Lettres du Rabbi de Loubavitch, Rabbi Menahem Mendel Schneerson, traduites en français.
Texte intégral. Sommaire du corpus.
Lettre n°2040
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2040, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Adar 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Efraïm Eliézer Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir votre lettre du second jour de Roch ‘Hodech Adar. Vous faites remarquer que, selon la Guemara elle-même, l’ange préposé à la gestation s’appelle Laïla(2) et le Maguid de Kognits précise que ce nom est Taka. Vous expliquez que tel est l’avis des Tossafot Haroch, sur le traité Nidda 16b, selon lequel le Saint béni soit-Il fait qu’une femme soit enceinte, puis cet ange s’occupe d’elle.
En fait, vous considérez que le nom Taka n’est pas celui de l’ange, mais l’un des Noms de Dieu, lorsqu’Il ne se révèle pas à travers un ange. Les Tossafot permettent effectivement une telle interprétation, car il est bien clair que tout vient de Dieu et se dévoile donc par l’un de Ses Noms, puis est confié à un ange.
Vous évoquez également la réunion ‘hassidique de la fête de Pourim. Comme d’habitude, celle-ci commencera, dans la synagogue, à vingt heures. Commentant le verset “ le Sanctuaire sera conforme à ses dispositions ”, nos Sages disent, dans le Yerouchalmi Chabbat, chapitre 12, paragraphe 3, que “ celui qui a sa place au sud devra se trouver au sud ”. Conformément à cette requête des Sages, vous serez donc vous-même au sud(3).
Avec mes respects et ma bénédiction de joyeux Pourim,
Notes
(1) Le Rav E.E. Yalles, de Chicago. Voir, à son propos, la lettre n°1893. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°1949. (3) C’est-à-dire que le Rav Yalles prendra place, pour cette réunion ‘hassidique, près de la table principale, à proximité de la place du Rabbi.
Lettre n°2041
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2041, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
8 Adar 5713,
Brooklyn,
Au grand Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav David(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu avec plaisir la lettre dans laquelle vous m’annoncez une bonne nouvelle. Vous avez enfin obtenu un exemplaire du Talmud, pour votre mérite personnel et pour celui de toutes les personnes recevant votre enseignement. Puisse Dieu faire que se multiplie le nombre de vos élèves attentifs et que la finalité ultime soit accomplie, puisque nos Sages disent: “ Ce n’est pas l’étude, mais la pratique qui est essentielle ”.
En conséquence, je voudrais formuler une proposition que j’ai déjà faite(2), à différentes occasions et qui, Dieu merci, s’est révélée bénéfique. Il faut instaurer en tout endroit un cours, au moins pour quelques minutes, portant sur les lois les plus courantes, qui conditionnent le comportement quotidien. On peut les trouver dans le Dére’h Ha’haïm, de l’auteur du ‘Havat Daat ou bien dans le résumé du Choul’han Arou’h.
Pour ceux qui résident en Terre Sainte, il existe sûrement des recueils sur les lois qui s’y appliquent, à l’époque actuelle. Il est inutile de dire à quel point tout cela est important. Au final, “ tel est le but de l’homme, craindre Dieu et garder Ses Mitsvot ”.
Avec ma bénédiction de réussite et pour que vous exerciez une influence positive sur votre communauté et sur votre entourage,
Notes
(1) Le Rav D.Assaf, de ‘Haïfa. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°2031.
Lettre n°2042
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2042, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[9 Adar 5713]
J’aimerais savoir ce que vous avez fait afin de trouver un bon parti pour votre fils. Vous avez pu constater de vos yeux de chair la capacité de Dieu à former des couples, même lorsqu’il vous semblait que cela était difficile. De fait, nos Sages constatent que constituer un couple est aussi difficile que d’ouvrir la mer Rouge.
Sans doute cette démarche sera-t-elle aisée pour votre fils. Néanmoins, il doit lui-même faire un effort en ce sens, car nos Sages disent que “ l’homme a l’habitude de rechercher(1) ”. De plus, ils donnent aussi un bon conseil en excluant une différence d’âge trop importante(2).
Notes
(1) Une épouse. (2) Entre un homme et une femme.
Lettre n°2043
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2043, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Ben Tsion(1), émissaire des Sages,
Je vous salue et vous bénis,
A) Vous évoquez la traduction du Tanya en Yiddish qui est imprimée dans Hakrya Vehakedoucha. Vous savez que celle-ci comporte plusieurs erreurs qui, pour différentes raisons, n’avaient pas été corrigées à l’époque.
En tout état de cause, je vous remercie pour cette remarque. Peut-être sera-t-il possible de trouver ici quelqu’un pouvant assurer cette traduction. Bien entendu, ce sera une traduction libre, mais cela prendra encore quelques temps.
