Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2101
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2101, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 6 Iyar et je suis content de constater que vous avez enfin compris quel était le problème(1). En effet, vous vous êtes aperçus que certains aspects de votre attitude vous ont éloigné des membres de votre communauté. Il est clair qu’il y a deux raisons à cela, correspondant aux deux perspectives de votre comportement, envers vous-même et par rapport à votre entourage.
Pour ce qui est de ce dernier point, il me semble vous avoir déjà dit que vous devez vous intéresser à ce qui concerne les membres de votre communauté, y compris lorsque cela n’a aucune incidence sur vos fonctions rabbiniques, sur la Torah et les Mitsvot. Quand quelqu’un s’aperçoit que l’on met en pratique, envers lui, l’Injonction “ tu aimeras ton prochain comme toi-même ”, même si on ne le fait pas exactement “ comme toi-même ”, il applique lui-même les termes du verset “ comme le visage se reflète dans l’eau…(2) ”.
Pour ce qui est du premier point, il est bien évident que ce que vous écrivez n’explique pas pourquoi les membres de votre communauté s’éloignent de vous. Vous attribuez cette état de fait à votre respect scrupuleux du Choul’han Arou’h, à votre refus de manger dans les maisons des autres ou de vous couper les cheveux pendant ‘Hol Hamoed ou la période de l’Omer.
En fait, la véritable raison est à l’opposé de tout cela, car les hommes, aux Etats Unis, quel que soit, par ailleurs, leur propre comportement, aiment bien observer celui des autres, en particulier de ceux qu’ils choisissent comme dirigeants et constater que ceux-ci ne font pas de compromis. Car, une telle manière d’agir dénote une adhésion imparfaite, un manque de foi en ce que l’on professe.
Pour ce qui vous concerne, si l’on peut craindre que votre comportement empreint de crainte de Dieu éloigne les autres, le fait que vous ne vous rasiez pas pendant ‘Hol Hamoed ou l’Omer n’est sûrement pas déterminant. Car, vous vous rasez tous les autres jours de l’année, bien que vous le fassiez avec un produit(3) et ceci pose beaucoup plus clairement problème. Et, il en est de même pour toutes les autres questions qui se posent. Si les membres de votre communauté vous en veulent, même s’ils ne le disent pas clairement, c’est parce qu’ils ne comprennent pas votre attitude et vous suspectent de faire des compromis. Vous devez comprendre ce que je veux dire.
Que Dieu vous accorde la réussite et permette que vous vous installiez d’une manière convenable, matériellement et spirituellement à la fois, pour vous-même et pour tous les membres de votre famille.
Je vous joins le fascicule qui a été édité à l’occasion de Lag Baomer, qui approche(4). Vous y verrez à quel point il est important de s’investir pleinement en ce que l’on fait. C’est uniquement de cette manière que l’on peut obtenir un résultat concret. Bien entendu, il en est de même pour ce qui concerne l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2119. (2) Le cœur de l’homme se reflète dans celui de son prochain. (3) Et non avec un rasoir, c’est-à-dire d’une manière que certains Décisionnaires permettent. (4) Il s’agit du fascicule n°108, qui se trouve dans le Séfer Hamaamarim 5701, du précédent Rabbi, à la page 115.
Lettre n°2102
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2102, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu vos lettres des 25 et 28 Nissan. Entre temps, et bien que vous ne me le confirmiez pas dans ces courriers, vous avez sans doute vous-même reçu ma lettre, vous souhaitant une bonne fête(1).
B) Vous évoquez le moyen de mettre les enfants à l’abri des missionnaires(2). Or, je ne voulais pas dire qu’il faut sauver un ou deux enfants dans un endroit, puis un ou deux dans un autre, pour les placer ensuite chez des particuliers, même si un tel résultat n’est nullement négligeable, car “ celui qui sauve une âme juive est considéré comme s’il sauvait le monde entier ”.
En effet, ma proposition portait sur une action méthodique et sur la création d’une institution spécifique, susceptible d’accueillir quarante ou cinquante de ces enfants, avec un directeur et des professeurs compétents.
Bien évidemment, cela ne veut pas dire qu’il faille, d’emblée, réunir ces quarante enfants. Ceux-ci peuvent être seulement dix. Mais, en tout état de cause, il ne faut pas procéder de la manière que vous décrivez dans votre lettre. D’une part, on pourra ainsi sauver ces enfants. De plus, on créera un poste pour ce directeur et ces professeurs.
Dans le corps humain, la santé d’un membre est directement conditionnée par celle de tous les autres et il en est de même pour ce qui fait l’objet de notre propos. L’existence de cette institution pourrait renforcer toutes les autres, d’autant que monsieur Kol(3) m’a promis d’obtenir la majeure partie de son budget auprès des différentes instances, si elle fonctionnait correctement.
J’ai été satisfait d’apprendre que vous avez vu monsieur Chazar(4) acheter le recueil de lettres de l’Admour Hazaken venant de paraître et que vous vous êtes entretenu avec lui. Vous connaissez l’image que l’on donne, à ce sujet. Lorsqu’une petite étincelle subsiste dans une braise sur laquelle on souffle, elle se renforce et s’élargit. Il en est de même, en l’occurrence. Lorsque l’on s’adresse à une personne qui, pour différentes raisons, possède une étincelle qui ne brûle pas fortement, on doit lui insuffler la vie, lui venir en aide pour développer cette étincelle. Et, qui sait ce qui peut en découler?
Je viens de recevoir les Tehilim Yohel Or(5).
Avec ma bénédiction,
Je vous joins le fascicule venant de paraître, à l’occasion de Lag Baomer, qui approche(6). Sans doute le mettrez-vous à la disposition du plus grand nombre.
Notes
(1) De Pessa’h. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1985. (3) Moché Kol, responsable de l’Alya des jeunes. Voir, à son sujet, les lettres n°1978, 1985, 1986 et 2028. (4) Zalman Chazar, qui fut par la suite le président de l’état d’Israël. Voir, à son sujet, les lettres n°1874 et 1986. (5) Avec les commentaires du Tséma’h Tsédek. (6) Il s’agit du fascicule n°108, qui se trouve dans le Séfer Hamaamarim 5701, du précédent Rabbi, à la page 115.
Lettre n°2103
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2103, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je voudrais formuler une remarque, de portée générale. On attend de tous les ‘Hassidim, et en particulier des responsables communautaires, une position ferme pour tout ce qui concerne la Torah, les Mitsvot et surtout la ‘Hassidout. Néanmoins, selon le moment et l’endroit, on doit être capable de déterminer dans quel domaine il faut faire preuve de fermeté et avec quelles personnes il est préférable d’adopter une attitude amicale et conciliante.
