וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse
Texte hébreu (avec taamim), traduction française et commentaire de Rachi traduit en français, verset par verset. Sommaire du Houmash.
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse
דַּבֵּ֞ר אֶל־בְּנֵ֤י יִשְׂרָאֵל֙ וְאָֽמַרְתָּ֣ אֲלֵהֶ֔ם מֽוֹעֲדֵ֣י יְהוָ֔ה אֲשֶׁר־תִּקְרְא֥וּ אֹתָ֖ם מִקְרָאֵ֣י קֹ֑דֶשׁ אֵ֥לֶּה הֵ֖ם מֽוֹעֲדָֽי׃
"Parle aux enfants d'Israël et dis leur les solennités de l'Éternel que vous devez célébrer comme convocations saintes Les voici mes solennités
Parle aux fils d’Israël […] les époques de Hachem. Règle les fêtes afin qu’Israël puisse les observer ! Que l’on décide que l’année sera embolismique à cause des exilés partis de leur résidence pour monter et célébrer la fête et qui ne sont pas encore arrivés à Jérusalem !
שֵׁ֣שֶׁת יָמִים֮ תֵּֽעָשֶׂ֣ה מְלָאכָה֒ וּבַיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֗י שַׁבַּ֤ת שַׁבָּתוֹן֙ מִקְרָא־קֹ֔דֶשׁ כָּל־מְלָאכָ֖ה לֹ֣א תַֽעֲשׂ֑וּ שַׁבָּ֥ת הִוא֙ לַֽיהוָ֔ה בְּכֹ֖ל מוֹשְׁבֹֽתֵיכֶֽם׃
pendant six jours on se livrera au travail mais le septième jour il y aura repos repos solennel pour une sainte convocation vous ne ferez aucun travail Ce sera le Sabbat de l'Éternel dans toutes vos habitations
Six jours. Quel rapport le Chabath a-t-il avec les fêtes ? C’est pour t’enseigner que quiconque profane les fêtes est considéré comme s’il profanait le Chabath, et que quiconque observe les fêtes est considéré comme s’il observait le Chabath.
אֵ֚לֶּה מֽוֹעֲדֵ֣י יְהוָ֔ה מִקְרָאֵ֖י קֹ֑דֶשׁ אֲשֶׁר־תִּקְרְא֥וּ אֹתָ֖ם בְּמֽוֹעֲדָֽם׃
Voici les solennités de l'Éternel convocations saintes que vous célébrerez en leur saison
Celles-ci sont les époques de Hachem. Il était question plus haut (verset 2) de l’intercalation d’un mois supplémentaire dans l’année, et ici de la sanctification du nouveau mois.
בַּחֹ֣דֶשׁ הָֽרִאשׁ֗וֹן בְּאַרְבָּעָ֥ה עָשָׂ֛ר לַחֹ֖דֶשׁ בֵּ֣ין הָֽעַרְבָּ֑יִם פֶּ֖סַח לַֽיהוָֽה׃
Au premier mois le quatorze du mois vers le soir la Pâque sera offerte au Seigneur
Entre les deux soirs. À partir de la sixième heure.
Pessa‘h pour Hachem. La présentation de l’offrande dont le nom est Pessa‘h.
וּבַֽחֲמִשָּׁ֨ה עָשָׂ֥ר יוֹם֙ לַחֹ֣דֶשׁ הַזֶּ֔ה חַ֥ג הַמַּצּ֖וֹת לַֽיהוָ֑ה שִׁבְעַ֥ת יָמִ֖ים מַצּ֥וֹת תֹּאכֵֽלוּ׃
et au quinzième jour de ce mois ce sera la fête des Azymes pour le Seigneur durant sept jours vous mangerez des azymes
בַּיּוֹם֙ הָֽרִאשׁ֔וֹן מִקְרָא־קֹ֖דֶשׁ יִֽהְיֶ֣ה לָכֶ֑ם כָּל־מְלֶ֥אכֶת עֲבֹדָ֖ה לֹ֥א תַֽעֲשֽׂוּ׃
Le premier jour il y aura pour vous convocation sainte vous ne ferez aucune œuvre servile
וְהִקְרַבְתֶּ֥ם אִשֶּׁ֛ה לַֽיהוָ֖ה שִׁבְעַ֣ת יָמִ֑ים בַּיּ֤וֹם הַשְּׁבִיעִי֙ מִקְרָא־קֹ֔דֶשׁ כָּל־מְלֶ֥אכֶת עֲבֹדָ֖ה לֹ֥א תַֽעֲשֽׂוּ׃
Vous offrirez un sacrifice au Seigneur sept jours de suite Le septième jour il y aura convocation sainte vous ne ferez aucune œuvre servile "
Vous approcherez un sacrifice par le feu (ichè)…. Ce sont les moussafim mentionnés dans la sidra Pin‘has (Bamidbar 27, 19). Et pourquoi le texte en parle-t-il ici ? Pour te signifier que les moussafim ne sont pas mutuellement indispensables.