B) Vous me dites que la personne à laquelle vous faites allusion se porte mieux. Il faut lui expliquer que l’amélioration de son état de santé prouve que ce n’était rien de grave et qu’en fait, il s’agissait bien de lui rappeler que l’on ne doit pas s’en remettre à sa propre logique et à son raisonnement, qu’il faut se vouer pleinement au domaine de la sainteté.
L’enseignement du Baal Chem Tov, commenté par les maîtres de ‘Habad, souligne qu’il n’est pas bon de se couper de la matière. Il faut, bien au contraire, en faire usage pour le service de Dieu, comme le précise le Baal Chem Tov lui-même, commentant le verset “ lorsque tu verras l’âne de ton ennemi ployer sous son fardeau ”(2). Le discours ‘hassidique intitulé “ Je suis venu dans mon jardin ”, prononcé cette année(3) développe également cette idée.
Sans doute trouverez-vous les mots qui conviennent pour lui expliquer tout cela.
Avec ma bénédiction de réussite dans votre mission sacrée, qui attirera une bénédiction et une réussite accrues dans vos préoccupations personnelles,
Notes
(1) Le Rav B.T. Chem Tov. Voir, à son propos, la lettre n°436. (2) Et voudras l’abandonner, tu lui viendras, néanmoins, en aide. De même, il faut “ aider ” la matière à s’élever vers la Divinité. (3) Le 10 Chevat.
Lettre n°2044
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2044, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
9 Adar 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav ‘Haïm(1), le Cho’het,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai bien reçu votre lettre concernant votre bru. Comme vous me l’avez demandé, j’ai adressé la réponse à son père, monsieur Levkowitch. Vous avez sûrement vu ma lettre et j’attends de vos bonnes nouvelles.
Vous évoquez, dans votre lettre la Hilloula(2) du 10 Chevat, les difficultés que vous avez rencontrées pour obtenir le visa qui vous aurez permis de venir ici. Comme vous le savez, le verset dit que “ toute chose intervient en son temps ”. Dieu vous accordera, le moment venu, le mérite de vous rendre près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera. De même, vous pourrez prendre part à une réunion ‘hassidique, ici. Vous le ferez en bonne santé et dans la joie.
A l’occasion de Pourim, qui approche, j’ai proposé aux ‘Hassidim, d’étudier, au jour de la fête et le Chabbat qui le précède, le discours ‘hassidique que mon beau-père, le Rabbi, prononça à Pourim 5701(3). Celui-ci figure dans le fascicule n°100. On étudiera également la causerie prononcée à cette même occasion, qui fut imprimée, à l’époque, sous forme de fascicule. J’espère que les ‘Hassidim de Toronto en feront de même.
Concernant le voyage en Terre Sainte(4), il ne me semble pas que ce soit le moment.
Concernant Ottawa(4), je pense que vous avez une place meilleure et plus respectable, matériellement et spirituellement, à Toronto.
En saluant tous les ‘Hassidim et en vous souhaitant un joyeux Pourim, “ jusqu’à ne plus savoir(5) ”, comme le demande notre sainte Torah, puis en conservant, par la suite, la joie pour toute l’année, physiquement et moralement,
Notes
(1) Le Rav H.Plotkin, de Toronto. Voir, à son sujet, les lettres n°878, 1147 et 1212. (2) Du précédent Rabbi. (3) 1941. (4) Pour s’y installer. (5) La différence entre “ béni soit Morde’haï ” et “ maudit soit Haman ”.
Lettre n°2045
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2045, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav C.Z.(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai proposé aux ‘Hassidim, à Pourim et pendant le Chabbat précédant cette fête, d’étudier le discours ‘hassidique de Pourim 5701 qui est en cours d’impression dans le Séfer Hamaamarim 5701 et figurait déjà dans le fascicule n°100(2), de même que la causerie prononcée à la même occasion, en cours d’impression dans le Séfer Hasi’hot 5701, qui appartient à monsieur Lisner(3) et éditée auparavant sous la forme d’un fascicule.
Vous voudrez bien diffuser tout cela, de la manière qui convient, dans votre ville.
Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim et dans l’attente de vos bonnes nouvelles,
Notes
(1) Le Rav Chnéor Zalman Hecht, de Chicago. Voir, à son sujet, la lettre n°1910. (2) Voir la lettre précédente. (3) Lequel en a financé l’édition.