Ainsi, même si l’on doit prendre clairement position contre une certaine pratique, on peut aussi faire tout ce qui est en son pouvoir, dans toute la mesure des moyens dont on dispose, pour ne manquer de respect à personne.
Nos Sages(1) disent, en effet : “ Que disparaissent les fautes, mais non ceux qui les commettent ”. De plus, une telle manière d’agir simplifie la confrontation avec ce dont on doit se protéger et rapproche la victoire, dans cet échange. En effet, quand on agit de la sorte, les opposants s’aperçoivent que l’on ne manque de respect à personne, que l’on recherche uniquement la vérité. Il est sans doute inutile d’en dire plus, car cela est bien clair.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et pour que cette réussite soit à la fois matérielle et spirituelle,
Je vous joins le fascicule venant d’être édité pour Lag Baomer, qui approche(2). Sans doute mettrez-vous son contenu à la disposition du plus grand nombre.
Notes
(1) Commentant le verset des Tehilim : “ Que disparaissent les fautes de la terre et que les impies ne soient plus ”. (2) Il s’agit du fascicule n°108, qui se trouve dans le Séfer Hamaamarim 5701, du précédent Rabbi, à la page 115.
Lettre n°2104
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2104, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous bénis et vous salue,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous m’interrogez sur l’endroit où vous devez vous installer, après votre mariage, qui sera célébré en un moment bon et fructueux(1). Vous me faites part des arguments vous conduisant à pencher pour la Terre Sainte, auprès de vos parents. Vous concluez votre lettre en disant que l’on reçoit la bénédiction de Dieu, où que l’on se trouve, dès lors qu’on la mérite. En revanche, si on ne la mérite pas, ce qu’à Dieu ne plaise…(2).
A n’en pas douter, Dieu peut envoyer Sa bénédiction, quel que soit l’endroit dans lequel on s’installe. Pour autant, nos Sages affirment, dans différents textes, que l’on doit opter pour l’endroit et la manière qui, d’après la logique et les voies de la nature, permettront de gagner sa vie sans avoir recours au prodige et au miracle.
Certes, un homme assure sa propre subsistance en fonction de l’influence que Dieu lui accorde. Néanmoins, vous connaissez l’enseignement de notre sainte Torah selon lequel il faut systématiquement avoir recours aux voies de la nature et implorer le Maître du monde d’accorder, grâce à une telle attitude, une réussite surnaturelle.
En conséquence, pour revenir à votre question, vous devez opter pour l’endroit où il vous sera le plus facile de gagner votre vie, à la fois matériellement et spirituellement. Bien sûr, il n’est pas aisé, de façon générale, de déterminer comment on assurera sa propre subsistance. Toutefois, certains pays offrent des opportunités plus nombreuses et plus variées. Il y est plus simple de faire usage de ses connaissances et de ses aptitudes. Il est alors plus commode de s’y installer.
Compte tenu de tous ces éléments, il me semble que vous devriez plutôt envisager de vous installer aux Etats Unis.
Bien évidemment, il ne s’agit pas d’une obligation absolue, qui ne saurait être remise en cause. Peut-être, avec le temps, verrez-vous des possibilités qui, pour l’heure, ne se présentent pas encore à vous. Pour autant, à ce jour, ma position est celle que je viens d’exposer.
Je comprends parfaitement votre nostalgie et votre désir de résider à côté de vos parents. Malgré cela, vous ne pouvez pas renoncer à ce qui est essentiel et conditionne les années, les décennies à venir, uniquement du fait de cette nostalgie. Bien sûr, ce sentiment est profondément implanté en vous. Mais, l’usage, dans le monde,
veut que les fils et même les filles acquièrent leur indépendance et, quand des conditions plus favorables s’offrent à eux, loin de leurs parents, la pratique courante veut qu’ils les acceptent.
Bien plus, une telle situation peut aider les enfants à devenir indépendants, leur permettre de révéler leurs forces les plus profondes. Lorsque l’on est loin, on sait qu’il ne peut en être autrement.
Vous me dites que vous exercez une activité pédagogique. L’effort qui convient vous permettra d’en retrouver l’équivalent en tout endroit, dans n’importe quel pays.
Avec ma bénédiction pour que votre installation soit heureuse, matériellement et spirituellement à la fois, que vous bâtissiez un édifice éternel, basé sur la Torah et les Mitsvot, telles qu’elles sont illuminées par l’enseignement de la ‘Hassidout.
Notes
(1) Cette lettre est adressée à la fiancée. (2) On ne reçoit pas cette bénédiction, quel que soit l’endroit où l’on se trouve.
Lettre n°2105
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2105, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Iyar 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants de la Yechiva Loubavitch de Lod,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
A) J’ai bien reçu vos lettres du 27 Nissan et du 6 Iyar, avec ce qui y était joint. De même, j’ai reçu les résultats(1), par envoi séparé.
B) J’espère que l’on fait tout pour accélérer la construction de l’école professionnelle, d’autant que, comme je vous l’ai écrit, le docteur Shapiro est actuellement en visite en Terre Sainte et d’autres se plaignent du fait que l’on ne profite pas de ce moment propice, puisque l’on a promis, au début de l’hiver, une subvention conséquente, pour cette école.
C) Vous m’expliquez pour quelles raisons plusieurs élèves n’ont pas passé les examens. S’il s’agit d’un problème de santé, celui-ci n’est que passager. Quant à ceux qui étudient la Che’hita, il n’y a pas de raison que cette activité empêche de contrôler leurs connaissances de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Pour les autres élèves également, il faut trouver un moyen pour qu’ils n’en soient pas discrédités(2), puisque ces informations(3) ne concernent que moi.
Les examinateurs ne rendront donc pas publics ces résultats. Ainsi, ceux qui ont souhaité ne pas passer ces examens jusqu’à maintenant, pourront-ils le faire, à l’avenir.
Avec ma bénédiction de réussite, dans votre mission sacrée,
M. Schneerson,
Notes
(1) Des examens. Voir, à ce sujet, la lettre n°2002. (2) Du fait de ne pas avoir passé les examens. (3) Les résultats des examens.
Lettre n°2106
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2106, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Iyar 5713,
Brooklyn,
Aux dirigeants des jeunes de l’association ‘Habad
en notre Terre Sainte,
que Dieu vous accorde longue vie,
Je vous salue et vous bénis,
Vous avez sûrement reçu la lettre que je vous ai adressée et je suis un peu surpris que vous ne me l’ayez pas encore confirmé, pour l’heure.
