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Iguerot Kodesh — lettres 2081 à 2100

Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français. Texte intégral. Sommaire du corpus.

Lettre n°2081

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2081, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5713,

Brooklyn,

Au ‘Hassid distingué et érudit, qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ye’hezkel(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre cadeau avec plaisir, le livre Chiv’heï Cohen Kéter Torah, que vous avez édité. Le mérite que celui-ci constitue est inestimable. Et, différents textes(2) décrivent la nostalgie du roi David, ainsi qu’il est dit: “ Je résiderai dans Ta tente pour l’éternité ”.

Il est donc clair que l’on révèle ainsi une bénédiction et une réussite accrues, grâce à la miséricorde invoquée par l’auteur pour satisfaire les besoins de l’éditeur et des membres de sa famille. Pour quelqu’un comme vous, il est sûrement inutile d’en dire plus.

A l’occasion des jours de Pessa’h, qui approchent, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse.

Et que s’accomplisse la promesse tant attendue, selon laquelle “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de notre délivrance véritable et complète, de votre vivant et du nôtre, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Le Rav Y.Besser. (2) Voir, à ce propos, les lettres n°193 et 205.

Lettre n°2082

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2082, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5713,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’association ‘Habad en Terre Sainte,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

A) Pour le bon ordre, j’accuse encore une fois réception de vos lettres du 6 Tichri, du 25 ‘Hechvan, du 17 Kislev, du 6 Chevat et du 25 Adar.

B) Je fais référence à la question que vous m’avez posée à propos de l’action que vous devez mener dans le domaine de la pureté familiale :

Tout d’abord, vous vous engagerez à couvrir les dépenses de réparation d’un Mikwé(1), auprès du centre de diffusion de la pureté familiale, que dirige le Rav Halperin. Bien évidemment, celui-ci doit être conforme aux décisions hala’hiques du Rabbi Rachab.

Vous fixerez avec ce centre que cette réparation soit présentée comme l’une de ses réalisations, mais qu’il vous soit permis de faire publiquement état de la participation financière de l’association ‘Habad. C’est ce que nous avions convenu avec le Rav Barzel, lorsque nous avions parlé de tout cela.

C) Par ailleurs, le Rav et ‘Hassid Dabroskin, de ‘Haïfa, m’écrit(2) à propos d’un Mikwé et me dit qu’il s’adresse à moi conformément à leur demande(3). Sa réparation peut être réalisée pour environ cent cinquante livres israéliennes.

A mon sens, il est bon de la prendre en charge également. Mais, comme je le disais, il faudra, là encore, adopter l’avis du Rabbi Rachab.

D) Il

semble que les contrôleurs aient cessé leur activité(4). Je ne sais pas qui est à l’origine du blocage et j’écris donc directement à ces contrôleurs et aux institutions concernées.

J’entends qu’ils exercent ce contrôle de manière effective et qu’ils ne se contentent pas de porter ce titre. Ma proposition, pour ces contrôleurs, reste donc valable, comme lorsque je l’ai formulée. Je vous remercie de me donner une explication, à ce sujet.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Pour une certaine raison, le Rabbi Chlita n’a pas eu le temps de signer cette lettre avant la fête. Compte tenu de la sainteté de la fête, je signe donc à sa place(5).

Le secrétaire,

A Kwint,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1978. (2) Voir, à ce sujet, les lettres n°1850 et 2029. (3) A la demande du centre de diffusion de la pureté familiale. (4) Voir, à ce sujet, les lettres n°1291 et 1347. (5) Pendant ‘Hol Hamoed.

Lettre n°2083

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2083, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13ème jour du mois de la délivrance(1) 5713,

Brooklyn, New York,

Que soit en paix ce grand homme, grand Rav et distingué

‘Hassid qui craint Dieu, homme enthousiaste, aux multiples

accomplissements, aux nombreuses connaissances et issu

d’une illustre famille, accumulant les bonnes actions,

descendant d’une prestigieuse lignée, homme honorable et

rayonnant, Rav Israël Abuhatsera(2) Chlita,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu votre lettre en son temps. J’ai également été satisfait d’obtenir vos salutations par le grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, Rav Binyamin Elyahou Gorodetski.

J’ai, avant tout, été satisfait d’apprendre

par le Rav B.E. G(3) que vous ne m’en voulez nullement, n’éprouvez aucune rancœur, car vous avez compris que mon intention était bonne(4). A mon sens, chacun doit faire usage des forces dont il dispose pour le plus grand bien de tous. Ce mérite incombe à tous et nul ne peut s’arroger le droit de rester seul.

Vous connaissez la lettre de Rabbi Cherira Gaon, racontant que Rav, lorsqu’il arriva à Babel et trouva un lieu de Torah, ne s’y installa pas. Bien au contraire, il se rendit là où la Torah était absente et il consacra toutes ses forces à clôturer la clairière qu’il avait trouvée(5).

A l’occasion des jours de fête qui approchent, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour une fête cachère et joyeuse et que s’accomplisse la promesse tant attendue, selon laquelle “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de notre délivrance véritable et complète, de votre vivant et du nôtre, par notre juste Machia’h.

Avec mon profond respect et ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Je vous joins une copie de ma lettre adressée à tous(6) et qui traite de ce qui est d’actualité(7).