Lettre n°2046
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2046, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5713,
Brooklyn,
Au distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et s’acquitte fidèlement de sa tâche,
le Rav Yaakov Hacohen(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je vous adresse une copie de la lettre que j’adresse à cette personne(2). Cet homme est désespéré, car il a l’impression que les ‘Hassidim le mettent à l’écart. Il semble que l’on ne recherche pas son bien comme on aurait dû le faire.
Je n’aborde pas le problème proprement dit et ne recherche pas la raison pour laquelle il en est ainsi. Mais, en tout état de cause, une telle attitude va à l’encontre de la volonté de nos chefs, de nos saints maîtres, qui ont exigé de toutes leurs forces l’unité entre les ‘Hassidim et, combien plus, avec ceux qui ne sont pas nés des ‘Hassidim et le sont devenus.
Le Midrach Bamidbar Rabba, chapitre 8, paragraphe 2, décrit de quelle manière on doit se consacrer à l’animal qui s’est échappé du troupeau plus qu’à celui qui s’y trouve encore. Il est sans doute inutile d’en dire plus.
Je vous adresse un fascicule qui vient de paraître.
Avec ma bénédiction de joyeux Pourim,
Notes
(1) Le Rav Y.Kats, de Chicago. Voir, à son propos, les lettres n°1609 et 2061. (2) Dont le nom n’est pas cité pour respecter la confidentialité.
Lettre n°2047
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2047, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Voici ce qui fait l’objet de la présente. Je vous adresse une copie de la lettre que j’envoie à cet homme. Il semble qu’il soit désespéré, essentiellement parce que les ‘Hassidim ne recherchent pas sa proximité. Il apparaît que l’on ne désire pas son bien, comme on aurait dû le faire.
Je ne veux pas considérer la situation proprement dite et déterminer pour quelle raison il en est ainsi. Mais, en tout état de cause, cette attitude heurte la volonté de nos saints maîtres, qui ont demandé, avec la plus grande détermination, que règne l’unité entre les ‘Hassidim et, a fortiori, entre ceux qui ne sont pas nés des ‘Hassidim, mais le sont devenus par la suite.
Vous connaissez l’image, énoncée par le Midrach Bamidbar Rabba, chapitre 8, paragraphe 2, selon laquelle il convient de se consacrer au cerf, qui vient de se joindre au troupeau, beaucoup plus qu’aux brebis, qui en font partie depuis longtemps. Il est sûrement inutile d’en dire plus.
Je vous joins le fascicule qui vient de paraître.
Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim,
Lettre n°2048
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2048, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été satisfait d’apprendre, par votre lettre, que vous participez à l’activité de ‘Habad. Vous connaissez l’affirmation de nos Sages selon laquelle on doit connaître l’élévation en tout ce qui est lié à la sainteté. Selon plusieurs Décisionnaires(1), il s’agit même d’une obligation de la Torah.
Et, ceux qui considèrent qu’il y a là une disposition de nos Sages, comme c’est le cas de l’Admour Hazaken, dans son Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm, chapitre 34, paragraphe 9, n’en reconnaissent pas moins que “ tes caresses sont plus agréables que le vin ”, selon l’interprétation que nos Sages donnent de ce verset(2).
Avec ma bénédiction de bonne santé et pour un Pourim joyeux,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1968. (2) Les dispositions des Sages sont plus agréables que les Injonctions de la Torah.
Lettre n°2049
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2049, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Vous me faites savoir que votre fille s’est fiancée. Puisse Dieu faire que ce soit en un moment bon et fructueux, que le couple bâtisse un édifice éternel, basé sur la Torah et la Mitsva telles qu’elles sont illuminées par le luminaire de la Torah, qui est l’enseignement de la ‘Hassidout.
Vous savez que tout ce qui procède de la sainteté est progressif. Il faudrait donc trouver les moyens de rapprocher le fiancé de la ‘Hassidout, de ses voies et de ses pratiques. Nos Sages disent que le gendre est comme un fils. Or, la Mitsva d’éduquer le fils repose sur le père.
Combien plus est-ce le cas pour l’éducation à l’étude de la Torah, dont la Torah elle-même fait obligation au père, comme l’affirment l’Admour Hazaken au début de ses lois de l’étude de la Torah et différents autres textes. Il est bien clair que ceci inclut également l’étude de la ‘Hassidout.
Avec ma bénédiction de Mazal Tov,
Lettre n°2050
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2050, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5713,
Brooklyn,
A mon parent, le Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu,
le Rav Chnéor Zalman(1),
Je vous salue et vous bénis,
J’ai été particulièrement joyeux de recevoir votre lettre du 9 Adar, écrite de votre main. Nos Sages constatent, au traité Meguila 16a, que “ lorsqu’ils connaissent l’élévation, ils atteignent les étoiles ”. Il en sera donc de même pour vous et votre santé s’affermira de plus en plus. Je vous remercie de me donner de bonnes nouvelles, à ce sujet.