Vous approcherez un sacrifice par le feu. Dans tous les cas. S’il n’y a pas de taureaux, présente des béliers, et s’il n’y a pas de béliers, présente des agneaux !
Sept jours (chiv‘ath. Toutes les fois qu’il est écrit : chiv‘ath, il s’agit d’un substantif : « une septaine de jours ». En français médiéval : « seiteine ». Il en est de même de chemonath (« huitaine »), chécheth (« sizaine »), ‘hamécheth (« ensemble de cinq »), chelocheth (« triade »).
Travail de service. Même les travaux considérés par vous comme une servitude ou un besoin, ou dont la inexécution entraîne une perte d’argent, telle une chose qui sera irrémédiablement perdue. C’est ainsi que j’ai compris le passage de Torath kohanim où il est enseigné : J’aurais pu penser que l’interdiction du travail de service eût également cours les jours de demi-fête (‘hol hamo‘éd), etc…
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla ainsi à Moïse
דַּבֵּ֞ר אֶל־בְּנֵ֤י יִשְׂרָאֵל֙ וְאָֽמַרְתָּ֣ אֲלֵהֶ֔ם כִּֽי־תָבֹ֣אוּ אֶל־הָאָ֗רֶץ אֲשֶׁ֤ר אֲנִי֙ נֹתֵ֣ן לָכֶ֔ם וּקְצַרְתֶּ֖ם אֶת־קְצִירָ֑הּ וַֽהֲבֵאתֶ֥ם אֶת־עֹ֛מֶר רֵאשִׁ֥ית קְצִֽירְכֶ֖ם אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
"Parle aux enfants d'Israël et dis leur quand vous serez arrivés dans le pays que je vous accorde et que vous y ferez la moisson vous apporterez un ômer des prémices de votre moisson au pontife,
Prémices de votre moisson. Qu’elles soient les premières à avoir été moissonnées !
‘Omèr. Le dixième d’un eifa. Tel était son nom, comme dans : « Ils mesurèrent au ‘omèr » (Chemoth 16, 18).
וְהֵנִ֧יף אֶת־הָעֹ֛מֶר לִפְנֵ֥י יְהוָ֖ה לִֽרְצֹנְכֶ֑ם מִֽמָּחֳרַת֙ הַשַּׁבָּ֔ת יְנִיפֶ֖נּוּ הַכֹּהֵֽן׃
lequel balancera cet ômer devant le Seigneur pour vous le rendre propice c'est le lendemain de la fête que le pontife le balancera
Il fera balancer. Toute tenoufa consiste en un mouvement de va-et-vient, et d’élévation et d’abaissement. Le mouvement de va-et-vient est destiné à arrêter les mauvais vents, l’élévation et l’abaissement servent à refouler les mauvaises rosées (Mena‘hoth 62a).
Pour votre agrément. Si vous le présentez comme il se doit, il sera agréé pour vous.
Dès le lendemain du Chabath. Dès le lendemain du premier jour de fête de Pessa‘h. Car si tu disais qu’il s’agit du lendemain du Chabath hebdomadaire, tu ne saurais pas duquel (Mena‘hoth 66a).
וַֽעֲשִׂיתֶ֕ם בְּי֥וֹם הֲנִֽיפְכֶ֖ם אֶת־הָעֹ֑מֶר כֶּ֣בֶשׂ תָּמִ֧ים בֶּן־שְׁנָת֛וֹ לְעֹלָ֖ה לַֽיהוָֽה׃
Vous offrirez le jour du balancement de l’ômer un agneau sans défaut âgé d'un an en holocauste à l'Éternel
Vous ferez […] un agneau. Obligatoirement présenté avec le ‘omèr.
וּמִנְחָתוֹ֩ שְׁנֵ֨י עֶשְׂרֹנִ֜ים סֹ֣לֶת בְּלוּלָ֥ה בַשֶּׁ֛מֶן אִשֶּׁ֥ה לַֽיהוָ֖ה רֵ֣יחַ נִיחֹ֑חַ וְנִסְכֹּ֥ה יַ֖יִן רְבִיעִ֥ת הַהִֽין׃
Son oblation deux dixièmes de fleur de farine pétrie à l'huile à brûler en l'honneur de l'Éternel comme odeur agréable et sa libation un quart de hîn de vin
Et son oblation (min‘ha). La min‘ha de son néssèkh.