Notes

(1) Nissan. (2) “ Baba Salé ”. Voir, à son propos, les lettres n°1370 et 1499. (3) Rav Binyamin Elyahou Gorodetski. (4) Lorsque le Rabbi lui demandait d’exercer largement son influence sur les Sefardim de Terre Sainte. Voir, à ce propos, la lettre n°1499. (5) Voir, à ce sujet, la lettre n°2079. (6) Il s’agit de la lettre n°2067. (7) La fête de Pessa’h.

Lettre n°2084

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2084, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

13 Nissan 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre du 4 Nissan, avec la demande de bénédiction qui y était jointe et dont je donnerai lecture, sans en faire le vœu, près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.

Vous m’interrogez à propos des Tefilin de Rabbénou Tam. A mon avis, vous ne devez pas encore les mettre. Dans quelques temps, vous m’écrirez encore une fois, à ce sujet. Entre temps, vous redoublerez d’ardeur à l’étude des “ Paroles du Dieu vivant ”(1). Différents textes établissent une relation entre celles-ci et les Tefilin de Rabbénou Tam, qui, d’après la Kabbala, sont liées à l’attribut de découverte intellectuelle, ‘Ho’hma.

Vous donnez sans doute quelques pièces à la Tsédaka, avant la prière, chaque jour de semaine et vous gardez les trois études, bien connues, qui concernent chacun, instaurées par mon beau-père, le Rabbi et portant sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya. De même, vous avez sûrement adopté la pratique instaurée par Ezra(2).

Dieu fasse que vous étudiez la Torah en Le craignant, sans être dérangé et sans prétendu obstacle, qui n’a d’autre but que de renforcer la récompense(3) et la valeur de ce qui est accompli.

Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et pour étudier la Torah avec la crainte de Dieu,

Notes

(1) La ‘Hassidout. (2) Qui consiste à se rendre au Mikwé après chaque relation conjugale. (3) De l’homme qui résiste à l’épreuve.

Lettre n°2085

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2085, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

14 Nissan 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Mena’hem Zéev Halevi(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’aimerais savoir ce qu’ont raconté les élèves(2) qui sont venus ici, à leur retour, à la Yechiva de Montréal. Je voudrais connaître, en particulier, ce qu’ils ont dit à leurs amis. Car, après tout, ils peuvent n’avoir été touchés que superficiellement et seul un effort, montrant que ceci est leur bien moral et même physique, permettra que cet acquis soit profond.

Vous devez expliquer tout cela aux élèves, selon leur nature, à chacun individuellement, ce qui permet d’être plus proche, ou bien, au contraire, à tous ensemble, ce qui est le moyen d’être plus incisif, puisque vous vous adressez à la collectivité et non pas à quelqu’un en particulier.

A l’occasion des jours de fête, qui approchent, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour un Pessa’h cacher et joyeux.

Et, que s’accomplisse la promesse tant attendue, selon laquelle “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de notre délivrance véritable et complète, de votre vivant et du nôtre, par notre juste Machia’h.

Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,

Notes

(1) Le Rav M.Z. Gringlass, de Montréal. Voir, à son sujet, les lettres n°1149 et 2227. (2) De la Yechiva de Montréal.

Lettre n°2086

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2086, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

23 Nissan 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre m’apprenant que vous avez obtenu votre permis de conduire(1). Puisse Dieu faire que vous gagniez largement votre vie, que vous multipliez le temps consacré à l’étude de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout, de manière paisible.

Ainsi, vous pourrez conduire(2) votre corps et votre âme animale, qui se dirigeront dans la bonne direction, comme l’explique longuement l’enseignement de la ‘Hassidout.

Avec ma bénédiction de prospérité physique et morale,

Notes

(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°1891. (2) Ceci fait allusion au permis de conduire.

Lettre n°2087

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2087, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5713,

Brooklyn,

A l’association des immigrants originaires

d’Afrique du nord en Israël, Tel Aviv,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai eu grand plaisir à prendre connaissance de vos réalisations positives, par l’érudit, se consacrant fidèlement aux besoins communautaires, aux multiples accomplissements et plein d’enthousiasme pour la gloire de Dieu et Sa Torah, possédant la crainte de Dieu, connaissant la réussite même dans ce pays-là et dans cette année-là, en une période et un moment difficiles, qui est béni de Dieu, le Rav Its’hak Elmaleh.

Vous vous mettez au service des immigrants du Maroc qui se trouvent en notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie, très bientôt et de nos jours, par notre juste Machia’h.

A titre d’appréciation de votre œuvre déterminante et d’encouragement à vous porter, de toutes vos forces, au secours des Juifs, je vous adresse quelques bons d’envoi en port payé, provenant d’une des caisses de mon beau-père, le Rabbi, Juste qui est le fondement du monde, chef d’Israël, Rabbi Yossef Its’hak, dont le mérite nous protégera. A n’en pas douter, s’accomplira, à propos de cette caisse, l’affirmation de nos Sages, au traité Baba Batra 15b, selon laquelle “ celui qui reçoit une pièce de Job s’enrichit ”.

J’aurai plaisir à recevoir des nouvelles de vous-mêmes et de votre succès, en vos accomplissements positifs, bons pour les créatures et bons pour les cieux. En effet, on reçoit effectivement une récompense pour la Mitsva que l’on accomplit, y compris dans ce monde. Que Dieu vous accorde la réussite.

Avec ma bénédiction de succès dans votre mission sacrée,

Lettre n°2088

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2088, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

24 Nissan 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu, quoiqu’avec un peu de retard, votre question, dont le contenu était le suivant. Vous avez trouvé les manuscrits de discours ‘hassidiques et, sur la page de garde, vous avez vu la mention “ écrits sacrés ”(1). Vous faites remarqué que les livres du Tana’h sont également appelés ainsi. Vous vous demandez donc si l’on peut désigner d’autres livres par ce même nom.

