Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2060
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2060, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה, 25 Adar 5713, Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, le Rav Chmouel(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 21 Adar, dans laquelle vous m’écrivez que vous et votre épouse, la Rabbanit, avez fixé au jeudi 24 Nissan la date de votre départ pour la Terre Sainte. Vous prendrez le bateau jusqu’à Paris et, de là, vous continuerez votre voyage en avion jusqu’en Terre Sainte.
Conformément à ce dont nous avions parlé lorsque vous étiez ici, Dieu fera que votre voyage se passe bien, que vous parveniez à destination de manière fructueuse et que vous rentriez chez vous, le moment venu, en un moment bon et avantageux.
Il est sûrement inutile de vous répéter ce dont nous avons parlé. Erets Israël est “ le pays vers lequel toujours sont tournés les yeux de Dieu, du début de l’année jusqu’à la fin de l’année ”. Celui qui s’apprête à pénétrer dans le palais d’un roi de chair et d’os change de vêtements et choisit les plus beaux qu’il possède, dans toute la mesure du possible. Combien plus doit-il en être ainsi pour les vêtements spirituels que l’on porte, lorsque l’on se rend en Terre Sainte.
Le Tanya explique longuement que les vêtements de l’homme, plus précisément ceux de son âme, sont la pensée, la parole et l’action. Il faut donc, chaque jour, les améliorer et les embellir. Sans en faire le vœu, vous devez donner, chaque matin de semaine, avant la prière, au moins quelques pièces à la Tsédaka et vous aurez une étude supplémentaire de la partie profonde de la Torah, c’est-à-dire de la ‘Hassidout, que le Zohar, tome 3, page 124b, appelle “ l’arbre de vie ”. Igueret Hakodech l’explique, au chapitre 26 et ceci concerne spécifiquement Erets Israël, appelée “ le pays de la vie ”.
Chaque jour, avant la prière, il serait donc bon de réfléchir, pendant quelques instants, aux notions(2) qui suscitent l’amour et la crainte de Dieu. Vous les découvrirez dans les livres et les discours de la ‘Hassidout.
Je vous joins le fascicule paru pour le 2 Nissan(3), dont vous mettrez sûrement le contenu à la disposition du plus grand nombre.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, en saluant votre fils qui m’a rendu visite avec vous,
Notes
(1) Le Rav C.Yalov. (2) Tirées de l’enseignement de la ‘Hassidout. (3) Hilloula du Rabbi Rachab.
Lettre n°2061
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2061, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
28 Adar 5713,
Brooklyn, New York,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
s’acquitte fidèlement de sa tâche et
se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Yaakov Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous joins le fascicule(2) imprimé pour le 2 Nissan(3), que vient tout juste d’être relié. Je vous souhaite un joyeux Chabbat bénissant le mois(4), d’autant que l’on y lit également la Parchat Ha’hodech. En effet, celle-ci, d’emblée, évoque la délivrance. Puisse Dieu faire que nous connaissions la délivrance complète et véritable.
Conformément à la pratique instituée par mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protège, vous participerez sûrement à une réunion ‘hassidique, ce Chabbat. Que Dieu vous accorde la réussite matérielle et spirituelle.
Vous m’interrogez sur les quatre vingt six Parcelles de sainteté(5). Le Torah Or explique brièvement cette idée, à la Parchat Vayéchev, au second chapitre du discours intitulé “ nous formions des bottes ”.
De façon générale, le monde fut créé par des forces divines. Globalement, celles-ci se répartissent en deux cent quatre vingt huit parcelles, chacune d’entre elles ayant une portée générale et se répartissant en de nombreux fragments. Ceux-ci sont à l’origine de tout ce qui existe dans le monde, c’est-à-dire des minéraux, des végétaux, des animaux, des humains, de la nourriture, de la boisson, des vêtements.
Tout cela doit recevoir l’élévation, de sorte que les parcelles soient libérées de l’écorce qui les occulte et les voile. Telle est la mission confiée aux Juifs.
Durant l’exil d’Egypte, les enfants d’Israël élevèrent deux cent deux parcelles. C’est à ce propos qu’il est dit: “ Une grande (Rav) foule les accompagna(6) ”. Il resta, pour les exils suivants, à apporter l’élévation aux quatre vingt six parcelles restantes, chiffre qui est la valeur numérique du Nom divin Elokim.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°2046. (2) Contenant le discours ‘hassidique intitulé “ une voix appelle dans le désert ”, prononcé en 5701-1941 par le précédent Rabbi. (3) Hilloula du Rabbi Rachab. (4) De Nissan. (5) Deux cent quatre vingt huit parcelles de sainteté furent introduites dans la matière du monde, afin que les hommes leur apportent l’élévation en faisant usage de cette matière pour le service de Dieu. Deux cent deux parcelles reçurent leur élévation en Egypte. Depuis la libération des enfants d’Israël de ce pays, quatre vingt six restent donc à élever. (6) La valeur numérique du mot Rav est deux cent deux.
Lettre n°2062
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2062, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Moché Yehouda Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
A l’occasion de la fête de Pessa’h qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous souhaite, de même qu’aux membres de votre famille, de la célébrer d’une manière cachère et joyeuse, avec un sentiment de liberté véritable(2).
Nos Sages expliquent que la libération véritable est celle qui fait disparaître le mauvais penchant et, en conséquence, les tracas, moraux et physiques. Le Rambam précise qu’il en sera ainsi pendant la période messianique. Vous consulterez la fin du chapitre 9 de ses lois de la Techouva et la conclusion de ses lois des rois.
Chaque année, quand revient la fête de Pessa’h, la sortie d’Egypte s’effectue de nouveau, comme le souligne le Lev David, du ‘Hida, au nom du Ari Zal. Tel est le sens du verset “ ces jours sont commémorés et revécus ”. C’est lorsqu’ils sont “ commémorés ” qu’ils sont “ revécus ”.
Or, la sortie d’Egypte préfigure la venue du Machia’h, ainsi qu’il est dit: “ Comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”. Vous consulterez également la Michna, à la fin du troisième chapitre du traité Guittin, qui dit: “ on vérifie le vin… et l’apparition de bourgeons ”.
Avec ma bénédiction, à l’occasion de la fête,
Notes
(1) Le Rav M.Y. Blau. (2) Voir également la lettre suivante.