Deux dixièmes. Elle était doublée.
Et sa libation (néssèkh) : du vin, un quart de hin. Bien que sa min‘ha soit doublée, son néssèkh ne l’est pas(Mena‘hoth 89b).
וְלֶחֶם֩ וְקָלִ֨י וְכַרְמֶ֜ל לֹ֣א תֹֽאכְל֗וּ עַד־עֶ֨צֶם֙ הַיּ֣וֹם הַזֶּ֔ה עַ֚ד הֲבִ֣יאֲכֶ֔ם אֶת־קָרְבַּ֖ן אֱלֹֽהֵיכֶ֑ם חֻקַּ֤ת עוֹלָם֙ לְדֹרֹ֣תֵיכֶ֔ם בְּכֹ֖ל מֹשְׁבֹֽתֵיכֶֽם׃
Vous ne mangerez ni pain ni grains torréfiés ni gruau jusqu'à ce jour même jusqu'à ce que vous ayez apporté l'offrande de votre Dieu statut perpétuel pour vos générations dans toutes vos demeures
Et de grain grillé. Farine faite de grains frais séchés au four.
Et de gruau. Ce sont les grains eux-mêmes, que l’on appelle en français médiéval : « graneis ».
Dans toutes vos habitations. Les Sages d’Israël sont en désaccord : Certains déduisent d’ici que la loi concernant la nouvelle récolte s’applique également hors d’Erets Yisrael, d’autres que le texte concernant la nouvelle récolte n’a été stipulé que pour après la prise de possession et l’établissement, une fois le pays conquis et partagé (Qiddouchin 37a).
וּסְפַרְתֶּ֤ם לָכֶם֙ מִמָּֽחֳרַ֣ת הַשַּׁבָּ֔ת מִיּוֹם֙ הֲבִ֣יאֲכֶ֔ם אֶת־עֹ֖מֶר הַתְּנוּפָ֑ה שֶׁ֥בַע שַׁבָּת֖וֹת תְּמִימֹ֥ת תִּֽהְיֶֽינָה׃
Puis vous compterez chacun depuis le lendemain de la fête depuis le jour où vous aurez offert l'ômer du balancement sept semaines qui doivent être entières
Du lendemain du Chabath. Du lendemain de la fête.
Elles seront complètes. Cela nous apprend que l’on commence à compter dès le soir, car sinon elles ne seraient pas complètes.
עַ֣ד מִֽמָּחֳרַ֤ת הַשַּׁבָּת֙ הַשְּׁבִיעִ֔ת תִּסְפְּר֖וּ חֲמִשִּׁ֣ים י֑וֹם וְהִקְרַבְתֶּ֛ם מִנְחָ֥ה חֲדָשָׁ֖ה לַֽיהוָֽה׃
vous compterez jusqu'au lendemain de la septième semaine soit cinquante jours et vous offrirez à l'Éternel une oblation nouvelle
Du Chabath, le septième. Comme le rend le Targoum Onqelos : « la septième semaine ».
Jusqu’au lendemain du Chabath, le septième, vous compterez. Jusqu’au lendemain non compris, à savoir quarante-neuf jours.
Cinquante jours, vous approcherez une oblation (min‘ha) nouvelle à Hachem. Vous la présenterez le cinquantième jour. C’est à mon avis l’interprétation midrachique. Quant au sens littéral, il est le suivant : « Jusqu’au lendemain de la semaine, qui est le cinquantième jour, vous compterez ». Le texte est inversé.
Une oblation nouvelle. C’est la première min‘ha présentée de la nouvelle récolte (Mena‘hoth 84b). Et si tu crois pouvoir objecter qu’il a pourtant déjà présenté la min‘ha du ‘omèr, sache que celle-ci n’est pas comme toutes les autres mena‘hoth, puisque confectionnée avec de l’orge.
מִמּוֹשְׁבֹ֨תֵיכֶ֜ם תָּבִ֣יאּוּ ׀ לֶ֣חֶם תְּנוּפָ֗ה שְׁ֚תַּיִם שְׁנֵ֣י עֶשְׂרֹנִ֔ים סֹ֣לֶת תִּֽהְיֶ֔ינָה חָמֵ֖ץ תֵּֽאָפֶ֑ינָה בִּכּוּרִ֖ים לַֽיהוָֽה׃
De vos habitations vous apporterez deux pains destinés au balancement qui seront faits de deux dixièmes de farine fine et cuits à pâte levée ce seront des prémices pour l'Éternel
De vos habitations. Et non d’en dehors d’Erets Yisrael.