Vous connaissez l’expression de nos saints maîtres, qui est une règle de conduite pour l’existence quotidienne. Ceux-ci accordaient leurs bénédictions “ matériellement et spirituellement ”, établissant ainsi un lien entre ces deux notions et faisant passer la matière avant l’esprit.
Il est donc évident qu’une amélioration de la santé physique doit aussitôt entraîner celle de la santé morale. Du reste, la santé physique est, par elle-même, importante et le Rambam tranche, au début du chapitre 4 des lois des opinions, que “ la santé du corps appartient au service de Dieu ”.
A l’occasion de votre anniversaire, qui sera le 18 Adar, Dieu vous accordera de longs jours et de bonnes années, qui seront, selon le dicton(2) de mon beau-père, le Rabbi, au nom de son père, le Rabbi Rachab, “ bonnes dans toutes les acceptations de ce terme ”.
Par ailleurs, on peut demander des nouvelles d’une femme par l’intermédiaire de son mari(3) et vous saluerez donc votre épouse. Vous vivrez ensemble de longs jours et de bonnes années, qui seront agréables, matériellement et spirituellement.
Avec ma bénédiction,
Notes
(1) Le Rav C.Z. Bespalov. Voir, à son propos, la lettre n°1943. (2) Voir, à ce propos, la lettre n°2016. (3) Selon le traité Baba Metsya 87a, malgré l’interdiction pour un homme de s’enquérir des nouvelles d’une femme.
Lettre n°2051
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2051, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre du 8 Adar dans laquelle vous évoquez votre mariage et me dites que, selon les voies naturelles(1), celui-ci est impossible. Il n’y a nullement là un fait nouveau. Il a déjà été dit que conclure un mariage est aussi difficile qu’ouvrir la mer Rouge, dont on sait à quel point ce fut un grand miracle. Malgré cela, chacun parvient, au final, à se fiancer, à se marier et à bâtir un édifice éternel. Il en sera donc de même pour vous.
Oubliez toutes les difficultés que vous devez affronter, dans ce domaine et prenez la bonne décision qu’il s’agit de l’une des Mitsvot de la Torah. Il est dit que “ le Saint béni soit-Il n’agit pas avec ruse envers ses créatures ”(2). Il demande Lui-même que l’on mettre en pratique cette Mitsva et Il en accordera donc le moyen, le moment venu.
Néanmoins, il faut systématiquement avoir recours aux voies de la nature et nos Sages constatent que “ il est d’usage que l’homme recherche une femme ”. Pour y parvenir encore plus rapidement, vous vous engagerez, sans en faire le vœu, à donner tous les matins avant la prière, un franc à la Tsédaka.
Bien évidemment, vous garderez aussi les trois études quotidiennes, instaurées par mon beau-père, le Rabbi. Celles-ci sont bien connues et portent sur le ‘Houmach, les Tehilim et le Tanya.
Avec ma bénédiction et dans l’attente de bonnes nouvelles pour ce qui vient d’être dit,
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2042. (2) Il ne demande donc pas ce qu’il est impossible de faire.
Lettre n°2052
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2052, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
12 Adar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre de la veille du Chabbat Parchat Terouma, dans laquelle vous m’écrivez que vous ne comprenez pas ce que j’ai voulu dire, à propos des examens(1). Il est bien clair que mon intention n’était nullement de diminuer qui que ce soit.
Nous désirons tous rester en relation les uns avec les autres. Or, comme pour tout ce qui concerne les Juifs, une telle relation est basée sur la Torah et les Mitsvot. Pour ceux qui se trouvent dans l’enceinte d’une Yechiva, c’est, bien sûr, la Torah qui est essentielle.
Je voudrais donc savoir précisément, dans toute la mesure du possible, quelle est la situation de chacun(2), pour ce qui est de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout. Comme je l’ai précisé d’emblée, ces informations sont à mon usage exclusif.
Certains m’écrivent, de temps à autre, pour m’interroger. Il est donc inutile de me décrire leur situation d’une manière qui ne correspond pas à la réalité. Bien plus, en pareil cas, ma réponse pourrait ne pas correspondre à ce que je voudrais dire.
Vous connaissez le dicton fréquemment répété par les ‘Hassidim : “ La réponse est à la mesure de la question ”. Il s’agit, en l’occurrence, de ceux qui ont le mérite de se trouver dans une colonne de lumière, celle de la Torah. En conséquence, en introduction aux propos de ceux qui s’adressent à moi et de ceux qui le feront, il serait bon que je connaisse le niveau de connaissance de la partie révélée de la Torah et de la ‘Hassidout possédé par celui qui m’interroge. Il est tout aussi évident que l’information qui m’est communiquée doit correspondre à la réalité.