Lettre n°2063
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2063, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Morde’haï Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 19 Adar, que j’ai reçue avec un peu de retard. Vous me demandez si vous pouvez emplir le Mikwé avec de la glace artificielle(2). Vous savez que l’on trouve, à ce sujet, différents avis, parmi les derniers Sages. Pour la plupart, ils permettent de le faire. Ainsi, vous verrez le Sifteï Cohen sur le Choul’han Arou’h, au paragraphe 31, le Tiféret Israël, le Divreï Malkyel, le A’hi Ezer, tome 3, le Porat Yossef, le Leoumat Yad David, le Rav M.M. Epstein et le Darkeï Techouva, au paragraphe 147.
Pour autant, il m’est difficile de fixer la Hala’ha en ce sens, d’autant qu’il s’agit, en l’occurrence, d’un Mikwé, pour lequel on s’efforce d’être en accord avec le plus grand nombre d’avis émis. Vous précisez également que le Rav Séfarade a interdit cette pratique. Si vous la permettez, vous susciterez donc l’étonnement.
Pour l’heure, l’autre Mikwé de votre ville fonctionne sûrement. Il faut donc l’arranger, dans la mesure du possible et continuer à l’utiliser. Entre temps, Dieu aura pitié, la pluie tombera du ciel et elle fertilisera la terre.
A l’occasion de la fête de Pessa’h, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je voudrais vous souhaiter, ainsi qu’à tous les membres de votre famille, de la célébrer de manière cachère et joyeuse, avec une liberté véritable.
Je vous joins ce que je j’ai écrit à quelqu’un, à ce sujet(3). Une lettre adressée à tous suit(4).
Je me demande s’il ne manque pas quelque chose à votre Mikwé. Peut-être est-ce pour cela qu’il ne pleut pas. Il serait bon de vérifier encore une fois tout ce qui le constitue.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,
Notes
(1) Le Rav M.Perlov, de Milan. Voir, à son propos, la lettre n°2023. (2) A la place de l’eau de pluie. Voir, à ce sujet, la lettre n°2155. (3) Voir la lettre précédente et la lettre suivante. (4) Il s’agit de la lettre 2067.
Lettre n°2064
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2064, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[3 Nissan 5713]
Très bientôt, nous célébrerons tous la fête des Matsot, temps de notre liberté. Nos Sages disent que la liberté véritable est celle qui permet de se détacher du mauvais penchant. C’est alors que l’on peut aussi être physiquement libre.
En d’autres termes, nous demandons à Dieu qu’Il libère chacun d’entre nous du mauvais penchant et nous souhaitons qu’Il accède à notre requête, qu’Il accorde la bénédiction et la réussite dans tous les domaines, matériels et spirituels.
De cette façon, nous n’aurons plus de difficultés pour assurer notre subsistance, plus de problèmes de santé. Nous pourrons servir Dieu dans la largesse, pour de longs jours et de bonnes années.
Dieu fasse que vous puissiez m’annoncer de bonnes nouvelles de tout ce qui vient d’être dit,
Lettre n°2065
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2065, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav David Meïr(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre du 24 Adar, de même que la précédente. Vous connaissez le dicton suivant de mon beau-père, le Rabbi : “ Pourquoi adoptez-vous un comportement qui permet de marquer fortement sa personnalité ? ”. Nous devons nous raffermir en tout ce qui concerne la Torah et les Mitsvot. De la sorte, ce qui est lié aux préoccupations du monde se présentera de manière positive.
Vous connaissez également l’affirmation de nos Sages, au traité Guittin 7a, selon laquelle “ il faut se lever plus tôt qu’eux(2), se coucher plus tard qu’eux et se rendre à la maison d’étude ”.
A l’occasion de la fête de Pessa’h, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous souhaite, de même qu’aux membres de votre famille, de la célébrer de manière cachère et joyeuse, avec une liberté véritable.
Je vous joins ce que j’ai écrit à quelqu’un, à ce sujet(3). Une lettre adressée à tous suit(4).
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,
Notes
(1) Le Rav D.M. Shulman. Voir, à son propos, la lettre n°1935. (2) Ceux qui font obstacle aux domaines de la sainteté. (3) Voir les trois lettres précédentes. (4) Il s’agit de la lettre n°2067.
Lettre n°2066
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2066, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
3 Nissan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, par laquelle vous m’apprenez que vous avez eu dix sept(1) ans, le 3 Nissan. Puisse Dieu faire que vous grandissiez, physiquement et moralement à la fois. Vous serez un ‘Hassid, craignant Dieu et érudit, puisque tel doit être votre objectif. Vos parents concevront, de vous et de leurs autres enfants, beaucoup de satisfaction ‘hassidique.
Comme vous le savez, les causeries de mon beau-père, le Rabbi, établissent que l’on doit adopter un bon comportement de plus, à chaque Roch Hachana. On peut en conclure qu’il en est de même pour le Roch Hachana spécifique de chacun, le jour de l’anniversaire, à partir duquel on commence une nouvelle année(2). Là encore, une précaution de plus doit être prise. Vous commencerez donc par fixer une étude supplémentaire de la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
N. B. : Vous me demandez comment vous défaire des fautes spécifiques à la jeunesse(3). Il faut, avant tout, ne plus y penser, ne pas même vous demander comment les réparer.
Par ailleurs, vous multiplierez, à voix haute, les mots de la Torah et de la prière. De même, quelques chapitres de Michna ou de Tanya seront gravés dans votre mémoire, de sorte qu’ils se trouvent en permanence avec vous, comme l’explique le Likouteï Torah, à la fin de la Parchat Kedochim.
Notes
(1) Le Rabbi dit Tov, bon, terme dont la valeur numérique est dix sept. (2) Comme à Roch Hachana. (3) L’émission de semence en pure perte.
Lettre n°2067
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2067, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Brooklyn, New York,
Aux fils et filles d’Israël,
partout où ils se trouvent,
que Dieu leur accorde longue vie,
Je vous salue largement et vous bénis,
Les jours de Pessa’h, commémorant notre sortie d’Egypte, temps de notre libération, approchent.
Le souvenir, l’imagination, permettant la représentation d’un événement, agissent sur l’âme de l’homme qui se rappelle et le mettent dans un état d’esprit plus ou moins(1) comparable à celui dans lequel il se trouvait personnellement, ou bien un homme identique à lui, lorsque cet événement se produisit pour la première fois.
Plus les forces de l’âme sont puissantes et maîtrisent le corps, soumis aux dimension du temps et de l’espace, plus l’on peut se rapprocher, par l’esprit, de la situation qui prévalait lorsque l’événement se produisit.