Du pain de balancement (tenoufa). Du pain prélevé, prélevé en l’honneur du Très Haut, et c’est là la min‘ha nouvelle dont il vient d’être question.
Prémices. Première de toutes les mena‘hoth. Même pour « la min‘ha des jalousies » (Bamidbar 5, 15) faite avec de l’orge, tu ne présenteras pas de la nouvelle récolte avant cette offrande des « deux pains » (Mena‘hoth 84b).
וְהִקְרַבְתֶּ֣ם עַל־הַלֶּ֗חֶם שִׁבְעַ֨ת כְּבָשִׂ֤ים תְּמִימִם֙ בְּנֵ֣י שָׁנָ֔ה וּפַ֧ר בֶּן־בָּקָ֛ר אֶחָ֖ד וְאֵילִ֣ם שְׁנָ֑יִם יִֽהְי֤וּ עֹלָה֙ לַֽיהוָ֔ה וּמִנְחָתָם֙ וְנִסְכֵּיהֶ֔ם אִשֵּׁ֥ה רֵֽיחַ־נִיחֹ֖חַ לַֽיהוָֽה׃
Vous offrirez avec ces pains sept agneaux sans défaut âgés d'un an un jeune taureau et deux béliers ils formeront un holocauste pour le Seigneur avec leurs oblations et leurs libations sacrifice d'une odeur agréable à l'Éternel
Sur le pain. En rapport avec le pain, comme complément obligatoire du pain.
Et leur oblation (min‘ha) et leurs libations (nessakhim). Selon les prescriptions applicables à la min‘ha et aux nessakhim indiquées pour chaque offrande d’animal au chapitre des nessakhim (Bamidbar 15, 1 à 16) : trois dixièmes [de eifa] de fleur de farine pour un taureau (verset 9), deux dixièmes de fleur de farine pour un bélier (verset 6) et un dixième de fleur de farine pour un agneau (verset 4), cela est la min‘ha. Quant aux nessakhim, une moitié de hin pour un taureau (verset 9), un tiers de hin pour un bélier (verset 6) et un quart du hin pour un agneau (verset 4).
וַֽעֲשִׂיתֶ֛ם שְׂעִיר־עִזִּ֥ים אֶחָ֖ד לְחַטָּ֑את וּשְׁנֵ֧י כְבָשִׂ֛ים בְּנֵ֥י שָׁנָ֖ה לְזֶ֥בַח שְׁלָמִֽים׃
Vous ajouterez un bouc pour le péché et deux agneaux d'un an comme sacrifice rémunératoire
Vous ferez un bouc. J’aurais pu penser que les sept agneaux et le bouc dont il est question ici [vers. 18] fussent les mêmes que ceux dont il est question dans Bamidbar (28, 27). Mais lorsqu’on en vient aux taureaux et aux béliers, il n’y a pas adéquation. Il faut donc admettre que ce ne sont pas les mêmes. Ceux d’ici sont présentés en complément du pain, et ceux de là-bas en tant que moussafim (Mena‘hoth 45b).
וְהֵנִ֣יף הַכֹּהֵ֣ן ׀ אֹתָ֡ם עַל֩ לֶ֨חֶם הַבִּכֻּרִ֤ים תְּנוּפָה֙ לִפְנֵ֣י יְהוָ֔ה עַל־שְׁנֵ֖י כְּבָשִׂ֑ים קֹ֛דֶשׁ יִֽהְי֥וּ לַֽיהוָ֖ה לַכֹּהֵֽן׃
Le pontife les balancera avec le pain des prémices devant l'Éternel ainsi que deux des agneaux ils seront consacrés à l'Éternel au profit du pontife
Le pontife les fera balancer […] un balancement (tenoufa). Cela nous apprend qu’ils requièrent une tenoufa à vif (Mena‘hoth 62a). J’aurais pu penser : eux tous. Aussi est-il écrit : « sur les deux agneaux ».
Ils seront sainteté. Puisque les chelamim d’un particulier sont des qodachim qalim, il fallait que le texte spécifie que les chelamim de la communauté sont parmi les qodchei qodachim.