J’ai bien reçu vos lettres des 9 et 23 Nissan, quoiqu’avec un peu de retard. Ce jour, j’ai également reçu votre télégramme, auquel j’ai fait la réponse suivante :
“ Il est bon d’éditer(1) la note figurant dans le fascicule n°30(2) et l’introduction du fascicule n°78(3). Avec ma bénédiction. Ma signature ”.
Bien évidemment, il faudra supprimer, dans l’introduction, tout ce qui concerne spécifiquement ce fascicule.
J’ai pris connaissance avec plaisir de l’exposé, bien que bref, de vos activités du mois de Nissan et de la fête de Pessa’h. Sans doute votre action de Lag Baomer recevra-t-elle la diffusion qui convient, comme ce fut le cas l’an dernier. Néanmoins, comme vous le savez, nos Sages prônent l’ajout, en tout ce qui concerne le domaine de la sainteté.
Je vous joins des bons d’expédition en port payé, qui sont ma contribution à la publication du Bitaon(4).
Vous me demandez quelle est la finalité essentielle de l’association ‘Habad et des jeunes de l’association ‘Habad. Je suis surpris que vous vous posiez une telle question. Vous savez que les ‘Hassidim doivent diffuser l’enseignement de la ‘Hassidout, ses pratiques et ses usages. Telle est leur mission primordiale. Néanmoins, la situation particulière de la présente époque, surtout en un lieu exceptionnel, impose que l’on renforce également la pratique juive, en général, l’instauration de cours publics de la partie révélée de la Torah. Car, “ là où il n’y a pas d’hommes…(5) ”.
Comment déterminer la frontière entre les endroits où il convient d’agir de la première façon et ceux où l’on doit opter pour la seconde méthode ? Il est bien clair que ceci doit être décidé sur place. Là encore, nos maîtres nous ont donné un enseignement, en la matière, puisqu’ils firent don de leur propre personne pour renforcer la Torah et la pratique juive, de façon générale. Pour autant, il est évident qu’en tant que maîtres de ‘Habad, ils diffusèrent effectivement l’enseignement de la ‘Hassidout, ses coutumes et ses pratiques.
Si l’on sait de quelle manière s’y prendre, l’action selon la première méthode peut renforcer celle qui relève de la seconde.
Vous me dites qu’il est difficile de confier des actions à réaliser aux jeunes gens, devant se consacrer à leur famille. C’est à ce propos que nos Sages disent : “ Le service que le pauvre rend au riche(6) est supérieur à celui que le riche rend au pauvre(7) ”. De même, il y a là le bien de ces jeunes gens, plus que celui des personnes auprès desquelles ils mènent ces actions.
Toutefois, la qualité d’une telle activité et son intérêt peuvent être appréciés en fonction de la situation personnelle de chacun.
Vous me dites que ceux qui travaillent et participent aux activités, ailleurs qu’à Tel Aviv et à Sefrya(8), sont peu nombreux. Un des moyens de conduire à agir un plus grand nombre de membres est d’en faire des guides spirituels dans leur ville et leur entourage. Vous apporterez ainsi une solution à deux questions, au manque des personnes se trouvant sur place et à la nécessité de rapprocher ceux qui se sont dernièrement joints à vous.
Bien évidemment, pour que le travail soit sérieux, celui qui l’assume doit l’être également. Mais, le peuple juif dispose des moyens dont il a besoin. A n’en pas douter, vous trouverez, en chaque endroit, quelqu’un qui craint Dieu et respecte ses engagements, qui comprend que, s’il est dans l’incertitude sur sa manière d’agir, il doit interroger les autres, faire des recherches.
Vous savez de quelle manière le Rav de Ragatchov accordait l’ordination rabbinique. Il vérifiait scrupuleusement si le candidat était bien animé de la crainte de Dieu. En effet, expliquait-il, il lui aurait été bien difficile de trouver quelqu’un dont les connaissances étaient suffisantes pour le satisfaire. Malgré cela, dès lors que le candidat avait acquis la crainte de Dieu, il était assuré que, s’il ne connaissait pas la Hala’ha, il ferait les recherches nécessaires, jusqu’à pouvoir la déterminer.
Vous me demandez s’il est bon de rééditer une causerie ou un discours ‘hassidique déjà parus. Vos moyens sont limités, en la matière et il n’y a donc pas lieu de publier encore une fois ce qui a déjà été imprimé par d’autres. De plus, lorsque l’on envoie par la poste ce qui a été édité, on diminue considérablement les possibilités d’adjoindre d’autres personnes à l’action.
Enseigner le Tanya dans le cadre d’une émission de radio est une bonne initiative, dès lors que les explications et les illustrations sont adaptées. Si l’émission est en Hébreu, comme vous le dites, il sera plus facile de le vérifier.
Je vous remercie de m’avoir adressé les coupures de presse qui reproduisaient ma lettre pour la fête de Pessa’h(7). Vous continuerez sûrement à le faire. Je vous en remercie d’avance.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Dans le second numéro de Bitaon ‘Habad, paraissant pour Lag Baomer 5713. (2) Voir Likouteï Dibourim, tome 3, page 518b. (3) Voir le Séfer Hamaamarim 5710, page 206. (4) Le Bitaon ‘Habad, organe de l’association des ‘Hassidim ‘Habad, en Terre Sainte. (5) Efforce-toi d’en être un. (6) En acceptant sa Tsédaka. (7) En lui donnant cette Tsédaka. (8) Kfar ‘Habad. (9) Il s’agit de la lettre n°2067.
Lettre n°2107
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2107, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Iyar 5713,
Brooklyn,
Au Rav, grand érudit, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
aux multiples connaissances, se consacrant aux besoins
communautaires, le Rav C.Y.(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais référence à ce qui a été dit à propos de l’éducation :
A) Il est clair que mon intention n’était pas d’affirmer que l’éducation, dans son ensemble, doit être confiée aux personnes religieuses. Je faisais uniquement allusion aux écoles qui appartiennent aux courants religieux.
B) De même, je ne voulais pas dire que l’on doit confier l’éducation à des personnes que l’on ne connaît pas. Bien au contraire, cette activité doit être confiée à ceux qui sont experts en la matière. Bien plus, ceux-ci doivent avoir déjà reçu une responsabilité pédagogique auparavant.
Néanmoins, une différence doit être faite entre ces personnes et les partis politiques. Car, aucune relation ne doit exister entre l’éducation et la politique.
Ceci permet de répondre à toutes les questions que vous posez, dans votre lettre.
C) Monsieur Gelman vous a dit que notre discussion(2) portait sur la différence entre les écoles ‘Habad et celles du Mizra’hi(3), dans le domaine précédemment cité. J’en suis très surpris, car nous n’avons pas du tout évoqué ce sujet.