Il est dit que “ l’esprit attire l’esprit et révèle l’esprit ”(2) et que “ l’effort réalisé ici-bas suscite la révélation d’en haut ”. Commentant le verset “ Ces jours sont commémorés et effectués ”, nos Sages soulignent(3) qu’en les commémorant ici-bas, on peut les effectuer là-haut. Ils peuvent alors exercer leur effet dans ce monde et mettre en évidence tout ce qui concerne cette période.
C’est une des raisons pour lesquelles il nous a été ordonné de nous souvenir, en chaque génération, de la sortie d’Egypte. Chaque jour et également chaque nuit, on doit considérer que l’on est personnellement sorti d’Egypte, le jour même, que l’on vient de recouvrer la liberté.
De fait, la sortie d’Egypte doit être quotidienne. L’âme divine doit se libérer de son emprisonnement au sein du corps(4), afin de connaître une liberté véritable.
Qu’est-ce que la liberté véritable ?
C’est celle qui se marque de toutes les manières possibles, fait disparaître la servitude, les souffrances(5), servitude et souffrances physiques, servitude et souffrances morales.
La sortie spirituelle de l’Egypte est un processus moral(6) que l’homme doit vivre au quotidien. Il lui faut se libérer des limites et des obstacles imposés par son corps et son âme animale, de la servitude infligée par le mauvais penchant.
Lorsqu’un homme se libère de son mauvais penchant, grâce à l’aide du Saint béni soit-Il, Qui fait le choix de Son peuple Israël, lorsqu’Il lui fait quitter l’impureté de l’Egypte, grâce à l’étude de la Torah(7), il se défait de la servitude et des souffrances morales, de la guerre acharnée que se livrent ses deux penchants au sein de son âme, de la servitude et des souffrances physiques.
Il est dit que “ Si vous gardez Mes Décrets… Je donnerai vos pluies… Je donnerai la paix dans le pays… Je suis l’Eternel Qui vous ai libérés du pays de l’Egypte ”.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour une liberté véritable, très bientôt et de nos jours, grâce à notre délivrance véritable et complète, par notre juste Machia’h,
Notes
(1) Le Rabbi note, en bas de page : “ La force et la profondeur qui sont nécessaires pour recréer l’état d’esprit de ce que l’on commémore constituent précisément l’obligation du souvenir, qu’il s’agisse du cœur et de la pensée, ou même de la parole et de l’action. D’après plusieurs avis, l’obligation de se souvenir de la sortie d’Egypte, tout au long de l’année, s’entend uniquement par la pensée. Le soir de Pessa’h, en revanche, le recours à la parole est indispensable. Vous consulterez, à ce sujet, le Chaagat Aryé, à la fin du chapitre 13, le Min’hat ‘Hinou’h, au chapitre 21, le Sdeï ‘Hémed, principes, chapitre 7, paragraphe 13. Ce point ne sera pas développé ici. ” (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 2, page 162b, Torah Or, page 38d, Or Hatorah ‘Hanoukka, page 286a. ” (3) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rabbi Moché Zakouta dans le Tikoun Chovavim, cité par le Lev David, au chapitre 29. La période est intrinsèquement propice à cela, comme l’explique précisément le Lev David. On connaît aussi la preuve de la Michna, à la fin du troisième chapitre du traité Guittin : ‘On vérifie le vin… et l’apparition des bourgeons’. ” (4) Le Rabbi note, en bas de page : “ Rambam, lois du ‘Hamets et de la Matsa, chapitre 7, paragraphe 6, Tanya, chapitre 47. ” (5) Le Rabbi note, en bas de page : “ Zohar, tome 2, page 114a, traité Erouvin 54a, Midrach Chemot Rabba, chapitre 47, paragraphe 7. ” (6) Le Rabbi note en bas de page : “ Voir le discours intitulé ‘dans chaque génération’ de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, dans le Séfer Hamaamarim Yiddish. ” (7) Le Rabbi note, en bas de page : “ Traité Soukka 52b, Tanya chapitre 46, traité Kiddouchin 30b. ”
Lettre n°2068
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2068, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Vous(1) m’interrogez sur la bénédiction qui est récitée devant le soleil(2). A mon avis, conformément à l’opinion majoritaire des Sages des dernières générations, il faut effectivement la réciter, avec l’aide de Dieu(3).
Son texte est le suivant : “ Béni… Celui Qui a fait la création originelle ” et non “ Celui Qui a fait l’origine ”. Tel est l’avis de l’Admour Hazaken, à propos de la bénédiction récitée sur le tonnerre(4), comme il le dit dans ses lois des bénédictions.
Notes
(1) Cette lettre est adressée au Rav Elyahou ‘Haïm Roitblatt, de New York. (2) Bénédiction qui est récitée une fois tous les vingt huit ans, en Nissan, un mercredi matin, lorsque le soleil se retrouve à l’endroit précis où il était lors de sa création. La question posée ici est la suivante. Cette bénédiction doit-elle être récitée? (3) Elle devait être dite en 5713, puis l’a été en 5741. (4) Qui a le même texte.
Lettre n°2069
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2069, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Brooklyn,
A mon parent, le grand Rav, distingué ‘Hassid
qui craint Dieu et se consacre aux besoins
communautaires, issu d’une illustre famille,
le Rav Avraham Yehouda(1),
Je vous salue et vous bénis,
Vous ne m’avez pas écrit depuis bien longtemps. Vous avez sans doute adopté la pratique des ‘Hassidim, ces derniers temps(2), selon laquelle, lorsque tout va bien, on ne dit rien. Puisse Dieu vous accorder beaucoup de bien, selon l’expression de nos Sages, à la fin du Midrach Esther Rabba, en tous les domaines cités par ce texte.
Malgré cela, vous m’écrirez de temps à autre, afin que nous nous annoncions mutuellement de bonnes nouvelles.
Je saisis cette occasion pour vous exprimer mes remerciements et notre reconnaissance pour votre participation et votre aide à l’activité de ‘Habad, en Terre Sainte, de façon générale, à la direction du réseau Ohaleï Yossef Its’hak, en particulier.
Il est sans doute inutile de vous demander de conserver la même attitude, à l’avenir. Comme je le disais, vous avez non seulement mes remerciements, mais aussi notre reconnaissance, c’est-à-dire également la vôtre, comme le Sage de la Michna qui disait : “ Que mes entrailles se réjouissent ”(3).
A l’occasion des jours de fête qui approchent, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour un Pessa’h cacher et joyeux.
Et que s’accomplisse la promesse tant attendue, “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de notre délivrance véritable et complète, de votre vivant et du nôtre, par notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction pour la fête,
Notes
(1) Le Rav A.Y. Chen. Voir, à son propos, la lettre n°1699. (2) Voir également la lettre n°1943. (3) Ce qui a été réalisé est motif de joie également pour la personne qui est à l’origine de cet accomplissement.