Je suis surpris que vous n’ayez pas connaissance du fait que de nombreux livres sacrés sont appelés ainsi, le Michné Torah du Rambam, le Torat Moché du Rav Moché Alche’h, le Chneï Lou’hot Haberit. Je n’en cite ici que quelques uns et, dans les listes, vous en trouverez de nombreux autres. Et, trois témoins(2) suffisent pour qu’un fait soit établi.

Vous voyez donc que votre question n’en est pas une et puisse Dieu faire que vous acceptiez le principe d’une étude systématique des écrits saints de nos maîtres, dont le mérite nous protégera.

Pour le Rabbi Chlita,

le secrétaire,

Notes

(1) Désignant couramment les écrits de la ‘Hassidout. (2) En l’occurrence, les trois livres précédemment cités.

Lettre n°2089

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2089, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5713,

Brooklyn,

Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav Ye’hyel Mi’hel(1),

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai reçu, avant Pessa’h, votre lettre qui n’était pas datée. J’ai été content d’apprendre que vous vous êtes installé dans la synagogue du Rav M.M. Kupershtuch, puisse-t-il reposer en paix(2) et que vous avez réglé tous les problèmes, concernant mon parent, le Rav Chen.

Que Dieu vous accorde la réussite, dans cette synagogue et dans votre entourage, afin de glorifier et de diffuser “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”, de même que le luminaire de la Torah, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout, ses comportements et ses coutumes.

B) Concernant le second jour de la fête(3), vous pensez qu’il faut faire une différence entre ceux qui se rendent en Terre Sainte et ceux qui quittent ce pays.

Les passages du Talmud traitant de cette question, les traités Pessa’him 51a et Meguila 19a, établissent qu’une telle distinction n’a pas lieu d’être, dans la Hala’ha, y compris lorsqu’il s’agit du comportement plus rigoriste d’un certain endroit, le traité Pessa’him demandant : “ Quel endroit dépend de l’autre ? ”. Bien évidemment, ceci ne concerne pas ce qui fait l’objet de notre propos.

Vous analysez les termes de l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h, à la fin du chapitre 496 et vous constatez une différence entre les paragraphes 7 et 11. On peut considérer que le paragraphe 7 est précisé par le paragraphe 11, qui indique comment il faut l’interpréter, puisqu’il y a une controverse, à ce sujet.

A différentes reprises, l’Admour Hazaken procède de la sorte, dans son Choul’han Arou’h. Il recopie les détails de la Loi de la manière dont il les a trouvés dans les livres des Décisionnaires qui l’ont précédé, tout comme la règle émise par le Rambam, en la matière.

C) Vous vous interrogez à propos de Lizman(4). J’ai écrit que ce terme apparaît dans le Sidour du Chneï Lou’hot Haberit. Dans l’édition dont vous disposez, vous avez trouvé Lazman.

Je faisais, en fait, allusion à la première édition. Par la suite, il y eut une intervention des imprimeurs, qui modifièrent plusieurs prières, de sorte que l’on parla du Sidour du Chneï Lou’hot Haberit uniquement à cause de son commentaire. Bien plus, en l’occurrence, ceux-ci ne savaient même pas qu’une telle différence existe.

D) Vous demandez si l’on doit répondre Amen, dans la bénédiction après le repas, après les mots Al Ye’hasserénou. J’ai, une fois, interrogé mon beau-père, le Rabbi, à ce sujet. Il m’a répondu qu’il ne le fait pas.

De plus, l’un des proches du Rabbi Rachab répondit Amen à voix haute, en sa présence, à cet endroit. Le Rabbi sourit et ne dit rien. Peut-être s’en remet-on à la fin de la bénédiction, qui est “ et nous dirons Amen ”. Néanmoins, je n’ai pas vu, là encore, que les présents répondent Amen.

Ceci me donne l’occasion de souligner à quel point il est curieux que certaines prières se concluent par “ et nous dirons Amen ” alors que ceux qui entendent ces mots ne le font pas. Il convient de se pencher sur cette question.

E) Concernant la bénédiction “ Tu m’as permis de ne plus encourir une punition pour cet enfant ”(5), vous me demandez s’il faut dire le Nom de Dieu et mentionner Sa Royauté en la récitant. Il me semble que la réponse à cette question est déjà imprimée(6). Effectivement, on ne dit pas le Nom de Dieu et l’on ne mentionne pas Sa Royauté.

C’est pour cela que cette bénédiction a été imprimée de cette façon, dans le Sidour Tehilat Hachem de Rostov, qui est précis.

Les maîtres de la ‘Hassidout dirent effectivement le Nom de Dieu et mentionnèrent Sa Royauté, comme l’explique une causerie de mon beau-père, le Rabbi, mais un tel comportement ne doit pas être adopté par tous. C’est ce que m’a expliqué mon beau-père, le Rabbi.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, en bonne santé,

Notes

(1) Le Rav Y.M. Dabroskin. Voir, à son sujet, la lettre n°2029. (2) Dont le Rav Dabroskin a pris la succession. (3) Voir, à ce sujet, la lettre n°2029. (4) Et non Lazman, dans la bénédiction de Chéhé’héyanou. Le correspondant du Rabbi fait allusion à la “ Haggada avec des commentaires et des coutumes ” dont le Rabbi est l’auteur, à la page 10. (5) Récitée par le père, lors de la Bar Mitsva de son fils. (6) Le Rabbi note, en bas de page : “ Hayom Yom, 12 Kislev, où il est écrit : les responsa Yad Its’hak, tome 3, chapitre 303, le Yaabets, le Maharcham de Brezan disent que l’on fait bien ainsi. C’est ce que dit le Chaareï Efraïm ”.