וּקְרָאתֶ֞ם בְּעֶ֣צֶם ׀ הַיּ֣וֹם הַזֶּ֗ה מִֽקְרָא־קֹ֨דֶשׁ֙ יִֽהְיֶ֣ה לָכֶ֔ם כָּל־מְלֶ֥אכֶת עֲבֹדָ֖ה לֹ֣א תַֽעֲשׂ֑וּ חֻקַּ֥ת עוֹלָ֛ם בְּכָל־מוֹשְׁבֹ֥תֵיכֶ֖ם לְדֹרֹֽתֵיכֶֽם׃
Et vous célébrerez ce même jour ce sera pour vous une convocation sainte où vous ne ferez aucune œuvre servile statut invariable dans toutes vos demeures pour vos générations
וּֽבְקֻצְרְכֶ֞ם אֶת־קְצִ֣יר אַרְצְכֶ֗ם לֹֽא־תְכַלֶּ֞ה פְּאַ֤ת שָֽׂדְךָ֙ בְּקֻצְרֶ֔ךָ וְלֶ֥קֶט קְצִֽירְךָ֖ לֹ֣א תְלַקֵּ֑ט לֶֽעָנִ֤י וְלַגֵּר֙ תַּֽעֲזֹ֣ב אֹתָ֔ם אֲנִ֖י יְהוָ֥ה אֱלֹֽהֵיכֶֽם׃
Et quand vous ferez la moisson dans votre pays tu laisseras la tienne inachevée au bout de ton champ et tu ne ramasseras point les glanes de ta moisson Abandonne les au pauvre et à l'étranger je suis l'Éternel votre Dieu "
Et quand vous moissonnez. Cette prescription est répétée ici une seconde fois (après supra 19, 9) pour faire de sa transgression une double infraction. Rabi Avdimi fils de Rabi Yossef a enseigné : Pour quelle raison le texte l’a-t-il insérée au milieu des fêtes, Pessa‘h et Chavou‘oth d’un côté, Roch hachana, Yom Kippour et Soukoth de l’autre ? Pour t’apprendre que quiconque donne au pauvre, comme il convient, lèqet, chikh‘ha et péa est considéré comme s’il avait construit le Temple et comme s’il y avait présenté des offrandes.
Tu les abandonneras. Laisse-les devant eux et ils les ramasseront. Tu n’as pas à favoriser l’un d’eux (Péa 5, 6).
Je suis Hachem, votre Éloqim. À qui on peut faire confiance pour récompenser.
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à Moïse en ces termes
דַּבֵּ֛ר אֶל־בְּנֵ֥י יִשְׂרָאֵ֖ל לֵאמֹ֑ר בַּחֹ֨דֶשׁ הַשְּׁבִיעִ֜י בְּאֶחָ֣ד לַחֹ֗דֶשׁ יִֽהְיֶ֤ה לָכֶם֙ שַׁבָּת֔וֹן זִכְר֥וֹן תְּרוּעָ֖ה מִקְרָא־קֹֽדֶשׁ׃
"Parle ainsi aux enfants d'Israël au septième mois le premier jour du mois aura lieu pour vous un repos solennel commémoration par une fanfare convocation sainte
un souvenir de sonnerie (terou‘a). Souvenir des versets rappelant les zikhronoth (« souvenirs ») [de Hachem] et de ceux traitant des sonneries du chofar, afin de rappeler en votre faveur le ligotage de Yits‘haq, à la place de qui a été sacrifié un bélier (Roch hachana 16a).
כָּל־מְלֶ֥אכֶת עֲבֹדָ֖ה לֹ֣א תַֽעֲשׂ֑וּ וְהִקְרַבְתֶּ֥ם אִשֶּׁ֖ה לַֽיהוָֽה׃
Vous ne ferez aucune œuvre servile et vous offrirez un sacrifice à l'Éternel "
Vous approcherez un sacrifice par le feu (ichè). Les moussafim mentionnés dans Bamidbar (29, 2 à 6).
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à moïse en ces termes
אַ֡ךְ בֶּֽעָשׂ֣וֹר לַחֹדֶשׁ֩ הַשְּׁבִיעִ֨י הַזֶּ֜ה י֧וֹם הַכִּפֻּרִ֣ים ה֗וּא מִֽקְרָא־קֹ֨דֶשׁ֙ יִֽהְיֶ֣ה לָכֶ֔ם וְעִנִּיתֶ֖ם אֶת־נַפְשֹֽׁתֵיכֶ֑ם וְהִקְרַבְתֶּ֥ם אִשֶּׁ֖ה לַֽיהוָֽה׃
"Mais au dixième jour de ce septième mois qui est le jour des Expiations il y aura pour vous convocation sainte vous mortifierez vos personnes vous offrirez un sacrifice à l'Éternel,
Toutefois (akh). Chaque fois que sont employés les termes : akh (« toutefois ») ou raq (« seulement »), il s’agit d’exclusions (Yerouchalmi Berakhoth 9, 5) : Yom Kippour procure kappara à ceux qui se repentent, et non à ceux qui ne se repentent pas.