Lettre n°2070
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2070, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et bénis,
Je fais réponse à votre lettre, par laquelle vous m’apprenez que votre fils vient d’avoir sept ans. Puisse Dieu faire que vous et votre épouse l’éduquiez, avec vos autres enfants, à la Torah, au dais nuptial et aux bonnes actions, dans la largesse.
Vous m’écrivez qu’il aime s’amuser. Il faut s’efforcer que l’étude soit également présente dans ses jeux, même si cela n’est pas l’usage, en Amérique. Vous prendrez conseil auprès de son professeur et du recteur de sa Yechiva. Vous consulterez également le Rav et ‘Hassid, Rav ‘H. M. A. Hadakov. De la sorte, vous trouverez sûrement des solutions.
Avec ma bénédiction,
Lettre n°2071
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2071, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Na’houm(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, qui n’était pas datée, dans laquelle vous m’interrogez sur votre installation aux Etats Unis.
Je suis surpris que vous vous posiez une telle question. En effet, vous connaissez mon avis, exprimé depuis longtemps, en la matière. Je ne comprends pas et je n’accepte pas ce désir de déménager au plus vite et, bien souvent, le principe même de ce déménagement.
Combien plus est-ce le cas pour un homme qui a été choisi par la divine Providence pour rapprocher les cœurs juifs de leur Père Qui se trouve dans les cieux, par l’intermédiaire du luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout, ses voies et ses pratiques.
Dieu vous a également accordé la possibilité d’assurer simultanément votre subsistance matérielle et spirituelle(2). A mon avis, il est donc bien clair que vous-même et les membres de votre famille, devez recevoir la satisfaction de vos besoins physiques et moraux par ce canal.
Pour cela, vous devez assumer votre rôle avec force, mener à bien la mission qui vous a été confiée, dans toutes la mesure de votre possibilité. Et, cela sera suffisant, car “ le résultat est à la mesure de l’effort(3) ”.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Notes
(1) Le Rav Na’houm Labkowsky, de Brunoy. (2) En enseignant dans une Yechiva. (3) Textuellement “ la trace, sur le dos du chameau, est à la mesure du poids de son fardeau ”.
Lettre n°2072
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2072, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Brooklyn,
A monsieur Azryel,
Je vous salue et vous bénis,
Je reçois avec plaisir, par l’intermédiaire du Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires, l’un des plus âgés parmi les Rabbanim de ‘Habad, Rav Israël Noa’h Belinitski(1), des nouvelles de l’attitude que vous avez adoptée envers lui, de l’aide que vous lui offrez et, avant tout, de l’attention que vous apportez à satisfaire tous ses besoins.
Nos Sages enseignent, au traité Baba Batra 9b, que “ celui qui donne une pièce...(2) reçoit six bénédictions ” alors que “ celui qui l’encourage reçoit onze bénédictions ”. Commentant la répétition du verset “ guérir, il le guérira ”, nos Sages disent: “ On peut en conclure que la Torah autorise le médecin à guérir ”.
Néanmoins, on peut craindre que l’on s’en remette pleinement au médecin, au point d’oublier Dieu. Selon différents commentateurs, c’est précisément pour cette raison que ‘Hizkyahou cacha le “ livre des guérisons ”(3). A l’opposé, lorsque le médecin(4) a conscience d’être l’émissaire de Celui Qui guérit les maladies des hommes et accomplit des merveilles, c’est-à-dire de l’Eternel notre Dieu, une telle crainte disparaît et le traitement qu’il prescrit peut être particulièrement efficace.
Que Dieu vous accorde la bénédiction et la réussite, en toutes vos actions. Vous serez l’émissaire efficient, qui soulagera les douleurs des hommes que la Divine Providence aura conduit à vous consulter.
La récompense de la Mitsva est la Mitsva elle-même. Ainsi, dans vos préoccupations personnelles, vous obtiendrez également la bénédiction et la réussite, en tout ce qui vous concerne, matériellement et spirituellement, de même que votre épouse et vos enfants.
Je conclus en évoquant ce qui est d’actualité et en vous souhaitant de célébrer la fête de Pessa’h, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, de manière cachère et joyeuse, pour vous-même et tous les membres de votre famille.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,
Notes
(1) De Brunoy. (2) A quelqu’un qui est dans le besoin. (3) Qui expliquait de quelle manière guérir chaque maladie. (4) Le destinataire de cette lettre est un médecin.
Lettre n°2073
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2073, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Efraïm Eliézer(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous évoquez la merveilleuse précision de Rachi, dans son commentaire du verset Tissa 33, 12, qui dit : “ Vois, tourne Tes yeux et Ton cœur vers Tes Paroles ”. J’apporterai ma contribution à votre analyse en précisant ce que Rachi veut dire ici et l’origine de son affirmation.
La raison d’être de la requête de Moché qu’il rapporte en ces termes est la suivante. La Présence divine devait être maintenue en Israël, malgré la faute. L’Essence de Dieu devait se révéler et non un émissaire ou tout autre intermédiaire, comme l’explique le Likouteï Torah Tsav, à la page 12c.
C’est la raison pour laquelle le verset dit ensuite : “ Si Ta Présence ne nous accompagne pas…(2) Nous serons différents, moi et Ton peuple…(3) ”. C’est le sens de la demeure qu’il convient de bâtir pour Dieu ici-bas, ainsi qu’il est dit : “ Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai parmi eux ”, c’est-à-dire “ au sein de chacun ”, grâce à ce Sanctuaire.
De cette façon, nous pouvons déterminer ce que veut dire Moché en considérant la promesse du Saint béni soit-Il, relative au Temple, duquel il est dit : “ Mes yeux et Mon cœur seront tournés vers lui, tous les jours ”, y compris pendant un moment de colère(4).
Ce qui vient d’être dit permet de comprendre un passage surprenant du Yerouchalmi, au traité Bera’hot, chapitre 4, paragraphe 5 : “ Sa Face est tournée vers le haut, mais Ses Yeux et Son cœur demeurent vers le bas ”. On peut également comprendre la précision de Rachi, qui conclut ses propos par : “ Vers Tes Paroles ”, ce qui fait allusion à Mal’hout, la Sefira de la Royauté céleste(5).
C’est par la Parole que fut créé le monde, dont le stade ultime et la dimension profonde sont le Temple. En effet, la terre est, dans son ensemble, la résidence de Dieu, mais au sein du monde, Dieu réside plus spécifiquement dans le Temple.