Lettre n°2090

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2090, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5713,

Brooklyn,

Aux dirigeants de l’association gérant la caisse

des élèves de la Yechiva Loubavitch,

auxquels Dieu accordera longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

J’ai reçu, avec plaisir, votre lettre décrivant vos activités et votre compte rendu. Que Dieu vous donne la réussite dans votre mission, matérielle et spirituelle à la fois.

Il est surprenant qu’une institution liée à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protège, réduise ses dépenses, en fixant qu’elles ne doivent excéder ses rentrées. Il me semble que vous êtes l’unique institution, dans les quatre coudées de Loubavitch, à adopter une telle position.

Je ne serais pas intervenu si je ne craignais qu’une telle attitude n’ait pour effet de limiter les réalisations, y compris lorsqu’elles sont nécessaires. Il est sûrement inutile de vous rappeler la nécessité d’avoir confiance en Dieu, d’une manière générale.

Je voudrais donc uniquement vous faire remarquer un point et l’éclairer pour vous. Cette confiance en Dieu doit également se marquer dans ce domaine. Vous devez comprendre que, si vos dépenses sont relativement plus importantes, vous découvrirez sûrement d’autres sources de rentrées.

Bien plus, peut-être est-ce précisément de cette façon que vous les obtiendrez. Ainsi, la ‘Hassidout précise la différence entre les membres du corps et les réceptacles. Les premiers ne font pas que contenir la vitalité. Ils l’attirent(1). Ainsi, si vous réunissez les canaux dont disposent ces membres, vous attirerez une vitalité accrue.

En conséquence de tout cela, vous devez disposer de moyens dont vous pourrez faire usage en cas de déficit. A ce titre, je vous adresse un prêt, d’un montant de deux cents Shekels, en provenance d’une des caisses dont je dispose. De cette façon, vous avez immédiatement la possibilité d’augmenter les dépenses de ce montant, par rapport aux rentrées.

J’adresse ma bénédiction à tous ceux qui gèrent cette caisse, y participent ou apportent leur aide et pour que Dieu permette au mouvement ‘Habad d’accorder des prêts non pas du fait de la nécessité physique, mais afin d’être le réceptacle de l’Attribut de Bonté(2), tel qu’il se trouve dans le monde spirituel d’Atsilout, comme le dit une causerie de mon beau-père, le Rabbi, prononcée en 5701(3).

Avec ma bénédiction de réussite et pour tout le bien,

Notes

(1) Ce qui n’est pas le cas des réceptacles, qui contiennent, mais n’attirent pas. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°2026. (3) 1940-1941.

Lettre n°2091

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2091, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

27 Nissan 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre du 24 Nissan, m’informant que vous pensiez faire, le lendemain, 25 Nissan, la coupe de cheveux de votre fils.

Si cela est déjà fait, cela a sûrement été en un moment bon et fructueux. Si ce n’est pas fait, c’est tant mieux, car on ne fixe pas de coupe de cheveux pendant la période de l’Omer et, de fait, je suis un peu surpris, que vous ayez envisagé cette possibilité.

Dans ce dernier cas, vous fixerez la coupe de cheveux à la date de Lag Baomer. Dans un cas comme dans l’autre, ce sera en un moment bon et fructueux. Vous éduquerez cet enfant, avec votre épouse, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions. Et, votre activité pédagogique, au sein d’une institution de mon beau-père, le Rabbi, Juste qui est le fondement du monde, chef d’Israël, sera fructueuse.

Avec ma bénédiction de Mazal Tov,

Lettre n°2092

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2092, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

[Mois de la délivrance(1) 5713]

A) Vous m’interrogez, dans votre dernière lettre, sur la conclusion du traité Nidda 42a, selon laquelle “ elle est considérée comme ayant eu une perte impure ”(2). Vous citez, en effet, la Tossefta du traité Zavim, au début du troisième chapitre, selon laquelle, d’après l’interprétation du Gaon de Vilna, cette femme ne remet pas en cause le compte qu’elle a fait, dès lors que le liquide n’émane pas d’elle. Elle doit donc être considérée comme ayant touché ce liquide.

Je ne comprends pas votre question. En effet, le traité Nidda parle d’une femme qui rejette le liquide séminal qu’elle a reçu, alors que, selon la Tossefta, il s’agit de celle qui perd un liquide n’émanant pas d’elle, ce qui ne peut lui conférer l’impureté que l’on contracte en l’ayant touché, le liquide blanc(3) ne la rendant pas impure.

B) Vous m’interrogez, dans la même lettre, sur le commentaire du Rach, au traité Zavim, chapitre 4, Michna 6. La même Tossefta dit que la perte d’un liquide émanant d’une personne ne remet pas en cause son propre compte(4). Il s’agit, en l’occurrence, d’un homme atteint d’écoulements impurs, annulant, en pareil cas, un seul jour de son compte, alors qu’une femme se trouvant dans la même situation en annule sept. De ce point de vue, le statut de la femme est plus sévère que celui de la femme.