Avec ma bénédiction pour un joyeux Pourim et pour que “ les Juifs accomplissent et reçoivent ”, selon l’interprétation que nos Sages donnent de ce verset(3),
Notes
(1) Voir, à ce sujet, la lettre n°2002. (2) De chaque élève de cette Yechiva. (3) De la Meguila : Les Juifs accomplirent à Pourim ce qu’ils avaient reçu, lors du don de la Torah.
Lettre n°2053
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2053, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[12 Adar 5713]
Concernant les carottes crues(1), vous consulterez les lois des bénédictions(2), chapitre 6, paragraphe 11, qui précisent : “ il n’est pas l’habitude de la majorité…(3) ”.
Ceci est mentionné dans le Chaar Ha Tsion sur le Michna Beroura, chapitre 205, paragraphe 3.
Notes
(1) Et la bénédiction, en l’occurrence celle de Chehakol, que l’on doit réciter en les consommant, puisqu’il est d’usage courant de les manger cuites. (2) De l’Admour Hazaken, qui figurent dans son Sidour. (3) “ Des hommes de les manger crues, mais plutôt de les cuire ”. Le Rabbi souligne donc que l’usage majoritaire doit être pris en compte, même si une minorité de personnes, à titre individuel, les consomment couramment crues.
Lettre n°2054
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2054, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
15 Adar 5713,
Brooklyn,
Au Rav, grand érudit, homme qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Its’hak(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre du 9 Adar, dans laquelle vous m’interrogez sur les Biyoureï Ha Zohar, Parchat Vaye’hi, page 30a. Vous me demandez de quelle manière la Sefira du Fondement, Yessod, peut exercer son influence sans passer par le canal de celle de la Royauté, Mal’hout.
Vous avez raison de dire que toutes les influences parvenant aux mondes passent par la Sefira de Mal’hout. Néanmoins, certaines s’en imprègnent alors que d’autres ne font que la traverser. Dans le premier cas, on retient effectivement le nom du niveau dont l’influence s’est imprégnée.
Le Tanya explique tout cela dans le Kountrass A’haron, à la page 158a, de même que le discours ‘hassidique intitulé “ Mon alliance, jour et nuit ”, dans la séquence de 5666(2) que vous possédez, me semble-t-il et de nombreux autres textes de ‘Hassidout.
Je vous remercie pour votre remarque concernant l’explication du Biyoureï Ha Zohar(3) sur la différence entre la méditation et la pensée, basée sur les commentaires du Rachba au traité Bera’hot, page 15, selon lesquels : “ la méditation n’est pas liée à une langue particulière ”. Elle consiste donc à réfléchir à une idée sans avoir recours à des mots.
Or, on peut s’interroger. D’où le Talmud déduit-il que l’on peut, même dans ce cas, assimiler la méditation à la parole, auquel cas il faudrait déduire deux principes du terme “ écoute ”(4), la nécessité de le lire suffisamment fort pour que l’on entende les mots que l’on prononce et la possibilité de le faire dans toutes les langues?
Peut-être est-il possible d’avancer, mais cette explication est difficile à accepter, que, selon le Rachba, on ne prend pas en compte la sainteté et l’élévation de la langue. Une telle interprétation serait conforme à ce que dit le Biyoureï Ha Zohar.
Je viens de trouver dans le Tsyoun Le Néfech ‘Haya, à la page 15d, que “ l’on consultera les commentaires du Rachba selon lequel, si l’intention du cœur suffit, on doit pouvoir s’acquitter de son obligation en toute langue. En effet, cette intention est essentielle ”. J’en ai été satisfait.
Avec mes respects et ma bénédiction,
Notes :
A) Les propos du Biyoureï Ha Zohar sont basés sur le Likouteï Torah du Ari Zal Béréchit, au paragraphe “ pourquoi la Torah commence-t-elle ”, selon lequel la pensée, la réflexion, la parole et l’action correspondent aux quatre mondes, Atsilout, Brya, Yetsira et Assya.
Vous savez que le monde de Brya(5) est ainsi appelé parce qu’il introduit la création à partir du néant, comme le dit le Ramban, au début de son commentaire de la Torah. C’est en ce monde qu’apparaissent les réceptacles(6). Or, différents textes les identifient aux mots.
On peut s’interroger, si l’on considère le Zohar, tome 3, page 229b, selon lequel la réflexion et la pensée correspondent aux forces de la découverte intellectuelle, ‘Ho’hma,
et de l’analyse raisonnée, Bina. Or, ceci va à l’encontre de ce qui vient d’être dit. Et, l’on trouve la même affirmation dans le Pardès, partie Ar’heï Hakinouyim, à l’article “ pensée ”. Pour autant, je n’ai vu aucun commentateur soulever cette objection.