On peut ainsi comprendre l’expression “ Ses yeux et Son cœur ”, selon ce qui est expliqué par le Tikouneï Zohar, Tikoun 21, page 50b, “ et le secret de cette Parole… ”.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, dans l’attente de bonnes nouvelles à propos de ce dont nous avons parlé lorsque vous étiez ici et dont la réalisation doit être obtenue au plus vite,
N. B. : Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous(6), qui, sans doute, vous intéressera.
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1893. (2) Ne nous fais pas quitter cet endroit, au verset 15. (3) De tous les peuples qui sont sur la surface de la terre, au verset 16. (4) Divine envers Israël. (5) Ainsi qu’il est dit : “ C’est de la Parole du Roi que découle l’autorité ”.. (6) Il s’agit de la lettre n°2067.
Lettre n°2074
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2074, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Brooklyn,
A mon proche parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui
craint Dieu et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Azryel Zelig(1),
Je vous salue et vous bénis,
A) Nous venons de terminer ici l’impression du Tanya. Lorsqu’il sera achevé, dans quelques semaines, nous en enverrons quelques exemplaires en Terre Sainte.
Nous en ferons de même pour le Sidour Tehilat Hachem.
B) Sans doute continuerez-vous à prendre une part active aux activités de ‘Habad, en plus de votre action au sein du Collel.
Je vous remercie pour ce que vous m’écrivez, dans votre lettre, à propos de votre participation et de votre aide à la direction du réseau Ohaleï Yossef Its’hak.
C) J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. L’impression financée par les fils du défunt Rav N.D. Denberg a été achevée hier. Dieu leur a accordé le mérite de faire paraître, à la mémoire de leur père, un livre de Tehilim avec des commentaires, accompagnés de notes et d’explications du Tséma’h Tsédek, qui n’ont été édités qu’une seule fois, sous le nom de Yohel Or.
On y placera sûrement, en appendice, les lettres relatives à la lecture des Tehilim de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. Il est dit que “ le vin appartient à son propriétaire, mais il fait remercier celui qui le sert ”(2). En effet, le mérite de ce résultat concret vous revient.
Nous parvenons au terme de cette réalisation, puisque leur chèque, couvrant les frais d’impression, vient de nous parvenir.
D) Il est très judicieux que vous ayez, de votre propre initiative, décidé d’améliorer la situation, dans le domaine moral. Vous savez ce que la ‘Hassidout déduit, pour le service de Dieu, de l’affirmation selon laquelle “ lorsque l’homme ensemence le premier, l’enfant qui naît est une fille ; lorsque la femme ensemence la première, l’enfant qui naît est un garçon ”(3). C’est uniquement dans le monde futur que “ chaque homme y naîtra ”(4). Vous consulterez, à ce sujet, le Torah Or, à la page 37c.
A l’occasion de la fête de Pessa’h, qui approche, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse ma bénédiction pour qu’elle soit cachère et joyeuse.
Et que s’accomplisse la promesse tant attendue, selon laquelle “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de notre délivrance véritable et complète, de votre vivant et du nôtre, par notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,
Notes
(1) Le Rav A.Z. Slonim. Voir, à son sujet, la lettre n°1852. (2) En l’occurrence, le financement est celui des frères Denberg, mais il a été obtenu par l’intervention du Rav Slonim, auquel il faut donc exprimer de la reconnaissance. (3) L’effort provoqué par une intervention extérieure est faible. Celui qui est décidé par l’homme est fort. (4) Toutes les formes d’effort seront puissantes.
Lettre n°2076
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2076, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 16 Adar, dans laquelle vous vous interrogez sur le texte de l’invitation(1) qui vous a été adressée par le Rav, distingué ‘Hassid craignant Dieu et se consacrant aux besoins communautaires, Rav Ben Tsion Chem Tov, émissaire des Sages(2). En effet, celui-ci émet le souhait que son fils ait la crainte de Dieu, soit un ‘Hassid et un érudit, conformément à mon désir et ma volonté.
Vous vous demandez donc pourquoi le souhait d’un cœur juif doit-il être lié au désir et à la volonté d’un homme de chair et d’os.
A) Vous savez que la prière est appelée le service de Dieu du cœur. Nos Sages précisent, au traité Taanit 2a, qu’elle doit être orale. Mais, elle peut être exaucée uniquement si elle est identique, dans la bouche et dans le cœur. De plus, la formulation de la prière souligne qu’elle doit être la plus précise possible. Elle ne peut se limiter uniquement à des généralités.
C’est pour cela que l’on dit les douze bénédictions intermédiaires(3) et non pas une seule bénédiction, qui aurait une portée plus globale. Plus encore, chacune de ces bénédictions présentent différents aspects. En conséquence, si un homme, pour une quelconque raison, n’est pas convaincu de pouvoir détailler sa prière comme il faudrait le faire, mais sait avoir un ami, lui souhaitant sincèrement tout le bien, qui est capable de détailler et d’approfondir sa propre demande, il demandera tout naturellement à Dieu que sa prière soit exaucée conformément au désir et à la volonté de cet ami.
Du reste, la Hala’ha retient ce principe, dans différents domaines, en particulier pour le Héter Iska(4), qui est rédigé “ de la manière dont les Sages l’ont instauré ”. Or, cette formule est également employée par un ignorant et, d’après la Hala’ha, elle est valable, dès lors que cet homme s’en remet à l’avis des Sages.
B) De plus, qui connaît la tendance du cœur de l’homme et les stratagèmes de son mauvais penchant, particulièrement habile et s’adressant à chacun selon ce qu’il est, comme le soulignent nos Sages, au traité Chabbat 105b ?
Le mauvais penchant recherche différents moyens pour décourager l’homme, en particulier en un moment propice, lorsqu’il craint que sa prière soit exaucée. Il y a alors tout lieu de penser qu’il le dérangera avec encore plus d’insistance, introduira l’intérêt personnel dans sa requête et sa prière.
Une demande peut être éloignée des préoccupations matérielles. C’est le cas, par exemple, de la requête de craindre Dieu, plus encore celle d’être un ‘Hassid, dépassant la ligne de la Loi et ce qu’impose la crainte de Dieu, bien plus, celle d’être un érudit, c’est-à-dire celui qui fait usage de la force de la Torah pour craindre Dieu, pour être un ‘Hassid. En effet, selon la Torah, qui est une Torah de vérité, l’Attribut de Bonté, ‘Hessed(5), conseilla que le monde ne soit pas créé. Il est bien clair que le mauvais penchant cherchera, par tous les moyens, à troubler une telle prière.