En fait, on peut s’interroger sur le principe même de cette Hala’ha. En effet, selon une décision de la Torah, les sept jours de compte sont annulés lorsqu’il y a uniquement des écoulements impurs, mais non lorsque ceux-ci s’accompagnent également d’écoulements d’un autre type. Il devrait donc en être de même pour une femme.

Si cette femme perd du liquide blanc pendant sa période d’écoulement, elle n’annulera qu’un seul jour de son compte, bien qu’on ne puisse éviter la perte des gouttelettes de cet écoulement. Vous consulterez, à ce sujet, le traité Nidda 22a et les Tossafot, à la même référence.

Une autre question se pose également, d’après cette interprétation. Pourquoi ne pas préciser que le liquide émanant d’une personne qui ne remet pas le compte en cause peut également être mélangé ?

On peut aussi s’interroger sur l’affirmation du Rach selon laquelle plusieurs objections peuvent être soulevées contre la seconde explication. Quelles sont-elles ?

Pour répondre à toutes ces questions, il faut dire que le texte du Rach, commentant cette Michna, n’est pas exact et qu’il y manque plusieurs mots, devant suivre la phrase “ la femme qui a eu une perte ”. Peut-être est-il possible de dire qu’il y a là une autre erreur d’imprimerie et qu’à la place de “ ce commentaire est inconcevable ”, il faut lire “ le premier commentaire est inconcevable ”, ce qui permet de répondre à toutes ces questions.

Les commentateurs des Tossafot reproduisent le premier commentaire et non le second. A fortiori n’ont-ils pas soulevé toutes les objections précédemment exposées.

Notes

(1) Il n’a pas été possible de déterminer si cette expression désigne le mois de Nissan, comme dans la lettre n°2083, ou bien celui de Kislev, comme dans les lettres n°1952 et 1953. (2) Il s’agit d’une femme rejetant du liquide séminal. Elle est considérée comme impure pour avoir eu une perte et non pour avoir touché ce liquide séminal. (3) Emanant de l’homme. (4) Du nombre de jours nécessaires pour se purifier.

Lettre n°2093

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2093, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

1er jour de Roch ‘Hodech Iyar 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’écrivez : “ D’où viendra mon aide ”. Vous connaissez l’interprétation ‘hassidique de ce verset, selon laquelle il ne s’agit pas d’une interrogation, mais d’une affirmation, “ Mon aide viendra du néant(1) ”, ce terme désignant le niveau d’Atik Yomin(2). Il est dit, en effet, que “ il n’est pas de côté gauche(3), en Atik ”.

Vous recevrez donc le bien sans aucun voile, sans obstacle. Il vous viendra en aide en toute situation, à toute époque et en tout lieu. Vous consulterez, à ce sujet, le saint Zohar, à la Parchat Bechala’h, page 64b et Parchat Chela’h, page 158b. Cette idée est expliquée par le Likouteï Torah Chemini Atséret, à la page 90b.

Notes

(1) Méaïn signifie à la fois “ d’où ” et “ du néant ”. (2) Dimension profonde de Kéter, la couronne qui surplombe l’enchaînement des mondes et peut donc être définie comme “ néant ” par rapport à lui. (3) Celui de la sévérité.

Lettre n°2094

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2094, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Je viens de recevoir votre lettre de la veille du dernier Chabbat. Je suis surpris que vous ne me confirmiez pas avoir reçu la mienne, vous souhaitant une bonne fête de Pessa’h. Peut-être celle-ci a-t-elle été retardée.

Pour ce qui est de vos questions :

A) Vous évoquez l’opération de la cataracte que les médecins vous préconisent. Vous parlez des médecins, au pluriel. Sans doute y a-t-il, parmi eux, au moins deux spécialistes. En pareil cas, il n’y a rien à craindre, car de telles interventions sont devenues très courantes et les précautions à prendre sont bien connues.

Vous pouvez en conclure qu’il n’y a pas lieu de se rendre dans un autre pays, pour effectuer cette opération et ce, pour différentes raisons. Quant au choix du médecin, vous connaissez le récit que m’a rapporté mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Lors de la circoncision d’un de ses petits-fils, on demanda au Tséma’h Tsédek s’il fallait choisir un Mohel, plus âgé et en connaissant bien la signification profonde ou bien un autre, plus jeune, mais aux connaissances plus limitées.

Le Tséma’h Tsédek répondit qu’il fallait choisir le plus jeune, car seul l’acte concret(1) importe.

Dieu permettra donc que ce médecin vous apporte une guérison complète.

B) Vous me dites qu’un ‘Hassid a recopié les manuscrits(2). Dès que j’ai eu connaissance

de leur existence, j’ai demandé aux ‘Hassidim s’il est possible d’en vérifier le contenu, de l’étudier et d’en établir un index(3). Peut-être est-ce à cela que vous faites allusion.

Avec ma bénédiction de bonne santé et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) La réalisation effective de la circoncision. (2) D’écrits ‘hassidiques. (3) Voir, à ce propos, les lettres n°1699 et 1749.

Lettre n°2095

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2095, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5713,

Brooklyn,

Aux ‘Hassidim de Melbourne et, en particulier,

aux dirigeants d’Ohaleï Yossef Its’hak, dans cette ville,

que Dieu vous accorde longue vie,

Je vous salue et vous bénis,

Je fais réponse à votre lettre du 23 Nissan. Vous devez immédiatement réviser le fonctionnement et le développement de la Yechiva et la manière dont elle a été dirigée jusqu’à maintenant. Il faut le faire de manière sincère, en cherchant la vérité.

