrier ou de déterminer le caractère Taref d’un animal.
En réalité, il aurait fallu adopter l’approche opposée, dire que la science est dénuée de tout fondement pour celui qui n’a pas la foi, que de nombreux scientifiques, s’ils n’étaient pas croyants, se seraient totalement fourvoyés, dans leur existence.
Notes
(1) Le Rav T.Harkavi. Voir, à son sujet, la lettre n°2078. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2187. (3) Entre les ‘Hassidim et leurs opposants. (4) En effet, brûler un membre du corps peut nuire aux autres membres. Mais, le ‘Hassid préfère se causer du tort à lui-même, plutôt que risquer de provoquer une fausse couche à une femme enceinte qui marcherait sur ses ongles. (5) Pourquoi aurais-tu plus de droits qu’eux? (6) Voir, à ce propos, les lettres n°2150 et 2230. (7) Qui n’en disposaient pas. (8) Ville de Russie dans laquelle le Rabbi passa son enfance et dont son père était le Rav.
Lettre n°2137
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2137, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
18 Sivan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai eu plaisir à avoir de vos nouvelles, par un jeune ‘Hassid(1). Il m’a dit que, Dieu merci, vous allez mieux et que votre vision s’est améliorée. Sans doute conserverez-vous, à l’avenir, les pratiques que je précisais dans ma lettre.
Il serait bon que vous étudiez chaque jour ou bien qu’on lise devant vous quelques lignes de Zohar et de Tanya, ouvrages dans lesquels on rencontre fréquemment l’expression “ viens voir ”(2). Ainsi, notre sainte Torah émet l’Injonction de voir la Divinité concrètement, ce qui permet également de voir de la manière qui convient, par ses yeux de chair(3), de constater que tout fut créé et existe par la Parole de Dieu, Qui vivifie les créatures.
Avec ma bénédiction pour votre guérison, pour de longs jours et de bonnes années, matériellement et spirituellement,
Notes
(1) Dont le nom n’est pas indiqué, afin de respecter la confidentialité. (2) Voir aussi les lettres n°2115 et 2132. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°1360 et 1388.
Lettre n°2138
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2138, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Sivan 5713,
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Pour faire suite à notre conversation, lorsque vous m’avez rendu visite, j’évoquerai ce qui est d’actualité, la Paracha de la semaine. Un point est, en effet, particulièrement surprenant. Comme on le sait, il est dit que “ rien ne résiste à la Techouva ”. Or, les enfants d’Israël regrettèrent la faute des éclaireurs et dirent: “ Nous voici, nous monterons vers l’endroit que Dieu a dit ”. Mais, Moché leur répondit: “ Vous n’y parviendrez pas ”.
En fait, le verset suivant en donne l’explication: “ Ne montez pas, car Dieu ne se trouve pas parmi vous ” et il est précisé, par la suite, que “ l’Arche d’alliance de Dieu et Moché ne quittèrent pas le camp ”.
Ainsi, Erets Israël était effectivement destinée au peuple d’Israël. Bien plus, telle était l’Injonction divine et Kalev, fils d’Ifouné, dit effectivement: “ Nous monterons et nous en hériterons ”. Malgré cela, une condition préalable devait être remplie. Il fallait être précédé par l’Arche d’alliance de Dieu, comme le montre le récit de la conquête du pays par Yochoua. En l’absence de cette condition, ce qu’à Dieu ne plaise, une entrée en masse n’était pas envisageable.
Certes, la Techouva permet d’expier la faute d’un individu ou même d’une communauté. Elle ne peut, en revanche, modifier la façon de conquérir Erets Israël. Pour être effective, cette conquête doit être conforme à la Promesse de Dieu, selon laquelle:
“ Un descendant de la maison de David, érudit de la Torah et se consacrant aux Mitsvot comme David, son ancêtre, connaissant la Loi Ecrite et la Loi Orale, conduira tous les Juifs sur la voie de la Torah et fera qu’ils se renforcent en elle. Il mènera la guerre de Dieu. Il bâtira le Temple à sa place (et personne d’autre que lui ne pourra le faire). Il rassemblera les exilés d’Israël et transformera le monde pour que tous servent Dieu ”.
Tels sont les termes du Rambam, dans ses lois des rois, à la fin du chapitre 11.
Lettre n°2139
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2139, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
20 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et
se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chlomo(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu vos lettres du 5 et du 14 Sivan, avec ce qui y était joint.
B) Il serait bon de faire éditer au plus vite la causerie de Lag Baomer et de la diffuser parmi les élèves(2) qu’elle peut concerner. Certes, elle traite de la période de l’Omer et de la fête de Chavouot, mais l’enseignement qui en découle s’applique, bien entendu, tout au long de l’année
Bien plus, le Rav M.Lipsker(3) réclame des propos d’encouragement pour les élèves. Peut-être serait-il bon d’en imprimer un certain nombre d’exemplaires sur un papier particulier et avec une belle reliure, afin de les donner, en tant que prix, aux meilleurs élèves.