Il semble que l’on puisse distinguer une réflexion qui transcende la pensée et une autre, qui lui est inférieure. De façon générale, la réflexion est légère et même insignifiante. Si elle est inférieure à la pensée, elle est donc fine par rapport à la parole. Si elle la dépasse, elle possède ce même caractère par rapport à la pensée.
On peut lier tout cela à ce qui va être expliqué maintenant.
B) Dans différents textes, la réflexion est mise en opposition avec la pensée. Dans d’autres, en revanche, il est bien clair qu’elle intègre cette pensée, y compris la plus abstraite. C’est souvent le cas, en particulier, pour des termes synonymes qu’une nuance permet de distinguer, surtout lorsqu’ils apparaissent dans le même texte. Il est alors fréquent, lorsque l’on rencontre le premier terme, d’en trouver également un second et un troisième.
Prenons pour exemple l’affirmation de nos Sages selon laquelle “ la réflexion à la faute est plus grave que la faute ”. Il en est ainsi également lorsqu’il s’agit de la pensée la plus fine, qui ne s’exprime pas encore par les mots ou même d’une forme encore plus abstraite.
C’est ce qu’explique le Be’hayé, dans son commentaire de la Torah, à la Parchat Nitsavim 29, 18, au paragraphe “ et si l’on s’interroge ”. Vous consulterez également le Guide des égarés, chapitre 2, selon la référence qu’indique le Be’hayé et qui correspond vraisemblablement au chapitre 8 de la troisième partie.
De même, le Tanya, au chapitre 12, dit : “ Dès qu’elle surgit…(7) ”.
C) Cette distinction entre la réflexion et la pensée permettent d’expliquer le traité Kritout 19b, faisant une différence entre l’intention et la pensée.
Car, de fait, si quelqu’un se trouve en situation d’oubli au moment où il agit, à quoi bon s’interroger sur la pensée qu’il avait auparavant ? Il faut en conclure que cette intention subsiste, pendant l’action, même si elle prend une autre forme.
On peut l’expliquer en fonction de ce qui vient d’être dit. En effet, il s’agit de réflexion dans un cas et de pensée dans l’autre(8). La pensée est ici le contenant dont il est question dans le traité Be’horot 41a. On n’en dira pas plus dans cette lettre.
Je vous joins le fascicule dont j’ai conseillé l’étude pendant ce Pourim.
Notes
(1) Le Rav I.Hutner. Voir, à son propos, la lettre n°1868. (2) 1906, du Rabbi Rachab. (3) Page 1d. Voir, à ce sujet, la lettre n°2077. (4) Le premier mot du Chema Israël. (5) Qui signifie création. (6) De la Lumière divine constituant les Sefirot. (7) Dès que la mauvaise pensée surgit, l’homme parvenu à la perfection du service de Dieu parvient aussitôt à la repousser. (8) Avant et pendant l’action.
Lettre n°2055
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2055, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
22 Adar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
J’ai reçu, en son temps, votre demande de bénédiction, qui a été lue près du saint tombeau de mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera.
Pour l’heure, voici ce qui fait l’objet de la présente. D’après les nouvelles que je reçois de votre ville et de ceux qui, résidant là-bas, viennent visiter ici, il semble que vous ne soyez pas du tout en bonne santé physique. Il est impossible que cela n’ait pas de conséquences négatives sur votre santé morale.
Vous connaissez l’affirmation du Maguid(1) à son fils, Rabbi A.(2) l’Ange, selon laquelle “ un petit orifice dans le corps correspond à un trou béant dans l’âme ”. On la retrouve également dans la partie révélée de la Torah, puisque le Rambam tranche, au début du quatrième chapitre de ses lois des opinions, que “ avoir un corps en bonne santé est partie intégrante du service de Dieu ”.
Il est dommage de perdre du temps à discuter ce qui est une évidence. Si vous voulez m’écouter, vous devez renforcer votre état de santé, au sens le plus littéral, manger, boire, dormir. C’est ainsi que vous vous sentirez bien moralement. Et vous connaissez le commentaire que donne le Baal Chem Tov du verset : “ Lorsque tu verras l’âne de ton ennemi ployer sous son fardeau et voudras l’abandonner, tu lui viendras en aide ”(3).
Sans doute me confirmerez-vous avoir reçu la présente lettre et vous me direz ce que vous avez l’intention de faire, dans ce domaine. Vous m’indiquerez également ce que vous avez accompli de positif à la Yechiva, en particulier et dans tous les domaines de ‘Habad, en général.