Me référant au contenu et à la formulation de ma lettre, dont une copie vous a été adressée, je disais uniquement que cela ne concerne pas les écoles du courant non affilié(4), c’est-à-dire celles de ‘Habad.
D) Je vous adresse le fascicule édité à l’occasion de Lag Baomer, qui approche(5).
Notes
(1) Le Rav Chlomo Yossef Zevin, de Jérusalem, auteur de l’Encyclopédie talmudique. Voir, à son sujet, la lettre n°1565. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1359. (3) Le courant national religieux. (4) A un parti politique. (5) Il s’agit du fascicule n°108, qui se trouve dans le Séfer Hamaamarim 5701, du précédent Rabbi, à la page 115.
Lettre n°2108
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2108, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous avez fait confectionner une bague d’argent, sur laquelle sont gravés des Noms sacrés, conformément à ce qui est dit dans les livres. Vous me demandez si vous devez la porter, pour les propriétés qu’elle pourrait avoir.
Comme vous le savez, dans votre entourage et dans l’endroit où vous vous trouvez, seules les femmes portent des bagues. On peut donc se demander si l’on ne transgresse pas(1) le verset : “ Un homme ne portera pas…(2) ”.
Par ailleurs, la sainteté des Noms qui y sont gravés impose des précautions particulières, dans les endroits que l’on traverse comme dans ceux où l’on pénètre. On peut aussi s’interroger sur la sainteté proprement dite de ces Noms. En effet, des erreurs se sont glissées dans les livres, en particulier dans ceux qui n’ont pas reçu une approbation de personnalités connues(3).
Pour toutes ces raisons, vous ne devriez pas, à mon sens, porter cette bague. Tout au plus, puisque vous y avez d’ores et déjà fait graver ces Noms, vous la garderez dans votre chambre à coucher(4).
Vous dites que cette pratique est une protection contre les fautes de jeunesse(5). Pour cela, vous multiplierez les mots de la Torah et de la prière que vous prononcez. Vous graverez également dans votre esprit quelques Psaumes, quelques chapitres de Michna et de Tanya. De la sorte, comme le dit le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim, on possède ces mots dans sa mémoire, également lorsque l’on n’y pense pas.
Dieu vous accordera la réussite dans votre étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, avec la crainte de Dieu qui fera disparaître ce qui a été dit auparavant.
Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu,
Notes
(1) En portant cette bague. (2) Un vêtement de femme. (3) Prônant leur impression. (4) Cette lettre est adressée à un jeune homme, qui n’est pas marié. (5) L’émission involontaire de liquide séminal, pendant la nuit.
Lettre n°2109
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2109, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 19 Iyar 5713, Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu, Rav David Meïr(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du vingt neuvième jour de l’Omer. Vous m’interrogez sur le fascicule n°84(2), qui explique que la vitalité reste toujours identique, qu’elle se trouve dans le cerveau ou dans l’ongle de l’orteil, car elle procède de la quintessence. En effet, différents textes, en particulier le discours ‘hassidique intitulé “ Je serai sanctifié ”, dans le Likouteï Torah, à la Parchat Emor, affirment que la vitalité de la tête est plus élevée que celle du reste du corps.
La différence entre ces deux textes est la suivante. On distingue l’essence de la vitalité et sa révélation. L’essence de la vitalité est toujours identique. On ne peut donc pas dire que le pied soit moins vivant que la tête.
Il n’en est pas de même pour la révélation de la vitalité par les forces de l’âme. Celles-ci sont nombreuses. Il en est précisément six cent treize, ce qui est la preuve qu’il ne s’agit plus de l’essence de la vitalité. Celle-ci évolue en fonction des membres(3) dans lesquels elle s’introduit. Vous consulterez, à ce sujet, le chapitre 51 du Tanya.
On peut trouver une application de tout cela dans la partie révélée de la Torah et pour le service de Dieu. Du point de vue de la parcelle de Judaïsme que chacun possède, aucune différence ne peut être faite entre le plus grand parmi les grands et le plus humble parmi les humbles. Il n’en est pas de même pour les connaissances.
On retrouve l’équivalent de tout cela pour la Torah et les Mitsvot. Ainsi, “ Je serai sanctifié ” est possible seulement “ parmi les enfants d’Israël ”(4). En la matière, aucune différence ne peut être faite entre Moché, notre maître et le Juif le plus modeste de la présente époque(5). En effet, c’est ici la parcelle de Judaïsme implantée en chacun, l’essence de la vitalité de chaque personne qui intervient.
Il n’en est pas de même pour les deux cent quarante huit Injonctions et les trois cent soixante cinq Interdits, pour lesquels différentes distinctions sont faites au sein du peuple juif(6).
Avec ma bénédiction pour une bonne santé, pour vous-même et votre épouse,
Notes
(1) Le Rav D.M. Shulman. Voir, à son propos, la lettre n°1935. (2) Des écrits du précédent Rabbi. (3) Du corps. (4) L’éloge de Dieu est prononcée précisément en présence de dix Juifs. (5) L’un et l’autre ne font pas moins qu’un et pas plus qu’un dans le quorum nécessaire. (6) Ainsi, il est, par exemple, des Mitsvot réservées aux Cohanim et d’autres, au roi.
Lettre n° 2109*
Par la grâce de Dieu ב'ה, 19 Iyar 5713, Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 11 Iyar, dans laquelle vous me dites que vous souhaitez poursuivre vos études dans une Yechiva ‘Habad, en Terre Sainte. Vous ne précisez pas s’il s’agit de la Yechiva Tom’heï Temimim, à Lod ou celle de Torat Emet, à Jérusalem. Néanmoins, vous êtes gêné parce que l’on vous a dit que l’une des conditions nécessaires pour intégrer cette Yechiva est de ne pas se raser la barbe.
Or, vous pensez retourner dans votre pays, par la suite. Par ailleurs, vous n’avez jamais eu l’habitude de porter la barbe. Vous me demandez donc une situation plus clémente, c’est-à-dire la possibilité de ne pas satisfaire à cette condition, qui est, pour vous, difficile et même pratiquement impossible à tenir.
Je suis surpris par cette question. Vous savez à quel point il est grave de profaner le Nom de Dieu et de s’écarter de l’ordre établi, même s’il s’agit d’un point qui n’est pas fondamental. Imaginez donc la situation suivante. Vous entrerez dans une Yechiva, dans laquelle tous portent la barbe et vous serez le seul à être rasé.
Bien plus, il s’agit, en l’occurrence, d’une Yechiva dans laquelle on enseigne la partie profonde de la Torah, où l’on cultive l’amour et la crainte de Dieu. Or, le début du Tour Ora’h ‘Haïm, cité par le Ramah à la même référence, dit bien que la règle fondamentale est : “ On ne s’affectera pas devant les moqueurs ”.