וְכָל־מְלָאכָה֙ לֹ֣א תַֽעֲשׂ֔וּ בְּעֶ֖צֶם הַיּ֣וֹם הַזֶּ֑ה כִּ֣י י֤וֹם כִּפֻּרִים֙ ה֔וּא לְכַפֵּ֣ר עֲלֵיכֶ֔ם לִפְנֵ֖י יְהוָ֥ה אֱלֹֽהֵיכֶֽם׃
et vous ne ferez aucun travail en ce même jour car c'est un jour d'expiation destiné à vous réhabiliter devant l'Éternel votre Dieu
כִּ֤י כָל־הַנֶּ֨פֶשׁ֙ אֲשֶׁ֣ר לֹֽא־תְעֻנֶּ֔ה בְּעֶ֖צֶם הַיּ֣וֹם הַזֶּ֑ה וְנִכְרְתָ֖ה מֵֽעַמֶּֽיהָ׃
Aussi toute personne qui ne se mortifiera pas en ce même jour sera supprimée de son peuple
וְכָל־הַנֶּ֗פֶשׁ אֲשֶׁ֤ר תַּֽעֲשֶׂה֙ כָּל־מְלָאכָ֔ה בְּעֶ֖צֶם הַיּ֣וֹם הַזֶּ֑ה וְהַֽאֲבַדְתִּ֛י אֶת־הַנֶּ֥פֶשׁ הַהִ֖וא מִקֶּ֥רֶב עַמָּֽהּ׃
et toute personne qui fera un travail quelconque en ce même jour j'anéantirai cette personne là du milieu de son peuple
Je ferai perdre. Le texte emploie souvent le mot « kareth » sans que l’on sache en quoi il consiste. Lorsqu’il précise ici : « je ferai perdre » il m’apprend que le « kareth » n’est rien d’autre qu’un anéantissement.
כָּל־מְלָאכָ֖ה לֹ֣א תַֽעֲשׂ֑וּ חֻקַּ֤ת עוֹלָם֙ לְדֹרֹ֣תֵיכֶ֔ם בְּכֹ֖ל מֹשְׁבֹֽתֵיכֶֽם׃
Ne faites donc aucune sorte de travail loi perpétuelle pour vos générations dans toutes vos demeures
Aucun travail…. [Cette prescription est répétée ici (après avoir été stipulée dans supra 16, 29)] pour que sa violation constitue la transgression de nombreuses interdictions, ou bien pour mettre en garde contre le travail pendant la nuit [de Yom Kippour] comme pendant la journée (Yoma 81a).
שַׁבַּ֨ת שַׁבָּת֥וֹן הוּא֙ לָכֶ֔ם וְעִנִּיתֶ֖ם אֶת־נַפְשֹֽׁתֵיכֶ֑ם בְּתִשְׁעָ֤ה לַחֹ֨דֶשׁ֙ בָּעֶ֔רֶב מֵעֶ֣רֶב עַד־עֶ֔רֶב תִּשְׁבְּת֖וּ שַׁבַּתְּכֶֽם׃
Ce jour est pour vous un chômage absolu où vous mortifierez vos personnes dès le neuf du mois au soir depuis un soir jusqu'à l'autre vous observerez votre chômage "
וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
L'Éternel parla à moïse en ces termes
דַּבֵּ֛ר אֶל־בְּנֵ֥י יִשְׂרָאֵ֖ל לֵאמֹ֑ר בַּֽחֲמִשָּׁ֨ה עָשָׂ֜ר י֗וֹם לַחֹ֤דֶשׁ הַשְּׁבִיעִי֙ הַזֶּ֔ה חַ֧ג הַסֻּכּ֛וֹת שִׁבְעַ֥ת יָמִ֖ים לַֽיהוָֽה׃
"Parle ainsi aux enfants d'Israël le quinzième jour de ce septième mois aura lieu la fête des Tentes durant sept jours en l'honneur de l'Éternel
בַּיּ֥וֹם הָֽרִאשׁ֖וֹן מִקְרָא־קֹ֑דֶשׁ כָּל־מְלֶ֥אכֶת עֲבֹדָ֖ה לֹ֥א תַֽעֲשֽׂוּ׃
Le premier jour convocation sainte vous ne ferez aucune œuvre servile
Une convocation de sainteté. Sanctifie-le par un bel habit et par la prière, et les autres jours de fête par des repas et des boissons, et par un bel habit et par la prière.