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa’h cachère et joyeuse, pour vous et pour tous les membres de votre famille,
Notes
(1) De Mézéritch. (2) Rabbi Avraham. (3) Voir, à ce propos, la lettre n°1755.
Lettre n°2056
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2056, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Adar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je viens de recevoir votre lettre de l’issue du Chabbat Parchat Tissa. En son temps, j’ai également reçu votre précédent courrier et j’y ai lu avec effroi ce que vous écrivez sur votre propre compte.
J’ai déjà rapporté plusieurs fois ce que m’a dit mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera(1). Il m’a raconté qu’il a, une fois, accordé une entrevue à un homme, désireux de savoir comment il pouvait réparer certaines fautes. Cet homme lui décrivit sa situation morale dans des termes effrayants et mon beau-père, le Rabbi, lui répondit en lui soulignant à quel point il était grave de médire, aussi bien sur son prochain que sur son propre compte. Vous comprendrez ce que je veux dire.
A mon humble avis, on peut le comprendre plus précisément en fonction de la différence, établie par différents textes, entre la médisance et la calomnie. Cette dernière est un mensonge, alors que la première peut également être la vérité. Vous consulterez(2), à ce propos, le commentaire de la Michna par le Rambam, au début du premier chapitre du traité Avot et dans les lois des opinions, chapitre 7, paragraphe 2.
Cette interdiction est particulièrement grave d’après les explications de la ‘Hassidout, soulignant qu’en mettant en évidence un défaut chez son ami ou même en sa propre personne, il arrive très souvent qu’on le fasse passer du monde de la pensée à celui de la parole(3). Bien évident, tant qu’il reste dans la pensée, il n’est pas suivi d’effet. Mais, il n’en est plus de même quand il s’exprime par la parole. Il peut alors causer du tort. Nos Sages soulignent que “ la médisance tue trois personnes(4) ”. Combien plus en est-il ainsi pour ce qui vous concerne, puisque vous l’avez même écrit(5) et vous êtes ainsi passé à l’acte.
Que Dieu vous aide à prendre la décision de renforcer votre action positive, c’est-à-dire d’illuminer votre âme et la part du monde qui vous est confiée en redoublant d’ardeur pour la Torah et les Mitsvot, de même que pour le luminaire de la Torah, c’est-à-dire l’enseignement de la ‘Hassidout. Car, si un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité, combien plus est-ce le cas pour beaucoup de lumière.
Vous savez que, de manière naturelle, celui qui occupe des fonctions de Cho’het appartient au domaine de la sévérité, comme le soulignent nos Sages, au traité Chabbat 156a. Peut-être est-ce la raison de ce que vous écrivez sur votre propre compte. Néanmoins, le but du service de Dieu est de transformer ses sentiments naturels. Si vous faites un effort en ce sens, vous connaîtrez la réussite.
L’argent de Pourim que vous m’avez adressé, pour vous-même et pour les membres de votre famille, a été transmis à son destinataire. Il est dit que l’on confère un mérite à quelqu’un, même en son absence. Néanmoins, pour que cette pratique ait une valeur éducative, puisque, selon le traité Kiddouchin 30a, l’éducation se poursuit jusqu’à l’âge de vingt quatre ans, il serait bon que votre fils donne quelques pièces pour cette collecte, en plus de ce que vous avez donné en son nom.
Je vous joins le fascicule qui vient de paraître. Sans doute mettrez-vous son contenu à la disposition du plus grand nombre.
Avec ma bénédiction pour une fête des Matsot cachère et joyeuse,
Notes
(1) Voir, à ce propos, la lettre n°1593. (2) Le Rabbi note, en bas de page : “ Remarque ultérieure : Le Sdeï ‘Hémed, principes, chapitre 30, paragraphe 63, en cite plusieurs preuves ”. (3) On lui donne une expression effective. (4) Celui qui la dit, celui qui l’écoute et celui dont il est question. (5) Sous la forme d’une lettre.
Lettre n°2057
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2057, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Adar 5713,
Brooklyn,
Je vous salue et vous bénis,
Je fais réponse à votre lettre, dans laquelle vous me dites que vous étudiez la Sofrout(1) et que vous fréquentez aussi la Yechiva Torat Emet(2). Vous me demandez un conseil pour connaître la réussite dans vos entreprises.
Vous savez ce que dit notre sainte Torah : “ Si vous gardez Mes Décrets et respectez Mes Mitsvot… la terre fournira sa production ”. Rachi explique : “ Si vous gardez Mes Décrets : en investissant vos efforts dans la Torah ”.