S’il est impossible qu’il en soit ainsi par la parole, ce peut être le cas, au moins, dans le cœur. Ainsi, le Rambam, à la fin des lois de la substitution, affirme que la Torah prend en compte la personnalité de l’homme et, d’un certain point de vue, également son mauvais penchant. Ainsi, celui qui formule un vœu ou consacre un objet au Temple, peut le regretter et changer d’avis.
Il n’y a donc qu’une seule solution, celle de prier selon l’idée d’une autre personne, qui est objective et cherche le bien de son prochain. Dès lors, il n’y a plus de distorsion entre l’intention et la parole. Là encore, plusieurs exemples, issus de la partie révélée de la Torah, peuvent être cités. L’un d’entre eux est l’affirmation suivante de nos Sages, au traité Nedarim 25a : “ Sachez que je ne vous fais pas jurer selon votre propre conception, mais selon la mienne et celle de Dieu ”.
C) Vous dites aussi que l’on doit
prier, à l’évidence, pour se conformer à la Volonté de Dieu, qu’il est donc inutile de préciser de quelle manière cela doit se passer. Vous m’excuserez de vous dire que cette conception n’est pas exacte.
Comme je le disais, la formulation de la prière instaurée par les membres de la grande Assemblée établit que l’on doit détailler ses requêtes et ses demandes, dans toute la mesure du possible. De fait, ce détail aurait été encore plus important si cela n’empêchait pas que la prière soit dite par tous de manière identique. Pour autant, la prière est effectivement détaillée, comme je l’ai dit. Vous consulterez, à ce sujet, les lois de la prière du Rambam, chapitre 1, paragraphe 6.
Pour dire vrai, j’ai hésité à répondre à vos questions, car, pour notre malheur, il existe, à chaque époque et surtout dans la nôtre, de nombreuses personnes qui s’en tiennent au stade de l’interrogation, surtout quand elles sont confrontées à ce qui est réellement inhabituel. Puis, lorsque ces personnes se placent en retrait par rapport à l’action, elles justifient aisément leur attitude par les questions qu’elles se posent.
En pareil cas, la réponse que l’on peut leur apporter n’est d’aucune utilité, car elles pourront toujours imaginer de nouvelles questions. Néanmoins, je ne vous connais pas et je présume donc que votre intention est bonne, que vous cherchez réellement l’explication de ce que ne vous n’avez pas encore rencontré dans les correspondances des hommes, même si différents textes en fournissent l’exemple, comme nous l’avons vu.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
N. B. : Bien évidemment, si vous vous posez des questions sur ce qui vient d’être dit, j’aimerais en avoir connaissance et je m’efforcerai d’y répondre, selon mes possibilités.
Note : Je vous ai intentionnellement cité deux exemples. En effet, le serment(6) fait allusion au service de Dieu assumé par l’homme, qui commence avec la Bar Mitsva. Dès lors, on applique les termes du serment prononcé près du mont Sinaï.
Le but de ce serment est de réaliser un intérêt, grâce au Héter Iska(7), comme l’explique le discours ‘hassidique intitulé ‘Elle est appréciée pour ses accomplissements positifs’, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, prononcé en 5709(8).
Je vous joins
une copie de la lettre, adressée à tous(9) à l’occasion de la fête de Pessa’h, qui approche. Celle-ci vous intéressera sûrement.
Notes
(1) Vraisemblablement pour une Bar Mitsva. (2) De Londres. Voir, à son sujet, les lettres n°1927, 2002 et 2043. (3) Du Chemoné Essré, dans lesquelles l’homme formule ses besoins à Dieu. (4) Permission de prêter à intérêt lorsque celui-ci est versé sous forme de participation aux bénéfices. (5) De la même étymologie que ‘Hassid. (6) Qui est prononcé “ selon ma propre conception et celle de Dieu ”. (7) C’est le second exemple. (8) 1949. (9) Il s’agit de la lettre n°2067.
Lettre n°2077
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2077, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
11 Nissan 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
se consacre aux besoins communautaires et assume
une mission divine, le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, avec du retard, pour différentes raisons et vous voudrez bien m’en excuser.
Pour faire suite à mon précédent courrier(2), vous m’interrogiez sur l’affirmation du Tikouneï Zohar selon laquelle l’union entre Yaakov et Ra’hel fut rompue, excluant ainsi la possibilité de recevoir l’influence par Mal’hout, l’Attribut de Royauté céleste, y compris lorsque cette influence ne s’imprègne pas de ce niveau.
A mon sens, le terme d’union suggère une explication contraire à la vôtre. L’introduction générale, qui est bien connue, explique brièvement tout cela. L’existence des Sefirot et leur fonctionnement sont indépendants des hommes. Plusieurs textes de la Kabbala et de la ‘Hassidout établissent une différence entre l’union profonde et l’union superficielle de ‘Ho’hma, l’Attribut de la découverte intellectuelle et Bina, celui de l’analyse raisonnée.
L’union superficielle est indépendante de l’effort des hommes et elle est qualifiée d’immuable. Même après le don de la Torah, certains processus permettent encore de l’obtenir et on la retrouve même dans la Torah. Ainsi, le Chabbat est intrinsèquement saint, alors que la fête est proclamée par les hommes(3).
Vous consulterez l’introduction du Peri Ets ‘Haïm, qui décrit l’équivalent de ces deux situations dans les Sefirot elles-mêmes.
Il en est de même pour le service de Dieu proprement dit, lorsqu’il s’exprime par la pensée et, combien plus, par la parole, ou, encore plus clairement, par l’action. Il en résulte, là-haut, l’introduction d’une Lumière dans la Sefira de Mal’hout. Bien sûr, en la matière, l’action est encore plus déterminante que la parole et celle-ci, que la pensée.
Combien plus est-ce le cas, quand la parole parvient à quelqu’un d’autre, ici-bas et plus encore quand les Attributs du sentiment s’unissent à celui de Mal’hout. Car, un fait nouveau se produit alors.
C’est la raison pour laquelle certaine prophéties furent accompagnées par une action. De cette manière, elles purent se dévoiler ici-bas, de sorte qu’il soit difficile de les annuler, comme l’expliquent les livres sacrés.
Vous consulterez également la lettre de l’Admour Hazaken, dans le commentaire, figurant dans le Sidour Méa Chéarim(4), qui dit que le Maguid(5), lorsqu’une pensée lui venait, l’exprimait également par la parole.