Vous devez savoir qu’il ne s’agit pas de votre institution personnelle, mais de la première institution Loubavitch fondée en Australie et tout se passe ensuite de la manière dont cela a été fixé à son début. J’ai donc bon espoir que chacun cessera de chercher à se justifier et d’envisager son propre intérêt, pour se consacrer uniquement au bien de l’institution.

En réalité, tel est le bien des ‘Hassidim, en général et de ceux qui se consacrent à la Yechiva et la dirigent, en particulier, non seulement spirituellement, mais aussi matériellement. Nos livres expliquent, en effet, que Yaakov, même après avoir reçu l’assurance que la Présence de Dieu l’accompagnerait en Egypte, qu’il quitterait donc ce pays avec sa descendance, que la Présence de Dieu se trouverait également avec eux en exil, n’en envoya pas moins Yehouda en éclaireur, pour le précéder en Egypte, c’est-à-dire, comme l’expliquent nos Sages, pour y instaurer une maison d’étude.

En fonction des conclusions qui seront adoptées, chacun s’efforcera d’améliorer la situation et je suis convaincu que mon beau-père, le Rabbi, chef d’Israël, vous accordera la bénédiction et la réussite, comme il l’a fait jusqu’à maintenant.

Lors d’une réunion ‘hassidique, ici(1), il a été rappelé que “ si les premières générations étaient comme des anges…(2) si les premières générations étaient comme des hommes…(3) ”. Malgré cela, notre génération possède un mérite particulier. Il lui appartient, en effet, de conduire à son terme la transformation de la matière du monde. Or, nos Sages disent que “ une Mitsva porte le nom de celui qui l’achève ”.

En conséquence, celui qui ne possède pas de sagesse particulière peut lui-même comprendre l’immense responsabilité qui nous incombe, de deux points de vue, tout d’abord parce que la transformation du monde doit être achevée, d’autre part parce que cette transformation portera notre nom.

Je ne sais pas s’il faut aller jusqu’au don de soi pour obtenir une vision objective de ce qui doit être accompli, d’autant que le mérite de nos ancêtres et de notre chef, Juste d’Israël, mon beau-père, le Rabbi, vous vient en aide.

J’attends de vos bonnes nouvelles et je souhaite que la réussite de vos actions vous permette de mener à bien votre mission avec largesse d’esprit et dans l’opulence matérielle.

Notes

(1) Voir le Likouteï Si’hot, tome 19, page 104. (2) Nous sommes nous-mêmes comme des hommes. (3) Nous sommes nous-mêmes comme des ânes.

Lettre n°2096

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2096, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

et se consacre aux besoins communautaires,

le Rav N.N.(1),

Je vous salue et vous bénis,

J’ai bien reçu votre lettre de Roch ‘Hodech Iyar, de même que la précédente et celle du 10 Nissan. Je vous remercie pour la bonne nouvelle concernant les études, qui se passent bien et auxquelles les élèves participent convenablement.

Que Dieu leur accorde la réussite et qu’Il vous l’accorde également, afin que vous puissiez voir le fruit de votre travail, conformément à la volonté et à la bénédiction de notre saint maître, chef d’Israël.

Avec ma bénédiction de réussite en votre mission sacrée et en saluant tous les élèves,

Je vous remercie pour la liste des élèves qui récitent de la ‘Hassidout en public(2). Il est dommage que cela se fasse uniquement une fois toutes les quelques semaines. Sans doute, ont-ils profité des jours de Pessa’h, lorsqu’ils sont rentrés chez eux, pour le faire également dans leur nouvel entourage.

Vous dites que certains élèves pourraient apprendre le métier de Cho’het, en fonction de leur situation et de leurs aptitudes. Si tel est l’avis de la direction, sur place, c’est effectivement une bonne proposition. Néanmoins, ces élèves doivent tout de même avoir un cours de Guemara.

Il est particulièrement judicieux que les élèves du Maroc consacrent plus de temps à l’étude de la ‘Hassidout. Néanmoins, cet ajout doit aussi être quantitatif et il doit être introduit à leur demande. L’esprit de compétition permettra d’obtenir qu’il en soit ainsi.

Notes

(1) Le Rav Nissan Nemanov, de Brunoy. Voir, à son propos, la lettre n°1944. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°1970.

Lettre n°2097

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2097, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

5 Iyar 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et vous bénis,

Vous m’avez fait savoir que ce sera bientôt votre anniversaire.

A cette occasion, vous serez sûrement appelé à la Torah, ce prochain Chabbat. Le jour même de votre anniversaire, vous donnerez de la Tsédaka avant la prière, le matin et à Min’ha. Et, comme le dit Hayom Yom, à la date du 11 Nissan, vous vous isolerez pendant un moment et vous étudierez le discours ‘hassidique que vous désirez, mais en en appliquant les termes à votre propre personne.

Il serait bon que vous répétiez l’ensemble ou, tout au moins, une partie de ce discours ‘hassidique, le Chabbat suivant, devant vos amis.

Que Dieu vous accorde de longs jours et de bonnes années, l’élévation dans l’étude de la partie révélée de la Torah et la ‘Hassidout. Très bientôt, vous trouverez le parti qui vous convient, matériellement et spirituellement à la fois.