Votre mission est donc très claire. Dieu vous a donné le mérite de vous trouver dans une colonne de lumière, celle de la Torah. Vous devez donc placer en elle tous vos efforts, au delà de votre habitude et de votre nature. Car, telle est la définition d’un effort.
Même si vous étudiez la Sofrout, comme vous le précisez dans votre lettre, il vous reste sûrement encore assez de temps pour faire porter vos efforts sur la Torah. Alors, à n’en pas douter, le Saint béni soit-Il tiendra Sa promesse, ainsi qu’il est dit : “ Je donnerai vos pluies en leur temps ”.
Néanmoins, il est une nécessité absolue, en particulier pour ceux qui ont le mérite d’être étudiants dans une Yechiva fondée et dirigée par nos maîtres, les Justes qui sont les fondements du monde, le Rabbi Rachab et mon beau-père, le Rabbi, dont le mérite nous protégera, d’étudier leur enseignement, c’est-à-dire la ‘Hassidout, paroles du Dieu vivant.
Ainsi, il est possible de s’attacher encore plus fortement à l’arbre de vie et donc de recevoir une bénédiction et une réussite accrues, y compris dans les domaines de ce monde, tels qu’ils sont ici-bas.
Avec ma bénédiction pour étudier la Torah avec crainte de Dieu, connaître la réussite dans toutes vos activités et célébrer Pessa’h de manière cachère et joyeuse,
Au nom du Rabbi Chlita,
le secrétaire,
Notes
(1) L’écriture des Tefilin, Mezouzot et Séfer Torah. (2) De Jérusalem.
Lettre n°2058
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2058, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
24 Adar 5713,
Brooklyn,
Au Rav, distingué ‘Hassid qui craint Dieu
et se consacre aux besoins communautaires,
le Rav Chimeon Aryé(1),
Je vous salue et vous bénis,
Je suis surpris que vous ne parliez pas du tout de la réunion ‘hassidique que vous avez sûrement organisée, au jour de la Hilloula(2), le 10 Chevat et pour la fête de Pourim. Et, vous en ferez de même pour le 2 Nissan(3).
Vous connaissez la lettre de mon beau-père, le Rabbi, dans laquelle il rapporte une réponse que fit le Rabbi Maharach à l’un de ses ‘Hassidim, habitant à l’extérieur du domaine autorisé(4), c’est-à-dire dépourvu d’environnement ‘hassidique. Il lui indiqua qu’il n’avait pas été exilé dans un coin reculé uniquement pour assurer sa subsistance matérielle. En fait, Dieu lui confiait la mission d’illuminer cet endroit par la lumière de la sainteté.
Combien plus en est-il ainsi pour vous, puisque vous vous trouvez dans une ville où se résident de nombreuses personnes qui craignent Dieu, mais n’ont pas encore eu accès au luminaire de la Torah, c’est-à-dire à l’enseignement de la ‘Hassidout, à ses voies et à ses pratiques. Vous devez redoubler d’ardeur, en la matière.
Peut-être est-il envisageable, lorsque vous aurez assumé cette mission, que Dieu vous accorde une opportunité de vous installer à New York, comme vous l’avez toujours désiré.
Avec ma bénédiction de bonne santé et pour célébrer la fête des Matsot, qui approche, de manière cachère et joyeuse,
Je vous joins un fascicule qui vient de paraître. Sans doute mettrez-vous son contenu à la disposition du plus grand nombre.
Notes
(1) Le Rav C.A. Greenberg. (2) Du précédent Rabbi. (3) Hilloula du Rabbi Rachab. (4) Dans lequel les Russes permettaient aux Juifs de s’installer.
Lettre n°2059
Iguerot Kodesh du Rabbi de Loubavitch — lettre n°2059, traduction française
Par la grâce de Dieu ב'ה,
[24 Adar 5713]
Je vous adresse ma bénédiction pour que diminue, de plus en plus, le pouvoir de celui(1) dont l’Admour Hazaken écrit(2) qu’il danse encore parmi nous. En effet, il convient d’être tout particulièrement prudent, dans ce domaine, en ce qui concerne notre Terre Sainte, puisse-t-elle être restaurée et rebâtie(3).
Vous fêterez ainsi la fête des Matsot(4), après avoir détruit le ‘Hamets(5), de manière cachère et avec une joie véritable.
Notes
(1) Le Satan. (2) Voir cette lettre de l’Admour Hazaken dans Yagdil Torah, tome 51, chapitre 27. (3) Il est donc particulièrement nécessaire d’y éviter la controverse. Voir, à ce propos, la lettre n°1769. (4) Evoquant la soumission. (5) Faisant allusion à l’orgueil.
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