Il résulte de tout cela que le décès de Ra’hel fit bien cesser son union avec Yaakov. Néanmoins, cette situation ne contredit pas la possibilité que la lumière s’introduise dans le stade de Mal’hout en le traversant et même en s’en imprégnant. Ceci est expliqué dans un additif à la première lettre.
Pour autant, il est clair que donner naissance à un fait totalement nouveau, réunissant deux caractères opposés, le fait de donner naissance à un être identique à celui qui l’a conçu, d’une part, la possession d’une nature indépendante, d’autre part, est strictement impossible. C’est pour cela que la goutte de liquide séminal possède une qualité que n’a pas l’influence intellectuelle, comme l’établissent différents textes.
Il est toutefois bien clair que l’influence intellectuelle passe également par l’Attribut de Mal’hout, subissant, de ce fait, des voiles et des contractions.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Vous m’interrogez sur mes discours et mes causeries ‘hassidiques. Pour l’heure, je ne les ai pas mis en forme, à quelques exceptions près. Mais, je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous, à l’occasion de Pessa’h(6). J’espère qu’elle vous intéressera.
Sans doute ce dont nous avions parlé, à propos de l’organisation d’un Séder public, reste-t-il valable également cette année.
Notes
(1) Le Rav I.Hutner. Voir la lettre n°1868. (2) Il s’agit de la lettre n°2054. (3) Puisque le témoignage des hommes permet d’établir la date de Roch ‘Hodech. (4) Page 28a et Séfer Hamaamarim Admour Hazaken Haketsarim, page 464. (5) De Mézéritch. (6) Il s’agit de la lettre n°2067.
Lettre n°2078
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2078, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5713,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
Le Rav Tsvi(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du dimanche de la Parchat Tsav, dans laquelle vous me décrivez votre installation et vos activités en Terre Sainte. Sans doute prenez-vous part à une réunion ‘hassidique, de temps à autre, bien que vous n’en parliez pas dans votre courrier. Celle-ci ne peut être remplacée par rien d’autre, comme l’établissent les causeries, que vous avez sûrement consultées, de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
J’ai transmis vos salutations à ma mère, la Rabbanit Chlita. Elle a été heureuse d’apprendre ce qui vous est arrivé. Elle se souvient parfaitement de toute votre famille et m’a même raconté plusieurs épisodes, vous concernant personnellement.
Je vois que vous êtes éditeur. Sans doute en profitez-vous pour intensifier la lumière de la Torah et de la pratique juive, en notre Terre Sainte. Vous connaissez le dicton du Tséma’h Tsédek(2) selon lequel ce qui est imprimé concerne toutes les générations. On peut en déduire le mérite et la responsabilité qui incombent à un imprimeur.
Conformément à votre demande, lorsque je me trouverai près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, je mentionnerai votre nom et celui des membres de votre famille, pour que vous obteniez la satisfaction de tous vos besoins.
A l’occasion des jours de fête qui approchent, pour nous et pour tout Israël, pour le bien, je vous adresse, par la présente, ma bénédiction pour un Pessa’h cacher et joyeux.
Et, que s’accomplisse la promesse tant attendue selon laquelle “ comme aux jours de ta sortie d’Egypte, Je te montrerai des merveilles ”, lors de notre délivrance véritable et complète, de votre vivant et du nôtre, par notre juste Machia’h.
Avec ma bénédiction à l’occasion de la fête,
N. B. : Pour répondre à votre question, je suis intéressé par tous les livres qui traitent, d’une manière quelconque, des Juifs et du Judaïsme. Nombreux sont ceux qui ont pris l’habitude d’adresser à ma bibliothèque tout ce qu’ils écrivent ou éditent.
Je ne dispose pas d’une caisse pour couvrir de telles dépenses. Mais, pour ceux qui le désirent, ma bibliothèque échange ces livres contre ceux qui sont parus aux éditions Kehot, dont vous avez sûrement vu le catalogue. Les ‘Hassidim, en Terre Sainte, en possèdent plusieurs.
Notes
(1) Le Rav T.Harkavi, de Jérusalem, originaire de Yekatrinoslav, la ville de l’enfance du Rabbi, dont son père était le Rav. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°184.
Lettre n°2079
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2079, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5713,
Brooklyn, New York,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires, plein
d’entrain et multipliant les accomplissements positifs,
le Rav Zéev(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre lettre, de même que votre livre, le Niveï Zahav, que vous m’avez offert. Je vous remercie beaucoup pour cette attention. Je lis, de temps à autre, des articles sur vos voyages. Je reçois également de vos nouvelles par les personnes résidant dans les pays que vous visitez. Que Dieu vous permette de saisir chaque occasion de grandir et d’orner la Torah de Dieu.
Vous commentez différentes explications de nos Sages, relatives à un Rav et vos explications sont très agréables. En relation avec celles-ci, de même qu’avec le contenu de votre lettre, je voudrais faire une citation complémentaire et, de fait, je suis surpris que vous ne mentionniez pas l’affirmation suivante de nos Sages, relatives à un Rav et décrivant, de la manière la plus fidèle, sa vie et son action, délivrant un enseignement évident et fondamental pour la présente époque.
Dans le traité Erouvin 6a(2), nos Sages disent que “ Rav trouva une clairière et l’entoura d’une clôture ”. Il est expliqué, à ce sujet, que Rav revenait alors d’Erets Israël et nos Sages soulignent, dans le Midrach Béréchit Rabba: “ Pourquoi fut-elle appelée Erets(3)? Parce qu’elle voulut accomplir la Volonté de son Créateur ”. De même, Israël évoque le verset: “ Tu as combattu les anges et les hommes, tu les as vaincus ”, malgré l’obscurité de la nuit, bien qu’il(4) ait été seul.
Venant d’Erets Israël, Rav se rendit à Babel(5), lieu du mélange de la lumière et de l’obscurité, du bien et du mal, du sacré et du profane, endroit qui fait disparaître les frontières(6). Se trouvant en Babel, il s’éloigna jusqu’en un endroit duquel la Torah était absente, selon l’explication du Igueret Rachag. Rachi explique: “ Il trouva une clairière dans laquelle on négligeait les Mitsvot ”.
Une telle situation est surprenante. Comment un Juif peut-il négliger les Mitsvot de son Père Qui se trouve dans les cieux, lesquelles sont à l’origine de son existence? N’est-il pas alors comme un poisson qui quitterait l’eau? L’Admour Hazaken affirme lui-même que “ un Juif ne veut pas et ne peut pas se séparer de la Divinité ”. Rachi explique donc l’origine de cette négligence. Ces hommes ignoraient la Torah.