Je ne reproduirai pas ici ce que disent l’enseignement profond de la Torah, le saint Zohar et différents livres, selon lesquels les poils de la barbe correspondent aux treize Attributs de Miséricorde divine. C’est par leur intermédiaire que l’on obtient la réussite dans l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot.
Tous s’accordent pour reconnaître que la barbe est partie intégrante de l’apparence divine. La supprimer, y compris selon les avis qui le permettent de certaines manières, a effectivement pour effet de faire disparaître cette apparence divine.
Ainsi, un jeune homme a eu le mérite d’être conduit par la divine Providence dans le pays “ vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année à la fin de l’année ”. Il désire étudier non seulement la partie révélée de la Torah, mais aussi son enseignement profond. Or, la Torah est globalement la Sagesse et la Volonté de Dieu. Sa dimension profonde en exprime les secrets qui étaient auparavant réservés à une élite. A notre époque, pour différentes raisons, ceux-ci ont été révélés et diffusés à de nombreux Juifs. Pour autant, il ne faut pas oublier la vérité.
Ces secrets sont bien l’aspect profond de la Volonté et de la Sagesse de Dieu. Par rapport à cela, quelle importance peuvent avoir ceux qui se moquent de jeunes gens portant la barbe parce qu’ils souhaitent mettre en pratique les Mitsvot de la meilleure façon et conserver l’apparence divine de leur visage ?
Bien plus, ces jeunes gens, pour une large part, sont considérés comme des disciples du Tséma’h Tsédek, qui considère que le fait de se raser la barbe est une Interdiction de la Torah, comme l’expliquent longuement ses responsa, Yoré Déa, au chapitre 93.
Il est inutile de préciser à quel point il est grave, selon la Guemara, de se trouver dans l’endroit de Rav et d’adopter un comportement qui va à l’encontre de son avis.
Que Dieu vous permette de vous maintenir fructueusement sur le droit chemin, sur la voie qui conduit vers la maison de Dieu et d’obtenir un tel résultat sans trop d’épreuves.
Avec ma bénédiction,
Pour le Rabbi Chlita, le secrétaire,
Lettre n°2110
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2110, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 19 Iyar 5713, Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Nissan, dans laquelle vous me décrivez la situation, à la Yechiva. Vous me dites que, pour différentes raisons, on vous propose de la quitter et de vous rendre dans un autre endroit. Vous me demandez ce que j’en pense.
Il est bien évident, sans qu’il puisse y avoir le moindre doute à ce sujet, que vous devez vous employer à améliorer la situation de la Yechiva, si elle n’est pas bonne, de la manière dont vous l’écrivez. En revanche, vous ne pouvez pas l’abandonner. Bien au contraire, consacrez toutes vos forces et votre ardeur à l’embellir, à l’agrandir et à la développer.
La responsabilité de réaliser tout cela incombe, en premier lieu, à ceux qui travaillent à la Yechiva(1) et lui apportent leur concours. Ceux-là sont conscients de la valeur de l’étude de la Torah, en général et de celle de sa dimension profonde, en particulier. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Vous connaissez le dicton(2) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel Dieu récompense chaque bonne action. Selon ses propres termes, “ le Tout Puissant ne reste pas en dette ”. Bien plus, la rétribution est à la mesure de l’effort.
Si l’on cherche à vous nuire et si l’on vous demande de quitter la Yechiva, votre mérite et votre récompense seront d’autant plus importants, si vous ne le faites pas. La Michna affirme que “ la rétribution de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”. Vous serez donc récompensé en constatant votre réussite, au sein de la Yechiva.
De cette façon, vous recevrez une bénédiction accrue et la réussite dans vos préoccupations particulières.
Avec ma bénédiction de succès en tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Ce qui est le cas du destinataire de cette lettre. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1564.
Lettre n°2111
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2111, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
19 Iyar 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
issu d’une illustre famille, Rav Matityahou Ye’hezkel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 27 Nissan, évoquant l’achat d’un Séfer Torah. Je vous joins la copie d’une lettre, à ce sujet, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Vous trouverez, dans cette copie, la réponse à la question que vous vous posez. Selon les termes de mon beau-père, le Rabbi, la volonté et la capacité financière sont deux traits de caractère des hommes. Vous m’écrivez que vous avez besoin d’aide et je ne sais pas quelle forme celle-ci doit prendre. Si le fait de vous adresser, de temps à autre, des bons d’envoi en port payé vous est utile, je m’efforcerai de l’établir, sans en faire le vœu. Vous voudrez bien me préciser ce qu’il en est.
Vous m’interrogez également sur l’impression du Tanya. Celle-ci est maintenant réalisée ici. Une liste d’errata et un index y sont également joints. Je prépare actuellement cette nouvelle édition(2), qui comptera également des références et un bref commentaire. Néanmoins, le temps ne me permet pas de m’y consacrer et sa réalisation est donc retardée.
Conformément à votre demande, je mentionnerai votre nom, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, afin que vous obteniez la satisfaction de vos besoins, de même que les membres de votre famille.
Je n’ai, pour l’heure, pas reçu vos livres.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav M.Y. Gutman. Voir, à son sujet, les lettres n°622 et 2142. (2) Voir l’introduction de l’index du Tanya, imprimée à la fin de ce livre.
Lettre n°2112
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2112, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
21 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre de Lag Baomer. J’y ai lu avec une grande satisfaction que vous et votre épouse, voyez la divine Providence de vos yeux de chair. Il faudrait expliquer précisément à votre épouse qu’elle doit agir avec bienveillance envers les autre, après avoir constaté à quel point le port de la perruque(1) lui a apporté la bénédiction et la réussite. C’est ce que disent nos Sages, à propos du don de la Tsédaka(2). Elle influencera donc son entourage en ce sens. En effet, de tels propos, émanant d’une femme qui a grandi dans l’ambiance propre aux Etats Unis, sont particulièrement convaincants.
Vous me dites que vous achetez une maison dans un quartier où il n’y a pas de synagogue orthodoxe. En conséquence, le Chabbat, vous prierez chez vous. Il n’est pas bon qu’il en soit ainsi. Même si, quelques fois par mois, vous allez passer le Chabbat ailleurs, vous devez trouver le moyen de réunir dix personnes en cet endroit. Ainsi, il sera possible d’y conduire un Séfer Torah. Bien évidemment, il faudra faire en sorte de ne pas soulever trop de controverse, ou, mieux encore, de ne pas en soulever du tout.
J’ai été content d’apprendre, par ailleurs, que vous maintenez votre étude quotidienne de la ‘Hassidout et que vous avez recommencé à apprendre la Torah avec le Rav C.L. Grinberg(3). Vous voudrez bien lui adresser mes bons souhaits.