Ceci s’ajoutera à vos publications habituelles, qui seront diffusées comme à l’accoutumée.
C) Vous évoquez l’aspect profond des choses et la manière d’orienter les élèves. Ne vous découragez donc pas, ce qu’à Dieu ne plaise. Nul ne peut savoir ce qui se passe au fond du cœur d’un Juif ou d’une Juive. Parfois, il semble que beaucoup d’efforts et d’application n’apportent que quelques fruits limités, mais il impossible de déterminer ce qu’il adviendra, dans un futur proche et, a fortiori, dans un avenir lointain. Et, il est impossible de mesurer combien de mal a été évité grâce à une telle éducation. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Bien plus, à notre époque, on a pu, de cette façon, assister à des miracles, par nos yeux de chair. Une seule graine, qui a été plantée, a donné naissance à de grandes et belles plantes. Si vous observez vos élèves comme il convient, vous pourrez vérifier qu’il en est de même pour eux.
J’attends de vos bonnes nouvelles et je vous adresse ma bénédiction de réussite dans vos préoccupations communautaires et personnelles,
Notes
(1) Le Rav C.Matusof, de Casablanca, Maroc. Voir, à son propos, la lettre n°1546. (2) De la Yechiva de Casablanca. (3) Le Rav Mi’haël Lipsker, de Meknès. Voir, à son sujet, la lettre n°2233.
Lettre n°2140
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2140, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Sivan 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yochoua,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 17 Sivan. J’en ai lu avec effroi le début, dans lequel vous faites état de vos difficultés(2). Pourquoi vous préoccuper de ce qui dépasse notre entendement ? Vous citez les propos du Rambam, selon lesquels Dieu ne fait pas de miracle surnaturel pour un individu. Or, nous avons constaté concrètement qu’il peut, néanmoins, en être ainsi, en particulier ces dernières années, et surtout quand il s’agit de problèmes physiques car, à l’issue de toutes les analyses, nombreux sont ceux qui se trouvaient dans l’erreur. De plus, on découvre, chaque jour, de nouveaux traitements.
En fait, il est indispensable de s’attacher à Dieu et il ne peut en être autrement. Il “ guérit toute chair et accomplit des merveilles ”, ce qui veut dire, au sens le plus littéral, qu’Il fait effectivement des prodiges, y compris à titre individuel. C’est précisément la raison pour laquelle chacun récite cette bénédiction. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Puisse Dieu faire que vous ne réfléchissiez pas trop à tout cela. Il vaut mieux s’en tenir à l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ celui à qui le miracle survient n’en a pas conscience ”(3). Bien évidemment, tout cela n’exclut pas la nécessité de consulter au moins deux médecins, spécialistes en la matière et de savoir ce qu’ils prescrivent. Comme vous le savez, le Tséma’h Tsédek souligne que la Torah permet au médecin de guérir, mais non de causer de la peine, ce qu’à Dieu ne plaise.
Vous évoquez la fête de Chavouot et les pratiques que vous avez trouvées dans les livres des ‘Hassidim. Il a été dit, lors de la réunion ‘hassidique(4), ce Chavouot, qu’à l’inverse de ce que l’on pense couramment, la partie révélée de la Torah resta cachée, quand celle-ci fut donnée. En effet, ce jour-là, les enfants d’Israël entendirent uniquement les dix Commandements. Bien plus, ils perdirent l’âme(5) après chacun d’eux. Il est donc clair qu’ils ne pouvaient pas comprendre. Et, le reste de la Torah fut aussi donné de manière cachée.
En effet, différents textes et, en particulier, les Hazharot de Rabbi Saadya Gaon expliquent que les 613 Mitsvot de la Torah et les 7 des Sages figurent, en allusion, dans les 620 lettres des dix Commandements.
Il n’en est pas de même pour la dimension cachée de la Torah. Ainsi, ses secrets les plus profonds sont exprimés dans le Char céleste. Or, tous les enfants d’Israël le virent, même les plus humbles, même ceux que l’on pouvait soupçonner de s’écarter du droit chemin, parce qu’ils figuraient parmi les Egyptiens qui accompagnèrent Israël. Car, les Juifs se départirent de toute impureté, quand ils reçurent la Torah. Mais, ils la retrouvèrent partiellement, après la faute du veau d’or. Pourtant, ils restèrent fondamentalement différents, y compris au sens physique, comme l’établit le traité Chabbat 147a.
Avec ma bénédiction pour que Dieu vous accorde de toujours annoncer de bonnes nouvelles, de vos préoccupations personnelles et communautaires,
Notes
(1) Le Rav Y.Sheftman. Voir, à son propos, la lettre n°1872. (2) D’une maladie que les médecins considèrent comme incurable. (3) Il devient ainsi inutile de penser à la maladie et la guérison survient, néanmoins. (4) Voir Likouteï Si’hot, tome 1, page 149. Voir également les lettres n°2114 et 2115. (5) Du fait de l’extase.
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