שִׁבְעַ֣ת יָמִ֔ים תַּקְרִ֥יבוּ אִשֶּׁ֖ה לַֽיהוָ֑ה בַּיּ֣וֹם הַשְּׁמִינִ֡י מִקְרָא־קֹדֶשׁ֩ יִֽהְיֶ֨ה לָכֶ֜ם וְהִקְרַבְתֶּ֨ם אִשֶּׁ֤ה לַֽיהוָה֙ עֲצֶ֣רֶת הִ֔וא כָּל־מְלֶ֥אכֶת עֲבֹדָ֖ה לֹ֥א תַֽעֲשֽׂוּ׃
Sept jours durant vous offrirez des sacrifices à l'Éternel Le huitième jour vous aurez encore une convocation sainte et vous offrirez un sacrifice à l'Éternel c'est une fête de clôture vous n'y ferez aucune œuvre servile
C’est une fermeture. Je vous « retiens » chez moi. C’est comme un roi qui aura invité ses enfants à un festin pendant plusieurs jours. Lorsque le moment est venu pour eux de prendre congé, il leur dit : « Mes enfants ! Restez s’il vous plaît encore un jour chez moi ! Votre départ m’est pénible ! » (Souka 55b).
Aucun travail de service. Même un travail considéré par vous comme une servitude, dont la non-exécution entraîne une perte d’argent.
Vous ne ferez. J’aurais pu penser que l’interdiction de travailler eût également cours pendant les demi-fêtes (‘hol hamo‘éd). Aussi est-il écrit : « “c’est” [une fermeture] ».
אֵ֚לֶּה מֽוֹעֲדֵ֣י יְהוָ֔ה אֲשֶׁר־תִּקְרְא֥וּ אֹתָ֖ם מִקְרָאֵ֣י קֹ֑דֶשׁ לְהַקְרִ֨יב אִשֶּׁ֜ה לַֽיהוָ֗ה עֹלָ֧ה וּמִנְחָ֛ה זֶ֥בַח וּנְסָכִ֖ים דְּבַר־י֥וֹם בְּיוֹמֽוֹ׃
Ce sont là les solennités de l'Éternel que vous célébrerez comme convocations saintes en offrant des sacrifices à l'Éternel holocaustes et oblations victimes et libations selon le rite de chaque jour,
Un holocauste (‘ola) et une oblation (min‘ha). La min‘ha des nessakhim présentée avec la ‘ola (Mena‘hoth 44b).
La chose du jour en son jour. Dont la loi est stipulée dans le livre de Bamidbar (28, 16 et suivants).
La chose du jour en son jour. Si en revanche le jour est passé, l’offrande est nulle.
מִלְּבַ֖ד שַׁבְּתֹ֣ת יְהוָ֑ה וּמִלְּבַ֣ד מַתְּנֽוֹתֵיכֶ֗ם וּמִלְּבַ֤ד כָּל־נִדְרֵיכֶם֙ וּמִלְּבַד֙ כָּל־נִדְבֹ֣תֵיכֶ֔ם אֲשֶׁ֥ר תִּתְּנ֖וּ לַֽיהוָֽה׃
indépendamment des sabbats de l'Éternel indépendamment aussi de vos dons et de toutes vos offrandes votives ou volontaires dont vous ferez hommage à l'Éternel
אַ֡ךְ בַּֽחֲמִשָּׁה֩ עָשָׂ֨ר י֜וֹם לַחֹ֣דֶשׁ הַשְּׁבִיעִ֗י בְּאָסְפְּכֶם֙ אֶת־תְּבוּאַ֣ת הָאָ֔רֶץ תָּחֹ֥גּוּ אֶת־חַג־יְהוָ֖ה שִׁבְעַ֣ת יָמִ֑ים בַּיּ֤וֹם הָֽרִאשׁוֹן֙ שַׁבָּת֔וֹן וּבַיּ֥וֹם הַשְּׁמִינִ֖י שַׁבָּתֽוֹן׃
Mais le quinzième jour du septième mois quand vous aurez rentré la récolte de la terre vous fêterez la fête du Seigneur qui durera sept jours le premier jour il y aura chômage et chômage le huitième jour
Toutefois, au quinzième jour vous fêterez. Il s’agit ici du sacrifice de chelamim applicable à la fête (‘Haguiga 10b). J’aurais pu penser qu’il « repoussât » le Chabath. Aussi est-il écrit : « toutefois », en ce qu’il peut être remplacé pendant tous les sept jours (Pessa‘him 76b).