Je vous joins le texte de ce que j’ai dit aux élèves(4), ce Lag Baomer(5). Sans doute en ferez-vous bon usage dans votre entourage.
Que Dieu vous confère la réussite, de même qu’aux membres de votre famille, en tous vos besoins, matériels et spirituels.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1892. (2) Il convient, non seulement, d’en donner soi-même, mais aussi de convaincre les autres de le faire. (3) Le Rav Chimeon Aryé Leïb Grinberg. Voir, à son propos, la lettre n°2058. (4) De La Yechiva. (5) Voir Likouteï Si’hot, tome 2, page 553.
Lettre n°2113
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2113, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
36ème jour des “ trésors cachés ”(1),
Brooklyn, New York,
Je vous salue et vous bénis,
Votre fils, jeune homme empli d’élévation et d’ardeur, multipliant les accomplissements positifs, le Rav Yossef, m’a appris que vous devez subir une intervention chirurgicale. J’ai donc mentionné votre nom pour la guérison, afin que l’opération se passe bien. Que Dieu vous accorde un prompt rétablissement. De la sorte, vous pourrez redoubler d’ardeur dans l’étude de la Torah, la pratique des Mitsvot, exercer votre action auprès du plus grand nombre, puisque tel est votre mérite.
Il est sans doute inutile de vous rappeler que l’on doit remercier Dieu, lorsque l’on constate Ses miracles et Ses merveilles. Et, cette action de grâce doit prendre la forme d’une ardeur accrue dans l’étude de la Torah et la pratique de la Mitsva. Sans doute adopterez-vous, vous-même, cette pratique juive, qui est judicieuse. Vous multiplierez donc votre étude de la Torah et, de manière générale, votre accomplissement des Mitsvot, en particulier le don de la Tsédaka, selon vos moyens.
Il serait bon que vous profitiez de votre séjour à Madrid pour encourager les jeunes gens(2) qui sont étudiants à l’institut, afin que leurs origines restent gravées en permanence dans leur cœur et dans leur esprit. Ils sont, en effet, les descendants de nombreuses générations d’enfants d’Israël, craignant la Parole de Dieu et observant Ses Mitsvot. S’ils se pénètrent en permanence de cette conscience, ils surmonteront toutes les épreuves auxquelles ils seront confrontés. C’est uniquement de cette manière qu’un Juif ou une Juive peut accéder à la réussite et au bonheur.
Je conclus notre conversation comme je l’avais commencée, en vous souhaitant la paix et la bénédiction, un prompt rétablissement émanant de la Source du bien et beaucoup de satisfaction des membres de votre famille et surtout de votre cher fils, monsieur Yossef.
Notes
(1) Des jours de l’Omer, soit le 21 Iyar. (2) Poursuivant des études séculaires.
Lettre n°2114
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2114, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
23 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre du 2 Iyar, dans laquelle vous m’annoncez de bonnes nouvelles. Vous avez invité les élèves(1) aux Séders(2) afin qu’ils y diffusent l’amour de la Torah et des Mitsvot, pour tout le reste de l’année. Il est sûrement inutile de vous souligner à quel point cette action est importante, de même que la réunion ‘hassidique de Pourim, que vous évoquez également dans votre lettre.
Nos Sages disent que le fait de partager un repas a le pouvoir de rapprocher. C’est aussi le cas lorsque ce repas a une connotation négative(3) et combien plus en est-il ainsi quand il s’inscrit dans le domaine du bien, qu’il offre l’occasion de dire des paroles encourageant l’étude de la Torah, la pratique des Mitsvot, l’amour du prochain, l’amour de la Torah et l’amour de Dieu.
Sans doute utiliserez-vous, de la même manière, les jours de Chavouot, temps du don de notre Torah, qui approchent.
Vous me dites que ces efforts n’ont pas entraîné de fatigue pour votre épouse. Je suis convaincu que cela a bien été le cas, plus encore, qu’elle en a même tiré un profit. Néanmoins, à l’avenir, s’il est certain que ces réunions ‘hassidiques doivent se poursuivre, l’effort physique, en revanche, doit également être réparti entre les autres femmes. L’apport de cette pratique sera double, puisqu’en procédant de la sorte, on attire de nouveaux membres(4), comme la pratique concrète en fait la preuve.
A mon sens, pour la même raison, toutes les dépenses relatives au Mikwé ne doivent pas incomber à une seule personne. Tout d’abord, ce mérite doit également être conféré à d’autres Juifs. De plus, ce mode de fonctionnement conditionne aussi l’avenir, car celui qui investit son argent en comprend la valeur et se sent personnellement impliqué.
Vous pourrez évoquer tout cela, quand l’occasion s’en présentera. Tous savent, en effet, que vous avez donné votre argent pour cela(5).
Vous ne dites pas comment le Mikwé a été construit, de quelle manière l’eau est collectée. Sans doute vous êtes-vous conformé aux instructions des Rabbanim ‘Habad. En effet, pour un Mikwé en particulier, il est important de s’accorder à tous les avis émis, en la matière.
Vous n’évoquez pas votre étude de la ‘Hassidout, dans votre lettre, mais j’ai bon espoir que cette étude est effective, même si vous n’en parlez pas. Nos Sages disent que l’on doit connaître l’élévation dans le domaine de la sainteté. C’est donc ce que vous ferez à l’avenir, en particulier pour la fête du don de notre Torah, qui approche et qui est un moment propice pour l’étude de sa dimension cachée.
En effet, nous avons alors entendu(6) uniquement les dix Commandements, dans lesquels est “ caché ” tout l’enseignement révélé de la Torah. A l’opposé, le Char céleste, aspect le plus ésotérique de la partie cachée de la Torah, put être observé par tous (7).
Je vous adresse ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et profondeur, pour accomplir encore mieux les Mitsvot et pour parfaire votre étude de la Torah.
Votre demande de bénédiction sera lue, en un moment propice, près du tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Notes
(1) De la Yechiva. (2) De Pessa’h organisés par le destinataire de cette lettre. (3) Comme c’est le cas de l’épisode rapporté par nos Sages, duquel ils déduisent cet enseignement. (4) Au féminin. Il s’agit ici de membres des femmes et jeunes filles ‘Habad. (5) Pour le fonctionnement du Mikwé. (6) Directement de la bouche de Dieu. (7) Voir également la lettre n°2140.
Lettre n°2115
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2115, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre de Lag Baomer, jour de la Hilloula de Rabbi Chimeon Ben Yo’haï. Vous connaissez l’explication donnée par différents textes de ‘Hassidout, de l’expression, fréquente dans le Zohar: “ Il ouvrit(1) ”. En effet, les Sages(2) ouvrirent la voie pour qu’il soit plus aisé à tous ceux qui vivent après eux de servir Dieu.