Avec ma bénédiction,

Lettre n°2098

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2098, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

6 Iyar 5713,

Brooklyn,

Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu

Rav Yera’hmyel(1), le Cho’het,

Je vous salue et vous bénis,

Vous évoquez la coutume de ne pas couper les cheveux d’un enfant jusqu’à l’âge de trois ans. Vous consulterez, à ce sujet, la fin du Chivim Temarim, qui rattache cette première coupe à la Mitsva de lui donner une éducation. Vous verrez aussi le Béer Hétev et le Chaareï Techouva, au chapitre 531.

Ce sujet est également traité par le Sidour Maharid, du petit-fils du Tséma’h Tsédek, qui en donne aussi une interprétation basée sur la ‘Hassidout(2). Mon beau-père, le Rabbi, m’a maintes fois indiqué qu’il devait en être ainsi et je reproduis ici un extrait de la lettre qu’il écrivit(3) à propos de cette pratique.

Il est donc bon que vous adoptiez vous-même cette pratique. Comme vous le savez, une coutume juive est partie intégrante de la Torah. Vous consulterez également le Rambam, au début des lois de ceux qui se révoltent, selon lequel un usage adopté par l’ensemble du peuple juif est l’équivalent d’une Injonction et d’un Interdit de la Torah.

Vous consulterez le ‘Hochen Michpat, au chapitre 25 et les commentaires, au paragraphe 22, les lois de l’étude de la Torah, de l’Admour Hazaken, au début du second chapitre.

Le Kéter Chem Tov, du Rav Gagin, à la page 591, dit qu’en Erets Israël, on coupe les cheveux de l’enfant quand il a quatre ans. Peut-être s’agit-il d’une faute d’imprimerie et l’on doit, en fait, lire trois ans.

Avec ma bénédiction et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,

Notes

(1) Le Rav Y.Grodman, de Pittsburgh. (2) Voir le recueil Yagdil Torah, paru à New York, n°48, page 266. Voir également les pages 263 et 267. (3) Voir, à ce sujet, la lettre 1980.

Lettre n°2099

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2099, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Iyar 5713,

Brooklyn,

Je vous salue et

vous bénis,

A) J’ai bien reçu vos lettres du 2 et du 5 Iyar, avec ce qui y était joint.

B) Vous évoquez le déficit de cette année, qui dépasse quatre mille dollars. Il n’y a nullement lieu de s’en affecter. Peut-être serait-il bon de lancer une collecte spécifique pour la disparition de cette dette, de sorte qu’elle ne remette pas en cause l’appel annuel et les rentrées ordinaires ou, en tout état de cause, ne la gêne que très peu. Même dans ce dernier cas, elle sera justifiée.

J’ai, dernièrement, écrit à plusieurs de nos institutions(1) pour expliquer que les dépenses et les rentrées d’un établissement appartenant à mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, ne sont pas ce que l’on pense. Il ne faut pas diminuer le nombre des élèves parce que les moyens financiers ne permettent pas d’en avoir plus.

La solution est donc la suivante. Il faut multiplier les canaux véhiculant la bénédiction. En effet, ce qui se révèle physiquement prend d’abord existence de manière morale. Or, les canaux véhiculant la bénédiction morale sont bien les élèves et les études sacrées qu’on leur enseigne.

Il faut donc, dans un premier temps, multiplier la bénédiction à la source en développant le niveau des études et les élèves, quantitativement et qualitativement. Puis, vous révélerez tout cela ici-bas, de manière concrète. Ce qui en découlera est bien évident.

C) Vous me parlez du temps(2) que les enseignants de l’école consacrent à leurs activités commerciales. Ceci ne répond pas à la question posée, qui ne portait pas sur le fait que ceux-ci se trouvent dans la rue pendant qu’ils devraient enseigner à la Yechiva, mais bien sur la manière dont ces activités les absorbent également lorsqu’ils sont présents à la Yechiva.

C’est la raison pour laquelle, selon le programme qu’ils ont établi, les gardes robes et tout ce qui est nécessaire pour leur commerce sont prêts dès la fin du temps de l’étude, de sorte que, en un clin d’œil, les livres se ferment, la marchandise est disposée et, un instant plus tard, ceux qui appartiennent à la maison de l’étude se transforment en personnes dont l’activité s’effectue dans la rue et ils partent en courant là où ils pensent trouver leur subsistance et celle des membres de leur famille.

En pareil cas, il est inconcevable qu’ils ne se préparent pas, mentalement et même verbalement, pendant le temps de l’étude, à l’activité commerciale qu’ils vont avoir dès la fin du cours.

D) La disproportion entre le temps consacré aux études profanes et à l’éducation physique, d’une part, aux études sacrées, d’autre part, est affolante. S’agit-il de “ conquérir la reine en ma présence ”(3) ?

Que Dieu vienne en aide à chacun d’entre nous afin de ne pas échanger l’élément le plus fondamental contre le plus accessoire. Un tel échange est, de fait, impensable. Bien plus, il nuit également à ce qui est accessoire. C’est une évidence.

Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée,

N. B. :

Je vous joins le fascicule qui a été édité à l’occasion de Lag Baomer, qui approche(4). Sans doute le mettrez-vous à la disposition du plus grand nombre.

Pour faire suite au contenu de ma lettre, ce fascicule explique la grande importance de concentrer son attention sur ce que l’on réalise. C’est uniquement à cette condition que l’on peut connaître la réussite. Vous consulterez donc ce texte.