Quand vous recueillerez la récolte de la terre. Ce septième mois doit tomber à l’époque des récoltes. D’où l’on apprend qu’ils ont reçu l’ordre d’intercaler un mois dans l’année, car à défaut d’intercalation, il pourrait arriver qu’il tombe au milieu de l’été ou de l’hiver.
Vous fêterez. Par les chelamim applicables à la fête.
Sept jours. S’il n’a pas présenté ce jour-là, il présentera un autre jour. J’aurais pu penser qu’il fallût les présenter pendant tous les sept jours. Aussi est-il écrit : « Vous “la” fêterez comme fête » (verset 41), ce qui veut dire « un jour » sans plus. Et pourquoi est-il écrit : « sept » ? Comme jours de « compensations ».
וּלְקַחְתֶּ֨ם לָכֶ֜ם בַּיּ֣וֹם הָֽרִאשׁ֗וֹן פְּרִ֨י עֵ֤ץ הָדָר֙ כַּפֹּ֣ת תְּמָרִ֔ים וַֽעֲנַ֥ף עֵץ־עָבֹ֖ת וְעַרְבֵי־נָ֑חַל וּשְׂמַחְתֶּ֗ם לִפְנֵ֛י יְהוָ֥ה אֱלֹֽהֵיכֶ֖ם שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
Vous prendrez le premier jour du fruit de l'arbre hadar des branches de palmier des rameaux de l'arbre aboth et des saules de rivière et vous vous réjouirez en présence de l'Éternel votre Dieu pendant sept jours
Un fruit de l’arbre hadar. Un arbre dont le bois et le fruit ont le même goût (Souka 35a).
Hadar. Qui demeure (hadar). Un fruit qui demeure sur son arbre d’année en année, à savoir l’ethrog (ibid.).
Des palmes (kapoth) de dattiers. Le mot kapoth (« branches ») est écrit sans waw, pour enseigner qu’il n’en faut qu’une (Souka 32a).
Et un rameau de l’arbre ‘avoth. Dont les rameaux sont enlacés comme des ‘avoth (« treillis ») et des cordes. Il s’agit du myrte, qui est formé comme une tresse.
וְחַגֹּתֶ֤ם אֹתוֹ֙ חַ֣ג לַֽיהוָ֔ה שִׁבְעַ֥ת יָמִ֖ים בַּשָּׁנָ֑ה חֻקַּ֤ת עוֹלָם֙ לְדֹרֹ֣תֵיכֶ֔ם בַּחֹ֥דֶשׁ הַשְּׁבִיעִ֖י תָּחֹ֥גּוּ אֹתֽוֹ׃
Vous la fêterez cette fête du Seigneur sept jours chaque année règle immuable pour vos générations c'est au septième mois que vous la solenniserez
בַּסֻּכֹּ֥ת תֵּֽשְׁב֖וּ שִׁבְעַ֣ת יָמִ֑ים כָּל־הָֽאֶזְרָח֙ בְּיִשְׂרָאֵ֔ל יֵֽשְׁב֖וּ בַּסֻּכֹּֽת׃
Vous demeurerez dans des tentes durant sept jours tout indigène en Israël demeurera sous la tente,
Citoyen. C’est l’autochtone.
En Israël. Y compris les convertis.
לְמַעַן֮ יֵֽדְע֣וּ דֹרֹֽתֵיכֶם֒ כִּ֣י בַסֻּכּ֗וֹת הוֹשַׁ֨בְתִּי֙ אֶת־בְּנֵ֣י יִשְׂרָאֵ֔ל בְּהֽוֹצִיאִ֥י אוֹתָ֖ם מֵאֶ֣רֶץ מִצְרָ֑יִם אֲנִ֖י יְהוָ֥ה אֱלֹֽהֵיכֶֽם׃
afin que vos générations sachent que j'ai donné des tentes pour demeure aux enfants d'Israël quand je les ai fait sortir du pays d'Egypte moi l'Éternel votre Dieu!"
Que dans les soukoth j’ai fait habiter. Les nuées de la gloire divine (Souka 11b).
וַיְדַבֵּ֣ר מֹשֶׁ֔ה אֶת־מֹֽעֲדֵ֖י יְהוָ֑ה אֶל־בְּנֵ֖י יִשְׂרָאֵֽל׃
Et Moïse exposa les solennités de l'Éternel aux enfants d'Israël