En conséquence, je suis surpris que vous ne fassiez pas mention, dans toute votre lettre de la diffusion des sources de la partie cachée de la Torah et des enseignements du Baal Chem Tov, dont la Hilloula est à Chavouot, temps du don de notre Torah.
J’espère qu’il s’agit uniquement d’un oubli dans votre lettre, mais que vous menez effectivement une telle action, à la mesure des grands moyens dont vous disposez. Bien plus, malgré ce que l’on pense généralement, la partie révélée de la Torah fut donnée à Chavouot, temps du don de notre Torah, de manière cachée, en allusion dans les dix Commandements, alors que tous les enfants d’Israël observèrent, de manière évidente, l’enseignement caché de la Torah et le Char céleste(3), comme l’explique le Midrach.
Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et de manière profonde,
Notes
(1) Les propos d’un Sage sont souvent introduits par: “ Il ouvrit et dit ”. (2) En délivrant cet enseignement. (3) Voir la lettre précédente et la lettre n°2140.
Lettre n°2116
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2116, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, m’annonçant que votre anniversaire sera le second jour de Chavouot, qui approche.
Sans doute adopterez-vous les pratiques établies à cette occasion(1). Vous lirez donc les Tehilim, étudierez un discours ‘hassidique et le réciterez, par cœur, en public, le jour même ou le Chabbat suivant. A la veille de la fête, vous donnerez de la Tsédaka avant les prières de Cha’harit et de Min’ha.
Dieu fasse que vous vous emplissiez de crainte de Dieu, soyez un ‘Hassid et un érudit et vous installiez de manière convenable, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et profondément,
N. B. : Je vous joins un extrait(2) de la causerie prononcée pendant le Chabbat qui bénit le mois de Sivan. Sans doute le diffuserez-vous de la manière qui convient.
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1899. (2) Voir le Likouteï Si’hot, tome 2, page 297.
Lettre n°2117
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2117, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 23 Iyar, par laquelle vous sollicitez mon conseil pour votre frère, afin qu’il ait des garçons, en bonne santé.
Il faut, tout d’abord, vérifier que son union n’a pas été, de sa part ou de celle de son épouse, un manque de respect envers un Juif ou une Juive, avec qui il aurait été question de mariage, au préalable. Peut-être la décision finale était-elle pratiquement prise, puis, pour une quelconque raison, tout fut annulé.
S’il y a lieu de craindre qu’il en a bien été ainsi, il faudra retrouver cette personne, vérifier si elle est déjà mariée et m’écrire pour me dire ce qu’il en est. En tout état de cause, il serait bon que votre frère fasse vérifier ses Tefilin, de même que les Mezouzot de sa maison. Il faudra également s’assurer que son épouse se couvre bien la tête.
En effet, le Zohar, à la page 126a, explique que la pudeur de la femme, en particulier le fait de se couvrir la tête, permet de recevoir les bénédictions célestes et terrestres, d’obtenir des enfants et des petits enfants.
Je vous joins un extrait de la causerie du Chabbat qui a béni le mois de Sivan. Sans doute le diffuserez-vous de la manière qui convient, car il est d’actualité tout au long de l’année.
Avec ma bénédiction pour recevoir la Torah avec joie et profondément,
Lettre n°2118
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2118, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
1er Elloul 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je vous confirme avoir bien reçu vos deux lettres, dans lesquelles vous me faites part de votre état d’esprit, de votre étude de la Torah, en général, de celle des livres de ‘Hassidout, en particulier et de quelques idées que vous ont suggérées les commentaires de nos Sages.
Vos lettres semblent indiquer que vous recherchez des méthodes d’interprétation spécifiques et des explications nouvelles. Vous voulez innover, non seulement dans le commentaire, mais aussi dans la manière de l’obtenir. Même si l’on admet que vous ne commettiez pas d’erreur, que vous mettiez en évidence l’idée juste et la bonne méthode, en général et surtout à votre sens, il ne fait pas de doute qu’il vous faudra beaucoup de temps et d’effort, pour parvenir au résultat.
Certes, nos Sages disent que “ l’on comprend les paroles de la Torah uniquement lorsqu’on les a d’abord interprétées de manière fausse ”. Néanmoins, votre erreur aura porté sur la méthode d’interprétation et non sur le détail d’une certaine Hala’ha.
Les Juifs sont “ croyants et fils de croyants ”. Ils considèrent donc comme une évidence que Dieu n’a rien créé d’inutile, dans le monde, en particulier pour ce qui concerne un Juif. Or, nos jours sont comptés en fonction de la Torah et des Mitsvot que l’on doit accomplir. Chaque journée, chaque heure qui est perdue à retrouver ce qui a déjà été établi par les premiers Sages, lesquels étaient comparables à des anges, est un écart par rapport à ce que l’on doit réaliser, même si l’on se consacre ainsi au commentaire de la Torah, activité pour laquelle on mérite, par ailleurs, une récompense.
En pareil cas, on perd donc du temps en effectuant ce que l’on n’est pas chargé de faire. En conséquence, il y aura nécessairement un manque en ce qui doit effectivement être accompli. Une image permettra de le comprendre. Un homme peut indiquer qu’il veut étudier la Michna, mais qu’il ne souhaite pas en consulter les commentateurs, préférant découvrir, par lui-même, les explications figurant dans la Guemara, les commentaires de Rachi et des Tossafot.
Si vous voulez m’écouter, abandonner cette manière de procéder, étudiez les livres de ‘Hassidout dans lesquelles nos maîtres nous ont clairement indiqué la voie que nous devons suivre afin d’apprendre la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout, d’accomplir les Mitsvot avec joie et de la meilleure façon.
De la sorte, vous vous apercevrez que de nombreux points sur lesquels vous avez encore des doutes ont déjà été clairement expliqués par les premiers Sages, que plusieurs explications que vous pensez avoir découvertes ne sont, en réalité, pas exactes ou ont été mal abordées.
Comment déterminer si l’on est sur la bonne voie ou non ? L’un des moyens d’y parvenir est de considérer la synthèse finale, la conclusion qui en découle quant à la meilleure manière d’accomplir la Mitsva, au temps fixé pour l’étude de la Torah, à l’ardeur que l’on doit éprouver à aimer son prochain. Etablissez donc un bilan sincère de votre comportement dans tous ces domaines. Demandez-vous si les études auxquelles vous faites allusion dans votre lettre ont apporté un renforcement en tout cela ou, au contraire, un affaiblissement. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Voici la synthèse de ce qui vient d’être dit. Oubliez, au moins pendant quelques heures par jour, vos compétences et votre nature. Etudiez les Hala’hot qui sont nécessaires pour l’existence quotidienne et la ‘Hassidout, par exemple le Tanya et le Dére’h Mitsvoté’ha. Pour que Dieu vous vienne en aide, dans cette démarche, vous donnerez, chaque jour de semaine, quelques pièces à la Tsédaka, avant la prière. Après celle-ci, vous lirez des Tehilim, dans la semaine, le Chabbat et les fêtes, selon leur répartition mensuelle.