En pareil cas, on est victime des vents qui soufflent dans le monde et qui prônent une attitude moins rigoriste envers la Torah et les Mitsvot, une situation de compromis, au moins momentanément, afin d’attirer ces ignorants, de les rapprocher de la Torah et des Mitsvot, qu’ils accompliront, de la sorte, plus aisément. Leur soumission à Dieu sera moins grande. Leur corps et leur âme animale auront une meilleure part. Mais, l’on saura justifier une telle attitude en affirmant qu’il est légitime d’abandonner ce qui est accessoire afin de préserver l’essentiel.
Rav, maître d’Israël en exil, apporta l’enseignement de Rabbi Yehouda le Prince à Babel et il en fixa les principes. Lorsque l’on rencontre une telle situation, il ne s’agit pas de faire des compromis pour alléger le fardeau et, selon les termes du prophète, de “ tirer la faute par des cordes vaines ”, cette attirance étant à la mesure de la faute commise.
Mon beau-père, le Rabbi, énonça une image, à ce sujet. Un homme avance sur la grande route puis, le temps passant, il se trouve dans une forêt obscure, parmi les bêtes sauvages. Or, il est bien clair qu’il n’est pas arrivé là de but en blanc, qu’il n’est pas passé, sans transition, du milieu de la route au profond de la forêt. Dans un premier temps, cet homme s’est détourné d’un cheveu, puis d’un autre s’ajoutant à encore un autre et il a ainsi parcouru une grande distance.
L’apport d’un Rav, pour son époque et pour toutes les générations, en particulier à l’heure actuelle, alors que les limites sont remises en cause et les valeurs sont bafouées au delà de toute limite, consiste, quand il aperçoit un endroit qui n’a pas été clôturé, à y placer une barrière, à prendre une précaution supplémentaire. C’est uniquement de cette manière que l’on peut protéger cette clairière et les personnes qui s’y trouvent.
En consultant votre livre, j’ai pu apprécier l’éloquence que Dieu vous a accordée. C’est également ce que me disent les personnes qui ont assisté à vos conférences. Puisse Dieu vous permettre d’en faire usage pour vous diriger sur la voie qui vient d’être décrite et qui nous a été transmise par nos maîtres se trouvant en exil, selon l’expression des Sages, au traité Sanhédrin 17b.
Chaque fois que vous trouverez une clairière, à l’extérieur d’Erets Israël et, a fortiori, dans le pays vers lequel sont tournés en permanence les yeux de Dieu, le palais du Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, vous y placerez une clôture. Et vous connaissez la promesse suivante de Dieu: “ Ouvrez, pour Moi, un orifice comme la pointe d’une aiguille et Je pratiquerai, pour vous, une ouverture comme le portique du Sanctuaire ”.
Il est remarquable que les trois passages du Talmud mentionnant le fait que Rav trouva une clairière et la clôtura, décrivent l’édification d’une telle barrière, afin de préciser les limites, dans les domaines
minéral, végétal et animal.
Le traité Erouvin 6a parle d’une barrière minérale, entre le domaine privé(7), celui de l’Unique du monde et le domaine public. Le traité Erouvin 100b évoque “ l’arbre du champ ”(8), comparé à un homme, quand il est humide et vivant, ainsi qu’il est dit “ vous êtes attachés à l’Eternel votre Dieu, vivants ”, ou bien quand il est sec et mort. Enfin, le traité ‘Houlin 110a parle du mélange entre la viande et le lait, qui introduit une confusion au sein du règne animal, selon les Tikouneï Zohar, Tikoun 14, le Rikanti, le Chneï Lou’hot Haberit et d’autres commentateurs encore.
Avec mes respects et ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse,
Je vous joins une copie de ma lettre, adressée à tous(9), qui vous intéressera sûrement.
Notes
(1) Le Rav Z.Gold. (2) Voir, à ce sujet, la lettre n°2083. (3) De la même étymologie que Ratson, la volonté. (4) Yaakov. (5) De la même étymologie que Baloul, mélangé. (6) Entre toutes ces notions. (7) Ya’hid signifie à la fois privé et unique. (8) Le végétal. (9) Il s’agit de la lettre n°2067.
Lettre n°2080
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2080, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
13 Nissan 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu vos lettres du 5 Chevat, du 25 Adar, de Roch ‘Hodech et du 6 Nissan. J’ai été satisfait de constater que vous observez, de vos yeux de chair, la Providence divine(1). Que Dieu vous confère donc la réussite. Il vous l’accordera, assurément et vous protégera, en tout endroit où vous vous trouverez, de sorte que vous pourrez l’illuminer par “ la bougie (qui) est une Mitsva et la Torah (qui) est une lumière ”.
Dieu fera que vous influenciez votre entourage en ce sens. D’autres Juifs se trouvent sans doute dans votre voisinage et vous trouverez la meilleure occasion pour leur parler de tout cela. Ceci sera le canal et les réceptacles par lesquels vous obtiendrez la bénédiction et la réussite également en vos préoccupations personnelles.
Je vous joins une copie du message que j’ai adressé à l’occasion de Pessa’h(2). Vous pourrez sûrement en faire usage autour de vous.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Vous m’interrogez sur les aliments de Pessa’h(3). Il me semble, d’après la date de réception de votre lettre et celle de l’envoi de ce courrier, que, lorsqu’il vous parviendra, il sera trop tard(4).
Vous me posez également une question sur les Tefilin(5). Vous pouvez effectivement placer ensemble celles de Rachi et celles de Rabbénou Tam. Néanmoins, il est préférable, en plus du sac dans lequel elles se trouvent, de les couvrir également une seconde fois.
Vous me demandez également si vous avez le droit de porter les armes pendant le Chabbat. S’il y a une attaque ou si l’on vous ordonne de le faire, les Rabbanim on permis une telle pratique depuis bien longtemps, comme c’est le cas pour chaque action rendue nécessaire par le danger, en tant de guerre.
Vous devriez vous procurer le Ma’hané Israël du ‘Hafets ‘Haïm, qui traite des différentes questions liées à l’armée.
Que Dieu vous protège, partout où vous serez et permette que vous rentriez en bonne santé à la maison, le moment venu.
Notes
(1) Le destinataire de cette lettre est un soldat, se trouvant dans une unité combattante. (2) Il s’agit de la lettre n°2067. (3) Le destinataire s’interroge vraisemblablement sur ce qu’il a le droit de manger pendant cette fête, en étant au front. (4) Cette question ne se posera plus. (5) Vraisemblablement sur la manière de les ranger, du fait de la guerre.
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