Vous connaissez le récit que mon beau-père, le Rabbi, rapporta, au nom du ‘Hassid, Rav Binyamin Kletsker. Celui-ci établissant la balance comptable d’une activité commerciale, inscrivit, en guise de total, “ Il n’est rien d’autre que Lui ”. On lui demanda comment il pouvait, lorsqu’il effectuait son travail, avoir une pensée de ‘Hassidout.

Il répondit qu’il devait nécessairement en être ainsi. Car, si l’on peut, alors que l’on se tient devant Dieu(5), avoir des pensées étrangères(6), liées à son travail, combien plus, pendant ce travail, doit-on avoir des pensées pures et saintes.

Il serait bon de rapporter ce récit à tous les ‘Hassidim qui possèdent un commerce, en particulier à ceux qui, selon la volonté de mon beau-père, le Rabbi, auraient dû se consacrer à l’étude, mais ont, dernièrement, modifié leur attitude et sont devenus des commerçants. Il est, bien sûr, inutile, d’en dire plus.

Notes

(1) Voir les lettres n°905 et 1195. (2) Vraisemblablement peu important. (3) Paraphrase de la remarque d’A’hachvéroch, relative à la reine Esther, que la Meguila rapporte et qui marqua la fin de Haman. En l’occurrence, s’agit-il de faire venir des enfants à la Yechiva dans le but de leur imposer tant d’études profanes ? (4) Il s’agit du fascicule n°108, qui se trouve dans le Séfer Hamaamarim 5701, du précédent Rabbi, à la page 115. (5) Pendant la prière. (6) A cette prière.

Lettre n°2100

Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2100, traduction française

Par la grâce de Dieu ב'ה,

8 Iyar 5713,

Brooklyn,

A mon parent, le grand Rav et distingué ‘Hassid qui craint

Dieu et se consacre aux besoins communautaires,

Le Rav Guerchon(1) et son épouse, la Rabbanit Guessya,

Je vous salue et vous bénis,

A) J’ai reçu avec plaisir votre lettre de la semaine dernière et j’ai été satisfait d’apprendre que vous observez vous-mêmes, de vos yeux de chair, l’amélioration de votre propre situation. Dieu fasse que nous puissions nous annoncer de bonnes nouvelles, les uns aux autres, toujours et tous les jours.

B) Depuis quelques temps déjà, j’ai attiré l’attention de ceux qui enseignent publiquement(2), ou même en privé, sur la nécessité d’inclure, dans leur enseignement, les lois fréquentes et usuelles de la vie courante qui figurent, pour la plupart, dans le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm.

Si le manque de temps empêche de développer cette étude, on les enseignera au moins à partir du résumé du Choul’han Arou’h et des explications que l’on trouve dans les différents Sidourim(3), par exemple le Dére’h Ha ‘Haïm, de l’auteur du ‘Havot Daat. Il est indispensable, en effet, que l’on sache le comportement qu’il convient d’adopter, les bénédictions que l’on doit réciter, les passages de la prière pendant lesquels il est permis de s’interrompre.

Il est un mérite particulier de guider un homme vers ce qui doit être sa finalité, c’est-à-dire la crainte de Dieu et le respect de Ses Mitsvot. Tout cela est clairement expliqué par ailleurs et ne demande aucune explication supplémentaire, surtout lorsque l’enseignement est dispensé par un Rav, qui reçoit des forces particulières afin de pouvoir exercer une influence positive sur son entourage.

C) Je fais réponse à la description que vous me faites de votre activité communautaire, en particulier dans le domaine pédagogique. L’immense importance de tout cela est difficile à imaginer. En conséquence, vous ne devez pas, à mon sens, penser à vous retirer.

Le moment est venu de prendre pleinement conscience de la nécessité d’abandonner résolument les compromis. On pouvait, auparavant, se demander s’il était justifié de délaisser une partie de ce qui est essentiel pour préserver l’autre partie. Et, je dis bien que l’on pouvait se demander s’il en est ainsi, car, déjà alors, faire un compromis sur une partie de l’essentiel conduisait, à terme, à le dénigrer complètement. Néanmoins, à l’heure actuelle, après plusieurs dizaines d’années d’expérience, il est bien clair qu’il en est ainsi.

On peut, en effet, constater que les compromis divers et variés ont eu les conséquences les plus catastrophiques. Il faut donc s’en tenir fermement au principe de l’éducation basée sur la Torah, rejetant tout arrangement. C’est uniquement de cette manière que l’on peut espérer sauver la jeune génération et également ceux qui sont d’âge moyen ou même d’âge mur.

Par ailleurs, l’expérience, en cette dernière génération, a établi que les jeunes se moquent de ceux qui font des compromis. Ils se disent, en effet, que si ces hommes adhéraient sincèrement aux principes qu’ils enseignent, ils n’agiraient pas ainsi, en particulier pour tout ce qui concerne la Torah de Dieu.

Il est bien clair qu’un homme de chair et d’os ne peut pas introduire des compromis en ce qui est uniquement l’affaire de Dieu.

Avec ma bénédiction pour une bonne santé et pour donner de bonnes nouvelles, toujours et tous les jours,

N. B. : Je vous joins le fascicule édité à l’occasion de Lag Baomer, qui approche(4). Sans doute le mettrez-vous à la disposition du plus grand nombre.

Notes

(1) Le Rav G.Chen. Voir, à son propos, la lettre n°774. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°2031. (3) Dans les textes qui présentent ces lois de manière concise. (4) Il s’agit du fascicule n°108, qui se trouve dans le Séfer Hamaamarim 5701, du précédent Rabbi, à la page 115.

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