Dieu vous accordera le mérite et la réussite. Ainsi, vous pourrez avancer sur la voie royale, sans rechercher des chemins et des voies détournées. Et, vous connaîtrez le bien matériel et spirituel.
Avec ma bénédiction afin que vous soyez inscrit et scellé pour une bonne année, que vous étudiez la Torah en craignant Dieu,
Lettre n°2119
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2119, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
29 Iyar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre expresse du 20 Iyar, dans laquelle vous exprimez votre étonnement à propos de ce que je vous ai écrit(1). Je disais que les compromis éloignaient les membres de la communauté et ne les rapprochaient pas. Vous faites remarquer que, s’il en était ainsi, les rabbins les plus orthodoxes devraient avoir les synagogues les plus remarquables.
Voici ce qui est à l’origine de mes propos :
A) Nos Sages disent, au traité Sotta 41b, selon la version du Eïn Yaakov, que quiconque se livre à la flatterie finit par connaître la chute. Or, le compromis est une forme de flatterie envers les membres de la communauté ne pratiquant pas la Torah et les Mitsvot. Cette affirmation de nos Sages s’applique donc, en pareil cas.
En effet, si ce n’était cette dépendance envers eux, il est bien clair que
B) Dieu seul assure la subsistance de l’homme et satisfait à tous ses besoins. Pour un Juif ou une Juive, il est un principe fondamental de la foi que le Saint béni soit-Il nourrit et entretient chacun. Quiconque prétend que son prochain peut le déposséder de ce qui lui revient, en dépit de la décision divine, contredit la foi juive et nie la Providence, qui concerne également les non-Juifs.
Il y a, cependant, une exception. C’est celle qu’évoquent nos Sages, dans l’enseignement qui vient d’être cité. En pareil cas, Dieu ne s’oppose pas à ce que l’on connaisse la chute, jusqu’à un certain point, dans les mains de l’impie. Ce dernier peut alors remettre en cause la satisfaction de ses propres besoins, telle qu’on devrait l’obtenir.
C) Par ailleurs, vous vous demandez pourquoi, selon ce raisonnement, les rabbins les plus orthodoxes n’ont pas les synagogues les plus remarquables. C’est une ancienne question et le verset(2) lui-même s’interroge : “ Pourquoi la voie des impies est-elle fructueuse ? ”.
Vous consulterez également le traité Bera’hot 7a, qui dit que Moché lui-même se posa cette question et, en conséquence, demanda: “ De grâce, fais-moi connaître Tes voies ”. En consultant ce passage et différents textes, figurant dans nos livres sacrés, vous trouverez donc la réponse à cette question. Et, même, si vous ne la trouvez pas, cela ne doit pas avoir d’incidence concrète sur votre comportement.
Mon beau-père, le Rabbi, écrit, dans l’une de ses lettres, qu’il est inutile de perdre du temps pour ce qui est accessoire, de se demander “ pourquoi la voie des impies est fructueuse ”. Il est préférable de se préoccuper de ce qui est important.
Il en va de même pour vous. En tout état de cause, il est clair et évident pour tous que l’on doit s’en tenir aux voies de la nature, c’est-à-dire s’adresser à ceux qui ont le pouvoir d’accorder l’emploi qui convient, de tenter de les convaincre. Mais, cela ne veut pas dire que ces personnes sont à l’origine de votre subsistance. En fait, on agit ainsi uniquement parce que notre sainte Torah demande que l’on ne s’en remette pas au miracle.
Il faut donc intervenir de manière naturelle, recevoir sa subsistance par leur intermédiaire. En conséquence, la pratique de la Mitsva et la meilleure manière de le faire ne peuvent nullement remettre en cause la bénédiction de Dieu, Qui demande de mettre en pratique cette Mitsva.
D) Concrètement, je n’ai pas écris que vous deviez, envers et contre tout, rester dans cette ville. J’ai simplement dit qu’il ne fallait pas écarter cette possibilité. Vous devez analyser toutes les propositions qui vous sont faites et choisir celle qui est la meilleure, pour vous et pour les membres de votre famille, matériellement et spirituellement à la fois.
En fonction des informations que vous m’avez communiquées jusqu’à maintenant, il me semble que le fait de rester là où vous vous trouvez est, relativement, une meilleure solution que les autres. Que Dieu vous guide vers ce qui est le mieux pour vous et pour les membres de votre famille, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Voir la lettre n°2101. (2) Yermyahou 12, 1.
Lettre n°2120
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2120, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 19 Iyar 5713, Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 28 Nissan, dans laquelle vous me décrivez la situation, à la Yechiva. Vous me dites que, pour différentes raisons, on vous propose de la quitter et de vous rendre dans un autre endroit. Vous me demandez ce que j’en pense.
Il est bien évident, sans qu’il puisse y avoir le moindre doute à ce sujet, que vous devez vous employer à améliorer la situation de la Yechiva, si elle n’est pas bonne, de la manière dont vous l’écrivez. En revanche, vous ne pouvez pas l’abandonner. Bien au contraire, consacrez toutes vos forces et votre ardeur à l’embellir, à l’agrandir et à la développer.
La responsabilité de réaliser tout cela incombe, en premier lieu, à ceux qui travaillent à la Yechiva(1) et lui apportent leur concours. Ceux-là sont conscients de la valeur de l’étude de la Torah, en général et de celle de sa dimension profonde, en particulier. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Vous connaissez le dicton(2) de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, selon lequel Dieu récompense chaque bonne action. Selon ses propres termes, “ le Tout Puissant ne reste pas en dette ”. Bien plus, la rétribution est à la mesure de l’effort.
Si l’on cherche à vous nuire et si l’on vous demande de quitter la Yechiva, votre mérite et votre récompense seront d’autant plus importants, si vous ne le faites pas. La Michna affirme que “ la rétribution de la Mitsva est la Mitsva elle-même ”. Vous serez donc récompensé en constatant votre réussite, au sein de la Yechiva.
De cette façon, vous recevrez une bénédiction accrue et la réussite dans vos préoccupations particulières.
Avec ma bénédiction de succès en tout ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Ce qui est le cas du destinataire de cette lettre. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1564.
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